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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:00

La création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

Sur PCFbassin

 

Reçu de l'auteur le 25/01/2016

 

Il y a en économie une loi sûre : la création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

 

Une preuve parmi d’autres : un emploi industriel crée trois emplois dans les services, et même jusqu’à 12 emplois dans les hautes technologies, mais jamais l’inverse.

 

Ainsi la désindustrialisation tue des emplois dans les services. Par exemple, en informatique (logiciels), nos étudiants sortant de nos universités trouvaient tous un emploi dans les années 80 – 95, et ce durant toute leur vie professionnelle. Puis, ensuite, lors du début de la désindustrialisation massive, nos informaticiens avaient une durée de vie dans leur métier initiale de 25 ans, puis de 20 ans, aujourd’hui d’une douzaine d’années maximum (après quoi ils sont virés). Gare à ceux qui n’ont pas eu le loisir de se reconvertir. Il en va de même en marketing, etc.

 

Pour cacher la désindustrialisation, la propagande modifie la sémantique : elle parle désormais d’industrie bancaire, d’industrie informatique, etc. , à titre de remplacement. Mais pas seulement : on a pris l’habitude d’entendre que l’industrie se délite, et nombre de commentateurs trouvent cela normal et correspondrait même à un signe de « post-modernité ». Sans doute leurs commentaires iront dans le même sens quand, de manière imminente : les banques s’apprêtent à licencier massivement. Ils vont jusqu’à nous préparer l’acceptation des licenciements massifs partout sous l’effet de l’informatisation et de la communication généralisées et naturelles. Même des responsables syndicaux s’y laissent prendre.

 

Ces licenciements dans les services sont bien la conséquence de la politique volontaire de désindustrialisation du pays. Si la bande de Sarkozy a eu pour consigne d’endetter le pays afin d’une part d’enrichir les banques, essentiellement US, et d’autre part d’instituer à vie l’austérité, la bande de Hollande, sortant des mêmes officines, a eu pour consigne d’achever la vente de nos industries stratégiques aux américains.

 

Que va-t-il nous rester ? Rien, sinon le tourisme vert, idée déjà émise avant-guerre par la finance anglo-saxonne et allemande.

 

Faudra-t-il bientôt ouvrir des licences universitaires de danses bretonnes et autres, histoire de pavoiser devant les touristes étrangers comme le font de faux danseurs africains dans les réserves d’animaux ?

 

Un premier mot d’ordre révolutionnaire : ré-industrialisation de notre pays, et ce rapidement avant que les savoir-faire ne disparaissent ;

 

Un second mot d’ordre : la pseudo élite est trop corrompue pour espérer quoique que ce soit, même à la sortie des urnes.

 

Conclusion : que les salariés prennent les affaires en main partout sur leur lieu de travail dès que possible.

 

Une chose est certaine : ils ne pourront pas faire pire.

 

Jean-Pierre Escaffre

Agrégé de Techniques économiques de gestion, Jean-Pierre Escaffre est maître de conférences en sciences de gestion, habilité à diriger des recherches, à l'Institut de Formation Supérieure d'Informatique et de Communication à l'Université de Rennes 1.

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