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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 22:37
PROTÉGER ET ÉLARGIR UN ESPACE POLITIQUE ET SOCIAL FRANCHEMENT PROGRESSISTE – Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) – Coordination Communiste (CC59/62) – Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest – Réveil communiste

prcf-rcc-cc59-presidentielles-2017-declaration-communeDéclaration à l’occasion des présidentielles et législatives du

PROTÉGER ET ÉLARGIR UN ESPACE POLITIQUE ET SOCIAL FRANCHEMENT PROGRESSISTE

Même s’il est clair que la lutte anti-impérialiste, la résistance à l’offensive antisociale et le travail de reconstruction communiste conservent leur primat politique en toutes circonstances, les militants communistes et le mouvement ouvrier ne peuvent regarder avec indifférence les élections présidentielles et législatives qui, tous les cinq ans, re-déploient le rapport des forces entre les classes sociales dans notre pays. Et c’est encore plus vrai dans une situation où le FN et la droite versaillaise la plus ultra, celle qu’incarne Fillon, abordent l’élection présidentielle de manière extrêmement agressive.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 16:32
Unis et à l’offensive pour une bataille communiste !
, par  lepcf.fr , popularité : 65%

46,5 % pour l’option 2, celle de la candidature communiste, 53,50 % pour l’option 1 visant à soutenir Jean Luc Mélenchon, jamais une décision stratégique ne se sera prise à une aussi courte majorité dans le PCF, alors que nous continuons de nous affaiblir puisque nous avons perdu depuis 2012 plus de 12000 cotisants.

C’est une victoire à la Pyrrhus pour Pierre Laurent et son équipe car elle s’est faite très largement sur la pédagogie de la peur, de l’affaiblissement de notre parti et de l’hésitation : recherche d’une hypothétique primaire de la gauche pour un candidat commun, refus de mettre la candidature communiste en débat au 37éme congrès, absence d’appel explicite à candidature, menaces d’un score catastrophique... l’exécutif national a tout fait pour rendre une candidature issue du PCF impossible. Jusqu’à la menace entretenue au coeur même du vote d’un possible retour vers un candidature issue de la primaire socialiste.Des camarades ont cru l’éviter en votant pour l’option 1, alors qu’elle reste présente dans les déclarations et décisions de la direction et de Pierre Laurent.

Nous apprécions donc très positivement le résultat de l’option 2 qui démontre l’attachement des communistes à leur parti, leur opposition aux tentatives liquidatrices et leur exigence croissante d’une bataille communiste. Il témoigne de capacités à se rassembler pour l’existence et l’avenir du PCF qu’il faut encore élargir. [...]

Lire la suite ici : http://lepcf.fr/Unis-et-a-l-offensive-pour-une-bataille-communiste

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:15
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:10

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:23
FIDEL CASTRO, un véritable révolutionnaire, pour toujours dans nos cœurs et nos esprits [Rouges vifs -Ile-de-France]

COMMUNIQUÉ DE ROUGES VIFS Ile de France

Le 26 Novembre 2016

 

Tous les authentiques révolutionnaires du monde, tous les communistes, tous les progressistes sont en deuil aujourd’hui. Fidel Castro, véritable légende pour tout militant voulant éradiquer le capitalisme dans toutes ses dimensions, n’est plus.

Malgré l’âge et la maladie, la nouvelle nous stupéfait et nous voyons défiler toute l’histoire depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, tous les épisodes de l’affrontement entre l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, et le droit à l’autodétermination des peuples. De la célèbre plaidoirie « L’histoire m’acquittera » au débarquement internationaliste du Granma, de l’agression dans la baie des cochons au délire anticommuniste toujours à l’œuvre aux Etats Unis, de la guerre froide à la solidarité avec l’Angola ayant abouti à la libération de Nelson Mandela et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, solidarité encore sur tout le continent Sud Américain en particulier dans le domaine de la santé, Cuba socialiste et Fidel Castro formaient un tout.

Notre première réaction d’affection est pour le peuple cubain et son gouvernement qui perdent un dirigeant exceptionnel qui a œuvré jusqu’à son dernier souffle pour la Paix, la souveraineté des Peuples, l’indépendance des Nations, la solidarité internationale et la coopération sans jamais transiger sur la Révolution.

Les militants de Rouges Vifs IDF leurs présentent leurs plus profondes et sincères condoléances et les assurent de notre totale solidarité et de notre confiance absolue dans le fait qu’ils surmonteront avec courage et détermination l’épreuve du départ de Fidel. Nous ne doutons pas un instant qu’ils poursuivront l’œuvre de la Révolution tant les acquis en matière de santé ou d’éducation, notamment, sont devenus le bien commun de toute l’humanité. Et tout cela dans le cadre à l’embargo inique des USA sur Cuba depuis 1959. Il faut y mettre un terme immédiatement !

Vient ensuite en mémoire les réflexions et enseignements que nous inspirent la vie, la pensée et l’action de Fidel Castro et de ses compagnons dont Raul tout au long de sa vie. Cela fait l’objet d’un énorme affrontement idéologique visant à nier toute possibilité de construction du socialisme. Tout est utilisé pour salir l’expérience cubaine tenant tête à la 1ère puissance du monde depuis plus 50 ans et pervertir toute idée de dépassement du capitalisme.

La lamentable déclaration d’un dirigeant du PCF sur le prétendu caractère autoritaire du « régime cubain » (les mots mêmes de l’adversaire) est non seulement empreinte d’une condescendance inouïe, mais elle participe surtout à brouiller les repères d’une réflexion communiste authentique. Qu’elle soit sciemment prononcée ou faite dans la précipitation pour paraître respectable, cela combat de fait l’idée révolutionnaire.

C’est aux cubains de juger. Ce sont eux qui nous livrent, par leur expérience au cœur de l’affrontement impérialiste, des enseignements précieux pour l’action communiste et révolutionnaire dans notre propre pays. Imagine-t-on des capitalistes, après avoir été expropriés du pouvoir et des moyens de production par une opération du saint esprit, accepter le verdict populaire et ne pas tenter par tous les moyens, y compris la guerre et la guerre civile, les intimidations, les infiltrations, de revenir au pouvoir ?

N’est-ce pas ce qui est à l’œuvre dans le cadre des traités européens (« qui ne peuvent être remises en cause par des élections » JC Junker, président de la commission européenne) et de ses concrétisations dans les différents pays (répression brutale et pour le coup autoritaire contre les opposants à la loi Hollande/Valls/El Khomri) ?

Les cubains nous parlent de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines. Tout le contraire du libre échange (ALENA, TAFTA, CETA, …), de la libre circulation des capitaux, de la mise en compétition des travailleurs de toute la planète sur des créneaux jugés juteux pour les actionnaires des multinationales au détriment de productions pour satisfaire les besoins vitaux et sociaux de l’humanité. A cela, les dirigeants cubains et d’autres pays d’Amérique Latine ont construit l’ALBA, traité de réelles coopérations entre les peuples. Parler de Nation quand on est révolutionnaire, c’est tout le contraire du repli nationaliste xénophobe. C’est s’appuyer sur les aspirations populaires et leur expression démocratique pour fonder la légitimité et l’action des gouvernements de chaque pays pour construire ensemble avec tous ceux qui y sont disposés.

Ce véritable internationalisme est un des fondements de la révolution cubaine initiée il y a 60 ans, jour pour jour, par l’arrivée à bord du Granma, de militants de différentes nationalités sud américaines. ROUGES VIFS IDF soutient l’initiative du collectif « ENTRE AMIS » et l’association GILBERTO BOSQUES organisée sur ce sujet le 10 décembre à la Maison de Associations de Malakoff (92).

Plus fondamentalement, les questions auxquelles Cuba a été confronté et les réponses apportées nous renvoient à la figure le fonctionnement soi disant supérieur en démocratie de nos propres institutions qui produisent des gouvernements qui ne rendent de comptes à personne et dont l’éviction ne peut conduire qu’à des situations bien pires encore. N’est-ce pas ce que nous vivons en France en particulier depuis plusieurs décennies ? Et ce sont ces mêmes dirigeants, souvent incultes et incompétents, qui qualifient Fidel Castro de dictateur autoritaire ?

Fidel Castro continuera à vivre car il est pour toujours un grand parmi les grands. A l’occasion de sa disparition, nous saluons Cuba pour son immense contribution au bienfait de l’humanité. Nous voulons leur témoigner notre infinie reconnaissance d’avoir su se doter d’un dirigeant de la trempe de « Fidel, leur commandant en chef ». Nous en sommes persuadés : non seulement l’Histoire l’a déjà acquitté mais elle va faire en sorte qu’il demeure un des exemples rares.

 

Paris, le 26 novembre 2016

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:44

Il fallait s’y attendre, et cela arrive à un âge inespéré pour quelqu’un que les USA ont tenté d’assassiner ….638 fois ! .
Il aura eu la joie de voir son peuple avancer et gagner un vote historique à l’ONU où plus aucun pays n’ose voter contre la résolution cubaine condamnant l’embargo dont son peuple est victime.

Il fallait s’y attendre, ses adversaires de toujours, n’en démordent pas et même devant la mort d’un homme qui est objectivement, tant par la durée de son mandat que par la force de son action, l’un des plus grands hommes politiques du 20e siècle, continuent à porter leurs coups tel le journal Le Monde, le « quotidien de référence »… de la bourgeoisie, qui a toujours été un adversaire résolu de la révolution cubaine, qui s’en donne à cœur joie ce matin en ressortant un article de 2001 ( !). Ils me font penser aux fascistes de Pinochet qui tirèrent sur le cercueil de Pablo Neruda : même mort, Fidel leur fait peur.

Il faut s’y attendre il va y en avoir des titres sur le thème, « une page se tourne », « Cuba doit (ou va c’est selon !) devenir raisonnable et rentrer dans le rang », dans le rang des pays capitalistes bien sûr.

Il faut s’y attendre on va en entendre des « opposants » et des « démocrates », les mêmes qui soutiennent toutes les guerres qui ont eu pour résultat de faire basculer le Moyen Orient dans le chaos, lancer leur appel à en finir avec la « dictature » cubaine sur le thème des droits de l’homme.

Il faut s’y attendre, la mort de Fidel et tout ce qu’elle évoque, va voir s’ériger deux camps de part et d’autres de la barrière et c’est tant mieux. A celles et ceux d’en face nous le disons tranquillement.

Oui nous ne sommes pas dans le même camp que vous.

Nous ne sommes pas dans le camp de celles et ceux qui tirent sur les peuples qui essaient de trouver des voies alternatives au capitalisme et tentent d’inventer en permanence le socialisme de leur temps. Pour eux, Cuba n’a que des défauts et l’un des pires est d’avoir eu Fidel à sa tête si longtemps. Les avez-vous entendu dénoncer une seule fois l’embargo contre Cuba y compris quand les votes à l’ONU réclamant la fin de cet acte de guerre économique et sociale contre tout un peuple sont devenus ultra majoritaires ? Les avez-vous entendus saluer le travail extraordinaire en matière de santé ou d’éducation ? Saluer la solidarité de Cuba envers les autres peuples y compris récemment envers Haïti touché par les cyclones ? Saluer la conversion de l’île à l’agriculture bio il y a plus de 20 ans maintenant…y compris par les plus farouches partisans déclarés de l’écologie politique chez nous ?

Il faut vous y attendre nous sommes dans le camp des peuples, de Cuba à l’Afrique du sud, en passant par le Venezuela ou la Bolivie. Dans le camp de celles et ceux qui se réjouissent à chaque avancée palpable pour les plus démunis, à chaque point marqué contre l’impérialisme, à chaque avancée pour la paix, à chaque recul auquel le capitalisme est contraint. Nous n’avons pas de modèle mais nous avons des repères et Cuba est un repère fort.

Le Cuba de Castro avec sa formidable résistance de petit David face au Goliath américain est un encouragement pour le monde entier. Certains, voulant croire à « la fin de l’histoire » ne donnaient pas cher de la peau de Cuba suite à la chute du mur de Berlin : ils ont dû déchanter grâce au Cuba de Fidel.

Il faut vous y attendre, nous sommes et serons toujours dans le camp de celles et ceux qui cherchent à inventer le socialisme du XXIe et ont droit aux erreurs, aux tâtonnements dans leur volonté de conquête de l’émancipation humaine.

Nous n’avons ni modèle, ni mythe du sauveur suprême, ni culte de la personnalité.

Simplement, il faut vous y attendre, nous sommes et resterons dans le camp de Fidel

Hasta la victoria siempre !

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:31
Sur El Diablo.
Fidel CASTRO, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, est mort à La Havane

Fidel, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, notre Fidel, est mort à La Havane vendredi à 22h29. Cuba le pleure, mais aussi apprécie l'avoir eu pendant 90 ans, car avec lui l’île et la Révolution sont devenus un lieu sur la carte de ce monde. Vous nous manquerez, commandant, et nous allons toujours envie de défendre cette révolution que vous avez mis en place avec les pauvres dans votre pays.

Mots du président Raul Castro : “Aujourd’hui, 25 Novembre à 10h29 dans la nuit est mort le commandant en chef de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz Conformément à la volonté expresse du camarade Fidel, sa dépouille sera incinéré. les premières heures du matin du samedi 26, le comité d’organisation des funérailles, nos gens fournissent des informations détaillées sur l’organisation d’hommage posthume imposé le fondateur de la révolution cubaine. Toujours jusqu’à la victoire! ” »

SOURCE:

Fidel Castro est mort

L’histoire retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle, et que la faune de tous les anticastristes est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende.

26 novembre 2016

Je pleure. Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échoué, celle de 1961 à Cuba. L’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro. Les archives de la CIA l’attestent : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute.

Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur, il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste.

Il y a eu Cuba, c’est vrai, forte personnalisation du pouvoir, résultat du charisme de cet homme exceptionnel, et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.

Cuba a inventé des structures de « pouvoir populaire », A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse.

S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, Fidel Castro est de ceux-là.

L’histoire retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle, et que la faune de tous les anticastristes est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende.

¡Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel !

Faites une pause.

Jean Ortiz

SOURCE:

Fidel CASTRO, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, est mort à La Havane

Fidel Castro : « Décris-moi le bocage vendéen »

Il était un peu plus de minuit ce 31 décembre et nous venions de terminer le repas de réveillon. Il y avait là Carlos Rafaël Rodriguez, le brillant ministre cubain des Affaires étrangères, Georges Marchais, sa femme Liliane et leur fils, ma première femme Nicole et mes enfants. Soudain, Fidel Castro surgit dans la pièce et dit : « Préparez vos affaires, nous partons en mer. » Alors que tous les présents se précipitaient dans les chambres, Fidel me pris à part et me dit : « En attendant leur retour, décris moi le bocage vendéen. » Stupéfait, je me lance dans un discours sur la révolution française, les chouans… Fidel m’arrête et me dit : « tout cela, je le sais. Je suis en train de lire un ouvrage sur la Révolution française. Ce que je veux c’est que tu m’aides à visualiser le bocage. » J’aurai dû lui dire simplement que je ne connaissais pas la région. Il s’en est rendu compte.

Une nuit avec Fidel

Une interview de Fidel Castro relève du parcours du combattant. En ce début de soirée du mois de février 1989, Roland Leroy accompagné de sa femme Danièle, reporter-photographe de l’occasion, la correspondante de « l’Humanité » à Cuba, Maïté Pinero et moi attendions le signal. « C’est pour ce soir », nous avait-on dit. A 21h, le départ était annoncé. La rencontre a duré la nuit entière. L’entretien a commencé par un échange personnel entre Roland Leroy et Fidel Castro. Puis les magnétophones ont tourné jusqu’à 23h. C’est alors qu’un des assistants du Président s’approche et dit à Fidel : - « La délégation mozambicaine conduite par le ministre des Affaires étrangères quitte La Havane demain matin très tôt ».
- « Fais les venir tout de suite », lui dit Fidel. 
- « Mais ils sont couchés », s’inquiète l’assistant ».
Nous avons vu arriver les Mozambicains les cheveux hirsutes. Fidel Castro flanqué de Roland Leroy sont partis les rejoindre. Pendant ce temps avec Daniele nous avons posé derrière le bureau de Fidel.
Une bonne heure plus tard, l’interview a repris. Puis, Fidel nous a raccompagnés. Il était 5h et le soleil se levait sur la capitale cubaine. 

José Fort
(extraits de mon livre " Trente ans d'Humanité", Editions Arcane 17)

SOURCE:

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:32
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:18

PCF : faire le choix de l’audace !

000_par6935687Voilà nous y sommes. Ce week end de très nombreux militants communistes vont choisir la voie qu’ils veulent emprunter pour les échéances à venir. Deux choix s’offrent à nous. Le choix de soutenir Mélenchon ou le choix de construire une candidature issue de nos rangs. On pourrait discuter la formulation du bulletin de vote. On pourrait de nouveau rappeler que ce processus arrive bien trop tard. On pourrait s’insurger face aux sournoiseries en cours depuis la conférence nationale au travers du journal l’Humanité, ou même face au dernier billet de Pierre Laurent publié sur son blog qui fait comme si une importante majorité des participants de la conférence nationale n’avait pas fait un choix clair, libre, contraire à celui que ce dernier avait formulé la veille. Nous en avons vu d’autres et c’est avec la même constance que nous continuons à rester cohérent et à argumenter dans le respect et avec le soucis prioritaire de l’unité du Parti. Même si, et c’est suffisamment singulier pour le souligner, c’est une première de voir un secrétaire national désavoué à ce point.

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la fierté d’appartenir à cette grande famille communiste. Malgré toutes les tentatives successives depuis le début de l’année pour contourner l’hypothèse d’une candidature communiste, c’est en lucidité et en faisant preuve de beaucoup d’intelligence que de nombreux communistes font pourtant actuellement ce choix. Cela n’était pas évident puisque le parti est historiquement légitimiste. Des réseaux internes se sont constitués pour porter la contradiction se pliant toujours néanmoins au fait majoritaire. Cependant, très globalement, les communistes suivent la direction que nos congrès établissent et qui est déclinée dans le texte proposé par la direction sortante. C’est ainsi que la réaction à la mutation portée par Robert Hue a pris beaucoup de temps, que de trop rares camarades s’y sont opposés dès le départ. Même chose concernant Marie-George Buffet et le choix de participer aux collectifs antilibéraux. Alors que nous avions arraché une magnifique victoire en 2005 lors du référendum sur le projet de constitution pour l’Europe ouvrant un chemin intéressant, nous avons sans doute fait le pire des choix : nous engluer dans une fronde de groupuscules gauchistes qui partageaient tous un même trait de caractère, leur détestation du PCF. [...]

Lire la suite ci-dessous sur le Blog de Guillaume Sayon.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:53

Sur le site d'El Diablo

En tant que dirigeante nationale du Parti en charge de l’énergie et profondément attachée aux questions de l’écologie comme beaucoup d’entre nous, je pense que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon, nous discréditerait sur les questions industrielles et environnementales et laisserait le champ libre à la droite pour aller vers plus de privatisation.

En effet, le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets…

Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Mélenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire.

C’est la parfaite illustration de la posture tribunicienne qu’il a dorénavant adopté : candidat autoproclamé, campagne en dehors des partis, personnalisation outrancière de la démarche ; pour un candidat qui a fait de la sixième république citoyenne un axe central de son parcours, convenons qu’il vient d’endosser assez rapidement et soudainement les costumes et mauvaises habitudes de la monarchie présidentielle de la cinquième.

Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF.

Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l'épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique.

C’est aussi, rester sourd aux conclusions des travaux du GIEC. A savoir la nécessité impérieuse de faire reculer rapidement et massivement les énergies fossiles « carbonées » (charbon, pétrole, gaz) et de « décarboner » au maximum une électricité ayant vocation à les remplacer. Le GIEC reconnaît clairement que l’énergie nucléaire sera un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique et en même temps répondre à une demande mondiale considérable pour 2050.

En l'absence d'ambitions industrielles énergétiques nouvelles, couplant énergies renouvelables et nucléaire, il sera impossible d'atteindre cet objectif dans les délais souhaités. C’est très grave pour notre planète.

Le programme de Mélenchon c’est le modèle de la transition énergétique allemande qui débouche sur plus de charbon nord-américain, plus de gaz russe, plus de lignite polluante. Et des dizaines de milliers d’emplois industriels supprimés !

Une électricité la plus chère d’Europe et le premier pays émetteur de gaz à effet de serre de l’Europe.

Au final la démarche Mélenchon, confortera la domination pétrolière.

Qu’on ne s’y trompe pas, opposer les différentes sources et productions d’énergie c’est affaiblir les potentiels nationaux, les savoir-faire des salariés et des entreprises, c’est aussi participer au démembrement du service public.

Quand à faire jouer un autre rôle à la France en Europe et dans le monde, comment y parvenir avec une nation privée de ses meilleurs atouts industriels qui pourraient être d’exceptionnels leviers de coopération, de sécurité et de paix à l’international au moment où des centrales se construisent partout autour de nous ?

Comment faire exister, dans un tel marasme, les propositions du PCF en matière d’énergie notamment à travers notre grande bataille national pour un renouveau de notre politique industrielle ?

Si nous soutenions Mélenchon et son programme malheureusement, cela ne sera pas possible ! Alors si pour exister dans ce débat, il faut une candidature déclarée, alors allons-y ! Mais sans lâcher la volonté que nous avons de rassembler la gauche au bout du compte pour la faire gagner.

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