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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:39
ALCATEL-LUCENT : entrée en négociations exclusives avec Selha Group pour la reprise du site d'EU

Source : AOF 21/07/15 à 13:17

Mis à jour le 21/07/15 à 13:17

Sur le Figaro.fr

En savoir plus sur http://www.capital.fr/bourse/actualites/alcatel-lucent-entree-en-negociations-exclusives-avec-selha-group-pour-la-reprise-du-site-d-eu-1055745#kjFq7CwEFqkVVGW5.99

 

(AOF) - Alcatel-Lucent (ALU-3,30 € -0,84 %) et Selha Group ont annoncé être entrés en négociations exclusives en vue de l'acquisition d'Alcatel-Lucent EU. Dans le cadre du plan Shift et du recentrage stratégique de l'équipementier télécoms, le centre industriel de Eu, spécialisé dans l'industrialisation, la fabrication, l'intégration et la réparation d'équipements d'infrastructures et de réseaux de télécommunications, est devenu une filiale autonome depuis le 1er janvier 2015.

Cette transformation juridique avait pour objectif de permettre au site de chercher un partenaire industriel, dont la complémentarité des activités lui permettrait de se diversifier et de conquérir de nouveaux marchés. Ce travail de recherche a permis d'identifier Selha.

Selha Group est un acteur industriel à capitaux maroco-français qui dispose d'une position bien établie sur le marché électronique, notamment dans le secteur aéronautique. A ce titre, le groupe fait partie des fournisseurs préférentiels de dispositifs électroniques pour Airbus, Zodiac Aerospace, Thalès, Safran ou encore Meggitt. Les complémentarités entre Alcatel-Lucent Eu et Selha Group permettront d'apporter une activité importante au nouvel ensemble, une taille critique et les capacités financières indispensables pour innover et se développer.

Le nouveau groupe se positionnera comme un intégrateur premium sur les marchés de l'aéronautique, de l'énergie et des télécoms.

2015 AOF - Tous droits de reproduction réservés par AOF.

 

Rappel

Alcatel-Lucent a été racheté en avril dernier par Nokia.  Le groupe finlandais détient désormais 66,5% du groupe. Ce rapprochement inquiètait déjà les syndicats alors qu'Emmanuel Macon a assuré avoir reçu des garanties sur l'emploi.  ( Voir la vidéo ci-dessous dans laquelle un représentant de la CGT dit alors son inquiétude).

Un représentant de la CGT dit son inquiétude au moment du rachat d'Alcatel Lucent par la multinationale finlandaise Nokia.

Promesses, promesses ... Déjà remises en cause.  Au gré des cours de la Bourse, des restructurations et des exigences des actionnaires. 

Paris-Normandie indique :

"Le groupe Alcatel-Lucent au travers de sa filiale française Alcatel-Lucent International est entièrement mobilisé pour la réussite de ce projet. Le groupe s’est notamment engagé à assurer un volume d’activité au site sur une durée de cinq ans. Pour permettre au site d’atteindre le niveau de compétitivité conforme aux exigences de ses nouveaux marchés, un plan de départs volontaires et de mobilité vers Alcatel-Lucent International est également prévu en parallèle.  Le plan de départs volontaires sur critères d’âge et d’ancienneté, ainsi que le plan de mobilité interne seront financés par Alcatel-Lucent. Les effectifs du site devraient passer de 305 à 222 personnes à fin juin 2016, sans aucun départ contraint.

Ce projet fera l’objet d’une procédure d’information et de consultation auprès des instances représentatives du personnel qui débutera aujourd’hui. Au terme de celle-ci, et après accord de l’administration du travail sur la réorganisation proposée, le projet pourra être mis en œuvre."

Donc 83 emplois industriels supprimés dans l'immédiat.  Et l'on peut craindre le pire d'un groupe "maroco-français", lié donc à un pays en recherche de marchés, d'un pays où les salariés sont terriblement exploités, d'un pays à bas coûts salariaux, environnementaux et sociaux ( vive le roi pensent les multinationales installées au Maroc ...).

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:35

Costas Lapavitsas : "La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro et du changement social"

 

Ce texte est la transcription traduite de l’intervention de Costas Lapavitsas au colloque « Democracy Rising », tenu à Athènes le 17 juillet 2015. Les intertitres sont de notre responsabilité.

Costas Lapavitsas est député élu au Parlement grec, membre de la Plateforme de gauche de Syriza, et professeur d’économie à SOAS (School of Oriental and African Studies, Londres).

 

Une capitulation désastreuse

Le gouvernement Syriza vient de signer un nouvel accord de sauvetage. C’est un très mauvais accord, pour des raisons évidentes que je vais énumérer.

Tout d’abord, cet accord est récessif. Il va plonger l’économie grecque dans la récession. Parce que les seules augmentations d’impôts s’élèvent à 2% du PIB. Elles concernent surtout la TVA, impôt indirect prélevé sur des produits principalement consommés par les travailleurs. Mais elles concernent aussi les entreprises et vont d’abord frapper les petites et moyennes entreprises, qui demeurent la colonne vertébrale de l’économie grecque. L’agriculture est sans doute le secteur le plus durement touché par cette augmentation : l’impôt sur le revenu versé par les agriculteurs va doubler, et ils seront soumis à de nouvelles obligations. Ces mesures sont incontestablement récessives. Elles arrivent à un moment où l’économie grecque chancelle au bord du précipice. Il ne fait aucun doute qu’elles vont la faire basculer dans la récession.

Deuxièmement, l’accord impose des mesures clairement inégalitaires. Elles vont exacerber les inégalités dans le pays. Ne laissez personne vous dire le contraire : le gros des recettes fiscales viendra des impôts indirects, dont on sait qu’ils sont facteur d’inégalité. Les inégalités vont s’accroître parce que les mesures imposent de prendre 800 millions par an dans les retraites. Elles feront peser une charge supplémentaire sur les retraités, qui comptent déjà en règle générale parmi les couches les plus pauvres de la population. Et bien sûr, les inégalités vont aussi s’accroître parce que le chômage va augmenter cette année et l’année prochaine.

Cet accord est mauvais parce qu’il ne remédiera en rien au problème de la dette du pays. Il ne prévoit pas de restructuration de la dette. Il va remplacer une catégorie particulière de dette par une autre. Il pourrait entraîner une amélioration marginale – marginale – sur le plan des taux d’intérêt et de l’étalement de la dette. Et celle-ci va sans aucun doute augmenter de 20 à 25 milliards pour recapitaliser les banques. Selon le FMI, le ratio dette sur PIB devrait passer à 200% l’an prochain. C’est très probablement ce qui va arriver.

Quatrièmement, l’accord ne prévoit absolument rien pour le développement du pays. Le « paquet » de 35 milliards d’euros n’existe tout simplement pas. Ces sommes ont déjà été allouées à la Grèce dans les divers fonds. Nous ne savons pas quand ni comment le pays percevra de l’argent frais. Rien, donc, en matière de développement.

Enfin, cet accord est clairement de type néocolonial. Le gouvernement de gauche a signé un accord néocolonial. Il l’est pour plusieurs raisons. J’en évoquerai trois : tout d’abord, l’accord prévoit l’établissement d’un fonds de privatisation de 50 milliards d’euros, sous contrôle étranger, et qui aura pour mission de vendre des biens publics. Les 25 premiers milliards seront destinés aux banques. S’il reste quelque chose – et il ne restera rien car on n’atteindra jamais 50 milliards –, les sommes serviront au remboursement de la dette et, peut-être, à l’investissement. Par conséquent, ce fonds vendra tout ce qu’il est possible de vendre pour recapitaliser les banques. Nous venons d’accepter de vendre nos bijoux de famille pour recapitaliser des banques grecques en faillite.

 

Nous avons aussi accepté de mener des réformes de l’administration publique sous la houlette de l’UE. Nous avons accepté de nous soumettre à un contrôle qui non seulement sera très sévère mais qui durera bien plus longtemps que les 3 ans que durera l’accord.

À mes yeux, cet accord représente une capitulation désastreuse. Ce n’est pas Brest-Litovsk. Ceux d’entre vous qui le croient se trompent. Il ne s’agit pas de gagner du temps pour asseoir le pouvoir bolchevique à Moscou et à Leningrad. Il ne s’agit pas de gagner du temps, car il n’y a pas de temps à gagner. Le temps, en l’occurrence, joue en faveur de l’ennemi. Ce n’est pas une manœuvre tactique.

Cet accord revient à mettre le pays sur une voie qui n’a qu’une seule issue. Une issue qui ne sert pas les intérêts du peuple. Quant à savoir qui est le véritable vainqueur de cet accord, c’est l’évidence même. Le vainqueur est devant vous. C’est l’oligarchie, qui s’exprime dans les médias de masse. Voilà pourquoi les médias exultent et célèbrent cette victoire. La réalité est parfois exactement ce qu’elle paraît être. Il est inutile de gratter la surface. Si vous lisez les grands journaux et que vous écoutez les médias, vous savez qui a gagné. [ ... ]

 

 

Sur le blog "Contretemps".  Cliquez sur le lien pour lire l'intégralité de l'article.

 

 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 13:59

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

Sur Solidarité internationale PCF

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

MlN, pour Solidarité internationale PCF, d’après correspondances locales, 4 juillet 2015

Le grand hôpital universitaire de Berlin, la Charité, vient de connaître une grève historique. Les 13.000 salariés ont massivement approuvé l’appel à la grève illimitée du syndicat Ver.di. Le mouvement a été suspendu le 1er juillet après 11 jours et des concessions de la direction.

Le 2 juillet, une manifestation commune a rassemblé les hospitaliers et les postiers, eux aussi engagés dans une grande grève, devant le Parlement (Bundestag) où a commencé à être examiné le projet de loi de restructuration des hôpitaux, autrement dit d’austérité renforcée.

La coïncidence avec la situation française, le récent mouvement à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, le projet de loi santé de Mme Touraine, est tout sauf fortuite !

Les personnels de la Charité sont à bout comme ceux de l’AP-HP.

Les principales revendications portées par le syndicat berlinois portent sur les conditions de travail. Il a mis en avant notamment l’exigence d’un plafonnement du nombre de patients par soignant :

  • Au moins deux personnels soignants par service la nuit
  • Dans les services de soins intensifs et les services pédiatriques : pas plus de 2 patients par soignant
  • Dans les autres services : pas plus de 5 patients par soignant

La direction a fini par accepter, par écrit auprès du syndicat, d’intégrer ces objectifs de diminution de la surcharge de travail à l’ordre du jour des prochaines négociations collectives annuelles obligatoires.

Ce succès n’a rien de définitif et la grève n’est que suspendue.

Car le lien est direct entre la question de l’allègement de la surcharge de travail et celle de l’emploi et des financements. Et si la direction de la Charité semble être prête à lâcher des dispositions sur la première, le gouvernement reste engagé dans une politique de coupe des moyens de l’hôpital public.

Là encore, le parallèle est direct avec Paris et la France. La volonté du directeur de l’AP-HP de supprimer des jours de récupération et d’intensifier la journée de travail correspond à l’objectif d’économiser l’équivalent de 4000 emplois. C’est la quote-part de l’AP-HP dans le cadre du plan gouvernemental de prélèvement de 3 milliards d’euros sur les hôpitaux publics d’ici 2017.

A Berlin comme à Paris, la grève bénéficie d’un large soutien de l’opinion publique, malgré le report de milliers de consultations et d’opérations non urgentes. Plusieurs initiatives de soutien se sont tenues. Des convergences avec d’autres mouvements se développent.

La grève est suspendue au plus fort de la combattivité des personnels, sur la base d’une première avancée. Elle est prête à repartir.

A Berlin comme à Paris ?

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 13:23
Réforme territoriale, emplois supprimés et services dégradés : appel intersyndical à la grève et manifestation du jeudi 25 juin à Rouen
Réforme territoriale, emplois supprimés et services dégradés : appel intersyndical à la grève et manifestation du jeudi 25 juin à Rouen
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 22:11
Communiqué de l'UD-CGT 76 : Grève dans la santé et l'action sociale le 25 juin
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:39

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe Union départementale CGT 76, Emploi & Travail, Service public, Territoriaux

02 juin 2015

Seine-Maritime: La CGT inquiète pour l’avenir de l’emploi face aux réformes territoriales

Lu dans Paris-Normandie

"Social. La CGT seinomarine organise la mobilisation contre les différentes réformes territoriales, accusées de supprimer de nombreux emplois et de faire reculer le bien commun.

« Création des métropoles, fusion des régions, dévitalisation des conseils départementaux à l’horizon 2020... Combien de milliers de suppressions de postes ? ». La CGT entre en guerre contre les réformes successives des territoires, coupables à ses yeux de répondre à une logique implacable d’austérité.

"En Seine-Maritime, l’union départementale du syndicat a récemment réuni ses militants pour une journée d’étude sur la question, afin de définir des actions d’alerte à l’attention des élus comme de la population. D’ores et déjà, la CGT compte bien s’offrir une tribune à l’occasion du congrès des régions de France, organisé les 25 et 26 juin prochains à Rouen.

"Un grand plan de licenciements

"Ce congrès abordera inévitablement la question des futures grandes régions, issues de fusions qui laissent craindre à la CGT des pertes massives d’emplois. La mutualisation des services entre Haute et Basse Normandie entraînera obligatoirement des doublons, et donc des suppressions de postes", prédit le syndicat.

"Qu’il s’agisse du personnel des conseils généraux, comme de celui des services de l’État. En l’occurrence, à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), « on reçoit actuellement des diagnostics, suite aux rencontres entre les actuelles directions régionales », explique une élue CGT. « Le préfet doit avoir rendu sa copie fin juin, mais à ce jour, nous, représentants syndicaux, ne savons toujours rien sur la manière dont seront réorganisés nos services. »

"Pour Pascal Morel, secrétaire de l’union départementale CGT seinomarine, « le gouvernement veut agir très vite, d’où cette opacité ».

"Selon le syndicat, l’État pourrait profiter du nombre conséquent de départs en retraite annoncés pour ne pas les remplacer. « La fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, verra partir en retraite 37 000 de ses 150 000 agents en Haute-Normandie, assure la CGT. Les plus nombreux concerneraient la territoriale : 41 % des départs. »

"Mais les conséquences de la réunification normande ne demeurent pas le seul sujet de préoccupation territoriale des militants syndicaux. Au conseil général également, les annonces de la nouvelle majorité — fermeture des maisons du Département, coupes budgétaires — comme le redéploiement de certaines compétences vers la Métropole ne sont pas de nature à rassurer la CGT. « Nous avons de grosses inquiétudes sur le sort des agents contractuels, qui représentent 38 % du personnel au conseil général », indique Christine Boulier, déléguée syndicale au conseil général 76.

"Au-delà de la question de l’emploi (« l’État organise l’un des plus grands plans de licenciements », écrit la CGT), c’est aussi sur celle de la préservation du service public que l’union départementale CGT veut agir. Celle-ci exige ni plus ni moins « l’abrogation de ces réformes et le retrait du projet de loi NOTRe, qui portent la liquidation des services publics pour tous »."

fin de l'article

Compléments :

L'Union départementale CGT de Seine-Maritime appelle les salariés à se mobiliser le 25 juin 2015 — dans le public comme dans le privé — à l'occasion de ce congrès national des président de régions.

Car:

  • La réforme territoriale, c’est l’austérité. Son but est de mettre nos collectivités, nos services publics et les agents au service des intérêts de la compétitivité, c’est-à-dire de la guerre économique. Une fois encore, le gouvernement veut réduire les moyens alloués aux politiques publiques et nous faire croire que les agents de la Fonction publique pourraient faire autant voire plus avec moins de moyens !
  • La réforme territoriale, c’est l’inégalité. Avec la métropolisation et les fusions de région, le gouvernement et un certain nombre d’élus de grandes collectivités veulent concentrer les moyens et les lieux de décision autour de quelques grands ensembles. Tant pis pour le reste du territoire condamné à la désertification et à devenir une réserve touristique.
  • La réforme territoriale, c’est l’autoritarisme. Aucun véritable bilan des réformes précédentes, aucun débat préalable sur les besoins de service public, aucune négociation réelle sur le projet n’ont été menées avec les acteurs concernés.
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:06

UL CGT Dieppe

21 juin 2015

Londres: 250 000 manifestants contre l'austérité, samedi 20 juin 2015

La manifestation du samedi 20 juin dans les rues de Londres s’annonçait massive. On attendait 70.000 personnes… et la presse britannique, comme The Miror ou City A.M., estime à 250.000 le nombre de manifestants.

C’est donc massivement que la population a répondu à l’appel d’un cartel d’organisations syndicales et de collectifs, appelé "People's Assembly" pour manifester contre l’austérité alors que le gouvernement annonce de nouvelles coupes budgétaires en particulier dans l’éducation, la santé et la protection sociale. IL annonce en effet 18 milliards d'euros de coupes dans les budgets des ministères et 17 milliards supplémentaires dans les aides sociales au cours des deux années à venir.

"Non aux coupes budgétaires dans les services publics", scandaient les manifestants en passant devant le 10 Downing Street. « L'austérité ne marche pas », « Non aux coupes budgétaires » ou « Dehors les Tories », pouvait-on lire sur les pancartes des participants qui défilaient entre le siège de la Banque d'Angleterre, au cœur du quartier d'affaires de la City, et le Parlement de Westminster.

Cette manifestation marque « le début d'une campagne de protestation, de grèves, d'actions directes et de désobéissance civile à travers le pays. Nous n'aurons pas de répit avant que la cure d'austérité infligée au pays ne soit de l'histoire ancienne », a déclaré Sam Fairbairn, un responsable du collectif, à l'origine du rassemblement.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre l’austérité à Londres, samedi 20 juin. A l’appel d’une coalition de quarante organisations (syndicats, partis politiques, associations), elles ont défilé contre le nouveau train de privatisation et d'austérité annoncé par le gouvernement Cameron.

Il s’agit du premier rassemblement populaire d'ampleur que doit affronter le gouvernement de David Cameron depuis sa victoire aux législatives du 7 mai. Ce dernier a prévu 18 milliards d'euros de coupes dans les budgets des ministères et 17 milliards supplémentaires dans les aides sociales au cours des deux années à venir.

Cette manifestation marque « le début d'une campagne de protestation, de grèves, d'actions directes et de désobéissance civile à travers le pays. Nous n'aurons pas de répit avant que la cure d'austérité infligée au pays ne soit de l'histoire ancienne », a déclaré Sam Fairbairn, un responsable du groupe People's Assembly, à l'origine du rassemblement.

Dans le cortège, les manifestants antinucléaire côtoyaient des syndicalistes, de simples citoyens mais aussi des personnalités comme le comédien activiste Russell Brand ou la chanteuse Charlotte Church.

« L'austérité ne marche pas », « Non aux coupes budgétaires » ou « Dehors les Tories », pouvait-on lire sur les pancartes des participants qui défilaient entre le siège de la Banque d'Angleterre, au cœur du quartier d'affaires de la City, et le Parlement de Westminster.

Dans le cortège, les manifestants antinucléaire côtoyaient des syndicalistes, de simples citoyens mais aussi des personnalités comme le comédien activiste Russell Brand ou la chanteuse Charlotte Church.

bs

Manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres. Au lendemain de cette mobilisation, le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales. /Photo prise le 20 juin 2015/REUTERS/Peter Nicholls (c) Reuters/Photo prise le 20 juin 2015/REUTERS/Peter Nicholls (c) Reuters
Manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres. Au lendemain de cette mobilisation, le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales.
 

LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales, au lendemain d'une manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres.

S'exprimant dans une tribune publiée par le Sunday Times, le chancelier de l'Echiquier et le ministre du Travail et des Retraites Iain Duncan Smith maintiennent leur volonté de réduire les dépenses sociales, y compris les pensions de retraite, de 12 milliards de livres (16,8 milliards d'euros) sur un budget annuel de 220 milliards de livres.

George Osborne détaillera son projet lors de la présentation du budget le 8 juillet. Des médias ont rapporté que le ministre des Finances avait été pressé par ses collègues du gouvernement conservateur réélu en mai dernier de limiter ces baisses de dépenses qui devraient peser le plus lourdement sur les travailleurs à faibles revenus.

Le déficit budgétaire du Royaume-Uni représente un peu moins de 5% du produit intérieur brut, soit davantage que la plupart des autres économies des pays développés.

Fort de la réélection des conservateurs aux législatives du 7 mai dernier, George Osborne vise un excédent budgétaire d'ici l'exercice fiscal 2018/2019, et entend obliger les futurs gouvernements à faire de même.

Selon le Sunday Times, le gouvernement compte interdire les aides au logement aux moins de 25 ans ou encore réduire les crédits d'impôts accordés aux couples avec deux enfants.

Samedi, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé de la Banque d'Angleterre, dans la City, au Parlement pour protester contre ces nouvelles coupes budgétaires, en les jugeant inutiles et de nature à creuser encore les inégalités.

(David Milliken; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:50
Appel des scientifiques à soutenir le projet de SCOP d’Amiens Nord
 

Les salariés de GOODYEAR Amiens Nord ont élaboré un projet de SCOP (Société Coopérative de Production) afin de relancer la production de pneus dans leur usine fermée depuis plus d'un an. Dans cette démarche portée par près de 400 anciens employés du site, les ouvriers se sont rapprochés de scientifiques et d’ingénieurs pour élaborer un plan industriel particulièrement innovant. Cette coopération inédite permet de faire la démonstration que la reprise d'une production de pneumatiques à Amiens Nord est économiquement efficace, industriellement nécessaire et socialement créatrice de centaines d'emplois.

Ce projet met également en évidence l’intérêt de mettre en relation le monde de la recherche académique et celui de l’industrie, relation qui existe par ailleurs dans la création de start-ups et dans les coopérations industrielles des laboratoires de recherche. Nous, scientifiques, sommes convaincus que politique de recherche ambitieuse et politique de développement industriel de notre pays doivent aller de pair. Cependant, malgré une forte mobilisation de la communauté universitaire pour l’emploi scientifique ces dernières années, notamment autour du Comité National de la Recherche Scientifique, de Sciences en Marche et des organisations syndicales, la recherche académique est en danger. En particulier, le nombre d’emplois statutaires proposés aux concours, que ce soit dans les universités ou dans les organismes de recherche ne cesse de décroître. Ceci conduit à sacrifier toute une génération de jeunes scientifiques.

Que ce soit dans le contexte de GOODYEAR ou de l’emploi scientifique, le gouvernement nie l’acuité des problèmes et refuse toute discussion de fond. Dans ces conditions, à l’exemple de la SCOP GOODYEAR, nous pensons que les scientifiques doivent aussi s’engager dans l’aide à la mise en place et la coopération avec des structures industrielles socialement innovantes telles que les  SCOP.

C’est pourquoi, nous exprimons notre soutien au projet de SCOP d’Amiens Nord et exigeons des pouvoirs publics tout à la fois un accord  au démarrage de ce projet et un plan pluri-annuel pour l’emploi scientifique.


Site de signature en ligne (depuis le 9/6/15):
http://www.urgence-emploi-scientifique.org/limesurvey/index.php/survey/index/sid/921519/


Signataires (mise à jour le 14/6/15 à 22h20)

Alam, Thomas, CERAPS, Université de Lille, SNESUP-FSU, Sciences en marche
Allain, Damien, CNRS, SGEN-CFDT Recherche EPST
ALLOUCH, Annabelle, Mcf UPJV
AMBROISE, Bruno, CNRS
Arabi, Samir, Chercheur retraité
Auffray-Seguette, Marie, Institut Catholique de Paris
AUZET, Anne-Véronique, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU
Baillieux, Nicolas, secteur industrie
Bajard, Flora, Toulouse 1- LaSSP
Barthélémy, Michel, CNRS
Bassino, Frédérique, LIPN, Université Paris 13, Coordinatrice du C3N, Présidente de la Section 6 du Comité national
bayard, jean-michel, scop
Becker-Quignion, Evelyne, CGT
Benyahia, Yssam, Cgt Goodyear Amiens Nord
Bonnarel, François, UMR Observatoire astronomique de Strasbourg CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNTRS-CGT
bonningue, corine, université Toulouse 3, CA de l'université, SNESUP
Borgne, Stéphane, Informaticien
Bory, Anne Université Lille 1 clerse
briere, jerome ex goodyear
BRUCKER, Jean-Luc, SES CGT - Université de Strasbourg, Membre du Conseil d'Administration de l'Université de Strasbourg
Bugler, beatrix, CNRS
Büttgen, Philippe, Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Conférence des Présidents du Comité national
cagnard, thierry, ancien good year amiens nord qui a retrouvé du travail
caron, emmanuel, ancien good year
CAUUET, Béatrice, CNRS
Caveng, Rémy, UPJV
ceccaldi, jean, chômeur
Chaintreuil, Sylviane, Ingenieure CNRS
Charpentier, Isabelle, Université de Picardie - Jules Verne / CURAPP-ESS
Chatenay, Didier, CNRS, CNU28, SNTRS-CGT
Chaudret, Bruno, CNRS
chaudret, mireille, retraitée
chevrier, thomas, educateur
CHRISTOFOL, Hervé, Snesup-FSU
Clopeau, Georges-Henri, prof de math retraité
closson daniel, retraité
Costamagno, Sandrine, CNRS, FSU-SNCS
couillard, jacques, cgt, ancien conseiller prud'homale
courzal, daniel, CHSCT hopital de st nazaire
Crétois, Pierre, Université de Tours
Crunel, Bérénice, LaSSP/ IEP de Toulouse
cuyle, stephan, invalidite ex salarie godyear
daboval, jacky, logistique
de gracia, guillaume, chercheur indépendant
Delcroix, Catherine, universite de strasbourg, conseil scientifique du cnrs, snesup
DELPOUX, Christophe, CGT
devillers, marc, cgt
DJUKIC, Jean-Pierre, CNRS, CSINC
Dosso, François, mineurs CFDT
Duchesne, Sophie, CNRS, Comité technique du CNRS, SNTRS-CGT
DUFRENOY, PATRICK, GOODYEAR
Emmanuel, François ministre
Fau, Pierre, UPS Toulouse III
Fieux, Etienne, Université
Flores, Artemisa, Université Paris 8, CRESPPA-CSU-CNRS
Fouqueré, Christophe, Université Paris 13
Gaffet, Herve, Chomeur
GARDES, Philippe, TRACES - Univ. de Toulouse II
gayral, françoise, Snesup
GEAY, Bertrand, Université de Picadie
GENSANE, Bernard, Université (retraité), SNESUP
Gilbert, Thierry, Inserm
gombaud-saintonge, pascal, ex-salarié goodyear
Grenouillet, Corinne, Université de Strasbourg, Faculté des Lettres
Grosman, Annie, Université Pierre et Marie Curie
guelfucci, jean pierre, enseignant chercheur retraité, Snesup, PCF
Guilbaud, Fabrice, Université de Picardie Jules Verne, Amiens, Membre élu du Conseil Scientifique de l'UPJV, Snesup-FSU
Gutnic, Michaël, Université de Strabourg, Comité national du CNRS, SNESUP, co-secrétaire de la section locale
Heurtin, Jean-Philippe, Université de Strasbourg
JAUBERTIE, Patrick, CGT
Jedlicki, Fanny, université du Havre, snesup, ases (association des sociologues du supérieur)
junger, david, ingénieur - entrepreneur
Kelley Joseph Goodyear
Khamlichi, Amine, CNRS, SNCS
KORDE, Jean-Claude, GERANT
Lacroix-Riz, Annie, Paris 7
LAGARIN, Emmanuelle, Secteur industriel
Lagrange, Dominique, INSERM
Lambert, Xavier, LARA/SEPPIA
Lassalle, Solange, retraitée
launay fabienne auxiliaire de vie
Laurens, Sylvain, Maître de conférences EHESS
lecat, sandra, CNRS, CFVU Université de Strasbourg, SNTRS-CGT, Sciences en Marche
leclercq, patrice, ancien elus goodyear amiens
Leichtnam, Eric, CNRS
Lepetit, Christine, CNRS
Lizé, Wenceslas, Université de Potiers, SNESUP
Lomba, Cédric, CNRS, FSU-SNCS
MAILLARD, Pascal, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU, Secrétaire national
MARLIERE, Philippe, UCL
MARQUANT, Ludovic, technicien
Mas-Bellissent, Christine, Université Toulouse I Capitole (IUT de Rodez)
Mathé, Catherine, Université Toulouse
MAUGER, Gérard, CNRS
Mazet, Olivier, Université de Toulouse
MILLET, Pierre-Alain, INSA Lyon (DISP), SNESUP
MOENECLAEY, Vincent, Université Versailles - St Quentin
MONFORT, Patrick, Directeur de recherche au CNRS, Secrétaire général, SNCS-FSU, Administrateur du CNRS
Montagne, sabine, CNRS
moreira estelle conjointe d un ex goodyear
MORVAN, Gilles, CNRS, CGT
Muller, Fabienne, Université de Strasbourg
Muller, Séverin, Université Lille 1
O'Miel, Julien, Attaché temporaire d'enseignement et de recherche en science politique (CERAPS/Université de Lille), Membre du bureau de l'association nationale des candidats aux métiers de la science politique (ANCMSP)
OCHANDO, EMILE, LIBRAIRE
Ouhayoun, Juliette, SNES
PARMENTIER, Yves, ingénieur CNRS - retraité
Pasquali, Paul, CNRS
Paye, Simon, Université de Lorraine
payen, gerald, goodyeard
Peaucelle, Dimitri, CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNCS-FSU
PECHMEJA, Pascal, Dirigeant de TPE
PENISSAT, Etienne, CNRS, SNCS-FSU
pernes, jean-robert, ex-goodyear
Pfefferkorn, Roland, Université de Strasbourg, Institut du Genre/CNRS, Snesup
Pinto, Louis, CNRS
Pochic, Sophie, CNRS, FSU-SNCS
Policar, Alain, Snesup
Pommier Régis Good year
potocnjak, jorge, adhérent EELV
Potriquet, bernard, retraité de l'industrie automobile
Prévot-Carpentier, Muriel, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
profizi, monique, citoyenne
PUGNET, Michel, Université (retraité)
quignon, stephanie, caissière vendeuse, stokomanie
Quijoux, Maxime, CNRS
Rastegar, Ali, Se-Unsa, Enseignant certifié retraité de sciences physiques et chimiques
Rey Siol, Claudette, Education Nationale
roger, muriel, CEA Saclay
Sablayrolles, Robert, Professeur émérite d'archéologie romaine, Université Toulouse - Jaena Jaurès
sallé, david, recherche d emploi
sannier, gregory, ancien salarié  
SEVILLA, Ariel, Université de Reims
Siblot, Yasmine, Université Paris 8
Siol, Jean, Education Nationale
soissons, juliette, curapp-ess
Soler, Nicolas, Université de Lorraine, Sciences en marche
Steinmetz, Daniel, CNRS, SNTRS-CGT
swinnen, colette, INRAP (archéologie)
tanguy, jacques, retraité éducation nationale
Trautmann, Alain, Institut Cochin, CNRS/INSERM
Uttenweiler, Sandrine, CNRS
Vaillant, Jean-Michel, FSU
Valibouze, Annick, PR Univ. Paris 6, UPMC, SNESUP-FSU, Membre du CNU, section 27
Vannier, Patricia, CNRS
VERNHES ARABI, JEANINE, Gestionnaire (à la retraite) unité de recherche en histoire-FRAMESPA
Viville, Daniel, CNRS
walker, katia, MCF IUT "A" université Paul Sabatier, ToulouseIII SNESUP FSU
WILLM, Nicolas, Parti de Gauche

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 14:23

Carrefour étrangle les agriculteurs pour conforter ses marges et les dividendes versés aux actionnaires.  Rien ne justifie la pression mise sur les producteurs, sinon les appétits du groupe.  Le chiffre d'affaires de Carrefour est en progression de près de 4% en 2014.  Cela ne l'empêche d'ailleurs pas d'augmenter ses prix ...

Ce vendredi 12 juin 2015, opération coup de poing dans le département. À l'entrée des livraisons du Carrefour de Tourville-la-Rivière, les agriculteurs ont déversé du fumier.

12/06/2015 à 11:19 par Thomas Guilbert sur le journal d'Elbeuf

 

 

Les agriculteurs partis, Carrefour a fait appel à une entreprise extérieure pour évacuer le fumier et autres détritus.

Les agriculteurs partis, Carrefour a fait appel à une entreprise extérieure pour évacuer le fumier et autres détritus.

Ce vendredi matin, à l’appel de la FNSEA 76 et des Jeunes Agriculteurs, des exploitants agricoles ont mené une opération coup de poing à l’échelle du département de la Seine Maritime: au Houlme, à Malaunay, à Barentin, à Fécamp… Mais aussi à Tourville-la-Rivière. Au total, cinquante rassemblements ont eu lieu.

Plusieurs enseignes ont été la cible des agriculteurs, qui “déplorent la chute des prix à la production. Et ceci est le fait de la grande distribution, qui met la pression sur les industriels, qui, eux, répercutent sur les agriculteurs”. Pour le président de la FNSEA 76 Arnold Puech d’Assillac, beaucoup d’exploitants agricoles sont dans “une situation de grand désarroi. Nous sommes à un prix de crise, alors que les niveaux de charges ont augmenté. Nous n’avons pas vu de prix comme ceux-là depuis cinq ans. Les agriculteurs aujourd’hui n’arrivent plus à boucler leurs budgets, ils augmentent leurs dettes alors qu’ils devraient rembourser les emprunts”.

Grosso modo, les agriculteurs demandent globalement “une augmentation de 15% pour revenir à des prix d’il y a deux ans”.

Mardi 16 juin 2015, d’autres actions sont prévues, cette fois dans l’Eure. Mais avant cela, les agriculteurs seinomarins prévoient les “feux de la colère” aux environs de 22 heures ce vendredi 12 juin au soir, sur les zones passagères.

Tourville-la-Rivière, 76

Carrefour veut « renforcer la proximité de l’enseigne »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Extraits

Carrefour continue sur sa lancée. Le groupe de distribution a annoncé, jeudi 5 mars, un résultat net ajusté part du groupe en 2014 en hausse de 11,9 %, à 1,04 milliard d’euros, pour un chiffre d’affaires (hors taxes et essence), qui gagne 3,9 %, à 66,9 milliards. « Sa meilleure progression depuis 5 ans », a précisé le directeur financier, Pierre-Jean Sivignon.

Le résultat opérationnel courant progresse de 10,6 % à taux de change constants (2,38 milliards d’euros, porté par l’Amérique Latine et la France. « Une très belle année qui confirme la dynamique de croissance du groupe », a qualifié M. Sivignon, ajoutant qu’en Europe (hors France), « le contexte a été difficile ». mais en Espagne, l’économie montre des signes de stabilisation.

[...]

Surtout, le rachat de Dia en France, effectif fin décembre 2014, permet à Carrefour d’accroître son réseau de magasins dits de proximité (petites surfaces, majoritairement en centre-ville). Plus de 800 points de vente totalisant près de 550 000 m² et 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013.

DÉVELOPPER LES PETITS FORMATS EN CHINE

Le groupe continuera en 2015 à développer plusieurs formats de magasins dans les pays où il opère.

En France, l’intégration de Dia va se poursuivre et « s’étalera sur deux ans », a indiqué Jérôme Bédier, secrétaire général du groupe. Une fois effectuée la cession des 56 magasins, demandée par l’Autorité de la concurrence, le reste du parc passera progressivement sous l’enseigne Carrefour. Les premières conversions débuteront en avril. Le groupe vise l’équilibre financier de ce réseau « d’ici 2017 ».

[...]

En Chine, également, Carrefour s’oriente vers de plus petites surfaces, plus adaptées à la frugalité de la consommation. « On fait évoluer les formats », précise M. Sivignon. Les premiers magasins de proximité ont été testés fin 2014, sous le nom de Carrefour Easy, et les ouvertures vont se poursuivre.

NUMÉRO UN EN FRANCE

Les investissements en 2015 pour l’ensemble du groupe se situeront entre 2,5 à 2,6 milliards d’euros, à peine plus qu’en 2014 (2,4 milliards), essentiellement pour rénover les magasins et développer le e-commerce dans plusieurs pays.

[...]

Le groupe a conservé la tête de la grande distribution française en janvier avec une part de marché stable de 22 %, devant Leclerc (20,4 %), selon le dernier baromètre KantarWordPanel, publié le 10 février, et portant sur la période du 29 décembre au 25 janvier.

[...]

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/05/carrefour-ameliore-sa-performance-operationnelle_4587570_3234.html#mdsFCJ6Zvrffrib1.99

 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:38

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature à la suite des annonces du Gouvernement sur l’emploi, et notamment sur le plafonnement des indemnités de licenciement

Communiqués de presse, publié le 10 juin 2015, mis à jour le 10 juin 2015

Le cynisme du double langage atteint des paroxysmes : le dimanche on fustige les « plaintes permanentes » du Medef pour rassembler le parti, le lundi on veut le satisfaire en décidant le plafonnement des « indemnités » de licenciement.
Parmi l’ensemble des mesures de régression sociale que ce gouvernement a accumulées, celles qui ont été annoncées hier pourraient ne faire figure que de énième et affligeante tentative d’inverser une courbe du chômage décidément résistante. Elles seraient alors, en quelque sorte, banalisées par la succession de celles qui les ont précédées.
Pourtant, avec le plafonnement des « indemnités » de licenciement un cap est franchi. Rarement l’amputation assumée des droits élémentaires des salariés n’aura été aussi flagrante. Rarement la chimère du « frein à l’embauche » n’aura permis d’afficher aussi crûment l’option libérale et les choix de classe qu’elle exige.
Contrairement à ce que laisse entendre une communication maîtrisée, il ne s’agit pas de plafonner le montant d’« indemnités » forfaitaires dues à l’occasion de n’importe quel licenciement. Ce à quoi le gouvernement s’attaque, c’est en réalité « aux dommages-intérêts », autrement dit la réparation du préjudice que le salarié licencié « sans cause réelle et sérieuse » est contraint de demander à un juge. Peu importe, désormais, qu’il ait été abusivement licencié et peu importent les conséquences, évidemment différentes pour chacun, de ce licenciement, sa qualification, son âge, le temps passé à retrouver un emploi ... : un forfait, chichement compté et inséré dans une fourchette, suffira bien pour tous.
Tel serait en effet l’objectif : forfaitiser pour donner aux employeurs une prévisibilité érigée en impératif parce qu’elle serait indispensable à la vie des affaires. Et pour accréditer cette option, les éléments de langage distillés ici et là font entendre que la variabilité des indemnités allouées par les juges serait devenue « un vrai sujet ». Comprenons bien : il s’agirait donc, pour mettre les employeurs qui entendent s’affranchir du code du travail à l’abri d’un « insupportable » aléa judiciaire, de leur permettre d’évaluer par avance ce que leur coûtera la violation de la loi. Et ce faisant, pour le salarié, forfaitiser l’entrée dans le chômage, forfaitiser la perte de revenus, forfaitiser le trouble de la famille, forfaitiser l’angoisse de la précarité.
Peut-être cette mesure finira-telle par se heurter, à l’issue de longs et épuisants débats judiciaires, au droit de l’Union européenne qui impose une réparation intégrale du préjudice subi. Peut-être, même, le Conseil constitutionnel y verra-t-il ce qu’elle est réellement : une atteinte disproportionnée aux droits des victimes. Mais le scandale demeurera, dans les esprits, de cette nouvelle trahison des engagements de justice sociale.
Car qui peut croire que cette prime au licenciement injustifié, en forme d’inexplicable cadeau, favorisera l’emploi ? Certainement pas le Medef en tout cas, dont le chef a déjà cyniquement annoncé que cette mesure, qu’il avait pourtant réclamée, « ne suffira pas », prenant ainsi date pour la prochaine étape : la réforme du contrat de travail.
Jusqu’à quand le gouvernement continuera-t-il de courir derrière ces revendications, fasciné par d’illusoires promesses d’embauche comme autant de hochets qu’un patronat insatiable agite sous son nez ?

 

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