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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 12:59

A lire.  Un vrai débat.  La question est : existe-t-il encore un espoir de reconstruire un vrai parti communiste à partir du PCF existant ?  La jeune génération de militants est-elle majoritairement déterminée à le faire ?

Y.G.

Cet interview du politologue Thomas Guénolé qu’un militant FI m’envoie est utile.

Derrière l’objectif affiché d’imposer une cohabitation, bien incertaine, l’objectif plus réaliste de JLM est bien de tenter d’affirmer la FI comme seul parti de gauche...

Car une cohabitation est bien irréaliste dans un contexte politique ou la droite n’a jamais été aussi élevée en France (plus haute qu’en 1969 !). Macron fera sa majorité à droite comme Collomb qui a une longue expérience lyonnaise que je connais bien. Il a fallu toute la détermination des communistes de Vénissieux victorieux en 2014 contre le PS pour bousculer tout ceux qui cherchaient leur place avec Collomb malgré sa majorité à droite, dont malheureusement d’autres élus communistes, mais aussi toute la gauche "alternative" lyonnaise des anciens communistes comme Maurice Charrier à Vaulx en Velin, aujourd’hui insoumis, mais allié de Collomb quand il était élu... Ce sera amusant de voir cette gauche alternative "de gauche" se contorsionner pour justifier de continuer à participer à l’exécutif de la métropole, exécutif qui préfigurait le macronisme... De fait, la "cohabitation" sera bien avec la droite...

Mais le texte éclaire la motivation principale de JLM, l’affirmation d’une seule grande force de gauche... FI

Je cite :

Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

La question de l’utilité du PCF est effectivement posée, et comme ses dirigeants successifs font un par un la démonstration qu’il ne sert à rien, Hue passé annexe du PS avant de soutenir Macron, Buffet déjà insoumise appelant le PCF à "se dépasser"... La réponse semble couler de source... le PCF est inutile et va disparaitre... Si les dirigeants communistes cherchent bien sûr à préserver des places, et donc sont en partie en concurrence avec la FI, en réalité, ils sont en accord avec cet objectif de "refonder la gauche", ils ne croient plus au PCF... Incroyable d’ailleurs que ce parti existe encore alors que tous ses dirigeants depuis 20 ans essaient de le dissoudre/métamorphoser/faire muter/dépasser.. le vocabulaire varie mais l’idée est toujours la même, s’en débarrasser...

La question se résume en une formule célèbre, "en finir enfin avec 1920 !" La FI est, dans la continuité d’un Mélenchon héritier du Mitterrand de 71/81, l’aboutissement de la remise en cause de 1920... revenir à une gauche "acommuniste".

Un élément très pragmatique de ce texte montre qu’on sait faire de la politique à l’ancienne à la FI.. Car en fait, tant pis pour la cohabitation, la priorité est bien de créer les meilleures conditions possibles à l’hégémonie du nouveau parti et donc à son financement... Question : La FI pourra-t-elle durer ?

Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence

Il vaut mieux faire gagner un député sortant PS-Macron et accumuler des voix pour son financement, surtout si l’inverse aurait fait prendre le risque d’avoir un député capable de maintenir l’hypothèse communiste...

Ainsi la FI maintient un candidat rejeté par les collectifs locaux à Vénissieux, ville ou le PC depuis 30 ans s’oppose aux orientations nationales du PCF, et gagne contre le PS, malgré Gérard Collomb venu personnellement faire campagne aux municipales en 2014, et dans un rassemblement fraternel avec le PG... une candidature qui a montré qu’elle respecte ses engagements, refusant de rejoindre l’exécutif large de Collomb dans la métropole de Lyon ... bref, une candidature qui peut faire perdre un PS sortant macroniste et consolider une opposition de gauche authentique...

Mais la FI se retire pour une candidature "nouvelle donne" dans le Calvados... il est vrai tout à fait compatible avec une gauche "acommuniste"... une gauche qui oscille entre les verts et un PS de gauche... la seule certitude qu’on a, c’est qu’elle ne sera jamais communiste...

Ce qui devrait conduire à un rappel historique : Qu’est-ce qu’une gauche "acommuniste" ? ... tout simplement une gauche socialiste... la boucle est bouclée... Mélenchon aurait terminé le travail de Mitterrand.

Je crains que cette stratégie ne se révèle mortifère pour ceux qui persistent à vouloir changer de société...

Tout ca n’empêche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ! (https://lepcf.fr/Quel-avenir-pour-le-parti-communiste)

pam

 

 

Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

Lire la suite et l'l'interview de Thomas Guénolé ci-dessous

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 15:01

Sur le site de Nicolas Maury

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 07:31
Le PCF, la France Insoumise, analyses politiques comparées

14 Mai 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #élection 17, #classe ouvrière, #GQ

Sur l'absence d'accord législatif entre PCF et FI, les torts sont partagés.

Le PCF a fait des demandes trop exigeantes, ce qui semble montrer qu'il ne désirait pas un accord, principalement parce qu'il voudrait faire face à ses difficultés financières grâce aux votes comptabilisés aux législatives.

Il a également suscité la méfiance de ses partenaires par la mollesse (pour le dire gentiment) de sa campagne. Un courant important, inspiré par la cellule éco et des notables locaux a même tenté à plusieurs reprises de la saboter : diffusion de messages hostiles (pour continuer à être gentil) sur les réseaux sociaux, campagne pour un candidat communiste fantôme, tentatives de résurrection de l'Union de la Gauche, tentatives de ralliements à Montebourg, puis à Hamon, pression pour l'abandon de la candidature Mélenchon après le vote des primaires socialistes puis demande d'une alliance avec Hamon au prix des points essentiels du programme, rétention des signatures pour semer le doute à quelques semaines du vote, vote Hamon, "vote révolutionnaire" pour Poutou ou pour Macron.

La FI de son coté n'a pas l'air de comprendre que le PCF est toujours une force politique militante, qu'il comporte des débats intérieurs et une opinion interne et qu'on ne peux pas s'allier avec une telle force sans faire la moindre concession, qu'il s'agit d'un parti historique et que ses militants veulent le conserver, pour beaucoup d'entre eux c'est même leur seul but. Il y a même quelques zones en France où le PCF conserve un ancrage populaire, et où un candidat PCF fera mieux, notamment contre le FN, qu'un nouveaux venu de la FI. S'effacer devant le PCF dans trente circonscriptions, ce n'était pas la mer à boire, surtout quand on vise la victoire nationale. S'il a manqué quelques centaines de milliers de voix, c'est aussi à cause d'une certaine arrogance.

Sur le fond, la ligne actuelle du PCF est beaucoup plus droitière que celle de la FI, mais celle ci est essentiellement le reflet de l'opinion actuelle de son dirigeant principal et de quelques conseillers. Le volet institutionnel du programme de la FI, mis en avant en premier dans un discours basiste et ultra-démocratique, est le moins crédible. Si Mélenchon change d'avis sur quelque chose, la FI suivra au quart de tour. Le PCF, sans être un modèle idéal du genre, est en fait plus démocratique que la FI; mais il faut l'avouer, beaucoup moins efficace.

Pour résumer, la FI offrait aux présidentielles deux avantages majeurs sur le PCF :

Mélenchon pouvait gagner, et donc abolir un certain nombre de lois du quinquennat Hollande, ce qui n'était pas à la portée du PCF, qu'il soit isolé ou dans une union de la gauche discréditée. Sur le plan programmatique il avait la volonté, crédible, de sortir de l'OTAN, et celle qui l'est moins mais qui est tout de même fortement affirmée, de tenir tête à l'UE, ce qui ne peut aboutir qu'à la quitter si on le fait vraiment. Le PCF a, lui, baissé pavillon sur ces deux question cardinales.

Le reste du programme de la FI soit ne fait pas partie de mes choix (sortie du nucléaire, constitution parlementariste, végétarisme, etc), soit n'est pas assez courageux pour aller chercher les voix des classes populaires là où elles sont (immigration et sécurité).

Le ralentissement de l'immigration est compris par les classes populaires comme essentiel pour l'intégration des immigrés déjà présents et pour la lutte contre le chômage, et elles ont sans doute raison. Si on veut retrouver leur confiance il faut sortir du consensus libéral sur cette question, partagé avec le MEDEF, qui prône la totale liberté de mouvements de main d'œuvre dans le monde.

Mais ces faiblesses existent aussi dans le programme du PCF ; elle indiquent simplement que les militants de gauche sont massivement recrutés aujourd'hui dans la petite bourgeoisie dont la vie quotidienne est peu impactée par l'insécurité ou qui idéalise l'immigration (qu'il ne s'agit pas non plus de diaboliser, mais d'analyser sobrement).

Il est exact que la FI a réussi à regagner du vote ouvrier, complètement perdu par le PCF à l'exception de quelques circonscriptions (Vénissieux, Martigues, Douai, le Havre, etc), mais c'est sur une base ethnique : environ 25% des ouvriers sont issus d'une immigration récente (deux ou trois générations) et environ 25% aussi des ouvriers votent Mélenchon. Mais des départements ouvriers comme l'Aisne ou les Ardennes votent massivement Le Pen. Au vu des résultats du 23 avril, sans "barrage à" d'un coté ou de l'autre au second tour, il peut y avoir 150 députés de la France Insoumise; et aussi 150 députés FN, ce qui en annulerait arithmétiquement l'effet. Et on ne peux pas d'un coté espérer sans le dire que l'électorat frontiste se reporte sur ses candidats par pur "dégagisme" et mobiliser à son profit un front républicain dans des duels nombreux avec le FN qui ne s'annoncent pas très bien.

Si le FN est un épouvantail et un leurre, qui ne représente aucun danger pour le train-train de la démocratie libérale, il n'en reste pas moins qu'affaiblir son influence sur la classe ouvrière est la priorité stratégique du moment, pour ceux qui veulent représenter légitimement cette classe. Et pour ça il faut arrêter de discourir comme les patrons (ou comme les enfants des patrons quand ils sont encore trotskystes).

Cela dit, Mélenchon n'a pas obtenu son résultat exceptionnel en Seine-Saint Denis (34%, à comparer justement aux 34% de Marine le Pen dans le Pas de Calais), comme voulait le faire Hamon, en flattant les tendances communautaristes, il a au contraire rallié ces votes autour d'un discours démocratique franco-patriotique qui est plus à même, à l'avenir, de surmonter la barrière ethnique et de réunifier le prolétariat en France qui le discours différentialiste en vogue dans la "gauche de gauche".

Fondamentalement, c'est pour le moment un vote patriotique et républicain inter-classiste qui regroupe tout le monde sauf les riches, et qui comme tel provoque la fureur dans les milieux trotskystes. Significativement, Mélenchon, qui avait fait l'erreur, à mon humble avis, de terminer sa campagne dans l'Est parisien, a fait le même résultat, 19%, dans le département le plus "ouitiste" en 2005 (Paris) et dans le plus "noniste" (Pas de Calais). Et on se souvient que ce vote avait été un marqueur de classe très net.

La FI a fait la moitié du chemin dans la reconquête du vote de la classe ouvrière, perdu par le PCF à partir de 1981. Pourra-t-elle aller plus loin? Cela dépend essentiellement de la nouvelle génération de militants qu'elle a su ramener à la politique, et de la bataille des idées qui s'y développe.

Enfin, la campagne de Mélenchon est un succès sur un autre plan, en ce qu'il a pour la première fois proposé un discours écologiste qui quoiqu'on en pense sur le fond touche les attentes populaire, notamment par le biais de la question animale, le retour à la production alimentaire locale, et par son association au thème de la planification, du protectionnisme, et de l'emploi.

 

GQ 14 mai 2017

PS a propos de "bataille des idées" (cette expression est de Fidel), au lieu d'esquiver la question, les militants de la FI peuvent affirmer sans craindre l'opprobre médiatique que "le Venezuela n'est pas une dictature" ! A certains moments Mélenchon donnait l'impression de partager nos idées (une analyse de classe anti-impérialiste), mais d'en redouter (peut être avec raison) le coût politique. Cultiver l'ambiguïté fait partie du savoir-faire politique : on ne la quitte qu'à son détriment. Mais les choses doivent être dites maintenant que les jeux sont faits.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:56
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:53
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:12
Le Portugal, l’Union Européenne et l’Euro – interview avec João Ferreira (deuxième partie)


 

L’Union Européenne (UE) est entrée dans une phase de turbulence. Toutes ces années de crise et d’austérité brutale ont eu des conséquences sociales catastrophiques, en particulier dans les pays de la périphérie. Au Portugal, un changement de gouvernement après les élections législatives de 2015 a mis fin à l’austérité imposée par la troïka ce qui a permis un revirement de certaines politiques. Mais des problèmes structurels persistent en raison de la nature de l’UE et de ses mécanismes, en particulier la monnaie unique. Pour discuter de la situation politique au Portugal, des conséquences de l’entrée sur le marché unique et de l’Euro, et des solutions à ces problèmes, ainsi que d’autres questions telles que la montée de l’extrême droite en Europe, nous avons interviewé João Ferreira du Parti Communiste Portugais (PCP) ; il est membre du Comité Central du PCP, conseiller municipal à Lisbonne et deux fois élu au Parlement européen.

(Deuxième partie de l’interview. Pour la première partie, cliquez ici)

 

En ce qui concerne l’Euro, le PCP n’est plus seul aujourd’hui ; il est largement reconnu que la monnaie unique ne fonctionne pas. Pourquoi l’euro était-il destiné à échouer et quelles en sont les conséquences ?

À notre avis, l’Euro n’a pas échoué. Il y avait des objectifs qui ont été communiqués aux peuples, mais la question est de savoir si c’étaient les objectifs véritables du projet. De notre point de vue, ils ne l’étaient pas. L’Euro était dès le départ un projet politique du grand capital européen. Un projet qui a eu deux objectifs principaux : réduire les coûts unitaires de la main-d’œuvre, ce qui revient à transférer la richesse du travail au capital, et d’autre part, sous l’égide de satisfaire aux exigences de la monnaie unique, attaquer les services publics et privatiser les secteurs économiques stratégiques. C’est avec le prétexte de l’Euro et en accommodant ses exigences que les salaires réels ont été réduits (la soi-disant «modération salariale»), d’innombrables entreprises publiques ont été privatisées, dans certains cas même dans des secteurs stratégiques entiers, les fonctions sociales de l’État étaient ciblées, ce qui a entraîné une réduction des dépenses en soins de santé, éducation, sécurité sociale, etc. L’Euro a donc permis d’atteindre ces objectifs.

Par exemple, une décennie après la création de la monnaie unique, les bénéfices dans la zone euro ont augmenté de 30%, tandis que les coûts unitaires de main-d’œuvre ont diminué de 1%. Cela s’est produit à un degré plus ou moins élevé dans de nombreux pays. C’est arrivé au Portugal et c’est arrivé en Allemagne. En Allemagne, par exemple, les bénéfices ont augmenté 80 fois plus rapidement que les salaires. Par conséquent, l’Euro a atteint ses objectifs politiques ; c’est pourquoi nous réaffirmons que l’Euro est un projet politique du grand capital européen. Bien sûr, on a promis aux gens que l’Euro réduirait le chômage, produirait des taux de croissance autour de 3% par an, augmenterait les salaires, et entraînerait une convergence des salaires sur l’ensemble des pays de la zone euro. Avec du recul, voilà ce qui s’est passé au Portugal :

  • le chômage n’a pas reculé, il a plus que doublé et il est constamment supérieur à 10%

  • la croissance accumulée après une décennie et demie dans la zone euro est nulle, ce qui signifie que ces quinze dernières années ont été perdues

  • non seulement les salaires n’ont pas convergé vers ceux d’autres pays, mais ils ont en fait continué à diverger

  • le déficit de notre balance commerciale a empiré et la dette a explosé

  • la production agricole et industrielle a reculé pendant plusieurs années, et cela s’est également vérifié dans d’autres pays de la périphérie.[...]

Lire la suite ci-dessous

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:00
Le Portugal, l’Union Européenne et l’Euro – interview avec João Ferreira (première partie)

 

L’Union Européenne (UE) est entrée dans une phase de turbulence. Toutes ces années de crise et d’austérité brutale ont eu des conséquences sociales catastrophiques, en particulier dans les pays de la périphérie. Au Portugal, un changement de gouvernement après les élections législatives de 2015 a mis fin à l’austérité imposée par la troïka ce qui a permis un revirement de certaines politiques. Mais des problèmes structurels persistent en raison de la nature de l’UE et de ses mécanismes, en particulier la monnaie unique. Pour discuter de la situation politique au Portugal, des conséquences de l’entrée sur le marché unique et de l’Euro, et des solutions à ces problèmes, ainsi que d’autres questions telles que la montée de l’extrême droite en Europe, nous avons interviewé João Ferreira du Parti Communiste Portugais (PCP) ; il est membre du Comité Central du PCP, conseiller municipal à Lisbonne et deux fois élu au Parlement européen.

(Première partie de l’interview. Pour la deuxième partie, cliquez ici)

Ci-contre : João Ferreira

 

 

Comment décririez-vous l’actuel gouvernement portugais ? Est-ce un gouvernement de gauche ?

C’est un gouvernement du Parti Socialiste (PS). Ce n’est ni un gouvernement de gauche ni une coalition de forces de gauche, comme nous l’entendons parfois. C’est un gouvernement du Parti Socialiste qui met en pratique les positions du Parti Socialiste vis-à-vis des questions fondamentales de la politique de droite et de sa vision pour le pays, position aussi fondamentalement différentes de celles du PCP. Mais c’est un gouvernement minoritaire ; ce qui signifie, avec l’équilibre actuel des pouvoirs au Parlement, que le PCP joue un rôle important dans le processus de restauration des droits et l’augmentation des revenus des personnes que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre avant sa prise de fonction.

En fait, les progrès accomplis depuis le début de ce gouvernement l’ont souligné. Il y a eu un processus de restauration des droits et d’augmentation des revenus dans lequel le PCP et les luttes populaires de ces dernières années ont joué un rôle décisif. Cependant, des problèmes structurels fondamentaux persistent encore, dont la solution nécessite des politiques globales pour aller au-delà du recouvrement des droits et des revenus et finalement développer le pays. Tout cela est proprement lié au fait qu’il s’agit d’un gouvernement du Parti Socialiste qui a hérité de toutes les contradictions historiques que le Parti Socialiste n’a pas réussi à résoudre et qui sont à leur tour liées aux politiques de droite des 40 dernières années. Et cela explique pourquoi ce gouvernement n’est pas un gouvernement de gauche. [...]

La suite ici : http://www.investigaction.net/le-portugal-lunion-europeenne-et-leuro-interview-avec-joao-ferreira-premiere-partie/

 


 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:44

Sur France Inter le 2 mai 2017

Vincent Giret nous emmène ce soir à Varsovie et à Budapest, où deux manifestations opposées viennent de se dérouler.

J’avais vu passer ce week-end sur twitter, un message d’un confrère évoquant une manifestation fasciste à Varsovie. J’ai, un temps, je l’avoue, cru à une exagération, voire une intox. Et puis, je suis allé voir sur le site de Gazeta Wyborcza, le quotidien polonais de grande qualité, créé et toujours dirigé par l’ancien dissident Adam Michnik, et là, je l’avoue, ma stupéfaction a été totale : on y voit sur une vidéo que ce samedi 29 avril, en plein cœur de Varsovie, dans ce quartier du centre historique reconstruit dans une ferveur populaire exceptionnelle au lendemain de la Second Guerre, paradaient 500, un millier peut-être, hommes et femmes, le crâne souvent bien rasé, tous vêtus de noir de la tête au pied et strictement alignés, comme le serait une armée au garde à vous, agitant le drapeau vert et blanc d’un parti authentiquement néo-fasciste, appelé Renaissance Nationale de la Pologne. On y entend son leader éructer et le chœur de ses partisans reprendre des slogans haineux qui provoquent la stupeur des passants, une jeune femme sur le trottoir semble même essuyer une larme. Mais on comprend vite que non seulement cette manifestation a été autorisée, mais qu’elle est en outre fermement protégée par des rangées de CRS polonais. Ce groupuscule est en fait l’héritier politique du Camp national-radical, qui se proclamait ouvertement fasciste dans les années 30 et organisait même des pogroms anti-juifs. Bien sûr, ce parti est ultra minoritaire, mais l’image est terrible et dit surtout combien le parti populiste au pouvoir, les ultra-nationalistes du Parti Droit et Justice jouent avec le feu en attisant la haine, la xénophobie et s’attaquant depuis des mois à l’état de droit et aux grands principes démocratiques.

Vu sur le site http://wyborcza.pl que le journaliste de France Inter a consulté.

Tysiące podpisów pod petycją o delegalizację ONR
 (Des milliers de signatures pour une pétition visant à interdire l'ONR)
Kacper Sulowski

 

Marsz ONR-u w Warszawie

Extraits de l'article et traduction google

Les participants de la manifestation, marchant dans les rues de Varsovie avec croix et bannières de la phalange, ont scandé des slogans nationalistes et xénophobes : « Nous ne voulons pas l'islam ici, les terroristes, les musulmans » ou « Il y aura du bâton sur le museau de gauche. » Protégé par la police  en présence de plusieurs centaines de personnes.

(Uczestnicy demonstracji, idąc ulicami Warszawy z krzyżem i sztandarami z falangą, skandowali nacjonalistyczne i ksenofobiczne hasła, m.in.: „My nie chcemy tu islamu, terrorystów, muzułmanów” czy „Znajdzie się kij na lewacki ryj”. W ochranianym przez policję marszu wzięło udział kilkaset osób.)

Les autorités polonaises non seulement regardent sans rien faire des démonstrations de fascistes, mais récemment encore enlevé le symbole ONR - Phalange - de la liste des symboles reconnus du fasciste et raciste.

(A w ubiegłym tygodniu znów maszerowali ulicami Warszawy. Polskie władze nie tylko bezczynnie przyglądają się demonstracjom faszystów, ale niedawno usunęły nawet symbol ONR - falangę - z wykazu symboli uznawanych za faszystowskie i rasistowskie”.)

Au même moment, les communistes polonais n'ont plus le droit de s'exprimer.  Les membres du comité de rédaction du journal communiste "Brzask”   sont condamnés à la prison au terme d'une surprenante argumentation du procureur :

"Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:19
Sur Initiative communiste

Communiqué – Commission Internationale du PRCF

Le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) condamne de la manière la plus énergique la répression anti-communiste en .

Le régime cléricalo-fasciste polonais pourchasse les militants du Parti Communiste Polonais qui ne font que défendre leurs idées et leur projet politique.

Cette atteinte aux droits de l’homme et du citoyen polonais les télés, les radios, les belles âmes n’en parleront pas. Du moment où ce sont des communistes qui sont frappés ils font silence. Portant ce furent les communistes des pays occupés et l’URSS qui ont vaincu le /nazisme. A l’approche du 8 mai et de l’anniversaire de la capitulation du IIIe Reich il est bon et nécessaire de rappeler ce fait.

Et de constater que ce sont les descendants des collabos de nazis qui pourchassent les communistes en Pologne. Et que dans toute l’UE, cette prison des peuples, les partis d’extrême-droite relèvent la tête y compris en France où le FN, grâce à la complicité de la bourgeoisie, menace les syndicalistes et ceux qui luttent pour la démocratie et la paix.

Notre solidarité avec les communistes polonais et le Parti Communiste de Pologne est totale.

 

Nous participerons à toutes les manifestations de solidarité avec nos camarades de Pologne.

Nous vous appelons à signer la pour le cessation immédiate et inconditionnelle des poursuites contre des citoyens qui ne font qu’utiliser leurs droits.

Enfin il est temps de ne plus accepter l’amalgame honteux, indigne, mensonger qui veut faire croire que communisme et fascisme sont des frères jumeaux. Cet horrible mensonge se répand dans tous les médias bourgeois, les chiens de garde du système capitaliste ne cessent de le pilonner,des livres d’école reprennent le grand mensonge, le bourrage de crâne est général : c’est lui qui sème la revanche d’Hitler.

Appel international de soutien aux militants du Parti communiste de Pologne condamnés à la prison pour „propagation du communisme” – Pétition

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti communiste de Pologne ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine "Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels "la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du (Parti Communiste de Pologne) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: "Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

 

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: "Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”…

Les communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Au moment de la condamnation des rédacteur de "Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Rassemblement National Radical) défilaient dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation… Ils portaient alors des étendards avec le symboles de la Phalange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavant un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’exécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terroriser le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est liée à l’intensification des pratiques anti-sociales barbares de l’Union européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importantes pour et doivent devenir massives –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes doivent cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski – KPP – Parti communiste de Pologne

Signer en cliquant ici: https://www.change.org/p/kpp-p olish-communist-party-protest- against-the-criminalization- of-anti-capitalist-voice-in- poland?recruiter=55577695&utm_ source=share_petition&utm_ medium=email&utm_campaign= share_email_responsive

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:34

Demain, la classe dominante organise un nouveau rendez-vous électoral. Ce sera la fin d’une interminable période où la classe politique s’est enfoncée dans une médiocrité et un ridicule sans précédent. Le monde du Travail aspire à bien autre chose que cette comédie insupportable, en dehors de toute réalité.

Ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie ; ce n’est pas parce qu’il y a vote qu’il y a démocratie ! Cette farce « démocratique » revêt un fait inédit : les comédiens qui y participent ne savent pas qu’ils jouent dans une comédie ! Si notre avenir et nos vies n’en dépendaient pas, ce serait très drôle.

Un problème insoluble

Dans cette élection à deux tours conçue pour éliminer tout candidat représentant le monde du Travail, ce dernier se retrouve maintenant confronté à un problème sans solution ; il faut faire son « choix » entre deux finalistes, tous les deux « fabriqués par le système » pour le préserver en mettant en scène leur prétendue opposition. Chaque électeur est ainsi sommé de voter CONTRE l’un ou l’autre, CONTRE une des deux faces de la même pièce, du même système !

Si le mécanisme est rodé, et si la classe dominante aura un œil attentif sur le nombre de spectateurs qui seront venus à son dernier spectacle, la participation au premier tour donne déjà une certaine légitimité à cette élection et au piège qui vient de se refermer sur nous.

 

Un besoin de légitimité et d’apparence démocratique au système

La classe dominante a besoin d’organiser cette farce pour créer un masque démocratique à tout ce qu’elle met en place et impose au monde du Travail. Aucune alternative à sa suprématie ne peut voir le jour dans ce système qu’elle a elle-même mis en place. Pourtant, sans spectateurs à cette comédie ridicule, le masque tomberait, l’aspect autoritaire de la domination apparaîtrait au grand jour, la délégitimation des institutions et de celui élu serait le début de tous les possibles. C’était bien l’enjeu du vote du premier tour et de celui de demain : il faut un maximum de spectateurs, de participants pour légitimer et rendre crédible l’institution et tout ce qui va être fait dans les cinq prochaines années. D’ailleurs, on voit le Capital faire feu de tout bois pour faire voter et limiter l’abstention !

Dès le premier tour, il fallait donc ratisser large pour que cet évènement soit une réussite en terme de participation. Pourtant, nous étions sommés de faire notre marché entre des programmes similaires qui évacuent toute éradication du capitalisme, du libéralisme. Les candidats présentent des programmes alors qu’une élection devrait être le moment où le Peuple donne un mandat impératif, défini par lui, imposé à ceux ou celui qui prétendent le représenter.

Ce n’est pas cela qui se passe. Pire, quel que soit le vainqueur, il se rendra immédiatement après son élection, comme ses prédécesseurs, à Berlin auprès d’Angela Merkel pour prendre ses consignes. Ainsi l’imposent les institutions européennes qui consacrent la suprématie allemande dans l’UE et qui empêchent, par les différents traités, toute autonomie des gouvernements nationaux dans la conduite de politiques économiques qui déplaisent au Capital.

Un instrument de division

Comme dans toute structure réformiste de la classe dominante, le monde du Travail se trouve divisé ; c’est d’ailleurs son autre rôle. Il faut en finir avec ce dispositif conçu pour empêcher le rassemblement et le changement de société. Seul le point de vue réformiste a sa place dans les institutions du Capital. Et ce point de vue est non seulement un chemin complètement opposé à celui du point de vue révolutionnaire, mais en plus il est un obstacle au développement de ce dernier. En aucun cas, le point de vue réformiste ne peut être une étape préalable au développement d’un changement de société.

De plus, comme après chaque élection présidentielle couplée aux législatives, la dynamique d’un mouvement social construit pendant des années se retrouve brisée, et le monde du Travail se retrouve à devoir repartir à zéro.

Maintenant, qui peut croire que l’on peut rassembler derrière un candidat dans une institution faite pour diviser ? Et qui peut croire que Mélenchon aurait pu rassembler le monde du Travail alors que dès le soir du premier tour, aucune unité ne se fait sentir, pire, des conflits commençaient déjà pour les prochaines élections législatives !

La souveraineté populaire n’a jamais pu trouver une issue dans ce cadre… et pour cause !

Le Travail est seul créateur de valeur, mais quand en parle-t-on ? Comment peut-on croire qu’il pourrait y avoir démocratie sans que cette valeur soit décidée collectivement et démocratiquement ? Comment les producteurs de valeur peuvent-ils se faire représenter par des gens qui ne « travaillent » pas ? Quel doit être le véritable lieu de l’expression populaire souveraine ?

Nous voyons bien que les institutions créées pour la classe dominante ne peuvent répondre à ces questions et empêchent tout possible subversif pour le monde du Travail.

Les enjeux de l’affrontement Capital/Travail deviennent colossaux

Comme l’appétit gargantuesque du Capital grossit sans limites, il lui faut piller toujours plus de richesses au monde du Travail. Cela se traduit par des rapports de plus en plus violents. De ce fait, peu importe le candidat derrière lequel la bourgeoisie avait décidé de se ranger, il devra appliquer une politique violente et acharnée contre ceux qui sont les seuls à créer de la valeur. Cela se traduira inévitablement par des mesures encore plus antidémocratiques et liberticides contre nous.

Il va être de plus en plus difficile pour la classe dominante de cacher le régime autoritaire dans lequel elle nous enferme, et elle n’aura d’autres choix que réprimer sévèrement toute tentative de révolte. Finalement, sous couvert de lutter contre l’extrême droite, on risque de donner carte blanche à un futur régime autoritaire et fascisant ; le PS, en la matière, renouvelle son historique part de responsabilité !

Roland LEROY, dans la revue « les cahiers du communisme » d’octobre 1962 au sujet du plébiscite gaulliste, écrivait : « Le but du plébiscite est de liquider les derniers vestiges de démocratie en France, aggraver la dictature de fait du pouvoir personnel, accélérer la fascisation de l’État pour poursuivre la politique des monopoles, néfaste aux travailleurs et à la Nation. » N’est-ce pas toujours d’une extrême pertinence 55 ans plus tard ?

La bouillie intellectuelle qui nous est servie quotidiennement au travers de partis politiques complètement dépolitisés doit laisser la place à l’expression du monde du Travail pour peu qu’il s’attache à s’approprier la politique et à prendre en main ses affaires ; comme le propose Rouge Vifs IDF au travers la création d’un réseau de militants révolutionnaires en entreprise.

Alors, si d’aventure le mandat du futur président pouvait tenir si longtemps, qui voudra aller voir le prochain spectacle du Capital dans 5 ans ?

Source , le site de Rouges Vifs Ile de France : http://rougesvifs.org/?p=377#more-377

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