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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 15:28
Déclaration de l’UE au Conseil de sécurité des Nations unies : "l’UE réaffirme que les colonies sont illégales au regard du droit international et demande l’arrêt de toutes les activités de colonisation"

Le 26 juillet 2022, Thibault Camelli, Chargé d’affaires à la Délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies au nom de l’Union européenne et de ses États membres au Conseil de sécurité, a rappelé lors du débat public du Conseil que l’UE était opposée à la politique de colonisation d’Israël et préoccupée par l’expansion des colonies illégales et les violences contre les civils ; que l’UE condamnait la violence des colons et demandait une nouvelle fois une enquête approfondie sur le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, que l’UE réaffirmait l’impératif d’un cessez-le-feu à Gaza.

[...]

Lire la déclaration intégrale sur le site de l'AFPS :

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 03:55
Ukraine - Le point de vue de Régis de Castelnau : Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

 Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

L'intervention russe en Ukraine a constitué une grande surprise en Occident. Y compris chez ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, considéraient que la responsabilité de l’OTAN et de l’Union européenne était lourdement engagée. Cette surprise est finalement le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. À base de refus d’évidences, de décisions absurdes, de propagande imbécile, de racisme sommaire, de pulsions suicidaires, et pour tout dire d’aveuglement assez terrifiant.

Nous avions dit dans ces colonnes qu’il était possible que l’intervention militaire du 24 février 2022 enclenche un processus pouvant mettre fin à la domination multiséculaire de l’Occident sur le monde. Les événements qui se déroulent depuis quatre mois semblent confirmer cette hypothèse, et en tout cas c’est manifestement la voie que la Russie et les pays « du Sud » ont décidé d’emprunter.

L’Histoire change par bonds, et c’est irréversible

L’aspect militaire de la guerre en Ukraine, sans être secondaire, apparaît comme un élément parmi d’autres de cette soudaine accélération de l’Histoire. Nous assistons en parallèle de la conduite méthodique par la Russie de son « opération spéciale », à la recomposition géostratégique de la planète où l’Occident, isolé, affronte le reste du monde. Ce qui est impressionnant, c’est que l’enjeu de cet affrontement est très clair. Nous avons d’une part une puissance, les États-Unis, qui se considère exceptionnelle et destinée à conduire le monde en organisant sa globalisation comme forme moderne de sa domination. Son système économique est celui du néolibéralisme financier assis sur sa monnaie, son système politique celui de la démocratie représentative abâtardie en oligarchie voire ploutocratie aujourd’hui, son outil juridique le fameux « ordre international fondé sur les règles » qu’il est le seul à connaître et produit en fonction de ses besoins, et son moyen principal la violence militaire. En face, les pays qui représentent l’énorme majorité de la population mondiale, ne veulent plus de cette hégémonie, aspirent à une organisation multipolaire d’États-nations territoriaux, régulée par le droit international issu du dispositif juridique mis en place à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et dont les économies rejettent le néolibéralisme au profit de schémas où l’État garde sa place. [...]

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 23:18
Des trains plus chers, des lignes fermées, des milliers d’emplois en moins : le sombre avenir du ferroviaire français

Malgré le défi climatique et la hausse des carburants, l’État abandonne le train en sous-investissant dans l’entretien du réseau ferré. Contrer ce démantèlement programmé sera l’une des batailles politiques majeure au sein de la nouvelle Assemblée.

Nouveau record ! Avec une hausse des fréquentations de 10 % par rapport à l’été 2019, la SNCF prévoit un afflux historique de voyageurs. C’est l’heureux présage d’un changement d’habitudes des Français qui rend atteignable l’objectif que s’est fixé la France de doubler la part du train dans la moyenne des transports d’ici à 2030. Un obstacle demeure : l’absence de volonté politique de la part du gouvernement pour investir dans le train.

En dépit des ambitions affichées, le gouvernement a renoncé à donner à la SNCF les moyens d’affronter le mur d’investissement qui se dresse face à elle. La chasse aux coûts devra s’intensifier, avec des suppressions massives d’emplois et la fermeture des dessertes non rentables. Cette spirale infernale menace de faire péricliter le réseau et fait courir un risque nouveau d’accident, alertent les syndicats de cheminots.

L’ambiance est donc à la consternation dans le milieu ferroviaire, de l’Agence de régulation des transports aux syndicats de cheminots en passant par des parlementaires de gauche comme de droite et les cadres de la SNCF. L’État Français vient en effet d’entériner un véritable abandon du ferroviaire, par le biais du contrat de performance qui le lie pour dix ans à la SNCF, signé en catimini le 6 avril, en pleine période de réserve pré-présidentielle. « Ça ne pouvait pas être pire, on est dans une situation catastrophique », tranche Thierry Marty, ancien responsable de l’Unsa ferroviaire, tout juste retraité.

L’avenir des trains quotidiens gravement menacé

Il manque au moins un milliard d’euros par an, soit un tiers de l’enveloppe allouée par l’État, pour contrer le vieillissement du réseau, qui accuse une moyenne d’âge de 29 ans, soit 12 ans plus vieux que les voies ferrées allemandes [1].

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 12:52

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 21:28

 

L’édition de mai de Ruptures est parue

Au sommaire :

– l’éditorial consacré aux projets pour l’UE d’Emmanuel Macron tels qu’il les a présentés lors de son discours du 9 mai à Strasbourg – un retour vingt ans en arrière…

– une interview d’Andreas Wehr, politologue allemand, qui analyse les évolutions et les contradictions du gouvernement fédéral et du chancelier dans le contexte de la guerre

– une analyse des sanctions, en cours et prévues par Bruxelles contre Moscou, notamment la fin des importations d’hydrocarbures russes – avec à la clé, une perspective de nouvelle flambée des prix de l’énergie

– un tour d’horizon de la situation politique au Royaume-Uni, avec le recul des Conservateurs aux élections locales du 5 mai, et la victoire des nationalistes du Sinn Fein en Irlande du Nord

– une analyse des deux élections régionales qui se sont déroulées outre-Rhin avec les deux partis les plus anti-russes, les Verts et les chrétiens-démocrates, qui progressent, mais une abstention en hausse qui reflète le désarroi des électeurs pacifistes

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves

Pour recevoir cette édition, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 13:36
François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV
François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV
François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV

François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV

Par

Ils préfèrent un PS qui rougisse à un PS rouge : un à un, les principaux cadres du quinquennat de François Hollande s’élèvent contre l’accord électoral avec La France insoumise pour les élections législatives. Toute honte bue, les fossoyeurs du Parti socialiste donnent des leçons de pureté idéologique.

Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Au début, on souriait en entendant les éléphants du PS barrir contre l’accord électoral entre le parti à la rose et La France insoumise. Et puis plus du tout, à mesure que le grotesque cédait sa place à l'indécence. Ceux-là qui ont si bien conduit la barque de la gauche entre 2012 et 2017 que François Hollande a été contraint de renoncer à briguer un second mandat ; ceux-là qui ont mis le pied à l’étrier d’un président de la République ayant fait du mépris social sa marque de fabrique ; ceux-là qui ont tant œuvré pour le PS qu’il ne réunit plus qu’1,7 % des voix au premier tour de la présidentielle ; ceux-là se permettent aujourd’hui de donner des leçons de pureté idéologique.[...]

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 08:47
L’angoisse de la Sainte-Alliance (éditorial paru dans l’édition d’avril de Ruptures)

Imprudence ? Le 12 avril, dans son discours de Strasbourg, le président-candidat estimait que le second tour serait « un référendum sur l’Europe ». Et en conclusion du débat télévisé, il précisait même : ce sera un référendum « pour ou contre l’Union européenne ». Certes, il a pu finalement renouveler son bail à l’Elysée. Pour autant, si l’on suit la logique macronienne au pied de la lettre, 41,5% des votants ont adressé un bras d’honneur à l’UE.

On objectera que tous les électeurs de Marine Le Pen ne sont pas des partisans assumés du Frexit. La candidate elle-même avait dépensé beaucoup d’énergie pour assurer que tel n’était nullement son objectif. Pourtant, à y réfléchir un instant, il y a un point sur lequel le sortant n’avait sans doute pas tout à fait tort : si la championne du RN avait été élue et si elle avait effectivement eu le cran d’appliquer son programme, l’appartenance de la France à l’Union se serait très vite retrouvée sur la sellette. Par exemple, la mise en place de la supériorité du droit national sur le droit européen est en elle-même explosive. En effet, l’UE n’a de sens, pour ses concepteurs, que si elle est en position d’imposer à tel ou tel pays le maintien d’une orientation inscrite dans « le cercle de la raison » jadis cher à Alain Minc. [...]

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 15:01
 Crédit Photo:  « Maudite soit la guerre » : le monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse.

Crédit Photo: « Maudite soit la guerre » : le monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse.

Lu sur "Faire vivre le PCF"

Comment arrêter la guerre ?

La guerre d’Ukraine n’a pas commencé le 24 février

La tendance belliciste qui peut entraîner le monde vers sa destruction vient de connaître une brutale accélération. Les principes de prudences qui réfrénaient depuis la fin de la seconde guerre mondiale et au long de la guerre froide l’affrontement militaire des puissances sur le sol européen, ont un à un été bafoué, après la chute de l’union soviétique. L’OTAN a commencé en 1999 en bombardant Belgrade pendant deux mois pour imposer l’indépendance du Kosovo. Depuis, les jeux de guerres et les alliances sans principes ont repris comme en 14 dans un monde tiraillé par les rivalités entres puissances émergentes et puissances installées.

Le président Vladimir Poutine et son gouvernement, emporté par cette dynamique mortifère, ont choisi de tenter un coup de poker dangereux d’abord en essayant de jouer la carte du bluff pour obtenir des concessions de leurs adversaires puis en entrant en Ukraine. Nous condamnons fermement cette décision dont personne ne peut prédire le coût humain, ni si la réaction en chaîne qui peut en découler peut être maîtrisée, même par ses propres initiateurs.

il est urgent de trouver les conditions d’un cessez-le feu et d’ouvrir de vraies négociations sur la sécurité de tous et la paix en Europe !

Mais la guerre en Ukraine n’a pas commencé le 24 février par l’entrée de troupes russes. Depuis des années, les bombardements n’ont pas cessé sur le Donbass. Les affrontements entre forces séparatistes et armée de Kiev ont fait 14 000 morts depuis 2014. L’incapacité des dirigeants du monde à construire la paix n’est pas due à la folie de l’un ou des autres, mais aux enjeux géopolitiques, notamment du gaz, qui sont les vraies motivations de la guerre. Les nationalismes de chaque coté sont utilisés au service de ces intérêts économiques.

La démocratie en Ukraine n’a pas commencé en 2014. Des oligarques soutenues par les USA ont remplacés d’autres oligarques soutenus par la Russie en utilisant un mouvement social fortement organisé par des milices ouvertement néonazies. La secrétaire US interrogée sur place sur les risques pour l’Europe avait répondu brutalement "Fuck UE". Depuis, l’Ukraine s’enfonce dans la corruption et l’appauvrissement. L’émigration se poursuit. Le pays a perdu 10 millions d’habitants (22%) depuis son indépendance en 1991, un million depuis 2014.

La paix mondiale n’est pas menacée depuis des années par le nationalisme russe, mais par les guerres et interventions militaires aux dizaines de milliers de victimes conduites notamment dans le moyen-orient par les USA qui représentent à eux seul la moitié des dépenses militaires mondiales.

La guerre ne finira pas en Ukraine sans faire reculer l’affrontement géopolitique généralisé organisé par les USA, sans remettre en cause la croissance des dépenses militaires poussée par les USA, sans mettre en œuvre le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, sans remettre en cause l’OTAN et redonner à l’ONU un rôle prépondérant sur toutes les alliances militaires.

La démocratie ne se construira pas en Ukraine comme en Russie sur un modèle occidental finissant, dominé par l’argent et les plus riches, les populismes les plus vils, une médiatisation outrancière qui construit des fractures béantes entre citoyens. La démocratie doit être réinventée à l’Est comme à l’Ouest, d’abord en affirmant la souveraineté nécessaire des peuples, leur droit à l’indépendance politique et économique, en refusant que les intérêts privés des multinationales pèsent sur le droit des acteurs sociaux à organiser la société, à construire leur histoire démocratique comme ils l’entendent.

Reconstruire un mouvement mondial pour la paix est une urgence, un mouvement qui dénonce toutes les guerres, celles des USA sur toute la planète, de la France en Afrique. Les guerres ne sont motivées que par les enjeux économiques de l’accès aux ressources naturelles. Comme disait Jaurès, le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage. On ne peut défendre la paix en s’installant dans les valises médiatiques des armées occidentales, en reprenant leurs justifications mensongères. Ils nous ont menti pour bombarder Belgrade, l’Irak, la Libye. Nous n’acceptons plus un récit occidental au service de la militarisation de la planète.

La solidarité internationale entre les peuples exige d’affronter le capitalisme dans chaque pays et les logiques impérialistes.

Le peuple ukrainien comme le peuple russe ont besoin de notre solidarité. Elle commence par agir contre notre propre gouvernement pour refuser toute vente d’armes, en finir avec les interventions "extérieures", sortir de l’OTAN et imposer le droit de l’ONU sur toute alliance militaire.

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 00:55

Pourquoi ceux qui savent le mal qu'il y a à "réformer" l'Union Européenne, persistent-ils à vouloir "renégocier" les traités ?  D'autant qu'ils évoquent à peine ces "renégociations" y compris dans le temps d'une élection présidentielle, alors que le président élu sera corseté et son gouvernement avec lui, par les décisions européennes.  Ce devrait être, au moins, une bataille politique permanente, accompagnant chaque lutte.  La santé, la politique fiscale, les services publics, les transports, l'industrialisation ... tout dépend de l'UE.  Ses institutions sont si pesantes qu'il est difficile d'y faire respecter les choix des citoyens.  On voit bien que tout processus de décision est opaque, secret, caché ... C'est fait pour. 

Alors puisqu'il s'avère quasi impossible de réformer cette Europe capitaliste qui entrave tout processus de changement démocratique, il faut mener la bataille pour en sortir. 

Et ça commence par la dénoncer inlassablement. 

C'est, au moins, ce que devraient faire les candidats qui ont des propositions contradictoires avec les traités européens.  Ils ne le font pas.  Ni Fabien Roussel, ni Jean-Luc Mélenchon.

YG

 

Par : Manon Aubry

Mais que se passe-t-il à la Commission européenne depuis 8 mois ? La proposition d’une directive pour rendre les multinationales responsables pour les violations des droits humains commises dans leurs chaînes d’approvisionnement a été repoussée plusieurs fois. En toute opacité et sans explications.

Manon Aubry est une eurodéputée (la France insoumise) et la co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen. 

La Commission qui devait présenter son projet de “devoir de vigilance” européen en juin 2021 ne le dévoilera finalement que le 23 février 2022 et semble avoir perdu son ambition en chemin.

Pourtant les eurodéputés avaient bien mâché le travail de la Commission dès mars 2021 avec l’adoption au Parlement européen d’une proposition de directive “clé en main” contre les dégâts sociaux et environnementaux des multinationales. Mais depuis, c’est un autre acteur européen qui s’est érigé en co-législateur, illégitime mais puissant pour freiner des quatre fers : les lobbys.

L’enjeu pour les multinationales est colossal. À ce jour, nombre d’entre elles tirent des profits délirants de l’exploitation criminelle des travailleurs et de l’environnement par leurs filiales, leurs sous-traitants et leurs fournisseurs, souvent hors d’Europe. Les violations des droits humains sont l’intolérable corollaire du modèle économique de certains secteurs industriels notamment textile, minier et pétrolier. Or les profits remontent les chaînes d’approvisionnement jusqu’aux sièges sociaux et aux actionnaires, mais pas la responsabilité pour les crimes commis. À travers le monde, des millions de victimes des multinationales sont ainsi privées de justice.

[...]

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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 10:22

"L’Union Européenne et l’euro : une chance pour Yannick Jadot, un blocage pour l’écologie"

"Déserter les mesures sociales c’est aussi déserter l’écologie "

Le constat est difficile mais partagé : à moins de trois mois des présidentielles, peu d’idées parviennent à émerger dans cette campagne… A part, peut-être, chez Eric Zemmour dont le projet, limpide, tient globalement en une ligne : « virer les musulmans ».

Cette situation est évidemment malsaine puisqu’elle signifie que la compétition se fait essentiellement sur des questions de personnes, ce qui permet d’ailleurs d’expliquer l’important décalage, voire même la franche contradiction, entre les mesures souhaitées par les Français (augmentation du SMIC, limitation des écarts de salaires…) et les programmes des candidats en tête des sondages. En témoignent par exemple, ceux et celles qui attendent Christiane Taubira comme d’autres attendent le Messie, peu importe son absence de sérieux, d’idées et de mesures…

Au milieu de tout ça, le cas Jadot/Europe Ecologie Les Verts est un peu particulier. Si aucune mesure lisible ne se distingue, les électeurs EELV ne votent évidemment pas EELV pour la personnalité de Jadot (il n’y a vraiment que lui sur Terre pour le penser) mais pour ce qu’incarne, à tort ou à raison, le parti qu’il représente : l’écologie politique. Ce n’est donc pas à la personne de Jadot que nous nous attaquerons ici, ni au malaise qu’il instaure quand, en meeting, il se prend pour un chauffeur de salles pour vacanciers du 3ème âge à Ibiza, ni de l’antipathie générale qu’il dégage, mais bien de la question qui se pose à travers lui : pourquoi le programme d’un parti s’identifiant à l’écologie comme EELV n’aurait en réalité que très peu d’impact sur la lutte contre la destruction de notre environnement ?

La raison est simple et tient en une phrase, Yannick Jadot et son parti refusent catégoriquement les 2 ruptures essentielles et préalables à tout programme écologique conséquent : la rupture avec le capitalisme et la rupture avec l’Union Européenne.

1- Une écologie sérieuse est une écologie antibourgeoise

En effet, une écologie digne de ce nom implique de changer radicalement, c’est-à-dire profondément, nos manières de produire et de consommer, nos manières de vivre (de travailler, de manger, de penser, de se déplacer, d’habiter…). Ces changements impliquent eux-mêmes de rompre avec le capitalisme et en particulier avec ses penchants les plus libéraux : libéraux au sens de facilitation du commerce, et encore davantage, de facilitation du commerce international. Concrètement, un programme écologique demande des investissements massifs pour la transition énergétique, qui ne peuvent avoir lieu dans une pure logique de rentabilité et encore moins de rentabilité à court terme. Ils impliquent donc une action très forte de l’Etat et le recours probable au déficit budgétaire.

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