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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:20
, par  Pierre-Alain , sur son blog : Blog Vénissian de Pierre-Alain Millet

Je n’ai regardé que quelques moments de ce débat indigne, résultat d’une campagne électorale qui nous a enfermé dans le piège longuement préparé, entre la candidate de la division et celui de la finance.

Marine Le Pen doit être battue, elle le sera. Mais comme beaucoup de progressistes, de républicains, je suis atterré par ce qu’est devenu la vie politique Française, un méga-spectacle médiatique ou tout est faux-semblant, posture, masque...

Marine Le Pen arrive à se présenter de gauche, dénonçant les restructurations industrielles, les souffrances des travailleurs, mais elle dénonce "le système" pour faire croire que ce sont les immigrés qui en seraient les premiers acteurs, elle dit défendre une France souveraine sans dire que ce sont les patrons Français qui organisent la concurrence "libre et non faussée" avec les travailleurs détachés, et bien entendu, personne ne lui fait remarquer que les élus FN à l’assemblée européenne ont voté le "secret des affaires", qui renforce le pouvoir des patrons pour restructurer comme ils le veulent... Mais Emmanuel Macron ne l’attaque qu’en dénonçant son histoire, son incompétence, pour ne pas avoir à dire qu’il est le continuateur des politiques économiques conduites par Sarkozy et Hollande...

Emmanuel Macron arrive à se présenter comme républicain, lui qui est le promoteur et le symbole de cette fracture des "deux France", celle qui gagne dans les métropoles et les couches aisées, et celle qui perd dans le monde du travail et rural. Il a été choisi pour sortir de l’impasse d’une alternance gauche-droite qui ne fonctionnait plus, mais c’est pour accélérer les réformes conduites parfois douloureusement sur les retraites (1995, 2009...), le droit du travail (lois Macron, El Khomri...). Il ira encore plus loin que Sarkozy en 2010 et Hollande en 2013 pour la réforme de l’état et des collectivités, réduisant encore ce qui reste de la république une et indivisible... Il serait le défenseur de la démocratie contre le fascisme mais annonce avec vigueur qu’il agira par ordonnance, et on peut entendre ses soutiens prévenir qu’il faudra annihiler toute résistance syndicale...

[...]

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 22:41
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:40
2ème tour des élections présidentielles : nous aurons en face deux adversaires de classe.

mardi 25 avril 2017

Le verdict est donc tombé. Avant de pouvoir faire une analyse précise des chiffres et tirer tous les enseignements de ce scrutin quelques éléments à chaud.

Le taux d’abstention reste très fort et c’est particulièrement vrai dans les quartiers populaires là où vivent celles et ceux qui ont le plus intérêt à un renversement du système. Ce refus de vote montre bien qu’il y a encore du chemin à faire pour redonner une perspective et un espoir au monde du travail et de la précarité.

Cet élément relativise grandement le résultat du candidat arrivé en tête à l’issue de ce premier tour en particulier quand on le rapporte au pourcentage des inscrits (18%) et plus encore quand on y ajoute toutes celles et ceux qui sont privés de droit de vote.

Cette victoire de premier tour est d’abord celle des médias qui ont consacré à leur poulain un matraquage médiatique sans précédent. Elle permet au PS (et à François HOLLANDE) désavoué par le peuple de trouver avec Macron une solution de raccroc qui fait de lui l’artisan d’un retour à la 4ème république au temps de l’alliance des socialistes et de la droite.

Avec 3 candidats dans le carré de tête la droite et son extrême montrent à nouveau qu’elles sont fortes électoralement dans ce pays. Par-delà leurs idées, il est quand même rassurant que le candidat de droite pris la main dans le sac du pillage des fonds publics, ne soit pas au second tour.

L’élément nouveau, en l’absence de candidat communiste, est la forte progression du score de Jean Luc Mélenchon (+8%, + de 3 millions de voix supplémentaires), candidature et programme dans lequel se sont reconnus nombre de militant-e-s du monde du travail, nombre de personnes des milieux populaires et qui ont vu dans cette candidature la possibilité de s’appuyer dessus pour aller plus loin et changer de système.

Au passage on peut noter que ce score aurait certainement été encore plus fort si Benoit Hamon n’avait pas maintenu sa candidature, voire ce dernier aurait permis à Jean Luc Mélenchon d’atteindre le deuxième tour. De ce fait, au vu du résultat final, Benoit Hamon et le PS sont objectivement les alliés de Macron.

On peut se demander quelle sera la majorité issue des législatives et nous pouvons déjà entrevoir les tripatouillages auxquels elles vont donner lieu à droite et au PS en tenue de camouflage.

Face à eux, il appartient aux forces qui affirment vouloir rompre avec le capitalisme de s’unir pour cette échéance.

Sans attendre, nous l’avions dit avant le premier tour, cela est encore plus vrai ce soir, tout dépendra de nos luttes.

Avec LE PEN (la candidate de l’extrême droite xénophobe et anti ouvrière) et MACRON (le représentant d’UBER et du CAC 40), le capital est assuré d’avoir un pouvoir a son service et cela nous impose dès le 1er mai de dire haut et fort que nous ne laisserons pas faire.

Dans l’immédiat nous appelons à renforcer l’ANC afin de contribuer à donner au pays l’organisation révolutionnaire dont il a besoin.

Le bureau de l’ANC

Le 24 avril 2017

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 21:44
« FAIRE BARRAGE AU FN » bien sûr ! Mais surtout le FAIRE RECULER ! Encore faut-il choisir la bonne méthode

Je rappelle mon point de vue : QUE FAIRE AU SECOND TOUR ?

Le problème est que quand vous votez pour un candidat pour barrer la route à l'autre, le-dit candidat s'attribue ce vote comme un soutien - Dans le cas de figure Macron-Le Pen, voter Macron, qu’on le veuille ou non, c'est nourrir une dynamique servant ses candidats pour les législatives –

Le candidat de l’extrême finance aurait alors toutes les cartes pour obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale et nous imposer, par ordonnances, un terrible été 2017 et une politique de destruction sociale d’une ampleur inégalée depuis la seconde guerre mondiale, ouvrant ainsi un boulevard au FN pour la prochaine fois.

Les deux candidats ne représentent pas, ensemble, la moitié des exprimés donc il faudrait laisser leurs électorats respectifs s'affronter : Macron gagnerait ainsi d'une courte tête mais avec moins d'un quart des inscrits donc DÉLÉGITIMÉ dès le départ, ce qui sera tout de même plus favorable pour les législatives et les luttes à venir .

El Diablo

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 21:39
Le PRCF appelle à l'abstention citoyenne
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:21
MACRON - LE PEN : 2 fers au feu du Capital - Déclaration du Parti Révolutionnaire Communistes
MACRON - LE PEN : 2 fers au feu du Capital - Déclaration du Parti Révolutionnaire Communistes
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:14
lundi 24 avril 2017 sur Rouge Midi

 

Le verdict est donc tombé. Avant de pouvoir faire une analyse précise des chiffres et tirer tous les enseignements de ce scrutin quelques éléments à chaud.

Le taux d’abstention est fort et les partisans du refus de vote forment encore le premier parti de France. Cela est particulièrement vrai dans les quartiers populaires là où vivent celles et ceux qui ont le plus intérêt à un renversement du système. Ce refus de vote montre bien qu’il y a encore du chemin à faire pour redonner une perspective et un espoir au monde du travail et de la précarité.

Cet élément relativise grandement le résultat du candidat arrivé en tête à l’issue de ce premier tour en particulier quand on le rapporte au pourcentage des inscrits (18%) et plus encore quand on y ajoute toutes celles et ceux qui sont privés de droit de vote.

Cette victoire de premier tour est d’abord celle des médias qui ont consacré à leur poulain un matraquage médiatique sans précédent. Elle permet au PS (et à François HOLLANDE) désavoué par le peuple de trouver avec Macron une solution de raccroc qui fait de lui l’artisan du retour à la 4e république au temps de l’alliance des socialistes et de la droite.

Avec 3 candidats dans le carré de tête la droite et son extrême montrent à nouveau qu’elles sont fortes électoralement dans ce pays. Par-delà leurs idées, il est quand même rassurant que le candidat de droite pris la main dans le sac du pillage des fonds publics, ne soit pas au second tour.

L’élément nouveau, en l’absence de candidat communiste, est la forte progression du score de Jean Luc Mélenchon (+8%, + 4millions de voix), candidature et programme dans lequel se sont reconnus nombre de militant-e-s du monde du travail, nombre de personnes des milieux populaires et qui ont vu dans cette candidature la possibilité de s’appuyer dessus pour aller plus loin et changer de système.

Au passage on peut noter que ce score aurait certainement été encore plus fort si Benoit Hamon n’avait pas maintenu sa candidature, voire ce dernier aurait permis à Jean Luc Mélenchon d’atteindre le deuxième tour. De ce fait, au vu du résultat final, Benoit Hamon et le PS sont objectivement les alliés de Macron.
On peut se demander quelle sera la majorité issue des législatives et nous pouvons déjà entrevoir les tripatouillages auxquels elles vont donner lieu à droite et au PS en tenue de camouflage.

Face à eux, il appartient aux forces qui affirment vouloir rompre avec le capitalisme de s’unir pour cette échéance.

Sans attendre, nous l’avions dit avant le premier tour, cela est encore plus vrai ce soir, tout dépendra de nos luttes.

Avec LE PEN (la candidate de l’extrême droite xénophobe et anti ouvrière) et MACRON (le représentant d’UBER et du CAC 40), le capital est assuré d’avoir un pouvoir a son service et cela nous impose dès le 1er mai de dire haut et fort que nous ne laisserons pas faire.

Dans l’immédiat nous appelons à renforcer rouge vif et l’ANC afin de contribuer à donner au pays l’organisation révolutionnaire dont il a besoin.

Le 23 avril 2017

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:41
Être utiles à notre camp

jeudi 6 avril 2017, par Charles Hoareau, Francis Arzalier sur le site de l'ANC

Nous le savons, depuis plusieurs années maintenant, patronat et gouvernement sont à l’offensive et avancent sur leur projet : casse de l’industrie, transformation de la France en bronze-cul de l’Europe et reprise de tous les droits conquis par des décennies de lutte. Pour faire avancer leur projet ils n’hésitent pas à s’attaquer aux libertés avec une violence inégalée depuis longtemps.

Dans la séquence électorale en cours, nombre de candidats aux élections expliquent tranquillement qu’ils veulent aller plus loin dans l’exploitation, ou, s’ils ne le disent pas, ne portent aucune proposition de changement de société qui peuvent laisser espérer un avenir meilleur. Le danger est grand que le grand capital se trouve renforcé à l’issue des votes et qu’à l’inverse le camp du travail se trouve en face de plus grands obstacles pour stopper l’offensive.

Dans ce contexte les questions qui sont posées à notre camp où les communistes, organisés ou pas, ne sont pas seuls, c’est d’une part comment résister et d’autre part comment passer à la contre-offensive en poussant notre projet de changement de société s’appuyant sur le progrès social.

L’histoire nous l’apprend, il n’y a jamais eu de conquête sans luttes, luttes basées sur des majorités d’idées et passant par-dessus les diversités voire se nourrissant d’elles.

Les conquêtes de 36 n’auraient jamais eu lieu avec le seul Front populaire (dont elles n’étaient pas au programme) et celles de 68 ont eu lieu malgré un gouvernement réactionnaire. A chaque fois la rue a été déterminante pour faire avancer l’histoire. Même pendant le CNR dont on parle tant en ce moment, Ambroise Croizat expliquait en 1946 qu’il ne serait pas arrivé à créer la sécurité sociale sans la CGT et les luttes qu’elle a menées pour vaincre les résistances patronales sur ce sujet.

Notre époque n’échappe pas à la règle et quelques soient les résultats, les travailleurs devront lutter encore plus fort : soit pour empêcher la mise en œuvre des programmes destructeurs d’un vainqueur issu du camp du capital, soit pour imposer une réelle mise en œuvre d’un programme progressiste annoncé.

Cette évidence rappelée cela ne veut évidemment pas dire qu’il y a un trait d’égalité entre tous les candidats et que l’on pourrait faire comme si rien ne changera quelle que soit la majorité de gouvernement. Plus encore nous savons que le score d’un candidat favorable au camp des travailleurs aide le rapport de force selon le juste mot, en 1975, de Yvon Chotard alors dirigeant du syndicat patronal : « on ne fait pas la même politique avec un parti communiste à 20% ou à 10% ».

Refuser de voter ?

Bien sûr 40 ans plus tard nous ne sommes pas dans la même situation et de ce fait, d’aucuns, peuvent considérer qu’il n’y a pas lieu de voter en l’absence du programme communiste qu’ils appellent de leurs vœux, porté par le candidat d’un parti de la classe ouvrière de notre temps.

Un programme à la hauteur de nos convictions avec, pour ne prendre que quelques mesures : nationalisation (non pas étatisation mais réelle gestion par la nation) de toutes les banques, des transports, de la communication, des grandes entreprises…, un monopole public en matière de santé, d’éducation, d’énergie… une échelle des salaires de 1 à 5 avec un SMIC à 2000€, un programme qui affirme le droit à la libre circulation des hommes et des idées… et tout cela bien sûr dans un pays débarrassé de la dictature de l’Union européenne et militant pour la dissolution de l’OTAN. Le réseau Faire vivre le PCF a d’ailleurs fait des propositionsqui montrent ce que pourrait être un programme communiste de notre temps.

La personnalisation accrue, scrutin après scrutin, peut également nourrir les refus de vote dans un scrutin qui s’apparente de plus en plus à cautionner une monarchie élective au service des puissants, phénomène encore aggravé par l’inversion du calendrier électoral, mesure adoptée faut-il le rappeler sous le gouvernement de la gauche plurielle de Jospin.

Une personnalisation qui consacre la rupture de fait avec une époque où le collectif décidait tout à la fois du programme et des personnes aptes à le porter, où l’organisation ne relevait ni de la tactique du cercle rapproché ni du tirage au sort mais de la démarche collective (même si ce fut souvent avec des défauts nous le savons bien). Ceux qui refusent de voter font aussi observer sans doute à juste titre que jamais campagne électorale n’est apparue autant focalisée sur des individus tentant de se poser en sauveur suprême.

Enfin le dernier argument, et non des moindres, des partisans du refus de vote est qu’à force de voter par défaut ou voter contre, depuis plus de 30 ans on ne cesse de renforcer l’extrême droite qui se nourrit entre autres des espoirs déçus et des promesses non tenues…

Tous ces arguments conduisent celles et ceux qui les avancent à dire que le moment de l’adéquation entre les luttes et le vote n’est pas venu, que pour l’instant il faut construire une organisation révolutionnaire, (pour l’ANC en s’appuyant sur notre Manifeste) et mettre toutes nos forces dans les luttes. On peut partager ou pas les arguments qui précèdent mais force est de reconnaitre que ce sont de vraies raisons que l’on ne peut balayer d’un revers de main.

Sont-elles suffisantes pour refuser de voter ?

Voter par défaut ?

Évidemment même si on considère que l’on ne peut s’engager derrière une candidature il est clair qu’elles ne se valent pas toutes et force est de constater que certaines d’entre elles équivalent à des déclarations de guerre contre le monde du travail.

Quand Le Pen parle d’interdire la CGT ou que Fillon parle de guerre éclair contre les droits : les choses sont clairement posées. Quand Macron, dont les lois en tant que ministre n’ont cessé de viser à affaiblir le camp du travail face aux licencieurs, quand donc il annonce la fin des régimes spéciaux ou la réforme de l’impôt sur la fortune on n’a pas à hésiter longtemps. Enfin un Hamon qui sous ses airs de frondeur, n’a pas censuré le gouvernement et se situe bien dans la continuité du PS d’aujourd’hui, ne peut évidemment retenir notre adhésion.

Comme disait Elsa Triolet « la barricade n’a que deux côtés ».

Comme le disent nombre de militants de la CGT, dans ces élections il y a des candidats issus d’organisations qui ont combattu la loi travail et d’autres non et cela fait une différence de taille. En élargissant il est clair qu’il y a deux sortes de candidatures, celles qui sont issues de forces de notre camp, celui de celles et ceux qui refusent l’avenir qui nous est promis par le capitalisme et ce quelles que soient les divergences que l’on peut avoir sur les solutions à mettre en œuvre, et les autres, toutes les autres, les candidatures qui se coulent sans sourciller dans le moule capitaliste voire veulent le renforcer.

Si on part de cette analyse-là évidemment, on va regarder la période actuelle d’une autre manière.

D’abord on va la considérer comme un moment de débat politique dont les communistes ne peuvent être absents mais au contraire doivent s’impliquer pour peser sur les contenus et les formes d’élaboration de ceux-ci, donner leur point de vue sur l’organisation et la manière de prendre en compte les besoins sociaux.

Ensuite, quoique l’on pense du processus électoral et des offres politiques qui sont faites, un fort score de l’extrême droite ou de Macron sera un coup porté aux luttes. A l’inverse, un fort score de candidats opposés aux lois de casse des droits renforcera le camp du combat pour le progrès social.

Cela est d’ailleurs particulièrement palpable pour les législatives ou une élection locale où des politiques peuvent se révéler être des points d’appui dans tel ou tel conflit. C’est, forts de cette analyse, que des camarades vont s’engager et/ou simplement voter pour être utiles à nôtre camp.

Avec ce regard, aller voter aujourd’hui, y compris pour une candidature qui ne correspond pas en tous points à ce que l’on voudrait n’est donc pas un « vote par défaut » mais plutôt un vote pour appuyer le camp du combat, un tremplin, une étape que l’on va franchir les yeux grands ouverts sur l’objectif à long terme.

Notre rôle de communistes

Il y a un choix à faire : soit s’en tenir à une forme de rigueur (ou de pureté) révolutionnaire et il n’y a aucun jugement péjoratif là-dedans, soit décider de prendre appui sur la dynamique, le débat public qu’entraine la séquence électorale et se servir du vote, et en particulier du vote Mélenchon, comme point d’appui de la période pour faire progresser les idées et le rapport de forces.

  • - D’abord parce qu’une candidature de remise en cause de l’idéologie dominante est en soi l’occasion d’un riche débat entre personnes, celles qui n’ont pas ou peu d’expérience politique, de réflexion sur une solution alternative…mais aussi les autres.
  • - De plus, et il n’y a qu’à lire le programme pour s’en convaincre, on est devant une situation ouverte. Par exemple quand il est écrit dans ce programme qu’il faut mettre en place une commission pour réfléchir au bien–fondé de ce qui a été privatisé depuis 30 ans et étudier ce sur quoi on peut revenir, cela laisse évidemment la porte ouverte à la bataille des idées et à l’avancée des nôtres.
  • - De même l’affirmation de la nécessité d’une sécurité sociale qui couvre à 100% les dépenses de santé, celle de s’appuyer sur les façades maritimes de la France comme facteur de développement, celle de poser les questions de l’énergie ou de l’environnement de façon à préserver l’avenir ne nous laisse-t-il pas une possibilité et même une responsabilité d’intervention ?
  • - Sur l’Union Européenne, les questions du plan A et du plan B ne nous laissent elles pas grandes ouvertes, la possibilité d’intervenir pour mettre en lumière que la sortie de l’euro est un passage obligé ? En plus si on prend en compte qu’un référendum sur cette question est annoncé par les tenants de la France Insoumise cela ne peut que nous renforcer dans cette démarche.
  • - Toujours au plan international quand il est annoncé la volonté de se rapprocher des BRICS en prenant appui sur le système bancaire mis en place par cette alliance, cela peut-il nous laisser indifférents et surtout sans possibilité d’intervention ? Comment pourrions-nous rester indifférents à la volonté affirmée de sortir de l’OTAN, machine guerrière au service de l’impérialisme ?
L’ANC et le rassemblement

Dans la période compliquée où nous sommes, ce n’est pas sur les stratégies électorales que nous pourrons rassembler toutes celles et ceux qui veulent changer de société et en finir avec le capitalisme. C’est cet élément qui a conduit avec juste raison l’ANC à ne donner aucune consigne de vote.

Ce qui nous rassemble toutes et tous, notre base commune immédiate de communiste est notre Manifeste. Cela ne doit pas nous conduire, à notre simple avis d’individus qui cherchent la solution du côté du communisme, à négliger des étapes que nous n’avions pas forcément prévues et qui pour autant peuvent être autant d’étapes d’un processus révolutionnaire.

A chacun d’entre nous de faire le choix qui lui semble le plus utile pour notre camp. En ce qui nous concerne il nous semble que nous ne pouvons pas être absent du vote et d’une possibilité de rassemblement avec nombre de celles et ceux avec qui nous luttons chaque jour.

Francis Arzalier – Charles Hoareau.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 16:41

Ce soir, j'aime Potemkine... Pardon Poutou

Ce soir, j'aime Potemkine... Pardon Poutou

Ceux qui me connaissent savent que je n'adhère pas au courant troskiste qui promeut deux candidats à l'élection présidentielle. Pour autant, même si souvent son sectarisme dessert la cause des travailleurs, Philippe Poutou, militant de la CGT dans son usine qui combat pour la conserver, est mon camarade de combat. Et les chiens de garde de la pensée capitaliste ne se sont pas trompés en tirant à bout portant contre lui, après le débat pour cette présidentielle.

Anna Cabana, cheftaine du service politique du JDD,apparaît particulièrement remontée. "Je ne trouve pas que Philippe Poutou mérite quelque honneur que ce soit parce qu'il s'est conduit de manière très irrespectueuse"Bruno Jeudy, rédacteur en chef de Paris Match, enchaîne en remettant même en cause la légitimité même du candidat dont la candidature été validée par le Conseil constitutionnel : "Je trouve que c'est un candidat qui, par moments, n'a pas le respect qu'il faut pour être candidat à la présidentielle".

Et Anna Cabana de renchérir: "Philippe Poutou, il apostrophait les candidats par leur nom sans même mettre ni Madame, ni Monsieur, ni un prénom. Il s'asseyait derrière son pupitre, se retroussait les manches, se retournait pour parler avec son public, refusait de prendre place sur la photo collective (…) Il y a un irrespect dans sa posture de bout en bout et une forme d'indignité par rapport à la solennité d'un moment comme ce débat présidentiel."

Le péché ultime du candidat, selon la journaliste du JDD :"Pour venir se présenter devant des millions des Français dans un débat aussi important (…), mettre une chemise, peut-être pas une cravate mais une chemise, ne pas arriver mains dans les poches (…) Il y a des codes qui permettent de monter que vous respectez les personnes qui vous regardent, là il y a quand même une désinvolture".

Le pompon pour Christophe Barbier de L'Express :"Attendez, c'est une élection présidentielle (…) Il y a des millions d'hommes et de femmes qui vont regarder pour décider à qui on va confier le bouton nucléaire, à qui on va confier les négociations avec Trump, avec Poutine. Est-ce que Philippe Poutou a sa place là ?"

Oui, les chiens de garde du capital étaient ce soir en costard-cravate ou en vêtement pas sorti d'un discount. Alors ce soir, j'aime vraiment Potemkine contre ce vieux monde de merde. Parce que rentrer dans le lard du candidat de la droite réactionnaire et de la fille de son père héritier des cimenteries Lambert, et bien, à moi, ça me parle, camarades.

Source : le blog de Roger Colombier

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 13:15
Pierre Laurent, la dérive...

Pierre Laurent vient de diffuser une lettre aux salariés de l’énergie pour se différencier du programme anti-nucléaire de Mélenchon et présenter une nouvelle proposition de loi...

C’est une proposition de loi qui rompt une nouvelle fois avec l’histoire communiste en entérinant l’abandon par le PCF de la renationalisation d’EDF, GDF... et en reconnaissant même que le rôle de l’état se borne à "gérer ses participations"... autrement dit, à jouer au capitaliste... en proposant la création de "France Energie", un établissement public régulant un secteur à dominante privée.

Cet établissement public a vocation à gérer l’ensemble des participations de l’État dans les entreprises qui produisent, transportent, stockent, distribuent et commercialisent de l’énergie ou qui fournissent des services énergétiques.

Le recul politique est devenu si profond dans la direction du PCF qu’elle ne réalise même plus sa fuite en avant dans l’abandon de toute perspective de changement de société... Franchement, sur cette base, inutile de conserver un parti communiste, n’importe quel parti progressiste sera suffisant...

Non, les communistes doivent défendre la renationalisation du secteur, comme en 45, dans une approche intégrée de la production,la distribution et la commercialisation, qui peut accepter des contrats d’achats auprès de producteurs, ce qui a toujours existé, mais dans le cadre d’un service public national.

C’est vraiment humiliant pour un communiste de constater cette dérive.

pam

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