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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:48
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe

Sur le blog de l'UL CGT de Dieppe,  Manifestations & actions revendicatives

08 oct. 2015
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe

C'est sous le soleil qu'ont eu lieu le rassemblement de Dieppe, puis la manifestation.

Parmi les 500 manifestants, on notait la présence de nombreuses délégations d'entreprises, comme Cégélec, EDF Paluel et Penly, l'Hôpital de Dieppe, Alpine Renault, Orange, Le Syndicat Mixte du Port, Autoliv, des enseignants du primaire et du secondaire, les professeurs d'éducation physique, les employés territoriaux, etc.

Après une prise de parole de Mathias Dupuis, pour la CGT et d'Isabelle Lavieuville, pour la FSU, le cortège se formait et prenait le quai Henri IV.

Après une halte au rond point des barrières, le cortège s'engageaut pour une boucle dans l'ile du Pollet, puis retour quai HenriIV, la grande rue, la rue Victor Hugo, le boulevard Général-de-Gaulle, et se dispersait à la Sous-préfecture.

Au coeur de la manif, les slogan les plus repris tournaient autour de la revalorisation des salaires, et de l'emploi.

8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
 
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
 
 
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
 
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
8 octobre 2015: 500 manifestants à Dieppe
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 13:58

Repris sur le blog de l'UL CGT Dieppe  32 heures

01 oct. 2015

RTT: En Suède, on expérimente la journée de 6 heures sans perte de salaire
Trente heures en 5 jours, sans perte de salaire, c'est possible !

Source : Terrafemina.com

Trente heures: C'est désormais le nombre d'heures hebdomadaires qu'auront à travailler les fonctionnaires de Göteborg, à l'est de la Suède.

Déjà championne – tout comme le Danemark – de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la Suède n'est pas frileuse en matière de décision radicale pour améliorer le quotidien de ses travailleurs.

Alors qu'en France, les gouvernements et les hommes politiques  — ceux qui sont au service des actionnaires et des plus riches —, s'écharpent sur la viabilité des 35 heures, la ville de Göteborg ne s'est pas posée la question a mis en place en 2014 la journée de six heures dans le secteur public et ce, sans baisse de salaire:

  • pour augmenter la productivité de ses fonctionnaires et garantir leur bien-être,
  • mais aussi pour limiter les coûts !
Moins de stress, plus de temps libre

L'expérience s'avère plutôt concluante.

Interrogées par le Guardian , des infirmières passées à la semaine de 30 heures en février dernier sont très enthousiastes. "J'avais l'habitude d'être épuisée tout le temps, quand je rentrais du travail je m'écroulais sur le canapé, raconte Lise-Lotte Pettersson, qui travaille à la maison de soins de Svartedalens, à Göteborg. Mais plus maintenant. Je suis beaucoup plus alerte : j'ai gagné en énergie dans mon travail, mais aussi pour ma vie de famille."

Même constat à l'hôpital universitaire de Sahlgrenska, où chirurgiens orthopédiques font désormais des journées de six heures pour leur bien-être... et celui de leurs patients, la qualité des soins étant bien meilleure depuis que les travailleurs travaillent trente heures par semaine.

"Depuis les années 1990, nous avons davantage de travail et moins de personnel - nous ne pouvons pas faire plus", explique Ann-Charlotte Dahlbom Larsson, chef de soins aux personnes âgées à la maison de soins de Svartedalens. "Il y a beaucoup de maladies et la dépression au sein du personnel dans le secteur des soins sont causés par l'épuisement. Le manque d'équilibre entre le travail et la vie personnelle n'est bon pour personne."

Non seulement bénéfique pour la santé, la journée de six heures a aussi permis de créer des emplois : à Svartedalens, 14 personnes supplémentaires ont été embauchées pour pallier aux journées de travail plus courtes.

Les effets positifs sont tels que le secteur privé s'est aussi mis à la journée de six heures. Dans l'usine Toyota de Göteborg, cela fait treize ans que les salariés – mécaniciens et employés de bureau – l'expérimentent. Et ce, pour leur plus grande satisfaction. "C'est merveilleux de terminer sa journée à midi, commente Sandra Andersson, 25 ans, qui a rejoint Toyota en 2008. Avant d'avoir une famille, je pouvais aller à la plage après le travail. Maintenant, je peux passer l'après-midi avec mon bébé."

Un modèle difficilement exportable ?

Les habitants de Göteborg ont-ils, en réduisant leur temps de travail hebdomadaire, trouvé la solution pour rester en meilleure santé et être plus productif au travail?

C'est ce qu'avance Roland Paulsen, chercheur en administration des affaires à l'Université de Lund.

Interrogé par le Guardian, il explique que réduire les heures de travail va de pair avec une augmentation progressive de la productivité des travailleurs ces quarante dernières années.

"Pendant longtemps, les politiciens ont été en compétition pour nous dire que nous devions créer davantage d'emplois avec de plus longues heures. Le travail était devenu une fin en soi. Mais la productivité des salariés a doublé depuis les années 1970 donc, techniquement, nous avons le même potentiel que si nous que pour une journée où nous travaillerions quatre heures. Reste désormais à savoir comment ces gains de productivité vont être distribués."

À l'heure où le "modèle scandinave" est érigé en exemple par de nombreux personnages politiques, le modèle de Göteborg devrait faire réfléchir. D'autant que, selon les chiffres d'Eurostat et de l'OCDE, la France est championne de la productivité devant l'Allemagne et le Royaume-Uni, avec un taux de 125,5.

Lorsque Philippe Martinez affirme qu'une réduction du temps de travail est incontournable en France pour créer des emplois estimant que parler d'un passage aux 32 heures ne serait "pas une absurdité", il est réaliste.

Alors, le 8 octobre, soyons dans l'action pour l'augmentation des salaires et la réduction du temps de travail !
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 13:45

[Démocratie Kaput 4] Voyez comment l’Europe est sous tutelle

Extraits

Nous reprenons ici, lu sur Les crises une série d'articles sur l'histoire de la mise sous tutelle des peuples européens et de la mort de leur souveraineté.  Une mine pour qui veut rappeler l'histoire de l'UE et se souvenir des trahisons de nos dirigeants, formes nouvelles de collaboration des "élites nationales" et du patronat européen.  Au moment où la Confédération européenne des syndicats, qui a appelé à voter tous les traités, ouvre son congrès à Paris, ce rappel est lourd de signification. Vous noterez que les objectifs fixés en 2015 sont uniquement au service du patronat européen.  Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez sur le titre ci-dessus[Démocratie Kaput 4].AC.

 

Suite du billet sur l’histoire de la mise sous tutelle de l’Europe… de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

VIII. Europe 2020

Après l’échec lamentable de la “stratégie de Lisbonne”pour 2000-2010 (“faire de l’économie de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale”), l’UE a adopté la stratégie Europe 2020 (source).

[...]

Afin d’atteindre cette ambition, l’UE s’est fixé cinq grands objectifs à atteindre en 2020 au plus tard:

  • porter à 75 % au moins le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans;
  • investir 3 % du produit intérieur brut dans la recherche et le développement;
  • réduire d’au moins 20 % les émissions de gaz à effet de serre, porter à 20 % la part des énergies renouvelables et accroître de 20 % l’efficacité énergétique;
  • réduire le taux d’abandon scolaire à moins de 10 % et augmenter à 40 % au moins le taux de diplômés de l’enseignement supérieur;
  • réduire de 20 millions le nombre de personnes menacées par la pauvreté ou l’exclusion sociale.

Les objectifs de la stratégie Europe 2020 sont également soutenus par sept initiatives phares au niveau européen et dans les pays de l’UE: Union pour l’innovation; Jeunesse en mouvement; la stratégie numérique pour l’Europe; une Europe efficace dans l’utilisation des ressources; une politique industrielle à l’ère de la mondialisation; la stratégie pour les nouvelles compétences et les nouveaux emplois; la Plateforme européenne contre la pauvreté.

Tout ceci figure dans les conclusions du Conseil européen de Bruxelles des 25 et 26 mars 2010.

[...]

IX. Les lignes directrices de 2010

La stratégie Europe 2020 est mise en œuvre à travers six grandes orientations de politiques économiques des États membres et de l’Union (recommandation du Conseil du 13 juillet 2010 ; source) et quatre lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (décision du Conseil du 21 octobre 2010 ; source), qui remplacent celles de la stratégie de Lisbonne. Elles ont été adoptées pour 5 ans.

[...]

Les lignes directrices pour les politiques de l’emploi sont :

X. Les lignes directrices économiques de 2015

En juillet 2015, le Conseil a modifié les lignes directrices des grandes orientations de politiques économiques. elles sont désormais pour 2015-2020 : (merci M. Valls)

  1.  favoriser les investissements
  2.  renforcer la croissance par la mise en œuvre de réformes structurelles dans les États membres
  3. éliminer les principales entraves à la croissance durable et à l’emploi au niveau de l’Union
  4. rendre les finances publiques plus viables et plus propices à la croissance

On note que les seuls intitulés sont déjà terriblement néolibéraux. Quelques extraits (24 fois le mot croissance dans ce petit document) :

Il est essentiel que les États membres mettent en œuvre des réformes structurelles ambitieuses, tant sur les marchés de produits que sur le marché du travail, ainsi que dans les systèmes de protection sociale et de retraites [...]

La réalisation de réformes visant à renforcer la concurrence, notamment dans le secteur non marchand, un meilleur fonctionnement des marchés du travail et l’amélioration de l’environnement des entreprises contribuent à supprimer les entraves à la croissance et à l’investissement et à accroître la capacité d’adaptation de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de poursuivre les réformes des marchés du travail et des systèmes de sécurité sociale afin de promouvoir la croissance et l’emploi, tout en garantissant l’accès de tous à des prestations et services sociaux de grande qualité, abordables et durables. Les actions menées dans le domaine des réformes des marchés du travail, par exemple les mécanismes de fixation des salaires et l’augmentation des taux de participation, devraient l’être conformément aux orientations plus détaillées contenues dans les lignes directrices pour l’emploi. [...]

Il convient de poursuivre le processus de réforme et d’intégration des marchés des produits pour permettre aux consommateurs et aux entreprises de l’Union de bénéficier de prix plus bas et d’un choix plus vaste de biens et de services. L’intégration plus poussée des marchés ouvre aux entreprises un marché nettement plus grand que leur marché national, ce qui leur offre des possibilités d’expansion supplémentaires. L’amélioration de la compétitivité et de l’intégration des marchés de produits stimulera également l’innovation et peut aider à s’adapter et à réagir plus rapidement aux bouleversements économiques, tant dans les différents États membres que dans l’ensemble de l’Union. [...]

Il est essentiel de poursuivre l’intégration du marché unique, notamment d’éliminer les entraves qui subsistent, d’accroître la concurrence et d’améliorer l’environnement des entreprises afin que l’Europe reste attrayante pour les entreprises, tant nationales qu’étrangères. Il est nécessaire, pour reculer les limites de la productivité en Europe, d’accroître l’innovation et la formation du capital humain [...]

Un secteur financier performant est essentiel pour le bon fonctionnement de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de prendre des mesures pour mettre en place un marché durable de la titrisation en Europe, ce qui contribuera à améliorer la capacité de financement effective des banques de l’Union. Il est nécessaire de créer une véritable Union des marchés de capitaux en exploitant l’acquis du marché unique des services financiers et des capitaux. [...]

Les politiques budgétaires doivent être menées dans le respect du cadre fondé sur les règles de l’Union, notamment le pacte de stabilité et de croissance, complété par des dispositions budgétaires nationales saines. [...] Les États membres de la zone euro sont invités à continuer de suivre de près et d’examiner la situation budgétaire globale de la zone euro, y compris l’orientation de l’action budgétaire.

Le passage à une fiscalité plus propice à la croissance, dans le respect du pacte de stabilité et de croissance, peut contribuer à remédier aux inefficacités du marché et à jeter les bases d’une croissance soutenue et de la création d’emplois.  [...] L’efficacité du système fiscal pourrait être améliorée par un élargissement des assiettes fiscales [...]

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:18
Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?

UL CGT Dieppe Sécurité sociale

27 sept. 2015

Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?
L'Agence fédérale d'information mutualiste (AFIM) publie, dans sa livraison du 24 septembre 2015, un article inquiétant intitulé: "Médicaments: vers la remise à plat des critères d'évaluation".

Dans cette article l'Afim annonce que si Dominique Polton, la responsable du groupe de travail sur l'évaluation des médicaments, n'a pas encore rendu son rapport à la ministre de la santé Marisol Touraine, les "évolutions " qu'il préconise sont d'ores et déjà connues.

En fait, sous prétexte d'accroitre "la transparence, la rigueur, la reproductibilité des évaluations", et de créer un indicateur unique, il s'agit de créer les conditions pour justifier le déremboursement d'un nombre plus important encore de médicaments.

Rembourser une partie des médicaments à un taux unique, qui se situerait "autour de 60%", et dérembourser ceux qui ne sont remboursés aujord'hui qu'à 15%, serait un des scénarios proposés dans le projet final du rapport sur l'évaluation des médicaments.

Attention: la suppression du taux à 15%, aurait pour conséquence le déremboursement total de ces médicaments !

En effet, les mutuelles ne peuvent que complémenter un remboursement préalable de la Sécurité sociale. Un médicament qui n'est plus remboursé par la sécurité sociale ne sera donc plus remboursé du tout par les complémentaires !

On voit l'effet désastreux que le déremboursement des médicaments — (prétendument) "de confort" — provoque sur le pouvoir d'achat des patients à qui les médecins continuent de les prescrire. C'est 20€ à 30€, par mois et par traitement, que les patients doivent débourser sans remboursement pour, par exemple, les traitements de l'arthrose, ou des hémoroïdes, car ils ne seraient que des médicaments "de confort".  

Les maladies chroniques (ALD) continueraient, elles, — mais jusqu'à quand ? — à bénéficier d'un taux de prise en charge à 100%.

La "simplification" c'est contre vous !

Pour Dominique Polton, il s'agirait du "shéma le plus rationnel" pour "simplifier"  le système — toujours la simplification ! — et le rendre "plus cohérent" (avec quoi ? sans doute avec l'austérité !). Il présenterait également "l'avantage d'aligner la France sur la très grande majorité des pays européens", c'est à dire donc sur les pays où la sécurité sociale est la moins sociale. Où est donc l'avantage pour les assurés sociaux en France ? Nulle part !

Mais pourquoi font-ils cela ? Parce qu'il y a un tabou !  Celui des ressources de la Sécurité sociale.

Les gouvernements successifs ne cessent de réduirent ces ressources. Les exonérations de cotisations patronales (que les puissants appellent "les charges") atteignent aujourd'hui des niveaux gigantesques. Les 50 milliards du fameux "Pacte de Responsabilité" assèchent ces ressources, et tout est mis en oeuvre pour mettre en place et justifier de désastreuses restrictions, qui n'ont comme effet que de transférer les charges sur le malade !

Le dossier est si sensible que le gouvernement, que, s'il ne dément pas le projet, déclare qu'une telle réforme ne serait pas inscrite dans son agenda. Interrogé le 8 septembre sur Radio Classique, sur les différentes pistes proposées par Dominique Polton, la ministre de la Santé a indiqué que le remboursement n'était "absolument pas" le sujet du rapport quelle a commandé en début d'année. En effet, le gouvernement marche sur des charbons ardents !

Toujours est-il que les liquidateurs de la Sécurité sociale continuent leur sale boulot.
Si on ne les stoppe pas, leur travail de démolition n'aura jamais de fin !

D'où l'importance pour les salariés et les retraités de se mobiliser fortement et rapidement ! Et de mettre toutes leurs revendications dans la balance, car, on le voit bien, tout a des incidences sur leur pouvoir d'achat: blocage des salaires et des pensions, hausse de la TVA, pacte de responsabilité, hausse des impôts, déremboursements de médicaments, etc.

Retraités, le 1er octobre rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement avec 9 de vos organisations CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA:
A Dieppe, rendez-vous le jeudi 1er octobre à 10h30 place Louis Vitet
Actifs, jeunes, retraités, rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement à l'appel des syndicats CGT, FSU, FO, et Solidaires: le 8 octobre
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:56

"La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique ... " 

Recul de l'espérance de vie : aucunement une responsabilité personnelle 

Sur BFMTV on privilégie l'approche responsabilité des patients qui est l'angle de vue de l'OMS.  Obésité, consommation de tabac et d'alcool seraient en cause.  Certainement. 

Mais on oublie de croiser les informations et d'aller plus loin chercher les raisons de ce recul.

Le stress permanent des salariés, des chômeurs, de leurs familles ne peut pas être superbement ignoré quand on traite de ces questions.  Les lieux de travail éloignés du domicile, la raréfaction des structures médicales adaptées et de proximité, le déremboursement des médicaments et le renoncement à se soigner provoquent tout autant le recul de l'espérance de vie.  Ajoutons à cela les conditions de travail elles-mêmes, toujours ignorées sur ce sujet.  Le travail de nuit, les horaires décalées, l'exposition aux substances nocives, la manutention de charges lourdes font diminuer considérablement l'espérance de vie des salariés concernés.  Ainsi à 35 ans aujourd'hui , un ouvrier  vivra 6 ans de moins qu'un cadre.

Destruction du système de santé publique en France

On fait état dans une étude récente d'une plus forte espérance de vie en Ile de France malgré la pollution et le stress.  Une première remarque : l'Ile de France est variée.  L'espérance de vie diminue de 3 ans d'Ouest en Est et le risque de mourir en une année donnée à âge égal augmente de 82% entre Port-Royal et le Blanc-Mesnil, d'un bout à l'autre du RER B, en 15 minutes de trajet.  Une deuxième remarque : la moyenne des salaires est plus élevée en Ile de France que dans toutes les autres régions françaises mais les inégalités de revenus y sont aussi les plus fortes.  Une troisième remarque : on trouve en Ile de France ( surtout à Paris) une grande concentration d'hôpitaux et de structures de santé.

Et les projets de réforme du système de santé en France ( en application des "directives" européennes) risquent de fortement aggravé la situation. 

Niveau de vie, niveau d'étude, structures de santé locales : conditions de l'allongement de l'espérance de vie

Une étude faite en Norvège souligne la disparité de l'espérance de vie entre les régions.  Elle met en évidence que le niveau de vie, le niveau d'étude et les structures de santé mises en place localement expliquent ces différences.

 

Nous sommes donc loin de la seule explication "alcool, tabac, obésité" ...

Et si l'espérance de vie recule, va-t-on revenir à la retraite à 60 ans? D'autant que l'espérance de vie en bonne santé a, quant à elle, sérieusement reculé.

 

Ci-dessous une série d'articles sur cette question.

 

Mis à jour le

Les progrès réalisés en matière d'espérance de vie en Europe pourraient être remis en cause à cause de l'obésité et de la consommation d'alcool et de tabac.

La prochaine génération d'Européens, menacée par les "niveaux alarmants" de consommation d'alcool, de tabagisme et d'obésité, pourrait bien vivre moins longtemps que l'actuelle.

"La région européenne enregistre les taux les plus élevés au monde en termes de consommation d'alcool et de tabagisme et, en ce qui concerne les taux de surpoids et d'obésité, elle se classe juste derrière la région des Amériques", souligne une étude de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiée ce mercredi. [...]

Lire la suite sur BFMTV

Sur Fr3 Paris Ile de France

Des conseils pour mieux vivre ? La nutritionniste Alexandra Dalu nous en donnera dans le 12/13. Mais comment vit-on en Île-de-France ? Retour en chiffres sur l'espérance de vie en région parisienne..." Lire la suite sur Fr3

  • lundi 14 sep. 2015
  • Par Snøbal     Extraits
Des rapports récents pointent du doigt les communes où la prise en charge médicale est insuffisante : l'espérance de vie moyenne connaît selon les endroits de Norvège jusqu'à 13 ans d'écart. En Norvège, une "kommune" est à peu près l'équivalent d'une "communauté de communes" en France.
 
Les hommes, ils peuvent espérer vivre jusqu'à presque 82 ans à Granvin (Hordaland), mais seulement jusqu'à 68,7 ans à Hasvik (Finnmark). Les femmes de Midsund (Møre og Romsdal) vivent en moyenne un peu plus de 81 ans, mais celles de Bygland (Aust-Agder) dix ans de moins. D'après Heine Strand, chercheur à l'Institut de Santé publique (Folkehelseinstitutt), l'espérance de vie est un bon critère pour comparer la situation des communes en matière de santé:
[...]
D'après Susanne Hagen, qui a soutenu une thèse de doctorat sur le sujet à la faculté de Buskerud et Vestfold,  "La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique, etc., explique-t-elle. Tous les acteurs de ces divers secteurs doivent avoir à l'esprit les conséquences sur la santé publique lorsqu'ils prennent des initiatives".
Lire l'intégralité de l'article sur norvege-fr
 

Par Fabien Piliu  | 

La ministre des Affaires sociales vise un déficit de la Sécu sous les 10 milliards en 2016

La ministre des Affaires sociales vise un déficit de la Sécu sous les 10 milliards en 2016 (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Ce jeudi 24 septembre, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a présenté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2016.

[...]

... ce sont une fois de plus des économies sur la dépense qui seront réalisées. La progression des dépenses sera limitée à 1,75%, contre 2% en 2015, un "niveau historiquement bas" précise la ministre, atteint grâce à la " lutte contre les actes inutiles et redondants ", au " développement des génériques " , à " l'efficience des dépenses hospitalières" et au " virage ambulatoire ". [...]

Tout le monde est concerné

Concrètement, ce sont 690 millions d'euros d'économies qui sont programmés à l'hôpital et plus d'un milliard d'économies qui seront réalisées grâce à une baisse des prix des médicaments et au développement des génériques et encore plus d'1,2 milliard d'euros d'économies qui sont prévues en encadrant davantage les actes des praticiens, via « la pertinence et le bon usage des soins »....[...]

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 13:29

Publié par Michel El Diablo

Monsieur MACRON, voilà pourquoi un FONCTIONNAIRE n’est pas un salarié !

Par David Cayla

David Cayla est économiste, membre du Conseil d'administration des Économistes atterrés, enseignant-chercheur à l’université d’Angers, fonctionnaire.

Il est membre des Economistes atterrés et… fonctionnaire. Pédagogue, cet enseignant-chercheur à l’université d’Angers rappelle à Emmanuel Macron que "le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie."
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Un fonctionnaire n’est pas un salarié. Comme son nom l’indique, le fonctionnaire se doit de remplir une fonction. Il ne touche pas un salaire, mais un traitement.

Les fonctionnaires assurent votre sécurité dans la rue, organisent le système judiciaire, enseignent à vos enfants, garantissent la neutralité des services publics dans la santé ou la culture. Ce sont eux qui collectent l’impôt et qui supervisent et contrôlent la qualité des aliments que vous achetez en grandes surfaces. Ils veillent à la bonne application de la loi. Ils sont chargés de superviser l’écriture des décrets, de contrôler les budgets publics. Ils sont militaires, chercheurs, magistrats, policiers, médecins urgentistes, inspecteurs du travail, enseignants.

Ces fonctions ont été jugées trop importantes pour être laissées au secteur privé. Dans le secteur privé, les salariés sont recrutés par un employeur afin d’accomplir une tâche. Lorsque cette tâche est terminée, le salarié peut être licencié ou muté à un autre poste. Si le travail du salarié déplaît à son employeur, il peut également être muté ou licencié. Dans la fonction publique, il est impossible de licencier un fonctionnaire qui accomplit correctement son travail. Tant qu’il remplit sa fonction, le fonctionnaire est inamovible, indestructible. Le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie.

Vincent Bolloré peut à sa guise licencier l’ensemble du personnel de Canal + et réorganiser entièrement la programmation de cette chaîne pour défendre les intérêts de son groupe ou de ses amis politiques. Il est impossible en revanche à Robert Ménard de licencier tout le personnel de la Ville de Béziers en réorganisant l’ensemble des services publics municipaux afin d’y accomplir ses objectifs personnels et politiques. La différence entre Canal + et Béziers ? Le statut des fonctionnaires.

 

SOURCE :Marianne

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:38
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 05:24

Reçu par courriel (Collectif "Indépendance des chercheurs")

Code du travail, fonctionnaires, OCDE, lois Macron... (II)

Après la mise en ligne de notre article « Code du travail, fonctionnaires, OCDE, lois Macron... (I) », Le Huffington Post écrit à son tour « Emmanuel Macron : fonctionnaires, 35 heures, Syriza... des bourdes qui en disent long sur le ministre de l'Economie ». Mais sur le fond, s'agit-il vraiment de « bourdes » ? La réalité est que la politique préconisée par Emmanuel Macron à propos du Code du travail ou du statut des fonctionnaires a reçu publiquement des encouragements explicites de l'OCDE et de Christine Lagarde, réclamant une suite de ces prétendues  « réformes ». Les remarques de François Hollande à la veille des élections régionales ne changent rien à la réalité d'une stratégie qui a bien été mise en place et dont des organismes internationaux préconisent clairement la poursuite. De son côté, un article d'opinion dans Info Chalon souligne « Les salaires baissent tandis que les patrons encaissent ». Et combien de ces capitaux amassés par « les patrons » resteront durablement en France ? Combien seront délocalisés vers des pays à très bas salaires à la recherche d'un profit maximum ? Mêmes questions en ce qui concerne les outils et technologies développés chez nous. S'agissant de l'Union Européenne, l'OCDE défend explicitement « un approfondissement du Marché unique » et un « renforcement de son secteur bancaire et financier » (rapport de septembre 2015 évaluant très favorablement la Loi Macron). La même politique au service du grand capital est depuis longtemps appliquée à l'échelle planétaire avec des vagues incessantes de délocalisations depuis la mise en place de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), voire même dans la période qui a précédé sa création. Les Partenariats Transatlantique et Trans-Pacifique aggraveront encore cette situation. Rien de risible, donc, dans les déclarations d'Emmanuel Macron. Un simple examen des revenus des populations aux niveaux européen et mondial permet de comprendre les dimensions du gouffre sans fond que creuse la politique appliquée en France et dans les pays voisins depuis les années 1980. On a affaire à une véritable course aux bas salaires, avec un nivellement par le bas systématique des standards sociaux des populations.

 

Les « réformes Macron » sont-elles des réformes progressistes de la société à quelque titre que ce soit ?

La réalité est tout le contraire. Les « réformes Macron » organisent la dégringolade des droits et du niveau de vie de la population française pour l'adapter à la mondialisation du capitalisme.

C'est ainsi, par exemple, que l'Indonésie, lieu de préférence des délocalisations, pratique du salaire minimum à peine supérieur à 100 euros mensuels pour 40 heures de travail hebdomadaire. Voir, entre autres, le site Planet Expert http://www.planet-expert.com/fr/pays/indonesie/conditions...

La population indonésienne (250 millions d'habitants) vivant beaucoup moins longtemps que le population française, l'âge de la retraite en Indonésie est de 55 ans. Moins de 6% de la population dépasse cet âge. Voir, notamment, le site Population Pyramids http://populationpyramid.net/fr/indonesie/

L'Indonésie fait également partie d'une zone de la planète particulièrement touchée par la mortalité due à la pollution. Voir, par exemple, le communiqué de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 25 mars 2014 « 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l'air chaque année », http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/air-pol...

En même temps, l'Indonésie figure à la 16ème place mondiale d'après son produit intérieur brut PIB estimé au taux de change réel mais semble pouvoir dépasser d'ores et déjà la France si l'on exprime le PIB en parité du pouvoir d'achat (PPA). Voir, par exemple, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28P...

La situation en Indonésie fournit une claire évidence du nivellement par le bas que comporte la mondialisation du capitalisme.

 

Quant à la situation en Europe, de nombreux pays ont un salaire minimum nettement inférieur au SMIC français. Au point que dans plusieurs d'entre eux (Albanie, Bulgarie, ARY de Macédonie, Roumanie, Serbie), il n'atteint même pas 250 euros mensuels. Voir, par exemple, sur le site de l'Union Européenne, http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/File:Minimum_wages,_January_2015_%28%C2%B9%29_%28EUR_per_month%29_YB15-II-fr.png

Que signifie, dans ces conditions, le tant vanté marché unique européen ? Est-ce autre chose qu'une opération au bénéfice du capital et au détriment des populations ?

Tout compte fait, on a affaire à la suite naturelle de l'Acte Unique Européen adopté en février 1986 sous la présidence européenne de Jacques Delors. Une stratégie qui a directement conduit à l'actuelle politique de nivellement par le bas des droits et revenus des populations.

Combien de silences, de passivités et de complicités depuis 1986 ? Y compris, sous la « gauche plurielle » de Lionel Jospin qui a ouvertement cautionné et développé cette politique de casse sociale. La prétendue « gauche de la gauche » a-t-elle jamais clairement désavoué la politique appliquée en 1997-2002, dont les résultats se sont avérés néfastes ?

 

On peut, au vu de ces évidences, s'étonner d'un certain silence des organisations syndicales à l'égard de la Loi Macron. Espérons que cette rentrée soit l'occasion d'une mobilisation conséquente à ce sujet. Il y a réelle urgence.

De même, des prises de position claires de la part des partis politiques qui se prétendent opposés à cette politique sont indispensables.

Deux exigences qui nous semblent nécessiter une réelle mobilisation de travailleurs et citoyens, dans l'intérêt général.

Source : Blog du Collectif  "Indépendance des chercheurs"

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:07

Reçu par courriel (Collectif "Indépendance des chercheurs")

Code du travail, fonctionnaires, OCDE, lois Macron... (I)

Le 19 septembre 2015, Fiscalonline écrit « Selon l’OCDE, la loi "Macron" devrait permettre d’augmenter le PIB de la France de 0,3% ». Le Parisien annonce à son tour « Loi Macron : + 0,3 point de croissance en cinq ans ». Les News Eco souligne le « Satisfecit de l’OCDE au gouvernement sur la loi Macron ». Il y a une semaine, 20 minutes diffusait une vidéo avec le titre « Christine Lagarde espère qu'il y aura des lois "Macron 2, Macron 3" ». Hier, i>TELE rapportait « Pour Macron, le statut de fonctionnaire n'est "plus adéquat" ». Ce qui a donné lieu à une réaction de François Hollande sur laquelle Le Figaro rapporte « Statut des fonctionnaires : Hollande désavoue Macron ». Challenges commente « Macron recadré par Hollande sur le statut des fonctionnaires », et RTL « Fonctionnaires : Hollande et Bercy tentent d'éteindre l'incendie allumé par Macron ». Jean-Marc Morandini évoque encore « La petite phrase explosive d'Emmanuel Macron: "Le statut des fonctionnaires n’est plus adéquat et il faudrait le réformer" ». Après la casse du Code du Travail, les fonctionnaires échapperont-ils à des « lois Macron » après les élections régionales ? Force est de constater que l'OCDE encourage ouvertement la poursuite de la casse sociale en France, et va jusqu'à la présenter comme une sorte de solution miracle. Mais en quoi la casse sociale serait-elle la « solution » aux problèmes de la France et des autres pays de l'Europe occidentale ? Force est de constater que la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, et l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) se placent dans l'optique de la mondialisation du capitalisme, avec mise en concurrence des populations, salaires, standards sociaux... Doit-on accepter une telle stratégie ? En réalité, ses perspectives sont catastrophiques et on peut même s'étonner d'une certaine passivité des organisations syndicales dans la situation actuelle.

 

La « stratégie Macron », que l'OCDE et le FMI saluent, est en réalité une entreprise de démolition systématique des acquis de la Libération et des décennies qui lui ont fait suite. Rien d'original, et la passivité relative de la population témoigne d'une évolution inquiétante de la société française.

La LOI n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques est accessible à l'adresse http://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2015/8/6/EINX142682... (Legifrance). Son Titre 1er s'appelle d'emblée « Libérer l'activité », et le premier chapitre, « Mobilité ». En clair, les capitalistes et le patronat doivent pouvoir faire ce qui les arrange.

Telle est la stratégie que Christine Lagarde et l'OCDE applaudissent avec enthousiasme. Mais que peut en penser la population française ?

 

Suivent des extraits du discours du 18 septembre 2015 du Secrétaire Général de l'OCDE Angel Gurría ( à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron). http://www.oecd.org/fr/france/discours-a-l-occasion-de-la... :

Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs

C’est un grand plaisir, Monsieur le Ministre, de vous accueillir à nouveau aujourd’hui à l’OCDE. Je suis particulièrement heureux de vous recevoir au moment où les premières mesures de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques – qui porte votre nom dans toutes les discussions -- sont mises en œuvre. C’est un projet que l’OCDE a soutenu depuis le début.

Après le débat animé qui a entouré cette loi, je voudrais saluer votre courage et celui du gouvernement d’avoir lancé, depuis 2012, une importante série de réformes pour renforcer l’économie. J’espère que nos discussions d’aujourd’hui contribueront à mettre en évidence le chemin parcouru, mais aussi à identifier, ensemble, les clés d’une amélioration durable des performances économiques et sociales de la France.

(...)

Dans le contexte actuel, les réformes structurelles sont nécessaires. Nous le savons tous, la France ne manque pas d’atouts, mais sa croissance reste faible. Selon nos dernières prévisions, publiées ce mercredi, elle s’établirait autour de +1% en 2015 et de +1.4% en 2016, après +0.2% en 2014. Cette faible croissance nourrit un chômage élevé, et la part des chômeurs de longue durée continue de croître.

C’est pourquoi la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques et la persévérance que vous montrez à vouloir continuer vos réformes, sont bienvenus.

(...)

Ces réformes permettront de libérer l’activité dans certains secteurs où les réglementations étaient excessives ou mal adaptées, de créer des nouveaux marchés, de faciliter la réallocation des employés vers les entreprises les plus productives, et dans une certaine mesure, de redistribuer du pouvoir d’achat vers les ménages les plus modestes, notamment les jeunes (c’est le cas de la réforme de la desserte par autocars).

(...)

(fin des extraits, © OCDE)

Voir également le rapport de l'OCDE de septembre 2015 « FRANCE. Évaluation de certaines mesures de la Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques et perspectives de futures réformes », http://www.oecd.org/fr/france/france-evaluation-de-certai....

 

Mais que peut attendre la population française de la mondialisation du capitalisme; alors qu'il existe sur la planète et en Europe même des échelles de salaires inférieures d'un ordre de grandeur aux salaires français ?

Les prétendus problèmes économiques de la France et d'autres pays de l'Europe occidentale ont-ils une autre origine que la libre circulation de capitaux et marchandises, les délocalisations financières, industrielles et technologiques, la course à la plus forte exploitation du travail... ?

Des questions qui nous apparaissent essentielles, déjà abordées sur ce blog mais auxquelles nous consacrerons d'autres articles en rapport avec la situation actuelle.

Source : Blog du Collectif  "Indépendance des chercheurs"

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 08:13

Les agents municipaux de la Ville de Rouen qui travaillent dans les crèches, les cantines... mais aussi aux espaces verts ou dans les bibliothèques, étaient en grève aujourd'hui. 

  • Par Didier Meunier
  • Publié le 17/09/2015 | 19:01, mis à jour le 17/09/2015 | 19:01 sur FR 3 Normandie
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 
Après une premièr mouvement de contestation en juin dernier, les agents municipaux de la ville de Rouen étaient de nouveau en grève aujourd'hui. Ils ont manifesté leur colère devant l'Hôtel de Ville et réclament que leurs revendications soient enfin prises en compte. 

Les grévistes dénoncent un manque de moyens dans les écoles, les bibliothèques, les musées ... et les répercussions sur leur qualité de vie.  
L'intersyndicale évoque une souffrance au travail et réclame une meilleure organisation et plus de dialogue. La Mairie, consciente du malaise, dit, de son côté, poursuivre en ce sens.
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