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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:58

Publié le

La Voix du Nord

Quatre cents personnes étaient réunies à la salle des fêtes de Saint-Saulve, vendredi après-midi. Pour refuser la fermeture du laminoir et les trois cents suppressions de postes annoncés par la direction. L’heure est à l’union, à la mobilisation. Avec une première manifestation prévue le 25 février.

Quatre cents personnes étaient présentes à la salle des fêtes de Saint-Saulve, vendredi après-midi.  PHOTO DIDIER CRASNAULTPHOTOPQR/VOIX DU NORD
 

« Je refuse la fermeture de Vallourec. » Cécile Gallez, maire de Saint-Saulve, a prononcé le discours le plus court, vendredi après-midi dans la salle des fêtes de sa commune. Mais pas le moins déterminé ni le moins émouvant. Élue depuis quarante-cinq ans, elle sait l’importance de l’usine, « ce fleuron industriel », pour sa commune et le Valenciennois.

L’assemblée générale a été organisée par la CGT, majoritaire à la tuberie, mais la CFDT, majoritaire à l’aciérie, était là aussi, ainsi qu’un représentant de la CFE-CGC (cadres). L’heure est à l’union, qu’il faut construire. Une union syndicale, politique, à l’échelle du territoire valenciennois.

Tous sont également d’accord sur un point :la fermeture du laminoir, annoncée lundi par la direction de Vallourec, et la suppression de trois cents postes (sur 900), entraînera la fin et de la tuberie et de l’aciérie.

Conclusion : il faut montrer à la direction de Vallourec que salariés, syndicats, élus et habitants du Valenciennois refusent la fermeture du laminoir. Une grande manifestation est prévue le 25 février à cet effet, pour commencer (lire ci-desssous).

« On nous a baladés »

Cette assemblée générale a été l’occasion pour les participants de dénoncer l’attitude de la direction de Vallourec. Unanimes, syndicats et politiques l’ont dit : « On nous a baladés. » Autant de plans sociaux pour en arriver là… La démission de Philippe Crouzet, président du directoire d du groupe, a été demandée, ainsi que le blocage des dividendes aux actionnaires. « On a déjà réparé vingt-sept hectares des friches Vallourec, à la frontière de Valenciennes et d’Anzin, a rappelé avec force Valérie Létard, vice-présidente à la Région. Cela a coûté 25 millions, et ce n’est pas Vallourec qui a payé, c’est nous ! »

« Inacceptable, incompréhensible »

Le gouvernement en a lui aussi pris pour son grade. Des millions d’euros d’argent public versés au capital de Vallourec alors qu’on licencie en France, cela reste « inacceptable », « incompréhensible », a-t-il été dit à la tribune comme dans la salle.

« L’État ne défend pas les emplois, a conclu Ludovic Bouvier, de la fédération des métaux CGT. Ce n’est pas acceptable. Le 25, à Valenciennes, nous appellerons tous les salariés de la région sur la question de l’emploi, et de celui de Vallourec. La question de l’unité est posée, mais c’est l’unité des salariés qui fera la différence. Le 25 sera une première étape. »

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 15:14
  • Cliquez sur le lien ci-dessous pour aller voir la video de France TVinfo sur les manifestations du 4 février
"VIDEO. Goodyear : manifestation pour la relaxe de 8 salariés condamnés à de la prison ferme

Une journée de mobilisation se déroule jeudi 4 février pour mettre fin, selon le patron de la CGT Philippe Martinez, à la "criminalisation de l'action syndicale"."

  • Reçu par courriel.  Une invitation à écouter et regarder l'intervention d'un militant du syndicat CGT Energie Paris
 
"Notre ami et camarade du syndicat CGT Energie Paris a pris la parole le 4 Février. Je vous invite à visionner cette intervention via le lien ci dessous. C’est d’une rare intensité après celle de Mikael Wamen aussi intense, un des 8 condamnés des goodyear."
 
  • Et enfin une video de la Fédération CGT de la Métallurgie

VIDEO DE LA FEDERATION CGT DE LA METALLURGIE

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:00

La création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

Sur PCFbassin

 

Reçu de l'auteur le 25/01/2016

 

Il y a en économie une loi sûre : la création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

 

Une preuve parmi d’autres : un emploi industriel crée trois emplois dans les services, et même jusqu’à 12 emplois dans les hautes technologies, mais jamais l’inverse.

 

Ainsi la désindustrialisation tue des emplois dans les services. Par exemple, en informatique (logiciels), nos étudiants sortant de nos universités trouvaient tous un emploi dans les années 80 – 95, et ce durant toute leur vie professionnelle. Puis, ensuite, lors du début de la désindustrialisation massive, nos informaticiens avaient une durée de vie dans leur métier initiale de 25 ans, puis de 20 ans, aujourd’hui d’une douzaine d’années maximum (après quoi ils sont virés). Gare à ceux qui n’ont pas eu le loisir de se reconvertir. Il en va de même en marketing, etc.

 

Pour cacher la désindustrialisation, la propagande modifie la sémantique : elle parle désormais d’industrie bancaire, d’industrie informatique, etc. , à titre de remplacement. Mais pas seulement : on a pris l’habitude d’entendre que l’industrie se délite, et nombre de commentateurs trouvent cela normal et correspondrait même à un signe de « post-modernité ». Sans doute leurs commentaires iront dans le même sens quand, de manière imminente : les banques s’apprêtent à licencier massivement. Ils vont jusqu’à nous préparer l’acceptation des licenciements massifs partout sous l’effet de l’informatisation et de la communication généralisées et naturelles. Même des responsables syndicaux s’y laissent prendre.

 

Ces licenciements dans les services sont bien la conséquence de la politique volontaire de désindustrialisation du pays. Si la bande de Sarkozy a eu pour consigne d’endetter le pays afin d’une part d’enrichir les banques, essentiellement US, et d’autre part d’instituer à vie l’austérité, la bande de Hollande, sortant des mêmes officines, a eu pour consigne d’achever la vente de nos industries stratégiques aux américains.

 

Que va-t-il nous rester ? Rien, sinon le tourisme vert, idée déjà émise avant-guerre par la finance anglo-saxonne et allemande.

 

Faudra-t-il bientôt ouvrir des licences universitaires de danses bretonnes et autres, histoire de pavoiser devant les touristes étrangers comme le font de faux danseurs africains dans les réserves d’animaux ?

 

Un premier mot d’ordre révolutionnaire : ré-industrialisation de notre pays, et ce rapidement avant que les savoir-faire ne disparaissent ;

 

Un second mot d’ordre : la pseudo élite est trop corrompue pour espérer quoique que ce soit, même à la sortie des urnes.

 

Conclusion : que les salariés prennent les affaires en main partout sur leur lieu de travail dès que possible.

 

Une chose est certaine : ils ne pourront pas faire pire.

 

Jean-Pierre Escaffre

Agrégé de Techniques économiques de gestion, Jean-Pierre Escaffre est maître de conférences en sciences de gestion, habilité à diriger des recherches, à l'Institut de Formation Supérieure d'Informatique et de Communication à l'Université de Rennes 1.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:43
Vallourec

Une vieille industrie lourde prise dans la tourmente des exigences de rentabilité à court terme (publié sept 2015)

Vallourec est un groupe industriel plus que centenaire, longtemps ancré dans ses régions d’origine, le Nord et la Bourgogne.

Au cours des années 2000, les restructurations et les créations de filiales à l’étranger réduiront peu à peu cet enracinement national. Cependant l’importance des investissements encore effectués sur le territoire français, pour répondre aux besoins du nucléaire, permettra au Groupe de maintenir l’apparence de responsabilité et de citoyenneté. Sa politique de développement de l’actionnariat salarié accentuera ce caractère  social.

Mais le « recentrage sur le cœur de métier », les fluctuations du prix du pétrole, l’accident de Fukushima, freineront la rentabilité des investissements et pèseront sur les résultats.

Malgré tous ces facteurs défavorables, les résultats resteront bénéficiaires, certes en baisse régulière et surtout loin du niveau espéré par les actionnaires.

Afin de  justifier des mesures drastiques de réduction d’effectif en 2015 en France et en Europe, le groupe Vallourec s’attachera à présenter un déficit en 2014 par un simple jeu d’écriture  « dépréciation d’actif » . Mais très curieusement, les actionnaires seront rassurés car pour eux, le  résultat 2014 est présenté comme positif et des dividendes seront versés comme les années précédentes.

Les grandes disparités de résultats  entre filiales pourtant localisées dans les mêmes régions, ainsi que les bénéfices dégagés dans les holdings ne permettent pas une analyse rigoureuse de la situation de chacune des filiales. Le sacrifice de l’aciérie de Saint-Saulve pourrait être un simple gage donné aux actionnaires.

Lire l'article complet sur le blog " La cuisine des patrons"

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:06

Vallourec est un groupe industriel français créé en 1889.

Au cours des années 2000, les restructurations et les créations de filiales à l’étranger réduiront peu à peu l'enracinement national et Vallourec abandonne certaines productions destinées à l'automobile par exemple. Ce faisant il réduit sa diversification, fournit principalement les marchés de l'énergie et rend le groupe vulnérable aux fluctuations du prix du pétrole.

En 2014, le groupe Vallourec compte 50 sites de production dans 20 pays différents et les usines françaises, à l'origine de la fortune du groupe, n’emploie plus que 22% des effectifs.

Et en 2015, la multinationale décide des mesures drastiques de réduction d'effectifs en Europe, notamment en France. Ne s'agit-il pas alors d'une stratégie de délocalisation de l’activité vers les pays à bas salaires ? Par exemple vers le Brésil où le groupe possède des usines ou vers la Chine où le groupe vient de renforcer ses positions.

On peut d'autant plus s'interroger que le résultat  déficitaire présenté en 2014 est liée à des « jeux d’écriture », dénommés "dépréciation d’actif". C'est ce résultat qui a été avancé en 2015 pour la première annonce de réduction d'effectifs. Pourtant, sur les dix dernières années, de 2004 à 2014, le chiffre d'affaires de la multinationale n'a cessé de progresser. Certes la chute des prix du pétrole, l'accident nucléaire au Japon ont créé un contexte défavorable, mais la rentabilité à court terme exigée par les actionnaires semble être un non-sens dans des activités d'industrie lourde qui doivent, plus qu'aucune autre, se juger sur le long terme.

Jouer ainsi la vie des salariés au Monopoly de la mondialisation, c'est ça le capitalisme d'aujourd'hui. Et pour quelque temps avant une éventuelle nouvelle catastrophe boursière que la spéculation effrénée ne peut manquer de provoquer à nouveau.

A moins que les travailleurs, lassés d'être les jouets humains de ce monoply du XXIème siècle ne se révoltent, d'abord dans les pays où ils sauront s'organiser pour le faire.

Source : Un article lu sur le blog « La cuisine des patrons » que nous reproduirons dans un article ultérieur.

Vallourec : fermeture du laminoire à Déville-lès-Rouen. 180 emplois supprimés

Sur FR3 Haute-Normandie

Le fabricant de tubes sans soudures Vallourec annonce de lundi 1er février 2016 un vaste plan de restructuration de ces activités. Deux laminoirs, dont celui de Déville près de Rouen (Seine-Maritime) vont fermer. Selon la direction, le site normand ne fermera pas.

  • Marc Moiroud-Musillo avec AFP
  • Publié le 01/02/2016
 

Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen en  mai 2015. © France 3 Normandie

© France 3 Normandie Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen en mai 2015.

 

Le fabricant de tubes sans soudures Vallourec a annoncé ce lundi une augmentation de capital d'un milliard d'euros, qui passera par un renforcement de son partenariat avec Nippon Steel (NSSMC), ainsi que la suppression de 1.000 emplois supplémentaires en Europe dans le cadre d'une "rationalisation" de ses activités. La baisse importante des cours du pétrole pèse sur le groupe français. 

Une baisse de la moitié de la production européenne

Sur le vieux continent, le groupe vise "une réduction de 50% des capacités de production de tubes par rapport à 2014", via la fermeture de deux laminoirs en France, à Saint-Saulve (Nord) et Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), d'une ligne de filetage en Allemagne, à Mülheim, et d'une ligne de traitement thermique en Ecosse, à Bellshill, a-t-il précisé dans un communiqué.

"Notre plan a vocation à ajuster significativement notre empreinte industrielle européenne pour remédier à la surcapacité et nous centrer sur les activités à haute valeur ajoutée en France et en Allemagne. Je suis conscient de l'impact que ces mesures auront sur nos collaborateurs. Elles sont néanmoins nécessaires si nous voulons que Vallourec reste positionné en tant que groupe solide dans la durée, capable de faire face à la concurrence dans les années à venir" a déclaré le président du directoire, Philippe Crouzet dans le communiqué.

Dans le cadre de l'augmentation de capital, Vallourec annonce par ailleurs que Bpifrance et son partenaire NSSMC verront chacun leur participation atteindre 15% du capital du groupe après dilution pour un montant global recouvrant la moitié du milliard d'euros attendu de la levée de fonds. Il prévoit également une fusion de ses activités au Brésil, Vallourec Tubos do Brasil et Vallourec & Sumitomo Tubos do Brasil, codétenue avec NSSMC et Sumitomo, dans un nouvel ensemble, Vallourec Soluções Tubulares do Brasil, détenu à 84,6% par le groupe français, ainsi que la fermeture de deux hauts fourneaux et une aciérie dans le pays d'ici 2018.

Le groupe français a par ailleurs annoncé la prise de contrôle de l'entreprise chinoise Tianda Oil Pipe (TOP), basée à Hong Kong et dans laquelle il possédait déjà 19,46% du capital, en devenant désormais majoritaire à hauteur de 70,07%, pour un montant de 175 millions de dollars.

Le groupe avait annoncé en avril 2015 un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 2.000 postes dans le monde d'ici 2017, dont 565 en France, sans recourir à des licenciements secs. Vallourec avait fait savoir le 14 janvier dernier qu'il allait "réexaminer" son projet de réorganisation de ses unités européennes, qui devait initialement être validé fin janvier, en raison d'une conjoncture de plus en plus dégradée. Les résultats de cette analyse doivent être présentés à la "mi-février", selon Vallourec. 

L'Etat soutien le dossier Vallourec

La semaine dernière, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, avait estimé que Vallourec devrait "articuler" son plan social avec "un nouveau plan industriel". Le groupe est confronté à la crise du secteur pétrolier et à des "pratiques de dumping chinoises" dans la sidérurgie, avait souligné le ministre. L'Etat est présent au capital de Vallourec dont il détient indirectement près de 7,5% du capital, via Bpifrance et la Caisse des dépôts. Depuis un an, l'action Vallourec a perdu près de 80% de sa valeur, la capitalisation boursière du groupe tombant à 549 millions d'euros.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 22:10
Normandie - Publié le
  • A l'automne, les salariés de Sidel avaient déjà exprimé leur mécontentement.

    A l'automne, les salariés de Sidel avaient déjà exprimé leur mécontentement. | Archives Ouest-France

Suspendue le temps des fêtes de fin d’année, la protestation contre le plan social présenté par la direction en septembre 2015 reprend lundi.

C’est ce qui a été décidé hier matin lors de l’assemblée générale des salariés réunis par l’intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC.

Reçus par la direction de l'entreprise d'embouteillage dans l’après-midi, les syndicats se sont dits déçus des mesures exprimées. « Le plan prévoit encore 92 suppressions de postes (contre 111 en décembre), déplore le cégétiste Reynald Kubecki. L’idéal serait de descendre à un plan de départs volontaires de 70 personnes. Aujourd’hui, rien ne nous garantit zéro licenciement sec. »

Les salariés se retrouveront à 9 h 30 devant l’usine.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:57
Le chômage, l’industrie et l’Euro

par · 18 janvier 2016 - Extraits - Lire l'intégralité ici -

La question du chômage est bien aujourd’hui la question essentielle. C’est elle qui motive l’annonce – bien tardive – d’un « plan d’urgence » par le Président de la République. Que l’on regarde d’un point de vue économique, et le coût du chômage tant direct qu’indirect par les opportunités qui sont perdues est un problème majeur pour l’économie française, d’un point de vue social, et les conditions de vie des chômeurs – 4,5 millions en chiffre réel quand on se base sur les 3 catégories A, B et D de la Dares – mais aussi des travailleurs pauvres dont le salaire est tiré à la baisse par l’importance du chômage sont aujourd’hui un véritable drame national, ou que l’on regarde d’un point de vue politique, et il est ici évident que le chômage déstructure notre vie politique, il est clair que la question du chômage est bien la première dans la Nation. Cette question du chômage est fondamentalement le produit d’une insuffisance de la demande solvable face à la montée des gains de productivité. Mais, elle a pris un tournant important avec l’émergence du problème de la compétitivité relative des productions françaises depuis maintenant plus de 25 ans. Elle se concentre sur le phénomène de désindustrialisation que la France connaît depuis cette époque. Même si l’emploi industriel a toujours été limité en France, il faut savoir que chaque emploi dans l’industrie « nourrit » entre 2,5 et 3 emplois dans les services qui sont associés, directement ou indirectement, à la production industrielle. C’est pourquoi cette dernière est le premier indicateur quand on veut regarder la question du chômage.

Histoire de la production industrielle en France

Si l’on regarde les chiffres de l’INSEE, on est frappé par le constat que la production industrielle, qu’il s’agisse de la production globale ou de la production manufacturière, est aujourd’hui inférieure à son niveau de 1990.

[...] De fait, la production industrielle ne retrouve son niveau de 1990 qu’en janvier 1997. Ce « mieux », certes très relatif, est dû à la mise en œuvre d’une politique volontariste d’exonération des cotisations sociales, qui équivaut à l’effet d’une dépréciation du taux de change pour les entreprises, mais qui serait à la charge de l’Etat.

[...] ces résultats ont été payés au prix fort par un alourdissement et du déficit et de la fiscalité, dans la mesure ou toute exonération des cotisations doit être compensée ; ce que les entreprises ne payent pas, il faut bien le faire payer aux ménages. Mais, le plus dramatique est bien la faiblesse de ces effets. Ils ne font que compenser les effets négatifs massifs de la mise en place de l’Euro [...] Par ailleurs, l’appréciation de l’Euro par rapport au Dollar (et aux monnaies associées au Dollar), appréciation qui se fait sentir depuis l’été 2002, constitue une autre cause de freinage de la production industrielle.

[...] La crise de 2008-2010 entraîne un effondrement de la production industrielle, et une hausse corrélative du chômage. Les politiques d’austérité qui se développent en Europe (Grèce, Espagne, Portugal et Italie) ont pour effet à la fois de diminuer la demande globale et d’accroître de manière considérable la concurrence, en particulier avec l’Italie et l’Espagne. [...] La production industrielle, après avoir connu un léger rebond fin 2009 – début 2010, stagne et décroit à nouveau.

 

Un problème de spécialisation industrielle ?

De nombreux économistes prétendent que les effets du taux de change (et de l’Euro) sont minimes en comparaison avec les effets dits « de qualité » de la production industrielle. Notons que cette explication est battue en brèche par le dernier rapport du Fond Monétaire International qui, au contraire, montre bien l’importance du taux de change dans les échanges [...]

 

On constate la très grande similitude de la trajectoire de la branche « machines et équipements » et de celles « moyens de transport » (qui inclut l’aéronautique). Seule, la sous-branche « industrie automobile » montre une certaine différence. Mais, d’une part, la production stagne depuis le début des années 2000 et d’autre part la délocalisation d’une partie des sous-ensembles de cette branche (en Slovaquie, République Tchèque, Roumanie) a permis aux producteurs de maintenir des volumes de production mais au prix de la perte d’emplois en France.

Si l’on sort du domaine de l’industrie mécanique (au sens large) les résultats des autres branches sont assez convergents avec ceux que l’on a déjà constatés.

On constate la très similitude de la trajectoire de l’industrie pharmaceutique avec la moyenne de l’industrie. Pourtant, à priori, on pourrait penser que l’industrie pharmaceutique serait l’un des points forts de l’industrie française à la fois compte tenu du savoir faire dans la recherche mais aussi d’une demande spécifique qui tend normalement à augmenter dans une population qui prend de l’âge. En fait, la seule branche qui connaît une croissance notable, et qui semble échapper aux problèmes de l’industrie est la métallurgie et produits métalliques, autrement dit une branche où les gains de productivités ont été très important mais qui est très loin d’apparaître comme une branche « nouvelle » par la nature des procès technologiques mis en œuvre.

 

Si l’argument d’un défaut de spécialisation de l’industrie française peut et doit être entendu, il est faux d’y voir la cause principale de la désindustrialisation de la France. Cette cause est et reste l’Euro, qu’il s’agisse de ses effets directs ou de celui des politiques dites « de Franc fort » qui ont été mises en œuvre pour « préparer » la France à l’Euro. La tragédie de l’industrie, et donc du chômage, en France s’inscrit dans le long terme, dans la décision consciemment prise par les gouvernements qui se sont succédés depuis la fin des années 1980, d’inscrire le pays dans une Union monétaire qui ne pouvait (et qui ne peut toujours pas) fonctionner. Ce ne sont pas des mesures ponctuelles qui seront annoncées par le Président de la République, M. François Hollande, qui pourront y changer grand chose.

 

Lire l'intégralité et les notes sur le site Russeurope

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 15:29
En Seine-Maritime, sur les trois premiers mois de l'année, plus de 1 100 emplois supprimés

L'Insee a dressé le bilan des emplois salariés en Haute-Normandie, pour les trois premiers mois de 2015. La Seine-Maritime a perdu plus 1 100 salariés, l'Eure en a gagnés 200.

Mise à jour : 11/08/2015 à 14:44 par Gwénaëlle Fliti sur Normandie-actu

 

(Photo d'illustration © Pixabay)

Au premier trimestre 2015, l'Insee a enregistré une baisse de l’emploi salarié en Seine-Maritime et un léger rebond dans l’Eure. (Photo d'illustration © Pixabay)

L’emploi, en Haute-Normandie, a baissé de 0,2 % au premier trimestre 2015, principalement dans les secteurs marchands, analyse l’Insee dans sa note flash de août 2015. Le document explique que « ce recul, plus sensible en Haute-Normandie qu’en France métropolitaine (-0,1 %), fait suite à la stabilité du trimestre précédent ».
La Seine-Maritime, à elle seule, a enregistré 1 100 emplois de moins, soit une baisse de 0,4 % sur les trois premiers mois de l’année. A contrario, l’Eure a gagné 200 emplois, soit une hausse de 0.2% sur la même période.
Malgré tout, l’organisme de statistiques a calculé*, que, sur un an, la Haute-Normandie a perdu l’équivalent de 2 630 salariés. Le chômage dans la région avait augmenté de 1.1% en mai 2015.

> Lire aussi : Le chômage augmente, en Normandie. Pôle emploi mis en cause pour son inefficacité

(© Insee)

(Chiffres © Insee 2015)

 

La construction en baisse

L’Insee souligne également qu’après une légère accalmie au trimestre précédent, l’industrie et surtout la construction en Haute-Normandie ont vu leurs effectifs salariés baisser de nouveau (-0.6% en Seine-Maritime). Sur un an, le département a perdu un emploi sur 20 dans ces deux secteurs quand l’Eure, de son côté, s’est stabilisé.

(© Insee)

(Chiffres © Insee)

 

Hausse de l’emploi intérimaire

En Haute-Normandie, l’emploi dans les services semble mieux se porter que le commerce qui affiche un recul de 0,6 %. Au niveau métropolitain, ce chiffre s’est stabilisé.
Autre tendance : d’après l’Insee, si l’emploi intérimaire a augmenté modérément au niveau de l’Hexagone (+ 0,8 %), il a bondi de 7,2 % en Haute-Normandie et plus encore en Seine-Maritime (+ 10,9 %). « Le recours à ce mode d’embauche, plus fréquent dans la région, compense, en partie, les pertes plus importantes dans l’industrie », commente l’Insee.

(© Insee)

(Chiffres © Insee)

* L’Insee a développé ses statistiques en se basant sur trois sources : les bordereaux récapitulatifs de cotisations sociales, l’interrogation directe des grandes entreprises nationales (La Poste, France Télécom, EDF, GDF-Suez et la SNCF) et l’estimation du nombre d’intérimaires par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).

Gwénaëlle Fliti

Journaliste à Normandie-actu -

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:33
Nord-Pas de Calais : « Ouvriers révoltés, y en a marre de trinquer ! » .
Publié le 22/01/2016 

La Voix du Nord, 22 janvier 2016 :

Chaude ambiance, ce jeudi matin sous les fenêtres de Xavier Bertrand, le nouveau président de Région. Les syndicats de l’automobile, du ferroviaire et de la sidérurgie lui souhaitent une bonne année à leur manière.

Valérie Létard, vice-présidente de Région, a reçu ce jeudi matin une délégation syndicale porteuse de messages bien sentis et suggérés par une base ouvrière « exaspérée et à cran », représentée par 200 militants chauds comme la braise (blocage de rond-point d’accès au centre ville, pêtards, fumigènes, Internationale, slogans anti patrons et anti actionnaires etc.).

 

Au fond, il fut question d’emploi. De défense des emplois pour Akers à Berlaimont (97 emplois menacés), Areva à Jeumont (150), Vallourec à Saint-Saulve (261) ; inquiétudes sur le rapprochement entre les donneurs d’ordre ferroviaires Bombardier (Crespin) et Alstom (Petite-Forêt) ou sur le recours massif aux intérimaires dans l’automobile (1 200 à Renault Douai). « Il faut arrêter l’hypocrise, explique Ludovic Bouvier, responsable régional de la métallurgie à la CGT. Bertrand s’est fait élire sur l’emploi mais il ne saura pas en créer. Qu’il commence par sauver les postes menacés. On va s’interdire de rien, c’est la lutte qui primera car la situation devient dramatique avec les suicides, les familles déchirées et tous ces gens à la rue ».

Bernard porte une banderole pour Vallourec. « J’étais brûleur, je faisais les tiges de pétrole qui servent à perforer le sol. En 73, à mon embauche, on était 3 260, ils sont moins de 800 aujourd’hui. Ça fait mal vous savez… ».

Du bruit, de la colère et de la détermination en guise de bons voeux 2016. « Ouvriers révoltés, y en a marre de trinquer ! » .

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:23

vu sur El Diablo

Une USINE QUI FERME...

PAS DE VRAIE RÉDUCTION DU CHÔMAGE,

de PROGRÈS SOCIAL

et de PROSPÉRITÉ POSSIBLES

sans RÉ-INDUSTRIALISATION de notre PAYS !

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