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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 02:43

Le syndicat CGT de Renault-Cléon appelle les salariés à la grève pour exiger le retrait de la loi Travail les 31 et 2 juin prochain.

Ils les appellent à participer aux actions prévues ces jours.  Dans le tract distribué cette semaine, le syndicat CGT montre ce que perdraient les salariés si la loi passait.

Rappelons que les salariés de Renault ont déjà perdu, entre autres,  de 17 à 21 jours de congé avec les accords imposés par la direction avec les mesures et lois votées sous le président socialiste.

 

Ce que les salariés de Renault Cléon perdraient avec la loi Travail - Appel à la grève et aux actions prévues dans la région rouennaise les 31 et 2 juin 2016
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 22:11

PSA Mulhouse dans la lutte

Publié le par FSC

PSA Mulhouse dans la lutte

Lors de la dernière grosse grève, contre le NCS 1 (Nouveau Contrat Social), on avait été 900 grévistes à l’appel de trois syndicats. Cette fois-ci, on a été plus de mille sur la journée, à l’appel, uniquement, de la CGT PSA Mulhouse. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est aussi le nouvel accord de compétitivité.

Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse

Le nouvel accord de compétitivité, NEC, Nouvel Elan pour la Croissance, a été présenté fin avril. Il frappe très durement tous les 55 000 travailleurs du groupe PSA dans l’Hexagone. Il prévoit, notamment, de porter à 15 samedis les journées de travail obligatoires le week-end, sans paye. C’est l’instauration du travail gratuit et obligatoire.

Avec le travail du samedi après-midi en modulation, donc obligatoire en réalité, dans les périodes dites de haute d’activité, on serait au boulot tous les samedis. Avec la modulation à l’heure, en cas de panne ou de manque de pièces, il serait possible pour la direction de nous mettre en H- à l’heure et nous serions dans l’obligation de récupérer ces heures. Dans le cas des nuits variables, sur une base de 28h30, ce serait du travail de nuit payé avec un salaire de doublage.

Tout cela devrait permettre des « économies » sur le dos des salariés. Ce nouvel accord de flexibilité aggraverait l’ancien accord qui avait déjà bloqué les salaires sur 3 ans, avec une modulation de plus de 5 jours avant d’être payé, le samedi et le dimanche pour l’équipe de nuit, ou encore l’over-time, c’est-à-dire la possibilité pour la direction de nous faire travailler 10 minutes supplémentaires et 20 minutes pour la nuit .

Une provocation intolérable pour les ouvriers de PSA Mulhouse

Cette provocation intervient juste après l’annonce des très bons chiffres du groupe, avec 1,2 milliard de bénéfice et 4 milliards de liquidité et surtout le doublement du salaire du PDG Carlos Tavares, qui passe de 7500 euros par jour, dimanche et jours fériés compris, à 14 350 euros. Et c’est lui qui nous dit qu’il faut encore se serrer la ceinture et qui continue d’affirmer que« le problème des ouvrier, c’est qu’ils regardent trop leur fiche de paie ». Il y a des chemises qui mériteraient d’être mises en lambeaux.

La colère monte de plus en plus dans les ateliers

Depuis le début des discussions, et non pas des négociations (il n’y pas de négociation quand l’on se trouve sur le terrain du patron), comme disait un ouvrier de logistique,« il n’y rien à discuter. Ce que nous voulons c’est le retrait total de tous les accords patronaux, le nouveau comme l’ancien accord. A la poubelle ! »[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 21:43

Deux usines de papier toilette et essuie-main du suédois SCA étaient en grève, totale pour l'une, partielle pour l'autre, ce jeudi dans l'Eure et en Seine-Maritime, pour protester contre la suppression de 214 postes, selon la CFDT. (134 à Saint-Etienne du Rouvray et 80 à Hondouville)

Manifestation des salariés 

L'usine de Saint-Etienne-du Rouvray (Seine-Maritime), près de Rouen, était "totalement à l'arrêt", selon le syndicat et la direction. 134 postes sur 259 vont y être supprimés, en 2017, selon la CFDT, 130 sur 260 selon la direction.

Lire l'intégralité de l'article ci-dessous.

Qui est SCA ?

Svenska Cellulosa Aktiebolaget (SCA) est un groupe international suédois fondé en 1929 qui fabrique des produits d'hygiène et forestiers. L'entreprise a un chiffre d'affaires de 11 milliards de € en 2014.

Ses filiales françaises SCA Hygiene Products et SCA Tissue France exploitent actuellement les marques de produits Lotus, Okay, Demak-up et Tork, et les produits d'hygiène Nana et Tena. Tout le monde connait ces marques.  On les trouve dans tous les hypermarchés en France.  Le groupe fabrique et commercialise également du papier d'impression (SCA Graphic paper) et du bois massif pour la construction et la fabrication de meubles (marque PLF).

 

Le jeu de Monopoly de la multinationale

SCA possède actuellement six usines en France.

C'est aussi un groupe installé sur tous les continents et partout en Europe (Belgique, France, Allemagne, Danemark, Espagne, Pologne, Slovaquie, Russie, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni).  La stratégie affichée du groupe semblait être de produire près de ses lieux de vente.  Que signifie alors ces suppressions d'emplois ? S'agit-il d'un changement de stratégie ?

 

Processus de désindustrialisation

Ces 20 dernières années le groupe a supprimé plus de 2000 emplois en France.  Et pourtant le groupe est extrêmement rentable et reste leader sur tous ses marchés en France et en Europe.  Dans ces conditions que signifie la suppression d'emplois ? 

En 2014 le groupe écrivait dans son rapport annuel avoir dégagé le profit opérationnel le plus élevé de son histoire.  En 2015 ce même profit s'accroit encore de 10%!

 

Sources : Nous avons utilisé Wikipédia, le tract intersyndical distribué ce matin, jeudi 12 mai 2016, sur le boulevard industriel de l'agglomération rouennaise et le site du groupe SCA.

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 04:22

"Le poids de l'industrie manufacturière dans l'économie française a été réduit de moitié entre 1970 et 2014 en dépit d'une forte augmentation de sa valeur ajoutée sur la période, selon une étude rendue publique mardi par l'Insee. Sur cette période, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière a été multipliée par 8,6 pour s'élever à 213,8 milliards d'euros en 2014, observe l'institut. Mais comme l'ensemble de l'économie a connu une croissance plus rapide durant ce laps de temps (avec une multiplication par 17,2), le poids du secteur manufacturier dans l'économie a décliné, passant de 22,3% en 1970 à 11,2% en 2014."

Source : CAPITAL

Sur le site Les-crises.fr

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:50

Les dessous de la vente d'Alstom à General Electric

Le zoom de la rédaction par Matthieu Aron

lire

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 06/06/2018 06h15

 

Alstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocient © reuters - 2015

Alors que la Commission Européenne a donné le 8 septembre son feu vert au rachat d’Alstom (70 % de l’entreprise) par la compagnie américaine General Electric, retour sur les dessous de cette opération.

Dans le cadre de cette acquisition, un élément capital a été occulté : les poursuites judiciaires américaines qui ont visé Alstom. Pendant quatre ans, de 2010 à 2014, dans un secret quasi absolu, des dizaines d’enquêteurs du FBI, ont poursuivi Alstom, pour des affaires de corruption (en Indonésie, en Arabie Saoudite, aux Bahamas, ou encore en Egypte).

Au début, Alstom a refusé de collaborer avec le DOJ (Département Of Justice), ce que les procureurs US ont par la suite vertement et publiquement dénoncé. Du coup, les autorités américaines  pour faire pression sur le groupe français ont sorti l’arme lourde : ils ont mis en accusation de hauts dirigeants d’Alstom, l’un d’entre eux a même été emprisonné durant 14 mois dans une prison de haute sécurité aux Etats Unis.

Sous la pression, l’entreprise a alors capitulé, elle a accepté au mois de décembre 2014 de plaider coupable, et elle s’est vue infliger une énorme amende de 772 millions de  dollars. Le règlement de cette affaire est intervenu au courant de l’année 2014, au moment où la trésorerie de l’entreprise était dans le rouge. Plusieurs cadres ou anciens cadres de haut niveau d’Alstom nous ont confié leur amertume. Selon un dirigeant qui tient à rester anonyme :

"Au sein de l’état-major d’Alstom, tout le monde sait parfaitement que les poursuites judiciaires engagées aux Etats-Unis contre Alstom ont joué un rôle déterminant dans le choix de vendre la branche énergie. Ces poursuites expliquent tout. C’est un secret de polichinelle."

 

Le PDG dément fermement

Patrick Kron, le PDG d’Alstom récuse cette version des faits. Il dénonce des théories complotistes:

"C’est totalement farfelu. Il s’agit d’une obscénité absurde. Non, cette histoire de corruption n’a en rien joué dans la décision qui a été prise."

Théorie obscène et absurde selon Patrick Kron, sauf que des parlementaires ne se sont pas contentés de cette réponse. Au printemps dernier, ils obtiennent l’ouverture d’une enquête par la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale, et ils interrogent  le ministre de l’économie Emmanuel Macron. Est-ce que oui ou non, l’enquête américaine explique la vente d’Alstom ? La réponse que fait le ministre aux députés est pour le moins troublante:

"Pour ce qui est de l’enquête de la justice américaine, je me suis moi-même posé la question, parce que j’étais à titre personnel moi-même persuadé que c’était le cas. Je n’ai aucune preuve…Après, nous avons chacun notre conviction intime... Je ne dirai pas que ma conviction intime ne rejoint pas la vôtre sur certaines de vos interrogations mais nous n’avons aucun moyen de l’établir."

 

Pas de preuve, mais des éléments très troublants
  1. General Electric a participé au règlement de cette affaire avec la justice américaine, alors que la vente d’Alstom n’était pas encore conclue. Dans l’accord, le ”deferred prosecution agreement” qu’Alstom Grid  a conclu avec la justice américaine, Au chapitre des "considérations importantes" Il est stipulé que « la Compagnie General Electric qui a l’intention d’acquérir Alstom s’est engagée à mettre en place un programme de conformité aux règles juridiques, et de le soumettre à son contrôle interne dans un temps raisonnable après l’acquisition ».
  2. Quand l’amende est fixée, Alstom ne peut pas la régler. La société demande alors  des délais de paiements aux américains dans l’attente de son rachat… par l’américain General Electric. Un document de juin 2015 l’atteste. 
  3. Autre document que nous sommes procurés il a été établi par la délégation à l’intelligence économique placée sous l’autorité du premier ministre. Ce document confidentiel rédigé au printemps 2014 dénonce clairement les risques que font peser les poursuites américaines sur les sociétés françaises « La pratique des "Deals of Justice"  par les autorités américaines laisse les entreprises françaises très démunies, elle pose de très sérieuses questions. Ces "deals of justice" se traduisent en effet par des atteintes économiques qui peuvent être graves. On ne peut exclure le risque d’instrumentalisation des procédures pour, en amont, affaiblir une entreprise avant un rachat, ou pour, en aval de la procédure, s’approprier certaines informations, voire lui interdire certains marchés " 

Patrick Kron pour cette vente devrait toucher un bonus de 4 millions d’euros. Dans un livre à paraitre le 14 septembre l’économiste Jean Michel Quatrepoint parle d’un scandale d’état*. Une autre société française, le Crédit Agricole, pourrait pour sa part être bientôt condamnée à payer aux autorités américaines une amende de 800 millions d’euros.


*("Alstom, scandale d’Etat" aux éditions Fayard)

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:43

Déclaration CGT Cheminots- Energie- Métallurgie- Transports

 

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ALSTOM:

Choix entre l'intérêt général et l'intérêt particulier !

  

Le conseil d’administration d’ALSTOM vient de réaffirmer sa préférence pour une découpe de l’entreprise avec une vente de la branche Energie à GENERAL ELECTRIC.

Ce choix confirme une volonté de « vente à la découpe » du groupe pleinement assumée par le PDG du groupe, Patrick KRON, dans une interview au journal LE MONDE. Ce choix est d’abord financier et permet notamment au principal actionnaire, M.BOUYGUES de faire une plus-value juteuse d’environ 2,5 milliards d’euros. De quoi peut être le consoler de son échec avec SFR et lui permettre de se relancer dans le domaine des télécommunications.

 

Malgré les déclarations et les promesses du PDG de General Electric notamment lors d’un passage à la télévision publique française, sa politique sociale en France n’est pas celle qu’il décrit. Les salariés de General Electric en France peuvent en témoigner. Les plans de restructuration s’y succèdent, avec 658 suppressions d’emplois dans la division médicale comme de l’énergie. Et le management à l’américaine a de graves conséquences sur la vie et la santé du personnel concerné.

 

L’option SIEMENS conduirait aux mêmes conséquences industrielles et sociales. L’entreprise allemande est engagée dans un vaste plan de restructuration et de suppressions d’emplois depuis plusieurs mois. Les déclarations consistant à comparer cette prise de participation dans ALSTOM au programme AIRBUS sont un leurre. A la veille des élections européennes, il y a besoin d’un changement de cap et de décisions qui sortent les populations de l’austérité, du dumping social et du chômage.

 

Dans les 2 cas, les conséquences sociales seraient lourdes notamment en matière d’emplois. Les promesses des uns ou des autres se heurtent à la réalité de ce type d’opération et les exemples de rachats ne manquent pas en la matière.

 

Nous refusons de nous laisser enfermer dans ces deux seuls choix essentiellement capitalistiques. Nous refusons l’image caricaturale de la nationalisation temporaire de 2004 où le Ministre de l’économie de l’époque a fait « le ménage » des dettes et a engagé un vaste plan de 11 000 suppressions d’emplois pour livrer « propre » un des fleurons industriels de la France à son ami.

 

Depuis plusieurs mois, nos fédérations travaillent ensemble dans les 2 filières d’avenir que sont les transports et l’énergie.

Il y a besoin de reconstruire des synergies entre ces différentes entreprises et faire converger les technologies ou les savoir-faire des salariés concernés. Coopérer, travailler ensemble pour la réussite de nouveaux projets plutôt que de s’opposer dans une concurrence inutile et improductive.

 

Nous ne partons pas de rien. Des coopérations ont eu lieu par le passé comme par exemple :

 A la SNCF: Dans les chemins de fer, il faut rendre compatibles les infrastructures, l’alimentation électrique avec le matériel. Développer de la grande vitesse, des trains Fret à très lourdes charges ou du train régional de nouvelle génération nécessite d’adapter le matériel aux besoins spécifiques. Toutes les innovations technologiques qui ont fait de la France un modèle mondial en matière de transport ferroviaire sont le fruit d’un travail coopératif entre les cheminots de la SNCF et les salariés d’Alstom, tant sur les cahiers des charges, la conception que les essais. Livrer Alstom à l’appétit des marchés financiers et des groupes étrangers nous ferait perdre cet atout industriel  technologique national essentiel.

  A la RATP: Depuis 40 ans, ALSTOM fournit le matériel ferroviaire en coopération avec Bombardier, soit les RER, métros et tramways. Il en est le plus gros poste d’investissement avec des marchés de plusieurs milliards d’euros. L’intervention du FSI et l’aide de la RATP ont permis à ALSTOM d’acquérir TRANSLHOR assurant ainsi le développement et la commercialisation du tramway sur pneu en service par exemple à Clermont Ferrand ou Padoue en Italie. Cette coopération s’est également traduite par la mise en place d’une filiale commune d’ingénierie créée en 2011 pour développer le métro de demain sur la base des savoir-faire des 2 entreprises.

 

  Concernant la filière énergétique, en particulier au moment de la transition énergétique, il est indispensable de mettre en cohérence les compétences des entreprises du secteur (EDF, CEA, ALSTOM, AREVA), afin de ne pas dilapider les atouts de la France. Part de l’Etat dans les entreprises : EDF : 85%, CEA : 100%, AREVA : 100%.

 

Ces coopérations entre salariés se sont souvent heurtées à des rivalités de pouvoir ou à des enjeux capitalistiques, comme lors du rachat de la branche Transports et Distribution d’AREVA imposé par le gouvernement de Sarkozy pour plus de 2 Milliards d’euros pour Alstom.

 

Faire coopérer des entreprises françaises d’une même filière au service de l’industrie, de l’innovation et de l’emploi, n’est-ce-pas un vrai projet pour un état stratège ?

Nous considérons que le gouvernement doit se servir du délai d’un mois supplémentaire pour travailler la seule solution industrielle et sociale viable, c'est-à-dire la prise de participation majoritaire de l’Etat dans un groupe ALSTOM consolidé et cohérent sur l’ensemble de ces activités. C’est d’autant plus justifié que l’immense majorité des commandes provient des entreprises publiques ou des collectivités territoriales.

La CGT à partir de son expérience et de sa place dans l’ensemble des filières concernées, demande à être entendue par les pouvoirs publics. Pourquoi ne pas mettre en place un groupe de réflexions et de propositions avec la présence des syndicats afin de définir une stratégie de redéploiement?

 

Après des exemples comme ARCELOR Florange et PCA Aulnay, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et rompre avec les logiques de financiarisation de l’industrie et des services. LE VRAI CHANGEMENT, C’EST CA.

 

La CGT continuera à oeuvrer pour que les salariés interviennent et qu’ils se mêlent de leurs affaires. Les sondages montrent qu’une majorité de citoyens souhaitent que l’Etat nationalise ALSTOM dans l’intérêt général, au service d’une politique de développement de l’industrie et d’emploi dans le pays.

 

  Reprise du site de la CGT nord

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 15:28
Alstom : retour sur un suicide français

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que la branche énergie du groupe Alstom est rachetée par l'américain General Electric, Jean-Michel Quatrepoint dénonce l'abandon progressif dont est victime l'industrie française dans son ouvrage Alstom, scandale d'Etat.


Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste. Il a travaillé entre autres au Monde, à La Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir.

Son dernier livre, Alstom, scandale d'Etat - dernière liquidation de l'industrie française, est paru le 9 septembre 2015 aux éditions Fayard.

Lire la totalité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:41
C'est un groupe en pleine croissance qui fut cédé à General Electric ...
Alstom confirme sa croissance supérieure à 5%, la Bourse applaudit
La cession du pôle Energie à General Electric et l'amende record infligée par les Etats-Unis n'ont pas empêché Alstom d'augmenter son chiffre d'affaires de 5% minimum sur l'année 2014.
General Electric : manifestation européenne de plus de 2 500 salariés à La Défense

France Info, 9 avril 2016  - Extraits.

Des salariés de General Electric venus de toute l’Europe ont manifesté, ce vendredi après-midi, à La Défense à Paris pour réclamer des négociations après l’annonce d’un plan de restructuration qui menace 6.500 emplois en Europe.

Ils sont Allemands, Suisses, Espagnols, Polonais ou Français : entre 2.500 et 3.000 salariés de General Electric ont manifesté, ce vendredi, sur le parvis de la Défense (Puteaux), le quartier d’affaires de l’ouest parisien.

 

6.500 emplois supprimés

Au son des sifflets, klaxons et crécelles, et brandissant des banderoles où on pouvait lire en plusieurs langues : « Arrêtez le massacre des emplois », les manifestants dénonçaient le plan de restructuration du géant mondial de l’énergie et des transports qui prévoit la suppression de 6.500 emplois à l’échelle européenne (sur 35.000) dont 1.700 en Allemagne, 1.300 en Suisse, 765 en France (dont 360 à Levallois, au siège), environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Le plan a été annoncé par GE en janvier dernier, quelques mois après avoir racheté le pôle énergie du Français Alstom. Le groupe américain invoquait alors un marché difficile et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom. Les syndicats demandent à la direction d’étudier leurs contre-propositions.

Une journée d’action à l’échelle européenne

La journée d’action a été coordonnée par les organisations affiliées à la Fédération internationale de syndicats industriALL. Une délégation de Belfort (Territoire de Belfort), non menacé par les suppressions de postes mais touché depuis quatre jours par un mouvement de grève selon la CGT, était présente par solidarité. « Des actions de protestation se déroulaient simultanément dans plus de 40 sites locaux en Allemagne, en France, en Espagne, en Autriche, en Belgique, en République tchèque, en Suède et en Suisse » selon un communiqué d’industriALL.

 

Un plan de restructuration prévoit la suppression de 6.500 emplois sur l’ensemble des différents sites européens du groupe.

Sur le site LesEchos.fr. - Extraits

[...]

C’est d’Allemagnequ’est venu le plus gros contingent, soit environ 700 manifestants, mais d’autres étaient des salariés d’Espagne, d’Italie, de Belgique, de Pologne, de Suisse ou de France. Même une délégation du siège de Belfort, touché depuis quatre jours par un mouvement de grève, était présente par solidarité alors que le site n’est pas menacé par les suppressions de postes.

Selon Laurent Santoire, de la CGT, en sus de ces « 2.500 à 3.000 manifestants », plus d’une quarantaine de manifestations se tenaient ailleurs en Europe, dont une importante à Barcelone. Une délégation devait être reçue à 15h au siège mondial de GRID qui regroupe les activités réseaux électriques du groupe, a indiqué la direction.

Plan de restructuration

Le plan de restructuration annoncé en janvier touche 6.500 des 35.000 ex-Alstom, dont 765 dans les deux ans en France. 1.700 postes seront supprimés en Allemagne, 1.300 en Suisse, environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Pour General Electric, qui a racheté en novembre l’ancien pôle énergie d’Alstom , ce sont les difficultés du marché et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom qui justifient ces mesures.

Christophe, la cinquantaine, venu de Mannheim (sud-ouest de l’Allemagne) où 80% des 1.066 emplois sont menacés, a expliqué à l’AFP qu’il manifestait pour « défendre l’emploi » et dit espérer que « cette journée d’action européenne portera(it) ses fruits en faveur d’un vrai plan d’investissement et non pas de casse sociale ».

Au milieu de nombreux drapeaux des syndicats CGT, FO ou du syndicat allemand IG-Metall, et au son des sifflets, klaxons et crécelles, les banderoles proclamaient « arrêtez le massacre des emplois », « 108 ans d’histoire industrielle à la poubelle », ou en anglais « #EUActionDay_GE General Electric: Keep your word, stop job cuts! » (tenez votre promesse, arrêtez les licenciements).

«  C’est une première, j’espère que ce ne sera pas une dernière. Le combat continue pour l’emploi et un véritable plan stratégique pour l’avenir », a déclaré Gabriel Artero, président de la CFE-CGC Métallurgie.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021828059138-ge-au-moins-2000-salaries-manifestent-a-paris-contre-les-suppressions-demplois-1212671.php?rDjjPXDLMUEXvoSY.99

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:51

par

Les entreprises françaises ne seraient pas assez compétitives. La réforme du code du travail, en supprimant de nombreuses protections des salariés, leur permettra de le devenir, assure le gouvernement. Les grands groupes ont pourtant déjà commencé de mettre en concurrence leurs usines et salariés. Fabien Gâche, délégué syndical central (CGT) de Renault, explique la stratégie de la direction, qui joue la compétition entre CDI et intérimaires, entre sites de production en France, en Espagne ou en Turquie. Objectif : baisser les salaires et augmenter le temps de travail. « Les salariés ont le sentiment qu’ils se retrouvent entourés d’ennemis plutôt que de collègues. »

Basta ! : L’un des arguments avancés pour justifier la réforme radicale du code du travail est la nécessaire compétitivité des entreprises françaises, qui serait insuffisante. La mise en concurrence des sites, à l’intérieur même des grands groupes internationalisés, existe pourtant déjà...

Fabien Gâche [1] : La mise en concurrence a explosé au sein des grands groupes, notamment dans la filière automobile, mais le processus a débuté il y a déjà longtemps. On est peu à peu passé de grands espaces de production à une multiplicité de petits espaces que l’on a mis en concurrence les uns avec les autres. Prenons l’exemple de Renault. Jusqu’au milieu des années 1970, à l’usine du Mans, on fabriquait tout ce que l’on appelle les « parties roulantes », c’est à dire ce qui se situe sous la voiture, au niveau du train. Cette usine alimentait toutes les autres usines. Si on se mettait en grève, on bloquait tout le monde. Pour minimiser ce pouvoir de blocage, la direction a décidé d’ouvrir une usine qui avait la même activité que celle du Mans, mais en Espagne. Une usine située à Villeurbanne (près de Lyon) s’est aussi mise à copier l’activité du Mans.

Et puis, à la fin des années 80, un changement important s’est produit. Chaque entité est devenue cliente, ou fournisseur d’une autre entité. Une usine de montage comme celle de Sandouville (Seine-Maritime), est devenue cliente du Mans, qui est son fournisseur. De la sorte, on donne l’impression que ce n’est plus la direction générale qui décide de l’affectation de volumes de production, mais seulement la capacité des salariés à atteindre les objectifs qu’elle leur a préalablement fixés. La décision de la stratégie d’entreprise est ainsi déportée vers les usines en culpabilisant les salariés et la ligne hiérarchique. Sandouville, par exemple, peut être alimentée par d’autres fournisseurs que le Mans, au prétexte que la qualité n’est pas bonne, que la quantité n’est pas suffisante, ou parce que Le Mans n’alimente pas en temps et en heure l’usine de montage... il y a toujours moyen de trouver une bonne raison de changer de fournisseur, en rendant responsables les salariés de l’usine du Mans.

À chaque renouvellement de modèle, les fournisseurs – les salariés – sont appelés à des moins-disant sociaux – emplois, rémunérations... – pour espérer obtenir l’affectation de production. Aujourd’hui, la règle chez Renault, c’est que pour chaque pièce, il y a trois fournisseurs. Et on fait jouer la concurrence entre ces différents fournisseurs. L’unité du groupe s’est disloquée. D’abord au sein de Renault. Puis avec la sous-traitance. Aujourd’hui, 20 % des véhicules sont conçus et fabriqués par du personnel Renault, intérimaires compris. Le reste est sous-traité.

Le groupe Renault emploie 46 355 salariés en France sur 117 000 dans le monde, soit 40 % des effectifs en France. Quels sont les effets de ces réorganisations et de cette mise en concurrence entre « collègues » d’une même entreprise de différents pays ?

Le quotidien de travail a radicalement changé. On n’arrive plus à l’usine pour une journée de travail mais pour remplir des objectifs, qui se chiffrent par exemple en nombre de véhicules produits par salarié. Et qui exigent finalement de produire toujours plus, en étant moins nombreux, et pour moins cher. Chacun s’entend dire : en quoi contribuez-vous à l’atteinte des objectifs assignés collectivement ? En évitant de tomber malade, par exemple... Si on n’atteint pas les objectifs, la direction prévient que le véhicule que l’on fabrique pourrait être assemblé ailleurs, là où les salariés sont « meilleurs », en Turquie par exemple.

Des cycles de négociations sont engagés simultanément dans plusieurs sites différents. L’accord de compétitivité de mars 2013, engagé en France, fait peser la menace d’aller fabriquer des voitures en Espagne, ou en Turquie, en échange de la « modération » salariale, de l’augmentation du temps de travail et de la destruction de 8260 emplois. En Espagne, c’est la délocalisation vers la Roumanie ou le Maroc qui est brandie comme une menace. À Flins (Yvelines), on leur a dit « il faut accepter ce qu’on vous propose, sinon, la Clio 4 pourrait être totalement fabriquée en Turquie ». La direction dit désormais aux employés turcs qu’une partie de la production de la Clio 4 va partir en Slovénie...

Le projet de loi de Myriam El-Khomri va-t-il encourager cette concurrence ?

Bien sûr. Un accord de compétitivité dure trois ans. En septembre, la direction nous proposera un nouvel accord, qui aura la même logique que celui de 2013, avec un moins disant social accentué. Le « cycle » a d’ailleurs déjà commencé : la direction de Renault Espagne entame une négociation sur un accord dit« d’hyper compétitivité ». L’affectation de la fabrication d’une future voiture à Valladolid est conditionnée à l’acceptation par les syndicats de l’accord proposé. Qu’envisage cet accord ? Le gel des primes d’ancienneté, l’embauche de salariés en dessous de la grille des salaires, le travail du dimanche si besoin.

Si l’accord ne passe pas, les salariés sont avertis que la voiture sera fabriquée ailleurs. Pour le moment en France, le code du travail limite la mise en concurrence exacerbée à l’intérieur du groupe. Mais si la loi El-Khomri est adoptée, elle permettra que l’on travaille en France comme en Espagne ou en Turquie : par exemple le dimanche, et donc sept jours sur sept, ce qui est pour le moment strictement interdit en France. En décapitant le code du travail, le gouvernement souhaite se rapprocher de ce qui se pratique ailleurs, permettant au patronat, et à la direction de Renault en particulier, d’exacerber la mise en concurrence entre les salariés à travers le monde et d’appauvrir encore davantage les populations.

Comment cette mise en concurrence s’organise-t-elle ensuite, au sein de chaque entreprise, entre CDI, CDD et intérimaires ?

Au sein de Renault, il y a aujourd’hui autant d’intérimaires que de CDI. Sur une chaîne de montage comme Flins, les intérimaires sont même plus nombreux (2000 contre 1600 CDI). Au sein d’une même usine, il y a donc d’importants écarts statutaires. Avec différentes sociétés et contrats de travail, à la semaine, au mois, au trimestre… Cela permet de faire jouer la concurrence au sein des équipes, sachant que chaque salarié a l’espoir de garder son contrat le plus longtemps possible, que la direction gardera toujours les plus productifs et les plus « calmes ».

Les intérimaires ont toujours les postes les plus pénibles. La direction brandit régulièrement la menace de ces postes pénibles aux CDI ! Les Renault se disent que les conditions de travail des intérimaires sont certes pénibles mais qu’à tout prendre, « il vaut mieux que ce soit l’autre plutôt que moi ». L’utilisation des intérimaires est en plus présentée par la direction comme un moyen de sauver les CDI. Ils prétendent qu’ainsi, si le marché baisse, le recours à l’intérim permet de diminuer le nombre de salariés sans licencier !

La concurrence est donc permanente...

Oui. Cette stratégie génère un sentiment d’opposition quotidien, les salariés ont le sentiment qu’ils se retrouvent entourés d’ennemis plutôt que de collègues. Ce qui change radicalement le quotidien, puisque le travail, par définition, c’est la coopération. En plus, la direction embrouille tout le monde en parlant continuellement de « collaborateurs », en même temps qu’elle crée l’opposition permanente. Les effets psychologiques sont désastreux. Les salariés sont en grande souffrance, de par l’impossibilité de faire un travail de qualité.

Avec le turn-over, les désorganisations successives, le manque de personnel, la réduction des temps de conception et de fabrication... les problèmes et les mal-façons explosent. Il devient intenable pour eux d’accomplir le travail de qualité exigé, alors même qu’ils dépensent beaucoup d’énergie et d’intelligence pour y arriver. Si en plus, à la fin, on leur dit qu’ailleurs ils font mieux pour moins cher... Imaginez les dégâts sur la représentation que l’on a de l’autre. On ferme toute perspective de rencontre et de collaboration. Si on pousse la logique au bout, la direction crée le sentiment que pour survivre, il faut éliminer l’autre. C’est une logique suicidaire pour l’entreprise mais aussi pour la société toute entière. On casse complètement le tissu social et toute possibilité de solidarité. Ce qui se passe dans le monde du travail est une des causes importantes de la montée du FN.

Dans ce contexte, quel rôle les syndicats peuvent-ils jouer ?

Avec ces divisions permanentes, c’est le pouvoir patronal absolu. Les syndicats ont donc un rôle fondamental à jouer. Bien sur, la multiplicité des statuts des salariés complique énormément notre travail – et c’est précisément fait dans ce but. Cela nous oblige à ré-inventer le syndicalisme. En travaillant à la fois au niveau macro-économique sur les stratégies d’entreprise, et aussi de manière microscopique : au niveau des gestes quotidiens, du travail réel, de ce que font les gens. Quand on prend le temps d’écouter les salariés parler de leur travail, décrire leurs activités quotidiennes, expliquer les stratégies qu’ils développent pour exercer leur métier le mieux possible, on mesure l’étendue de ce qu’ils accomplissent ! Cela redonne de la dignité, de la force dans leur légitimité à pouvoir s’exprimer et à agir.

Lorsque l’élu syndical écoute les salariés parler ainsi de leur travail, lorsqu’il les interroge pour mieux comprendre, les salariés n’apparaissent pas comme des victimes passives de l’organisation du travail. Ce sont au contraire des acteurs de la production, qui par leurs compétences et leurs tentatives, apportent une plus-value essentielle et rarement reconnue. L’intelligence et la résistance que les salariés déploient face à l’organisation, face à la standardisation, suggèrent une autre description que celle du salarié écrasé et soumis. Cela ouvre beaucoup de perspectives [2] !

Ces nouvelles perspectives pourraient-elles renouveler ce que l’on appelle le « dialogue social » ?

En construisant leurs interventions, avec les salariés eux-mêmes, à partir du réel de leur travail, les élus se retrouvent en position de force face à leur direction. Évidemment pour elle, ce qui compte c’est la finance... On ne cesse de nous dire que les accords de compétitivité marchent très bien, en ne considérant que le niveau de marge opérationnelle et le résultat net. Mais si nous abordons les questions de l’intérieur en faisant émerger le réel du travail, on démontre que cela ne fonctionne pas si bien, sans que la direction puisse le contester. Chez Renault par exemple, les retouches sur les véhicules se multiplient à cause de mal-façons. Cela occasionne d’importants surcoûts et dégrade l’image de la marque. Nous n’en sommes pas encore au stade où cette démarche est vraiment prise en compte, où la direction va accepter de changer ses méthodes. Mais si nous continuons, nous aurons des résultats encore plus probants. À commencer par une amélioration de la santé des salariés.

Cela nous oblige à nous ré-approprier la question du travail et la finalité de ce que l’on fabrique. Comment pourrait-on redessiner notre mode de production ? Quelle est la finalité de l’entreprise : produire toujours plus de bagnoles toujours plus chères, pour générer toujours plus de pognon qui ne bénéficie jamais à ceux qui produisent, avec de plus en plus de gens qui ne peuvent acheter ces véhicules, dont l’usage massif pose question dans un contexte de problèmes environnementaux croissants ? Le syndicalisme doit vraiment développer cette activité syndicale au plus près du travail. C’est ainsi que nous ferons émerger de nouvelles perspectives avec le plus grand nombre de salariés.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:37

Le point de vue d'Action Communiste.  Encore une fois la course aux profits, l'abandon des filières industrielles françaises à des groupes étrangers menace la création d'emplois et l'industrie. Ici, EDF, AREVA, et les salariés, sont victimes d'une privatisation rampante et de la logique capitaliste qui les a conduit, entre autres, à de hasardeux investissements à l'étranger.

Les gouvernements français se sont pliés au pouvoir des banques et des grands groupes industriels multinationaux et ce faisant, ils ont abandonné toute politique industrielle et économique pour la France.  Pourtant les collectivités locales ont consenti des efforts financiers pour accueillir les deux usines promises.  Mais c'est faire payer les dépenses par les contribuables et privatiser les profits ! De surcroît, avec ces multinationales qui gèrent leurs profits au jour le jour, aucune politique industrielle ne peut être construite durablement.

Pour échapper à ces grands groupes qui plongeront notre pays dans l'abîme, seule une politique réellement sociale, progressiste, révolutionnaire peut changer les choses. 

La question des nationalisations ou re-nationalisations devient aujourd'hui cruciale.  Si ces questions ne sont pas mises à l'ordre du jour, les salariés, les citoyens français se battront sans cesse en recul.  Quand l'emploi, l'industrie est en jeu, le mot d'ordre " Nationalisation" et " Gestion par les salariés" devient une nécessité.  C'est exactement le cas pour Areva et EDF.  L'emploi industriel, l'avenir industriel en France, la transition et la souveraineté énergétique le commande.  

La construction de deux usines dédiées à l'éolien offshore serait compromise ? Siemens, en passe de racheter Gamesa, partenaire des opérations havraises, abandonnerait le projet.

Mise à jour : 19/03/2016 à 21:11 par Karine Lebrun sur Normandie-actu

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, serait compromise (©Enia architectes).

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, pourrait être compromise, avec le rachat de Gamesa par Siemens. (© Enia architectes).

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