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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:36

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sur le plateau de France 2, lundi 3 février 2014, M. Moscovici et Mme Le Pen se sont livrés l’un et l’autre au jeu de rôle, tant souhaité par les dirigeants européistes, consistant à assimiler le rejet de l’euro à l’extrême droite.

Marine-Le-Pen-Pierre-Moscovici

Épouvantail consentant de ce système européiste, Mme Le Pen, s’est naturellement gardée de demander la sortie de la France de l’Union européenne par application de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, seule possibilité juridique de quitter l’euro.

 

M. Moscovici, pour sa part, n’a pas hésité à traîner dans la boue un économiste de renom, directeur d’études à l’EHESS, Jacques Sapir, en l’associant à l’extrême droite, pour discréditer ses travaux, réalisés avec un autre économiste, Philippe Murer, professeur à la Sorbonne. Rappelons que leurs travaux, fondés sur 9 scénarios alternatifs, convergent tous pour démontrer les bénéfices immenses que la France retireraient d’une sortie de l’euro, notamment en termes de croissance économique (avec un gain de +8 à +21 % en 4 ans), d’emploi (avec une baisse de 1 à 2 millions de chômeurs), de réduction de la dette publique (qui régresserait rapidement de l’ordre d’une dizaine de points de PIB), et de réindustrialisation.

 

Ce procédé consistant à jeter l’opprobre pour éluder tout débat de fond est d’autant plus scandaleux que M. Sapir n’était pas présent sur le plateau pour défendre son honneur et pour présenter de façon argumentée les résultats de ses études.

 

Pour faire bonne mesure, le même jour, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde, a publié sur DirectMatin une tribune assimilant les détracteurs de l’euro au régime de Vichy.

jean-marie-colombani-invite-invites-emmanuele-bernheim-xavier-fontanet

L’amalgame coordonné auquel se sont livrés MM. Moscovici et Colombani apparaît sous un jour spécialement répugnant lorsque l’on rappelle par exemple :

 

  • que le peuple suédois a rejeté l’euro par référendum le 14 septembre 2003, avec une majorité claire de 57 % et une participation massive de 83 %. Depuis lors, la Suède caracole en tête de la croissance et du taux d’emploi parmi les États membres de l’UE.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, le peuple suédois serait un peuple d’extrême droite ?

 

  • que le grand syndicat britannique des transports RMT (Rail, Maritime and Transport) – qui compte 80 000 adhérents – demande la sortie du Royaume-Uni de l’UE (avec le thème « Non à l’UE, oui à la démocratie ») et rejette a fortiori l’idée que l’euro puisse être adopté un jour par les Britanniques. 

À en croire MM. Moscovici et Colombani, ce grand syndicat situé très à gauche serait un syndicat d’extrême droite ?

 

  • que deux ministres de l’actuel gouvernement britannique, MM. Philipp Hammond (Défense) et Michael Gove (Éducation), ont demandé publiquement, le 13 mai 2013, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ils l’ont fait sans être désavoués par le Premier ministre, qui a au contraire décidé d’organiser un référendum sur cette question.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, le gouvernement britannique, que François Hollande est d’ailleurs allé rencontrer à Londres tout dernièrement, serait un gouvernement d’extrême droite ?

 

  • que M. Hans Olaf Henkel, ancien Président de la Fédération professionnelle de l’industrie allemande, équivalent du MEDEF français, est candidat tête de liste nationale aux élections européennes de 2014 en Allemagne du parti anti-euro Alternativ für Deutschland (AfD).

À en croire MM. Moscovici et Colombani, celui qui était il y a quelques années encore l’alter ego de Laurence Parisot serait un homme d’extrême droite ?

 

  • que 5 prix Nobel d’économie – James Mirrlees, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Christopher Pissarides et Thomas Sargent - ont appelé solennellement et publiquement l’Espagne à sortir de l’euro dans son propre intérêt, dans un article de mai 2013 du magazine espagnol Expansión.com.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, ces 5 prix Nobel d’économie (dont 3 Américains, 1 Britannique et 1 Chypriote) seraient, eux aussi, d’extrême droite ?

 

Les nombreux exemples étrangers révèlent à quel point les attaques convergentes de MM. Moscovici et Colombani, qui tentent de faire croire que les opposants à l’euro seraient des nostalgiques du fascisme, sont des calomnies qui méprisent l’intelligence des Français.

 

 

Elles montrent que l’oligarchie européiste, aux abois, ne sait plus comment défendre l’euro et la construction européenne autrement qu’en ayant recours à ce procédé d’intimidation et de manipulation des foules appelé « reverse psychology ». C’est-à-dire en faisant mousser exclusivement le Front National comme prétendu seul opposant à l’euro et en amalgamant ainsi mensongèrement ce sujet décisif à l’extrême droite.

 

 

Pour bien jouer le rôle qui lui est dévolu par le système qu’il prétend combattre, le Front National vient d’ailleurs de nouer des alliances avec les pires mouvements d’extrême droite en Europe, donnant ainsi du grain à moudre aux calomniateurs.

 

L’UPR, qui est le mouvement politique français en plus forte croissance, qui regroupe des Français de toutes les convictions et origines, dont le programme s’inspire étroitement de celui du Conseil national de la Résistance, et qui n’a rien à voir avec quelque extrémisme que ce soit, demande une nouvelle fois à être admise à s’exprimer sur les médias de grande diffusion pour expliquer, de façon sérieuse, réfléchie et pondérée, pourquoi l’euro et l’Union européenne entraînent la France dans la catastrophe et pourquoi la France doit en sortir au plus vite.

 

source: http://www.upr.fr/

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:08

Lu sur Voie Militante

De pathétiques invectives de Moscovici contre Jacques Sapir

Par      • 6 fév, 2014 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Pierre Moscovici : Jacques Sapir est d’extrême droite“.  Morgue classique chez les grands prêtres d’une religion agonisante qui demande de plus en plus de sacrifices humains pour apaiser les dieux… euh les financiers !

Moscovici avait-il déjà croisé une personne de gauche dans sa vie? Il utilise ici une méthode stalinienne très classique : si on n’est pas d’accord avec lui on est bien sûr d’extrême droite !  Si Jacques Sapir est d’extrême droite, je suis aussi d’extrême droite et pire beaucoup de français seront bientôt vraiment d’extrême droite, si cette folie collective se poursuit !

Jacques Sapir

Le problème avec Jacques Sapir, partisan déclaré de JP Chevènement, c’est qu’il n’éructe pas. Il n’insulte pas. Au contraire, il explique. Il argumente, calmement, posément et pire il utilise un langage compréhensible ce qui est crime de lèse majesté  pour un économiste. C’est donc un terrible danger public pour cette classe politique d’imposteurs menteurs et manipulateurs qui, à bout d’arguments, n’a plus que l’insulte et le dénigrement comme arme!

Réponse de Jacques Sapir à cette grotesque attaque dans son blog : Ce que Sartre aurait appelé des “saloperies”

Hollande n’aura retenu aucune leçon de  l’histoire. Il nous enferme dans une rigueur mortifère pour sauver l’Euro comme autrefois Pierre Laval (socialiste lui aussi à cette époque) avait enfermé le pays afin de sauver un Franc fort. Le résultat ne fut pas bon et pire cette rigueur retardait le réarmement. Ce furent aussi les politiques menées par le  chancelier Bruning en Allemagne et Edgard Hoover aux USA qui avaient tous deux imposé cette même politique de rigueur à leurs pays respectifs. … Oui, parfums fétides des années 30 !

Pierre Laval

 

Les explications de Jacques Sapir sont  claires et contraires à la logorrhée dominante. Elles sont donc très dangereuses. Par exemple, quelques faits rappelés sur le chômage dans CSOJ (Ce Soir Ou Jamais), émission qu’il était temps d’enlever du PAF. Car, c’est d’amusement – et de temps de cerveau disponible – dont les moutons ont besoin pour être tondus. Pas de réfléchir.


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:55

Nous publions un article édité par Voie militante en 2013.  Très pédagogique et toujours d'actualité.  Des milliards sont volés à ceux qui travaillent pour récompenser les banques d'avoir déclenché une crise dramatique pour les salariés...  C'est un vrai encouragement à récidiver puisque les banquiers  pourront continuer à spéculer.    Avec l'argent des salariés et des contribuables.  Nous rappelons qu'Action Communiste réclame l'annulation de la dette qui est dûe à ces milliards versés aux banques.

 

1616 milliards pour les banques entre 2008 et 2011 !

Par           

Les banquiers européens ont un appétit insatiable !Le rapport publié le 21/12/2012 est un excellent travail de la commission Européenne de Bruxelles, dans lequel vous pourrez apprendre avec une joie non dissimulée que le total des aides publiques européennes données au secteur bancaire entre octobre 2008 et décembre 2011 a atteint la très modique somme de 1 616 milliards d’euros… contre 82.9 milliards à l’économie réelle!

Concernant les aides apportées aux banques :

  • 1 174 milliards d’euros afin de renflouer leurs liquidités,
  • 442 milliards d’euros pour soulager leur solvabilité et les délester de leurs créances toxiques.

Rassurez vous contribuables : votre argent n’a pas été donné aux fainéants et dépensiers latins qui ne savent pas gérer leur banques, mais à de sérieux gestionnaires !

  • 19% pour le Royaume-Uni : nous pouvons être contents que nos impôts renflouent la City afin que les riches exilés fiscaux français puissent aller y payer moins d’impôts… à nos frais.
  • 16% pour l’Irlande pour leur permettre de continuer le dumping fiscal… à nos frais.
  • 16% pour l’Allemagne, afin que les donneurs de leçon allemands puissent continuer à nous donner des leçons de bonne gestion… à nos frais !

Un coup de grâce apporté à l'économie irlandaise ?Si, dans le cas Irlandais, une partie des aides a probablement servi à éponger l’éclatement de la bulle immobilière, il est clair que dans le cas du Royaume-Uni et surtout en Allemagne c’est pour sauver les  actionnaires, créanciers obligataires, investisseurs, spéculateurs… qui ont fait des placements bien trop risqués.

Les aides accordées à l’économie réelle l’ont été dans un cadre temporaire!

Afin d’éviter l’assèchement du crédit, les états, quant à eux, ont dépensés 82.9 milliards pour l’économie réelle. Notons qu’il est précisé que les aides accordées à l’économie réelle sont temporaires.

Les aides accordées au banques sont, quant à elles,  destinées à perdurer !

En dehors des centaines de milliards prêtés par la BCE, l’année 2012 aura vu les banques espagnoles bénéficier d’une première tranche de 39 milliards d’euros (10% des actifs pourris espagnols). Le système bancaire de la gigantesque île de Chypre a reçu de son côté 10 milliards d’euros !!!

Tout cela explique en partie pourquoi la bourse monte alors que l’économie sombre.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:02
C'était il y a six ans, le 4 février 2008, à Versailles.

Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès, à Versailles, pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

Si les députés et les sénateurs avaient voté "contre", un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

Si les députés et les sénateurs avaient voté "pour", il n'y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

Résultat :

Les députés et les sénateurs français se sont rendus complices d'un coup d'Etat : ils ont voté "pour" (560 voix).

Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d'Etat : ils ont voté "contre".

Conséquence : il n'y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français.

Le peuple français a donc vu son vote au référendum du 29 mai 2005 bafoué.

La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique.
versailles-peuple.JPG
Séance du : 04/02/2008

Scrutin public à la tribune sur
le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

Nombre de votants : 893
Nombre de suffrages exprimés : 741
Majorité absolue : 445
Pour l'adoption : 560
Contre : 181
Le Congrès du Parlement a adopté

I - ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (318)

Pour: 306

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean‑Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre‑Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean‑Claude Beaulieu, Jacques Alain Bénisti, Jean‑Louis Bernard, Marc Bernier, Jean‑Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean‑Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean‑Yves Bony, Jean‑Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi‑Raynaud, MM. Hervé de Charette, Jean‑Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean‑François Chossy, Jean‑Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean‑François Copé, François Cornut‑Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Jean‑Yves Cousin, Alain Cousin, Jean‑Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie‑Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc‑Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean‑Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean‑Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean‑Pierre Door, Dominique Dord, Jean‑Pierre Dupont, Renaud Dutreil, Mme Marie‑Hélène des Esgaulx, MM. Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Georges Fenech, Jean‑Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean‑Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie‑Louise Fort, MM. Jean‑Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi‑Scheit, Jean‑Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean‑Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles‑Ange Ginesy, Jean‑Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François‑Michel Gonnot, Didier Gonzales, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean‑Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean‑Claude Guibal, Jean‑Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains‑Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Mme Fabienne Labrette‑Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Jean‑François Lamour, Mmes Marguerite Lamour, Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean‑Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean‑Claude Lenoir, Jean‑Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean‑François Mancel, Alain Marc, Jean‑Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland‑Militello, MM. Jean Marsaudon, Philippe‑Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin‑Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu‑Arus, Jean‑Claude Mathis, Jean‑Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Damien Meslot, Jean‑Claude Mignon, Mme Marie‑Anne Montchamp, M. Pierre Morange, Mme Nadine Morano, MM. Pierre Morel‑A‑L'Huissier, Jean‑Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne‑Bressand, Renaud Muselier, Jean‑Marc Nesme, Jean‑Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean‑Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra, Mme Marie‑Josée Roig, M. Jean‑Marie Rolland, Mme Valérie Rosso‑Debord, MM. Jean‑Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint‑Léger, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean‑Marie Sermier, Jean‑Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean‑Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean‑Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy‑Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean‑Sébastien Vialatte, René‑Paul Victoria, Philippe Vitel, Michel Voisin, Gérard Voisin, Jean‑Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie‑Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller.

Contre: 3

MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.

Abstention: 3

MM. Lionnel Luca, Philippe Meunier et Jean‑Frédéric Poisson.

Non-votant: 6

MM. Bernard Accoyer(Président du Congrès), Pierre Bédier, Yves Censi, Mme Gabrielle Louis‑Carabin, MM. Didier Robert et Joël Sarlot.

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)

Pour: 17

MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, MM. Philippe Tourtelier, Manuel Valls, André Vézinhet et Jean‑Claude Viollet.

Contre: 91

Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean‑Paul Bacquet, Jean‑Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean‑Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean‑Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean‑Pierre Dufau, William Dumas, Jean‑Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean‑Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean‑Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean‑Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean‑Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean‑Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières‑Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie‑Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean‑Luc Pérat, Jean‑Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie‑Line Reynaud, Chantal Robin‑Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean‑Michel Villaumé.

Abstention: 93

Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean‑Michel Boucheron, Mmes Marie‑Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean‑Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean‑Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean‑Yves Le Déaut, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis‑Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean‑Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.

Non-votant: 3

MM. Jean Glavany, Patrick Lemasle et Bernard Roman.

GROUPE : GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (24)

Contre: 21

Mme Marie‑Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean‑Pierre Brard, Mme Marie‑George Buffet, MM. Jean‑Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean‑Paul Lecoq, Alfred Marie‑Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean‑Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Abstention: 3

MM. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy.

GROUPE : NOUVEAU CENTRE (22)
Pour: 20

MM. Jean‑Pierre Abelin, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Pierre Lang, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean‑Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier.

Contre: 2

MM. Philippe Folliot et Jean‑Christophe Lagarde.

DEPUTES: NON INSCRITS (9)
Pour: 4

MM. Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Thierry Benoit et Jean‑Pierre Schosteck.

Contre: 4

Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont‑Aignan, Jean Lassalle et François‑Xavier Villain.

Abstention: 1
Mme Françoise Vallet.
II - SÉNAT

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE. (159)

Pour: 149

MM. Jean‑Paul Alduy, Pierre André, Gérard Bailly, José Balarello, Bernard Barraux, René Beaumont, Michel Bécot, Claude Belot, Pierre Bernard‑Reymond, Roger Besse, Laurent Béteille, Joël Billard, Jean Bizet, Paul Blanc, Jacques Blanc, Pierre Bordier, Joël Bourdin, Mme Brigitte Bout, MM. Jean‑Guy Branger, Dominique Braye, Mme Paulette Brisepierre, MM. Louis de Broissia, François‑Noël Buffet, Christian Cambon, Jean‑Pierre Cantegrit, Jean‑Claude Carle, Auguste Cazalet, Gérard César, Jean‑Pierre Chauveau, Marcel‑Pierre Cléach, Christian Cointat, Gérard Cornu, Raymond Couderc, Jean‑Patrick Courtois, Philippe Dallier, Serge Dassault, Mme Isabelle Debré, MM. Robert Del Picchia, Christian Demuynck, Gérard Dériot, Mme Béatrice Descamps, MM. Denis Detcheverry, Eric Doligé, Philippe Dominati, Michel Doublet, Alain Dufaut, André Dulait, Mme Catherine Dumas, M. Ambroise Dupont, Mme Bernadette Dupont, MM. Louis Duvernois, Jean‑Paul Émin, Jean‑Paul Emorine, Michel Esneu, Jean‑Claude Etienne, Hubert Falco, Jean Faure, André Ferrand, Gaston Flosse, Alain Fouché, Jean‑Pierre Fourcade, Jean François‑Poncet, Yves Fréville, Yann Gaillard, René Garrec, Mme Joëlle Garriaud‑Maylam, M. Jean‑Claude Gaudin, Mme Gisèle Gautier, MM. Jacques Gautier, Patrice Gélard, Alain Gérard, François Gerbaud, Charles Ginésy, Francis Giraud, Paul Girod, Alain Gournac, Adrien Gouteyron, Francis Grignon, Louis Grillot, Georges Gruillot, Charles Guené, Michel Guerry, Hubert Haenel, Mme Françoise Henneron, M. Pierre Hérisson, Mme Marie‑Thérèse Hermange, MM. Michel Houel, Jean‑François Humbert, Mme Christiane Hummel, MM. Benoît Huré, Jean‑Jacques Hyest, Soibahaddine Ibrahim Ramadani, Pierre Jarlier, Jean‑Marc Juilhard, Mmes Christiane Kammermann, Fabienne Keller, MM. Alain Lambert, Marc Laménie, Mme Elisabeth Lamure, MM. Robert Laufoaulu, Jean‑René Lecerf, Dominique Leclerc, Jacques Legendre, Jean‑François Le Grand, Philippe Leroy, Gérard Longuet, Simon Loueckhote, Mme Lucienne Malovry, M. Pierre Martin, Mme Colette Mélot, MM. Alain Milon, Jean‑Luc Miraux, Dominique Mortemousque, Bernard Murat, Philippe Nachbar, Mmes Jacqueline Panis, Monique Papon, MM. Jean Pépin, Jackie Pierre, François Pillet, Xavier Pintat, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet, Ladislas Poniatowski, Hugues Portelli, Mme Catherine Procaccia, MM. Jean Puech, Jean‑Pierre Raffarin, Henri de Raincourt, Charles Revet, Philippe Richert, Yves Rispat, Josselin de Rohan, Roger Romani, Mme Janine Rozier, MM. Bernard Saugey, Bruno Sido, Mme Esther Sittler, MM. Louis Souvet, Yannick Texier, Henri Torre, André Trillard, Mme Catherine Troendle, MM. François Trucy, Jacques Valade, Alain Vasselle, Jean‑Pierre Vial et Jean‑Paul Virapoullé.

Contre: 4

MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux‑Chevry et M. Charles Pasqua.

Abstention: 3

MM. Gérard Larcher, Philippe Marini et Jacques Peyrat.

Non-votant: 3

MM. Bernard Fournier, Henri Revol et Henri de Richemont.

GROUPE : SOCIALISTE. (96)
Pour: 15

MM. Robert Badinter, Jean Besson, Mmes Nicole Bricq, Monique Cerisier‑Ben Guiga, MM. Charles Josselin, Alain Journet, Gérard Miquel, Bernard Piras, Jean‑Pierre Plancade, Daniel Raoul, André Rouvière, Mme Patricia Schillinger, M. Jean‑Pierre Sueur, Mme Catherine Tasca et M. Richard Yung.

Contre: 30

MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé‑Lavigne, Alima Boumediene‑Thiery, MM. Jean‑Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre‑Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus‑Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean‑Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud‑Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean‑Pierre Masseret, Marc Massion, Jean‑Luc Mélenchon, Jean‑Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean‑Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.

Abstention: 49

Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Bertrand Auban, Jean‑Pierre Bel, Mme Marie‑Christine Blandin, MM. Yannick Bodin, Didier Boulaud, Mme Yolande Boyer, M. Jean‑Pierre Caffet, Mme Claire‑Lise Campion, MM. Bernard Cazeau, Gérard Collomb, Yves Dauge, Jean‑Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Claude Domeizel, Bernard Dussaut, Jean‑Claude Frécon, Bernard Frimat, Jacques Gillot, Jean‑Noël Guérini, Yves Krattinger, Philippe Labeyrie, Serge Lagauche, Serge Larcher, Louis Le Pensec, Mme Raymonde Le Texier, MM. Claude Lise, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques Mahéas, François Marc, Pierre Mauroy, Louis Mermaz, Jacques Muller, Jean‑Marc Pastor, Jean‑Claude Peyronnet, Jean‑François Picheral, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Thierry Repentin, Roland Ries, Mme Michèle San Vicente‑Baudrin, MM. Michel Sergent, Jacques Siffre, René‑Pierre Signé, Simon Sutour, Michel Teston et Mme Dominique Voynet.

Non-votant: 2

Mme Odette Herviaux et M. Paul Raoult.

GROUPE : UNION CENTRISTE-UDF. (30)
Pour: 30

MM. Nicolas About, Jean‑Paul Amoudry, Philippe Arnaud, Jean Arthuis, Denis Badré, Claude Biwer, Didier Borotra, Jean Boyer, Marcel Deneux, Yves Détraigne, Mme Muguette Dini, MM. Daniel Dubois, Jean‑Léonce Dupont, Pierre Fauchon, Mme Françoise Férat, MM. Christian Gaudin, Adrien Giraud, Mme Jacqueline Gourault, MM. Jean‑Jacques Jégou, Joseph Kerguéris, Jean‑Claude Merceron, Michel Mercier, Mme Catherine Morin‑Desailly, M. Philippe Nogrix, Mme Anne‑Marie Payet, MM. Yves Pozzo di Borgo, Daniel Soulage, André Vallet, Jean‑Marie Vanlerenberghe et François Zocchetto.

GROUPE : COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN. (23)

Contre: 23

Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie‑France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen‑Seat, MM. Robert Bret, Jean‑Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier‑Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon‑Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean‑François Voguet.

GROUPE : R.D.S.E. (16)
Pour: 15

MM. Nicolas Alfonsi, Gilbert Barbier, Jean‑Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, François Fortassin, Mme Nathalie Goulet, MM. Pierre Laffitte, Daniel Marsin, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Georges Othily, Michel Thiollière et François Vendasi.

Contre: 1
M. Bernard Seillier.
SENATEURS: NON INSCRITS. (6)
Pour: 3

M. Philippe Adnot, Mme Sylvie Desmarescaux et M. Alex Türk.

Contre: 2

MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau.

Abstention: 1
M. Jean‑Louis Masson.
MISES AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN
 

(Sous réserve des dispositions de l'article 19, alinéa 2, du Règlement du Congrès), M. Pierre Bédier, M. Gérard Larcher, M. Roland du Luart, Mme Lucette Michaux‑Chevry, qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu voter "pour"

 

 

Notre commentaire

 

713 parlementaires ont trempé dans un coup  d'Etat en ne respectant pas le "NON" au référendum de 2005.  Certains se sont abstenus.  D'autres ont voté pour.  Parmi eux, Manuel Valls... Cela fait froid dans le dos d'avoir pour ministre de l'Intérieur un homme qui bafoue ainsi le suffrage universel et la légalité républicaine.  Mais aussi Nicole Bricq, notre actuelle ministre socialiste du commerce extérieur ...  Une ardente adepte de la "concurrence libre et non faussée" donc.  Malheur à nos productions industrielles ! Malheur à notre droit du travail !  Malheur aux salariés concurrencés par le travail détaché !  D'autres furent plus prudents.  Jean-Marc Ayrault et François Hollande se sont abstenus.  Saluons leur courage politique.  Prémonitoire ?  Et puis deux votes surprenants au regard de leur approbation de la politique européenne du chef de l'Etat aujourd'hui : Le vote contre de Laurent Fabius et Valérie Fourneyron.  Que se cachait-il derrière ce vote ? Opposition politicienne ?  Volonté de ne pas se laisser dépasser par leur électorat opposé à ce traité ?  Ils sont pourtant tous les deux bel et bien en train de trahir leurs électeurs qui vont payer plus pour la TVA, qui travaillent davantage avec l'ANI pour le même salaire, qui vont payer plus pour les patrons avec le pacte de responsabilité, le CICE et qui sont plus nombreux à être chômeurs grâce à la "concurrence libre et non faussée".


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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:55

Lu sur le blog d'Aurélien Bernier

la-gauche-radicale-et-ses-tabous


Le 18 janvier 2014, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français et président du Parti de la gauche européenne (PGE), était l'invité de l'animateur Laurent Ruquier dans l'émission « On n'est pas couché », sur France 2 (http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/diffusions/18-01-2014_166212).


Interrogé sur différents sujets d'actualité, Pierre Laurent a été interpellé par la journaliste Natacha Polony à propos de mon dernier livre, "La gauche radicale et ses tabous", ce qui a donné lieu à l'échange suivant :



Natacha Polony - Il y a un livre qui vient de paraître, d'Aurélien Bernier, qui est membre du Front de gauche, enfin qui est proche du Front de gauche, qui analyse les différents tabous qui, selon lui, empêchent la gauche radicale, la gauche de la gauche, de percer. Et ce qu'il explique est assez intéressant : pour lui, il y a un basculement en 1997, au moment où, dit-il, le Parti communiste accepte d'entrer dans la majorité plurielle en échange de, on va dire, de son basculement sur la question européenne. C'est à dire qu'avant cette période-là, le Parti communiste était très critique sur la construction européenne, parce qu'elle était ultralibérale, parce qu'elle était en train de démanteler tout le modèle social français, et en 97 Lionel Jospin met un marché : en gros, vous serez morts si le PS ne vous aide pas dans les élections locales, ne vous aide pas aux législatives, mais il faut mettre un peu d'eau dans votre vin sur la question européenne.


Alors je vous vois secouer de la tête, vous vous dites que ce n'est pas vrai, pourtant on est quand même très très frappé, pourtant, quand on voit les discours du Parti communiste sur cette question-là, on est frappé par le fait que vous avez acquis cette idée que, finalement... pouvoir réformer de l'intérieur... que, sur l'euro, vous pouvez aussi réformer de l'intérieur, qu'il y aurait cette Europe sociale qu'on pourrait un jour construire... Est-ce que vous vous êtes reniés ? Est-ce que vous vous êtes faits avoir par le Parti socialiste ?



Laurent Ruquier – C'est la real-politik !


Pierre Laurent – Le Parti socialiste vous obsède beaucoup, voyez. On ne se détermine pas par rapport au Parti socialiste sur toutes ces questions. On se détermine par rapport à ce qu'on pense.


Natacha Polony – Sauf que vous avez changé de discours. Le Parti communiste a changé de discours.


Pierre Laurent – Sur l'Europe, je secoue la tête, pourquoi... Moi je préside le Parti de la gauche européenne. C'est toutes les forces politiques qui ressemblent à notre famille politique, qui sont très diverses au plan européen. Celui qui travaille au Parti de la gauche européenne à mes côtés, Alexis Tsipras, qui est le leader de la gauche grecque, qui résiste aux plans d'austérité, on vient de décider qu'il serait notre candidat, à l'échelle de toute l'Europe. 


Or, le combat qu'on mène ensemble, que je mène avec Syriza, avec Die Linke, avec beaucoup d'autres partis européens, c'est justement un combat de critique radicale de l'Union européenne actuelle, parce que nous, nous pensons que cette construction européenne ultralibérale est la responsable de la crise dans laquelle nous nous trouvons, qui enfonce l'Europe dans le chômage, dans la précarité, qu'il faut radicalement refonder cette Europe, mais effectivement, nous pensons qu'il faut construire un autre espace européen. Nous ne renonçons pas pour autant à l'idée européenne. On peut la faire de manière démocratique, en donnant davantage de pouvoir aux peuples, en mettant la coopération à la place de la mise en concurrence systématique et du dumping.


Cette réponse du dirigeant communiste, et surtout 

son évitement face à certaines questions, méritent une analyse.


Le tournant « euroconstructif » et ses conséquences

Sans surprise, Pierre Laurent ne s'exprime pas sur le tournant idéologique opéré par Robert Hue en 1997 et défend la stratégie du PCF et du PGE : celle d'une réforme « de l'intérieur » des institutions européennes. Les images montrent un certain embarras du dirigeant de la gauche radicale, sans doute lié au format globalement accusatoire de l'entretien, mais sans doute également au sujet traité dans mon livre et résumé sur le plateau par Natacha Polony. L'embarras est compréhensible, car le tournant stratégique du PCF, sous la pression du Parti socialiste est une réalité incontestable.

 


Début 1997, le PCF lance une pétition pour refuser le passage à la monnaie unique. En meeting à Paris, Robert Hue déclare le 19 février que la monnaie unique est « un véritable carcan, assurant la soumission des peuples aux conditions fixées par les marchés financiers et annulant par la même toute velléité d'indépendance, tout libre choix des français et des élus qu'ils se donneraient, notamment en matière de politiques économiques et sociales ». La ligne du PCF est encore celle de 1992, et de la campagne contre Maastricht. A cette époque, on lisait dans les Cahiers du communisme que « Maastricht prolonge et focalise ce choix majeur que la grande bourgeoisie a effectué dès le milieu des années 1970, qui consiste à rapetisser la France aux normes communautaires pour gonfler les profits des possédants. » (1) Le PCF défendait l'idée d'une « Europe des Nations ». Il était fermement opposé à la monnaie unique et proposait une monnaie commune, qui permette la coopération sans remettre en cause la souveraineté des peuples.


La tournant a lieu en mars-avril 1997. Les négociations pour les législatives (prévues à l'époque pour juin 1998) se déroulent entre les directions du PS et du PCF et par médias interposés. Chacun défend ses positions et le PCF attend des socialistes une « vraie politique de gauche ». Mais le 3 mars 1997, Lionel Jospin déclare : « La direction du PC ne peut pas à la fois dire qu'elle veut gouverner, critiquer le partenaire principal et refuser tout mouvement sur des points essentiels qui assureraient la cohérence d'un futur gouvernement. Qu'il s'agisse de l'euro ou d'un certain nombre de mesures de politique intérieure » (2) . Même si la diplomatie est de mise, tout le monde comprend qu'il s'agit d'un ultimatum auquel, dans un premier temps, le PCF ne réagit pas. Mais le 21 avril 1997, Jacques Chirac annonce officiellement la dissolution de l'Assemblée nationale et la convocation d'élections anticipées le 25 mai et le 1er juin 1997. Le tempo s'accélère d'un coup. Dès le 29 avril, un accord entre le PCF et le Parti socialiste est trouvé pour une « déclaration commune » sur les grandes orientations politiques. Le compromis obtenu sur l'Europe évoque, de façon très floue, un « dépassement de Maastricht » et un engagement dans des « discussions pour réorienter la construction européenne ». Dans L'Humanité, à la question « Comment dépasser Maastricht ? », Robert Hue répond : « Il reste un an pour un grand débat national, une renégociation » (3)  .


Le PS gagne les élections du 1er juin, le PCF entre au gouvernement... mais cette renégociation n'aura jamais lieu. Le tout premier acte de Lionel Jospin vis-à-vis de l'Union européenne sera de signer, dès le 17 juin 1997, le traité d'Amsterdam qui confirme le passage à l'euro au prix de mesures d'austérité que l'on appelle pudiquement « critères de convergence ». Malgré l'absence d' « Europe sociale », malgré le libéralisme assumé des sociaux-démocrates européens qui accéderont au pouvoir au Royaume-Uni puis en Allemagne, Robert Hue continue à défendre l'idée d'une transformation de la construction européenne. Le 6 novembre 1997, il déclarait « Nous avons besoin d'Europe pour réussir le changement en France » (4). Le 3 décembre 1997, il se qualifiait pour la première fois d'« euroconstructif » (5) . Le27 mai 1998, il affirmait : « Je ne peux imaginer l'avenir de notre pays en dehors d'un ensemble européen. Et j'ajoute : pour le meilleur et pour le pire. » (6) Enfin, le 15 mars 1999, la liste « Bouge l'Europe! » formée par le PCF pour les élections européennes de juin publiait son manifeste, qui débutait par « La France, le monde ont aujourd'hui besoin d'Europe ». Durant toute la campagne, le PCF s'efforçait de montrer qu'on peut changer l'Union européenne et l'euro « de l'intérieur ».


Il y a donc bien eu un tournant du PCF sur les questions européennes en 1997, qui explique aujourd'hui encore la position « euro-réformiste » du PCF et du Front de gauche. Ainsi, en mars 2011, Pierre Laurent affirmait, comme Robert Hue en son temps, qu'aucune politique de gauche en France ne serait possible sans refonte des institutions européennes : « il n'y aura pas de politique de gauche dans ce pays si la France ne reprend pas l'initiative pour changer l'Union Européenne » (7). Cette analyse est terrible. Elle signifie que le PCF n'a que deux options : soit réussir le projet titanesque (et totalement irréaliste à court terme) de « refonder la construction européenne », soit renoncer à toute transformation sociale.

 


Aussi regrettable soit-il, ce changement de stratégie est un fait, et nous ne referons pas l'histoire. Il est même inutile de chercher à savoir quelle est la part de calcul et la part de naïveté dans le comportement des dirigeants communistes de l'époque, Robert Hue en tête. Aujourd'hui, la seule question qui ait du sens est : comment sortir de cette stratégie à laquelle plus personne ne croit ?

 


Entre la souveraineté et l'Union européenne, le PCF doit choisir


En janvier 2014, une enquête Ipsos/Steria intitulée « Nouvelles fractures françaises » (http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2014-01-21-nouvelles-fractures-francaises-resultats-et-analyse-l-enquete-ipsos-steria) donnait, sur les questions européennes, des résultats spectaculaires. 70 % des sondés considèrent qu'« il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays même si cela doit conduire à limiter ceux de l'Europe », contre seulement 17 % qui pensent qu' « il faut renforcer les pouvoirs de décision de l'Europe même si cela doit conduire à limiter ceux de notre pays ». Jamais le désaveu des politiques européennes n'a été aussi flagrant. Cette demande de renationalisation des pouvoirs atteint 81 % chez les sympathisants du Front de gauche et 78 % chez les ouvriers. Alors qu'une propagande incroyable est menée en faveur de l'euro, 33 % des sondés sont pour la sortie de la France de la zone euro et un retour à une monnaie nationale. Ils n'étaient que 28 % en 2013, lors de la première édition de l'enquête.

 

Les citoyens ont visiblement mieux compris que les directions des partis politiques le besoin de désobéir à l'Union européenne – c'est à dire de restaurer la primauté du droit national sur le droit communautaire – et de sortir de la monnaie unique pour mettre fin à la crise. Il est dommage que la gauche radicale n'admette pas encore qu'il s'agit de mesures incontournable pour mener des politiques de gauche, et qu'elle n'en tire pas la conclusion qui s'impose : tant qu'elle ne clarifiera pas son discours, elle ne sera pas suffisamment crédible et sera battue dans les urnes. Rappelons que le programme du Front de gauche, l'Humain d'abord, propose de mettre en place un « protectionnisme européen » qui nécessiterait un accord des vingt-huit États membres de l'Union européenne, de changer les statuts de la Banque centrale européenne, ce qui nécessiterait un accord des dix-huit États membres de la zone euro, et que, s'il évoque la désobéissance européenne, il le fait sans dire que restaurer la primauté du droit national sur le droit communautaire est un préalable juridique incontournable.


A la veille des élections européennes de 2014, la question est de savoir si le Front de gauche radicalisera ou non son programme. En novembre 2013, le Comité du Projet du PCF, chargé de proposer des orientations pour le programme politique, publiait un document intitulé « Refonder l'Europe » (http://www.pcf.fr/43018), dans lequel on peut mesurer l'embarras des communistes sur la question.

 


Dans un court paragraphe, le Comité du Projet du PCF donne sa vision de la construction européenne : « Le type d’« Union » répondant le mieux, selon nous, à ces buts communs [de solidarité et de coopération entre États] est une construction qui ne cherche pas à reproduire au niveau européen la structure d’un État national quelle qu’elle soit. Il s’agit, à nos yeux, d’une union de nations et de peuples souverains et associés, donc d’un cadre très spécifique à créer d’un commun accord. » Ce positionnement est très important, puisqu'il affirme le besoin de préserver et de reconquérir la souveraineté nationale et populaire, dans une perspective de coopération. Or, depuis le tournant « euroconstructif » de Robert Hue, le PCF restait extrêmement timide, voire silencieux, sur le sujet. Il s'agit donc d'une évolution positive.

Pour autant, le Comité du Projet est loin de revenir aux positions du PCF du début des années 1990. Dès les premières pages de son document, il « récuse le qualificatif d’eurosceptiques ». Les auteurs considèrent que « la grande majorité [des citoyens] se rendent compte du besoin impérieux d’un cadre européen dans la mondialisation » et que la sortie de l'euro, concertée ou non « n'est pas une solution ». Ils ne proposent finalement que de mettre en place un nouveau traité en remplacement de celui de Lisbonne. Ils ne formulent aucune mesure de rupture en cas d'échec de cette stratégie : pas de désobéissance européenne, pas de retour à la monnaie nationale, même comme deuxième choix. Dès lors, l'Europe des nations souveraines et solidaires que le PCF appelle de ses vœux n'est qu'un rêve lointain. Et puisque la quasi-totalité des mesures proposées par le Front de gauche sont conditionnées à ce changement « de l'intérieur » de l'Union européenne, tout son programme est bâti sur du sable.

 

Dans ces conditions, on voit mal comment la personnalité d'Alexis Tsipras suffirait à convaincre les électeurs français de voter pour le Front de gauche aux élections européennes de mai 2014. Par contre, on voit très bien comment le rejet des politiques européennes pourra mener à une abstention massive et à un score élevé, voire très élevé, pour le Front national. S'il veut éviter la catastrophe, le Front de gauche doit impérativement changer de ligne et revenir au discours radical qui était celui du PCF en 1992. Or, le Front de gauche ne changera pas de ligne si le PCF n'y est pas prêt. Les communistes doivent relire leur propre histoire et retrouver, sur l'Europe, leur cohérence et leur radicalité d'avant les « années Robert Hue ». Il leur reste moins de quatre mois pour le faire.

 

Aurélien Bernier

30/01/2014


(1) Gérard Streiff, « Maastricht-Elysée . L'impossible quête d'un référendum apolitique », cahiers du communisme, septembre 1992.

(2) L'Humanité, 4 mars 1997.

(3) « Une dynamique à gauche pour répondre aux exigences citoyennes », L'Humanité, 29/04/1997.

(4) « Robert Hue : redonner du sens à l'Europe », L'Humanité, 6 novembre 1997.

(5) « Robert Hue : un esprit euroconstructif », L'Humanité, 3 décembre 1997.

(6) « Robert Hue : un nouvel élan est nécessaire », L'Humanité, 27 mai 1998.

(7) « Le Front de gauche rejoue les airs du « non » européen », Libération, 2 mars 2011.


 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:54
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:59

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POUR LIRE LA LETTRE DANS SON INTÉGRALITÉ

CLIQUEZ ICI

 

Analyse du scrutin n° 774

Deuxième séance du 28/01/2014

Scrutin public sur la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (première lecture).


Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 11

François Asensi

Bruno Nestor Azérot

Huguette Bello

Alain Bocquet

Marie-George Buffet

Gaby Charroux

André Chassaigne

Jacqueline Fraysse

Alfred Marie-Jeanne

Jean-Philippe Nilor

Gabriel Serville


Contre: 4

Jean-Jacques Candelier

Patrice Carvalho

Marc Dolez

Nicolas Sansu


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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:45

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

Le 26 janvier 2014. 

 

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

D’emblée, le pacte situe son orientation en affirmant qu’il faut « des mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et des territoires », alors que la nécessité est aujourd’hui de mettre fin à la concurrence entre les peuples et les Etats. En outre, le gouvernement admet qu’il faut licencier et entend à ce titre assurer « un accompagnement des restructurations économiques », alors qu’il faut mettre d’urgence un terme à la destruction de l’outil de travail et des emplois.

Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux par le biais de « l’activité partielle » et la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) » afin de maintenir les bénéfices réalisés par les entreprises, au détriment des salaires et de l’emploi : 15 millions d’euros sont ainsi dépensés pour « aider les entreprises agroalimentaires des filières élevage à financer leurs investissements (modernisation, automatisation, robotisation, adaptation au marché...) ». Autrement dit l’Etat subventionne les licenciements !

A cela il faut ajouter que pour assurer « un soutien effectif à l’activité économique », l’Etat et les collectivités locales s’engagent « à mettre en place en 2014 les financements de toutes les opérations dont l’état d’avancement permet une réalisation rapide, notamment dans le cadre du CPER 2007-2013. » Autrement dit la dépense publique va servir à alimenter les profits privés. Cette attitude ne manque par ailleurs pas de constituer un paradoxe lorsque le gouvernement affirme au niveau national que les dépenses publiques doivent être comprimées pour le bien de tous… Le texte égrène également toutes les dépenses d’infrastructure (très haut débit, chemins de fer…) qui seront aussi aidées par l’Etat.

Dans la logique de mise au service des intérêts privés de fonds publics, le Pacte ne manque pas de promouvoir la « recherche partenariale public / privé ». Nul ne doute au vu des résultats des partenariats public-privé mis en œuvre dans la construction de bâtiments publics que ce seront les acteurs privés qui tireront profit de cette organisation.

De même, le texte situe le problème économique au niveau de l’insuffisance des profits puisqu’il faut « contribuer à la croissance des entreprises et au développement de l’emploi par la régénération des marges ». Comme si les patrons de l’agroalimentaire ne s’étaient pas enrichis au cours des dernières années.

On voit apparaître également une veine libérale, pour ne pas dire poujadiste, dans le « volet de simplification des procédures », notamment « de simplification et de sécurisation du cadre juridique envers les entreprises ». Rappelons que les procédures administratives ne sont pas des gadgets de technocrates ; ce sont des garanties de démocratie et de transparence, qui devraient être renforcées et non supprimées afin de conforter l’Etat de droit ; ce sont également des moyens indispensables pour protéger notre santé, en particulier alimentaire. Le remplacement de ces procédures par une « obligation de résultat », même « renforcée », constitue une véritable attaque contre la démocratie, car elles ne sont pourvues d’aucune sanction légale et ouvre la porte à tous les abus.

Rien de cela ne fonctionnera, car personne ne veut envisager un seul instant de remettre en cause le « modèle breton » qui n’a d’ailleurs de breton que le nom. Ce « modèle breton », largement représenté par l’agriculture et l’industrie agroalimentaire est basé sur le productivisme, l’agriculture industrielle intensive, privilégiant la quantité sur la qualité, et l’exportation. Cela a fonctionné grâce aux bas salaires, aux exonérations de cotisations sociales et aux subventions à l’export de l’UE.

L’agriculture pratiquée ici est coincée dans une chaine de production infernale. En amont, dominée par les fabricants d’intrants – engrais, graines, aliments pour les animaux - de matériels agricoles de plus en plus gros et coûteux, voraces en énergie fossile. En aval par les transformateurs de l’agroalimentaire, eux-mêmes dépendants de la grande distribution qui impose des prix bas au nom de la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Ce mode de production complètement dépendant a conduit de façon mécanique à la disparition de nombreuses exploitations et à l’impossibilité pour les jeunes de s’installer, le ticket d’entrée étant trop élevé. Pour résister à la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire se sont regroupés, ont pratiqué du développement externe, sans que leurs investissements se traduisent par une modernisation de l’outil industriel ni d’innovation dans les produits. Dans ce contexte économique et politique libéral, la concurrence libre et particulièrement faussée joue à plein contre les salariés et les petits agriculteurs.

C’est tout ce système qu’il faut remettre en cause. Il faut développer une agriculture qui s’affranchisse d’intrants qui plombent les coûts et détruisent la terre. Sortir de la spécialisation des exploitations pour mettre en place des productions complémentaires, sources d’économies, de meilleure qualité, d’autonomie des exploitations. Il faut sortir de la politique des prix bas qui oppose agriculteurs et consommateurs. Il faut sortir de la politique de l’exportation pour réinvestir le marché national (70% des volailles consommées par la restauration collectives sont importées). Il faut sortir du libre-échange et introduire des mesures protectionnistes pour combattre le dumping social.

Sous couvert de décentralisation, le gouvernement Ayrault mène une attaque frontale contre le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

On peut d’abord noter une hypocrisie dans la posture du Premier ministre et des élus de Bretagne. Si d’un côté ils souhaitent plus de décentralisation, de l’autre ils ne manquent pas de mobiliser les ressources de l’Etat. Par exemple, le gouvernement va installer des institutions nationales en Bretagne : « Le Pacte affirme l’engagement de l’Etat à créer en Bretagne un pôle d’excellence en cyber-défense, priorité nationale inscrite au Livre Blanc pour la Défense et la Sécurité Nationale de 2013. » Le CNAM est lui aussi mis à contribution.

Mais ce paradoxe n’empêche pas le projet d’être marqué par une orientation très claire. Il s’agit de défaire les institutions héritées de la Révolution française en mettant en place une organisation à la carte des régions. Ainsi le pacte affirme-t-il : « les propositions innovantes que les acteurs bretons, et notamment les collectivités locales, pourraient bâtir en termes d’organisation différenciée des institutions publiques en Bretagne (transferts de compétences, délégations de compétences, mutualisations de compétences et de moyens, regroupements institutionnels etc...) seront étudiées avec attention, notamment en mobilisant les possibilités ouvertes par la future loi de modernisation de l’action publique ».

Cette volonté se manifeste aussi par « une convention spécifique sur les langues de Bretagne [qui] portera notamment sur la formation et le recrutement d’enseignants des langues de Bretagne, sur le développement de l’enseignement bilingue ainsi que sur le soutien à l’action de l’Office de la langue bretonne, établissement public de coopération culturelle. La convention encouragera le développement de l’usage de ces langues dans la vie quotidienne ». Lors du déplacement du Premier ministre en Bretagne le 13 décembre 2013, celui-ci a dévoilé ce que cache cette affirmation : la volonté de faire ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui conduirait à réintroduire en France la conception ethnoculturelle de la nation, au détriment de son acception politique issue de 1789. C’est l’objectif que poursuivent les autonomistes de tout poil, Bretons, Basques, Corses ou Alsaciens qui, bien que très minoritaires dans leur région, veulent imposer à travers le lobbying de la Fédération peuples et ethnies solidaires auprès de l’Union européenne, une Europe des régions et la destruction des Etats-nations.

La possibilité d’adapter la législation va conduire à une mise en concurrence des territoires et à un nivellement par le bas. On peut en avoir un début d’illustration : le pacte prévoit une dérogation aux interdictions de circulation des poids lourds. Outre que cela est contradictoire avec le souci, affirmé de façon récurrente, de protéger l’environnement, on se demande ce qui empêchera d’autres régions et d’autres secteurs de réclamer les mêmes dérogations.

On voit poindre les risques que cette « décentralisation » peut comporter à terme pour les normes sociales et environnementales. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne est dans la droite ligne de l’acte III de la décentralisation dont la première partie concernant la mise en place des Métropoles a été votée par l’Assemblée nationale et dont les deux autres lois, concernant l’une les régions et l’autre les intercommunalités sont en discussion. Il s’agit à travers ces textes de lois de détruire à terme les Etats-nations et les communes au profit d’euro-régions et d’euro-métropoles « compétitives » au sein de l’Union européenne libérale, dans lesquelles les salariés qui seront en concurrence pour le plus grand profit des entreprises multinationales qui s’empareront de toutes les activités y compris les services publics.

De façon significative, alors même que cela constituait un argument phare en matière de décentralisation, le terme de démocratie ne figure pas une seule fois dans le texte.

Le Pacte d’avenir se situe dans la droite ligne de la politique ultra-réactionnaire menée par le gouvernement du Parti socialiste depuis l’arrivée de F. Hollande au pouvoir : les problèmes de la France résident dans le manque de compétitivité de notre économie. La spécificité du Pacte est qu’il met également l’accent sur le volet institutionnel : à l’évidence, il faut pour le PS reconfigurer les territoires pour les mettre au service des intérêts du capital, les mettre en concurrence et préparer l’avènement des euro-régions, soumises inconditionnellement au droit de l’UE mais plus au droit national.

Le Premier ministre a annoncé vouloir aller plus loin en matière de décentralisation lors de son déplacement du 13 décembre 2013. Ce n’est pas anodin : c’est un véritable changement de régime qui est en cours de préparation. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République, celui d’égalité des citoyens devant la loi sont battus en brèche. Ce sont des acquis fondamentaux de la Révolution française qui sont en passe d’être effacés.  

 

Le gouvernement PS est en train de ramener notre pays à l’avant 1789. Il s’agit purement et simplement d’un retour à l’Ancien régime.


Les vrais ennemis que les salariés, petits agriculteurs, artisans, citoyens de notre pays, y compris les Bretons, doivent combattre ne sont pas les salariés des autres pays d’Europe dans une compétition acharnée. Ce sont le libre-échange et le libéralisme que défendent si bien le Medef et la FNSEA. C’est l’Union européenne qui est leur bras armé.

Le M’PEP appelle à dénoncer et combattre les lois de décentralisation en cours de discussion, à sanctionner les socialistes et leurs alliés lors des élections municipales, à boycotter les élections au parlement européen pour délégitimer l’Union européenne et ses institutions.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 22:19

LEVEZ-VOUS ET RESISTEZ !

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

 

 

 

 

Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à Berlin ce 12 janvier 2014 pour rendre hommage aux fondateurs du Parti communiste allemand, les révolutionnaires Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, assassinés par les « Frei Korps » sur ordre d'un ministre social-démocrate.

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme chaque année, ce 12 janvier, les militants de gauche, anti-facistes, pacifistes, communistes ont déposé une gerbe sur la tombe de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers, venus de toute l'Allemagne, de toute l'Europe, des oeillets rouges à la main.

Le dépôt de gerbe s'est poursuivi par un défilé qui a mobilisé, selon les organisateurs, 15 000 manifestants, avec une forte présence des militants du Parti communiste allemand (DKP) ainsi que de divers groupes anti-fascistes.

Un défilé où la banderole accolait les noms de Luxembourg, Liebknecht à celui de Lénine. Avec comme mot d'ordre combatif : « On n'oublie rien ni personne … levez-vous et résistez ! »

 

SBZ_1949_229_Karl_Liebknecht_und_Rosa_Luxemburg.jpgRosa et Karl, une passion révolutionnaire face à la trahison social-démocrate

 

Par leur martyr, leur courage héroïque, Rosa et Karl sont devenus deux icônes, aux idées parfois édulcorées, au combat dévoyé par une mémoire sélective, visant à les réduire comme tant d'autres à des « icônes inoffensives ».

Liebknecht fut un des premiers à dénoncer le péril de la militarisation de la société allemande qui atteignait même les socialistes. Il est le premier député social-démocrate à rester fidèle au serment de l'Internationale socialiste, à refuser de voter les crédits de guerre

« L'aigle » Rosa, comme la surnommait Lénine, fut une inlassable combattante de la révolution, de la paix, dénonçant dès 1914 la trahison de la social-démocratie, ces Kautsky qui transformait l'appel de Marx en temps de guerre en « Prolétaires de tous pays, égorgez-vous ! »

 

Fondateurs du courant spartakiste au sein du Parti social-démocrate – héritier de la tradition marxiste et pacifiste du parti – c'est pénétrés par la pensée et l'action de Lénine, artisan de la Révolution d'octobre qu'ils fondent le 1er janvier 1919 le Parti communiste d'Allemagne (KPD).

En dépit des réticences de Lénine, des doutes de Luxembourg, une « insurrection spartakiste » frappe Berlin début janvier 1919.

Sans organisation ferme, ni perspective claire, la révolte est réprimée dans le sang avec l'action des « Frei korps », des milices issues des troupes de choc de la Première Guerre mondiale, qui se fonderont plus tard dans les SA du Parti nazi.

 

Ces « frei korps » reçurent lors de la fameuse « Semaine sanglante » le feu vert de la part du Ministre de l'Intérieur social-démocrate Gustav Noske et du Président social-démocrate Friedrich Ebert pour réprimer dans le sang la révolte, assassiner les deux dirigeants communistes.

Finalement, les brutaux « frei korps » capturent Liebknecht et Luxembourg, fracassent le crâne de cette dernière avant de la jeter dans le canal qui longeait le lieu de l'exécution (Landwehrkanal).

Disons-le haut et fort, l'héritage de Rosa et Karl appartient au mouvement communiste, pas aux forces héritières, continuatrices ou supplétives de la social-démocratie. Ce serait un comble !

 

L'appel à la manifestation de 2014 : « Non à une intervention militaire en Syrie, au Mali, en Iran, non à des soldats allemands à l'étranger ! »


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Photos : notre correspondante à Berlin

 

Les diverses organisations locales qui ont appelé à la manifestation – essentiellement de groupes anti-fascistes, de Die Linke et du Parti communiste d'Allemagne (DKP) – ont rendu public l'appel suivant, résolument anti-impérialiste, révolutionnaire et pacifiste :

 

« 'Liebknecht a combattu pour nous tous', c'est ce qu'écrivait Rosa Luxembourg quand il fut arrêté après la fameuse manifestation du 1er mai 1916, sur la Potsdamer Platz (…) Il a montré à tous les habitants de ce pays qu'il y a encore des gens qui ont gardé leurs convictions socialistes »

Ces convictions, pour lesquelles Rosa et Karl ont été assassinés par la réaction, ce sont toujours les nôtres. Nous les rappelons lors de cette manifestation lors de cette manifestation, inscrite dans l'hommage à Luxembourg et Liebknecht, ce 12 janvier 2014, en cette année qui marque le centenaire de la Première Guerre mondiale.

En 1914, Karl Liebknecht était le seul à avoir voté au Reichstag contre les crédits de guerre. Et Rosa Luxembourg disait la même année que « le fait que les classes dominantes nous conduisent tous vers la catastrophe, l'Allemagne en est désormais un cas classique ».

Cette analyse de ce système basé sur la maximisation du profit a trouvé dans le fascisme et l'Allemagne de Hitler, seulement vingt-cins ans plus tard avec l'invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 qui a déclenché la Seconde guerre mondiale, elle a trouvé dans le génocide du peuple juif, des Slaves et des Tsiganes une confirmation absolument terrifiante.

« Nous n'avons pas besoin de catastrophes », disait Rosa Luxembourg. Aujourd'hui encore, nous n'avons pas besoin de cela, nous n'avons pas besoin d'intervention militaire. Ni en Syrie, ni au Mali, ni en Iran. Nulle part. Nous n'avons pas besoin de soldats de la Bundeswehr en Afghanistan, en Turquie ou ailleurs. Nous n'avons pas besoin de drones tueurs ni d'exportations d'armes. Nous n'avons pas besoin de ces dizaines de millions d'opérations d'espionnage réalisées par la NSA, la BND et d'autres agences de renseignement qui se moquent de la démocratie bourgeoise. Nous n'avons pas besoin des nazis, et de leur démagogie sociale particulièrement dangereuse en temps de crise. Nous n'avons pas besoin du racisme, de l'anti-islam, de l'anti-sémitisme et de l'anti-tziganisme. Nous n'avons pas besoin de ce recul social toujours accéléré, de la situation indigne que vivent des millions de personnes. Nous n'avons pas besoin enfin de ces plans de sauvetage pour les banques ».

 

Conférence « Rosa Luxembourg », débat houleux sur la paix : Die Linke pointée sur ses renoncements dans ce combat



En parallèle à la manifestation était organisée dans le week-end la XIX ème Conférence Rosa Luxembourg, chapeautée par la Fondation Rosa Luxembourg, elle-même liée à Die Linke et surtout au PGE – Parti de la gauche européenne.

Le débat central, qui a attiré plus de 2 000 personnes, était organisé par le journal Junge Welt, modéré par son rédacteur en chef Arnold Schotzel. Il réunissait notamment le co-président de Die Linke, Bernd Reizinger, qui a subi des attaques directes et indirectes sur la position de son parti.


Cela a commencé par les interrogations courtoises de Arnold Schotzel sur le manque de position claire de Die Linke face à au volet militariste de l'accord de coalition SPD-CDU qui marque un pas en avant dans la politique belliciste, néo-impérialiste de l'Etat allemand.

Schotzel mentionne la position du responsable aux questions internationales, le jeune loup et député de Linke Stefan Liebich comme source d'inquiétude, comme une rupture avec la tradition d'opposition aux interventions militaires allemandes à l'étranger.

En effet, Liebich a patronné un rapport publié en octobre dernier intitulé « La politique étrangère de Linke : des perspectives de ré-orientation », ouvre la voie à des soutiens à des interventions militaires, si elles sont sous mandat de l'ONU et sous des prétextes humanitaires.

Si Bernd Reixinger a tenu sur-le-champ à réaffirmer l'engagement de Linke pour la paix, sa réponse a été vite remise en cause par le témoignage de Monty Schädel, secrétaire du Mouvement allemand pour la paix, révélateur de la capitulation symbolique de Die Linke sur la question de la paix.

Monty Schädel rappelle que l'Accord de coalition prévoit une opération séduction de la Bundeswehr vis-à-vis de l'opinion publique, pour préparer la militarisation de la société allemande.

Or, en Mecklembourg-Poméranie occidentale, la Bundeswehr a été appelée pour la première fois aux vœux du Nouvel An par le gouvernement de grande coalition SPD-CDU … onze des douze députés fédéraux de Linke ont voté pour inviter l'armée allemande aux vœux !



En 1914, la social-démocratie promettait d'opposer la « solidarité prolétarienne » à la « guerre impérialiste ». En quelques mois, les dirigeants du SPD joignaient l'union sacrée au nom de la lutte de « la civilisation allemande » contre la « barbarie russe ».

Ils étaient peu les Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg pour refuser le carnage de la classe ouvrière européenne qui « ne se connaissait pas » au profit d'industriels, de politiciens, de banquiers qui eux « se connaissaient bien », pour reprendre la fameuse phrase de Paul Valéry.


En 2014, les périls de guerre montent à l'horizon et Die Linke plie sous la machine de guerre néo-impérialiste allemande, sous prétexte de « mission humanitaire » (civilisatrice) ou de la restauration de la place de l'Allemagne sur la scène mondiale. Un refrain bien connu, hélas.



En 2014, comme en 1914, plus que jamais, que vive l'héritage de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht !

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:15

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les médias européens tentent de refonder le mythe d'un élan irréstitible vers l'intégration européenne. On l'invente en Ukraine, à coups de financements occidentaux. Pour les pays d'ex-URSS déjà désintégrés dans l'Union européenne, le temps des illusions est passé.


 

On a parlé de l'entrée de la Lettonie dans la zone euro, peu de l'attitude de la population lettone à ce sujet. Pourquoi, aujourd'hui, plus de 60 % des Lettons s'opposent à l'entrée de leur pays dans la monnaie unique européenne, malgré les promesses de leurs dirigeants ?

 

L'effondrement du « tigre balte », du modèle ultra-libéral de l'UE à la cure d'austérité brutale

 

La Lettonie était pourtant le modèle tant recherché en ex-URSS par l'Union européenne.

Une région prospère (Riga était la « perle de l'URSS ») captée par des élites nationalistes, à la xénophobie sélective, anti-russe mais prêtes à vendre leur pays aux capitaux allemands, suédois, à les intégrer à l'Europe, tout en cultivant la nostalgie du temps béni de la Wehrmacht.

On a même parlé de « tigre baltique » à coups de flat tax (taux d'imposition unique favorisant les riches et grandes entreprises), de zones économiques spéciales (ZES), de bulles spéculatives dans l'immobilier alimentées par un crédit facile assuré par les banques suédoises ou allemandes.

 

Alimenté par l'entrée de la Lettonie dans l'UE, en 2008, ce modèle a explosé en plein vol : en deux ans (2009-2010), le PIB a chuté de 30 %, le chômage atteignant un pic de 22 % en 2010.

 Les bases de ce château de sable, on les connaît : le démantèlement de l'industrie héritée de l'ère soviétique (on est encore en-dessous de la production de 1991!), de l'agriculture locale (30 % des terres sont passées entre les mains de capitaux étrangers).

C'est aussi une bulle spéculative qui a conduit à l'explosion du prix des loyers, mais aussi des produits de base avec des prix plus élevés qu'à Londres pour les vêtements, la nourriture ! 

Un décalage qui n'a tenu que par l'endettement massif des ménages d'abord, puis l'endettement public ensuite qui a été multiplié par sept depuis 2008 (de 7 à 50 % du PIB).

 

La piqûre d'austérité imposée par l'Union européenne, la BCE (en vue de l'entrée dans l'Euro) et le FMI a été d'une brutalité extrême pour le peuple letton :  baisse des salaires du public de 20 à 50 % (pour les enseignants), du public de 20 à 30 % en moyenne, baisse des retraites de 10 à 70 %, augmentation des impôts indirects les plus régressifs, comme la TVA de 19 à 21 %.

 

Les Lettons contre l'intégration européenne

 

Que pensent aujourd'hui les Lettons de la construction européenne, qu'on leur a présenté comme un « faiseur de miracles », aujourd'hui mirage universel ?

 

Il suffit de voir les derniers résultats électoraux. Tous les partis, sauf un, adhèrent au consensus libéral-européen-nationaliste. Le fait qu'ils changent de nom tous les deux-trois ans révèlent autant leur insignifiance que leur manque de confiance dont ils bénéficient auprès des Lettons.

 

Le seul à refuser le consensus dominant, c'est le « Centre de l'Harmonie » dont les communistes jouent un rôle moteur, sous le nom du Parti socialiste letton. Rappelons qu'il est interdit de se dire communistes en Lettonie, pays membre de l'Union européenne.

Le « Centre de l'Harmonie », généralement catalogué comme le parti de la minorité russe, rassemble désormais tous les mécontents du « mirage letton », du mirage de l'intégration européenne.

En 2011, lors des dernières élections législatives, il est devenu le premier parti du pays avec 28,36% des voix et 31 sièges (sur 100). Seule une « Sainte-alliance » des partis réactionnaires l'a empêché de prendre le pouvoir.

En juin 2013, aux élections locales, il remportait une victoire éclatante dans la capitale Riga, tout en emportant la tête dans la deuxième ville du pays, Daugavpils. 

 

Ce qui convainc de plus en plus de Lettons, c'est le discours de refus de l'austérité prônée par l'UE, le refus d'une intégration européenne dans les intérêts d'une minorité, ce discours porté par les communistes et progressistes lettons.

Ainsi, en dépit d'un battage médiatique massif, des paroles gouvernementales sur l'Euro comme « rempart » face à Moscou, 60 % des Lettons s'opposent à l'entrée de leur pays dans l'Euro ce 1er janvier 2014. Ils étaient même 65% dans un précédent sondage, au printemps 2013.

 

Le refus de cette intégration européenne dans les intérêts du capital monte dans toute l'Europe. Quand les forces communistes, de gauche, ne refusent pas de mener ce combat, ce sont elles qui le mènent. Bravo à nos camarades lettons dans un contexte hostile !


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