Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:29

par · 13 février 2016 sur le blog Russeurope

Christophe Barret et moi-même avons écrit une lettre ouverte au dirigeant de PODEMOS, Pablo Iglesias. Nous l’avons fait parce qu’il nous semble que ce que représente PODEMOS est un enjeu, au-delà de la seule gauche espagnol, qui concerne toutes les gauches européennes, mais aussi tous les européens, et même s’ils ne sont pas de gauche, qui étouffent sous la dictature européenne. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans son texte où il annonce, de fait, sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. PODEMOS, d’ailleurs, refuse la dichotomie traditionnelle entre gauche et droite et revendique clairement une démarche populiste, comme celles qui ont porté des gouvernements d’espérance en Amérique Latine.

Mais, certaines ambiguïtés demeurent dans le discours de PODEMOS. Or, venant après la capitulation de SYRIZA en juillet 2015, capitulation qui s’est suivie d’une reprise, certes contrainte et forcée, de la politique des « mémorandums » européens, de nouvelles ambiguïtés sont désormais insupportables. Elles portent en elles le risque de voir un mouvement social être conduit à l’échec alors que des solutions existent bel et bien. La position adoptée par Tsipras n’a rien changée sur le fond. La perspective du « GREXIT » est toujours d’actualité et la politique du nouveau mémorandum s’est révélée tout aussi mortifère, et toute aussi incapable de sortir la Grèce de sa crise que celle des précédant mémorandums. Les manifestations qui se multiplient ces derniers jours tant à Athènes que dans d’autres villes de Grèce en témoignent. Les menaces d’une insolvabilité de la Grèce, en mars ou en juin prochain, le confirment.

Dans l’intérêt des peuples d’Espagne, mais aussi dans celui des peuples européens, soumis à un pouvoir anti-démocratique dont la tête est tantôt soit à Francfort, soit à Bruxelles ou soit à Berlin, et que relaie, hélas, les élites politiques nationales, il faut une politique de claire rupture. Et c’est justement pour aboutir à cette clarification que la présente lettre a été écrite. Elle sera donnée en mains propres par Christophe Barret aux dirigeants de PODEMOS dans les jours qui viennent. En attendant, et pour lancer ici un débat dont l’importance et l’enjeu dépasse PODEMOS, je la publie, tant en français qu’en espagnol.

A - 011 PI

Texte français

 

Cher Pablo Iglesias,

Face à la crise multiforme qui touche l’Union Européenne, les succès électoraux de PODEMOS appellent de nombreuses initiatives. Militant des marges du monde politique, vous proposez un nouveau discours politique dont il convient aujourd’hui de méditer les points forts. Dans la bataille pour la conquête du sens commun accepté par la grande majorité de nos concitoyens, il vous est paru préférable de privilégier à la traditionnelle dichotomie gauche/droite l’opposition des peuples à leurs élites. La crise que traverse la social-démocratie semble confirmer la nécessité d’un tel aggiornamento.

Néocolonialisme, compradorisation et populisme

Candidat du groupe de la Gauche Unitaire Européenne à la présidence du Parlement Européen le 30 juin 2014, vous justifiiez vos choix politiques et stratégiques en ces termes : « la démocratie, en Europe, a été victime d’une dérive autoritaire (…) nos pays sont devenus des quasi-protectorats, de nouvelles colonies où des pouvoirs que personne n’a élus sont en train de détruire les droits sociaux et de menacer la cohésion sociale et politique de nos sociétés ».

Nous partageons ce diagnostic. Les élites politiques des pays de l’Union Européenne sont bel et bien soumises à une puissance extérieure. Ce colonialisme sans métropole représente un défi pour les démocrates. Un concept, né à une autre époque et sur un autre continent, peut nous aider à comprendre le phénomène : celui de la « compradorisation des élites ». Selon une définition aujourd’hui communément admise, une élite compradore « ou « bourgeoisie compradore ») tire sa position sociale et son statut de sa relation avec une puissance économique étrangère qui domine son territoire d’origine. Ce concept fut, naguère, du plus grand intérêt pour comprendre l’évolution de d’une Amérique latine que vous connaissez bien ! Aujourd’hui, en Europe, une nouvelle compradorisation est en œuvre, rendue possible par les institutions européennes et la puissance économique allemande.

De-même sommes-nous nombreux à faire nôtre le projet de Podemos de revivifier la démocratie. Nos prenons acte du fait que votre démarche populiste de contestation, authentiquement de gauche, se double de la volonté d’assumer les responsabilités de l’État – quand bien même ce souverainisme sans drapeau vous amène aussi à explorer les voie d’autres types de médiations selon un « processus constituant » dont il vous appartiendra, à terme, d’expliciter davantage.

De la dynamique européenne et des mouvements de contestation

La confiance dont vous témoignent aujourd’hui vos électeurs vient du fait que vous avez été, avec vos compagnons, les premiers à porter au Parlement une expression politique du mouvement des Indignés de 2011. La révolte des classes moyennes inexorablement entraînées dans un processus de paupérisation qui menace aujourd’hui de nombreuses régions du continent européen intéresse de très nombreux citoyens, bien au-delà des cercles des militants de la gauche de toujours. Un sursaut incroyable a eut lieu, il y a un an, en Grèce. Hélas, ce « Vaisseau venu de Grèce » que chantait en 1974 Lluís Llach s’est brisé sur les récifs des politiques d’austérité dressés par les institutions européennes. L’alliance de la social-démocratie avec celles du Parti Populaire européen (PPE), pour que rien ne change, peut être vue comme une réminiscence de « la Sainte Alliance des possédants » de 1848. Pour nos maîtres, le nouveau printemps de peuples n’aura pas lieu !

Dans un très long article publié – déjà presque en forme de bilan –, l’été dernier, dans la New Left Review, vous sembliez pourtant toujours considérer comme possible « un processus de recouvrement de la souveraineté » des peuples. En dépit de ce que nous appelons le processus de compradorisation des élites, il vous semble encore possible d’impulser des transformations du système productif et d’envisager une « reconfiguration  des institutions européennes en un sens plus démocratique », notamment avec l’établissement d’un Parlement de la zone euro[1]. Ce faisant, vous cherchez à créer un rapport de force au sein du conseil européen. C’est une stratégie courageuse, mais c’est aussi une stratégie discutable, qui peut avoir des implications graves non seulement sur PODEMOS mais de manière plus générale sur les autres mouvements de contestation européen. Chercher à créer un rapport de force dans le conseil européen implique de considérer que ce dernier aurait une quelconque légitimité. Or, le conseil n’a pas d’autre légitimité que celle de chaque pays. C’est un organisme de coordination et non de subordination. Il est vrai qu’il tend à se comporter comme un organisme de subordination ; mais faut-il l’accepter ? Faut-il se plier à la vision anti-démocratique des institutions européennes ? En faisant cela, on perd une bataille avant même de l’avoir menée.

Concrètement, construire un rapport de force implique que des mouvements anti-austérité arrivent simultanément au pouvoir dans différents pays. Force est de constater que cette perspective n’est pas crédible. Les temps électoraux et politiques restent propres à chacun des pays, parce qu’ils traduisent l’histoire et la culture politique nationale. Vous en savez quelque-chose, aujourd’hui, en Espagne. Ainsi, en s’engageant dans la direction de la construction d’un rapport de force au sein du conseil européen, PODEMOS fait un double cadeau aux partisans de l’austérité. D’une part, il fait un cadeau aux ennemis des peuples en leur reconnaissant une légitimité qu’ils n’ont pas et d’autre part il entraîne les différents mouvements dans une voie illusoire, celle qui consisterait à attendre que les élections permettent l’arrivée au pouvoir simultanée de majorité anti-austérité dans les pays de l’Union européenne.

Il nous semble donc que c’est dans une voie dangereuse, et même suicidaire, que PODEMOS s’engage.

Construire le champ de l’affrontement

La question majeure qui se pose alors est celle de la construction du champ politique de l’affrontement. Ce champ doit se construire tant en Espagne (comme dans tout autre pays) que dans l’Union européenne. Mais, dans cette construction, deux éléments vont peser lourd pour le futur.

  1. L’Europe

La question du rapport avec les institutions européennes, devenues aujourd’hui le camp retranché des partisans de l’austérité et conçue comme telle en réalité dès le départ, se pose. Nous souhaitons tous une large coordination entre les pays européens, et ceci inclut bien entendu des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne, comme la Suisse, la Norvège, la Russie et même ceux du Maghreb. Mais, nous devons constater que l’implacable logique du politique s’impose en ce qui concerne la nature de nos relations avec les institutions européennes. Il est ici dangereux de nourrir et d’entretenir des illusions, et nous pensons que certains points dans le programme de PODEMOS sont justement de cette nature. Il ne sert à rien de mettre en avant la sincère volonté de construire une « autre » Europe si les dirigeants européens sont d’emblée résolus au conflit.

Du moment que pour les partisans de l’austérité la venue au pouvoir d’un mouvement ou d’un parti dans l’un des pays de l’UE menace de remettre en cause pouvoir et privilèges, ils mettront en œuvre, et on l’a vu dans le cas de la Grèce au printemps 2015, tous les moyens à leur disposition, y compris des moyens illégaux et des pratiques de corruption, pour amener ce mouvement ou ce parti à résipiscence. La nature des relations entre les partisans de l’austérité et leurs adversaires constitue le couple amis / ennemis. Ce sera une lutte sans pitié ni merci. Nous serons d’emblée projetés dans la logique de l’antagonisme. Il faut donc ici poser la question du programme et de l’action de PODEMOS. Êtes-vous prêt à cet affrontement et à toutes ses conséquences ?

Cette perspective implique de définir le cercle des relations « agoniques », c’est à dire entre adversaires susceptibles de s’unir pour résister à des ennemis communs. De fait, la nature de l’affrontement avec les institutions européennes ne dépend pas de PODEMOS, comme il n’a pas dépendu de SYRIZA. Cette nature sera déterminée par l’action des dirigeants européens ; si, pour arriver à un accord, il faut deux volontés, une seule suffit pour provoquer le conflit. Mais, en imposant un cadre d’affrontements antagoniques aux partis anti-austéritaires dès qu’ils arrivent au pouvoir, les dirigeants européens peuvent permettre de faire émerger un autre cadre, celui des relations agoniques. Ce cadre, c’est celui des relations entre forces certes opposées, mais où l’affrontement avec les institutions européennes requalifie l’opposition d’un conflit entre adversaires et non plus entre ennemis. La question se pose donc à vous, comme elle se pose à toutes les forces luttant contre l’austérité en Europe : quelles sont les forces avec lesquelles vous pourriez passer des accords ou une trêve le temps de régler cet affrontement décisif ?

  1. L’Euro

La question de l’affrontement avec les institutions européennes nous conduit à celle de l’Euro. Ce que l’on appelle la « monnaie unique » est en réalité un mécanisme qui a bloqué les nécessaires ajustements de taux de change entre des économies dont les structures sont très différentes tout en permettant de créer un espace unifié pour la spéculation financière. C’est pourquoi l’Euro est aujourd’hui défendu essentiellement par les banquiers et la « finance ». Mais, c’est aussi pourquoi les pays de l’Europe du Sud n’ont pas eu d’autre choix que celui de s’engager dans des stratégies de dévaluations internes, une course mortifère au « moins coûtant, moins disant », dont les conséquences sont immensément plus graves que celle de réajustements des taux de change. C’est l’origine réelle des politiques d’austérité dont la logique est de conduire à une « hyper-austérité ». La concurrence se joue désormais dans le degré d’engagement dans l’hyper-austérité.

La question de l’Euro ne relève donc pas, comme vous semblez le croire, uniquement du domaine symbolique de l’hégémonie culturelle. C’est une question concrète, qui se traduit dans des centaines de milliers de licenciements, dans des millions de jeunes et de moins jeunes travailleurs privés de leur emploi, dans la baisse de tous les minima sociaux. Vous ne pourrez pas mettre en place une politique contradictoire à l’austérité sans vous attaquer à l’Euro. Ici encore, l’exemple de SYRIZA et de la Grèce, est parlant ; ayant renoncé à quitter l’Euro, même si désormais une majorité de la population serait d’accord avec une telle perspective, le gouvernement de SYRIZA a été contraint d’appliquer le même austérité que celui de Nouvelle Démocratie, et il perd aujourd’hui toute la légitimité qui découlait de son discours contre l’austérité. La stratégie qui consiste à chercher à « gagner du temps » est ici, très clairement, une stratégie perdante. À terme, vous serez, n’en doutez pas, confrontés aux mêmes choix. Quelle sera alors votre réponse ?

À l’occasion de votre passage à Paris, en septembre 2015, vous avez déclaré qu’une sortie de la zone euro n’est envisageable, d’un point de vue espagnol, qu’à la seule condition qu’un pays membre de l’Union Européenne pesant économiquement plus que l’Espagne ne l’envisage d’abord officiellement. Votre prise de position se veut respectueuses des débats qui traversent nombre des forces politiques, y compris PODEMOS – comme on a pu le constater à l’occasion de sa dernière université d’été. Dans le numéro de La New Left Review dont il a été question, vous nous rappelez que PODEMOS est aujourd’hui pensé comme un « instrument fondamental du changement politique »[2]. L’aggiornamento permanent auquel ses militants le soumettent ne saurait être possible si vous n’acceptez pas de débattre des questions et des impasses auxquelles nous devons faire face.

 

Nous vous prions de croire, cher Pablo Iglesias, en notre volonté résolue d’impulser un véritable changement tant en France, qu’en Europe.

 

Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, auteur de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Michalon, 2016.

Christophe Barret, historien et essayiste, auteur de Podemos. Pour une autre Europe , Paris, éditions du Cerf 2015.

 

Partager cet article
Repost0
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 22:52

"Dans un élan commun, les syndicats d’EDF ont lancé une opération de communication le 20 janvier dernier. En cause ? « Les mauvais choix industriels et économiques mis en œuvre de façon zélée par le gouvernement sous le regard de l’Europe », résume la FNME-CGT. Le syndicat FO Mines et Energies a adressé directement une lettre à François Hollande, dans laquelle il critique la politique de dividendes très élevés exigée par l’Etat « au mépris de la santé de l’entreprise », son « non respect des engagements tarifaires », sa volonté de développer chez EDF « à la fois les [énergies] renouvelables tout en refondant la filière nucléaire »."

Source : Politique Magazine

Lu dans la revue de presse deu blog "Lescrises.fr"

Partager cet article
Repost0
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 05:08
Lundi, 25 Janvier, 2016
Humanite.fr
afp

Le monde agricole est au bord de l’explosion, il ne supporte plus cette pression continue sur la baisse des prix exercée tant par les distributeurs que par les industriels de l’agroalimentaire, alors que les prix sont pour la plupart des productions, déjà inférieurs aux coûts de production.

Cette situation est la conséquence logique d’une PAC qui s’est débarrassée de ses outils de régulation des marchés à l’intérieur de l’UE et à l’extérieur, avec la multiplication des accords de libres échanges. A chacune de ses rencontres avec le président de la République, le ministre, les élus de la République, le MODEF n’a eu de cesse de dénoncer cette politique et d’avertir des conséquences dramatiques qu’elle allait avoir sur le terrain.
La guerre de la concurrence met à genoux les exploitants familiaux et ce n’est pas en transférant les charges sociales et fiscales des grosses exploitations vers les citoyens contribuables qu’on sortira l’Agriculture de l’ornière. Le moins disant social et fiscal nous enferme dans un cercle vicieux qui aspire les travailleurs de la terre dans les abîmes de la précarité et de la misère.
Ce n’est pas en mutualisant la misère comme le prône certains aujourd’hui, que nous maintiendrons la tête hors de l’eau. Ce n’est pas en prônant la reconversion sociale des agriculteurs au moment où le nombre de sans-emploi atteint son paroxysme qu’on sortira l’agriculture de la situation dramatique dans laquelle on l’a plongée.
Les ministres, le président de la République, les élus doivent avoir le courage de reconnaître que la guerre économique portée par le libéralisme depuis 30 ans est en train de tuer notre agriculture et ces centaines de milliers d’exploitants familiaux.
 
L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée.
 
Le MODEF demande que l’Agriculture soit exemptée des règles de la libre concurrence, telle qu’imposée par l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne).
Le MODEF demande que des prix agricoles minimum garantis et rémunérateurs soient fixés au niveau national ou Européen. Le MODEF demande que nos produits agricoles et alimentaires soient protégés des importations abusives à bas prix….
Le MODEF demande un étiquetage obligatoire de l’origine des produits agricoles qui rentre dans la composition des produits alimentaires destinés aux hommes et aux animaux.
Le MODEF demande une réforme en profondeur des relations, producteurs, transformateurs, distributeurs.
Le XXIème siècle doit être celui d’une alimentation diversifiée, saine et de qualité pour tous qui ne peut être produite que par une agriculture solidaire, durable, responsable, respectueuse de notre planète et pacifiste.
 
Angoulême, le 25 janvier 2016
Jean Mouzat, Président du MODEF National.
Partager cet article
Repost0
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:00

La création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

Sur PCFbassin

 

Reçu de l'auteur le 25/01/2016

 

Il y a en économie une loi sûre : la création de richesses provient d’abord du travail matériel, industrie et agriculture.

 

Une preuve parmi d’autres : un emploi industriel crée trois emplois dans les services, et même jusqu’à 12 emplois dans les hautes technologies, mais jamais l’inverse.

 

Ainsi la désindustrialisation tue des emplois dans les services. Par exemple, en informatique (logiciels), nos étudiants sortant de nos universités trouvaient tous un emploi dans les années 80 – 95, et ce durant toute leur vie professionnelle. Puis, ensuite, lors du début de la désindustrialisation massive, nos informaticiens avaient une durée de vie dans leur métier initiale de 25 ans, puis de 20 ans, aujourd’hui d’une douzaine d’années maximum (après quoi ils sont virés). Gare à ceux qui n’ont pas eu le loisir de se reconvertir. Il en va de même en marketing, etc.

 

Pour cacher la désindustrialisation, la propagande modifie la sémantique : elle parle désormais d’industrie bancaire, d’industrie informatique, etc. , à titre de remplacement. Mais pas seulement : on a pris l’habitude d’entendre que l’industrie se délite, et nombre de commentateurs trouvent cela normal et correspondrait même à un signe de « post-modernité ». Sans doute leurs commentaires iront dans le même sens quand, de manière imminente : les banques s’apprêtent à licencier massivement. Ils vont jusqu’à nous préparer l’acceptation des licenciements massifs partout sous l’effet de l’informatisation et de la communication généralisées et naturelles. Même des responsables syndicaux s’y laissent prendre.

 

Ces licenciements dans les services sont bien la conséquence de la politique volontaire de désindustrialisation du pays. Si la bande de Sarkozy a eu pour consigne d’endetter le pays afin d’une part d’enrichir les banques, essentiellement US, et d’autre part d’instituer à vie l’austérité, la bande de Hollande, sortant des mêmes officines, a eu pour consigne d’achever la vente de nos industries stratégiques aux américains.

 

Que va-t-il nous rester ? Rien, sinon le tourisme vert, idée déjà émise avant-guerre par la finance anglo-saxonne et allemande.

 

Faudra-t-il bientôt ouvrir des licences universitaires de danses bretonnes et autres, histoire de pavoiser devant les touristes étrangers comme le font de faux danseurs africains dans les réserves d’animaux ?

 

Un premier mot d’ordre révolutionnaire : ré-industrialisation de notre pays, et ce rapidement avant que les savoir-faire ne disparaissent ;

 

Un second mot d’ordre : la pseudo élite est trop corrompue pour espérer quoique que ce soit, même à la sortie des urnes.

 

Conclusion : que les salariés prennent les affaires en main partout sur leur lieu de travail dès que possible.

 

Une chose est certaine : ils ne pourront pas faire pire.

 

Jean-Pierre Escaffre

Agrégé de Techniques économiques de gestion, Jean-Pierre Escaffre est maître de conférences en sciences de gestion, habilité à diriger des recherches, à l'Institut de Formation Supérieure d'Informatique et de Communication à l'Université de Rennes 1.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:57
Le chômage, l’industrie et l’Euro

par · 18 janvier 2016 - Extraits - Lire l'intégralité ici -

La question du chômage est bien aujourd’hui la question essentielle. C’est elle qui motive l’annonce – bien tardive – d’un « plan d’urgence » par le Président de la République. Que l’on regarde d’un point de vue économique, et le coût du chômage tant direct qu’indirect par les opportunités qui sont perdues est un problème majeur pour l’économie française, d’un point de vue social, et les conditions de vie des chômeurs – 4,5 millions en chiffre réel quand on se base sur les 3 catégories A, B et D de la Dares – mais aussi des travailleurs pauvres dont le salaire est tiré à la baisse par l’importance du chômage sont aujourd’hui un véritable drame national, ou que l’on regarde d’un point de vue politique, et il est ici évident que le chômage déstructure notre vie politique, il est clair que la question du chômage est bien la première dans la Nation. Cette question du chômage est fondamentalement le produit d’une insuffisance de la demande solvable face à la montée des gains de productivité. Mais, elle a pris un tournant important avec l’émergence du problème de la compétitivité relative des productions françaises depuis maintenant plus de 25 ans. Elle se concentre sur le phénomène de désindustrialisation que la France connaît depuis cette époque. Même si l’emploi industriel a toujours été limité en France, il faut savoir que chaque emploi dans l’industrie « nourrit » entre 2,5 et 3 emplois dans les services qui sont associés, directement ou indirectement, à la production industrielle. C’est pourquoi cette dernière est le premier indicateur quand on veut regarder la question du chômage.

Histoire de la production industrielle en France

Si l’on regarde les chiffres de l’INSEE, on est frappé par le constat que la production industrielle, qu’il s’agisse de la production globale ou de la production manufacturière, est aujourd’hui inférieure à son niveau de 1990.

[...] De fait, la production industrielle ne retrouve son niveau de 1990 qu’en janvier 1997. Ce « mieux », certes très relatif, est dû à la mise en œuvre d’une politique volontariste d’exonération des cotisations sociales, qui équivaut à l’effet d’une dépréciation du taux de change pour les entreprises, mais qui serait à la charge de l’Etat.

[...] ces résultats ont été payés au prix fort par un alourdissement et du déficit et de la fiscalité, dans la mesure ou toute exonération des cotisations doit être compensée ; ce que les entreprises ne payent pas, il faut bien le faire payer aux ménages. Mais, le plus dramatique est bien la faiblesse de ces effets. Ils ne font que compenser les effets négatifs massifs de la mise en place de l’Euro [...] Par ailleurs, l’appréciation de l’Euro par rapport au Dollar (et aux monnaies associées au Dollar), appréciation qui se fait sentir depuis l’été 2002, constitue une autre cause de freinage de la production industrielle.

[...] La crise de 2008-2010 entraîne un effondrement de la production industrielle, et une hausse corrélative du chômage. Les politiques d’austérité qui se développent en Europe (Grèce, Espagne, Portugal et Italie) ont pour effet à la fois de diminuer la demande globale et d’accroître de manière considérable la concurrence, en particulier avec l’Italie et l’Espagne. [...] La production industrielle, après avoir connu un léger rebond fin 2009 – début 2010, stagne et décroit à nouveau.

 

Un problème de spécialisation industrielle ?

De nombreux économistes prétendent que les effets du taux de change (et de l’Euro) sont minimes en comparaison avec les effets dits « de qualité » de la production industrielle. Notons que cette explication est battue en brèche par le dernier rapport du Fond Monétaire International qui, au contraire, montre bien l’importance du taux de change dans les échanges [...]

 

On constate la très grande similitude de la trajectoire de la branche « machines et équipements » et de celles « moyens de transport » (qui inclut l’aéronautique). Seule, la sous-branche « industrie automobile » montre une certaine différence. Mais, d’une part, la production stagne depuis le début des années 2000 et d’autre part la délocalisation d’une partie des sous-ensembles de cette branche (en Slovaquie, République Tchèque, Roumanie) a permis aux producteurs de maintenir des volumes de production mais au prix de la perte d’emplois en France.

Si l’on sort du domaine de l’industrie mécanique (au sens large) les résultats des autres branches sont assez convergents avec ceux que l’on a déjà constatés.

On constate la très similitude de la trajectoire de l’industrie pharmaceutique avec la moyenne de l’industrie. Pourtant, à priori, on pourrait penser que l’industrie pharmaceutique serait l’un des points forts de l’industrie française à la fois compte tenu du savoir faire dans la recherche mais aussi d’une demande spécifique qui tend normalement à augmenter dans une population qui prend de l’âge. En fait, la seule branche qui connaît une croissance notable, et qui semble échapper aux problèmes de l’industrie est la métallurgie et produits métalliques, autrement dit une branche où les gains de productivités ont été très important mais qui est très loin d’apparaître comme une branche « nouvelle » par la nature des procès technologiques mis en œuvre.

 

Si l’argument d’un défaut de spécialisation de l’industrie française peut et doit être entendu, il est faux d’y voir la cause principale de la désindustrialisation de la France. Cette cause est et reste l’Euro, qu’il s’agisse de ses effets directs ou de celui des politiques dites « de Franc fort » qui ont été mises en œuvre pour « préparer » la France à l’Euro. La tragédie de l’industrie, et donc du chômage, en France s’inscrit dans le long terme, dans la décision consciemment prise par les gouvernements qui se sont succédés depuis la fin des années 1980, d’inscrire le pays dans une Union monétaire qui ne pouvait (et qui ne peut toujours pas) fonctionner. Ce ne sont pas des mesures ponctuelles qui seront annoncées par le Président de la République, M. François Hollande, qui pourront y changer grand chose.

 

Lire l'intégralité et les notes sur le site Russeurope

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:46

Publié par Jean Lévy le 27 juillet 2015

La colère paysanne se manifeste aux frontières

francetvinfo.fr

Les agriculteurs refoulent les camions étrangers aux frontières allemande et espagnole

Ils empêchent les camions étrangers de passer en France. Des agriculteurs ont érigé des barrages aux frontières allemande et espagnole, dans la soirée du dimanche 26 juillet. Ils entendent dénoncer les "distorsions de concurrence"favorisant selon eux leurs homologues étrangers, après les accords intervenus cette semaine pour relever le prix du bœuf, du porc et du lait.

En Alsace, six barrages routiers

En Alsace, les agriculteurs ont disposé leurs tracteurs à partir de 22 heures sur six passages routiers entre la France et l'Allemagne, dont cinq ponts. L'action, à l'initiative de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, devrait se prolonger au moins jusqu'à lundi après-midi. "Nous laissons passer toutes les voitures et tout ce qui vient de France", assure Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Les camions étrangers arrivant d'Allemagne et transportant des matières premières agricoles ou des produits agroalimentaires sont en revanche "bloqués", explique-t-il.

"Nous avons déjà refoulé entre deux cents et trois cents camions, qui transportaient des produits qui nous font des distorsions de concurrence,affirme Franck Sander. "On a par exemple fait faire demi-tour à un camion transportant du Babybel. Les consommateurs pensent que c'est français, mais ce fromage venait de Slovaquie."

A l'issue d'une réunion avec les pouvoirs publics, prévue lundi à la préfecture à Strasbourg, les représentants des agriculteurs décideront s'ils poursuivent ou non les blocages.

En Haute-Garonne, un barrage sur l'A64

Dans le Sud-Ouest, cultivateurs et éleveurs ont établi dimanche soir un barrage sur l'A64, après le péage de Montrejeau, entre Saint-Gaudens et Lannemezan. Ils ont fouillé des dizaines de camions venant d'Espagne, menaçant de décharger la viande ou les fruits destinés au marché français s'ils en trouvaient. "On contrôle tous les camions provenant d'Espagne. On regarde la provenance des denrées alimentaires", explique Guillaume Darrouy, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne.

De son côté, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, estime dans Le Parisien/Aujourd'hui en France que "dans les jours qui viennent, suite à l'accord tout juste conclu avec le gouvernement, les prix doivent remonter". Selon le responsable du principal syndical agricole, "les Français sont prêts à payer plus, c'est encourageant""L'accord sur la hausse du prix du lait va soulager les éleveurs jusqu'en décembre. Pour le bœuf, distribution et industriels sont à la moitié du chemin par rapport aux engagements de juin", estime Xavier Beulin.

 
Partager cet article
Repost0
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 10:27
La BNS investit dans les armes nucléaires! Elle a même doublé en 2015 ses positions dans ce secteur!

BNS n’est plus du tout en phase avec la culture et les attentes des citoyens qui la financent.

Après le gaz de schiste et autres hydrocarbures, le nucléaire lui-même est honni par une bonne partie de la population suisse.

Alors l’armement nucléaire est simplement une abomination qui n’a aucune place dans les actifs d’une banque centrale propre d’un pays dit à ce jour neutre!

Cette information fait écho à notre publication sur « Qui dirige la BNS? »

Force est de constater que cette institution supposée soumise à la Constitution fédérale est totalement en phase avec la stratégie et les besoins des deux grandes banques UBS et CS instrumentalisées elles-mêmes par les puissants lobbies de la planète.

UBS et CS sont aux manettes directement ou indirectement-de la politique financière et monétaire via une série de constructions d’entités privées ou décentralisées de l’administration fédérale.

Nous avons vu dans l’article « Qui dirige la BNS? » que ces deux banques pilotaient toute l’infrastructure de la place financière suisse à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

Il est temps de dire STOP!

Nous attendons aujourd’hui plus qu’hier que des élus se lèvent et remettent en question l’indépendance de la stratégie de la BNS tant sur le plan technique qu’éthique.

Liliane Held-Khawam sur son site

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 23:34

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:48

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:58

Par sur Russeurope· 17 décembre 2015

 

Le « Front de Gauche », cette alliance de partis et de mouvements qui représente ce qu’il est convenu d’appeler la « gauche radicale » a subi une terrible défaite lors des élections régionales du 6 et du 13 décembre 2015. Cette défaite est aussi l’un des faits marquants de cette élection.

 

Exeunt Front de Gauche ?

Cette défaite était en réalité prévisible. Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de Gauche, avait lucidement dénoncé les compromissions, les absences de politiques et les manques de clarté d’une campagne[1] qui s’est soldée par un émiettement sur le terrain, et une défaite en rase campagne. Avec un certain courage politique, il avait anticipé le résultat désastreux pour le FdG. J’ai rendu compte de ce constat dans une note publiée sur ce carnet[2]. Cette note m’a valu un immense courrier (plusieurs centaines de courriels, des dizaines de messages sur Twitter, et plus de 100 messages sur Russeurope), venant de militants du Parti de Gauche, du PCF, des divers mouvements membres du FdG, mais aussi de responsables locaux ainsi que de responsables syndicaux. Une partie de la « gauche radicale » est en deuil, mais elle est aussi très largement en colère. Elle ne se satisfait pas des « explications » fournies par le sieur Pierre Laurent[3], ci-devant dirigeant du PCF. Mais, elle ne se retrouve pas non plus dans la déclaration de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a écrit, à chaud : « N’oubliez jamais que le printemps revient toujours. Une affaire de patience »[4]. Piètre consolation quand on est militant politique. On comprend qu’il ait été affecté, lui qui s’était opposé aux manœuvres d’appareil qui ont couté si cher au FdG. Mais, on ne peut qu’être surpris, justement, qu’un dirigeant n’ait à offrir que ses consolations. Ou alors, cela signifie que le FdG est moribond, et que la seule chose qui reste à faire est de prononcer – si l’on croit – la prière aux agonisants.

 

Un assassinat

Mais s’il y a mort, elle n’est pas naturelle. Si le FdG est mort, ce n’est pas « à l’insu de son plein gré », selon la formule rendue célèbre par la télé-réalité. Le FdG a été assassiné ; il a été assassiné dans le dos, de manière traitreuse, par des sicaires aux allégeances multiples et aux intérêts divers. Et, ceux qui ont tenu le couteau sont hélas nombreux.

Il y a d’abord la presse que l’on qualifierait bien de « bourgeoise » si ce n’était lui faire trop d’honneur, car dans ce qualificatif de « bourgeois » il y eut des qualités de lucidité que l’on aurait bien peine à retrouver aujourd’hui. Bref, dans les colonnes du Monde et de Libération, en passant par l’Obs, on n’a pas été avare en calomnies et en déformations. Mais, ayons l’honnêteté de reconnaître qu’il fallait s’y attendre. Que ces journaux n’ont finalement été que fidèles à leur nature profonde. Coupables donc, cette presse aux ordres et ces journalistes à gages, mais coupables mineurs.

Car, dans cet assassinat, il faut aller chercher le coupable parmi les siens. On connaît la phrase de Voltaire : « Mon Dieu, protégez moi de mes amis… ». Elle s’applique à merveille tant aux manœuvres d’appareil qu’ont tentées certains des responsables du Parti de Gauche. Elle s’applique encore mieux au comportement du PCF qui n’a eu de cesse que de vouloir préserver des sièges et des sinécures, et qui s’est précipité dans une « union » que l’on ne peut plus appeler « de la gauche » dès le second tour de ces élections régionales en croyant que sa virginité était préservée par une dénonciation de l’austérité.

Mais, toute dénonciation qui ne tire pas clairement les conséquences de ce qu’elle dénonce, qui ne fournit pas une stratégie alternative, n’est qu’une imposture, un masque commode sous lequel on peut cacher bien des turpitudes.

 

Tirer les leçons d’une défaite

Ceci conduit à s’interroger sur les erreurs stratégiques qui ont été commises depuis ces deniers mois. Car, nous voyons bien que la situation désastreuse dans laquelle se trouve le peuple de France, accablé par un chômage qui atteint les 4,5 millions de personnes, une précarité qui en frappe plus de 8 millions, dans une situation tragique du point de vue de sa sécurité, que ce soit au niveau individuel ou au niveau collectif, tire ses racines et de la politique de l’Union européenne et de la mise en place de l’Euro qui a dramatiquement aggravé et consolidé cette course vers le moins d’emploi. L’erreur stratégique fondamental a été de ne pas vouloir combattre cette politique au nom de cette chimère qui s’appelle un jour « une autre Europe » et le lendemain « un autre Euro ». Cette chimère porte la responsabilité de cette défaite politique que la gauche radicale a subie : E fructu arbor cognoscitur…

Car, et il faut s’en persuader, il n’y aura pas d’autre Union européenne, cette « Europe sociale » dont on nous rebat les oreilles, tout comme il n’y aura pas « d’Euro démocratique ». Les eurocrates ne proposent que des surenchères dans des politiques qui ont fait faillites. La seule manière d’espérer pouvoir aboutir à des changements substantiels et de revenir à la souveraineté nationale et, sur cette base, de passer des coopérations avec les peuples qui se seront, eux aussi, libérés de joug européistes. Ce n’est pas mépriser l’internationalisme que de reconnaître qu’il n’existe, à certains moments de l’histoire, que de solution dans le cadre de cette unité politique que représente un peuple particulier, le peuple français en l’occurrence.

Pour cela, il faudra balayer les élites compradores qui nous gouvernent, que ces élites soient politiques, économiques ou médiatiques, et non mendier une alliance avec elles en supposant que si elles agissent ainsi c’est par bêtise ou aveuglement. Soyons en sûr : les gens qui nous gouvernent savent parfaitement ce qu’ils font. Rien n’est plus faux, rien n’est plus porteur de confusion, que de penser, ou de laisser à penser, que le néo-libéralisme ne serait que le produit d’un aveuglement[5].

Il faudra donc aussi s’organiser en pleine autonomie pour se garantir contre une nouvelle compradorisation des forces politiques une fois ces élites balayées.

 

Les principes d’un programme

Ceci découpe en creux ce que devrait être le programme de la « gauche radicale ». Un programme non pas nationaliste au sens étroit de ce mot, mais qui s’appuie sur la notion de souveraineté pour garantir son projet démocratique, que ce soit dans le cadre politique français, et il convient de rappeler que la souveraineté est la base de la démocratie, ou que ce soit dans un cadre international. C’est dans le respect et la collaboration des peuples souverains que pourra se construire réellement se construire un programme contre l’austérité des peuples européens. C’est dans ce respect de la souveraineté que nous pourrons tendre une main fraternelle aux autres peuples pour poser les bases avec eux de projets de développement qui éviteront à tant de malheureux de connaître le drame du déracinement.

Fors ce programme, la gauche radicale est condamnée à disparaître. C’est aussi cela la leçon de ce qui s’est produit lors des élections régionales.

[1] Voir Mélenchon J-L, « Front de Gauche : l’état d’imbroglio permanent », note postée le 2 décembre 2015 sur http://melenchon.fr/2015/12/02/front-de-gauche-letat-dimbroglio-permanent/

[2] Sapir J., « Mélenchon et l’imbroglio », note publiée le 3 décembre 2015 sur Russeurope, http://russeurope.hypotheses.org/4526

[3] Voir http://www.pcf.fr/79808

[4] Mélenchon J-L, le 7 décembre 2015, http://melenchon.fr/2015/12/07/sous-le-choc/

[5] Voir Garnier J-P, « Lordo-Libéralisme ou le néolibéralisme vu par Frédéric Lordon », texte posté le 17 décembre 2015 sur http://www.librairie-tropiques.fr/2015/12/de-quoi-le-lordo-liberalisme-est-il-le-nom.html


Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents