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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 23:21

Note vue plus de 35 000 fois en 20 heures après sa publication

Je dois ici confesser une erreur. Et je le fais en toute humilité. L’application « Decodex » lancée à sons de trompes par Le Monde n’était pas une opération d’auto-promotion de ce journal. J’avais pu me laisser induire en erreur par le fait qu’apparaissaient en vert, donc en lectures réputées comestibles, toutes les publications associées au Monde. J’avais pu penser qu’il s’agissait d’une attaque hystérique contre le pluralisme de la pensée, d’une tentative aussi sotte que grossière pour « certifier » la vérité, comme si cette dernière pouvait tomber sous copyright. Bref, j’avais pu dire des choses peu agréables pour les auteurs de cette opération, comme dans l’interview réalisé par RT (en anglais) : https://www.rt.com/viral/376488-fake-news-crackdown-facebook-google/ 

En réalité, il s’agissait d’une opération visant à renforcer le pluralisme de la presse en assurant une promotion gratuite aux sites classés « orange » (come c’est le cas pour RussEurope) ou en « rouge », comme c’est scandaleusement le cas pour le blog d’Olivier Berruyer Les Crises – à qui j’apporte mon soutien dans cette nouvelle forme de censure . Je m’en suis rendu compte en regardant les statistiques de mon carnet. En effet, Decodex a été rendu publique le 1er février. En regardant les résultats depuis (jusqu’au 11 février) et en les comparant avec ceux d’avant on obtient donc les résultats suivants :

La suite ci-dessous sur le blog de Jacques Sapir "Russeurope" mis à l'Index ( orange ) par Decodex, application de contrôle de la pensée imaginée par le journal Le Monde ...

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 23:13

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 22:56
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 22:42

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 22:40

Michel Etievent a publié dans HISTOIRE POPULAIRE

 

   

Michel Etievent

15 mai 2015

 

  

70 eme anniversaire de la sécurité sociale

RETABLISSONS LA VERITE HISTORIQUE

Prenons les devants.... Lors de l'hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu!!!!!...), attendez vous encore et ceci malgré l'énorme travail fait pour rétablir l'histoire, à ce qu'ils disent que la sécu a été fondée par Pierre Laroque. ( Ainsi qu’il est dit souvent…). Ce qui est curieux c'est que lorsque l'on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l'a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place: Ainsi dit-on :Loi Macron, Loi Juppé ou Loi Weil par exemple. Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n'était que le fonctionnaire de Croizat ( directeur de la sécu). Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d'un ministre communiste.

Et pourtant c'est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu'il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( de novembre 1945 à mai 1947) , On vous parlera encore d’une création de De Gaulle... oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné ( 15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois ( de création de la sécu ( mai, juin 1946) ) , mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)

De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.
Juste une petite vérité a rétablir: Pierre Laroque n'est que le commis d'écriture qui mit en forme l'ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945. Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d'oeuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l'assemblée consultative ( juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.

Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C'est sûr qu’il est difficile d'admettre la réalité de l’Histoire et surtout l'actualité brûlante et la modernité d'un homme comme Ambroise Croizat à l'heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu'est notre belle sécurité sociale.

Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat et pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la securité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion

Amities à tous

MICHEL ETIEVENT

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:32

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:15

Alors que de plus en plus de citoyens s’informent sur l’internet, boudant de plus en plus les médias traditionnels du système capitaliste, l’inquiétude monte dans l’oligarchie : comment continuer à imposer la propagande capitaliste à l’heure de l’internet ? C’est dans ce contexte que, avec le soutien enthousiaste de France-Inter et d’autres médias publics, Le Monde s’est lancé dans la construction d’un outil de mise à l’index des sites internet de médias qui ne sont pas alignés sur la doxa capitaliste et euro-atlantique : Le Decodex..

Dans ce qu’il faut bien appeler un retour de la censure qui n’est pas sans rappeler les tristes Index dressés à l’époque de l’Inquisition !

Bien sûr, il n’est pas ici question de défendre l’ensemble des sites internet mis en cause par Le Monde : dans le lot, il y a évidemment des sites d’information douteuse, voire de désinformation ouverte. Et en particulier les plus dangereux d’entre eux, qui bernent des millions de nos concitoyens par un bourrage de crâne permanent, c’est bien ceux entretenus à milliards d’euros par le système capitaliste. Comment ne pas rappeler ici que la quasi-totalité de la presse écrite, des chaînes de télévision et de radios et des sites internets associés sont détenus par une petite dizaines de milliardaires ou de millionnaires ?

Sur la liste verte du journal Le Monde : les médias des milliardaires

A la rédaction d‘Initiative Communiste, on est curieux. Alors on a voulu savoir ce que le DECODEX disait d’un journal  qui serait détenu par :

  • Xavier Niel,  un milliardaire qui après avoir fait fortune dans les applications de Minetel Rose s’est lancé dans les telecoms. Il détient notamment le puissant fournisseur d’accès internet et opérateur de télécom Free
  • Pierre Bergé ,  un riche homme d’affaire, soutien financier du Parti Socialiste. Sa fortune personnelle est estimée selon les sources à plus de 180 millions d’euros
  • Mathieu Pigasse, un riche banquier d’affaires, responsable monde des fusions-acquisitions et du conseil aux gouvernements de la banque Lazard. Il est également le patron d’un groupe de presse comprenant le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova. Il est également l’un des actionnaires du Huffington post. Sa fortune est estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Un journal militant au centre droit, fédéraliste sur le plan européen, libéral sur le plan économique, soutien de toute les guerres impérialistes. On parle bien ici du journal Le Monde, journal qui ne s’est pas toujours illustré par l’objectivité de ses informations reprenant bien souvent les éléments de langage de la propagande impérialiste euro- états- unienne, des faux charniers de Timisoara aux couveuses du Koweit, Ou encore plus récemment de par ses choix éditoriaux dans sa couverture propagandiste de la guerre en Syrie ou en Ukraine.

Et bien voilà le résultat de l’outil « Decodex » du journal Le Monde qui s’autoproclame en toute modestie « plutôt fiable »

Donc les équipes du Monde n’hésitent pas à s’auto-évaluer. Cela en dit long sur le sérieux et sur l’objectivité de la démarche.

Fakir, Le Grand Soir, Investig’action, les-crises.fr … les sites d’ indépendants sur la liste noire

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:01
Gresea Echos 88, décembre 2016

Loi travail : Attention danger !

Mercredi 4 janvier 2017, Gresea,

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

 

Lois Travail : autodafé des codes du travail en Europe

Quelques mois après la France, la Belgique tient son projet de « loi travail » ! Le 14 octobre 2016, les composantes du gouvernement Michel (MR, CD&V, OpenVLD et NVA) ont trouvé un accord sur le « travail maniable et faisable ». Malgré les mobilisations sociales, le gouvernement propose un texte de loi au parlement. Si l’annualisation automatique de la durée du travail est abandonnée, ce texte imposera, sous le couvert d’une prétendue « modernisation » du droit du travail, une flexibilité plus forte et une augmentation de la durée hebdomadaire du travail, en passant pour certains travailleurs de 38 à 42 heures !

Pour mieux comprendre cette tendance à revenir près d’un demi-siècle en arrière, nous faisons un tour d’horizon des projets de Loi qui attaquent nos codes du travail, partout en Europe. Nous verrons comment les gouvernements y ont mené successivement une politique allant « contre notre histoire », en s’attaquant à l’existence même du salariat.

En effet, c’est sur la base de l’exemple allemand du vaste plan de réforme du marché du travail lancé par le gouvernement Schröder (rouge-vert) en 2003, que les autres États-membres ont, à partir de 2010, fait de même pour gagner en flexibilité et en compétitivité. En plus de la Belgique, nous nous focalisons dans ce Gresea Echos sur trois pays : la Grèce, l’Espagne et la France, chaque cas révélant un des symptômes de cette épidémie des lois Travail.

La Grèce est le cas extrême des pays dits « de la périphérie » [1] qui se sont vus imposer, par la Troïka (BCE, Commission et/ou FMI), des plans d’austérité draconiens appelés mémorandums. Les réformes du droit du travail y sont planifiées et implémentées "mécaniquement" à partir de Bruxelles. La restructuration du système de négociation collective grec, lancée en 2010, a ainsi conduit très rapidement à une décentralisation radicale et à une érosion considérable des négociations collectives. Si Syriza et l’OIT ont demandé le rétablissement du système de négociation et du salaire minimum d’avant les réformes, la Troïka a pour le moment eu raison de cette résistance.

Les autres États-membres sous surveillance de Bruxelles [2] ont tout d’abord connu une période de rigueur budgétaire plus « souple ». Mais, depuis quelques années, c’est un choc néolibéral, sur le modèle de ceux testés dans les pays de la périphérie, qui leur est administré. L’Espagne est un cas exemplaire. L’article qui le traite s’attarde ici spécifiquement sur la vaste offensive anti-syndicale provoquée par les réformes du travail menées entre 2010 et 2013. Ici comme ailleurs, l’insécurité et la précarisation grandissantes de l’emploi suscitent une atomisation croissante de la classe ouvrière et un affaiblissement du syndicat. Celui-ci, en peine de mobilisation, se trouve alors devant le défi de représenter les intérêts d’une partie élargie de la société.

En France également, le mouvement lancé par la désormais fameuse loi El Khomri, les quatre mois de « Nuits debout » dans tout le pays, a ouvert le débat sur la réappropriation de l’espace public et de la parole politique. Les syndicats, engagés dans la confrontation avec le gouvernement, n’ont toutefois pas pu construire un rapport de force suffisant pour obtenir un retrait du projet de loi. Et c’est ainsi que le gouvernement Hollande a, lui aussi, tourné le dos à l’histoire des luttes sociales et aux valeurs de la gauche, en « adaptant le droit du travail aux besoins des entreprises », aux dépens de ceux des travailleurs.

Mais pourquoi cette volonté de brûler le code du travail ?

Pourquoi cet engouement de tous les dirigeants européens à continuer à détruire le droit du travail ? Alors même que depuis quarante ans, leurs politiques précarisent les travailleurs, ne créent pas d’emplois stables et accroissent les inégalités.

Serait-ce une folie belge, française, grecque ou espagnole ?

Ou bien, assiste-t-on en Europe à une nouvelle attaque ? Après l’offensive directe contre les rémunérations, l’augmentation du temps de travail ne serait-elle pas l’arme aujourd’hui brandie pour continuer à imposer la pression à la baisse sur ledit « coût du travail », et le triomphe du capital sur le travail ?


 

Sommaire

Gresea Echos N°88, 4e trimestre 2016 : Loi travail : Attention danger !

  • Edito : Lois Travail : autodafé des codes du travail en Europe.Anne Dufresne (Gresea)
  • Le projet de loi “Peeters” et la marchandisation du temps. Bruno Bauraind et Anne Dufresne (Gresea)
  • La loi “El Khomri” : jusqu’au bout de la déchéance ! Laurent Mauduit (Mediapart). Entretien de Sophie Béroud (Université Lyon 2)
  • Offensive contre le droit du travail en Espagne : le syndicalisme en (dans la) crise. Francisco Trillo (Université de Castilla-La Mancha), Adoración Guamán et Raul Lorente (Université de Valence)
  • Le dynamitage de la négociation collective en Grèce. Thorsten Schulten (Wirtschafts- und Sozial Institut-WSI)
  • Loi travail, Loi capital ? Anne Dufresne (Gresea)
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:48
Commune de Paris : l’élection des mandataires du peuple. 26 mars 1871

 

Par Florence Gauthier, historienne, Université Paris 7 – Diderot.

L’échec militaire du Second empire, à Sedan, provoqua l’insurrection de Paris et la proclamation de la Troisième république, le 4 septembre 1870. Le nouveau gouvernement capitule néanmoins le 26 janvier 1871 et Paris est occupé par l’armée prussienne. L’insurrection du peuple de Paris, qui tient les Prussiens à distance et fait fuir le gouvernement de Thiers à Versailles, décide d’organiser les élections de la Commune de Paris, qui eurent lieu le 26 mars 1871.

L’Appel aux électeurs parisiens, daté du 25 mars 1871 et rédigé par les membres du Comité central de la Garde nationale, dont les membres ont signé le document [1] joint, met en lumière la question cruciale du système électoral, en précisant la nature des rapports entre électeurs et élus. Ces rapports méritent d’être analysés et connus !

Qu'est-ce qu'un élu du peuple ? - Commune de Paris : Appel aux électeurs parisiens - Choisissez des "mandataires du peuple au service des électeurs" - Choisissez les "parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux" ...

L’Appel invite ainsi les citoyens à choisir les « hommes qui vous serviront le mieux » : les députés seront alors au service des électeurs.
Le conseil de les choisir « parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux », « des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue », « des hommes modestes » et non de beaux parleurs « incapables de passer à l’action », ces conseils complètent cette notion de l’élu au service des électeurs. Il s’agit de rechercher non des « stars » de la politique, mais des personnes capables d’assurer ce service public par excellence et d’assumer la lourde responsabilité qui va leur incomber : les électeurs ont donc tout intérêt à trouver des gens qu’ils connaissent de préférence, avec qui ils peuvent parler du mandat qu’ils leur confient et de leur service futur.

Ce système électoral exprime l’idée centrale et décisive que c’est bien aux électeurs de choisir leurs mandataires et non à ces derniers de présenter leur candidature pour se faire élire. L’objectif est de constituer une « représentation populaire », avec des « mandataires » et non « des maîtres ».

Les élections de la Commune de Paris avaient comme objectif, exprimé par le Comité central ce même 25 mars 1871 [2], de former l’organisation communale. En voici quelques extraits :

« En donnant à votre ville une forte organisation communale, vous y jetterez les premières assises de votre droit, indestructible base de vos institutions républicaines. Le droit de cité est aussi imprescriptible que celui de la nation ; la cité doit avoir, comme la nation, son assemblée qui s’appelle indistinctement assemblée municipale ou communale, ou commune (…)
Cette assemblée nomme dans son sein des comités spéciaux qui se partagent ses attributions diverses (instruction, travail, finances, assistance, garde nationale, police etc…)
Les membres de l’Assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables (…) Citoyens, vous voudrez conquérir à Paris la gloire d’avoir posé la première pierre du nouvel édifice social, d’avoir élu le premier sa commune républicaine. »

La suite ci-dessous sur le site "Le Canard républicain"

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:26

Le site Web du journal Le Monde vient de lancer, depuis quelques jours, un « outil » nommé « Decodex », qui est censé permettre à ses utilisateurs de trier le faux du vrai dans le différents sites. Nul ne conteste la nécessité de vérifier les sources. On pouvait penser que cet outil serait une tentative honnête pour aider le lecteur. Elle s’avère en réalité un outil idéologique servant à la fois à l’autopromotion de ce journal (ce que l’on peut comprendre sans nécessairement l’approuver) mais aussi, et c’est sur ce point que toute l’opération est bien plus discutable, un outil de tri idéologique. Prétendant lutter conte ce que l’on appelle les « fake news », soit la multiplication des fausses nouvelles, les journalistes du Monde n’ont rien eu de plus pressé que de réinventer l’Index du Vatican. A quand l’Imprimatur ?

 

Decodex se présente comme une application que chacun peut utiliser. Cette application classe les sites du vert (garantie de « bonnes » informations) au rouge (site réputé dangereux), avec la couleur orange (site peu sérieux), ou bleu (site parodique). Seulement, pour faire fonctionner un système comme Décodex, il faut au préalable établir une liste de sites d’information que l’on considère comme recommandables ou non et une liste de critères qui permettent de jauger et de juger de la crédibilité de tel ou tel. On entre là dans un domaine ou joue à plein la subjectivité idéologique des journalistes du Monde. En mettant les pastilles, qu’elles soient vertes, oranges ou rouges, Le Monde s’arroge un droit de jugement alors qu’il est lui-même, et nul ne le lui reproche par ailleurs, un journal d’opinion, un journal qui défend ses idées, mais des idées qui ne font que représenter sa subjectivité. Ce qui gène, ce qui choque avec cette création du Monde c’est que ce journal se donne ainsi le rôle de censeur du Web, de l’information en ligne. Il s’approprie un pouvoir qui pourrait, à l’extrême limite, relever d’un comité indépendant, ou du CSA, mais certainement pas d’un journal qui est un acteur de cette sphère de l’information et qui ne peut donc prétendre à l’impartialité nécessaire pour une telle fonction.

La dimension idéologique de l’opération se révèle quand on se promène un peu sur Décodex. On constate que les sources de l’établissement médiatique (les journaux avec lesquels Le Monde a des collaborations ouvertes ou implicites) sont systématiquement en vert. Les autres, sont en orange et en rouge, et en particulier les sources dites alternatives. Se révèle alors la dimension « monopoliste » de l’opération. Dans un monde ou le journalisme traditionnel est contesté, car chacun peut, à sa guise, créer un site d’information, l’opération Décodex apparaît comme une volonté un peu puérile et clairement désespérée de certains journalistes pour se garantir le monopole de l’information. Il eut été plus utiles, et plus profitables à tous, que ces dits journalistes s‘interrogent sur les raisons de leurs pertes d’audience. Mais, ce type d’autocritique, il ne faut pas rêver : ils en sont clairement incapables.

On donnera ici un exemple parlant. Mon propre carnet obtient, tout comme le blog d’Olivier Berruyer, un classement orange. Olivier répond par ailleurs de manière cinglante aux argousins de Décodex. Ce classement est motivé par un exemple de «fake news» que Le Monde présente ainsi : «…relaie parfois de fausses informations, niant la présence de soldats russes en Ukraine en 2014, pourtant établie». Si ces « journalistes » avaient fait leur travail, ils auraient pu constater que je n’avais nullement nié la présence de militaires russes à Donetsk et Lugansk, mais que, citant nommément un général américain en poste à l’OTAN, j’avais indiqué que la présence de militaires russes n’était pas en mesure d’expliquer les victoires remportées par les forces de la DNR et de la LNR en septembre 2014. Mais, on voit bien qu’ici la vérité importe peu pour les journalistes du Monde. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

[...]

Lire la suite ci-dessous

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