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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 14:42

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 21:48
Manifestation des agriculteurs. Barrages filtrants prévus sur le Pont de Normandie

Les syndicats agricoles vont se rassembler, mercredi 29 juillet 2015, à l'entrée du Pont de Normandie afin de bloquer les camions transportant des produits alimentaires étrangers.

Mise à jour : 28/07/2015 à 20:48 par Timothée L'Angevin

Vu sur Normandie 76 actu

Les agriculteurs sont mobilisés pour une hausse des prix de la viande et du lait (photo d'illustration : Timothée L'Angevin

Les agriculteurs sont mobilisés pour une hausse des prix de la viande et du lait (photo d'illustration : Timothée L'Angevin

Ils ont prévu de mener des actions durant tout l’été. Les agriculteurs de l’Eure et de la Seine-Maritime, mobilisés pour une hausse des prix à l’achat de la viande et du lait, prévoient de se rassembler mercredi 29 juillet 2015 dès 9 heures sur le Pont de Normandie.

Nous n’allons pas bloquer le pont, précise à Normandie-actu Régis Chopin, président de la section de l’Eure de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Nous allons mettre en place un barrage filtrant uniquement pour les poids-lourds et contrôler leur marchandise. »
Plainte de la CCI

Comme ils l’ont fait à plusieurs reprises sur tout le territoire national, ils visent les camions important des produits alimentaires depuis l’étranger. L’opération, menée du côté de la Seine-Maritime, durera jusqu’à midi. Si des bouchons ne sont pas à exclure, les agriculteur laisseront passer tous les autres véhicules. 
La plainte déposée par la CCI à la suite des blocages sur les ponts de Normandie et de Tancarville, qui auraient engendré 460 000 euros de pertes, ne semble pas freiner la colère des éleveurs.

Parallèlement, une action sera menée pour identifier l’origine des denrées alimentaires à l’hôpital d’Évreux (Eure), indique Régis Chopin.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:18
Enquête et révélations de la télévision allemande
, par  auteurs à lire
 

Vive la crise qu’il disait il y a 30 ans... Mais comment certains ont pu croire qu’il s’agissait de "sauver la Grèce"... et à quand un exemple Français... Vinci peut-être pour les autoroutes ?

Pam

Publié sur numerama

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Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.

Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120.000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : « L’aéroport rapporte beaucoup d’argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n’est-ce pas ? Si on se prive des moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l’économie, comment fera-t-on ensuite ? ».

Selon « l’accord » de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d’eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d’électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.

La firme allemande doit donner 1,23 milliard d’euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.

Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : « l’État grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C’est un modèle qui ressemble à l’état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l’Union européenne ».

D’après les chiffres de l’administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l’an passé a augmenté de 13,8%, le nombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de « économiquement lucrative ».

Mais on garde le meilleur pour la fin. S’agît-il vraiment d’une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande, mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.

Le Prof. Rudolf Hickel de l’Université de Brême : « Ce qui va se produire est un changement de propriétaire - ce qui était propriété de l’État grec va pour ainsi dire devenir propriété de l’État allemand. Et à la fin, ce qui compte, c’est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands ».

Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

Voir en ligne : En VO sur la première chaîne allemande

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:11

 

Ecoutons Jaurès, lucide et donc prémonitoire :

« Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. » (1898)

Le saint empire capitaliste existe, c’est l’Union européenne, qui écrase les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. IL FAUT SORTIR DE L’UE

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:55

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 13:57

Nous publions cette lettre ouverte à Laurent Fabius lue sur le site de la Filpac-CGT de Chapelle Darblay.  Comme beaucoup d'ouvriers et de salariés de l'industrie en France, les papetiers de Chapelle Darblay sont victimes des groupes vautours qui sévissent en Seine-Maritime et en France.  UPM ( groupe finlandais ), propriétaire de l'entreprise Chapelle Darblay est l'un d'entre eux.  UPM refuse de céder la PM3, rentable, qu'il vient de fermer.  Il veut liquider définitivement une production industrielle en France et empêcher toute reprise de production. Dans quel but ? S'opposer au développement de projets alternatifs qu'il entend contrôler exclusivement à son profit ?

Lettre ouverte à Laurent Fabius pour que l’Etat se mobilise pour contraindre UPM à accepter les projets alternatifs de réorientation  industrielle du site de Chapelle DarblayLettre ouverte à Laurent Fabius pour que l’Etat se mobilise pour contraindre UPM à accepter les projets alternatifs de réorientation  industrielle du site de Chapelle Darblay

 

Lettre ouverte à M. FABIUS

faisant suite à nos démarches envers le monde politique.

Mobilisation générale pour

l’ Emploi, pour la Région,

pour le Pays !

 

Le Délégué Syndical CGT,                            

Gérard Sénécal                                                                                  

Le secrétaire du comité d’établissement                                                                                                                                                                M. FABIUS

Jean-François Gabala                                                                                                                 

Le Représentant sans étiquette des Cadres,

Arnaud Dauxerre                                                                                                               

                                                                                                                 

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur l’élu du Grand Quevilly,

Par la présente nous souhaitons vous faire part de notre vive inquiétude quant au programme de désengagement du Groupe UPM Kymmene sur le site industriel Seino-marin Chapelle Darblay de Grand-Couronne.

L’ensemble des salariés, mobilisé par l’avenir du site industriel Chapelle Darblay, considère que la réponse à la contraction chronique du marché des papiers graphiques ne peut se résumer par le seul ajustement de capacités.

Aussi, depuis l’annonce de la fermeture de la Machine à Papier n°3 fin novembre, nous avons rencontré et travaillé avec les Parlementaires de la majorité de notre circonscription (MM. Bachelay, Marie, Foucaud), M. le Député Bardy, chargé par le Premier Ministre d’un rapport sur l’avenir de l’industrie papetière, M. le Commissaire Raymond Redding, chargé de structurer la filière papetière, M. le Président du Conseil Régional de Haute Normandie, M. le Président du Conseil Général, M. le Président de la Métropole Rouen Normandie, les membres des cabinets des ministères de l’économie, du travail et de l’écologie, et bien évidemment les représentants de la Préfecture de région.

Tous nous ont bien évidemment assuré de leur soutien et nous ont accompagnés dans les études que nous avons menées et qui nous ont permis d’aboutir à un projet d’éco pôle industriel bâti autour de trois axes, papetier, énergie et au service d’une économie circulaire, collaborative et territoriale à travers une Commission industrielle financée à 80% par les Fonds Publics.

Pionniers dans le recyclage des papiers en France avec un partenariat fort avec 28 millions d’habitants trieurs (480 syndicats, communautés de communes ou agglomérations), engagé dans le transport fluvial, producteurs d’énergie verte à partir de biomasse et exploitant d’un centre de tri industriel de papiers/cartons, le site industriel Chapelle Darblay n’a que des atouts que les salariés veulent exploiter en faisant le choix de la mutation de leur site.

Ces projets de réorientation du site ont pris corps au travers un écopôle industriel avec comme axe central, la reconversion de la machine à papier graphique pour une production de papier pour ondulé.

Cet écopôle situé au cœur de l’axe Seine Normandie Grand Paris, s’imposerait comme une démarche concrète, innovante, précurseur dans le concept d’Ecologie Industrielle Territoriale et s’inscrirait en tous points sur les orientations demandées par la loi sur la transition énergétique.

 Malgré les efforts de tous, il nous semble que chacun travaille dans son coin sans qu’il y ait un porteur désigné pour engager en haut lieu, avec le Groupe UPM, une discussion de fond sur l’avenir industriel qu’il souhaite donner à ce site industriel.

UPM, aujourd’hui, refuse de céder la PM3 et bloque toute possibilité de ré-industrialisation du site.

Nous nous tournons donc aujourd’hui vers vous pour prendre, comme il y a plus de trente ans les mesures qui s’imposent pour sauver ce fleuron de l’industrie régionale et nationale.

UPM doit accepter de partager le site avec un autre industriel, fabricant de Papier Pour Ondulé (PPO), pour assurer un avenir au site tout entier ; la production locale d’un produit papetier semi-fini à destination de l’export avec des matériaux de recyclage collectés en France est une alternative sérieuse.

Nul autre que vous mesure ce que représente le site papetier Chapelle-Darblay dans la région, ses enjeux industriels, ses enjeux de filière, ses enjeux économiques et sociaux.

Aussi, par un soutien affirmé aux salariés du site UPM Chapelle Darblay, nous vous demandons, à l’instar des demandes déjà formulées à tous niveaux, que soit mobilisées sans délai, l’ensemble des structures de développement de l’Etat, afin de se pencher sur les projets alternatifs nécessaires à la réorientation industrielle de notre site.

En cette année 2015 marquée par la tenue fin novembre de la COP21 sous l’égide de votre Ministère, nous, salariés de l’industrie papetière, acteurs du recyclage en France et de ce que vous désignez « économie circulaire », ne comprendrions pas que les 10 projets que nous portons pour le site de Chapelle Darblay, tous faisant échos à la LTE et porteur d’avenir pour les emplois et l’activité économique de demain (150 emplois directs) ne soient pas soutenus et accompagnés par le plus haut sommet de l’Etat.

Dans l’attente de votre soutien affirmé et de votre pilotage de nos projets, en tant qu’élu seino-marin acteur du développement économique du bassin rouennais,

 Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre sincère considération.

 

Le Délégué Syndical CGT,                                 Le Représentant sans étiquette des Cadres,

Gérard Sénécal                                                                      Arnaud Dauxerre

 

Le Secrétaire CGT du Comité d’Etablissement,

Jean-François Gabala 

Grand Couronne le 22 juillet 2015

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 13:47

les_raisins_de_la_colere_4Depuis plusieurs jours, confrontés à la baisse des prix de vente  des produits agricoles, les paysans – et en particulier les éleveurs – manifestent dans tout le pays. Afin d’éteindre l’incendie, le gouvernement a, comme d’habitude, promis quelques aides d’urgence et accéléré la remise d’un rapport d’une commission, tançant la grande distribution. Rien de tout cela ne répond aux problèmes agricoles qui se posent durablement depuis des années en France, l’une des premières puissances agricoles. Car rappelons-le, même si l’agro-industrie intensive à très nettement fait diminuer le nombre d’agriculteurs (de plusieurs millions dans les années 1950 à moins d’un demi million aujourd’hui), la France est le premier producteur agricole d’Europe et le second exportateur, le 8e producteur et le 4e exportateur mondial.

Les militants du PRCF apportent tout leur soutien à la revendication d’une juste rémunération des agriculteurs pour leur travail.

« La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillissent toute richesse : la terre et le travailleur. »

Karl Marx

Les raisons de la colère : l’exploitation capitaliste

L’agriculture n’échappe pas aux ravages du système capitaliste et de la course au profit. De fait, les agriculteurs se retrouvent pris en étau entre d’une part la baisse des prix payés pour leur production et d’autre part la course au rendement, dans une fuite en avant de la production agricole transformée en agro-industrie. D’une part les prix de vente auprès des multinationales capitalistes de l’agroalimentaire en chute libre, de l’autre des traites toujours plus monumentales à payer auprès des banques, véritables propriétaires de l’outil de production capitaliste. Au milieu, les agriculteurs dont le travail ne sert qu’à générer des profits lucratifs pour les uns et les autres. Et qui aujourd’hui voient leurs salaires fondre, voire disparaître.  25% des exploitations agricoles seraient menacés de faillitte.

Le mythe de la responsabilité du consommateur : le coupable c’est le capitalisme !

Comme solution à la crise, les hypocrites – aussi bien du coté de l’UMP tel un Alain Juppé déclarant que « la balle est dans le camps des consommateurs » ou François Hollande les appelant à la responsabilité, voudraient faire croire que les travailleurs sont responsables de la baisse des prix et donc des salaires des agriculteurs, sont responsables de la malbouffe, pour exonérer les véritables responsables, la classe capitaliste.

Stop tafta c'est Stop UE PRCF 30 maiOn ne manquera pas non plus de souligner cette hypocrisie, quand on sait que les mêmes tenants de la construction européenne sont ceux qui interdisent les pouvoirs publics d’acheter local, par exemple pour les cantines scolaires. Car les réglementations de l’Union Européenne, marché libre dans lequel la concurrence est libre et non faussée (et cela ne date que… du traité de Rome en 1957 pour ceux qui feraient mine de le découvrir), interdisent d’établir des règles de la sorte pour les marchés publics. Et cela n’est pas près de s’arranger puisque dans le dos des peuples, la commission européenne est en train de signer un accord de libre échange UE USA (le fameux TTIP / TAFTA) qui permettra de répandre sur le vieux continent les poulets à la javel et autres boeufs aux hormones ! C’est également l’UE qui autorise là aussi dans le dos des peuples la production et la commercialisation des OGM (lire ici, cliquez).

L’UE c’est les OGM, c’est les farines animales et le scandale de la vache folle !

La crise n’explique pas tout : baisse des volumes, mais augmentation des prix !

S’il y a eu effectivement une baisse de la part des dépenses alimentaires dans les dépenses de consommation des ménages depuis les années 60, de fait cette part reste stable depuis les années 90 (autour de 15%) et continue d’augmenter en valeur. Cette réduction en proportion n’est que le résultat de l’augmentation importante des dépenses liées aux transports et surtout au logement. La crise à conduit à une diminution des dépenses d’habillement, de loisir et de culture (-1% sur la période 2008-2013). Dans le même temps, le montant des dépenses alimentaires continuait de croître au même rythme (+2% par an sur la période 2000-2007 et 2008-2013) tandis que les dépenses de logement demeuraient à des niveaux élevés (respectivement 4% et 2,5%) [source Insee et france agrimer].  La baisse des prix payés aux agriculteurs français n’est donc absolument pas liée à une baisse des dépenses des consommateurs français. Les deux tableaux extraits de la même étude de France Agrimer montrent, au contraire, une augmentation des prix des produits alimentaires plutôt qu’une augmentation des dépenses en valeur, avec toutefois une baisse des volumes des achats de viandes, de poissons et de fruits et légumes en cette période de crise.

dépense alimentaire détail

source france agrimer.

dépense alimentaire détail par français

source france agrimer

Où sont passées ces augmentations de prix ?

« Le capital est semblable au vampire, il ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage. » Karl Marx

Euro UE sortir sortie, PRCFLes chiffres de l’INSEE démontrent une inflation bien réelle des prix, non prise en compte par les indices « officiels » d’Eurostat, qui n’est pas compensée par des augmentations de salaires, confirmant la réalité de la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Les ménages des milieux populaires sont d’ailleurs les premiers à constater l’augmentation massive des prix liée au passage à l’euro. Cet euro dont certains à la tête du PCF-PGE prétendent qu’il protège. Oui, il protége… les actionnaires, les banques, les exploiteurs, mais il écrase les ouvriers, les agriculteurs, leurs conquètes sociales et démocratiques.

Cependant, si les prix des produits alimentaires ont augmenté et que les prix payés aux agriculteurs qui les produisent sont en chute libre (moins de 4€/kg pour du charolais !), les prix payés par le consommateurs sont eux bel et bien en hausse. Et la marge se répartit entre les multinationales de l’agroalimentaire et de la grande distribution. Le 17 Juin, le gouvernement a enteriné un accord aux termes duquel les grandes enseignes de distribution se sont engagées à relever leurs prix d’achat et de vente de bovins et porcs de 5 centimes d’euros par semaine, et cela jusqu’à obtenir un prix acceptable pour les producteurs. Force est de constater que plus d’un mois plus tard les agriculteurs n’en ont pas vu la couleur.

C’est que les capitalistes ne diminuent jamais leurs profits ! Surtout quand ils ont les moyens de les augmenter en diminuant les salaires des travailleurs.

L’effondrement des prix : le résultat des sanctions occidentales contre la Russie. Merci, l’Union Européenne !

USA guerre impérialisme ukraine front antifascisteUne des causes de l’effondrement des prix agricoles, c’est également la fermeture du marché russe comme débouché pour les productions agricoles européennes : afin d’établir le contrôle de l’Union Européenne sur l’Ukraine, la Commission Européenne a imposé de lourdes sanctions économiques à la Russie qui a répliqué de façon symbolique par des restrictions au niveau de ses importations agricoles. Qui ne se souvient pas des producteurs de fruits (notamment de pommes) dans l’impossibilité d’écouler leurs productions à l’automne dernier, alors que les pays de l’est ? Il faut rappeler qu’avant que l’UE ne participe au renversement du gouvernement ukrainien pour installer une junte pro UE appuyée sur des milices fascistes à Kiev par le coup d’état d’Euromaïdan, les exportations de la zone UE et de la France vers la Russie étaient respectivement de 10 milliards d’euros et 1 milliard d’euros. Un volume qui pèse aujourd’hui lourdement sur les prix en renforçant la concurence entre les différents pays européens producteurs.

L’UE impose la concurrence déchaînée pour casser les salaires !

Au delà des marges des multinationales de la grande distribution, la casse des salaires des agriculteurs, c’est également directement le résultat des directives de l’Union Européenne qui organisent un véritable dumping antisocial, une guerre contre les salaires. Les traités européens (par exemple les articles 38 et 39 du traité de Lisbonne, dont nous avons pourtant fêté les 10 ans du rejet dans les urnes par les français le 29 mai 2005 à Paris le 30 mai dernier lors d’une manifestation nationale devant l’Assemblée Nationale pour la sortie de l’UE)  imposent aux agriculteurs une concurrence déloyale avec les agriculteurs de pays de l’UE dont les droits sociaux sont nettement inférieurs à ceux gagnés par les luttes des travailleurs. Par exemple, en vertu des directives travailleurs détachés, l’Allemagne -pays où il n’existe pas de SMIC dans l’agriculture – exploite des milliers de travailleurs des pays de l’est payé entre 3 et 7 euros de l’heure. [www.initiative-communiste.fr recommande le dossier consacré par le journal Fakir à l’effondrement de la fillière de production de porcs en Bretagne]

La Politique Agricole Commune : fuite en avant productiviste, destruction de l’agriculture et des agriculteurs !

Les directives européennes de la Commission de Bruxelles avec la Politique Agricole Commune (PAC) ont imposé et imposent un mouvement de concentration des exploitations agricoles. La libéralisation des marchés agricoles, la fin des quotas laitiers, l’interdiction des aides à la production entraine la mise en difficulté de dizaines de milliers de petites exploitations, contribuant à la désertification des campagnes, à la disparition des savoir faire et des cultures faisant partie d’un art de vivre qui ne compte pas comme le moindre des atouts de la France. Cela, au profit d’une agriculture intensive, formatée pour la profitabilité maximale et pour les profits des grandes multinationales. La valse des normes en soumettant les petites exploitations à des mises aux normes et contrôles incessants, l’effondrement des prix en obligeant à la course aux rendements, contraignent les petits agriculteurs à des investissements lourds les mettant sous la coupe des banques. La PAC c’est la disparition de la petite agriculture. Il est d’ailleurs totalement faux de dire que la PAC subventionne indistinctement « tous » les agriculteurs français et ce, alors que la France est contributrice net au budget européen.

L’Union Européenne, c’est également ce grand marché « libre » qui permet de liquider les productions des terroirs, remplacées par des AOP permettant, par exemple, de vendre un cochon élevé en Hollande comme de la charcuterie corse… !

Étranglés par leurs prêts, confrontés à la liquidation de leur outil de production, de plus en plus d’agriculteurs en détresse sont poussés vers le suicide par un système capitaliste qui les broie.

« Ouvriers paysans nous sommes le grand parti des travailleurs, la terre n’appartient qu’aux hommes, l’oisif ira loger ailleurs »

Pour une politique agricole que ne soit plus au service exclusif des monopoles capitalistes de l’agro-alimentaire, des Monsanto et autres Danone, une agriculture dont le but ne soit pas l’exploitation maximale des hommes et de la nature pour le seul profit de la classe capitaliste, mais une agriculture répondant aux besoins de la population qui ne veut pas manger des OGM, des lasagnes aux « minerais » de cheval roumain et de la vache folle, il faut briser les chaînes de l’Union Européenne. Tous ensemble, nous pouvons changer de système, pour mettre au centre le monde du travail.  Pour s’en sortir et si, agriculteurs, ouvriers, employés, retraités … nous ne voulons pas y rester, il faut sortir de l’UE, de l’Euro de l’OTAN et du Capitalisme.

JBC pour www.initiative-communiste.fr – site web du PRCF

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:18
Pour rappel cet article paru en mai 2015
Elisabeth Studer 

Déjà en mars 2014, les salariés roumains de Dacia redoutaient que les pays de l’Est dans leur ensemble – et plus particulièrement la Roumanie – ne fassent les frais du développement de sites industriels Renault au Maghreb.
Si à cette date, près de 10.000 personnes avaient manifesté à l’appel du syndicat de l’usine Dacia/Renault en vue d’obtenir de la part du gouvernement roumain la construction d’une autoroute d’un intérêt stratégique pour permettre l’exportation des véhicules, désormais c’est Nicolas Maure, le directeur général de Renault Roumanie qui prend le taureau par les cornes, en s’emparant du dossier.

Ce dernier a en effet déclaré que Renault souhaitait prendre des mesures en vue « d’améliorer la compétitivité de son usine historique Dacia en Roumanie et éviter ainsi qu’elle soit dépassée par le nouveau site de Tanger au Maroc ». Pour ce faire, le groupe français devrait renforcer l’automatisation, contenir les augmentations de salaires et ne pas remplacer des départs.

L’usine de Mioveni, où travaillent 14.000 des 17.000 salariés de Renault en Roumanie doit désormais faire face à la hausse des coûts salariaux observée en Roumanie. son activité est également freinée par des infrastructures routières inadaptées. Or, la nouvelle usine Dacia de Tanger, au Maroc, assemble les mêmes modèles d’entrée de gamme que l’usine roumaine depuis son ouverture en 2012. Pour tenter de limiter la casse et renforcer la compétitivité de Mioveni, Renault compte y porter le degré d’automatisation à 20% d’ici cinq ans contre seulement 5% actuellement.

Si à l’heure actuelle, les grands sites industriels automobiles en Europe et aux Etats-Unis sont automatisées jusqu’à 90%, Renault ne souhaite pas d’entrée appliquer ce principe en Roumanie afin d’éviter un « tsunami » sur l’emploi, selon les termes mêmes du directeur général.

Précisons à cet égard, que si les salaires roumains demeurent parmi les plus bas de l’Union européenne, ceux des ouvriers de Mioveni sont d’un niveau supérieur à la moyenne nationale et environ 2,5 fois plus important que celui des salariés de Renault au Maroc. Une différence de taille pour la production de véhicules dits low-cost … Selon Nicolas Maure, pour que l’usine roumaine demeure compétitive, «  il faudrait ralentir le rythme des augmentations de salaires pendant une période de temps ».

Le directeur général de Renault Roumanie note toutefois que Mioveni se place toujours devant Tanger en termes de compétitivité. Environ 340.000 véhicules ont été produits sur le site roumain en 2014 et la production devrait être encore légèrement supérieure cette année. L’usine dotée d’une capacité de production de 350.000 unités, tourne donc à plein régime. Mais selon Nicolas Maure, « les volumes à Tanger augmentent beaucoup en 2015″. Le contexte est donc susceptible « de réduire fortement l’écart » en faveur du site roumain.

Il n’en demeure pas moins qu’une nouvelle fois, la peur de la concurrence est utilisée pour motiver les troupes et éviter qu’elles ne se rebiffent face à ce qui représente ni plus ni moins un gel des salaires et une diminution du personnel, pour des objectifs qui ne semblent pas à priori susceptibles de révisions à la baisse, compte-tenu du contexte de l’emploi.

Sources : Renault, Reuters, AFP

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 05 mai 2015

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:12

"Décidément le Maroc à le vent en poupe pour ce qui concerne le secteur industriel automobile. Alors que PSA vient d’annoncer qu’il allait y implanter un site d’assemblage de véhicules, préférant au final le royaume chérifien à la Tunisie, c’est désormais Renault qui va y développer ses capacités industrielles. En effet, en vue de pouvoir augmenter sa production dans son usine marocaine de Tanger, Renault va passer à trois équipes par jour sur une des deux lignes que comprend le site. Une annonce qui fait suite à la reprise du marché européen, lequel est en hausse régulière depuis plusieurs mois. Ceci constitue une bonne nouvelle pour l’emploi puisque le constructeur prévoit d’embaucher et de former un millier de salariés d’ici au mois de septembre prochain. Au final, c’est donc 7.000 personnes qui seront employées sur le site. L’usine devrait assembler au moins 240.000 véhicules cette année. Le site – ouvert début 2012 – dispose d’une capacité de 340.000 véhicules et en a produit 174.000 l’an dernier. Les deux lignes affichent une capacité nominale de 30 véhicules par heure. L’utilitaire Dokker, le monospace Lodgyet la gamme Sandero et Stepway – assemblés sur le site – bénéficieront directement de ces mesures."

Lire la suite sur Le Blog Finance, le 22 juillet 2015

Lu sur Lescrises.fr

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:08

"Les opérations ont démarré à Shanghai mardi. Dotée de 100 milliards de dollars de capital, cette institution, vue comme une alternative au FMI et à la Banque mondiale, va permettre de financer des grands travaux d'infrastructures. Un an après l'annonce de sa création, la « Nouvelle banque de développement » a commencé ses opérations à Shanghai, a annoncé l'agence Chine nouvelle, mardi 21 juillet. Fondée par les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), l'institution dispose d'un capital estimé à 100 milliards de dollars (92 milliards d'€uros). Depuis la capitale économique de la Chine, la « Nouvelle banque de développement » aura pour vocation de financer des grands travaux d'infrastructures d'intérêt général, dans les pays qui en font la demande."

Lire l'article intégral sur : La Tribune

Lu sur LesCrises.fr

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