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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 22:02
photo d'illustration (source: franceinfo.fr)

photo d'illustration (source: franceinfo.fr)

François Hollande se réjouit dans son émission du 14 juillet de la création de 1000 emplois chez Peugeot dus selon lui à son action pour sauver l’entreprise et à la qualité du dialogue dit social.

Chez Peugeot 5 syndicats – FO, CFE, CGC, CFTC, CFDT, GSEA- viennent de signer un accord avec la direction. La CGT n’a pas signé.

En 2013-2014 Peugeot va mal d’un point de vue capitaliste. Il perd de l’argent. Insupportable pour un gouvernement à son service qui prend- avec un capitaliste chinois- 14% du capital.

Dans le même temps, toujours pour sauver l’entreprise il est demandé par la signature d’un accord signé par certains syndicats (CFTC, FO, CGC) des « efforts » aux salariés. Blocage des salaires, augmentation du temps de travail, flexibilité en sont les principaux moyens, sans oublier les 7500 suppressions d’emplois sous forme de pré-retraite dont 2500 sont toujours en cours, délocalisation vers les pays à bas coûts de salaires

Résultat : dès 2015 Peugeot annonce 899 millions de profits, 1,5 milliard de trésorerie (cash-flow)

Vendredi 8 juillet 2016 nouvel accord signé pour trois ans.

Cette fois ci compte tenu des bons résultats obtenu le personnel, ouvriers en premier, va-t-il bénéficier des bons résultats passés alors que les ventes du premier semestre de l’année avec 1.544.200 voitures vendues dans le monde dont 1.055.900 en France et en Europe battent des records annonciateurs de confortables bénéfices ?

Jugez-en.

Sous les applaudissements du patronat et du gouvernement cinq syndicats (CFDT, FO, CFTC, CGC, GSEA syndicat maison) viennent de signer un accord qui prévoit : 1% d’augmentation de salaire par an (Le salaire du PDG est passé de 3.230.500 euros en 2015 à 5.200.000 en 2106), les ouvriers pourront travailler 8 jours de plus par an ou subir 12 jours de chômage, les équipes de nuits travailleront au même salaire que les équipes de jour, les samedis travaillés seront monnaie courante, les usines tourneront à 105% de leurs capacités !

Si Hollande se réjouit des 1000 emplois annoncés il oublie (volontairement) de dire qu’ils seront étalés sur trois ans, qu’ils ne couvriront pas les départs dit « naturels », des postes supprimés depuis 2013, que Peugeot tourne avec 5000 intérimaires, que la flexibilité et la précarité demeurent plus que jamais.

Dans cet accord où est le gagnant-gagnant, l’équilibre entre les salariés et l’entreprise, où est le partage des richesses fausse idée soutenue par tous les réformistes ? La réalité est là, sous nos yeux : le patronat ne partage jamais. Au contraire il exige toujours plus, pour plus de profit pour les actionnaires. C’est sa nature. Il est illusoire de penser qu’il en changera de lui-même.

Quel rôle pour les syndicats ?

« Cette fois nous avons signé l’accord car son équilibre est acceptable » déclare le représentant de la CFDT, tandis que celui de la CFTC se félicite du nouveau mode de calcul de l’intéressement en déclarant « Il était important d’associer d’avantage les salariés aux résultats du groupe », quant à celui de FO il est satisfait « d’avoir vu les maquettes en cartons des nouveaux véhicules ». Tristes justifications pour une signature qui va conduire à plus d’exploitation pour les salariés. Le DRH se félicite du « nouvel état d’esprit » des discussions avec ces syndicats. Quel rôle pour les syndicats la défense des intérêts des salariés ou des syndicats qui capitulent devant le patronat, qui lui servent par leurs signatures de caution pour une exploitation toujours plus féroce.

Seule la CGT a refusé cette trahison et a appelé à l’action, appel qui a été entendu dans certaines usines. C’est la seule voie pour enrayer les prétentions patronales ou gouvernementales avec la loi travail.

Pour les salariés, il n’y a pas d’autre voie que la lutte unie, contre cette politique au service du capital.

 

SOURCE :

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:28
Neuville-lès-Dieppe (76) : un plan social menace 28 emplois à l'entreprise Daher-Verdelet

Les salariés ont cessé le travail ce jeudi 21 juillet.  En plein coeur de l'été, ils veulent alerter l'opinion et les élus. L'entreprise qui fabrique des vannes industrielles risque de fermer en octobre

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le
 

Les salariés  de la société Daher-Verdelet réunis mercredi 20 juillet © Stéphane l'Hôte

© Stéphane l'Hôte Les salariés de la société Daher-Verdelet réunis mercredi 20 juillet

 


C'est l'incertitude et l'angoisse pour les salariés de Daher-Verdelet près de Dieppe. Le plan social est en cours. 

La petite usine travaille dans un secteur de pointe, les vannes haute-performance pour l'industrie du pétrole et du gaz. Elle avait été rachetée par un groupe français réputé en 2012.

 

© Stéphane l'Hôte

© Stéphane l'Hôte


La chute du prix du pétrole a provoqué une baisse importante du chiffre d'affaires dans la société de Neuville-lès-Dieppe. D'autres sociétés, comme Vallourec à Déville-lès-Rouen, sont en difficulté dans ce contexte.

Lire l'article intégral et voir la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :

Pour en savoir davantage, lire les articles ci-dessous sur le groupe Daher qui a racheté l'usine Verdelet en 2011.

Où l'on nous parle "compétitivité" et baisse des prix sous la pression des groupes multinationaux  donneurs d'ordre : Airbus, Boeing, Dassault... Où l'on annonce clairement la délocalisation des productions dans des pays à bas coûts salariaux, environnementaux et sociaux... C'est-à-dire salariés maltraités, sous-payés, aux moindres droits sociaux et un Etat moins regardant sur les contrôles de pollution industrielle. 

L'entreprise Daher, célébrée par E.Macron à Nantes ( voir l'article sur Challenges ) n'est plus l'entreprise familiale de jadis.  C'est devenue un groupe à vocation internationale. 

Chiffre d'affaires doublé depuis 2007.  Elle a adopté dorénavant les règles mortifères de la mondialisation capitaliste et rêve d'extension et de marchés mondiaux : Etats-Unis pour le marché ( il est envisagé d'y créer une usine), et implantation au Maroc et plus tard au Mexique pour les bas salaires ( Les Echos parlent de zone "low-cost").

On évoque aujourd'hui une entrée en Bourse.  Tout un programme pour les salariés.  Avec l'annonce des suppressions d'emplois, il est déjà en route. AC

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 15:27

Les salariés de Gefco au Havre sont évidemment victimes de la mondialisation capitaliste.  En 2012, Peugeot ayant besoin d'argent frais pour des raisons capitalistiques (ne pas trop mécontenter les actionnaires alors que son bénéfice net avait fondu de moitié) avait vendu 75% de Gefco à RZD, société de chemins de fer russes.  Sa filiale logistique Gefco était alors une entreprise très rentable.

RZD  (Compagnie des chemins de fer russes) avait alors promis de conserver toutes les activités du transporteur.

Wikipédia : http://Depuis sa création au sein d'un grand groupe automobile dont il continue à assurer la logistique, Gefco a diversifié son activité et propose son savoir-faire dans les domaines suivants : les constructeurs automobiles et les équipementiers, les constructeurs de deux-roues motorisés, les industriels de l’hygiène-beauté, de l’électronique grand public, et la distribution spécialisée. Présent dans 150 pays, Gefco possède 37 filiales (au 1er janvier 2014) à travers 5 ensembles : Overland, Overseas, Warehousing & Reusable packaging, Finished Vehicles Logistics et Customs & tax representation. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’euros en 2014 et emploie 11 500 personnes. Ses principaux territoires de développement sont l'Europe centrale et orientale, l'Asie centrale, le Moyen-Orient, l'Asie orientale et l'Amérique latine.

"RZD indique de son côté vouloir conserver toutes les activités du transporteur "y compris celles qui travaillent pour PSA" et espère profiter du savoir faire de Gefco. Cet accord devrait permettre à Gefco, selon sa maison-mère, de "poursuivre sa stratégie d'expansion géographique, en Chine, en Inde et en Amérique latine, mais aussi accélérer son développement en Europe centrale et orientale et plus particulièrement en Russie". Cela lui permettra aussi de "diversifier (ses) activités et de contribuer à la croissance de son chiffre d'affaires, créant ainsi un leader mondial de la logistique industrielle diversifiée"( L'Express-Expansion, 20 septembre 2012).

 

Il semble bien qu'ils ne tiennent pas leurs promesses.

Il faut dire que depuis 2012 sont intervenues les sanctions à l'égard de la Russie ... Et que Barak Obama avait rajouté, en 2014, le président des chemins de fer russes sur la liste des personnalités sanctionnées.  

Ces restructurations après rachat sont un classique des grandes multinationales. La Russie est aujourd'hui un pays capitaliste et en a adopté la logique.  Même si  les chemins de fer russes, héritiers des chemins de fer soviétiques, sont détenus à 100% par l'Etat.

Y.G.

Les salariés de Gefco au Havre dans l’attente du contour de leur SPE
Publié 17/07/2016 á 22H49 sur le site de Paris-Normandie

 

 
 
Parmi les activités de Gefco, la préparation de véhicules avant expédition
Parmi les activités de Gefco, la préparation de véhicules avant expédition
 
C’est dans l’attente de l’annonce du contour du plan de sauvegarde de l’emploi que les salariés des sites havrais du groupe Gefco vont laisser passer la période estivale. Elle ne se fera que le 30 août au cours d’un comité centre d’entreprise.

Le groupe de logistique, ancienne filiale de PSA Peugeot-Citroën dont plus de 40 % de l’activité est encore consacrée au constructeur automobile annonce un plan de sauvegarde de l’emploi reposant sur 134 suppressions nettes de postes (157 suppressions, 23 créations et 172 modifications de contrats). Principalement, le plan concerne les branches spécialisées dans la distribution des véhicules neufs et Overseas, dédiée à la logistique internationale dans le transport maritime et aérien. C’est notamment le cas au Havre. De source syndicale, quinze des trente salariés du site roulier seraient concernés. Huit des trente-cinq travaillant dans les bureaux du bâtiment Colbert également.

Quelques jours après une première action sur la zone industrialo-portuaire du Havre l’incompréhension est toujours de mise. « Nous ne sommes pas contre une logique de restructuration. Mais autant de postes supprimés c’est beaucoup trop », témoigne ce représentant régional de FO-Gefco préférant rester discret sur son identité compte tenu du contexte. « Cela révèle la méconnaissance la plus totale de nos postes de notre direction à Paris. Sans prendre en considération la réalité du terrain elle répond, à la hussarde, à une demande de notre nouvel actionnaire, les chemins de fer russes (ndlr : rachat fin 2012 par RZD). »

Pour février 2017

Un PSE est toujours en cours. Il a déjà impacté il y a plusieurs mois Overseas au Havre. Le nouveau entrera en vigueur en février 2017. « S’il n’y a pas davantage de dialogue comme PSA avait su le préserver, ni de négociations permettant de pointer les réelles difficultés, il y aura évidemment d’autres actions », menace, pour conclure, le syndicaliste.

Christophe FREBOU (avec AFP)

 
 
 
 

Pour en savoir plus

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 20:34

Publié par El Diablo

Après 1336 jours de lutte, les coopérateurs de SCOP Ti (ex FraLib) produisent leur marque de thé et infusion 1336.

Après 1336 jours de lutte, les coopérateurs de SCOP Ti (ex FraLib) produisent leur marque de thé et infusion 1336.

Une militante, syndicaliste CGT, nous écrit :

Le 12 juillet 2016

"Je rentre de Carrefour (de Villejuif -Val de Marne) : le thé de nos camarades de la Scop Ti de Gemenos, la marque "1336" est en rayon. Mais voilà il y a un problème : il n'est pas au rayon des thés et tisanes mais au rayon "Produits du monde" ( cherchez l'erreur...) et en plus jeté sur l'étagère du bas, et derrière un poteau !
J'ai signalé le traitement qui est réservé la production de la Scop ouvrière, j'ai laissé un écrit et demandé à voir la directrice, elle n'était pas présente.
Je crois que l'on va s'organiser une petite descente militante pour réorganiser les rayons !
En attendant, faite comme moi : signalez les faits et demandez à voir la directrice.
Faisons tourner l'info."
Merci.

 

Vérifiez dans votre hypermarché Carrefour local.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 22:01

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

REUTERS/Vincent Kessler

La Cour de casssation doit se prononcer ce 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère du groupe Continental dans le plan social organisé dans la filiale de Clairoix en 2010. L'arrêt constituera un message fort à l'attention des multinationales.

C'est une décision très attendue, qui pourrait modifier la jurisprudence sur la responsabilité des grandes multinationales dans l'organisation de plans sociaux. 

Mercredi 6 juillet, les "ex-Conti", verront se jouer un nouveau combat, cette fois-ci devant la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire. La société, maison-mère du groupe, est-elle bien responsable de la fermeture de l'usine de Clairoix en 2010? 

"L'enjeu est celui du co-emploi qui permet aujourd'hui dans le droit français de faire porter la responsabilité sociale de la fermeture d'une filiale et d'un licenciement collectif, à la société-mère qui en a pris la décision", résume maître Fiodor Rilov, avocat des anciens salariés. 

Une particularité française

L'arrêt dépassera le cas de Continental, car il adressera un message aux multinationales qui pratiquent "l'optimisation sociale" en ouvrant et fermant des usines sans vouloir en assumer la responsabilité, estime l'avocat. 

"Le droit social est un peu une particularité française et Continental voudrait nous voir abandonner cette extravagance nationale qui oblige un employeur à justifier d'un licenciement économique, une situation de plus en plus rare dans le monde", a-t-il ajouté. 

LIRE AUSSI >> Loi Travail et licenciement économique, ce qui va changer 

La Cour de cassation a été saisie en novembre 2014 par Continental qui souhaite faire voler en éclats cette notion de "co-emploi", une particularité du droit français. 

Le fabricant de pneumatiques venait de subir un échec devant la cour d'appel d'Amiens à propos du licenciement de 683 salariés de cette usine de pneus située dans l'Oise, au terme d'un dur conflit social

Pour la justice, ces licenciements annoncés au printemps 2009 n'avaient "pas de justification économique". La cour, retenant la notion de co-emploi, avait condamné solidairement la maison-mère et sa filiale. Continental avait dû s'acquitter du versement de 29 millions d'euros d'indemnités. 

Le "co-emploi", notion délicate

Devant la Cour de cassation, le 18 mai dernier, l'avocate de l'équipementier allemand s'est employée à démontrer que la filiale française était bien une entité distincte et à critiquer le "co-emploi", en indiquant que "la France est l'un des rares, si ce n'est le seul pays au monde, à avoir cette notion". 

Pour elle, la maison mère allemande ne s'est pas impliquée de manière "pathologique" dans les affaires de Continental France et ne mérite donc pas d'être traitée comme une "mère abusive". 

L'avocat général, qui représente le ministère public, a lui aussi remis en question cette notion de "co-emploi", "des plus délicates" surtout "dans le cadre d'une concurrence mondialisée" entre multinationales. Mieux vaut selon lui s'en remettre au droit de la responsabilité civile pour faire face à des sociétés-mères "prédatrices"

A l'opposé, maître Antoine Lyon-Caen a fait valoir que la filiale française de Continental était "une société captive" à laquelle sa maison-mère allemande imposait des prix de vente et des cadences de production. 

"Les "Conti" qui ont observé la lente agonie de cette filiale seraient très étonnés que la société-mère sorte indemne de ce long épisode judiciaire", avait dit l'avocat. 

LIRE AUSSI >> Plan social : ceux qui restent... 

Quelle jurisprudence à l'avenir?

"Jusqu'ici, la jurisprudence de la Cour de cassation a toujours confirmé la notion juridique de co-emploi qui remonte en France à 1974 avec les premières manifestations de la concentration des pouvoirs dans des multinationales", détaille maître Fiodor Rilov. 

En 2000, un arrêt de la haute juridiction a fondé le co-emploi sur une triple confusion, "d'intérêts, d'activités et de direction". Un arrêt suivant a précisé: "se manifestant par une immixtion de l'une des sociétés dans la gestion économique et sociale de l'autre". 

La cour a maintenant trois possibilités: confirmer et même amplifier sa jurisprudence en estimant que la maison-mère de Continental s'est bien immiscée dans la gestion économique de sa filiale; considérer que le cas Continental n'entre pas dans ce cadre de sa jurisprudence et réduire ainsi considérablement son application ou enfin abandonner la notion de co-emploi, ce qui serait un revirement de jurisprudence.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:59

L'entreprise Allia va fermer ses portes à Digoin.  Liquidée.  Ses salariés à la porte.  Digoin est une ville de 8 000 habitants.  Elle en comptait 12 000 dans les année 80.  La moitié des jeunes doit partir pour trouver du travail.  1 salarié fait vivre en moyenne 4 personnes.  Ce sont donc plus de 700 personnes qui sont touchées directement par cette fermeture.  Mais  les finances locales, l'école, les services publics en pâtiront.  

Allia est une entreprise française, spécialisée dans le sanitaire, vendue l'an dernier au groupe suisse Geberit.  Il s'agit donc là d'une attaque contre l'industrie en France. Nul doute que le marché français intéresse Geberit et ses actionnaires.   

Les salariés ont reçu l'appui du maire LR et de la députée socialiste locale, Edith Gueugneau.  On notera l'inconséquence du maire Les Républicains qui soutient la politique de la mondialisation capitaliste et son bras armé en Europe, l'Union européenne ...  La députée socialiste, frondeuse qui n'a pas voté la motion de censure, devrait tout de même s'interroger sur son soutien, de fait, à un parti socilaiste devenu social-libérale et adepte de la "compétitivité" et de l'ouverture des frontières sans contrôle ni échanges équitables ... AC

Digoin (71) : des manifestants défilent en soutien aux salariés d'Allia

Trois à quatre cents personnes défilent dans les rues de Digoin en Saône-et-Loire samedi 2 juillet 2016, pour protester contre la fermeture annoncée de l'usine Allia. Un cortège qui réunit des employés de l'entreprise, des élus et des habitants.

  • C.R.
  • Publié le
 

La manifestation du 2 juillet à Digoin, en soutien aux salariés d'Allia © Damien Boutillet

© Damien Boutillet La manifestation du 2 juillet à Digoin, en soutien aux salariés d'Allia

 
  • La colère ne retombe pas à Digoin, après l'annonce en mai dernier par Allia, numéro un du sanitaire français, de fermer ses deux sites de production français, dont celui de Saône-et-Loire. A l'appel de l'intersyndicale, 3 à 400 personnes ont défilé samedi 2 juillet 2016 dans les rues de la ville, pour soutenir les 177 salariés de l'usine, dont 147 risquent de perdre leur emploi.
  • [...] La suite en cliquant ci-dessous.
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 22:51
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:41
PSA : Pas question de travailler de Nuit pour une paye de 2×8 !

Tract CGT PSA, 6 juin 2016 :

Nuit à temps partiel ?
Pas question de travailler de Nuit pour une paye de 2×8 !

La direction s’attaque à la rémunération des salariés qui travaillent de Nuit.
Travailler la nuit, c’est souvent faire le choix de subir la contrainte de l’horaire, la fatigue, la diminution de l’espérance de vie en échange d’une meilleure paye.
C’est justement cette rémunération du travail de Nuit que la direction voudrait baisser.

NCS1

Un accord de baisse du salaire de nuit que la grève à Rennes avait enterré.
Elle voudrait nous resservir cet accord du 11 octobre 2010 qui avait été mis en place à Rennes. Au bout de quelques mois, les salariés de nuit de Rennes s’étaient mis en grève et avait imposé à la direction de l’enterrer. Elle nous le ressort 5 ans plus tard…

 

Que propose la direction pour baisser la paye de nuit :
– Le contrat de Nuit devient un contrat à temps partiel.
– Baisse brutale de la paye : le travail serait en moyenne de 28h30 (5h40 min par nuit) par semaine sur 5 nuits payées de nuit.
– La période de référence est fixée à 12 mois révisable localement par simple accord local.
– Si les heures effectuées au-delà de 28h30 sont collectives (obligatoires, annoncées en CE), elles ne sont pas payées à la fin du mois mais stockées dans un compteur.
C’est seulement en fin d’année, que le bilan est fait. Si le compteur est positif, les heures sont payées.
Baisse des majorations : seule la majoration est payée à la fin du mois MAIS La majoration des trois premières heures baisse à 10 %.
C’est seulement au-delà des trois premières heures que la majoration passe à 25 %.
Mise en place de l’over-time :
Ces heures obligatoires sont payées à 125 % à la fin du mois. Elles peuvent aller jusqu’à 1h30 par Nuit.
Le délai de prévenance est inexistant : c’est au début d’équipe, que le chef informera l’équipe en fonction des pannes de la journée à rattraper.
Suppression de l’ACCAC pour les futurs salariés qui iraient en Nuit.

La direction affirme que ce sera au « volontariat ».

Mais elle annonce dans le même temps que les contrats de Nuit partiel seront la règle !

Si elle ne trouve pas de volontaires, elle prendra des intérimaires !

Cet accord, comme le NCS 2 ne doit pas passer !
Non à la baisse des salaires de Nuit !

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:34
Ouverture des discussions « compétitivité » dans le groupe PSA
Publié le 30/05/2013 sur Solidarité ouvrière

psa4Communiqué CGT PSA suite au lancement des discussions sur un accord de compétitivité :

La direction PSA a réuni ce mercredi 29 mai les syndicats pour entamer des discussions sur un accord de compétitivité qu’elle masque sous l’intitulé trompeur de « nouveau contrat social ».

Elle annonce un calendrier de discussions hebdomadaires de 4 mois, jusqu’en octobre 2013.

Après M. Ghosn chez Renault, et sans surprise, M. Varin utilise le chantage à l’emploi et à l’activité en France, pour pousser les syndicats à accepter un recul social généralisé en citant les questions de salaire, temps de travail, flexibilité, mobilité, et recours au travail temporaire.

La CGT a rappelé à M. Varin qu’à l’inverse des lieux communs rabâchés par le patronat, la CGT considère que le travail n’est pas un coût, mais l’origine de toute création de valeur et de biens et que l’élévation du niveau de vie est la condition de l’écoulement de la production.

 

La CGT a affirmé son opposition à une logique donnant-perdant où, sous prétexte de compétitivité, les salariés en France devraient travailler aux conditions espagnoles, les espagnols aux conditions slovaques, les slovaques aux conditions turques, et les turcs aux conditions chinoises. Ce cercle vicieux est gravement préjudiciable à tous les salariés de la planète et plonge l’Europe dans une récession économique et sociale insupportable et suicidaire.

A l’inverse, nous avons interpellé M. Varin sur son silence sur le coût du capital :
– Les rapports Sartorius et Secafi ont confirmé que les politiques de dividendes et de rachats d’actions ont couté à PSA la bagatelle de 6 milliards € au cours des 12 dernières années. Cela n’a pas empêché l’assemblée générale des actionnaires du 24 avril 2013 d’adopter un nouveau programme de 340 millions € de rachats d’actions et de 30 millions € de distribution d’actions gratuites aux dirigeants de l’entreprise !
– Alors qu’aujourd’hui, ce sont des intérêts à 7,5 % que PSA verse aux sociétés financières qui spéculent sur notre travail !

La CGT a rappelé qu’une meilleure efficacité du travail repose sur :
– Des salariés formés, disposant d’un emploi stable en CDI et d’un bon niveau de rémunération,
– Une meilleure « qualité de vie au travail » qui passe par :

  •   L’amélioration des conditions de travail à l’inverse de l’application aveugle des méthodes « Lean » que nous connaissons aujourd’hui.
  •   Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, par le respect de la liberté du week-end, la fin des comptes de temps collectifs, le respect du volontariat pour les mobilités géographiques.
  •   L’arrêt du bourrage de crâne, des contraintes et procédures inutiles, pour laisser la place à l’initiative et à la convivialité. L’arrêt des pressions sur les salariés et accidentés.
  •   Le renouvellement des compétences avec un dispositif de préretraite pour les seniors ayant eu des métiers et horaires pénibles, et un tutorat pour les jeunes afin de transmettre les savoirs et les savoir-faire.

L’issue des discussions qui s’ouvrent entre syndicats et direction PSA dépendra de l’intervention et du poids qu’y mettront toutes les catégories de personnel.

La CGT appelle d’ores et déjà les salariés à être vigilants et à se tenir prêts à se faire entendre pour conjuguer avenir de l’emploi et progrès social.

Ce serait pire si le patron de Peugeot avait à sa disposition un outil comme la loi Travail ! AC.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:59

Sanofi : victoire des salariés, victoire du syndicalisme de lutte

Publié le par FSC

2 ans de lutte!

2 ans de lutte!

Rappels :

Le "plan social" (c'est comme ça qu'ils disent pour travestir leurs licenciements et que les perroquets médiatiques répétent!)  prévoyait donc 186 licenciements et 400 transferts.

Que la CFDT et la CFTC avaient approuvé.

Et L. Berger ose appeler ces renoncements un syndicalisme efficace.

On comprend pourquoi le MEDEF et le PS le soutiennent!

C'est la lutte des travailleurs depuis 2 ans appuyés par leurs organisations syndicales de réelle défense des travailleurs, et la demande d'invalidation du plan de licenciement par la Fédération nationale des industries chimiques CGT et SUD Chimie qui ont permis d'aboutir à ce résultat;

Un encouragement pour tous les salariés à renforcer les organisations de lutte et à fuir les organisations jaunes au service du patronat!

Car rappelons que l'approbation de cette politique a permis la fermeture du centre de recherche Sanofi de Toulouse et livrés la plupart des salariés concernés à la précarité!

____________________

 

Le Conseil d'État a invalidé l'homologation d'un plan social de 2014 concernant plusieurs centaines d'employés du département Recherche etDéveloppement (R&D) de Sanofi-Aventis.
Dans une telle situation, la loi prévoit la "réintégration" des salariés concernés, "sous réserve de l'accord des parties". A défaut, ils peuvent se tourner vers les prud'hommes et obtenir de l'employeur une indemnité au moins égale "aux salaires des six derniers mois".

L'entreprise pharmaceutique avait conclu en janvier 2014 avec la CFDT et la CFTC, majoritaires, un accord sur le projet de restructuration prévoyant environ 400 transferts de postes et la suppression nette de 186 autres d'ici 2015.
Les sites de Toulouse et Montpellier étaient particulièrement touchés par le plan de départs volontaires et les mutations géographiques.

 

VALÉRIE SITNIKOW

______________

France Bleu

Plus d 'une centaine de personnes concernées à Toulouse

Le plan prévoyait des départs volontaires et des mutations pour près de 400 personnes des sites "recherche et développement" de Toulouse et Montpellier. La décision du Conseil d'Etat a pour conséquence soit la réintégration des salariés concernés soit que ceux-ci puissent se tourner vers les prud'hommes pour obtenir des indemnités  plus importantes. A Toulouse, plus d'une centaine de salariés seraient concernés selon la CGT et SUD.

La direction du groupe pharmaceutique affirme "étudier le dossier" d'éventuelles réintégrations mais toutes activités liées à la recherche et au développement de Sanofi ont aujourd'hui disparu à Toulouse.

________________________

Article de la Dépêche du Midi

Le Conseil d'État vient d'invalider l'homologation du plan social de Sanofi, signé en 2014. Quelles conséquences cela aura-t-il pour les ex-salariés du site toulousain, deux ans après la restructuration qui a vidé de ses chercheurs du site historique de la route d'Espagne ?

Plusieurs questions restent en suspens. Parmi les quelque 240 salariés partis soit en «préretraite», soit en formation, soit pour créer leur entreprise, ceux qui le souhaitent peuvent-ils demander leur réintégration dans l'entreprise ? «Oui, un salarié l'a déjà fait cette semaine», répond la direction, sans en dire plus. «En théorie oui, répond Aline Eysseric, déléguée centrale CFDT de l'entreprise. Mais le site de recherche de Sanofi à Toulouse n'existe plus...» Désormais, pour réintégrer un poste, ce sera soit en région parisienne, soit sur Lyon. Laurent Besson-Imbert, délégué de Sud chimie, syndicat à l'initiative de la procédure devant le Conseil d'État avec la CGT, se satisfait de la décision. Mais ne jubile pas outre mesure. «Les effets seront limités. Cette annulation sera peut-être bénéfique pour quelques-uns, qui sont vraiment dans une situation difficile. Mais cela ne fera pas revivre la recherche sur le site de Toulouse.»

Autre question : avec cette invalidation du plan social, les salariés vont-ils pouvoir demander davantage d'indemnités de licenciement ?

«Il est possible que certains se groupent pour une procédure devant les prud'hommes. Mais il est trop tôt pour le dire», répond la CFDT. La CGT, elle, se dit prête à «encourager» et à «accompagner» une telle procédure.

Enfin, question importante également : les primes de départ, non soumises à l'impôt sur le revenu car issues d'un plan social, deviendront-elles imposables ? «Cela fait partie des questions que les ex-Sanofi nous posent depuis mardi dernier, réagit Aline Eysseric. Pour ceux qui ont créé leur société avec l'argent des primes, les rendre imposables pourrait constituer une catastrophe». Les primes de départ étaient plafonnées à 260 000 €. Elles ont varié en fonction du salaire et de l'ancienneté du salarié, et de la nature de son projet (préretraite, création d'entreprise, mobilité, nouveau travail, formation). Les primes ont été «confortables», selon la CFDT, «l'entreprise Sanofi pouvant se le permettre». La direction de l'entreprise, elle, nous indiquait hier qu'elle «évaluait les implications de la décision rendue par le Conseil d'État». Le site Sanofi de Toulouse continue à vivre, à travers 35 salariés «support» toujours employés par Sanofi, 210 ex-Sanofi repris par la société Evotec, et une dizaine de petites entreprises qui louent les locaux. Un moindre mal.


Où sont partis les ex-Sanofi ?

Sur les 685 personnes présentes en 2012, environ 440 salariés ont quitté le site Sanofi de la route d'Espagne : 360 suite au plan social de 2014, puis 80 lors d'un second plan social, en 2015. Selon les chiffres de la CFDT, le syndicat majoritaire, 75 salariés ont bénéficié d'une transition de fin de carrière («préretraite») ; 165 sont partis en mobilité externe (reprise d'études, création d'entreprise, changement d'entreprise) ; 120 personnes ont été mutées sur d'autres sites de recherche et développement de Sanofi : 20 personnes à Chilly-Mazarin (Essonne), 15 à Montpellier ; 55 à Marcy L'Étoile près de Lyon ; 10 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; une vingtaine dans d'autres sites du groupe.

Rappelons que 210 ex-Sanofi ont été repris par l'entreprise Evotec et travaillent toujours sur le site de la route d'Espagne, qui fait partie intégrante du projet Oncopole. Le site est géré par 35 employés de Sanofi (administratifs, techniciens), qui gèrent la location des immenses locaux à une dizaine de structures de tailles diverses.

Cyril Doumergue

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