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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:30
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:08

Les mobilisations des agriculteurs s'intensifient dans tout le pays

Des milliers d'agriculteurs, pour une année de plus, ont mis en place des barrages routiers sur de nombreuses routes principales dans tout le pays. Les petits et moyens agriculteurs luttent contre la ligne politique antipopulaire du gouvernement et la Politique agricole commune (PAC) de l'UE, qui entraînent l'accélération de la concentration de la terre, de la production et du commerce de détail de produits agricoles dans les mains d'un petit nombre de grands agriculteurs-capitalistes.

L'épicentre et le point de référence de la lutte, coordonnée par le Comité national des barrages routiers, est encore une fois cette année le puissant barrage routier de Nikaia, installé par les agriculteurs de Thessalie avec des centaines de tracteurs sur la route nationale centrale juste à la sortie de la ville de Larisa.

Des dizaines d'organisations syndicales et d'organisations de masse en Grèce ont exprimé leur solidarité et leur soutien à la lutte des petits et moyens agriculteurs. Le Secrétariat Exécutif du PAME appelle les travailleurs à soutenir massivement les barrages routiers et les mobilisations des agriculteurs.

Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumpas, le matin du samedi 28/1 a rencontré les petits et moyens agriculteurs d'Arta, qui ont mis en place un barrage routier sur la route ionienne, et a discuté avec eux, en exprimant la solidarité du KKE avec leur lutte.

Voir d'autres photos et la vidéo sur le site du KKE

Et aussi cet article de La Tribune.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:55
Projet de loi sécurité publique : refusez ce débat expédié !

Courrier adressé aux parlementaires à quelques heures de l’examen à l’Assemblée du projet de loi sécurité publique

Communiqués de presse du Syndicat de la magistrature, publié le 7 février 2017, mis à jour le 7 février 2017

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Vous êtes sur le point de débuter l’examen, cet après-midi, du projet de loi relatif à la sécurité publique. Entre appels feutrés à un consensus politique « de la raison » et énième mise en œuvre de la procédure accélérée à quelques semaines de la fin de la session ordinaire, rien n’aura été épargné pour imposer un texte qui devrait pourtant faire hautement débat en votre sein.

Il vous appartient de réagir avec la plus grande clairvoyance : la fin de l’agenda parlementaire ne justifie pas les moyens ! Surtout lorsque l’injonction qui vous est faite est d’adopter sans bruit et dans des débats expédiés un texte qui, sous des apparences d’équilibre, introduira des bouleversements majeurs et durables, comme le Syndicat de la magistrature l’a développé lors de son audition devant le rapporteur du texte.

N’est-il pas temps que, faisant un pas de côté, vous preniez vos distances avec l’agenda d’un gouvernement plus soucieux de complaire à certains dans les rangs policiers que de déterminer un cap conforme à une politique de justice et de sécurité respectueuse des droits et des libertés ? Avez-vous seulement lu l’avis du Défenseur des droits, défavorable, comme le Syndicat de la magistrature, à la quasi totalité des dispositions de ce projet de texte ?

C’est à tort que le rapporteur du texte a pu indiquer à la commission des lois que « sur un sujet aussi sensible que l’usage des armes, je n’ai entendu qu’un nombre très limité de réserves, (...) nous sommes parvenus à un point d’équilibre salué par la quasi-totalité des intéressés ». Il n’est pas trop tard pour bloquer le déplacement de curseur que constitue ce texte : vous prenez sinon une responsabilité historique dans un glissement sur lequel il est vain d’imaginer pouvoir revenir.

Le Syndicat de la magistrature avait détaillé les raisons de son opposition à ce texte, à l’exception notable de son article 9, lequel méritait toutefois une réécriture.
La frénésie législative a conduit à l’ajout de nouveaux articles, autant de cavaliers législatifs, que le gouvernement et la commission des lois ont cru devoir introduire. L’importance des enjeux en cause nous conduit à attirer votre attention sur ces nouveautés.

Au préalable, et c’est l’enjeu essentiel de ce texte, le Syndicat de la magistrature estime nécessaire d’à nouveau alerter très solennellement les parlementaires sur l’article 1 de ce texte, relatif aux règles d’usage des armes.

Alors que le Défenseur des droits, dont l’expertise en matière de déontologie des forces de sécurité ne peut être contestée, a émis de très fortes critiques à l’égard de ce texte (1) , voilà que sa rédaction ne cesse d’évoluer dans un sens autorisant un usage toujours plus large des armes par la police. Ainsi, dans les cas où une personne cherche à échapper à la police ou ne s’arrête pas à un barrage routier, le tir potentiellement mortel sera possible contre les personnes « susceptibles de perpétrer dans leur fuite des atteintes à la vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ». Exit, donc, les conditions d’imminence ou tenant à la caractérisation de ce risque par des éléments objectifs tirés du comportement de la personne.

La conséquence en sera claire : les services de police et de gendarmerie se considéreront légitimes à user de leurs armes – et potentiellement tuer – dans des conditions absolument disproportionnées. Quand un père de famille aura bravé – et il sera en tort - un contrôle routier et que sa conduite sera considérée comme seulement « susceptible » de causer dans la fuite un accident, que policiers ou gendarme auront tiré et mortellement atteint le père ou l’enfant situé à l’arrière, la justice devrait-elle n’avoir rien à dire ? Quand un jeune fuira un contrôle ou une interpellation de la BAC – et il sera en tort - et que, dans sa fuite, il sera seulement « susceptible » de causer des atteintes à l’intégrité physique, pourra-il être en toute légalité atteint par une balle ?
Tout réside déjà pourtant dans les règles adaptées et proportionnées de la légitime défense. Ces règles permettent aux policiers et aux gendarmes de protéger et les tiers et eux-mêmes, mais aussi à la justice d’exercer un contrôle sur l’usage des armes par les forces de sécurité, ainsi que l’impose l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, lorsqu’il dispose : « Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi. » C’est d’ailleurs la position exprimée par le Défenseur des droits qui indique : « la nécessité de cohérence qui passe par la simplification de la loi devrait se recentrer sur un texte clair, largement explicité par la jurisprudence et commun à tous, l’article 122-5 du code pénal ».

[...]

Lire la suite ci-dessous

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:43
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:26
CASSE DE LA POSTE - Encore un mauvais coup contre la population et les travailleurs
07 févr. 2017
CASSE DE LA POSTE - Encore un mauvais coup contre la population et les travailleurs
Encore un mauvais coup contre la population et les travailleurs

Communiqué FAPT 76 et UL CGT DIEPPE

L’annonce de la fermeture des bureaux de poste de Janval, du Pollet, le nouveau projet de casse de l’emploi au centre courrier de Dieppe s’inscrivent dans les choix gouvernementaux contre le peuple pour satisfaire les actionnaires.

Nous sommes confrontés à une logique de marchandisation de tous les services pour trouver de nouvelles sources de profits aux actionnaires et rentiers. La Poste poursuit sa mutation, du service public des PTT à La Poste société anonyme. Comme dans la plupart des pays de l’union européenne, l’objectif est l’entrée en bourse et de juteux dividendes pour les plus riches.

Pour cela il faut être en mesure de garantir un joli taux de profits, les dirigeants de La Poste s’y emploient avec le soutien actif des gouvernements qui se succèdent à la tête du pays qu’ils soient de droite ou socialistes et ce depuis le vote de la loi Quilès.

Les recettes sont connues, suppressions massives d’emplois, fermetures de bureaux de poste et de centre courrier, avec pour conséquence une distribution du courrier qui n’est plus assurée quotidiennement et des utilisateurs qui ne peuvent accéder aux services postaux qu’ils relèvent du courrier, des colis ou des opérations bancaires.

Les points « poste » chez le commerçant du coin ne peuvent remplacer les bureaux de plein exercice.

La cour des comptes laisse entrevoir les choix à venir, abandons d’activités, recentrages sur le plus rentable, externalisations et sous-traitances, avec pour le personnel temps partiel et précarité, pour le public, service cher ou de moindre qualité.

Mais c’est encore insuffisant pour les tenants du libéralisme économique, l’idée est d’accentuer le financement par les collectivités territoriales, notamment les communes qui déjà dans bien des cas subventionnent des locaux postaux, des agents de guichets et dans le futur la distribution du courrier.

Ce qui se passe aujourd’hui à Dieppe est symptomatique.

Les politiques antisociales d’austérité du gouvernement Hollande, porte une lourde responsabilité dans les difficultés de vie des Dieppois liées à la casse des services publics.

L’argument du miracle numérique qui serait la panacée et remplacerait le papier est fallacieux, 25% de la population est en situation de précarité informatique, particulièrement celle des quartiers populaires frappée par la crise. L’informatique, qui devrait être au service du développement pour tous, est dévoyée pour diminuer les coûts et marginaliser les êtres humains.

En outre, si la baisse du courrier est réelle elle n’atteint pas les chiffres annoncés par les directions de La Poste, et lorsque qu’ils sont sollicités les usagers plébiscitent le support papier. Le volume des imprimés publicitaires déposés dans les boites aux lettres a augmenté de 37% en 10 ans.

Le trafic colis est en pleine croissance. Il y a du travail pour les facteurs !!!

[...]

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:53

Publié le 15 Février 2017

Colombie : la construction de la paix controversée devant l'augmentation de la violence contre des leaders sociaux 

Au cours des deux dernières années, tous les trois jours en moyenne, un leader social ou un défenseur des droits de l'homme a été assassiné.

En 2015, le CERAC a comptabilisé 105 assassinats. En 2016 le chiffre a pu être plus élevé; quelques médias ont parlé de 116 morts. Et seulement depuis l'approbation par le Congrès de l'accord de paix 17 leaders sociaux ont été assassinés.

Ces chiffres sont douloureux puisque derrière chaque mort il y a un drame humain profond. Et ce sont des chiffres inquiétants puisque nous pourrions répéter un patron, qui peut être résumé ainsi : les efforts pour obtenir la paix avec les groupes de guérilleros ou pour réaliser des réformes démocratiques, quand ils sont significatifs, comme l'est sans doute l'accord avec les Farc et les conversations avec l'ELN se sont accompagnés d'une augmentation de menaces et d'assassinats contre des leaders sociaux, en général de gauche.

De nombreuses études ont mis en évidence ce patron antidémocratique de la démocratie colombienne, conformément à laquelle, les ouvertures démocratiques et les avancées de nouvelles forces politiques, en général de gauche, sont violemment fermées par une augmentation de la violence contre les leaders sociaux déployée usuellement par des groupes paramilitaires. L'exemple le plus dramatique est sans aucun doute le génocide contre l'UP. Mais ce n'est malheureusement pas le seul.

[...]

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:50

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:39

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:37
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 14:09

Pologne : les enjeux mémoriels de la "décommunisation" 

 

Dès 1989 et la restauration du capitalisme outre-Oder, les dirigeants polonais prenaient des mesures dites de « décommunisation » visant à revisiter l’histoire de la Pologne populaire (1944 – 1989) et ainsi délibérément gommer de la mémoire collective les indéniables avancées sociales dont elle était porteuse.

 

Changement de noms de rues et places évoquant le mouvement ouvrier et progressiste, lois de lustration (1) de 1997 et 2007 visant à interdire l’accès à la fonction publique d’anciens « collaborateurs du régime » ou à obtenir leur révocation, tentative d’interdiction des symboles communistes en 2009…

Depuis 2015 et le retour au pouvoir du parti Droit et Justice (PIS) (2) de Jaroslaw Kaczynski, classé à l’extrême droite, cette campagne s’intensifie. En septembre 2016 entrait ainsi en vigueur une loi interdisant toute référence au communisme dans l’espace public. Un idéal que le régime assimile au « totalitarisme ».

De Varsovie à Walbrzych, de Gdansk à Torun, des centaines de rues ou d’équipements publics portant le patronyme d’opposants aux régimes dictatoriaux d’avant 1939, de brigadistes internationaux en Espagne, de héros de la lutte de libération nationale, d’intellectuels progressistes du monde entier, de résistants antinazis sont susceptibles d’être concernées.

Exit l’écrivain pacifiste Henri Barbusse, le dirigeant socialiste Salvador Allende, le fondateur de la Pologne populaire Boleslaw Bierut ou le héros de la Commune de Paris Jaroslaw Dambrowski. Bienvenue aux cléricaux Jean-Paul II ou Stefan Wyszynski, au dictateur-maréchal Jozef Pilsudski, au politicien antisémite Roman Dmowski ou encore au général Wladyslaw Anders, croisé de l’antisoviétisme… Ce sont les collectivités locales qui ont la charge de statuer sur ces changements de noms et d’en suggérer d’autres.

 

Haro sur les antinazis

[...]

Lire l'article intégral en cliquant ci-dessous.

Pologne : les enjeux mémoriels de la « décommunisation »
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Dès 1989 et la restauration du capitalisme outre-Oder, les dirigeants polonais prenaient des mesures dites de « décommunisation » visant à revisiter l’histoire de la Pologne populaire (1944 – 1989) et ainsi délibérément gommer de la mémoire collective les indéniables avancées sociales dont elle était porteuse.

 

Changement de noms de rues et places évoquant le mouvement ouvrier et progressiste, lois de lustration (1)  de 1997 et 2007 visant à interdire l’accès à la fonction publique d’anciens « collaborateurs du régime » ou à obtenir leur révocation, tentative d’interdiction des symboles communistes en 2009…

Depuis 2015 et le retour au pouvoir du parti Droit et Justice (PIS) (2) de Jaroslaw Kaczynski, classé à l’extrême droite, cette campagne s’intensifie. En septembre 2016 entrait ainsi en vigueur une loi interdisant toute référence au communisme dans l’espace public. Un idéal que le régime assimile au « totalitarisme ».

De Varsovie à Walbrzych, de Gdansk à Torun, des centaines de rues ou d’équipements publics portant le patronyme d’opposants aux régimes dictatoriaux d’avant 1939, de brigadistes internationaux en Espagne, de héros de la lutte de libération nationale, d’intellectuels progressistes du monde entier, de résistants antinazis sont susceptibles d’être concernées.

Exit l’écrivain pacifiste Henri Barbusse, le dirigeant socialiste Salvador Allende, le fondateur de la Pologne populaire Boleslaw Bierut ou le héros de la Commune de Paris Jaroslaw Dambrowski. Bienvenue aux cléricaux Jean-Paul II ou Stefan Wyszynski, au dictateur-maréchal Jozef Pilsudski, au politicien antisémite Roman Dmowski ou encore au général Wladyslaw Anders, croisé de l’antisoviétisme… Ce sont les collectivités locales qui ont la charge de statuer sur ces changements de noms et d’en suggérer d’autres.

 

Haro sur les antinazis
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Pologne : les enjeux mémoriels de la « décommunisation »
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Dès 1989 et la restauration du capitalisme outre-Oder, les dirigeants polonais prenaient des mesures dites de « décommunisation » visant à revisiter l’histoire de la Pologne populaire (1944 – 1989) et ainsi délibérément gommer de la mémoire collective les indéniables avancées sociales dont elle était porteuse.

 

Changement de noms de rues et places évoquant le mouvement ouvrier et progressiste, lois de lustration (1)  de 1997 et 2007 visant à interdire l’accès à la fonction publique d’anciens « collaborateurs du régime » ou à obtenir leur révocation, tentative d’interdiction des symboles communistes en 2009…

Depuis 2015 et le retour au pouvoir du parti Droit et Justice (PIS) (2) de Jaroslaw Kaczynski, classé à l’extrême droite, cette campagne s’intensifie. En septembre 2016 entrait ainsi en vigueur une loi interdisant toute référence au communisme dans l’espace public. Un idéal que le régime assimile au « totalitarisme ».

De Varsovie à Walbrzych, de Gdansk à Torun, des centaines de rues ou d’équipements publics portant le patronyme d’opposants aux régimes dictatoriaux d’avant 1939, de brigadistes internationaux en Espagne, de héros de la lutte de libération nationale, d’intellectuels progressistes du monde entier, de résistants antinazis sont susceptibles d’être concernées.

Exit l’écrivain pacifiste Henri Barbusse, le dirigeant socialiste Salvador Allende, le fondateur de la Pologne populaire Boleslaw Bierut ou le héros de la Commune de Paris Jaroslaw Dambrowski. Bienvenue aux cléricaux Jean-Paul II ou Stefan Wyszynski, au dictateur-maréchal Jozef Pilsudski, au politicien antisémite Roman Dmowski ou encore au général Wladyslaw Anders, croisé de l’antisoviétisme… Ce sont les collectivités locales qui ont la charge de statuer sur ces changements de noms et d’en suggérer d’autres.

 

Haro sur les antinazis
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