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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 08:07

Près de 400 personnes dans les rues de Rouen, entre 150 et 200 au Havre, ont défilé, ce matin jeudi 17 septembre contre la réforme du collège qui sera appliquée à la rentrée 2016.

  • Par Virginie Ducroquet
  • Publié le 17/09/2015 | 16:20, mis à jour le 17/09/2015 | 18:39 par FR3 Normandie
 

Les professeurs d'allemand sont inquiets pour l'enseignement de leur discipline. © Sylvie Callier

© Sylvie Callier Les professeurs d'allemand sont inquiets pour l'enseignement de leur discipline.

 

Ce jeudi 17 septembre, les professeurs des collèges ont été appelés à la grève par plusieurs syndicats dont l’organisation majoritaire le SNES-FSU.
Ils réclament l’abrogation de la réforme (publiés par décret et arrêté) et de nouvelles discussions.
Environ 400 manifestants à Rouen et près de 200 au Havre ont défilé les rues. De nombreux professeurs d'allemand et de latin parmi eux.

Les enseignants en grève estiment que la réforme entraînera la disparition des sections bilangues, la fragilisation  des langues anciennes et de l’enseignement de l’allemand et de l’histoire.
D’après le ministère de l’Education Nationale, 16% des professeurs des collèges publics ont suivi le mouvement ce 17 septembre.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:12
L'UL CGT-Dieppe développe sur la transformation de La Poste avec le paiement des services autrefois gratuits.  Allez lire l'article intégral sur le blog de l'UL CGT de Dieppe.

UL CGT Dieppe   Poste - Telecom

03 sept. 2015

 

Aux télécoms (Orange), ancien service du ministère des PTT aujourd’hui privatisé, on connait la transformation de services autrefois gratuit en services payants (exemple : le dépannage téléphonique à l’intérieur d’un logement).

C’est aujourd’hui au tour de la Poste de se lancer dans ce genre d’opération. Pour prétendument s'adapter, La Poste propose donc de « nouveaux services » (payants), qui, autrefois, faisaient partie du Service Public (gratuit).

Ainsi, comme le révèle Normandie Actu 76, à Thiétreville, près de Valmont, le conseil municipal a décidé de tester ce service de visite hebdomadaire mis en place par La Poste : pour sept de ses habitants un peu esseulés, la commune a financé un service de visite du facteur, une fois par semaine.

[...] Suite sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 15:46

Quand j'étais gamine, à la fin des années 50 à Saint-Maclou la Brière,  village de Seine-Maritime près de Goderville, la Poste ne s'appelait pas La Poste, mais les PTT.  Le facteur faisait sa tournée à vélo et entrait dans toutes les maisons pour y déposer le courrier, y compris les fermes les plus éloignées.  Il apportait même l'argent des Chèques postaux.  Le lien social était ainsi assuré, chaleureusement.  C'était le service public.  Personne ne payait pour voir le facteur.  Et tout le monde trouvait ça normal.  Y compris la direction des PTT.  Depuis les années 90, l'UE, avec l'accord des gouvernements et chefs d'Etat français, a décidé l'ouverture de la Poste et de ses différents services à la concurrence.  Depuis les activités de la Poste et des télécommunications ont été séparées. Les télécommunications sont devenues "Orange" et privatisées.  Puis La Poste est devenue société anonyme ( à capitaux publics à 100% ), a introduit la compétitivité et la concurrence comme norme absolue, restructuré les services, déshumanisé le travail.

Ainsi dans un village d'Auvergne que je connais, la factrice jusqu'à la fin des années 2000, entrait dans les maisons où vivaient des personnes âgées et bavardait ( gratuitement ! ) avec celles-ci un moment.  Puis vint le jour, après 2010 où sa direction le lui interdit, où le temps lui fut compté ... Le temps de la restructuration, du réaménagement des horaires et des tournées des facteurs était venu.  La concurrence et la compétitivité avaient mis fin au lien social maintenu vaille que vaille par cette factrice.

Alors lire ce qui suit me fait sourire avec un brin d'amertune et de colère.  Car le lien social n'est plus gratuit aujourd'hui à La Poste : il est payant ! Voici le prix à  payer pour «  la concurrence libre et non faussée » de l'UE.  Faudra-t-il payer aussi pour le sourire du facteur ou de la factrice ? Yvette Genestal

 

Seine-Maritime : une commune a essayé le nouveau service de proximité de la Poste

Sur FR3 Normandie
 

Face à une baisse du volume du courrier, les facteurs sont chargés de nouvelles missions

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 03/09/2015 | 07:30, mis à jour le 03/09/2015 | 08:09

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

4 euros par personne et par semaine

A l'heure du numérique et du virtuel, la valeur des contacts humains se révèle bien utile et irremplaçable. C'est en partant de ce constat que La Poste a eu l'idée de mettre en valeur ses facteurs. Des agents connus, reconnus et appréciés de la population qui, 6 jours sur 7, vont partout, même dans les coins les plus reculés du territoire. Une véritable armée de commerciaux de terrain représentant une force de frappe à faire pâlir d'envie n'importe quel chef des ventes !

Inquiète de la baisse du volume de courrier, La Poste équipe donc progressivement ses facteurs de terminaux électroniques et leur confie désormais des missions nouvelles.  Il s'agit de services de proximité qui sont négociés  (moyennant finance) avec des organismes sociaux, des caisses de retraites, des assurances ou des communes.

Exemple près de Fécamp, dans le canton de Valmont, où la commune de Thiétreville a expérimenté la proposition de la Poste de visiter les personnes âgées et isolées pendant les mois d'été. Un service, facturé 4 euros par personne et par semaine, qui semble avoir pleinement satisfait le maire, surtout au moment où beaucoup d'associations sont en sommeil.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 22:49

Publié par Jean Lévy

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Démanteler le Code du Travail ne leur suffit pas...
Ils s'attaquent maintenant à la santé de la population

Et ce n'est pas l'hôpital américain de Neuilly qui est visé, mais les villes déjà abandonnées économiquement, hors des grandes métropoles, les territoires déjà en friche !

Ne pas laisser faire ce gouvernement au masque "socialiste", résister là comme ailleurs où sont menacés tous les acquis des luttes sociales, c'est la seule réponse à la "bande des trois", Hollande-Valls-Macron - qui pillent les biens de la Nation au profit des grandes entreprises !

 

francetvinfo.fr

 

 

67 services d'urgences seraient menacés de disparition en France, révèle Le Figaro, lundi 31 août. Un rapport, remis en juillet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, préconise en effet la transformation en "centres de soins non programmés" des urgences dont l'activité est trop faible. L'auteur du rapport, le docteur Jean-Yves Grall, suggère le seuil de 10 000 passages par an, soit à peine plus d'un patient par heure. 

L'objectif : mieux répartir les effectifs de médecins urgentistes sur le territoire, en évitant "la présence inutile de médecins lors de période de faible activité ou sur des structures à faible activité globale". Selon Le Figaro, le ministère de la Santé "hésite encore sur les suites à donner au rapport".

Le quotidien a dressé la liste de ces services d'urgence qui accueillent moins de 10 000 patients chaque année, se basant sur les chiffres de la base de donnéesHospi Diag, datant de 2013. Plus d'un dixième des 650 services d'urgences français seraient concernés.

 

Nom de l'hôpital Ville Département N° du département
Centre hospitalier Ariège Couserans Saint-Lizier Ariège 9
Centre hospitalier d'Ambert Ambert Puy-de-Dôme 63
Centre hospitalier d'Aubusson Aubusson Creuse 23
Centre Hospitalier d'Aunay-sur-Odon Aunay-sur-Odon Calvados 14
Centre hospitalier d'Avallon Avallon Yonne 89
Centre hospitalier d'Embrun Embrun Hautes-Alpes 5
Centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 65
Centre hospitalier de Champagnole Champagnole Jura 39
Centre hospitalier de Château-du-Loir Château-du-Loir Sarthe 72
Centre hospitalier de Clamecy Clamecy Nièvre 58
Centre hospitalier de Condom Condom Gers 32
Centre hospitalier de Confolens Confolens Charente 16
Centre hospitalier de Crest Crest Drôme 26
Centre hospitalier de Decize Decize Nièvre 58
Centre hospitalier de Die Die Drôme 26
Centre hospitalier de Gérardmer Gérardmer Vosges 88
Centre hospitalier de la Mure La Mure Isère 38
Centre hospitalier de la Tour Blanche Issoudun Indre 36
Centre Hospitalier de Mauriac Mauriac Cantal 15
Centre hospitalier de Montmorillon Montmorillon Vienne 86
Centre hospitalier de Pont-à-Mousson Pont-à-Mousson Meurthe-et-Moselle 54
Centre hospitalier de Ruffec Ruffec Charente 16
Centre hospitalier de Saint-Calais Saint-Calais Sarthe 72
Centre hospitalier de Saint-Céré Saint-Céré Lot 46
Centre hospitalier de Saint-Hilaire-du-Harcouët Saint-Hilaire-du-Harcouët Manche 50
Centre hospitalier de Saint-Marcelin Saint-Marcellin Isère 38
Centre hospitalier de Saint-Palais Saint-Palais Pyrénées-Atlantiques 64
Centre hospitalier de Vaison-la-Romaine Vaison-la-Romaine Vaucluse 84
Centre Hospitalier de Vire Vire Calvados 14
Centre hospitalier du Blanc Le Blanc Indre 36
Centre hospitalier du Chinonais Saint-Benoît-la-Forêt Indre-et-Loire 37
Centre hospitalier du pays d'Olmes Lavelanet Ariège 9
Centre hospitalier du Tonnerrois Tonnerre Yonne 89
Centre hospitalier du Val de Saône Gray Haute-Saône 70
Centre hospitalier Emile Borel Saint-Affrique Aveyron 12
Centre hospitalier Gabriel Déplante Rumilly Haute-Savoie 74
Centre hospitalier Hôpitaux du Sud Charente Barbezieux-Saint-Hilaire Charente 16
Centre hospitalier intercommunal des Andaines Domfront Orne 61
Centre hospitalier Jacques Boutard Saint-Yrieix-la-Perche Haute-Vienne 87
Centre hospitalier Jean Coulon Gourdon Lot 46
Centre hospitalier Jules Niel Valréas Vaucluse 84
Centre hospitalier Marguerite de Lorraine Mortagne-au-Perche Orne 61
Centre hospitalier Pierre Delpech Decazeville Aveyron 12
Centre hospitalier Sainte-Marie Grand-Bourg de Marie-Galante Guadeloupe 97
Centre hospitalier Théophraste Renaudot Loudun Vienne 86
Clinique Ambroise Paré Toulouse Haute-Garonne 31
Clinique Beau Soleil Montpellier Hérault 34
Clinique de la Miséricorde Caen Calvados 14
Clinique de Meudon Meudon-la-Forêt Hauts-de-Seine 92
Clinique des Diaconesses Strasbourg Bas-Rhin 67
Clinique du Diaconat Roosevelt Mulhouse Haut-Rhin 68
Clinique du Vallespir Céret Pyrénées-Orientales 66
Clinique Francheville Périgueux Dordogne 24
Clinique La Francilienne Pontault-Combault Seine-et-Marne 77
Clinique mutualiste chirurgicale de la Loire Saint-Etienne Loire 42
Clinique médico-chirurgicale de Bruay-la-Buissière Bruay-la-Buissère Pas-de-Calais 62
Clinique Saint-Amé Lambres-lez-Douai Nord 59
Clinique Saint-Michel Prades Pyrénées-Orientales 66
Groupement hospitalier intercommunal du Vexin Magny-en-Vexin Val-d'Oise 95
Hôpital privé du Val d'Yerres Yerres Essonne 91
Hôpital privé Saint-Claude Saint-Quentin Aisne 2
Hôpital privé Saint-François Desertines Allier 3
Polyclinique de l'Ormeau Tarbes Hautes-Pyrénées 65
Polyclinique Les Chênes Aire-sur-Ladour Landes 40
Polyclinique Marzet Pau Pyrénées-Atlantiques 64
Polyclinique Pasteur Pézenas Hérault 34
SINCAL Nancy Meurthe-et-Moselle 54

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:16

 Mis en ligne sur le blog de l'UL CGT Dieppe le 21 août 2015 Sécurité sociale

 

Remboursements des médicaments: le pire est à venir !
Actuellement, trois taux de remboursement des médicaments par la Sécurité sociale coexistent : 60%, 30% et 15%.
Mais pour combien de temps encore ?

Sans doute pas longtemps si la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, suit les préconisations de la présidente du "groupe de travail sur l’évaluation des produits de santé", Dominique Polton.

Celle-ci, qui dit n’avoir pas encore finalisé ses propositions, a fait en juillet un exposé devant un auditoire très divers, composé de la Haute autorité médicale de santé, les mutuelles le ministère de la Santé, les représentants des médecins et des hôpitaux, les associations de patients.

La communication sur cette réunion semble d'ailleurs avoir été savamment étudiée, car seul le journal "les Échos" en aurait eu communication (lire l'article des Échos). Cela fait d'autant plus craindre pour l'avenir.

Notons au passage que les confédérations syndicales de salariés, dont la CGT, semblent avoir été écartées de cette restitution, alors que, pour ce qui est de la CGT, rappelons qu'elle est l'une organisation fondatrice de la Sécurité Sociale dont on fête les 70 ans en 2015. Écarter toujours plus les fondateurs de l'institution, qui sont aussi les principaux défenseurs des usagers et des malades, est la ligne de conduite permanente des pilotes de l'Assurance Maladie depuis que les usagers ont perdu leur droit de vote et le droit de désigner leurs représentants dans les conseils d'administration.

L'objectif est, depuis cette époque, de répartir sur les assurés sociaux et les patients la contraction des recettes provoquée par la multiplication des exonérations de cotisations sociales patronales (appelées "charges" pour les besoins de la manoeuvre). Le "boa" des exonérations continue de serrer la Sécurité sociale dans ses anneaux, et de l'éloigner toujours plus de ses missions. L'effet de la casse de la démocratie à la Sécurité Sociale a été énorme, puisque les remboursements de médicaments, qui étaient de l'ordre de 90% à l'époque, se sont effondrés.

 

[...]  Lire l'article entier en cliquant ici.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 18:31

Publié par Michel El Diablo

THALYS : sachons raison garder ! [CGT cheminots]

La tentative d’attentat déjouée dans un train « THALYS » de l’entreprise ferroviaire belge THI- Factory, dont le groupe SNCF est actionnaire, a placé le transport ferré sous les feux de l’actualité durant cet avant dernier week-end du mois d’août 2015.
 

Les informations ont été confuses et parfois erronées sur le déroulement de ce tragique évènement comme sur les comportements des agents de bord.

La Fédération CGT des cheminots a pris la décision de refuser toute sollicitation médiatique durant le week-end. Nous étions confrontés à un sujet très grave qui relève de la sécurité nationale et du Ministère de l’Intérieur.

Tout démontre qu’en de telles circonstances, le plus raisonnable est d’éviter de placer des représentants syndicaux face aux micros et caméras, au risque d’en rajouter dans la confusion et les interprétations approximatives par des réactions trop hâtives. De plus, nous prenions le risque d’être entraînés dans un débat polémique à la suite des propos tenus par un acteur très connu sur le comportement des agents d’accompagnement. Nul ne peut penser qu’en de telles circonstances, il soit bienvenu d’entretenir par voie médiatique une telle situation.

Peu à peu, la réalité des faits se dévoile et chacun peut constater qu’aucun reproche ne peut être fait aux collègues belges qui assuraient l’accompagnement de ce train. Les cheminots belges et français qui ont contribué au dénouement relativement heureux de cet acte qualifié de terroriste, ont été salués comme il se doit par les autorités françaises, par la direction du groupe SNCF et celle de l’entreprise THI-Factory. Il en va de même des voyageurs, et notamment les militaires américains qui ont certainement, par leur intervention, permis d’éviter un drame en neutralisant l’agresseur. Chacun de nous est, bien entendu, reconnaissant de ces actes de bravoure et du travail des cheminots comme des forces de police qui sont intervenus pour placer les voyageurs définitivement en sécurité et garantir la poursuite de leur voyage.

Par voie de presse, la direction de la SNCF, avec l’aval de l’Etat Français, informe qu’elle va élargir les prérogatives de la plateforme téléphonique (3117) qui, jusqu’à ce jour, avait été constituée pour les signalements d’incivilités à bord des trains d’Ile de France. Cette plateforme et les cheminots y travaillant auraient donc à gérer l’ensemble du territoire national et verraient s’étendre leur travail à la gestion des signalements aux risques terroristes. La CGT prend acte de cette décision mais demande, bien entendu, que la Direction prenne en considération l’augmentation des moyens humains et matériels et garantisse une formation adaptée aux agents pour leur permettre de réaliser ce travail dans des meilleures conditions. Il est une évidence, la responsabilité de ces cheminots va être totalement différente.

Il est important de mesurer qu’à tout moment, à bord d’un train ou dans les gares, la présence humaine de cheminots qualifiés sur leur emploi est indispensable. 

La CGT demande à la Direction et à l’Etat de s’appuyer sur les différents évènements qui se sont produits durant l’été, qu’ils soient liés à des défaillances du matériel roulant et des infrastructures ou à des causes externes météorologiques ou sur des passages à niveau pour réviser à la hausse le budget de l’emploi et abandonner leur volonté de polyvalence professionnelle qui conduit à la déqualification.

La Fédération CGT des cheminots interpellera la Direction sur ces thèmes dans les prochains jours. 

Montreuil, le 24 août 2015

 

SOURCE:

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:56

Publié par Michel El Diablo

La POLITIQUE du GOUVERNEMENT "socialiste" : suppression de 22.000 postes en trois ans dans les hôpitaux

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de «maîtriser la masse salariale» de 860 millions d’euros en trois ans, come le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. «Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche», précise Les Echos.

Développement de la chirurgie ambulatoire

Parmi les autres mesures, le gouvernement mise surtout sur le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit à l’hôpital. «Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de "réhospitalisations" qui pourraient être évitées», détaille Challenges.

La mutualisation des achats des hôpitaux et les baisses de prix des médicaments et des dispositifs médicaux les plus coûteux sont également les autres leviers prévus par le gouvernement pour réduire les dépenses des hôpitaux dès cette année et jusqu’en 2017.

C.B.
 
SOURCE:

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans - 20minutes.fr

http://m.20minutes.fr/economie/1552727-hopitaux-vont-supprimer-22000-post

Et la réaction de l'UL CGT Dieppe à l'article de 20minutes.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessous.

UL CGT Dieppe Jeunes, Médias, Presse CGT, Santé & action sociale 

19 août 2015

Quand le sage montre la lune, la presse fait regarder le doigt

Un proverbe dit:

Lorsque le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.

On trouvera sur Internet plein d'explication à cette maxime, qui renvoie toujours à l'individu: "L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n'en voit que la surface".

Mais on peut s'interroger sur le sens à donner à "l'idiot", lorsqu'on regarde les pratiques d'une certaine presse.

Prenons cet article de 20minutes, paru le 2 mars 2015, qui prétend "informer" sur le programme de suppression de 22000 emplois dans les hôpitaux. En fait,  le journaliste de ce tract (car 20minutes est un journal distribué gratuitement à des centaines de milliers d'exemplaires) conduit "l'idiot", à ne pas suivre "le sage"; car il montre les hôpitaux au lieu de montrer la ministre et le gouvernement, qui sont les vériables décideurs de ces suppressions d'emplois.

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de « maîtriser la masse salariale » de 860 millions d’euros en trois ans, comme le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. « Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche », précise Les Échos (...)

En réalité ce ne sont pas les hôpitaux qui vont supprimer 22000 emplois (même si cela recouvre une part de vérité): C'est le gouvernement !

Comme le dit l'article, cela ne va pas se traduire par des licenciements, mais par le maintien dans la précarité de 22000 jeunes supplémentaires, à qui il interdit d'entrer dans la carrière et de bénéficier d'un salaire stable.

Pourtant la position salariale des agents hospitaliers n'est pas enviable: leur salaire a été bloqué depuis 5 ans (julllet 2010), par le gouvernement Sarkozy-Fillon, et cette décision a été maintenue par les gouvernements suivants, ce qui veut dire qu'en réalité le pouvoir d'achat de ces asalariés a reculé de plus de 7% pendant la période.

[...]

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 15:11

Publié par Michel El Diablo

Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !

Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce (par Jean-Luc Tur)

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

 

Il se penche aussi par anticipation, sur les lourdes conséquences des mesures à venir dans le cadre de l’approfondissement de la libéralisation du marché.

Le rapport (65 pages) est construit sur la base d’auditions d’une multitude d’acteurs du marché de l’électricité (371 pages) soit 436 pages.

Extraits :

« Cette initiative est intervenue suite aux débats nés à la fois :

de la hausse continue de la facture des usagers, de l’ordre de 30 % depuis 2007 ;

– de la bataille juridique qui se joue, désormais systématiquement, à l’occasion de la fixation, par arrêté interministériel, des tarifs réglementés de vente…

Pour les entreprises, l’énergie est un facteur de production souvent essentiel. Le cas des « électro-intensifs » est emblématique, mais le double enjeu de la sécurité d’accès à l’électricité et de la stabilité des prix est déterminant pour beaucoup d’autres activités commerciales, artisanales ou agricoles. À ce titre, la disparition, au 1er janvier 2016, des tarifs réglementés « vert » et « jaune » suscite l’inquiétude de milieux professionnels. Plus généralement, notre capacité à préserver un avantage comparatif décisif inquiète : alors que la très grande qualité du système électrique français a toujours compté parmi les moyens de lutter contre la désindustrialisation de notre territoire, il ne faudrait pas que cet atout décisif se perde….

La hausse des prix est concomitante à l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité. Contrairement au « credo » européen qui affirme avec constance que la concurrence est le gage d’obtention du meilleur prix assorti du meilleur service, l’ouverture à la concurrence ne s’est pas traduite, dans les faits, par une baisse tendancielle des prix

La fixation des tarifs réglementés de vente (TRV) a été particulièrement perturbée par les conséquences de recours quasi-systématiques des fournisseurs alternatifs contre les arrêtés tarifaires, au motif que ces derniers ne leur laissaient pas d’espace économique suffisant pour survivre.

Page 18

 

Préserver le pouvoir d’achat des ménages

Historiquement, le tarif réglementé de vente est un outil de la puissance publique. Il permet de maîtriser l’évolution des prix du bien essentiel qu’est l’électricité. C’est pourtant avec le même objectif de préserver le pouvoir d’achat des ménages, que les directives Européennes de libéralisation du secteur de l’électricité ont porté des coups successifs aux         tarifs réglementés…

En tout état de cause, là où des bénéfices étaient escomptés pour le client final en termes de baisse des prix, la concurrence semble paradoxalement avoir été génératrice de coûts nouveaux…

Un « saucissonnage » du secteur de l’électricité

En imposant l’évolution de l’architecture des systèmes électriques de chaque État membre, les directives européennes donnent lieu à l’arrivée de nouveaux acteurs du secteur, ce qui complexifie sensiblement la gouvernance de ce-dernier

Le démantèlement d’EDF

Ensuite, l’ouverture à la concurrence a engendré des coûts administratifs, que ce soit pour la séparation entre les différentes entités d’EDF ou, de manière générale, pour l’adaptation des règles liées à la concurrence. Par exemple, la CRE évoque le coût de la duplication des systèmes informatiques entre EDF, ERDF et RTE, estimé à 84 millions d’euros (1).

Le bilan de l’ouverture à la concurrence est une question lancinante dans le débat. Concrètement, force est de constater que la libéralisation du marché de l’électricité en France est une source de complexité sans avoir apporté de bénéfices réels

EDF est régulièrement appelée à venir en aide d’entreprises du secteur de l’énergie, à la demande de l’État, alors même que ça n’était pas son cœur de métier…

EDF immobilise ainsi du capital supplémentaire, alors même qu’elle est confrontée à un besoin de capital important.

EDF a supporté – et continue de supporter – des charges de service public sans pour autant recevoir de compensation. L’exemple le plus marquant est bien évidemment la dette de CSPE, qui a atteint près de 4,9 milliards d’euros…

La tarification mise en place selon un logiciel libéral faisant la part belle au prix de marché ne correspond plus aux fondamentaux de la production…

En 2000, les acteurs industriels sont les meilleurs avocats de la libéralisation du secteur de l’énergie pour profiter d’un effondrement des prix de l’électricité. Quelques années plus tard, à partir de 2005, ils demandent au législateur d’intervenir pour les protéger de la hausse des prix, ce qui mène à la mise en place du TaRTAM (tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché)…

La mécanique est devenue d’une telle complexité que plus personne ne la maîtrise »…

Bâtir une solution ambitieuse, à la hauteur des menaces pesant sur la sécurité du système électrique européen

Nous avons mis en place l’euro avant de créer les mécanismes d’harmonisation nécessaires entre les États membres interconnectés. Les conséquences furent graves lors de la crise financière.

Nous sommes en train de reproduire la même erreur dans le secteur de l’énergie

D’un côté, il n’est pas satisfaisant de constater que l’électricité, est le vecteur énergétique au contenu carbone le plus faible mais aussi le plus taxé :

les taxes représentent ainsi 34 % de la facture d’électricité

De plus, l’électricité supporte à titre principal le financement du déploiement des énergies renouvelables …

Etc.

À la lecture du rapport, on se dit qu’ils ont compris ; qu’il faut sortir de ce système qui ne fonctionne pas et revenir au service public nationalisé qui marchait plutôt bien.

Que nenni ! les mêmes parlementaires qui ont adopté ce rapport, ont voté le 22 juillet la loi de transition énergétique qui prévoit, entre autre, la privatisation par l’ouverture à la concurrence de la production hydraulique !

Un projet initié sous la droite par Jean-Louis Borloo.

Ceci avec l’absolution d’EELV 2, dont on peut comprendre, par ailleurs, la position par rapport à la place du nucléaire, des ENR, de la réduction des GES … mais de là a accepter tout et n’importe quoi !

C’est inouï ! Privatiser l’immense réserve d’eau, le grenier à eau de la France qui représente 8 milliards de m3, une gestion efficace des crues, la valorisation des voies navigables, l’optimisation des cours d’eau au service de nombreuses activités et industries.

Qu’adviendra-t-il de la stabilité du système électrique, dès lors que l’énergie hydraulique de pointe sera non plus à disposition du gestionnaire de réseau mais entre les mains d’industriels ou de traders ?

La mise en concurrence des concessions offre également la possibilité à des opérateurs privés de spéculer sur l’énergie de pointe, de dégager des marges considérables entre le prix de production et le prix de marché, cela au détriment, encore, des usagers.

Dès lors, quid de la péréquation tarifaire nationale qui permet d’avoir un même coût de KW/h sur tout le territoire ?

Sans vouloir faire de catastrophisme, la question du refroidissement des centrales nucléaires en cas de besoin est posée. Ce genre de problème s’est déjà posé depuis la privatisation de la CNR (Compagnie nationale du Rhône).

Dans quelles conditions une collectivité, un industriel… pourront-ils prétendre à réviser le cahier des charges d’une concession en cours, afin de pouvoir concrétiser un projet lié au multi-usage de l’eau, sans devoir s’acquitter d’une indemnisation exorbitante auprès du concessionnaire ?

Prenons l’exemple de l’aménagement hydraulique de la rivière d’AIN composé de 6 barrages. Ceux-ci alimentent les nappes phréatiques de la vallée et permettent l’irrigation des plaines agricoles et les pompages d’eau potable. Actuellement des conventions sont passées entre EDF et les collectivités locales, les fédérations de pêche, ou d’autres partenaires concernés. Ils étudient ensemble l’évolution de la rivière et mènent des actions en fonction des besoins.

Imaginons, que le barrage de VOUGLANS soit piloté par un groupe privé. Pouvons nous croire que celui-ci accepterait de lâcher ou de retenir l’eau du barrage pour satisfaire aux besoins amont et aval, des sociétés de pêche, des bases nautiques ou des céréaliers et industriels de la plaine de l’AIN … ? Et à quel coût ?

Au reste, ce barrage associé aux ouvrages hydroélectriques en aval permet de mettre à la disposition du réseau électrique national plus de 400 000 kW en moins de 5 minutes, soit 1,5 fois la puissance nécessaire à l’alimentation électrique domestique du département du Jura en hiver. Comment contraindre un producteur privé à turbiner en cas de demande sur le réseau national et à quel coût ?

Il s’agit d’un véritable hold-up sur un patrimoine public financé par l’impôt et les usagers de l’électricité ! Ainsi que de la remise en cause de l’indépendance énergétique du pays. Aucun autre pays en Europe ne s’est engagé dans cette absurdité. La France devient le seul pays à offrir ce joyau à la concurrence.

Nos gouvernants sont en train de tout brader aux capitalistes et aux intérêts financiers : les autoroutes, les aéroports, les lignes de chemin de fer, les réseaux de gaz et d’électricité etc.

Ils sacrifient sur l’autel du marché la première énergie renouvelable de France

Ils ont bonne mine de nous parler d’écologie !

 

Liens :

« Le barrage de Vouglans en début de chaîne est le 3ème réservoir artificiel français. Il conditionne tout le fonctionnement hydrologique de la rivière d’Ain. »

Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !
Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !
Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !

4 http://www.bassevalleedelain.com/gestion.php

Le SAGE (syndicat d’aménagement et de gestion de l’eau)

« Le fonctionnement écologique de la basse rivière d’Ain est étroitement dépendant du fonctionnement de la chaîne de barrages hydroélectriques (entre Vouglans et Allement) et des apports par la nappe phréatique fortement influencés par les captages agricoles. »

« Définir et mettre en oeuvre un partage de l’eau permettant le bon fonctionnement écologique de la rivière d’Ain tout en conciliant les différents usages (AEP, industrie, hydroélectricité, agriculture, loisirs) »

« La canicule et ses effets sur la rivière d’Ain » : La cellule d’alerte de la basse vallée de l’Ain est en état de vigilance accrue et demande au préfet d’autoriser des lâchers d’eau préventifs.

 

SOURCE:

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 21:31
30 juillet 2015    
Par Owen Jones : Journaliste au Guardian et au New Statesman, écrivain et militant de gauche
 

Au début, seuls quelques-uns trempaient le bout de leurs pieds dans l’eau. Puis d’autres, non sans hésiter, ont suivi leur exemple, se regardant sans cesse les uns les autres pour se rassurer. Alors que la Grèce, ravagée par l’austérité, a été placée sous ce que Yanis Varoufakis appelle une « occupation postmoderne », que sa souveraineté est bafouée et qu’elle se voit contrainte de mettre en application une fournée supplémentaire des politiques qui l’ont conduite à la débâcle économique, la gauche britannique se retourne contre l’Union européenne (UE) à toute vitesse.

« Tout ce que l’UE a de bien est en recul, tout ce qu’elle a de mauvais prolifère », écrit Georges Monbiot, expliquant sa volte-face. « Toute ma vie j’ai été pro européenne » déclare Caitlin Moran [critique de télévision et chroniqueuse au Times], « mais en voyant comment l’Allemagne traite la Grèce, je trouve l’Europe de plus en plus détestable ». Pour Nick Cohen [critique de télévision et chroniqueur à The Observer et au Spectator], l’UE est décrite « à juste titre, comme une institution cruelle, fanatique et stupide ». « Comment la gauche peut-elle soutenir ce qui est en train de se passer ? » demande Suzanne Moore (journaliste, notamment au Daily Mail, au Guardian et à The Independent). « L’Union européenne. Pas en mon nom ». On voit de hauts responsables du Parti travailliste à Westminster et à Holyrood [siège du Parlement écossais] qui, à titre privé, s’orientent de plus en plus vers une position en faveur de la sortie de l’UE.

La liste se poursuit et elle s’allonge. Plus les opposants de gauche à l’UE se manifesteront, et plus la dynamique va s’accélérer et atteindre une masse critique. Ceux d’entre nous, à gauche, qui avons toujours été très critiques vis-à-vis de l’UE avons eu l’impression de vivre une croisade solitaire. Mais le soutien de la gauche à une sortie de l’UE – le « Lexit » [contraction de Left et exit] si vous préférez, – n’est pas nouveau. Cette nouvelle vague d’euroscepticisme constitue une sorte de nouveau réveil. Une grande partie de la gauche avait fait campagne contre l’adhésion, en 1973, à la Communauté économique européenne (CEE) alors que Margaret Thatcher et ses semblables faisaient campagne pour.

Des gens comme mes parents pensaient que cette adhésion menacerait la capacité des gouvernements de gauche à mettre en œuvre leurs politiques, et qu’elle interdirait par exemple des mesures de soutien à l’activité industrielle indispensables pour protéger les industries nationales. Mais, ensuite, le thatchérisme est arrivé au pouvoir et une gauche de plus en plus malmenée et démoralisée a commencé à croire que le seul espoir de pouvoir mettre en œuvre une législation progressiste passait par Bruxelles. Dans les années 1980, la détresse de la gauche eut pour pendant le triomphalisme des thuriféraires du marché qui transformèrent le Royaume-Uni bien au-delà de nombre de leurs ambitions les plus folles, mais qui commencèrent à renâcler face aux restrictions imposées à leurs rêves par le projet européen.

[...]

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:35

Costas Lapavitsas : "La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro et du changement social"

 

Ce texte est la transcription traduite de l’intervention de Costas Lapavitsas au colloque « Democracy Rising », tenu à Athènes le 17 juillet 2015. Les intertitres sont de notre responsabilité.

Costas Lapavitsas est député élu au Parlement grec, membre de la Plateforme de gauche de Syriza, et professeur d’économie à SOAS (School of Oriental and African Studies, Londres).

 

Une capitulation désastreuse

Le gouvernement Syriza vient de signer un nouvel accord de sauvetage. C’est un très mauvais accord, pour des raisons évidentes que je vais énumérer.

Tout d’abord, cet accord est récessif. Il va plonger l’économie grecque dans la récession. Parce que les seules augmentations d’impôts s’élèvent à 2% du PIB. Elles concernent surtout la TVA, impôt indirect prélevé sur des produits principalement consommés par les travailleurs. Mais elles concernent aussi les entreprises et vont d’abord frapper les petites et moyennes entreprises, qui demeurent la colonne vertébrale de l’économie grecque. L’agriculture est sans doute le secteur le plus durement touché par cette augmentation : l’impôt sur le revenu versé par les agriculteurs va doubler, et ils seront soumis à de nouvelles obligations. Ces mesures sont incontestablement récessives. Elles arrivent à un moment où l’économie grecque chancelle au bord du précipice. Il ne fait aucun doute qu’elles vont la faire basculer dans la récession.

Deuxièmement, l’accord impose des mesures clairement inégalitaires. Elles vont exacerber les inégalités dans le pays. Ne laissez personne vous dire le contraire : le gros des recettes fiscales viendra des impôts indirects, dont on sait qu’ils sont facteur d’inégalité. Les inégalités vont s’accroître parce que les mesures imposent de prendre 800 millions par an dans les retraites. Elles feront peser une charge supplémentaire sur les retraités, qui comptent déjà en règle générale parmi les couches les plus pauvres de la population. Et bien sûr, les inégalités vont aussi s’accroître parce que le chômage va augmenter cette année et l’année prochaine.

Cet accord est mauvais parce qu’il ne remédiera en rien au problème de la dette du pays. Il ne prévoit pas de restructuration de la dette. Il va remplacer une catégorie particulière de dette par une autre. Il pourrait entraîner une amélioration marginale – marginale – sur le plan des taux d’intérêt et de l’étalement de la dette. Et celle-ci va sans aucun doute augmenter de 20 à 25 milliards pour recapitaliser les banques. Selon le FMI, le ratio dette sur PIB devrait passer à 200% l’an prochain. C’est très probablement ce qui va arriver.

Quatrièmement, l’accord ne prévoit absolument rien pour le développement du pays. Le « paquet » de 35 milliards d’euros n’existe tout simplement pas. Ces sommes ont déjà été allouées à la Grèce dans les divers fonds. Nous ne savons pas quand ni comment le pays percevra de l’argent frais. Rien, donc, en matière de développement.

Enfin, cet accord est clairement de type néocolonial. Le gouvernement de gauche a signé un accord néocolonial. Il l’est pour plusieurs raisons. J’en évoquerai trois : tout d’abord, l’accord prévoit l’établissement d’un fonds de privatisation de 50 milliards d’euros, sous contrôle étranger, et qui aura pour mission de vendre des biens publics. Les 25 premiers milliards seront destinés aux banques. S’il reste quelque chose – et il ne restera rien car on n’atteindra jamais 50 milliards –, les sommes serviront au remboursement de la dette et, peut-être, à l’investissement. Par conséquent, ce fonds vendra tout ce qu’il est possible de vendre pour recapitaliser les banques. Nous venons d’accepter de vendre nos bijoux de famille pour recapitaliser des banques grecques en faillite.

 

Nous avons aussi accepté de mener des réformes de l’administration publique sous la houlette de l’UE. Nous avons accepté de nous soumettre à un contrôle qui non seulement sera très sévère mais qui durera bien plus longtemps que les 3 ans que durera l’accord.

À mes yeux, cet accord représente une capitulation désastreuse. Ce n’est pas Brest-Litovsk. Ceux d’entre vous qui le croient se trompent. Il ne s’agit pas de gagner du temps pour asseoir le pouvoir bolchevique à Moscou et à Leningrad. Il ne s’agit pas de gagner du temps, car il n’y a pas de temps à gagner. Le temps, en l’occurrence, joue en faveur de l’ennemi. Ce n’est pas une manœuvre tactique.

Cet accord revient à mettre le pays sur une voie qui n’a qu’une seule issue. Une issue qui ne sert pas les intérêts du peuple. Quant à savoir qui est le véritable vainqueur de cet accord, c’est l’évidence même. Le vainqueur est devant vous. C’est l’oligarchie, qui s’exprime dans les médias de masse. Voilà pourquoi les médias exultent et célèbrent cette victoire. La réalité est parfois exactement ce qu’elle paraît être. Il est inutile de gratter la surface. Si vous lisez les grands journaux et que vous écoutez les médias, vous savez qui a gagné. [ ... ]

 

 

Sur le blog "Contretemps".  Cliquez sur le lien pour lire l'intégralité de l'article.

 

 

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