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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:10

Publié le 6 juin 2015 sur ce blog

Les Good Year ont fait un projet de SCOP qui a été rejeté par la direction de l'entreprise qui veut liquider l'usine d'Amiens.  Et laisser délocaliser de fait la production de l'usine.

 

Goodyear : Des bénéfices quadruplés en 2014

La firme américaine Goodyear est le troisième fabricant de pneumatiques au monde, après Bridgestone./Firestone et Michelin.  ( source wikipedia)

"Goodyear a quadruplé son bénéfice en 2014 grâce à un crédit d'impôt qui lui a permis de compenser des effets de change défavorables et une baisse des volumes de ventes en Europe. Sur l'ensemble de l'année 2014, le groupe d'Akron (Ohio, nord-est) a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars.

Ces solides résultats se traduisent par des bénéfices par action, mesure scrutée par les investisseurs en Amérique du nord, supérieurs aux attentes.
L'entreprise, qui a confirmé ses prévisions pour 2015, souligne qu'elle a par ailleurs réalisé des économies de coûts suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l'usine d'Amiens-nord en France (1.143 emplois) faute de repreneur." ( source Le Figaro.fr ).

La multinationale continue donc de verser de fructueux dividendes à ses actionnaires.

 

Le secteur pneumatique et ses salariés en France victimes du dumping social

Les pneus pour le secteur agraire constitue 16 % du marché en France.  C’est  ce secteur que Goodyear a décidé de brader et d’abandonner à ses concurrents. Or c’est le secteur des pneumatiques dont la balance commerciale est déficitaire en France : 400 millions de déficit commercial en 2014.  Ce secteur et notamment le secteur agraire est, surtout depuis une dizaine d’années concurrencé par des firmes asiatiques ( La firme indienne BKT notamment) qui produisent à bas coûts. Or le marché intérieur français (pneumatique et caoutchouc industriel) s’est de plus en plus ouvert aux importations.  Et Goodyear annonce une nouvelle usine ultra moderne au Mexique.
Ce sont donc bien des délocalisations de fait, le dumping social et la recherche de profits maximum qui ont conduit Goodyear à fermer son usine d’Amiens.

 

Fermer en France pour augmenter les dividendes 

Le refus de la direction de l'entreprise est clair : elle ne veut pas de concurrent en Europe.  Elle ne veut pas non plus, que les salariés de Goodyear démontrent que leur usine est rentable puisqu'elle liquide tout et ne vend pas.  Les licenciements de Goodyear-Amiens sont des licenciements boursiers.

Ce n'est pas à l'entreprise liquidatrice de dire si l'entreprise est viable ou pas.  Elle se contredirait si elle le faisait puisque son seul argument était que le marché européen n'était pas assez rentable ...

 

Responsabilité de l'Etat

L'Etat doit intervenir.  Il peut aider les salariés à mettre en oeuvre leur projet de SCOP.  Des centaines de salariés se battent pour leur emploi.  On attend du gouvernement Hollande qu'il fasse de même.

Les salariés de Fralib ont conquis leur SCOP de haute lutte.  On voudrait que les Good Year n'attendent pas aussi longtemps pour voir aboutir leur projet. 

Une solution serait de mettre en place des  échanges commerciaux et des coopérations équitables de façon à ne pas laisser fondre chaque année notre potentiel industriel.  Mais cela supposerait de contrôler ces échanges commerciaux et donc nos frontières.  De cela l'UE, le traité de Lisbonne et sa "concurrence libre et non faussée" ne veut pas. 

Et c'est pourquoi pour contineur à vivre, les salariés doivent affronter l'Union européenne et ses diktats.

La solution la plus raisonnable serait de dénoncer les traités et de faire sauter les carcans de l'Union Européenne.

 

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre.
Vendredi, 22 Mai, 2015
Humanite.fr

Photo : Lionel Bonaventure /AFP

Photo : Lionel Bonaventure /AFP
Le projet de reprise de l’usine en coopérative, porté par 400 salariés et la CGT, a été froidement dénigré par la direction de Goodyear Amiens-Nord.

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois. 400 anciens salariés de l’entreprise, qui a fermé en janvier 2014, en entraînant le licenciement de 1.143 personnes, soutiennent ce projet de reprise en Scop, seul projet concret existent, et d’autant plus urgent que le congé de reclassement des salariés se termine et beaucoup restent toujours sans solution. Sur les 1 009 salariés en congé de reclassement, une cinquantaine seulement ont retrouvé un emploi en CDI. La difficulté sociale est avérée.
Mais avec dédain la direction a refusé la proposition présentée. Elle "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué. "La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements".[...]

Lire la suite en cliquant sur le titre

Challenges.fr

L'usine située à Amiens-Nord a fermé en janvier 2014. Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés s'étaient ralliés au projet de reprise par une Scop.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a été le théâtre de violents conflits sociaux avant sa fermeture en janvier 2014. (c) Sipa

 

La direction de Goodyear Amiens-Nord a estimé vendredi 22 mai que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'activité pneu agricole, présentée ce même jour par les syndicats au ministère de l'Economie, "ne présente pas un projet d'entreprise viable".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", estime la direction dans un communiqué.

Usine fermée depuis janvier 2014

"La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements", avance la direction.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a fermé en janvier 2014.

Une éventuelle reprise par l'américain Titan de l'activité pneus agricoles du site d'Amiens-Nord a entretenu les espoirs pendant plusieurs mois, avant de les anéantir en novembre avec le retrait définitif de l'équipementier.

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

(avec AFP)

 

La Montagne.fr

22/05/15 - 13h47

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

 

La direction de Goodyear a estimé vendredi que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'usine d'Amiens-Nord "ne présentait pas un projet d'entreprise viable", une "douche froide" pour les salariés disposés à "discuter pour améliorer le projet".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué.  [...]

Les salariés ont pris ce communiqué de Goodyear "comme une douche froide, une nouvelle attitude de mépris à leur endroit", a réagi auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, reçu en fin de matinée au ministère de l'Economie avec des représentants de la CGT et des porteurs du projet.

"Goodyear a manifestement pour objectif de fermer la porte avant qu'on ait pu franchir le palier", a ajouté l'avocat de la CGT, souhaitant que la direction "donne aux salariés la possibilité de discuter (...) réexaminer leur projet et revenir avec d'autres propositions".  [...]

Le syndicat demande "au gouvernement de prendre sa responsabilité" en organisant "au moins un rendez-vous avec les dirigeants de Goodyear". "On est disposés à discuter pour améliorer le projet, discuter des points qu'il faut améliorer", assure-t-il.

Pour Me Rilov, "on ne peut pas sur un enjeu aussi important épuiser une négociation au bout de deux courriers". [...]

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 22:13

Réduction des effectifs, fin des contrats précaires et CDD : c'est ce que vivent les personnels de la ville de Rouen.  Conséquences : dégradations et désorganisation des conditions de travail.  A cela s'ajoute un "management" brutal et un manque d'écoute de la souffrance au travail ressentie. 

C'est la conséquence des décisions gouvernementales et de la réduction des dotations d'Etat dénoncée en mars dernier par  l'Association des Maires de France.  Son président, Laurent Wauquier dénonçait alors  : "L’effort demandé est beaucoup trop important". Cet effort est la conséquence des mesures d'austérité réclamées par Bruxelles, consenties par les gouvernements français successifs.

A Rouen, comme dans d'autres communes, il se traduit par des suppressions d'emploi et la pression mise sur le personnel restant.

 

Cinq syndicats s'unissent pour préparer une grève à la mairie de Rouen (Seine-Maritime), du 20 au 23 juin 2015. Le personnel est en colère ! Explications.

 

Mise à jour : 12/06/2015 à 19:48 par Fabien Massin sur le site de Normandie-actu.

Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire l'intégralité de l'article.

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

L’orage couve au sein du personnel de la mairie de Rouen (Seine-Maritime). Cinq syndicats (CFDT-CGC-CGT-FO-SUD), dans une démarche commune inédite, ont décidé de déposer une préavis de grève, courant du samedi 20 juin 2015 à minuit au mardi 23 juin à minuit. Un préavis d’ores-et-déjà annoncé comme étant reconductible.

« Souffrance et malaise au travail »

Vendredi 12 juin 2015, les syndicats ont adressé un courrier commun au maire PS, Yvon Robert.

Ce préavis concerne l’ensemble du personnel de la Ville de Rouen, peut-on y lire. Il est motivé par les revendications suivantes : souffrance et malaise au travail, réduction des effectifs et non-renouvellement des contrats à durée déterminée et des contrats précaires, désorganisation et détérioration des conditions de travail, manque de moyens, problématique forte du management, perte du pouvoir d’achat des agents.

Contacté par Normandie-actu, un responsable du syndicat Sud précise :

Depuis plusieurs mois, le mécontentement grandit, au sein des services, fatigués par la dégradation des conditions de travail et le management brutal. Ce mouvement, en intersyndical – ce qui à ma connaissance ne s’est jamais produit -, c’est un signe très fort. Le dialogue social est un mot vain, à la mairie de Rouen. Beaucoup d’agents sont en souffrance, et tous les services sont touchés.
[...]

L'association des maires de France rencontre le Premier ministre, Manuel Valls. L'objectif ? Limiter et étaler dans le temps la baisse des dotations de l'État aux communes.

Mise à jour : 05/03/2015 à 19:44 par Lou Benoist

Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire l'intégralité de l'article

Les maires de France espèrent renégocier la baisse annoncée des dotations faites aux communes, le jeudi 5 mars 2015 (Photo: le Courrier du Pays de Retz)

Les maires de France espèrent renégocier la baisse annoncée des dotations aux communes, le jeudi 5 mars 2015 (Photo: le Courrier du Pays de Retz)

Le jeudi 5 mars 2015, le président de l’Association des maires de France, François Baroin, rencontre le Premier ministre, Manuel Valls, à Matignon. En Haute-Normandie, les associations des maires espèrent que la baisse des dotations aux communes (moins 30 % sur trois ans), annoncée par l’État, sera limitée.

Nous déplorons la baisse des dotations de l’État. L’effort demandé est beaucoup trop important, surtout qu’il y a de nouvelles charges (…) On essaie de se battre », s’est exprimé le président en Seine-Maritime de l’Association des maires de France, Denis Merville, à Normandie-actu.
« Une catastrophe pour les finances locales »

« C’est un nid-de-poule qui ne se rebouchera pas !», s’exprime Marc Charpentier, directeur de l’Association des maires de Seine-Maritime. Selon lui, la baisse des dotations de l’État, serait « une catastrophe pour les finances locales » : « Avec la réforme des rythmes scolaires, les besoins d’investissements, les travaux publics… Nous ne pourrons pas tout gérer. Les charges des communes augmentent, le coût de la vie augmente ». Selon le directeur de l’association, les dotations de l’État représentent actuellement 50% des recettes des communes. Leur baisse est annoncée à hauteur de 10%, sur trois années.

[...]

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 14:20
Cette victoire des "Indignés" à Madrid ne s'inscrit pas dans le même contexte que la victoire de Syriza en Grèce.  En effet les "Indignés" s'allient, à Madrid, avec le PSOE qui soutient toutes les mesures austéritaires européennes.  Difficile de croire qu'une telle alliance puisse répondre à l'attente des Madrilènes, même localement.  Les illusions semées par la social-démocratie ont la vie dure, surtout dans un pays où la droite a des liens historiques avec l'ancienne dictature.
Que feront les Indignés lors des prochaines élections nationales ? AC

Edité par avec ( lci.TF1.fr )
le 12 juin 2015 à 12h54 , mis à jour le 12 juin 2015 à 13h00.

Extraits

 

Manuela Carmena Madrid Espagne mairie Podemos

Manuela Carmena, prend ses fonctions de maire de Madrid le 13 juin 2015. Image d'archives. / Crédits : PEDRO ARMESTRE / AFP

 

Elle a été militante communiste, travaillé pour les Nations unies et été l'une des premières femmes nommée juge dans l'Espagne machiste post-franquisme. Dès samedi, cette ancienne magistrate de 71 ans, candidate des "indignés" d'Ahora Madrid, sera à la tête de la capitale espagnole.

Elle ne voulait pas se lancer. Elle aura finalement mis fin à deux décennies de gouvernement de droite dans la capitale espagnole. Manuela Carmena sera intronisée, samedi, nouvelle maire de Madrid, à la suite d'un accord entre les "indignés" d'Ahora Madrid - liste née de l'alliance entre Ganemos Madrid et Podemos - et les socialistes du PSOE. Avec 29 sièges (20+9), Ahora Madrid fait ainsi mieux que le Partido popular (21), qui gérait la ville depuis 24 ans. Il aura fallu moins de trois mois à cette ancienne magistrate de 71 ans pour séduire les électeurs madrilènes. L'un des moments forts de sa campagne ? Sa pique envoyée à son adversaire du PP, Esperanza Aguirre, lors d'un débat télévisé. "Je ne te comprends pas, Esperanza... Qu'après nous avoir fait tant de mal, tu veuilles encore gouverner. Tu as fait un mal terrible à la démocratie", a-t-elle lancé à l'ancienne ministre de 63 ans, également ancienne présidente du Sénat et présidente de la région de Madrid entre 2003 et 2012.

[...]

Logement, emploi : 5 mesures phares pour ses 100 premiers jours

Née le 9 février 1944 dans une famille de commerçants madrilènes, elle dit avoir toujours pensé qu'il fallait "se battre pour un monde meilleur". Ce qu'elle a fait contre le franquisme lors de ses études de droit dans les années 1960. A cette époque, elle rejoint le Parti communiste pour "lutter contre Franco". Une décision qui lui vaut d'être expulsée de l'université de Madrid où elle fait ses études de droit. En 1977, deux ans après la mort du dictateur, elle échappe à un attentat de l'extrême-droite qui vise le cabinet d'avocats dans lequel elle exerce. Plusieurs de ses collègues trouvent la mort, l'Espagne est sous le choc.

Quatre ans plus tard, elle devient magistrate. Une nomination mal perçue par ses pairs. "Je ne peux pas te féliciter: tu es une femme, tu es une "rouge" et je n'ai aucune envie que tu sois dans le corps judiciaire", entend-t-elle de la parte de l'un de ses supérieurs. Elle est tour à tour juge d'instruction, juge d'application des peines, jusqu'à accéder au Tribunal suprême. La justice, un sentiment avec lequel elle souhaite diriger la ville. Manuela Carmena, qui se dit indépendante, a ainsi prévenu : elle veut être la maire de tous les Madrilènes. Pour ses 100 premiers jours de gouvernement, elle s'est donné comme objectif cinq mesures phares concernant le logement, l'arrêt de la privatisation des services publics, l'accès aux services de santé et l'emploi. Et pour cela, elle a d'ores et déjà annoncé qu'elle présidera elle-même les débats du Conseil municipal. Une mission que n'exerçaient pas ses deux prédécesseurs.

Ouest-France.  Extrait.

Les « indignés » avaient obtenu 31,8 % des suffrages

"Sa liste composée en partie de personnes issues du mouvement des « indignés », né en mai 2011 à Madrid contre l'austérité et la corruption, a obtenu 20 sièges (31,8 % des suffrages) contre 21 (35,5 %) pour Esperanza Aguirre. Les socialistes ayant eu neuf sièges (15,3 %), Manuela Carmena pourra gouverner avec eux."

Le Monde.fr

Extraits

"La capitale espagnole, gouvernée par la droite depuis 24 ans, est en passe de changer de main. La candidate issue du mouvement des indignés, Manuela Carmena, sera en effet investie samedi 13 juin maire de Madrid. Sa liste a obtenu, jeudi 11 juin, le soutien du Parti socialiste (PSOE) après plus de deux semaines de négociations."

"Le PSOE ne veut pas froisser Manuela Carmena

Durant les négociations, le leader socialiste de la capitale espagnole, Antonio Miguel Carmona, a soigneusement évité d’imposer des mesures qui pourraient être repoussées par Ahora Madrid.

Ainsi, il n’a pas insisté pour encourager une baisse des impôts que refuse Manuela Carmena. La nouvelle maire préfère en effet maintenir leur volume en l’état mais préfère les réajuster pour que les plus riches payent plus quand les plus pauvres payeront moins."

La Provence.com

Extraits

[|...] Manuela Carmena a d'ailleurs annoncé que ses premières décisions seraient pour les personnes risquant chaque jour de perdre leur toit, en tentant de trouver des solutions pour freiner les expulsions ou des logements alternatifs.

La juge qui roule à vélo veut aussi s'en prendre à la corruption qui gangrène la politique espagnole, favoriser les transports en commun et réduire de moitié son salaire, de 100.000 à 45.000 euros annuels.

[...]

L'ancienne magistrate de 71 ans a promis de gouverner "pas seulement pour ceux qui ont parié pour le changement", mais "aussi pour ceux qui n'y croient pas".

Sa rivale Esperanza Aguirre a tenté de convaincre le Parti socialiste de la soutenir contre Carmena, car, disait-elle, Podemos veut se servir de Madrid comme tremplin "pour casser le système démocratique occidental". (sic)

"Nous allons séduire ceux qui ne croient pas au changement", a promis Manuela Carmena, qui devra d'abord composer avec la région de Madrid, encore dirigée par la droite.

 

Avec le PSOE comme allié, cela risque de s'avérer problématique ...AC

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:50

Nous avions mis en ligne cet article le 26 mai 2015. 

Aujourd'hui, 4 juin, F.Hollande rend visite aux "Fralibs" pour concrétiser des accords qui ont été arrachés de haute lutte par ces derniers contre un puissant groupe capitaliste mondialisé, Unilever.  Ils ont refusé d'être victimes du dumping social organisé par le capitalisme mondial avec l'appui des gouvernements des pays occidentaux notamment et de l'UE en particulier.  Cette victoire est la leur et non celle de F. Hollande qui vient ici tirer les marrons du feu avec une cohorte de journalistes qui ignorent tout des luttes pour l'emploi dans le secteur et se donnent bonne conscience en parlant des Fralibs.  Tant mieux pour les Fralibs.  Puisse cet épisode médiatisé leur donner l'élan nécessaire pour le lancement de leur marque "1336".

Mais "Fralib" n'est qu'une goutte d'eau dans la mer des entreprises sacrifiées et que l'Etat sarkozyste, puis socialiste, a laissé vendre, liquider par les multinationales.

Que F. Hollande, puisqu'il se prétend si attentif aux Fralibs, se penche avec la même attention sur l'emploi industriel en Haute-Normandie et ailleurs.  Qu'il écoute les salariés de la Chapelle-Darblay UPM qui veulent garder leur outil de travail et ont des propositions pour la MP3 qu'UPM veut fermer.  Qu'il renonce aux fermetures de lignes SNCF en France et en Haute-Normandie et renationalise la SNCF pour qu'elle ne soit pas bradée à des intérêts privés.  Qu'il lance une étude sérieuse pour que les productions puissent rester en France et non partir en Europe de l'Est ou ailleurs.  La liste est longue en Seine-Maritime et en Haute-Normandie des ouvriers et salariés victimes des actionnaires et du dumping social :

- Ceux de Travisol dont la production victime de la dénonciation de ses contrats par Esso qui se fournit désormais au Portugal.

- Ceux de Schneider Electric qui se restructure et va produire en Pologne

- Ceux de  Mory victimes du travail détaché et du dumping social organisé par l'UE..

- Ceux de Vallourec, victimes des délocalisations au Brésile t aux Etats-Unis.

- Ceux de Petroplus, victime de la décision des grands multinationales du pétrole de lisuider les raffineries en France au mépris de l'indépendance énergétique de la France.

et d'autres encore ...

François Hollande, président de la République devrait aussi prendre les mesures pour que l'Etat français maîtrise son développement industriel.  Mais il ne le veut pas.  Il a voté pour le traité de Lisbonne, pour la "concurrence libre et non faussée", trahissant ainsi le vote souverain des Français.  F. Hollande et les socialistes n'aident l'emploi et l'industrie en France au profit des salariés que lorsqu'ils y sont forcés.  Comme les "Fralibs" l'ont fait.

Vivent les "FRALIBS !"

Yvette Genestal

 

 

Ils seront à la fête de Rouge Midi.
mardi 26 mai 2015
par  Charles Hoareau
 

 

1336 !!!

Il y a eu les jours fous, les jours de colère, les jours d’angoisse, les nuits sans fin, les jours de doute et les jours d’espoir et là il y a le jour serein, le jour sage où l’utopie des premiers jours prend corps…

Pas un boulon n’est sorti d’ici !

Au contraire l’usine est, et pas que pour la circonstance, briquée, entretenue, prête à produire en grand. Les blouses vertes toutes neuves s’agitent de tous côtés comme pour les grands jours de lutte et de rassemblement qu’a connu l’entreprise sauf que là il ne s’agit pas de rassemblement de lutte dans une usine occupée mais de l’ouverture en grand des portes du usine récupérée au capital par quelques dizaines de salarié-e-s déterminé-e-s soutenus par des milliers de salarié-e-s qui de toute la France, à commencer par les Bouches du Rhône, qui y ont cru et ont porté la lutte au point pour certains d’apprendre à boire du thé vert ce qui est très bon pour la santé !!!

Le premier sur lequel je tombe est Yves : « alors vous êtes prêts ? »
La réponse fuse : « on est prêts depuis 5 ans »…évidemment !

Amine, Freddy, Jean-Louis, quelques un des premiers soutiens ont droit à la blouse verte qu’ils endossent avec bien plus de fierté qu’un smoking venu tout droit du festival de Cannes…

L’émotion est discrète et comme toujours dans ces jours-là qui ont compté depuis 5 ans, en ce jour ô combien particulier, les mots sont rares…On parle avec les yeux…

Que peut-il bien se passer dans la tête de quelqu’un qui a passé 1336 (et autant de nuits !) à lutter, croire, espérer, douter ? Difficile à décrire et c’est bien pour cela que les mots sont rares. On n’est pas dans les rodomontades mais là encore, on prend la journée avec sérieux comme les autres. Avec application les ouvriers installent le barnum et les nappes, d’autres accueillent les journalistes et les amènent dans les ateliers, d’autres reçoivent chaleureusement les visiteurs. La joie est palpable, une étape est franchie et quelle étape !

On se remémore des moments de cette lutte historique.

Midi  : édition spéciale de FR3 Méditerranée sur le lancement de la marque FRALIB. Une presque première nous semble-t-il pour une boite en lutte. On s’entasse dans la salle de restauration pour voir en direct l’émission avec l’interview de Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT du CE, devenu président de la SCOP. Dans la rétrospective on siffle le sinistre LLOVERA, on commente avec des propos amusés les images montrant Hollande ou Montebourg et on revoie avec émotion Raymonde qui, il y a un an le 26 mai 2014, déclarait à la sortie de l’assemblée générale : « c’est pas croyable ! jusqu’à hier j’étais en lutte et aujourd’hui je reprends le travail ! ».

Aujourd’hui la reprise est devenue une réalité palpable…
L’émission continue avec Nadine qui au contrôle qualité explique les procédures et les méthodes pour tester le goût de produits qui vont être désormais millésimés. Comme le dit Nadine le label bio ce n’est pas pour faire tendance mais bien en accord avec la conception des scoptistes !!! Et puis permettre aux producteurs de Buis Les Baronnies de relancer une production qui était tombée en désuétude, travailler avec les paysans du Viet Nam sans passer par les esclavagistes des temps modernes qui au nom d’UNILEVER enferment des villages entiers au Kenya c’est en soit une victoire ! [1]
L’émission se termine et, fait rare, en particulier pour un journal télé, spontanément les spectateurs applaudissent.

Les visiteurs commencent à affluer. Sur un coin de table les ouvriers mangent comme ils peuvent entre deux embrassades avec un nouvel arrivant, la réponse à la question d’un journaliste ou l’interpellation d’un camarade.

Les aiguilles tournent et une certaine impatience se fait sentir…On se dirige vers l’atelier théâtre naguère de tant d’assemblées et de la fête du 4 juillet 2014 où se succédèrent entre autres à la tribune Los Théâtros, HK et Audrey VERNON.

Dans un silence imposant et devant un parterre bien fourni de journalistes de la presse écrite, de photographes de caméramans derrière lesquels une assemblée se dresse attentive Gérard donne la parole à Marie, la doyenne des coopérateurs. Elle annonce « SCOP-TI s’engage dans une voie respectueuse des salarié-e-s, moins hiérarchisée, plus égalitaire et où chaque voix compte. (…) Nous avons pour objectif de relancer une filière provençale mise à mal par le capitalisme et sa politique de de casse et de délocalisations. »

13h 36 : horaire garanti et explicite : le film démarre.

La marque est dévoilée

1336

Réveille les consciences et aiguise les papilles

http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">

 

 

Après 1336 jours de lutte contre Unilever, les SCOP TI lancent leurs propres marques de thés et d’infusions arômatisés 100% naturels, fabriqués dans l’usine de Gémenos. Réalisation : Romain Gicquiaux & Musique : Alexandre Mosca

À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT...

contact@scop-ti.com Tél. 04 42 32 53 00

Ce ne sont pas des boulons qui sortiront d’ici mais une production d’hommes et de femmes libres et fiers, une production respectueuses de l’environnement, des producteurs d’ici et du reste du monde, des consommateurs, respectueuse de la vie tout simplement. « Que du bonheur ! » comme dira celle des scoptistes qui répondra à la première question.

« L’argent servira à créer des emplois pas à enrichir quelques-uns. C’est tout ce qu’on souhaite. Personne ici ne veut devenir milliardaire » dira Olivier.

SCOP-TI VIVRA !

…Sans milliardaires et sans patron

 

[1] voir à ce sujet l’émission d’ARTE

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:07

Les enseignants seront en grève le jeudi 11 juin contre la réforme des collèges.  Au moment où la crise des vocations et du recrutement est à son comble, le gouvernement ferait bien d'être attentifs à leur colère et cesser la politique du mépris..

 

Ci-dessous un article publié le 01/06/2015 à 12:02 sur le site Savoirs et connaissances

 

Au ministère de l’Education nationale, on doit certainement s’interroger sur une incompréhensible équation. La France n’a jamais connu un taux de chômage aussi élevé que sur ces derniers mois, avec 3,509 millions de demandeurs d’emploi selon les chiffres du mois d’avril 2015, rapporte Le Point qui s'appuie sur les chiffres de l'INSEE. Et encore, il y aurait beaucoup à dire sur ces estimations.

 

A même moment, le ministère de l’Education nationale, pour tenter de donner corps aux promesses du candidat François Hollande, tente de recruter à tour de bras. Sur le papier, toutes les conditions sont réunies pour pouvoir recruter les meilleurs. Il faudrait donc en profiter ! Effectivement proposer des emplois à vie à un moment où le chômage des jeunes connaît un pic historique, comme le constate Le Figaro, ce serait s’assurer un grand nombre de candidats, donc de meilleures possibilités d’accroître la sélectivité des concours.

Or, il n’en est rien. C’est absolument l’inverse qui se produit. Quand on regarde le nombre des admissibles pour la session 2015, et qu’on le met en regard du nombre de postes mis aux concours, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Des postes par milliers mais peu de candidats 

Pourtant le ministère n’y est pas allé de main morte, accroissant même le nombre de postes offerts entre la session 2014 et la session 2015 alors que 2014 n’avait pas vraiment été un franc succès non plus.

Pour être plus concret, en lettres modernes, on compte 1 455 admissibles pour 1310 postes proposés. Si l’on regarde du côté des lettres classiques, c’est encore plus dramatique, avec 114 admissibles pour 230 postes. En anglais, ce n’est guère mieux : il y a 1481 admissibles pour 1225 postes à pourvoir. Quant aux mathématiques,  près de 800 postes pourraient ne pas trouver preneur, selon les calculs du Café pédagogique.

« Au Capes externe de maths 2015, seulement 1802 candidats ont été déclarés admissibles pour 1 440 postes proposés. Si l'on reproduit en 2015 le taux de reçus parmi les admissibles de 2014, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants. »

 

Des matières fondamentales fortement dépourvues

Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les révélations de l’évaluation CEDRE : le niveau des élèves français continue de baisser en mathématiques (voir notre article). Avec un métier de moins en moins attractif, on risque de compromette la réussite de générations d’élèves puisqu’on fait le choix de mettre devant eux ceux qui n’ont vraiment pas réussi à se caser ailleurs.

Un paradoxe se dessine aux yeux des jurys des concours : on a élevé le niveau de recrutement au master et, dans la réalité, faute de candidatures suffisantes, on est obligé de recruter des futurs enseignants qui ont un niveau plus faible que ceux qu’on retenait avant la réforme.

 

L'enseignement, un métier devenu répulsif ?

Cette situation n’est pas nouvelle mais elle continue de s’aggraver. Augmenter le nombre de postes mis aux concours ne change rien à la donne et il n’y a pas de nouveaux candidats qui apparaissent en face des postes proposés. Si l’on regarde les disciplines les plus sinistrées : ce sont les fameux enseignements fondamentaux, français, maths et anglais. Etant donné que ce n’est pas la première année que se creuse le déficit de recrutement, sur le terrain, la situation est plus que tendue.

Dans ces matières pourtant essentielles, il y a de plus en plus de difficultés à trouver des remplaçants. Des titulaires, il n’y en a jamais de disponibles une fois l’année scolaire entamée. Mais le vivier des personnels précaires s’épuise aussi de plus en plus (voir notre article).

Il devient évident qu’il faut réagir. Il est incompréhensible que dans une telle situation économique, notre pays peine autant à recruter les enseignants qui formeront les générations de demain. Le ministère se doit de mettre sur la table les moyens de recruter les personnels dont il a besoin.

 

Une réaction s'impose

Et il faut arrêter de se payer de mots à travers des campagnes publicitaires qui n’entraînent que rire et moqueries chez les étudiants (voir notre article). Ces derniers ont tôt fait de s’orienter vers des carrières plus rémunératrice, avec des métiers moins stressants au quotidien. Surtout que, pour recruter à niveau master, c’est-à-dire bac + 5, il faudrait payer en conséquence. Aujourd’hui, au bout de dix ans de carrière un enseignant ne gagne pas encore 2000 €, plutôt 1900, et encore, primes comprises.

En attendant, le ministère de l’Education nationale bloque tout effort sur les salaires. Malgré le retour de la croissance, le gel du point d’indice, actif depuis 2010, sera encore prolongé sur 2015 et 2016. Décidément, devenir prof ne fait plus rêver grand monde. La sécurité de l’emploi n’arrive même plus à contrebalancer le manque à gagner mensuel par rapport à un emploi occupé dans le privé à niveau master.

 

Les pistes lancées par le SNES

Le 11 mai 2015, le SNES-FSU, premier syndicat enseignant du secondaire, avait lancé l’alerte sur la situation dans un communiqué. « Du fait des départs à la retraite massifs et de l’augmentation du nombre d’élèves, les besoins en enseignants sont très importants. Avec la crise de recrutement qui perdure, des mesures urgentes doivent être prises afin de rendre attractifs ce métier.

D’après le rapport de la DARES d’avril 2015 ‘Les métiers en 2022’, 300 000 nouveaux enseignants doivent être recrutés entre 2012 et 2022. En effet, la DARES chiffre à 256 000 le nombre de départ d’enseignants à la retraite sur cette période. S’y ajoutent les besoins correspondant à la hausse du nombre d’élèves fruit de l’augmentation démographique.

D’après le rapport, les taux d’encadrement dans le premier degré et l’enseignement supérieur étant parmi les plus bas des pays de l’OCDE, la France se doit de recruter 44 000 enseignants de plus pour mieux faire face.

Dans le second degré, c’est 150 000 enseignants qu’il faut recruter. Depuis 2012, 34242 enseignants ont été recrutés dans le second degré. Pour atteindre les 150 000 recrutements en 2022, il est donc nécessaire d’affecter près de 14 500 nouveaux enseignants en stage par an dans le second degré sur les 8 prochaines années. Or la crise de recrutement n’est pas endiguée.

Si l’augmentation du nombre de postes aux concours a permis une augmentation du nombre de candidats et d’admis, tous les postes ne sont pas pourvus notamment en mathématiques, anglais, allemand, Lettres, éducation musicale, Sciences de l’ingénieur….

Les écrits des concours externes viennent de se terminer. Après avoir publié le nombre d’inscrits, le ministère se doit publier le nombre de présents aux épreuves. Le gouvernement a fait de l’éducation une priorité, mais sans enseignants qualifiés et formés, comment est-­ce possible ?

Le ministère se doit de rendre attractif les métiers de l’enseignement et de l’éducation, s’il veut relever le défi. Revaloriser les salaires est la première mesure essentielle. Actuellement, un enseignant certifié du second degré débute à 1,1 SMIC soit 1616 euros brut mensuels donc 1388,2 euros net. Ils entrent donc dans la catégorie ‘travailleurs modestes’ définie par le gouvernement pour prétendre à la prime d’activité.

Alors que les autres secteurs doivent eux aussi renouveler leurs cadres, comment attirer des diplômés bac+5 avec comme salaire 1,1 SMIC à l’entrée dans le métier ?

Autre mesure indispensable, qui a fait ses preuves par le passé, la mise en place de véritables pré­recrutements. Dès la licence, le ministère financerait les études des pré­recrutés qui commenceraient à cotiser pour leur retraite. En échange, ils s’engageraient dans les parcours universitaires menant aux métiers de l’enseignement et de l’éducation, passeraient les concours et s’engageraient à servir l’État au moins 5 ans. Les EAP ou les M1 en alternance proposés par le ministère ne répondent pas à ces critères puisqu’ils sont affectés en établissement et ne peuvent donc pas se consacrer à leur formation.

Enfin pour recruter, les conditions de travail et de formation doivent obligatoirement être améliorées. »

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Christopher Webb)

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:31
Partout en France, à Paris en particulier, des mouvements de grève éclatent dans les hôpitaux à propos des conditions de travail.   La réforme de la santé, la marchandisation, la recherche des économies à tout prix dégradent les conditions de travail des personnels et le service rendu aux patients.  L'hôpital est un service public.  Sa mission première est de soigner, pas de faire des économies sur le dos des malades.  C'est ce qu'ont oublié le gouvernement, la cour des comptes et Bruxelles qui veulent réduire les dépenses hospitalières dans le secteur public.  AC

Les agents hospitaliers du Havre (Seine-Maritime), en charge de l'entretien des locaux de l'hôpital, annoncent (encore) un mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. Explications.

Mise à jour : 05/06/2015 à 20:47 par Karine Lebrun

Sur Normandie-actu

 

Les agents de service hospitaliers du Havre annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015.

Des agents de l'hôpital du Havre (Seine-Maritime) annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. (Illustration)

Depuis l’été 2014, « où la surcharge de travail, faute de remplacements suffisants, avait généré de la souffrance au travail », les agents de l’hôpital du Havre (Seine-Maritime) dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Ils programment un nouveau mouvement de protestation. À l’appel des syndicats SUD et CGT, un préavis de grève est déposé : les agents hospitaliers vont cesser le travail, vendredi 12 juin 2015, de 9h à 10h, lors de la tenue du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail). « Les agents réaffirmeront leur opposition au projet de direction », annoncent les syndicats.

Contre la sous-traitance

Le 18 décembre 2014, puis le 23 janvier 2015, les agents en charge, au sein du Groupe hospitalier du Havre, de l’entretien de l’ensemble des locaux, s’étaient déjà mobilisés pour défendre leur cause.

Cette dégradation des conditions de travail conduit à un fort taux d’absentéisme. Un argument que la direction utilise aujourd’hui pour justifier le recours à des sociétés de nettoyage extérieures. Une entreprise est déjà en place à l’hôpital sans même que le personnel ne soit formé à l’entretien en milieu hospitalier. Les agents hospitaliers condamnent fermement ce recours à la sous-traitance », attaquait Sud Solidaires, en  janvier 2015.

« L’hygiène hospitalière est remise en cause »

Suite à ces mouvements, un groupe de travail a été mis en place par la direction pour débloquer la situation. « Mais les conclusions livrées par la direction sont loin de nous satisfaire », argumente Françoise Gosset, pour Sud Santé Sociaux. Les syndicats dénoncent « l’externalisation rampante » du service ménage voulue par la direction et la mise en place d’une organisation de travail qui ne fait qu’accentuer le surmenage et le mal-être au travail. « Les agents ne peuvent plus faire un travail de qualité. L’hygiène hospitalière est fortement remise en cause », s’agacent les syndicats.
Les agents de service hospitaliers – 65 sur une effectif total de 180 – réunis en assemblée générale mardi 2 juin 2015 ont donc décidé d’un nouveau mouvement.

Karine Lebrun

journaliste à Le Havre Infos -

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:25

Publié par Michel El Diablo

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux

11 juin 2015 : Grève nationale dans les hôpitaux

Après des années de plan d’économies, les directions des hôpitaux remettent en cause les accords sur la réduction du temps de travail signés en 2002.

Dans un premier temps, des hôpitaux sont passés de journées de 8h à du 7h36 ou 7h30, pour réduire le nombre de RTT.

Aujourd’hui, c’est le tour de l’AP-HP, qui constitue 10% de la Fonction Publique Hospitalière, avec ses 75.000 agents dans 38 hôpitaux. Si demain les agents de l’AP-HP cèdent, c’est tous les hospitaliers de France qui risqueront le même sort : 

-les soignants passant de 7h36 à 7h20 

-les administratifs, techniques et ouvriers en 7h, sans aucun jour de RTT

Déjà, le point d’indice est gelé depuis 2010, tandis que les charges sociales des fonctionnaires augmentent chaque année, ce qui fait que le salaire baisse d’année en année. Alors pas question de travailler demain 10 à 20 jours de plus pour un salaire en peau de chagrin !

LE 11 JUIN, les blouses blanches organisent un JEUDI NOIR !

La bataille des 35 heures va se passer le jeudi 11 juin, aussi l’ensemble des hospitaliers de France est appelé à faire grève ce jour-là.

Face aux menaces et intimidations de certains directeurs au comportement indigne d’un pays démocratique (huissier lors d’assemblées générales, policiers dans les halls, tableaux avec des noms de grévistes, etc.), il a été proposé aux agents de réduire l’activité : 
-en ralentissant la saisie du codage PMSI qui sert au financement de l’activité hospitalière 
-en laissant des trous dans les plannings des consultations

Tous ensemble, nous constituons une force tranquille : 
IL FAUT AGIR 
POUR NE PAS SUBIR !

 

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux
 

Monsieur le Directeur Général,

L’organisation CGT du CHU de Toulouse vous confirme qu’elle dépose un préavis pour la grève du 11 juin 2015, (…)

Cette journée s’inscrit dans le préavis de grève national déposé par la Fédération de la Santé et de l’Action Sociale pour le 11 juin 2015. Il est concomitant au préavis de l’intersyndicale de l’AP-HP contre la réforme des 35h et le plan d’austérité.

Au CHU de Toulouse, nos revendications sont les suivantes :

  • Arrêt des RTT imposées (RQ ou RO) dans certains services. Arrêt des mutualisations et de l’ultra polyvalence dangereuse pour la sécurité des soins.
  • Mise en adéquation effectifs/charge de travail. Mise en place de normes dans chaque service de soin.
  • Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme
  • L’application pleine et entière des obligations réglementaires sur le temps de travail
  • L’application pleine et entière de l’obligation de sécurité de l’employeur
  • Arrêt des rappels sur repos (ils sont illégaux)
  • Mise en place des 32 heures (déjà appliquées pour les nuits -32h30- 32h correspond à un 90%) et permettrait de créer une 4eme équipe au quotidien et donc de nombreux emplois de fonctionnaires.
  • Respect des métiers et arrêt des glissements de tâches institutionnalisés pour pallier à l’augmentation de la charge de travail.
  • Intégration du temps de trajet dans le temps de travail.
  • Titularisation des CDD sur des postes pérennes.
  • Rattrapage du point d’indice et une augmentation générale des salaires.
  • Annulation de la dette privée des hôpitaux et notamment celle du CHU de Toulouse. 18.000.000 d’euros en 2014
  • L’application réelle des soins gratuits pour les hospitaliers (Article 44 du statut de la Fonction publique Hospitalière).
  • L’arrêt des privatisations des services supports (techniques, bio-nettoyage, brancardage)
  • L’abandon du “lean-management” ou autres techniques qui détruisent nos organisations de travail
  • Mise en place du délit d’entrave au CHSCT dans la fonction publique hospitalière (jusqu’à un an de prison ferme)
  • Moyens supplémentaires pour pallier à l’alerte canicule sur Toulouse de début juin.

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition avec les personnels pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patients et des personnels.

Jean ESCARTIN

Julien TERRIE

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:31
Action communiste ne partage évidemment l'appel vibrant à une Europe sociale figurant en conclusion de l'article.  Attendre l'Europe sociale, c'est croire en une chimère.  Les Grecs se battent pour que l'UE cesse de leur réclamer des mesures d'austérité mortelles, comme celles mises en oeuvre par le gouvernement précédent dans le domaine de la santé.  Dans ce combat Syriza n'est pas seul.  D'autres forces politiques et syndicales se battent également.  Le KKE (parti communiste grec) est de ceux-là qui dit que " ( L’UE ) est une union qui ne peut pas changer, qui ne peut pas se démocratiser ou s’humaniser[…] parce qu’elle a été fondée et elle fonctionne afin de fortifier les intérêts des monopoles contre les droits  ouvriers populaires".
Oui, les peuples doivent se battre solidairement contre les politiques d'austérité, qu'ils soient européens ou non, mais l'UE, comme la monarchie de droit divin au XVIIIème siècle, ne peut pas changer de politique car elle a, dans ses fondamentaux, la "concurrence libre et non faussée".  Pour changer de politique il faudra révolutionner l'UE en la faisant éclater.  Ensuite, les peuples et les Nations pourront décider souverainement de quelles règles économiques ils veulent, de quelles formes de coopérations et d'échange ils veulent pour qu'aucun peuple ne soit dominé et pillé, de quelle société ils veulent.   Cela, nul ne peut le faire à leur place. Quel peuple ouvrira le chemin ? AC

Solidarité France Grèce pour la Santé
Une délégation française au cœur de la tourmente grecque pour témoigner de la crise humanitaire imposée là-bas par les mémoranda européens, mais surtout pour apprendre de la résistance et de la dignité de ceux qui refusent de baisser les bras.

8 juin 2015  sur Okeanews

 

La pharmacie du Dispensaire KIFA athènes centre

La pharmacie du Dispensaire KIFA, dans le centre d'Athènes

Au mois de mai, une délégation du collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » s’est rendue à Athènes pour rencontrer des équipes des dispensaires sociaux solidaires. Ce collectif soutient les personnels des dispensaires sociaux et solidaires autogérés grecs depuis deux ans, grâce à des actions concrètes comme la collecte et l’envoi de médicaments, de matériel médical et d’argent mais aussi sur un plan politique en informant sur cette nouvelle forme de résistance à l’austérité.

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

Du 11 au 16 mai 2015, professionnels de la santé, militants syndicaux, membres de partis politiques et personnes issues de la société civile, toutes membres de la délégation de « Solidarité France Grèce pour la Santé », ont pu visiter une dizaine de dispensaires, mais aussi rencontrer la coordination athénienne des dispensaires et pharmacies sociaux solidaires, l’association « Solidarité pour tous », la commission santé de Syriza ainsi que le ministre délégué à la santé, la confédération syndicale du privé et les équipes hospitalières et syndicales dans trois établissements.

Au moment où la délégation arrivait à Athènes, les femmes de ménage du Ministère des Finances fêtaient leur réintégration après 22 mois de lutte et d’occupation d’un coin de la place Syntagma. Leur emblème était un poing dans un gant de ménage rouge. Un signe encourageant.

Des dispensaires pour un accès à la santé pour tous

C’est leur engagement militant qui distingue ces structures au nombre de cinquante actuellement dans tout le pays, des structures humanitaires ou ONG. Les dispensaires sociaux et solidaires s’inscrivent dans une multitude d’actions solidaires sur les déterminants de santé que sont l’alimentation, le logement, les vêtements, la culture, l’éducation... Les volontaires de ces dispensaires rapportent unanimement que trois besoins font cruellement défaut actuellement : les soins bucco-dentaires, une demande psychiatrique et psychologique forte de la part des usager-es, conséquences directes de la pauvreté et de la précarité, la carence en médicaments pédiatriques et notamment vaccins et traitements de longue durée pour le diabète ou le cancer par exemple.

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai   "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Les dispensaires sociaux solidaires réunissent des volontaires professionnels de la santé, médecins, infirmiers, pédiatres, sages-femmes, dentistes, etc… mais aussi de simples citoyens, souvent habitants du quartier, qui œuvrent au fonctionnement de la structure, que ce soit en gérant l’administration, le secrétariat ou en faisant le ménage. Lorsqu’ils ne peuvent pas offrir les consultations spécialisées sur place, les dispensaires dirigent leurs patients vers des praticiens en ville qui offrent des consultations gratuites. Ces dispensaires autogérés fonctionnent en assemblée générale de façon tout à fait horizontale. Les dispensaires sociaux et solidaires de la région d’Athènes (50 % de la population grecque) travaillent en réseau, grâce à une coordination qui permet les échanges de médicaments et d’information.

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