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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:03

Publié par Jean Lévy

Air France-KLM, alors que la direction envisage 2900 suppressions de poste publie les plus gros profits trimestriels de son histoire ! Quant aux salariés...

898 milions d'euros qui vont ravir les actionnaires

et leur permettre d'acheter chacun une chemise neuve...

Et les salariés d'Air france de chanter...

Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemise

C'est nous les canuts
Nous sommes tout nus

 

LA

TRIBUNE

 

Le groupe aérien a dégagé un bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre. Il s'agit de la meilleure performance trimestrielle de son histoire. Une performance qui conforte les syndicats d'Air France dans leur refus du plan de restructuration lancé au sein de la compagnie française début octobre.

Ceux qui pensaient que la compagnie française était au bord du gouffre ne vont plus rien comprendre. Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM, a publié ce jeudi bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre (juin-septembre) de son exercice 2015. Soit le plus gros profit opérationnel depuis la création du groupe en mai 2004.

Le record précédent (+725 millions) remontait au deuxième trimestre de l'exercice 2007-2008 (à l'époque, il était décalé), lequel s'étendait lui aussi de juillet à fin septembre, la meilleure période pour toutes les compagnies de l'hémisphère nord.

12,1% de marge d'exploitation

Le chiffre d'affaires s'étant élevé à 7,4 milliards (en hausse de 4,7%), Air France-KLM a dégagé une marge d'exploitation historique de 12,1% au cours du dernier trimestre, en hausse de 8,4 points. Soit une amélioration de 304 millions d'euros par rapport au même trimestre de l'année 2014 (en tenant compte de la grève des pilotes de septembre 2014).

Le bénéfice net s'élève à 480 millions.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice d'exploitation s'élève à 666 millions d'euros, tandis que le résultat net reste négatif (-158 millions). La dette nette a été diminuée de plus d'un milliard par rapport à fin 2014, à 4,33 milliards d'euros.

 « Un environnement favorable, principalement marqué par la baisse du prix du carburant et par une forte demande à l'été, conduit à une amélioration des résultats d'Air France-KLM.  La mise en œuvre du plan Perform est donc indispensable car la baisse des coûts unitaires est le principal levier dont Air France-KLM dispose pour trouver une croissance rentable dans un environnement concurrentiel. La reprise rapide des négociations avec les organisations professionnelles, à laquelle l'entreprise les invite, est un élément essentiel de la réussite», a déclaré Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France-KLM dans un communiqué.

Pour autant, il est indéniable que ces résultats confortent la position d'une grande partie des syndicats qui ne voient pas l'utilité de faire de nouveaux efforts ou qui estiment qu'il n'y a pas le feu au lac.

Interrogé ce jeudi sur ce sujet, Pierre-François Riolacci, le directeur financier du groupe, a rappelé que la direction n'avait jamais justifié le plan de restructuration par un risque de faillite à court terme.

"Nos résultats démontrent que les mesures que nous avons prises comme la montée en gamme ou l'ajustement du réseau, fonctionnent, et que les efforts des salariés ont porté leurs fruits. Nous disons aux personnels, vos efforts ont payé, il faut les continuer", a-t-il dit.

Confusion

Ces résultats risquent de facto de causer le trouble parmi les politiques qui soutenaient la direction. Difficile en effet de faire comprendre à l'opinion que l'on soutient un plan de restructuration impliquant 2.900 suppressions de postes quand l'entreprise est dans le vert, même si elle reste fragile. C'était un peu l'objectif du SNPL qui a trouvé mille combines depuis le début de l'année pour ne pas négocier. Difficile aussi pour le gouvernement de soutenir une restructuration en restant sourd aux attentes des syndicats et de la direction pour la mise en place d'un environnement plus favorable permettant à Air France de mieux lutter contre les compagnies étrangères. Autrement dit en supprimant certaines charges inhérentes au transport aérien.

Les négociations sont dans l'impasse

Et maintenant ? C'est le flou le plus total. Pour rappel, après l'échec des négociations au 30 septembre dernier, la direction a proposé de les rouvrir en fixant une nouvelle date butoir à début janvier pour aboutir à un accord. A défaut, le plan B qui prévoit la suppression de 2.900 postes serait appliqué.

Or les négociations n'ont pas repris. Et ne sont pas prêtes de reprendre. L'intersyndicale a indiqué ce mercredi qu'elle ne retournera pas à la table des négociations tant que la direction n'aura pas levé les procédures disciplinaires à l'encontre des salariés mis en cause dans l'agression de deux directeurs de la compagnie.

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 14:04
CICE : 29,4 milliards en deux ans au bénéfice des entreprises, mais l'Etat et le patronat lui-même sont incapables de chiffrer les emplois créés.  Et pour cause ...
Lu sur Ouest France.fr.  Extraits.
Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), mis en place en 2013,   devrait rapporter 18,2 milliards d'euros aux entreprises en 2015. Mais ses effets sur l'emploi et l'investissement restent encore difficiles à évaluer, selon un rapport publié mardi.
 

Le dispositif phare du gouvernement à destination des entreprises, en vigueur depuis le 1er janvier 2013, peut être désormais "considéré comme entré dans sa phase de maturité", souligne le rapport 2015.

[...]

Montée du mécanisme

Selon le comité de suivi, la "créance fiscale" (crédit d'impôt au titre des salaires versés l'année précédente) était de 14,2 milliards d'euros au 31 juillet 2015, et devrait atteindre 18,2 milliards d'euros à la fin de l'année, contre 11,2 milliards en 2014.
[...]

Commentaires : Au total 29,4 milliards de cadeaux aux entreprises en deux ans ... Et aux hôpitaux on a retiré combien ?  Et à l'école, il manque combien ? Et à la sécurité sociale, il manque combien ?

Printemps 2016

[...]

Le CICE, destiné à abaisser le coût du travail des entreprises françaises, est un allègement d'impôts pour les entreprises, calculé en fonction de leur masse salariale, hors salaires supérieurs à 2,5 fois le Smic. Son taux est passé de 4% de la masse salariale brute en 2013 à 6% en 2014.

Commentaires : Plus les salaires sont bas plus vous avez de chances de bénéficier du CICE ... Un encouragement au crime à l'heure où les emplois qualifiés et très qualifiés devraient se développer pour augmenter la compétitivité et la recherche-développement.  L'heure n'est pas, pour les jeunes diplômés, à la demande d'augmentation de salaire, mais plutôt au nivellement par le bas.

Bouée de sauvetage des PME

"Le crédit d'impôt compétitivité emploi  a été la bouée de sauvetage de nombreuses entreprises françaises, petites et moyennes, grâce à son mécanisme de préfinancement"

[...]

Ouest-France avec AFP

Le comité du suivi du CICE a fait le point : les effets sur l'emploi seraient mineurs ...

"Certes, les opinions des chefs d'entreprises recensées dans les enquêtes privilégient toujours un effet sur l'emploi et l'investissement mais les effets seraient mineurs sur un an. Les statistiques de Pole emploi sur le nombre de demandeurs d'emplois et celles de l'Insee sur l'investissement ne disent pas autre chose..."

Commentaires : Autrement dit, peu d'effet sur l'emploi.  En tout cas les services de l'Etat sont incapables de chiffrer les effets sur l'emploi du dispositif.  Quant aux chefs d'entreprises bénéficiaires, ils semblent s'en moquer éperdument, d'autant que personne ne leur demande de compte.  Mais comme ils craignent de tuer la poule aux oeufs d'or, ils saluent les conséquences positives du dispositif sur leurs marges tout en réclamant encore plus (  et là : haro sur le code du travail ...)

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:39

Lu sur pcfbassin.fr

Interview d'Anicet Le Pors à l'occasion de la sortie de son livre écrit avec Gérard Aschieri : "La fonction publique du XXIème siècle"

Newsletter CIDEFIL – 27 octobre 2015

 « Quel avenir pour la fonction publique territoriale ? »

 

Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, le statut de la fonction publique serait inadéquat. Que lui répondez-vous ?

Raisonnant comme tous les partisans du libéralisme, Emmanuel Macron raisonne « ici et maintenant » faisant, par là, la preuve de son manque de culture historique et sa faible compétence économique. En effet, le statut général des fonctionnaires est l’aboutissement d’une longue histoire qui a accompagné la sécularisation du pouvoir politique et l’affirmation de la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. C’est dans ce mouvement qu’ont pu être posés dès la fin du XIXe siècle des principes qui n’ont cessé d’être approfondis depuis par la loi et la jurisprudence. Le statut actuel se situe dans la filiation du statut issu de la Libération et dans l’esprit du CNR. Il constitue, par là, une pièce maitresse du pacte républicain. Par ailleurs, les exigences de l’efficacité sociale qui est celle du service public sont autrement plus élevées que celles de la rentabilité de l’entreprise privée puisqu’elle doit répondre à toutes les dimensions de cet intérêt général : production de services répondant à des besoins de base, emploi, formation, éducation, santé, aménagement du territoire, coopération internationales, etc. Mais Emmanuel Macron ignore cela et ne connaît que l’idéologie managériale. Navrant.

 L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le 7 octobre, le projet de loi  relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires. Que pensez-vous de ce texte ?

Je relèverai tout d’abord que la tonalité du gouvernement actuel vis-à-vis de la fonction publique est plus bienveillante que celle que nous connaissions sous le quinquennat précédent. Le texte qui vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée nationale contient des dispositions positives, notamment en ce qui concerne la prévention des conflits d’intérêts et certaines garanties apportées aux contractuels malheureusement beaucoup trop nombreux. Mais il s’agit aussi d’un texte qui a beaucoup souffert depuis son passage en Conseil des ministres en juillet 2013 .Au stade actuel, il m’apparaît touffu et peu transparent. Par ailleurs, il met en avant inutilement et même avec des effets négatifs un discours sur la déontologie et l’énoncé de valeurs dont je ne vois pas l’intérêt : est-il si indispensable de dire aux fonctionnaires qu’ils doivent être impartiaux, neutres, intègres, dignes et même qu’ils doivent respecter le principe de laïcité ? Une suspicion particulière existerait-elle à leur égard alors que c’es caractéristiques participent de l’essence même de leur mission d’intérêt général ? À mon avis il y avait mieux à faire.

 Mais encore ? Et quel regard portez-vous sur le dialogue social dans la fonction publique aujourd’hui ?

Le gouvernement manque d’ambition concernant la fonction publique. En premier lieu, il La fonction publique du XXIe siecle_HDa pu mesurer le mécontentement accumulé par les fonctionnaires qui ont rejeté majoritairement le projet Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). En deuxième lieu, il répugne à revenir sur les multiples atteintes portées au statut (notamment dans la Fonction publique territoriale) par les gouvernements de droite depuis plus de trente ans. En troisième lieu, dans ce contexte d’austérité il renonce à mettre en perspective des chantiers de réformes structurelles indispensables à la modernisation de l’administration (gestion prévisionnelle, dispositions de mobilité, multi-carrières, délimitation du champ des contractuels, égalité femmes-hommes, etc). Sur toutes ces questions le dialogue social est nécessaire bien sûr, mais je remarque que l’on cause d’autant plus du dialogue social que l’on répugne à agir sur les réformes nécessaires ce qui prive ce dialogue du climat de confiance qui lui est indispensable.

 
 
 
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 13:52

Publié par Michel El Diablo

MANIFESTATION nationale unitaire des CHEMINOTS : jeudi 29 octobre 2015, à Paris

Face à l'intransigeance du Gouvernement et au non-respect de ses engagements, nos Organisations ont décidé de lancer une pétition sur 5 revendications permettant de préserver et d'améliorer les droits du régime spécial de protection sociale des cheminots :

=>La non promulgation du décret fixant la mensualisation des pensions au 1er janvier 2016. Cette décision du Gouvernement a pour objectif de poursuivre sa démarche d'un alignement des droits du régime spécial sur le régime général dans la perspective d'une réforme globale des retraites de l'ensemble des salariés. La violence d'un décret n'engage aucunement notre volonté et notre exigence de maintenir le versement trimestriel des pensions à échoir sans fractionnement.

=>L'arrêt du gel des pensions et l'amélioration du pouvoir d'achat. Cette situation inadmissible dégrade les conditions de vie d'un grand nombre de retraités et de veufs/veuves et entraine certains d'entre eux vers la misère. Il est urgent de décider d'une augmentation générale des pensions.

=>Le groupe de travail concernant les basses pensions de réversion doit être mis en place. Le Gouvernement doit tenir ses engagements et ses promesses sur le sujet.

=>La reconnaissance des trimestres d'apprentissage pour le calcul de la pension. Au delà du Gouvernement, la Direction de la SNCF doit financer les trimestres manquants afin que l'ensemble des ex-apprentis ne soit pas injustement pénalisé.

=>Le maintien des prestations non pérennes de notre régime d'assurance maladie (exemple : le forfait optique à 100 euros).

L'ensemble de ces revendications est juste et doit être satisfait par une autre répartition des richesses. Celles-ci, au-delà de préserver et d'améliorer les droits et les conditions de vie des retraités, permettraient une relance économique dans notre pays.

Malgré plusieurs courriers de nos Organisations à ce jour, le Gouvernement ne daigne même pas nous répondre. Il y a urgence à agir massivement en signant la pétition unitaire au niveau des retraités mais également des actifs qui sont pleinement concernés par l'ensemble de ces revendications touchant à l'avenir de notre régime spécial.

Le 29 octobre 2015, mettons le Gouvernement au pied du mur. Soyons nombreux pour imposer de véritables négociations sur nos justes exigences.

Manifestation nationale le 29 octobre 2015
Les Unions Fédérales des Retraités CGT - SUD-Rail et FGRCF vous donnent rendez-vous à partir de 12 h 30 place Raoul Dautry (Gare Montparnasse) à Paris, pour se rendre au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Le tract en PDF en lien ci-dessous:

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 09:36

Lu sur le blog de Gérard Filoche-15 octobre

Arcelor Mittal 2 intérimaires (Randstatt) chutent dans la fonte en fusion 1400° – La presse préfère parler de 2 chemises déchirées

 

C’était un intérimaire de la société interconseil Randstad. Jérôme Domaerel avait 41 ans. Il est mort à 15 h 30, le 13 juillet, sur le site dunkerquois d’Arcelor-Mittal à Grande-Synthe. Le salarié, originaire de Calais, 30 minutes après « l’opération classique de bouchage du trou de coulée, lors des activités habituelles de préparation de la coulée suivante », Jérôme a chuté dans la rigole principale de fonte liquide » du haut-fourneau numéro 4. La fonte en fusion sort à 1400°C. Les restes de son corps calciné ont été retrouvés dans la rigole du haut-fourneau. Le corps a été autopsié et rendu à la famille : « Le cercueil était scellé, compte tenu des circonstances ». A ce jour, les circonstances de l’accident ne sont pas claires car la direction ose mettre des bâtons dans les roues à l’expertise demandée par le CHSCT et on attend la décision du tribunal..

C’était le 3° accident mortel au sein du groupe en peu de temps. Le 26 décembre 2014, un accident du travail avait déjà coûté la vie à un salarié de l’entreprise sidérurgique de 36 ans, percuté par une chargeuse. Le 12 avril, un jeune intérimaire de 21 ans s’était retrouvé coincé puis écrasé entre deux wagons, sur les rails, près de l’aciérie.

Et puis voila, pendant que l’enquête sur l’accident du 13 juillet est paralysée,  le  jeudi 10 septembre, en fin de matinée un autre ouvrier intérimaire de 29 ans a trouvé la mort sur le site de Fos sur mer, tombé lui aussi, dans une cuve en fusion. Les pompiers ont mis plusieurs heures à retrouver le corps dans la fonte.

Alain Audier, secrétaire général CGT du site, pointe du doigt le recours à la sous-traitance et à un salarié précaire « Ils travaillent sur des installations qui malheureusement se sont pas à la hauteur en termes de sécurité, de mise à niveau, d’entretien et de maintenance ». Il est anormal que dans ces métiers à haut risque, l’industrie se permette de recourir à des travailleurs peu formés, au péril de leur vie.

Il s’agit de « sites dits Seveso » pourquoi de jeunes intérimaires non formés y sont ils placés en exploitation ? L’actuel taux d’interimaires est monté à 21 % ce qui correspond à un chiffre scandaleux, forcément sur des postes permanents !

Faut il « adapter le code du travail aux entreprises » comme l’a déclaré François Hollande dans sa dernière conférence de presse ? Non c’est l’inverse !

Le code du travail n’est pas « illisible » Monsieur le Président, il dit bien dans quelles conditions des intérimaires doivent être utilisés : pas pour des postes permanents, pas dans des conditions dangereuses. Et l’état a des conventions avec Arcelor-Mittal !

« A ArcelorMittal… personne ne s’attarde sur un gant ou un casque moins bien mis : le principal est de redémarrer au plus vite la production ; au détriment de certains points fondamentaux dans la sécurité de circulation des employés » dit Bernard Collin secrétaire du CHSCT Fonte.

La CGT s’interroge, a contrario du Président de la république,  sur la politique de santé et de sécurité d’ArcelorMittal : est-elle réellement adaptée aux véritables risques auxquels les salariés sont confrontés quotidiennement ? Non bien sur.

« La sécurité et la santé des salariés ne sont plus considérées comme une priorité par nos dirigeants. Seuls comptent les résultats financiers de l’entreprise » ajoute la CGT qui a organisé une journée d’action le 15 octobre à Dunkerque avec 200 entreprises, une conférence de presse et la mobilisation d’intérimaires de Randstatt France.

Ce jour là, tout à été fait pour sensibiliser l’opinion : mais croyez vous que le premier ministre a traité de "voyous » les patrons responsables, par faute inexcusable, de ces morts ? Non !  Croyez-vous que Pujadas a exprimé ses regrets d’avoir ridiculisé le Code du travail devant 5 millions de téléspectateurs et a fait sa « une » sur les morts d’Arcelor ? NON.   Pourtant ce n’est pas nouveau hélas, depuis 1962,  il y a eu 200 accidents du travail mortels à Arcelor !

Qu’en dit le sous-préfet, à la délégation de la CGT reçue ce 15 octobre, plutôt du genre poli mais fataliste ?  Que si Arcelor prend des CDD avant d’embaucher, c’est bon puisqu’ils deviennent des CDI ? Mais non un CDD n’est pas une période  d’essai. Et un CDD après des années d’intérim, ce n’est pas une procédure légale non plus. Et des intérimaires sans formation exposés aux risques non plus. Et puis supprimer des postes fixes et prendre 21 % d’intérimaires, ce n’est pas conforme non plus au code du travail. Décidément, ce n’est pas de trop de « code du travail » dont on souffre mais de « pas assez » et de pas assez de respect des humains au travail.

 

Ce n’est pas le moment de faire des rapports Combrexelle et Mettling mais de renforcer le code, la sécurité, les CHSCT, d’imposer au patronat de respecter  et de ne pas leur mettre des bâtons dans les roues.  Quant à l’intérim, il convient de dire qu’il y a eu 67 morts l’an passé parmi les intérimaires et que 2 millions d’intérimaires c’est dangereux ce n’est pas « normal », c’est ce que ceux de Randstatt, 3° groupe d’intérim, sont venus dire de toute la France, ce 15 octobre à Dunkerque. Ca ne fait pas la "une », les médias des 7 gros milliardaires du pays, préfèrent parler des chemises déchirées que de la violence des  morts ouvrières.

 

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 13:33

La garde des Sceaux a cédé, mercredi 21 octobre 2015, sur la participation des avocats au financement de l'aide juridictionnelle. En Normandie, la grève des audiences se poursuit.

Mise à jour : 21/10/2015 à 18:34 par Karine Lebrun

Extraits.  Sur Normandie-actu lire l'intégralité de l'article.

90 avocats du barreau de Rouen ont bloqué les accès du palais de justice, en soutien à leurs confrères de Lille (©D.R.).

90 avocats du barreau de Rouen ont bloqué les accès du palais de justice, en soutien à leurs confrères de Lille. (© DR)

Les avocats en révolte contre les projets du gouvernement au sujet du financement de l’aide juridictionnelle, qui facilite l’accès à la justice des plus démunis, font le choix, barreau après barreau, de voter en faveur d’un grève illimitée des audiences.
En Normandie, le barreau de Rouen (Seine-Maritime) et celui d’Évreux (Eure) ont ouvert le bal, lundi 19 octobre 2015. Ils ont été rejoints par le barreau du Havre (Seine-Maritime) qui a décidé d’une grève des audiences jusqu’au 28 octobre 2015, date d’étude à l’Assemblée nationale du budget de la Justice.

[...]

Les annonces de la ministre de la Justice ne changent rien à la donne. « Tant que nous n’avons aucune garantie sur le retrait pur et simple de la réforme de l’aide juridictionnelle, nous maintenons la grève des audiences », indique le bâtonnier du Havre.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:17

6 salariés d’AIR France interpellés à leur domicile le 12 octobre, sont déférés au parquet, soupçonnés de violence en réunion.

 

La CGT qui a exprimé son indignation face aux procédés employés, appelle avec une douzaine de syndicats d’AIR France, l’ensemble des salariés à une mobilisation le 22 OCTOBRE prochain à 13 H devant l’Assemblée Nationale.

A Cléon ( Renault), un départ en car pour Paris est organisé.  Départ à 10 Heures.  S'inscrire auprès de l'UL CGT d'Elbeuf.

Pour les syndicats, les militants ne pouvant pas se rendre à Paris, 3 rassemblements sont prévus dans le Département :

 

- au HAVRE à 11 H devant la sous-préfecture

- à ROUEN à 11 H devant la Préfecture

- à DIEPPE à 17H 30 devant la sous-préfecture

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:58

Le fil rouge n° 56

  • Les C.E., d’un siècle à l’autre…
  • Parole d’expert : trois questions à Romain Ouzoulias
  • Chez Blin, à Elbeuf, un CE en butte au paternalisme patronal…
  • Comité d’Entreprise : deux prérogatives majeures pour les salariés
  • Michel Malot un secrétaire de comité d’entreprise face aux financiers prédateurs
Institut CGT d'Histoire sociale de Seine-Maritime : Parution du Fil Rouge n° 56
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:08

Lu sur çanempechepasnicolas, le blog de Jean Lévy

 des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats. Photo Le DL/S.B.des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats. Photo Le DL/S.B

ledauphine.com

Le procureur de la République d’Annecy a requis 5000 euros d’amende à l’encontre de Laura Pfeiffer, inspectrice du travail poursuivie pour violation du secret professionnel et recel de courriels de l’entreprise Tefal (groupe Seb).

 

20h00 : «Mon objectif n’est pas de clouer Mme Pfeiffer au pilori (...) mais de rappeler que la loi lui impose une énorme responsabilité de loyauté et de rigueur morale», a déclaré le procureur Eric Maillaud. Il a également précisé qu'il ne serait pas opposé à ce que la peine soit assortie d'un sursis et que l'éventuelle condamnation ne soit pas inscrite au casier judiciaire.
Il a par ailleurs réclamé une amende «symbolique» intégralement assortie du sursis à l’encontre d’un ancien informaticien de Tefal, lui aussi poursuivi pour détournement de courriels et accès frauduleux à un système informatique.
Il leur est reproché d’avoir rendu publics des mails internes à l’entreprise montrant que la direction avait cherché à entraver le travail de l’inspectrice.

« C'est une affaire absurde et des poursuites injustes » s’est pour sa part exclamé Me Henri Leclerc, pour la défense de l’inspectrice du travail. « Le problème qui se pose est celui de la place du syndicat dans la société » a affirmé ce ténor du barreau parisien. « On reproche à ma cliente d’avoir reçu des documents et de les avoir transmis aux syndicats représentatifs de sa profession. Elle les a transmis parce que les éléments qu’ils contenaient, non seulement n’étaient pas couverts par le secret professionnel, et surtout parce qu’ils avaient un intérêt collectif pour la profession. Les grands syndicats sont bouleversés par cette offense ». Et le conseil d’appeler à une relaxe. 
Relaxe demandée également pour l’ex-salarié, licencié depuis les faits. « Il a transmis les documents à l’inspectrice, sur sa demande. Et dans ce cas, elle a figure d’autorité » a plaidé son conseil, Me Luce.

Le jugement a été mis en délibéré.

Il sera rendu le 4 décembre prochain.

Le procès s’est déroulé alors que près de 800 manifestants, principalement des militants de la CGT mais également des collègues de l’inspectrice poursuivie, ont pris place une bonne partie de la journée sur le parvis du palais de Justice d’Annecy. 
Une partie d’entre eux a même joué, sur une estrade, une pièce de théâtre brocardant ce qu’ils considèrent comme une parodie de Justice.
Les CRS –ils étaient 80- avaient pour leur part été déployés tout autour du bâtiment, situé en plein cœur d’Annecy.

17h01 : Alors que le procès de l'ancienne inspectrice du travail de Tefal s'est ouvert ce vendredi, au tribunal d'Annecy, des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats pour soutenir l'accusée et protester contre ce qu'ils estiment être une justice de classe. Des barnums avaient même été installés devant le tribunal

Toute l'après-midi, les manifestants ont occupé le parvis du palais de justice, face à un imposant cordon de CRS mobilisé pour l'occasion.
Les manifestants ont même organisé un procès factice, avec la complicité d'une troupe de théâtre, pour "jouer" le procès "version syndicat" sous la salle qui accueillait la véritable audience.

Par Stéphane BOUCHET 

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:26

Signez la pétition pour l'abandon des poursuites et des sanctions disciplinaires contre les 6 d'Air France.

Vous pouvez signer la pétition en ligne en cliquant sur ce lien :

Ou encore en reproduisant le texte de la pétition ci-dessous et en l'envoyant à :


- courrier postal : CGT-Archives 56, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
- fax : 01 40 27 63 66
- courriel : cgt.archives@culture.gouv.fr

Signez la pétition : Levée immédiate des poursuites et procédures disciplinaires à l'encontre des salariés d'Air France
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