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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 15:23

Par · 27 octobre 2015

L’annonce des chiffres du « chômage » pour septembre 2015 a été une bonne surprise pour le gouvernement, ou du moins le prétend-il[1]. Le chiffre des demandeurs d’emploi pour ce qui correspond à la « catégorie A » de la DARES à diminué de 23800 personnes. Encore faut-il comprendre comment on est arrivé à ce résultat. Et les éléments publiés par la DARES, mais qui ne sont que très rarement exploités par les journalistes[2], ne correspondent pas vraiment aux bulletins de victoire qu’un gouvernement aux abois s’est empressé de publier.

On attribue au Premier ministre britannique (sous la Reine Victoria) Benjamin Disraeli la fameuse citation : “Il y a trois sortes de mensonges: le mensonge ordinaire, le parjure et les statistiques.[3]. Cherchons donc à faire de la statistiques sans tomber ni dans le mensonge ni dans le parjure…

 

Rappel méthodologique

Il convient ici de rappeler un certain nombre de faits. Tout d’abord, la DARES ne recense pas les « chômeurs » mais les demandeurs d’emplois[4]. Et pour être recensé il faut le demander et satisfaire à toute une série de critères administratifs. Des chômeurs de longue durée découragés ne se réinscrivent pas et ne sont donc pas comptabilisés. Le nombre des chômeurs réels est donc nécessairement plus élevé que les chiffres de la DARES, probablement de 300 000 à 500 000 personnes. Ensuite, la fameuse « catégorie A » comprend les personnes sans emplois, faisant des démarches actives pour reprendre un emploi. Mais, il faudrait logiquement y ajouter la catégorie « D », qui recense les personnes dispensées des démarches de recherche d’un emploi (pour raison de santé ou autres) ainsi que la catégorie « B » qui recense les personnes travaillant à temps très partiel. Le véritable indicateur du chômage est en fait l’agrégat « A+B+D » et le nombre réel de chômeurs s’obtient en rajoutant à cet agrégat les personnes au chômage et qui ne se sont pas réinscrites. Cet agrégat se situe, en septembre 2015, à 4,544 millions de personnes. Suivant les estimations sur le nombre des personnes découragées, on obtient alors entre 4,84 et 5,04 millions de chômeurs réels.

[...]

La suite sur le blog de Jacques Sapir "Russeurope"

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:33

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

 

Le président français François Hollande est en visite officielle en Grèce, avec dans ses bagages les dirigeants d’Alstom, Vinci ou encore Suez environnement. Autant d’entreprises intéressées à profiter du programme de privatisations imposé au pays cet été par ses créanciers.

Cet été, durant les négociations entre la Grèce et ses créanciers, François Hollande et le gouvernement français ont affiché avec beaucoup de complaisance le « soutien » qu’ils apportaient au gouvernement d’Alexis Tspiras, en cherchant à opposer cette attitude à l’intransigeance allemande.

L’accord finalement conclu entre la Grèce et les institutions européennes, extrêmement contesté, inclut un nouveau plan de privatisations de 50 milliards d’euros, malgré l’échec patent du plan précédent (lire notre article). La visite officielle du président français dans le pays, le 22 et 23 octobre, jette une lumière assez crue sur les motivations des dirigeants tricolores.

François Hollande amène dans ses bagages, comme de coutume, une brochette de PDG français. Mais cette fois, ils ont pour la plupart un intérêt commun : mettre la main sur la « manne » des actifs publics grecs à vendre, comme le rapporte cet article du Monde. Alstom s’intéresse au secteur ferroviaire. Vinci - déjà candidat malheureux au rachat des aéroports régionaux grecs, finalement concédés à un consortium allemand - convoite des aéroports, des ports et des autoroutes. Quant à Suez environnement, elle n’a visiblement pas renoncé à prendre le contrôle des services de l’eau d’Athènes et de Thessalonique.

Comme nous l’avions rapporté (lire ici et ), le précédent plan de privatisations grec s’était heurté à des obstacles économiques inhérents aux programmes de ce type, ainsi qu’à la résistance des citoyens. Dans le cadre d’un référendum citoyen organisé en mai 2014 à Thessalonique, 98% des votants s’étaient prononcés contre la privatisation de l’eau et l’arrivée de Suez. Le Conseil d’État avait ensuite donné le coup de grâce à la tentative de la firme privée française en jugeant la privatisation de ce service essentiel anticonstitutionnelle. Une décision que Suez tente de contourner en ne proposant de racheter que 49,9% des entreprises concernées, ce qui ne l’empêcherait pas d’en prendre le contrôle opérationnel et financier.

Le président français n’a jamais caché qu’il voyait la crise grecque comme une opportunité pour les entreprises françaises, qu’il avait déjà ouvertement appelé en 2013 à « soutenir » les Grecs en « investissant » dans le pays. Un soutien dont beaucoup de Grecs se passeraient sans doute bien.

Olivier Petitjean

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:11
Sur "Solidaire", le journal en ligne du Parti du Travail de Belgique
Photo Solidaire, Stef Coppieters

Photo Solidaire, Stef Coppieters

23 Octobre 2015

 

Steff Coppieters

Un groupe de bénévoles du centre de santé grec Helliniko a refusé le « prix du Citoyen européen » que le Parlement européen voulait lui décerner. La politique d’austérité imposée par l’UE tue également des gens en Grèce.

À la fin de l’été, une information surprenante atterrissait dans la boîte aux lettres du centre de santé gratuit Helliniko (MKIE), en Grèce. Le Parlement européen lui décernait le prix du Citoyen européen, parce que, depuis 2011 déjà, il aide les victimes de l’austérité. Actuellement, en Grèce, trois millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé publics. Les bénévoles du centre proposent des soins et des médicaments gratuits. Avant la crise déjà, la règle était en Grèce que votre assurance maladie dépendait de l’exercice d’une profession. Si vous êtes chômeur, au bout d’un an, vous et votre famille devez assumer intégralement vous-mêmes tous vos frais médicaux. Avec les coupes dans le secteur public et le chômage massif, un très grand nombre de Grecs sont dans le cas. De même, pour bien des pensionnés, réfugiés, sans-papiers, les soins de santé sont inaccessibles. Le cardiologue Georgios Vichas, fondateur de MKIE, et son équipe recollent la casse provoquée par l’UE et le FMI... et c’est la raison pour laquelle ils reçoivent un prix du Parlement européen.  

Le Parlement européen refuse de leur donner la parole

Le prix prévu pour MKIE a tout d’une plaisanterie de mauvais goût. Aussi, après concertation – la voix de chaque bénévole, médecin ou pas, a le même poids, au sein de MKIE –, la décision a été prise de refuser le prix. Maria, l’une des bénévoles, nous explique pourquoi : « Si quelqu’un vous sectionne une main à la machette, vous n’allez quand même pas accepter la prothèse qu’elle vous offre après ? » Toutefois, ils allaient accepter de répondre à l’invitation à la cérémonie à Bruxelles : c’était l’occasion d’expliquer au Parlement qu’il fallait mettre fin à cette austérité meurtrière. L’establishment européen allait toutefois les empêcher de prendre la parole : d’abord, les frais de voyage ne leur seraient pas remboursés. Mais ce n’était pas un problème, ont réagi les bénévoles. Par la suite, ils leur ont quand même été remboursés, mais ils n’ont pu assister à la cérémonie qu’en tant que spectateurs silencieux, sans donc pouvoir prendre la parole. Est-ce cela, l’Europe démocratique ?

Georgios Vichas a alors organisé une conférence de presse dans une des salles du Parlement. L’autre lauréat du prix, la cantine sociale « Allos Anthropos » (Un autre être humain) a également refusé le prix et a elle aussi délégué quelques personnes à Bruxelles. 

La politique d’austérité tue 

Lors de la conférence de presse, le docteur Vichas a insisté, faits à l’appui, sur les effets de l’austérité. « Pour la première fois en temps de paix, le nombre de décès parmi les nouveau-nés et les bébés a augmenté et le taux de mortalité est plus élevé que celui des naissances. Le nombre de suicides a lui aussi augmenté et, dans notre centre médical, nous avons eu des patientes mortes d’un cancer du sein uniquement parce qu’elles n’avaient pu entamer un traitement à temps. En outre, nous voyons beaucoup de bébés sous-alimentés. Nous leur offrons gratuitement du lait en poudre et des aliments pour bébés. » Kostas Polichronopoulos, d’Allos Anthropos, a fait un plaidoyer musclé en faveur de la solidarité comme arme contre le fascisme et le racisme. Après la conférence de presse, Kostas nous a raconté comment les fascistes d’Aube dorée, le parti néonazi grec, les attaquaient en rue. Les fascistes ont leurs propres cantines populaires, mais réservées aux Grecs de « pure souche ». À Allos Anthropos, tout le monde est le bienvenu. Kostas et ses amis ont dû se défendre avec ce qu’ils avaient. Pour eux, ces extrémistes ne sont pas à leur place dans les rues ou au Parlement. La solidarité est la meilleure arme contre eux. 

Nous avons demandé à Polichronopoulos et à Vichas comment les citoyens solidaires de Belgique, de France et du reste de l’Europe pouvaient les aider. La réponse a été surprenante : « C’est fantastique que vous collectiez de l’argent et du matériel pour nous aider, mais ce n’est pas la première chose que nous voulons vous demander. Ce qui est plus important encore, c’est que vous racontiez à tous vos concitoyens ce qui se passe réellement en Grèce. Parlez-leur de la crise humanitaire et dites-leur que cela pourrait aussi leur arriver. La Grèce est un banc d’essai, pour la politique d’économie néolibérale poussée à l’extrême. C’est chez nous que l’élite européenne teste ce qu’elle va appliquer chez vous aussi. Du moins, si vous ne résistez pas. Aussi est-ce notre vœu le plus cher : battez-vous de toutes vos forces, tous ensemble dans toute l’Europe, contre l’austérité. C’est la seule solution. »  

Action de protestation contre le TTIP

Photo Solidaire, Stef Coppieters

Peu après la conférence de presse, des syndicats, des mouvements citoyens et des militants ont entouré le Sommet européen, en guise de protestation contre le TTIP et la politique néolibérale de l’UE. Les bénévoles grecques étaient très désireuses de se joindre à eux. Elles avaient même apporté une banderole de la clinique sur laquelle on pouvait lire : « Austerity kills » (L’austérité tue). 

« Nous ne sommes pas une institution de bienfaisance, nous percevons notre travail comme une façon de donner du courage aux gens afin qu’ils résistent. Nous montrons à nos patients que leur situation est la résultante de décisions politiques contre lesquelles nous tous, ensemble, pouvons et devons nous opposer. » 

Pause café à Molenbeek

Après la manifestation, nous sommes allés nous réchauffer à la maison médicale de Médecine pour le Peuple (MPLP) à Molenbeek. Pour l’instant, MPLP mène une campagne de solidarité avec le peuple grec et MKIE en est l’un des partenaires. Les bénévoles grecques se souvenaient bien de la visite de solidarité des médecins de MPLP en septembre. À l’accueil, elles aperçoivent les affiches et les dépliants de la campagne de solidarité et, du coup, elles veulent également arborer le bracelet bleu de la campagne. Nous traduisons pour elles ce que disent les dépliants et les affiches. Médecine pour le Peuple présente bien des points communs avec ce qu’elles-mêmes font. Elles aussi aident les réfugiés et les sans-papiers car, en Grèce, ceux-ci ne peuvent s’adresser qu’aux cliniques bénévoles. Et, chez elles aussi, les Palestiniens ont toujours pu compter sur leur solidarité. Ainsi, l’an dernier, elles ont encore pu envoyer tout un chargement de médicaments à Gaza, malgré les graves problèmes auxquels elles-mêmes sont confrontées. 

Leur visite a apporté un nouvel élan à la campagne de solidarité en cours.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:39
Commentaires : Quand la SNCF était encore à 100% une entreprise publique et un service public, quand les voyageurs étaient des usagers et non des clients, quand le profit et la rente aux actionnaires n'étaient pas la première préoccupation des actionnaires, quand l'Union Européenne n'avait pas encore imposé la libéralisation du rail, ce genre d'incident ne se produisait pas.

"Suite à un incident affectant un certain type de matériel roulant, des agents de conduite de la région Normande ont fait valoir leur droit de retrait. Le trafic est perturbé sur la région." explique le site de la SNCF.

 

© Laurent LAGNEAU / France 3 Haute-Normandie

© Laurent LAGNEAU / France 3 Haute-Normandie

 

Le TER devient incontrôlable

Le TER 848973 assurait mardi la liaison Abancourt dans l'Oise jusqu'à Rouen. Il percute deux vaches à Serqueux. Le mécanicien actionne ses freins d'urgence. Sa machine ne répond plus.
"La collision a provoqué une rupture d’alimentation de l’ensemble des systèmes du train et d’une cessation de l’effort de freinage pour l’heure encore inexpliquée.
La circulation a alors dérivé, sans qu’il soit possible de l’arrêter, sur une distance de 19 kilomètres au bout desquels le profil de la ligne lui a permis de ralentir fortement."
explique ce matin dans un communiqué la CGT cheminots.
Profitant d'une côte, le mécanicien saute de sa cabine et immobilise avec des cales le TER. Choqué tout comme la contrôleuse du train, les deux agents sont en arrêt maladie depuis l'accident.

Droit de retrait

"Cet accident interroge une nouvelle fois sur la conception des nouveaux matériels roulants. Il n’est pas concevable, pour la Fédération CGT des Cheminots, que des matériels ferroviaires puissent être conçus de telle manière qu’une avarie, quelle qu’elle soit, ne provoque pas l’arrêt immédiat du train," argumente le syndicat majoritaire à la SNCF.
Les syndicats exercent depuis ce matin leur droit de retrait suite à cet accident. A Rouen comme à Caen et sur l'ensemble de la Normandie, le trafic ferroviaire est très perturbé au niveau régional ce jeudi.
Pour vous renseigner sur l'état du trafic régional et les prévisions de trafic, un seul numéro Aléorégion au 0800 27 00 76 (service et appels gratuits).

Normandie-actu.  Extraits.

Après cet incident, le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a été alerté. Des traces de chocs très importants sous la caisse du train auraient été constatées par les experts. D’autres analyses doivent avoir lieu, notamment à Sotteville-lès-Rouen, ou la rame a été rapatriée sur fosse, mercredi 21 octobre. Le syndicat Sud-Rail veut des explications. En attendant les résultats des expertises, les conducteurs ont fait valoir leur droit de retrait : une partie d’entre eux refuse de conduire ce modèle de train craignant pour leur sécurité et celle de leurs passagers.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:42

Nous publions ci-dessous un article trouvé sur "Toute l'Europe" et quelques extraits d'une interview du nouveau secrétaire de la CES. Comme langue de bois on ne fait pas mieux.  On retrouve le «dialogue social » dont les militants syndicaux savent qu’il signifie "négocier les reculs sociaux" , ou « partenaires sociaux » qui sous-entend qu’actionnaires et salariés ont des intérêts communs alors qu’ils ont des intérêts diamétralement opposés.  C’est d’ailleurs cette opposition fondamentale et les luttes qu’elle génère que Marx appelle « lutte de classes ».  Et puis le secrétaire de la CES vante le « modèle social européen », formule qui n’a aucun sens à l'heure où l’UE veut au contraire détruire tous les acquis sociaux, non seulement en France, mais aussi dans les autres pays européens.
Mais il est des expressions qui devraient alarmer les salariés et les militants syndicaux.
Ainsi «  aider les partenaires sociaux à forger de nouvelles relations industrielles appropriées et un dialogue social convenable ».  Les salariés d'Air France apprécieront.

Il s’agit d’inviter les salariés à collaborer à la bonne marche de l’économie dans leurs entreprises et à supporter stoïquement, et si possible avec le sourire, les baisses de salaires, augmentation de temps de travail, déréglementations, abandon des droits inscrits dans le code du travail …  En bref on leur demande de comprendre un peu les difficultés des patrons et du Medef qui ont tant de mal à remplir les poches de leurs actionnaires.
Enfin Luca Visentini reprend l’expression « économie sociale de marché » que l’on retrouve dans le traité de Lisbonne et semble l’intégrer aux objectifs de la centrale syndicale européenne. On sait depuis dix ans ce que veulent dire les contre-réformes sociales dûes à l’instauration de la dite «économie sociale de marché ».   Il convient pour être clair de rappeler ce dont il s’agit.


Voici quelques extraits de Wikipédia pour tenter d’y voir clair :
 « L’économie sociale de marché est un système économique basé sur le capitalisme de marché, censé être naturellement social. Elle a été développée et mise en place en Allemagne de l'Ouest par l'Union chrétienne-démocrate sous la direction du Chancelier Konrad Adenauer.
La doctrine de l'économie sociale de marché  assume l'idée que le libre-marché est naturellement social.
Au Royaume-Uni, l'expression est reprise dans les années 1970 dans la même acception que celle des ordolibéraux par le Center for Policy Studies, qui réunissait les tories les plus libéraux, dont Margaret Thatcher et Keith Joseph. Le centre se fit un moment l'apologiste de l'économie sociale de marché, expression qui permettait de rappeler que seule une économie de marché pouvait permettre le progrès social.
Le Traité de Lisbonne, tout comme la Constitution européenne qu'il a vocation de remplacer, instaure l' « économie sociale de marché » comme un des objectifs principaux de l'Union européenne : "Elle (L'Union) œuvre pour [...] une économie sociale de marché hautement compétitive [...]".


Bref, avec la CES et Mr. Luca Visentini, tout ira pour le mieux dans la meilleure économie « sociale » de marché possible. La Commission et Mr Juncker sont déjà ravis. La centrale européenne va œuvrer effectivement pour l’"intégration européenne" des salariés rétifs.  Mais là personne ne pourra dire qu’il a été trompé.  C’est dans les statuts de la Confédération Européenne des Syndicats.
Yvette Genestal

 

02.10.2015

 
Luca Visentini

Créée en 1973, la Confédération européenne des syndicats (CES) regroupe aujourd'hui la plupart des fédérations syndicales en Europe. Organisation représentative des travailleurs auprès des institutions européennes, elle s'efforce avec difficulté de faire progresser l'Europe sociale. Elu secrétaire général de la CES lors de son 13e congrès à Paris, Luca Visentini nous expose ses priorités et sa volonté de renouveler le dialogue social européen.

Au cours de cette interview, le nouveau secrétaire général de la CES développe ses priorités pour relancer l'économie européenne : relancer l'investissement public,  augmenter les salaires pour lutter contre la déflation, et instaurer un véritable dialogue social au niveau européen.

Voir l'interview : 

"dialogue social", "modèle social européen", "partenaires sociaux", "stimuler l'économie pour relancer l'emploi" et un petit nouveau : l'"économie sociale de marché"... un vrai langage de technocrate européen versus "social-démocrate"

Luca Visentini souhaite ainsi rencontrer prochainement le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, pour discuter des prochaines mesures sociales à mettre en oeuvre. Lors de son discours d'ouverture du congrès de la CES le 29 septembre, M. Juncker a appelé à "compléter la dimension sociale de l'Europe" avec "un socle de droits sociaux minimaux" et à "relancer le dialogue social européen", tout en affirmant que "le contrat de travail normal est un contrat de travail à durée indéterminée" et que "l'économie sociale de marché doit rester le modèle social européen".

 

Né à Udine (Italie) en 1969, Luca Visentini rejoint l'Union italienne du travail (UIL) à 20 ans. En 2007, il intègre la Confédération européenne des syndicats comme membre du comité Économie et Emploi, puis devient secrétaire confédéral de l'organisation en 2011, lors du 12e congrès. Le 2 octobre 2015, il succède à Bernadette Ségol comme secrétaire général de la CES.

Avec trois recueils publiés en 2004, 2005 et 2007, Luca Visentini est également écrivain et poète. Il a fondé des associations et des réseaux actifs dans le domaine de la littérature et le théâtre.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 14:10
La France, pays où l'on travaille le moins ?

Le Monde.fr |   Par

La France est un des pays européens où la productivité est la plus élevée.
Revoilà le temps de travail. Le Medef s'apprête à rendre publiques une série de propositions pour relancer l'économie, très commentées avant même leur publication.

C'est ainsi qu'Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et candidat à la présidence de son parti, a été amené lundi 15 septembre à évoquer la durée de travail des Français, sur i-Télé. Avec une « jolie » formule, qui emprunte de gros raccourcis.

Ce qu'il a dit :

« On est le pays où l'on travaille le moins dans la semaine, dans l'année et dans la vie »

La France, pays qui travaille peu, le refrain est connu. Néanmoins, comme bien souvent en matière de comparaisons internationales, on obtient des réponses bien différentes selon ce que l'on compte.

1. La semaine de travail la plus courte d'Europe ?

C'est faux.

Tout d'abord le temps de travail hebdomadaire. Où se situe la France parmi ses voisins ? La réponse dépend de ce que l'on regarde dans les données d'Eurostat, organisme de statistique de la Commission européenne sur lequel se fonde notamment l'Insee :

  • Travailleurs à temps plein uniquement : la France en queue de peloton. Selon cette statistique, les Français salariés à temps plein travaillent 40,7 heures par semaine, soit moins que la moyenne européenne (41,5 heures) et que de grands voisins comme l'Allemagne, l'Espagne (41,7 heures) et le Royaume-Uni (42,8 heures), mais plus que l'Italie (40,4 heures), la Finlande (40 heures) ou le Danemark (38,8 heures).
  • 37,5 H Temps plein ET temps partiel : la France en tête de peloton. La situation est totalement différente si on prend en compte les temps partiels – massivement utilisés dans certains pays comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni. Dans ce cas, avec 37,5 heures de travail par semaine en moyenne, les Français se situent légèrement au-dessus de la moyenne européenne (37,2 heures) et devant… les Allemands (35,3 heures), les Italiens (36,9 heures), les Néerlandais (30 heures) ou encore les Britanniques (36,5 heures). Bref, pas vraiment la dernière position.
  • Travailleurs indépendants : la France en 4e position. Le classement est encore différent pour les non salariés. Cette fois, avec 48 heures, la France est… en quatrième position en Europe, derrière la Belgique (52 heures), la Turquie (48,7 heures) et la Grèce (48,4 heures), mais devant tous les autres.

Bref, sur une semaine « normale », sans prendre en compte donc congés ou absences, notre pays n'est pas en bas du tableau, et est même plutôt en haut pour les non salariés.

Il en est de même avec les données de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui placent elles aussi la France (38 heures), tous travailleurs confondus et pour l'année 2011 (derniers chiffres disponibles), devant l'Allemagne (35,5 heures), le Royaume-Uni (36,4 heures) ou la Belgique (36,8 heures). Sur le temps de travail hebdomadaire, Hervé Mariton a donc clairement tort.

2. Le temps de travail annuel le plus faible en Europe ?

C'est faux.

Oui mais voilà, le temps hebdomadaire est à mettre en regard du temps de travail annuel. Pour affirmer que la France « est le pays où l'on travaille le moins dans l'année », Hervé Mariton s'appuie probablement sur une étude de Coe-Rexecode (pour « Centre d'observation économique et de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises »), un cabinet proche du patronat.

Publiée en juin 2014, elle affirme qu'« en 2013, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps complet reste en France la plus basse d'Europe après la Finlande » : 1 536 heures pour l'ensemble des salariés (contre 1 580 heures en Allemagne et en Belgique, 1 637 heures au Royaume-Uni, 1 643 heures en Espagne…) et 2 372 heures pour les travailleurs indépendants (contre 2 015 heures en Espagne, 2 038 heures au Royaume-Uni, 2 151 heures en Italie ou encore 2 399 heures en Allemagne).

Mais la méthodologie de cette étude est décriée, car d'une part, elle ne prend en compte que les travailleurs à temps plein – alors que le temps partiel, comme nous l'avons précisé plus tôt, est massivement utilisé chez certains de nos voisins – et, d'autre part, parce qu'elle multiplie les temps de travail hebdomadaire par 52 semaines sans prendre en compte de manière précise les congés payés, les absences pour formation, pour maladie, etc. dans chaque pays.

Marianne et Alternatives économiques avaient notamment expliqué dans le détail les incohérences de cette étude lors de sa première publication, en janvier 2012.

1 478 Les chiffres publiés par l'OCDE, qui concernent les travailleurs à temps plein mais également à temps partiel et incluent heures supplémentaires (payées et non payées), congés payés ou encore jours de grève, situent eux aussi la France en queue de peloton en Europe avec 1 478 heures travaillées par actif en 2013.

Mais notre pays n'est pas celui « où l'on travaille le moins dans l'année », comme l'affirme Hervé Mariton, car on trouve notamment, plus bas dans le classement… l'Allemagne là encore (1 387 heures), les Pays-Bas (1 380 heures) ou encore la Norvège (1 407 heures).

3. Le pays où l'on travaille le moins dans la vie ?

C'est faux.

Erreur sur le travail hebdomadaire, erreur sur le travail annuel… et erreur là encore sur le travail dans la vie pour Hervé Mariton.

Avec 34,6 années travaillées en moyenne, le Français se situe légèrement en dessous de la moyenne européenne (35 ans), selon les statistiques fournies par Eurostat. Et on trouve, plus bas dans le classement, des pays comme l'Italie (30,5 ans), la Grèce (32 ans) ou encore la Belgique (32,2 ans).

Nos grands voisins que sont l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni se situent respectivement légèrement au-dessus (34,7 heures) pour le premier et largement au-dessus pour les deux suivants (37,5 ans et 38,1 ans).

Pour fonder son affirmation, Hervé Mariton s'appuie peut-être sur le taux d'emploi des seniors (travailleurs âgés de 55 à 64 ans), qui a été l'un des plus faibles en Europe mais a récemment progressé pour atteindre 45,6 % en 2013 (contre 41,5 % en 2011) selon les statistiques d'Eurostat.

Dans ce domaine, la moyenne européenne s'établit à 50,1 %, nos voisins allemands (63,5 %) et britanniques (59,8 %) faisant mieux dans ce domaine que les Espagnols (43,2 %) et les Italiens (42,7 %).

4. L'un des pays les plus productifs d'Europe

Si Hervé Mariton évoque le temps de travail, il se garde bien de mentionner le taux de productivité des Français, qui est l'un des plus élevés d'Europe, après le Luxembourg, l'Irlande et la Belgique.

Selon une productivité calculée à partir du produit national brut (PNB), divisé par le nombre de personnes employées et rapportée à la productivité européenne, la France aurait un taux de 125,5, contre 106,3 pour l'Allemagne ou 109,6 pour le Royaume-Uni. A temps de travail égal, la France produit donc plus de richesses que la plupart de ses voisins européens.

Voir notre infographie : Les Français travaillent moins mais sont plus productifs

61,2 $/h D'autres classements le prouvent. Si l'on compare les chiffres du produit intérieur brut (PIB) par heure travaillée, là encore, la France arrive dans les meilleurs élèves de la productivité.

Selon des chiffres de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les Français produisaient, en 2013, 61,2 dollars (47 euros) par heure travaillée, soit 13,8 dollars (10,7 euros) de plus que la moyenne de l'OCDE. Quant à la productivité globale, c'est-à-dire la valeur ajoutée brute, elle a augmenté d'1 % l'an dernier, à 1 896,9 euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/18/la-france-pays-ou-l-on-travaille-le-moins_4489150_4355770.html#mKIuz1tk1IcIBI9m.99

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:07

Par · 25 septembre 2015

 

La question du chômage est aujourd’hui, à l’évidence, une question centrale. Elle l’est pour des raisons matérielles mais aussi en raison de l’imprudente (et impudente) affirmation de François Hollande sur une « inversion » de la courbe du chômage. Il faut savoir que les données officielles sont contestées dans de nombreux pays, comme aux États-Unis et dans un certain nombre de pays européens. En France aussi l’ampleur du chômage prête à polémique, en raison de l’utilisation de la notion de « demandeur d’emploi » comme équivalent à un chômeur. Pourtant, on doit constater que les divers organismes de recueil et d’exploitation des données font un travail honorable. Ce qui pose problème dans notre pays, est la présentation de ces données.

 

Les chômeurs et les « demandeurs d’emploi ».

Il convient tout d’abord de savoir que les données présentées en France ne sont pas celles du « chômage » mais des « demandeurs d’emploi ». De ce point de vue, les données ne sont pas nécessairement cohérentes avec celles correspondantes au sens de l’OIT. Les données des demandeurs d’emplois sont des données administratives, et peuvent faire l’objet de corrections, en particulier quand le demandeur d’emploi ne remplit pas certaines des conditions pour se voir inscrit. Dans ce cas, il est rayé des listes et « disparaît », mais ne cesse pas pour autant d’exister comme « chômeur »…

Ces données sont de plus réparties en catégories qui sont définies comme suit par la DARES[1].

« …la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes :

Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

Catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

Catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;

Catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;

Catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). »

 

C’est la catégorie « A » qui est constamment citée. C’est elle qui sert aux hommes politiques pour les discours sur le « chômage ». C’est une catégorie importante mais pas nécessairement totalement représentative. On présente ici son évolution :

Graphique 1

Demandeurs d’emplois, catégorie A

A - ChomA

On note immédiatement que la courbe de la catégorie A augment très fortement dans la seconde moitié de 2008 et au début de 2009, ce qui correspond à la crise financière. Elle se stabilise de 2010 à l’été 2011 et reprend alors son ascension. C’est l’effet des reformes dites « Fillon » qui ont cassé la croissance économique. Mais, cet effet se poursuit avec l’élection de François Hollande qui ne présente que peu de différences avec celle de ses prédécesseurs. On est donc passé de 1,9 millions à 2,6 millions de demandeurs d’emplois pour la catégorie « A » de février 2008 à avril 2010 puis de 2,6 millions en avril 2011à 2,9 millions en mai 2012 (effets des « réformes Fillon »). Depuis mais 2012 la courbe n’a cessé de monter et a atteint en août 2015 3,57 millions.

Les chiffres réels

Cependant, la catégorie « A » ne donne qu’une image imparfaite de la situation. On constate en effet que la catégorie « D » en est très proche et devrait logiquement lui être associée. Une personne déchargée de l’obligation de faire un « acte positif de recherche d’emploi » dans le mois courant, quel qu’en soit la cause, mais sans emploi, correspond bien à la conception normale d’un « chômeur ». Retenons donc la pertinence de la catégorie « A + D ».

Par ailleurs, les personnes qui sont en catégorie « B » ont un emploi à temps très partiel qui leur a été imposé (- de 78h par mois) et souhaitent travailler. Cela correspond aux chômeurs qui retrouvent un emploi pour quelques jours, mais qui ne cessent pas d’être des chômeurs pour autant. Ainsi, le chômage réel couvre en réalité les catégories A + B + D, et l’on peut considérer que la catégorie B+D correspond à un chômage masqué statistiquement. La courbe de l’agrégat « A+B+D » est relativement parallèle à celle de la catégorie « A ». Mais les niveaux sont, bien entendu, très supérieurs. On est en février 2008 à 2,6 millions et en juillet 2010 à 3,5 millions. En avril 2011 on est à 3,47 millions et en mai 2012 à 3,74 millions. Puis, la progression continue et l’on atteint en août 2015 4,57 millions. C’est ce chiffre qu’il faudrait, en toute logique, prendre comme une estimation du chômage et non pas les 3,57 millions de la catégorie « A ».

Graphique 2

A - Chom2 - ABD

 

Compte tenu du nombre de chômeurs qui ont été rayés des listes de pole Emploi ou qui ne se réinscrivent plus, car étant à bout de droits, on peut raisonnablement estimer le nombre de chômeurs réels dans notre pays à 5 millions. Tel est le prix de la politique européiste poursuivit par ce gouvernement.

 

[1]DARES,http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques-de,76/statistiques,78/chomage,79/les-mots-du-chomage,1413/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a,9576.html

 


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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 09:20

20.000 chômeurs de plus au mois d'août...

Et ça continue...

francetvinfo.fr

Publié par Jean Lévy

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A repart à la hausse en août (+ 0,6%)

Le chômage a augmenté au mois d'août. Selon les chiffres du ministère du Travail dévoilés jeudi 24 septembre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, sans aucune activité, a augmenté de 0,6% sur un mois, soit 20 000 personnes en plus par rapport au mois de juillet.

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité s'établit à 3 571 600 personnes, soit une hausse de 4,6% sur un an.

 

Repris par Action Communiste

Fin aout 2015, le nombre de chômeurs de catégorie A en Haute-Normandie a augmenté de 1.1% par rapport à fin juillet. Il a augmenté de 1.0% en Seine-Maritime et de 1.3% dans l'Eure.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 24/09/2015 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Fin aout 2015, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi en catégorie A ( sans aucune activité ) s'établit à 107 151 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 1,1 % par rapport à la fin juillet 2015 (soit + 1 134). Sur un an, il est en hausse de 3,0 %.

S'agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 1,3 % dans l'Eure et de 1,0 % en Seine-Maritime.

En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 167 848, fin août 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 352). Sur un an, il est en hausse de 4,5 %.

S'agissant des catégories A, B, C, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 0,1 % dans l'Eure et de 0,2 % en Seine-Maritime.

Le mode de calcul du nombre de demandeurs d'emploi a changé au cours des trois derniers mois. Pôle Emploi a désormais accès à un plus grand nombre d'informations concernant les chômeurs, ce qui peut le conduire à en faire changer certains de catégorie. [...]

 

En Haute-Normandie, l'industrie victime des fonds vautours

 

En 2014, en Haute-Normandie c'est l'emploi industriel qui est le plus durement touché.  Les multinationales et fonds de pension, fonds vautour, ont fait des ravages et cela continue en 2015.  Petroplus, Papeteries de Chapelle Darblay à Grand-Couronne, Sidel au Havre ... AC.

Lu sur le site de l'INSEE :

L’industrie perd 2 100 salariés cette année (- 1,8 %), un fléchissement plus important qu’au niveau national (- 1,2 %), et qui s'accélère chaque année depuis 2011 (figure 4). L’emploi dans l’industrie automobile décline franchement (- 4,8 %) tandis que les effectifs reculent de 2,1 % dans le secteur des biens d’équipement comme dans celui des autres branches industrielles. En revanche, l’emploi dans le secteur de l’énergie se stabilise après une année 2013 durement marquée par la cessation de la raffinerie Pétroplus. Il en est de même pour l’emploi agro-alimentaire.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:06

Publié par Michel El Diablo

Plan d’austérité en FINLANDE, Bruxelles se réjouit

Le Premier ministre finlandais, Juha Sipila, a annoncé le 8 septembre un plan d’austérité pour son pays, qui suscite un fort mécontentement. Les fonctionnaires verront le nombre de leurs jours de congés réduit de 20%. Pour l’ensemble des salariés, deux jours fériés – l’Ascension et l’Epiphanie – ne seront plus rémunérés. La protection sociale est également touchée, puisque le premier jour d’arrêt-maladie ne sera plus indemnisé. Quant aux heures supplémentaires, les majorations seront fortement réduites. Les mesures devraient entrer en vigueur aux échéances des différentes conventions collectives de branche.

La situation économique du pays, jadis cité en exemple, n’est guère brillante. Le taux de chômage officiel ne cesse de grimper, et atteint aujourd’hui 9,7%. Outre les problèmes qui touchent deux secteurs importants pour l’économie nationale – la filière bois-papier, et l’électronique – le blocage des importations russes en provenance de l’UE (une décision de Moscou en rétorsion aux sanctions prises à son égard) touche rudement la Finlande, qui a d’importantes relations commerciales avec son voisin oriental.

Mais M. Sipila affirme avoir trouvé la vraie cause des malheurs finlandais : le « coût du travail » unitaire est aujourd’hui 20 % supérieur à la moyenne européenne, selon Eurostat. Or, le pays ayant adopté l’euro, une dévaluation n’est pas possible. Le chef du gouvernement entend donc baisser de 5% ledit « coût du travail » en quatre ans à travers le plan annoncé.

Avant les élections de 2015, le précédent gouvernement finlandais s’était déjà illustré par son attitude particulièrement intransigeante dans les négociations avec la Grèce. Il était dirigé par Jyrki Katainen, qui est brièvement devenu, en 2014, Commissaire européen aux Affaires économiques, en remplacement d’un compatriote et camarade de parti, Olli Rehn, lui aussi considéré comme un faucon.

Inutile de préciser qu’Helsinki n’a donc rien à refuser à Bruxelles.

Le 21 septembre 2015

 

SOURCE: Ruptures

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 07:36

"Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen : Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée." ( ajout par AC).

Lu sur Lescrises.fr

Suite du billet sur l’histoire de la mise sous tutelle de l’Europe… de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

VII. Un résumé de ce fatras par Romaric Godin

Source : La Tribune, Romaric Godin, 06/04/2014

Alors que la France va négocier avec la Commission européenne un nouveau délai, voici un tour d’horizon des procédures qui régissent désormais la politique budgétaire des Etats membres de l’UE.

Pour comprendre la difficulté dans laquelle se situe le nouveau gouvernement français actuellement face à la Commission européenne, il faut avant tout saisir la réalité et le sens de la nouvelle architecture institutionnelle européenne mise en place pendant la crise. Cette architecture a cinq volets qui s’entrecroisent, ce qui rend sa visibilité parfois complexe. Voici un tour d’horizon.

Le pacte de stabilité et de croissance

Le premier volet est le plus connu. C’est le pacte de stabilité et de croissance adopté lors du Conseil européen d’Amsterdam en juin 1997. Il impose aux pays de la zone euro et aux autres pays de l’UE qui ont – rappelons-le – tous (à l’exception du Danemark et du Royaume-Uni) vocation à entrer dans la zone euro, des critères de convergence comme la limite du déficit public fixée à 3 % du PIB et celle de la dette publique brute à 60 % de la richesse nationale. Ce pacte prévoit également la possibilité de recommandations et de sanctions pour les pays qui sont hors des clous. Néanmoins, le pacte de stabilité et de croissance n’a guère été respecté au cours des dix premières années d’existence de la monnaie unique. Après les crises en Grèce, Irlande et Portugal, les dirigeants européens ont décidé de durcir son application.

Le semestre européen

Pour cela, un calendrier d’intégration des budgets européens au niveau européen a été mis en place en 2011. C’est le semestre européen. Concrètement, il s’agit de faire dialoguer la Commission, chargée du respect du pacte de stabilité et de croissance, et les Etats membres tout au long de leur processus d’élaboration budgétaire. Les prévisions économiques sont ainsi produites trois fois par an par la Commission qui, en janvier, réalise un « Examen annuel de croissance » (EAC) pour les Etats membres. Cet EAC souligne les réformes et les efforts à effectuer. Il débouche sur l’établissement de priorités par le conseil européen, priorités qui sont ensuite transmises, en mars, aux Etats.

En avril, ces derniers doivent élaborer à partir de ces priorités, un « programme de stabilité » qui est ensuite transmis à la Commission. Laquelle transmet en juin des recommandations pour chaque pays au conseil européen qui les adopte en juillet. Dès lors, les Etats doivent intégrer ces recommandations dans leurs projets budgétaires pour l’année suivante.

Le Six Pack

Pour renforcer l’application de ce semestre européen, la Commission a acquis de nouvelles armes avec deux « paquets législatifs » européens, appelés « six pack » et « two pack », adoptés en 2012 et 2013, qui, en s’insérant dans le semestre européen, le rendent plus contraignant. Le Six Pack accorde à la Commission la possibilité de demander des corrections aux projets des Etats membres. Dans ce cas, ces derniers doivent amender leurs projets et publier un « plan d’action correctif ». Il accorde également à la Commission  la possibilité de limiter la croissance des dépenses publiques des Etats pour éviter tout dérapage.

Mais l’essentiel du « Six Pack » tient dans l’aspect répressif. Désormais, la Commission peut lancer, après deux rappels, une procédure dite « d’application rigoureuse » contre un Etat. Dans ce cas, l’Etat doit verser une garantie portant intérêt qui peut aller jusqu’à 0,1 % du PIB. Si la Commission décide d’infliger une sanction à l’Etat concerné, alors ce dépôt est intégré à l’amende et n’est pas remboursé. Mais la grande nouveauté du Six Pack, c’est que désormais, le Conseil européen doit suivre la décision de la Commission pour les sanctions, sauf à lui opposer une « majorité qualifiée inversée ». Or, cette majorité est très difficile à obtenir puisqu’elle suppose de réunir pas loin des quatre cinquièmes des voix pondérées. Autrement dit, un accord franco-allemand, comme en 2003 pour éviter les sanctions n’est plus possible.

Le Two Pack

Au Six Pack s’ajoute le Two Pack. Ce paquet législatif complète le semestre européen en exigeant des Etats membres qu’ils adoptent leur projet de budget de l’année suivante avant le 15 octobre. La Commission examine alors le projet et émet un avis avant le 30 novembre. Bruxelles peut alors demander des modifications à ce projet. Par ailleurs, le two pack oblige les Etats à se fonder sur des prévisions de croissance indépendantes et à soumettre son budget à un organisme indépendant de contrôle budgétaire (en France, le Haut Conseil des Finances publiques).
En cas de procédure de dépassement excessif, la Commission doit être constamment informée des mesures prises par l’Etat pour réduire son déficit. Elle peut, à tout moment, envoyer de nouvelles recommandations à l’Etat concerné. C’est un renforcement des mesures correctives prévues au Six Pack.

Le pacte budgétaire

Dernière pierre à l’édifice : le pacte budgétaire inclus dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG). Ce pacte prévoit que les Etats de l’UE doivent disposer de budgets équilibrés. L’équilibre budgétaire signifie que le déficit structurel – nettoyé donc des effets de la conjoncture économique – ne doit pas dépasser 0,5 % du PIB. Cette « règle d’or » européenne devra devenir réalité en 2018. En cas de non respect de cette règle, la Commission pourra sanctionner le pays concerné à hauteur de 0,1 % du PIB. Là aussi, seule une « majorité qualifiée inversée » pourra bloquer une telle décision. Mais même alors, un Etat membre pourra porter l’affaire devant la Cour de Justice de l’UE qui pourra, en cas de manquement au traité, infliger la même sanction.

Limiter l’autonomie budgétaire des Etats

L’esprit de ces réformes est clair : il s’agit de limiter le plus possible l’autonomie budgétaire des Etats. Certes, en théorie, nul ne peut contraindre directement un parlement à voter un budget qui accroit son déficit et ne respecte pas les recommandations de la Commission ou le pacte budgétaire. Mais désormais, un tel comportement est un revers infligé à la volonté du conseil européen, donc à la solidarité européenne. Et à ce titre, elle se paie directement par des sanctions quasi-automatiques. Les Etats sont donc contraints désormais de négocier avec Bruxelles et de suivre ses recommandations. La marge de manœuvre des Etats membres est très réduite.

Le budget avant tout

 Deuxième élément : cette architecture est centrée sur la question du déficit. Même si les Etats membres doivent également publier des objectifs macro-économiques plus vastes, c’est sur la question de la consolidation budgétaire au niveau national qu’est centrée l’action de l’Europe. Chaque Etat doit « faire ses devoirs », comme on dit en Allemagne et ne dispose pas d’éléments de solidarité ou d’aides à la croissance pour y parvenir. La solidarité n’intervient que de façon conditionnelle en cas de crise grave, notamment d’absence d’accès aux marchés pour se financer par le Mécanisme européen de Stabilité (MES), qui, par son traité fondateur, doit imposer, en retour, des « plans d’ajustement. » Le sentiment qui ressort de cette nouvelle architecture, c’est bien que l’UE conserve une vision très unilatérale des problèmes économiques.
Source : La Tribune, Romaric Godin, 06/04/2014
 
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