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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:02
AFP le , mis à jour à 14:35 sur Boursorama

 

Un salarié d'Air France brandit un drapeau de la CGT, le 5 octobre 2015 à Roissy, au siège de la compagnie ( AFP/Archives / Kenzo Tribouillard )
 

"François, écoute le vent social qui souffle": la CGT d'Air France apostrophe le chef de l'Etat avant la manifestation des salariés de la compagnie, le 22 octobre à Paris, affirmant que les "voyous de la République" sont ceux "qui détruisent le pavillon français".

"François, écoute le vent social qui souffle", prévient la CGT dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, après avoir détourné la célèbre anaphore du candidat socialiste, "Moi président": "Toi président, tu ne connais pas la peur de perdre son emploi; toi président, tu ne connais pas la précarité et la misère".

Dans cette vidéo, le syndicat évoque pêle-mêle l'agression de deux dirigeants d'Air France (et leurs désormais célèbres chemises arrachées), le 5 octobre après l'annonce d'un plan menaçant 2.900 emplois, les multiples déclarations politiques qui ont suivi et l'interpellation de cinq salariés.

"Nos pensées vont à nos frères de lutte, victimes de cette violence médiatico-patronale et embarqués au petit matin comme des criminels", "sur ordre" du Premier ministre, déclare la CGT dans la vidéo intitulée "le 22 octobre, ça va Vallser".

Revenant sur le terme de "voyous" utilisé par Manuel Valls pour désigner les manifestants à l'origine des incidents, le syndicat rétorque que ce sont "ceux qui détruisent le pavillon Air France" qui "sont les voyous de la République".

La CGT, comme la majorité des syndicats de la compagnie, estime que l'Etat, qui détient 17% du capital d'Air France, est responsable en partie de ses déboires, en raison du niveau élevé des diverses taxes, notamment aéroportuaires, et de l'octroi de droits de trafic aux compagnies concurrentes du Golfe. Elle rappelle la décoration par François Hollande en juin du PDG de Qatar Airways comme officier de la Légion d'honneur.

Copyright © 2015 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:27

Commentaire d'AC : Le "dialogue social" n'est qu'une façon de masquer les rapports de classe et leur brutalité.  Pour le PS, Hollande,Valls et leurs épigones on ne parle plus de "lutte de classes" dorénavant mais de "dialogue social".  Alors évidemment dans ce cadre décidé par le MEDEF il est de très mauvais ton de déchirer la chemise d'un DRH.  Puisqu'on vous dit que la lutte des classes n'existe plus et a été remplacée par le "dialogue social" ...  Mais pourquoi donc la CGT s'obstine-t-elle donc à reprendre les mots du patronat ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Et si on parlait de courroie de transmission sur le recul du départ à la retraite?

Communiqué de la CGT:

Négociations AGIRC- ARRCO

Coup de force du Medef !

Le Medef impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein.

Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de 10 % : une double peine pour les 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes et de 60 % pour les femmes cadres.

Les jeunes générations verraient le niveau de leurs futures pensions diminuer de 8,5 % supplémentaires.

Les retraités essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplémentaires, outre le report au 1er novembre de la revalorisation de leurs pensions.

Au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à 95 % du besoin de financement contre 5 % pour le Medef : soit 5,7 milliards à la charge des salariés et retraités contre 300 millions pour le patronat.

Pour autant les régimes ARRCO et AGIRC ne seraient pas équilibrés. Le Medef propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous.

De surcroît, l’accord troque l’existence du régime complémentaire AGIRC contre un engagement à ouvrir une négociation interprofessionnelle sur la notion d’encadrement.
Un marché de dupes très lucratif pour le Med
ef !

Nouvelle preuve en est que le dialogue social nécessite l’intervention des salariés sur tous les sujets qui les concerne pour être efficace.

Montreuil le 16 octobre 2015

Et l'appréciation de Canaille le rouge à ce propos:

"C'n'est pas à l'Elysée, c'n'est pas à Matignon..." - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

"C'n'est pas à l'Elysée, c'n'est pas à Matignon..." - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

C'n'est pas dans les salons où campent les patrons qu'on obtiendra satisfaction... Si la dernière phrase du communiqué confédéral n'est pas encore un appel affirmé à l'action, il marque un t...

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/10/c-n-e

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:26
Repris sur UL CGT Dieppe Air France, Droits et libertés, Emploi & Travail

17 oct. 2015

Air-France: la répression se renforce et s'étend
Onze autres salariés convoqués par la police, et deux pilotes mis à pied par la compagnie

Onze salariés de la branche cargo d'Air France sont convoqués, mardi et mercredi, par la police pour être entendus dans le cadre de l'enquête sur les incidents survenus en marge de la manifestation du 5 octobre. C'est ce qu'ont indiqué, vendredi 16 octobre, des sources syndicales à l'AFP.

Certains salariés sont suspectés d'avoir "secoué la grille" séparant les manifestants de la salle du comité central d'entreprise (CCE), dans laquelle des dirigeants d'Air France ont été pris à partie avant de s'enfuir, a précisé une de ces sources à l'AFP.

Selon elle, les auditions auront lieu dans un bureau de la police aux frontières (PAF) de Roissy (Val-d'Oise), en charge de l'enquête.

Cinq autres salariés vont être jugés en décembre

En outre, deux pilotes, soupçonnés par la compagnie d'avoir ouvert "un accès avec leur badge" lors de l'envahissement du CCE, ont été "mis à pied jusqu'à début novembre", a affirmé Véronique Damon du SNPL, le syndicat de pilotes majoritaire à Air France. "Ça nous paraît être une réaction un peu excessive s'ils ont simplement ouvert les portes pour éviter qu'elles ne soient défoncées", a-t-elle poursuivi.

Ces sanctions s'ajoutent aux mises à pied sans solde déjà prononcées par la direction à l'encontre des cinq salariés qui doivent être jugés le 2 décembre pour "violences aggravées présumée".

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:53

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Société - Social

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Après l'arrestation des six salariés d'Air France soupçonnés d'avoir molesté les deux cadres de la compagnie aérienne, une pétition en ligne a été lancée par le collectif "JeDonneMaChemise" pour les soutenir. Elle a déjà recueilli plus de 9 000 signatures. «Suite à l'arrestation à leurs domiciles de six salariés d'Air France, nous ne pouvons accepter que le petit peuple soit traité de voyou quand les cols blancs sont eux traités avec autant de clémence de la part du pouvoir» expliquent les membres du collectif qui appellent aujourd'hui à une mobilisation nationale et des actions devant les préfectures dans les principales villes de France. Un rassemblement est organisé ce samedi midi devant la préfecture de Haute-Garonne, place Saint-Etienne «pour y déposer nos chemises blanches usagées» selon les organisateurs.

La Dépêche du Midi

Tous et tout de suite ?
Déshabillons-les !

Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux.

Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois.
Lundi 12 octobre 2015, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... Faut-il qu’elles aient peur les classes dominantes et leurs chiennes de garde pour aller si loin !

Depuis le début de « l’affaire Air France », leurs médias à la botte montent les « incidents » en épingle pour mieux paralyser et mater la « populace ». Celle qui, tellement exploitée, humiliée, n’en peut plus, et dont le désespoir devient parfois violent. On ne peut pas se foutre en permanence impunément de la gueule des travailleurs. Et la saignée s’accélère. Menaces sur l’APL, une loi de finances qui émane en réalité de la Troïka...

Ils ont peur, les possédants, peur pour leurs dividendes, leurs profits, leurs privilèges. Il est temps de leur faire encore plus peur et de commencer à les déshabiller, à les obliger à « tomber la chemise ».

Hollande, Valls et Macron ont engagé un bras de fer contre les luttes, ils peuvent s’y casser les bras. La répression, l’arrestation sans ménagement de salariés, de syndicalistes, exaspérés, est indécente, insupportable. La criminalisation de luttes justes rappelle les pires moments de notre histoire.

Jean Ortiz

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 07:04

LES DIX POINTS-CLÉ DU PROGRAMME DE LIBÉRATION NATIONALE ET DE JUSTICE SOCIALE DU PARTI DE L’ÉMANCIPATION DU PEUPLE
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 17 octobre 2015.
 
Le parti de l’émancipation du peuple a adopté, lors de son congrès en juin 2015, les 10 points-clé de son programme de libération nationale et de justice sociale.

 

 
Très prochainement, la partie 1 du programme sera rendue publique : « Annuler toutes les « réformes » néolibérales prises ces quarante dernières années. »
 
Pour accéder à l’intervention de Jacques Nikonoff sur la chaîne de télévision LCI à propos de la guerre en Syrie, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Video-Intervention-de-Jacques-NIKONOFF-sur-le-conflit-Syrien

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 07:20
7 Octobre 2015

Ce 7 octobre, à nouveau 100.000 personnes sont descendues dans les rues de Bruxelles pour protester contre la politique antisociale du gouvernement. Il était frappant de constater le nombre de travailleurs, en particulier les jeunes, qui en ont ras-le-bol des mesures d’austérité et qui exigent que l’on fasse contribuer les nantis. Dans le cortège, on entendait ou lisait un peu partout l’exaspération par rapport au fait que, à chaque fois, ce sont les travailleurs qui doivent payer, alors qu’on laisse les très riches bien tranquilles.

« Au début de cette année, le CD&V a promis un vrai tax shift en échange de la paix sociale. Et il y a eu la paix sociale ; mais, au lieu d’une taxe sur la fortune, le gouvernement a fait passer pendant les vacances un tax shift tout à fait inverse. Le gouvernement espérait que tout le monde avalerait cela sans broncher et que la population s’assoupisse. Mais cette manifestation prouve que ce n’est pas le cas », réagit Peter Mertens, le président du PTB, qui, avec le député fédéral Raoul Hedebouw, s’est adressé d’un podium aux manifestants dans les deux langues.

Egalement frappant : la grande diversité de la manifestation de masse. Beaucoup de Flamands, de Wallons et de Bruxellois ; des syndicalistes verts, rouges, bleus ; des travailleurs des PME et des grandes entreprises, des services publics, de l’enseignement, des maisons de repos…

De très nombreux manifestants portaient également l’autocollant des mouvements citoyens de Tout Autre Chose ou Hart boven Hard, créé voici exactement un an. D’importantes délégations des organisations de lutte contre la pauvreté, du mouvement pour le climat, des réfugiés, des agriculteurs, du secteur associatif et culturel étaient également présentes à la manifestation – toute la variété d’une très large résistance contre le gouvernement Michel - De Wever. Et, aussi, la base immédiate pour une véritable alternative, et très certainement en ce qui concerne une taxe sur les grosses fortunes et une diminution du temps de travail.

« Ce gouvernement fait comme s’il n’avait pas le choix et qu’il "doit" chercher l’argent chez les travailleurs et leur famille, les pensionnés, les isolés ou les malades de longue durée. Or un autre choix est tout à fait possible. Au début de la semaine, nous avons révélé le fait que le gouvernement avait offert un cadeau de 6,5 milliards d’euros aux 50 plus grandes multinationales éludant l’impôt. C’est bien de choix qu’il s’agit. Le gouvernement joue au Père Noël pour ceux qui n’en ont pas besoin. Le tax shift à l’envers du gouvernement doit disparaître. Il est grand temps d’instaurer un vrai impôt sur la fortune, une taxe des millionnaires. Pour pouvoir à nouveau investir dans la société, et passer d’une société du moi à une société du nous. »

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:51
En Seine-Maritime le 8 Octobre : Unis contre les politiques d'austérité, pour l'emploi, pour les salaires, pour la défense du Code du travail.  Manifestations à Dieppe, Rouen, Le Havre
En Seine-Maritime le 8 Octobre : Unis contre les politiques d'austérité, pour l'emploi, pour les salaires, pour la défense du Code du travail.  Manifestations à Dieppe, Rouen, Le Havre
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 09:28

Publié par Jean Lévy

Selon la CGT-Air France, "Toutes les violences se condamnent".., ou, comme l'écrivait Blanqui, parlant du peuple - "Cet animal est si féroce qu'il se défend quand on l'attaque" par Jean LEVY

A propos des évènements d'Air France,

 

Les incidents, qui se sont déroulés dans les locaux du Comité central d'entreprise d'Air France, ont suscité une vague d'indignation de la sphère médiatique, française et internationale. Celle-ci, s'alignant naturellement sur la thèse patronale, s'en est pris aux syndicats comme aux salariés  coupables de recourir à la violence, et de crier au scandale - voire à la répression- .

Et le gouvernement PS  de lui faire, bien entendu, écho.

De quoi s'agit-il ?

D'un DRH dont la chemise a été déchirée, et de quelques contusions...Au-delà de la photo qui a fait le tour du monde pour désigner à la vindicte publique les auteurs de cet attentat à la puissance patronale, la hargne de la bonne société s'exerce à sens unique contre ces "sauvages" qui ont osé s'en prendre à ceux qui leur annoncent leur prochain licenciement.

Mais si le CCE s'était déroulé dans le calme, entre gens de bonne compagnie,  si les 2900 licenciements avaient été accueillis sereinement par les salariés, qui, dans nos médias,  aurait une pensée pour ces privés d'emploi, par décision de la direction d'Air France ? Qui aurait songé à leur avenir,  de leur souffrance, aux drames domestiques  qui s'en suivraient ? Qui aurait fait la "Une" de cette purge patronale ?

Nécessité économique, nous aurait-on doctement expliqué, statistiques comptables à l'appui. On entend d'ici à France 2 et sur France Inter, les Lenglet, les Dominique Seux justifier les suppressions d'emploi, comme nécessaires à la bonne marche de l'entreprise...

Mais voilà, les salariés se sont rebellés ! Crime de lèse majesté patronale ! Un DRH a perdu sa chemise alors que 2900 agents d'Air France risquent de perdre plus que la leur. 

C'est la preuve, comme l'écrivait Louis-Auguste Blanqui :

"Oui, ceci est la guerre entre les riches et les pauvres; les riches l'ont ainsi voulu, car ils sont les agresseurs. Seulement ils trouvent mauvais que les pauvres fassent résistance; ils diraient volontiers en parlant du peuple - "Cet animal est si féroce qu'il se défend quand on l'attaque"

Jean Lévy

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 14:10
La France, pays où l'on travaille le moins ?

Le Monde.fr |   Par

La France est un des pays européens où la productivité est la plus élevée.
Revoilà le temps de travail. Le Medef s'apprête à rendre publiques une série de propositions pour relancer l'économie, très commentées avant même leur publication.

C'est ainsi qu'Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et candidat à la présidence de son parti, a été amené lundi 15 septembre à évoquer la durée de travail des Français, sur i-Télé. Avec une « jolie » formule, qui emprunte de gros raccourcis.

Ce qu'il a dit :

« On est le pays où l'on travaille le moins dans la semaine, dans l'année et dans la vie »

La France, pays qui travaille peu, le refrain est connu. Néanmoins, comme bien souvent en matière de comparaisons internationales, on obtient des réponses bien différentes selon ce que l'on compte.

1. La semaine de travail la plus courte d'Europe ?

C'est faux.

Tout d'abord le temps de travail hebdomadaire. Où se situe la France parmi ses voisins ? La réponse dépend de ce que l'on regarde dans les données d'Eurostat, organisme de statistique de la Commission européenne sur lequel se fonde notamment l'Insee :

  • Travailleurs à temps plein uniquement : la France en queue de peloton. Selon cette statistique, les Français salariés à temps plein travaillent 40,7 heures par semaine, soit moins que la moyenne européenne (41,5 heures) et que de grands voisins comme l'Allemagne, l'Espagne (41,7 heures) et le Royaume-Uni (42,8 heures), mais plus que l'Italie (40,4 heures), la Finlande (40 heures) ou le Danemark (38,8 heures).
  • 37,5 H Temps plein ET temps partiel : la France en tête de peloton. La situation est totalement différente si on prend en compte les temps partiels – massivement utilisés dans certains pays comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni. Dans ce cas, avec 37,5 heures de travail par semaine en moyenne, les Français se situent légèrement au-dessus de la moyenne européenne (37,2 heures) et devant… les Allemands (35,3 heures), les Italiens (36,9 heures), les Néerlandais (30 heures) ou encore les Britanniques (36,5 heures). Bref, pas vraiment la dernière position.
  • Travailleurs indépendants : la France en 4e position. Le classement est encore différent pour les non salariés. Cette fois, avec 48 heures, la France est… en quatrième position en Europe, derrière la Belgique (52 heures), la Turquie (48,7 heures) et la Grèce (48,4 heures), mais devant tous les autres.

Bref, sur une semaine « normale », sans prendre en compte donc congés ou absences, notre pays n'est pas en bas du tableau, et est même plutôt en haut pour les non salariés.

Il en est de même avec les données de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui placent elles aussi la France (38 heures), tous travailleurs confondus et pour l'année 2011 (derniers chiffres disponibles), devant l'Allemagne (35,5 heures), le Royaume-Uni (36,4 heures) ou la Belgique (36,8 heures). Sur le temps de travail hebdomadaire, Hervé Mariton a donc clairement tort.

2. Le temps de travail annuel le plus faible en Europe ?

C'est faux.

Oui mais voilà, le temps hebdomadaire est à mettre en regard du temps de travail annuel. Pour affirmer que la France « est le pays où l'on travaille le moins dans l'année », Hervé Mariton s'appuie probablement sur une étude de Coe-Rexecode (pour « Centre d'observation économique et de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises »), un cabinet proche du patronat.

Publiée en juin 2014, elle affirme qu'« en 2013, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps complet reste en France la plus basse d'Europe après la Finlande » : 1 536 heures pour l'ensemble des salariés (contre 1 580 heures en Allemagne et en Belgique, 1 637 heures au Royaume-Uni, 1 643 heures en Espagne…) et 2 372 heures pour les travailleurs indépendants (contre 2 015 heures en Espagne, 2 038 heures au Royaume-Uni, 2 151 heures en Italie ou encore 2 399 heures en Allemagne).

Mais la méthodologie de cette étude est décriée, car d'une part, elle ne prend en compte que les travailleurs à temps plein – alors que le temps partiel, comme nous l'avons précisé plus tôt, est massivement utilisé chez certains de nos voisins – et, d'autre part, parce qu'elle multiplie les temps de travail hebdomadaire par 52 semaines sans prendre en compte de manière précise les congés payés, les absences pour formation, pour maladie, etc. dans chaque pays.

Marianne et Alternatives économiques avaient notamment expliqué dans le détail les incohérences de cette étude lors de sa première publication, en janvier 2012.

1 478 Les chiffres publiés par l'OCDE, qui concernent les travailleurs à temps plein mais également à temps partiel et incluent heures supplémentaires (payées et non payées), congés payés ou encore jours de grève, situent eux aussi la France en queue de peloton en Europe avec 1 478 heures travaillées par actif en 2013.

Mais notre pays n'est pas celui « où l'on travaille le moins dans l'année », comme l'affirme Hervé Mariton, car on trouve notamment, plus bas dans le classement… l'Allemagne là encore (1 387 heures), les Pays-Bas (1 380 heures) ou encore la Norvège (1 407 heures).

3. Le pays où l'on travaille le moins dans la vie ?

C'est faux.

Erreur sur le travail hebdomadaire, erreur sur le travail annuel… et erreur là encore sur le travail dans la vie pour Hervé Mariton.

Avec 34,6 années travaillées en moyenne, le Français se situe légèrement en dessous de la moyenne européenne (35 ans), selon les statistiques fournies par Eurostat. Et on trouve, plus bas dans le classement, des pays comme l'Italie (30,5 ans), la Grèce (32 ans) ou encore la Belgique (32,2 ans).

Nos grands voisins que sont l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni se situent respectivement légèrement au-dessus (34,7 heures) pour le premier et largement au-dessus pour les deux suivants (37,5 ans et 38,1 ans).

Pour fonder son affirmation, Hervé Mariton s'appuie peut-être sur le taux d'emploi des seniors (travailleurs âgés de 55 à 64 ans), qui a été l'un des plus faibles en Europe mais a récemment progressé pour atteindre 45,6 % en 2013 (contre 41,5 % en 2011) selon les statistiques d'Eurostat.

Dans ce domaine, la moyenne européenne s'établit à 50,1 %, nos voisins allemands (63,5 %) et britanniques (59,8 %) faisant mieux dans ce domaine que les Espagnols (43,2 %) et les Italiens (42,7 %).

4. L'un des pays les plus productifs d'Europe

Si Hervé Mariton évoque le temps de travail, il se garde bien de mentionner le taux de productivité des Français, qui est l'un des plus élevés d'Europe, après le Luxembourg, l'Irlande et la Belgique.

Selon une productivité calculée à partir du produit national brut (PNB), divisé par le nombre de personnes employées et rapportée à la productivité européenne, la France aurait un taux de 125,5, contre 106,3 pour l'Allemagne ou 109,6 pour le Royaume-Uni. A temps de travail égal, la France produit donc plus de richesses que la plupart de ses voisins européens.

Voir notre infographie : Les Français travaillent moins mais sont plus productifs

61,2 $/h D'autres classements le prouvent. Si l'on compare les chiffres du produit intérieur brut (PIB) par heure travaillée, là encore, la France arrive dans les meilleurs élèves de la productivité.

Selon des chiffres de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les Français produisaient, en 2013, 61,2 dollars (47 euros) par heure travaillée, soit 13,8 dollars (10,7 euros) de plus que la moyenne de l'OCDE. Quant à la productivité globale, c'est-à-dire la valeur ajoutée brute, elle a augmenté d'1 % l'an dernier, à 1 896,9 euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/18/la-france-pays-ou-l-on-travaille-le-moins_4489150_4355770.html#mKIuz1tk1IcIBI9m.99

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 16:37
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