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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:39

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe Union départementale CGT 76, Emploi & Travail, Service public, Territoriaux

02 juin 2015

Seine-Maritime: La CGT inquiète pour l’avenir de l’emploi face aux réformes territoriales

Lu dans Paris-Normandie

"Social. La CGT seinomarine organise la mobilisation contre les différentes réformes territoriales, accusées de supprimer de nombreux emplois et de faire reculer le bien commun.

« Création des métropoles, fusion des régions, dévitalisation des conseils départementaux à l’horizon 2020... Combien de milliers de suppressions de postes ? ». La CGT entre en guerre contre les réformes successives des territoires, coupables à ses yeux de répondre à une logique implacable d’austérité.

"En Seine-Maritime, l’union départementale du syndicat a récemment réuni ses militants pour une journée d’étude sur la question, afin de définir des actions d’alerte à l’attention des élus comme de la population. D’ores et déjà, la CGT compte bien s’offrir une tribune à l’occasion du congrès des régions de France, organisé les 25 et 26 juin prochains à Rouen.

"Un grand plan de licenciements

"Ce congrès abordera inévitablement la question des futures grandes régions, issues de fusions qui laissent craindre à la CGT des pertes massives d’emplois. La mutualisation des services entre Haute et Basse Normandie entraînera obligatoirement des doublons, et donc des suppressions de postes", prédit le syndicat.

"Qu’il s’agisse du personnel des conseils généraux, comme de celui des services de l’État. En l’occurrence, à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), « on reçoit actuellement des diagnostics, suite aux rencontres entre les actuelles directions régionales », explique une élue CGT. « Le préfet doit avoir rendu sa copie fin juin, mais à ce jour, nous, représentants syndicaux, ne savons toujours rien sur la manière dont seront réorganisés nos services. »

"Pour Pascal Morel, secrétaire de l’union départementale CGT seinomarine, « le gouvernement veut agir très vite, d’où cette opacité ».

"Selon le syndicat, l’État pourrait profiter du nombre conséquent de départs en retraite annoncés pour ne pas les remplacer. « La fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, verra partir en retraite 37 000 de ses 150 000 agents en Haute-Normandie, assure la CGT. Les plus nombreux concerneraient la territoriale : 41 % des départs. »

"Mais les conséquences de la réunification normande ne demeurent pas le seul sujet de préoccupation territoriale des militants syndicaux. Au conseil général également, les annonces de la nouvelle majorité — fermeture des maisons du Département, coupes budgétaires — comme le redéploiement de certaines compétences vers la Métropole ne sont pas de nature à rassurer la CGT. « Nous avons de grosses inquiétudes sur le sort des agents contractuels, qui représentent 38 % du personnel au conseil général », indique Christine Boulier, déléguée syndicale au conseil général 76.

"Au-delà de la question de l’emploi (« l’État organise l’un des plus grands plans de licenciements », écrit la CGT), c’est aussi sur celle de la préservation du service public que l’union départementale CGT veut agir. Celle-ci exige ni plus ni moins « l’abrogation de ces réformes et le retrait du projet de loi NOTRe, qui portent la liquidation des services publics pour tous »."

fin de l'article

Compléments :

L'Union départementale CGT de Seine-Maritime appelle les salariés à se mobiliser le 25 juin 2015 — dans le public comme dans le privé — à l'occasion de ce congrès national des président de régions.

Car:

  • La réforme territoriale, c’est l’austérité. Son but est de mettre nos collectivités, nos services publics et les agents au service des intérêts de la compétitivité, c’est-à-dire de la guerre économique. Une fois encore, le gouvernement veut réduire les moyens alloués aux politiques publiques et nous faire croire que les agents de la Fonction publique pourraient faire autant voire plus avec moins de moyens !
  • La réforme territoriale, c’est l’inégalité. Avec la métropolisation et les fusions de région, le gouvernement et un certain nombre d’élus de grandes collectivités veulent concentrer les moyens et les lieux de décision autour de quelques grands ensembles. Tant pis pour le reste du territoire condamné à la désertification et à devenir une réserve touristique.
  • La réforme territoriale, c’est l’autoritarisme. Aucun véritable bilan des réformes précédentes, aucun débat préalable sur les besoins de service public, aucune négociation réelle sur le projet n’ont été menées avec les acteurs concernés.
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:14
ROUEN-Jeudi 25 juin-Pour l'emploi-Pour les salaires-MANIFESTATION-10 heures-Cours Clémenceau.
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:06

UL CGT Dieppe

21 juin 2015

Londres: 250 000 manifestants contre l'austérité, samedi 20 juin 2015

La manifestation du samedi 20 juin dans les rues de Londres s’annonçait massive. On attendait 70.000 personnes… et la presse britannique, comme The Miror ou City A.M., estime à 250.000 le nombre de manifestants.

C’est donc massivement que la population a répondu à l’appel d’un cartel d’organisations syndicales et de collectifs, appelé "People's Assembly" pour manifester contre l’austérité alors que le gouvernement annonce de nouvelles coupes budgétaires en particulier dans l’éducation, la santé et la protection sociale. IL annonce en effet 18 milliards d'euros de coupes dans les budgets des ministères et 17 milliards supplémentaires dans les aides sociales au cours des deux années à venir.

"Non aux coupes budgétaires dans les services publics", scandaient les manifestants en passant devant le 10 Downing Street. « L'austérité ne marche pas », « Non aux coupes budgétaires » ou « Dehors les Tories », pouvait-on lire sur les pancartes des participants qui défilaient entre le siège de la Banque d'Angleterre, au cœur du quartier d'affaires de la City, et le Parlement de Westminster.

Cette manifestation marque « le début d'une campagne de protestation, de grèves, d'actions directes et de désobéissance civile à travers le pays. Nous n'aurons pas de répit avant que la cure d'austérité infligée au pays ne soit de l'histoire ancienne », a déclaré Sam Fairbairn, un responsable du collectif, à l'origine du rassemblement.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre l’austérité à Londres, samedi 20 juin. A l’appel d’une coalition de quarante organisations (syndicats, partis politiques, associations), elles ont défilé contre le nouveau train de privatisation et d'austérité annoncé par le gouvernement Cameron.

Il s’agit du premier rassemblement populaire d'ampleur que doit affronter le gouvernement de David Cameron depuis sa victoire aux législatives du 7 mai. Ce dernier a prévu 18 milliards d'euros de coupes dans les budgets des ministères et 17 milliards supplémentaires dans les aides sociales au cours des deux années à venir.

Cette manifestation marque « le début d'une campagne de protestation, de grèves, d'actions directes et de désobéissance civile à travers le pays. Nous n'aurons pas de répit avant que la cure d'austérité infligée au pays ne soit de l'histoire ancienne », a déclaré Sam Fairbairn, un responsable du groupe People's Assembly, à l'origine du rassemblement.

Dans le cortège, les manifestants antinucléaire côtoyaient des syndicalistes, de simples citoyens mais aussi des personnalités comme le comédien activiste Russell Brand ou la chanteuse Charlotte Church.

« L'austérité ne marche pas », « Non aux coupes budgétaires » ou « Dehors les Tories », pouvait-on lire sur les pancartes des participants qui défilaient entre le siège de la Banque d'Angleterre, au cœur du quartier d'affaires de la City, et le Parlement de Westminster.

Dans le cortège, les manifestants antinucléaire côtoyaient des syndicalistes, de simples citoyens mais aussi des personnalités comme le comédien activiste Russell Brand ou la chanteuse Charlotte Church.

bs

Manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres. Au lendemain de cette mobilisation, le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales. /Photo prise le 20 juin 2015/REUTERS/Peter Nicholls (c) Reuters/Photo prise le 20 juin 2015/REUTERS/Peter Nicholls (c) Reuters
Manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres. Au lendemain de cette mobilisation, le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales.
 

LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique des Finances, George Osborne, réitère dans la presse dominicale sa volonté de procéder à d'importantes coupes dans les aides sociales, au lendemain d'une manifestation contre l'austérité qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Londres.

S'exprimant dans une tribune publiée par le Sunday Times, le chancelier de l'Echiquier et le ministre du Travail et des Retraites Iain Duncan Smith maintiennent leur volonté de réduire les dépenses sociales, y compris les pensions de retraite, de 12 milliards de livres (16,8 milliards d'euros) sur un budget annuel de 220 milliards de livres.

George Osborne détaillera son projet lors de la présentation du budget le 8 juillet. Des médias ont rapporté que le ministre des Finances avait été pressé par ses collègues du gouvernement conservateur réélu en mai dernier de limiter ces baisses de dépenses qui devraient peser le plus lourdement sur les travailleurs à faibles revenus.

Le déficit budgétaire du Royaume-Uni représente un peu moins de 5% du produit intérieur brut, soit davantage que la plupart des autres économies des pays développés.

Fort de la réélection des conservateurs aux législatives du 7 mai dernier, George Osborne vise un excédent budgétaire d'ici l'exercice fiscal 2018/2019, et entend obliger les futurs gouvernements à faire de même.

Selon le Sunday Times, le gouvernement compte interdire les aides au logement aux moins de 25 ans ou encore réduire les crédits d'impôts accordés aux couples avec deux enfants.

Samedi, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé de la Banque d'Angleterre, dans la City, au Parlement pour protester contre ces nouvelles coupes budgétaires, en les jugeant inutiles et de nature à creuser encore les inégalités.

(David Milliken; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:52
Sur Normandie-actu.

Le préavis de grève des agents de la Ville de Rouen (Seine-Maritime) court du 20 au 23 juin 2015. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail et le management brutal.

Mise à jour : 20/06/2015 à 17:59 par Timothée L'Angevin

 

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la Ville de Rouen (Seine-Maritime), pour la période du 20 au 23 juin 2015. (Photo : DR)

Nettoyage des rues, bibliothèques, cantines… Depuis le samedi 20 juin 2015, à 10 heures, et jusqu’au mardi 23 juin 2015, la Ville de Rouen (Seine-Maritime) risque d’être perturbée. De nombreux agents de la Ville ont répondu au préavis de grève lancé par l’intersyndicale (CFDT-CGC-CGT-FO-SUD).
Les bibliothèques municipales seront fermées pendant le week-end. Lundi, les cantines ne devraient pas non plus assurer leur service et les garderies pourraient être perturbées.

« Malaise au travail »

Les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de travail : souffrance et malaise au travail, réduction des effectifs et non-renouvellement des contrats à durée déterminée et des contrats précaires, désorganisation et détérioration des conditions de travail, manque de moyens, problématique forte du management, perte du pouvoir d’achat des agents.
Une assemblée générale est prévue lundi 22 juin 2015 à 9 h à l’Hôtel de Ville de Rouen.

Plus d’infos à venir sur Normandie-actu

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:43
A Rouen, un concert pour revendiquer
Publié le 20/06/2015 á 23H24 sur Paris-Normandie.fr
A Rouen, un concert pour revendiquer
Les musiciens du Conservatoire étaient accompagnés par six danseuses et deux danseurs Photo Boris Maslard

Trois concerts étaient prévus hier par le Conservatoire pour annoncer la Fête de la musique, un seul a été conservé. Le Boléro de Ravel a été interprété hier après-midi par une cinquantaine de musiciens devant le musée des Beaux-Arts. « Il a été conservé en soutien aux personnels du conservatoire. Nous protestons contre la baisse des subventions de la mairie, la suppression de celles de l’État, qui se traduiront par l’augmentation des tarifs du Conservatoire », précise un syndicaliste de l’établissement municipal.

Venus les soutenir, des agents municipaux en grève depuis hier et jusqu’à demain. Le matin, ils étaient déjà une centaine à manifester au même endroit pour dénoncer manques d’effectifs et problèmes de management. La mobilisation touche tous les services de la mairie.

« Ce qui veut dire que lundi, à l’appel de tous les syndicats, CGC comprise, les cantines, les crèches, les piscines, les bibliothèques seront fermées. Et les services de propreté ne passeront pas dans les rues après la Fête de la musique... », ajoute un syndicaliste de la mairie. Une assemblée générale est prévue demain matin de 9 h à 11 h, suivie d’un barbecue. Les syndicats ont également prévu de s’inviter au conseil municipal du lundi 6 juillet (18 h) au cours duquel sera votée la nouvelle grille tarifaire.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:08
Paru sur Respublica le vendredi 29 mai 2015
Par
Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org
 

Le débat sur l’école rejaillit une fois de plus après la dernière attaque qui, sous couvert des rythmes scolaires, engage la fin de la séparation entre le scolaire et le périscolaire, avant celle, ultime, contre un statut des enseignants qui gêne le mouvement réformateur néolibéral. Cette nouvelle attaque contre l’école, engagée par la néolibérale Najat Vallaut-Belkacem sur la « réforme du collège », a ainsi au moins réussi ce que peu de ses prédécesseurs avaient fait, à savoir pousser à l’union des syndicats enseignants contre son texte, même si une analyse plus fine montrerait le jeu ambigu de certains(et non des moindres) au démarrage de la réforme.​


La ministre veut maintenant faire passer ce texte au forceps comme tous les autres textes importants de l’équipe Hollande-Valls. Devant la forte opposition à ce projet, la direction néolibérale a chargé le pédagogiste Antoine Prost (digne successeur des Meyrieu, Legrand et consorts) de défendre sa ministre. Rien que du normal jusque-là. Vous pouvez lire son texte de propagande pleurnichard sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/05/18/marre-de-la-nostalgie-elitiste_4635667_3232.html
Immédiatement, Pierre Albertini, professeur de khâgne, lui répond dans un article percutant intitulé « Critiquer Najat Vallaud-Belkacem au nom de l’égalité » (http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/05/20/critiquer-najat-vallaud-belkacemau-nom-de-l-egalite_4637059_3232.html). Cette critique est très juste, mais elle nous laisse sur notre faim : le texte est notoirement insuffisant quant à la caractérisation de l’opération du mouvement réformateur néolibéral dans l’école. Il fait ainsi le jeu du journal Le Monde qui organise un débat inscrit dans le modèle politique néolibéral, comme si le seul problème qui se pose aujourd’hui à l’école était le pédagogisme contre l’instruction, nous n’en sommes plus à ce stade. Hier, avec le début de la crise du capital, le pédagogisme masquait une première attaque néolibérale contre l’école par une justification idéologique reposant sur une vision d’essence petite-bourgeoise de l’intérêt général.

Aujourd’hui, il s’agit d’une attaque globale dans laquelle le masque petit-bourgeois tombe devant les intérêts directs de l’oligarchie capitaliste.​
Sur quatre ans de collège​, cette réforme supprime une demi-année scolaire d’enseignement. Elle renforce l’autonomie des établissements, favorise la concurrence « libre et non faussée » entre établissements publics, tout cela préparant à terme la destruction de l’Éducation nationale comme administration de l’État. Ce que fait déjà le processus en cours de privatisation rampante de l’école, que ce soit en favorisant l’école privée de toutes confessions, et même patronale, ou en important les méthodes de management du privé dans une concurrence de plus en plus vive au sein même de l’école publique.
Sans oublier le processus de suppression progressive des programmes nationaux (avec 20 % des heures du collège qui seront soumises à des discussions locales, voire communautarisées), ce qui induit des craintes sur le statut même des enseignants (suite notamment au décloisonnement scolaire et périscolaire où à l’abandon des décrets de 1950).
Cette réforme est à mettre en perspective avec le but avoué du quartier général de l’oligarchie, à savoir qu’il faut réduire les dépenses socialisées pour faire face à la crise du profit. Le cœur du discours devient ainsi l’installation du socle de compétences juste nécessaire pour l’employabilité du futur travailleur, en négligeant dans les nouveaux programmes, comme par hasard, la formation de l’esprit critique du futur citoyen.
Plus que jamais, l’ensemble de la sphère de constitution des libertés (école, services publics et protection sociale) est sous le feu des politiques néolibérales qui non seulement leur imposent l’austérité, mais changent leurs rôles politique et social pour les mettre au service direct des intérêts capitalistes.Nous ne pouvons pas ne pas faire état dans le même temps du débat de sophistes néolibéraux entre Najat Vallaud-Belkacem et Bruno Le Maire (http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-soir2/najat-vallaud-belkacem-bruno-le-maire-le-debat-969780), qui se sont mutuellement remerciés, chacun présentant l’autre comme repoussoir, la ministre présentant Le Maire comme le tenant d’un collège à deux vitesses, Le Maire présentant la ministre comme fossoyeur de l’élitisme républicain. Deux discours en miroir pour une même politique, chacun faisant croire qu’il n’y a pas d’autre politique possible.
Dans son article, Prost se lamente parce que les différentes « réformes » et les différents « projets » n’ont pas été complètements réalisés. On peut lui répondre classiquement et justement que c’est heureux, parce qu’elles ont suffisamment dégradé l’école, et que si elles se sont heurtées à une résistance populaire effective, c’est qu’il y a de la part de groupes sociaux qui ne sont pas du tout des héritiers, une forte demande d’école, de valorisation de la transmission des connaissances et du travail scolaire. Mais si les oppositions aux « contre-réformes » sont certes partiellement efficaces, elles sont seulement défensives et n’ont pu que réduire les dégradations. C’est ce qui pourrait arriver une fois encore.
Prost met au défi les opposants à cette nouvelle contre-réforme de proposer une autre réforme. C’est un piège, car l’enjeu véritable est une nouvelle logique politique et une nouvelle politique scolaire, ce qui n’est évidemment pas l’objectif de Le Maire et de l’UMP. Nous estimons donc qu’Albertini n’a que partiellement répondu à Prost et que nous, nous pouvons y répondre au sein d’un modèle politique alternatif au modèle capitaliste…

Sans doute, certains lecteurs trouveront-ils que nous en rajoutons. Nous leur disons par avance qu’il ne suffit pas de s’indigner, de commenter, ou d’interpréter, mais de résister d’abord pour ensuite transformer en même temps l’école et la société. Jamais dans l’histoire les mutations de l’école n’ont été indépendantes de la transformation sociale et politique du moment considéré.
Voilà pourquoi il faut nommer l’adversaire et ne pas faire comme s’il suffisait de changer les conseilleurs du prince.

A lire en complément :
  • Réforme du collège. Communiqué de l’intersyndicale du second degré (21 mai 2015) – Signez et faites signer la pétition intersyndicale !
    Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN dénoncent la publication des textes concernant la réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels.
    Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.
    Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. En tout état de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de cette réforme.
    Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition intersyndicale, à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une journée de grève nationale en juin.
    Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents.
  • « Si l’on apprenait le français ? La réforme du collège et de ses programmes« , par Jean-Michel Muglioni (20 mai 2015), ici dans Mezetulle
  • Motion sur le projet de nouveaux programmes de français pour le Collège,  par le Bureau de l’APLettres (26 mai 2015)
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 22:13

Réduction des effectifs, fin des contrats précaires et CDD : c'est ce que vivent les personnels de la ville de Rouen.  Conséquences : dégradations et désorganisation des conditions de travail.  A cela s'ajoute un "management" brutal et un manque d'écoute de la souffrance au travail ressentie. 

C'est la conséquence des décisions gouvernementales et de la réduction des dotations d'Etat dénoncée en mars dernier par  l'Association des Maires de France.  Son président, Laurent Wauquier dénonçait alors  : "L’effort demandé est beaucoup trop important". Cet effort est la conséquence des mesures d'austérité réclamées par Bruxelles, consenties par les gouvernements français successifs.

A Rouen, comme dans d'autres communes, il se traduit par des suppressions d'emploi et la pression mise sur le personnel restant.

 

Cinq syndicats s'unissent pour préparer une grève à la mairie de Rouen (Seine-Maritime), du 20 au 23 juin 2015. Le personnel est en colère ! Explications.

 

Mise à jour : 12/06/2015 à 19:48 par Fabien Massin sur le site de Normandie-actu.

Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire l'intégralité de l'article.

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

L’orage couve au sein du personnel de la mairie de Rouen (Seine-Maritime). Cinq syndicats (CFDT-CGC-CGT-FO-SUD), dans une démarche commune inédite, ont décidé de déposer une préavis de grève, courant du samedi 20 juin 2015 à minuit au mardi 23 juin à minuit. Un préavis d’ores-et-déjà annoncé comme étant reconductible.

« Souffrance et malaise au travail »

Vendredi 12 juin 2015, les syndicats ont adressé un courrier commun au maire PS, Yvon Robert.

Ce préavis concerne l’ensemble du personnel de la Ville de Rouen, peut-on y lire. Il est motivé par les revendications suivantes : souffrance et malaise au travail, réduction des effectifs et non-renouvellement des contrats à durée déterminée et des contrats précaires, désorganisation et détérioration des conditions de travail, manque de moyens, problématique forte du management, perte du pouvoir d’achat des agents.

Contacté par Normandie-actu, un responsable du syndicat Sud précise :

Depuis plusieurs mois, le mécontentement grandit, au sein des services, fatigués par la dégradation des conditions de travail et le management brutal. Ce mouvement, en intersyndical – ce qui à ma connaissance ne s’est jamais produit -, c’est un signe très fort. Le dialogue social est un mot vain, à la mairie de Rouen. Beaucoup d’agents sont en souffrance, et tous les services sont touchés.
[...]

L'association des maires de France rencontre le Premier ministre, Manuel Valls. L'objectif ? Limiter et étaler dans le temps la baisse des dotations de l'État aux communes.

Mise à jour : 05/03/2015 à 19:44 par Lou Benoist

Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire l'intégralité de l'article

Les maires de France espèrent renégocier la baisse annoncée des dotations faites aux communes, le jeudi 5 mars 2015 (Photo: le Courrier du Pays de Retz)

Les maires de France espèrent renégocier la baisse annoncée des dotations aux communes, le jeudi 5 mars 2015 (Photo: le Courrier du Pays de Retz)

Le jeudi 5 mars 2015, le président de l’Association des maires de France, François Baroin, rencontre le Premier ministre, Manuel Valls, à Matignon. En Haute-Normandie, les associations des maires espèrent que la baisse des dotations aux communes (moins 30 % sur trois ans), annoncée par l’État, sera limitée.

Nous déplorons la baisse des dotations de l’État. L’effort demandé est beaucoup trop important, surtout qu’il y a de nouvelles charges (…) On essaie de se battre », s’est exprimé le président en Seine-Maritime de l’Association des maires de France, Denis Merville, à Normandie-actu.
« Une catastrophe pour les finances locales »

« C’est un nid-de-poule qui ne se rebouchera pas !», s’exprime Marc Charpentier, directeur de l’Association des maires de Seine-Maritime. Selon lui, la baisse des dotations de l’État, serait « une catastrophe pour les finances locales » : « Avec la réforme des rythmes scolaires, les besoins d’investissements, les travaux publics… Nous ne pourrons pas tout gérer. Les charges des communes augmentent, le coût de la vie augmente ». Selon le directeur de l’association, les dotations de l’État représentent actuellement 50% des recettes des communes. Leur baisse est annoncée à hauteur de 10%, sur trois années.

[...]

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:00
Lu sur Rouen-SNES
Réforme du collège : HORS SUJET !
11 juin !!

Tous en grève !!!

Manifestation 10 h Rectorat de Rouen

AG à 11h30 maison des associations !

Un car intersyndical partira du Havre (stade Deschaseaux) à 8h15. Si vous souhaitez vous inscrire, envoyez un mail à rouen@snes.edu.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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