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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:46
 

VOILA LES JEUX SONT FAITS, JE PEUX DIRE CE QUE JE PENSE

Afficher l'image d'origine
Bon maintenant je peux dire ce que je pense, je ne nuirai plus à des gens que j’estime et qui se battent comme ils peuvent dans le cadre d’une catastrophe annoncée. Certains se sont étonnés de ma colère devant la référence à la prise de pouvoir d’Hitler par les élections.

Oui cette analogie, ce négationnisme historique est insupportable au moins pour deux raisons. La première c’est qu’à force d’entendre des bobos irresponsables jouer à se faire peur avec cette référence pour mieux sauver le PS menant la politique de la droite et courant derrière le sécuritaire et la guerre, ils ne font plus peur qu’à une poignée… A force de faire monter le FN pour prétendre effacer la politique au service du patronat et contre les petits ; à force d’ignorer les chômeurs, les gens qui n’ont plus de quoi vivre le 15 du mois, à force de substituer les mœurs à la question sociale, on se dit que leur dénonciation devient une recommandation, A force  de voir les mêmes prôner la guerre et l’atlantisme et les médias se battre les flancs pour défendre l’indéfendable, ils ne croient plus ni aux médias, ni à la classe politique. Ils ont essayé la droite, puis la gauche, ça a été la même chose alors il reste à essayer la solution de désespoir, le FN ou l’abstention. On ne peut les en féliciter, mais que dire de ceux qui conscients de ce que représente ce parti s'ingénient à l’utiliser pour garder le pouvoir ou le copient pour le conquérir., le Front National repoussoir et éclaireur pour vendus au patronat et à l’impérialisme.  La référence à Hitler n’est plus qu’un voile que l’on jette là-dessus pour culpabiliser l’électorat au lieu de dénoncer les politiques et ceux qui les inspirent, le MEDEF, les marchands d’armes.

Cette analogie est également insupportable parce qu’il y avait alors un parti communiste combatif, qui se battait et qui avait le vent en poupe contre Hitler. Ce fut la trahison de la social-démocratie appelant à la présidence les forces conservatrices qui livrèrent l’Allemagne à Hitler. Aujourd’hui il n’y a plus de parti communiste, il y a un abandon total de sa politique, un terrain totalement livré au simulacre FN qui peut paraître défendre les petits, les humbles, la classe ouvrière et l’indépendance nationale puisqu’il n’y a plus personne depuis les années 1990 pour le faire, que ceux qui tentent d’agir autrement sont isolés, décriés. Il y a à la place du parti, la division entre groupuscules qui du nord au sud adoptent des stratégies divergentes, présentent un front désuni et des slogans faussement humanistes et creux… Alors même qu’ils ont des complaisances soit avec le PS, soit avec des partis pro-européens et pro-guerre, une stratégie ou plutôt une débâcle tactique qui manque totalement de visibilité au plan national, et in fine les députés ne craignent pas de voter l’état d’urgence.

Oui ce fut une situation inconnue celle où  des élections ont eu lieu dans l’état d’urgence voté par tous les députés communistes et front de gauche. Jamais on a vu d’élections durant un état d’urgence. Un état d’urgence dans lequel n’étaient pas suspendus les marchés de Noël, tout ce qui avait trait au profit mais où seules étaient interdites les manifestations : celles d’écologistes ayant cru que la planète était l’affaire de tous et pas seulement d’une élite incapable d’agir et venue se goberger aux frais du peuple français. Oui mais surtout un état d’urgence contre les revendications salariales, celles de la défense de l’emploi et du service public… Un état d’urgence où la rigueur de la loi s’abattait sur les salariés d’Air France et ceux d’autres entreprises tandis que l’évasion fiscale se poursuivait… Les gens vivent des situations d’urgence que l’on tente de faire oublier avec l’ennemi intérieur et une guerre dont l’ennemi est mal défini… Et pas un parti politique pour organiser un mouvement de la paix, pour dire au plan national d’une seule voix une perspective crédible, un journal qui fut celui de Jaurès et de Marcel Cachin complètement décérébré qui change de ligne au gré des humeurs de son directeur qui n’a plus rien de communiste. Tout a été bradé…

Oui cela n’a rien à voir avec la venue d’Hitler au pouvoir… Il n’y a  pas d’intellectuels prêts à s’exiler, à se battre comme Brecht en dénonçant le capital… Ou alors ils n’ont plus le droit à la parole ni dans les médias aux ordre, ni dans l’Humanité, ni dans le parti qu’ils ont déserté. Combien de communistes ont-ils désespéré, ont-ils écarté pour leur substituer des employés des collectivités locales, des attachés parlementaires, tous les gens attachés à un système, les autres étaient accusés de « stalinisme » pour mieux disqualifier leurs propos, pour interdire qu’on les écoute… Plus de formation, plus de débat, des porteurs de tracts pour campagnes électorales menées dans la confusion. Une jeunesse qui ignore l’histoire, la vraie et qui nous condamne tous à la revivre comme le disait Marx, mais qui s’occupe encore de ces vieilles lunes… L’humain d’abord vous dis-je au moment même où on fait le lit à l’inhumanité, à la guerre sans la moindre réaction, se blottir derrière les verts ou des sociaux-démocrates en rupture et ne plus exister en tant que parti, vouer ceux qui au plan local tentent d’être encore communistes au silence et à l’isolement……

Et vous croyez qu’ils ont changé de stratégie? Point du tout, la déclaration du PCF ne fait que confirmer la ligne qui perd, pas la moindre autocritique, la grande peur du Front National tient lieu de tout n’est-ce pas? Quant au PS, tout prouve qu’il ne joue que les présidentielles, on renonce à deux bastions pour mieux tenter de démontrer qu’il est le seul rempart devant le FN, identifié à Hitler… Cambadelis ne l’envoie pas dire… lamentable et l’argument Hitler lui aussi est arrivé par les élections a encore de beaux jours… Une partie de la jeunesse qui a voté massivement pour le FN ne craint plus Hitler, seule l’URSS était coupable …

Y a-t-il encore un espoir? Le seul espoir serait dans l’existence d’un parti capable de résister pas seulement à la montée de l’extrême-droite mais au chômage, aux politiques d’austérité, aux abandons de souveraineté nationale y compris dans la guerre, c’est-à-dire au capital, à l’impérialisme…  mais ce parti a été sciemment détruit et je pense que le construire est une entreprise qui réclame d’autres hommes et femmes que ceux qui occupent actuellement la place du colonel Fabien ou les groupuscules qui entretiennent la division au sein du Front de gauche et qui ne veulent écouter personne, confondant l’addition de divergences et d’ambitions personnelles avec un parti capable de se battre aux côtés de ceux qui n’espèrent plus rien d’eux, pas plus que d’une gauche déshonorée. Pourtant il y a eu des communistes courageux pour ne pas renoncer à cette espérance, auront-ils la force d’enfin s’unir pour ensemble travailler à la création de ce parti dont nous avons besoin. Ils existent dans et hors le parti, ils sont la seule perspective pour un pays trahi de toutes parts. Un parti uni autour d’une perspective, privilégiant le contact et le rassemblement à la base, l’intervention des exploités, des rebelles, et de ceux qui n’en veulent plus autant que des intellectuels et des artistes qui veulent être l’expression de cette réalité de notre monde… Pas une alliance de groupuscules avec leurs combats de chefs, une perspective portée par une organisation décidée à changer de système social, à redonner une perspective à une jeunesse individualisée, et entraînée dans de fausses visions identitaires comme réponse à la crise.

Voilà je puis enfin vous expliquer ma colère, la manière dont j’enrage de voir un tel drame dans mon pays… Je n’ai plus envie pour quelques temps d’alimenter ce blog, j’espère que l’on me comprendra… Continuez à vous faire peur pour éviter de changer ou donnez-vous les moyens politiques de ce changement de société, vers la paix, le socialisme, le vrai, la justice sociale, le respect des êtres humains et de leur planète ne pourra exister sans ce choix … …

Danielle Bleitrach

PS. Le système de propagande, c’est-à-dire le capital voire les marchands d’armes avaient choisi, ils avaient fait de cette élection le POUR ou contre le FN, pour mieux préparer les présidentielles et empêcher toute alternative… C’est la seule analogie, mais elle est de taille, le choix du capital, y compris l’intervention de Gattaz…

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:53

Mis en ligne le 12/12/2015

 

 

"Le choc", titraient lundi le Figaro et l'Humanité.

Le FN est devant l'Union des droites et le PS, la seconde droite, dans 6 régions. En Normandie il rassemble plus de 27% des suffrages exprimés, derrière la droite et devant le PS largement distancé.  Aucune manifestation anti-FN n'a pu l'empêcher.

Il profite du désarroi des Français et surfe sur un discours anti-immigré et les peurs générée par les attentats. Il capte les voix de ceux dont la vie bascule, bousculée par la crise et les politiques européennes. Rien de tout cela n'était imprévisible.

 

Les salariés, les privés d'emploi, ne peuvent rien attendre ni du FN, ni du PS, ni de la droite.

 

Le PCF-Front de gauche, " un vent de colère, un souffle d'espoir" obtient la confiance de plus de 7% des électeurs en Normandie, plus de 10% en Seine-Maritime. Le PS, autoproclamé "Union de la gauche", subit un réel recul et la droite progresse moins qu'elle ne l'espérait.

Le plus grand parti de France est encore une fois celui des abstentionnistes, des votes blancs et nuls. Réunis, ils sont majoritaires. Ce qu'occultent les analystes, c'est qu'une majorité de Français ne veulent plus ni des socialistes, ni de la droite, c'est-à-dire des partis politiques qui soutiennent la politique d'austérité européenne, ceux qui ont voté pour la "concurrence libre et non faussée", pour les "réformes" voulues par Bruxelles, les deux partis qui en Normandie étaient soutenus par le MEDEF local et national. Les Français et les Normands, quelle que soit la manière dont ils l'expriment ne veulent plus de la politique dictée par Bruxelles et mise en oeuvre par les gouvernements successifs.

 

Beaucoup ne croient plus pouvoir peser sur les décisions politiques puisqu'au bout du compte ils sont appelés à voter pour des partis qui restent sourds à leurs demandes. C'est ainsi que le système électoral privilégie les unions factices de second tour et les deux grands partis européistes. Le suffrage universel est détourné au profit du PS et de la droite. C'est le système instauré par De Gaulle et prorogé par Mitterrand. Pour l'un comme pour l' autre, il s'agissait écarter, de marginaliser les communistes.

Seules les élections à la proportionnelle intégrale permettent de représenter tous les courants d'opinion. Et c'est bien pour préserver leur pouvoir, celui du Capital et de l'Union Européenne que le PS et la droite ont opté pour le bipartisme.

 

Aucune des listes du deuxième tour ne peut représenter les électeurs ouvriers et salariés. Aucune ne soutient les luttes des salariés contre les licenciements, pour l'augmentation des salaires, contre la course à la compétitivité dans les entreprises, contre la suppression des postes dans la fonction publique. Ni la droite, ni le FN, ni le PS. Aujourd'hui le FN rêve de profiter du système et ne met plus en avant la proportionnelle. De plus, il a mis une sourdine à ses revendications anti-européennes. Seul le pouvoir l'intéresse. Les socialistes en place n'ont rien fait pour s'opposer à la fermeture de Petroplus, aux licenciements à Chapelle Darblay et aujourd'hui aux licenciements des Sidel. Pire, après la droite ils votent des lois anti-salariés les unes après les autres : destruction du code du travail, travail du dimanche, allongement du temps de travail et de l'âge de la retraite... Ils appellent à la chasse aux militants syndicaux ou associatifs et les traînent devant les tribunaux. Sans compter leur action à Bruxelles : accord sur le travail détaché, sur le traité transatlantique ...

 

C'est pourquoi le PCF-Front de gauche ne peut prétendre représenter les intérêts des salariés en s'alliant, sur la même liste, aux socialistes et aux Verts. C'est donner à peu de frais une caution de gauche à un PS qui n'est plus à gauche depuis longtemps. C'est certainement une déception pour nombre d'électeurs communistes.

 

Les électeurs réellement de gauche savent ce qu'ils ont à faire. Nous ne prétendons pas leur dicter leur comportement. Nous donnons notre point de vue.

Aucune homme ou femme vraiment de gauche, aucun salarié ou ouvrier, aucun privé d'emploi n'a intérêt à voter ni pour le FN. Nicolas Bay, ni pour le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, ni pour le candidat de la droite Hervé Morin.

C'est seulement en construisant des luttes unitaires pour la paix et contre l'OTAN, contre TAFTA et l'Union européenne, contre l'austérité et Bruxelles qu'ils pourront se faire entendre.


Action Communiste, 11 décembre 2015

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:01
, par  pamillet sur levenissian.fr

 

Le choc du résultat des élections régionales plaçant l’abstention puis le Front National comme les deux premiers partis, confirme que les élites politiques, économiques, médiatiques,ont perdu toute légitimité à parler de la France, de l’intérêt général, des conditions de vie des Français.

- Ils sont illégitimes à parler de l’emploi quand ils ont laissé nos filières industrielles et techniques se déliter dans la mondialisation capitaliste et l’Europe de la concurrence
- Ils sont illégitimes à parler de liberté, quand ils imposent un état d’urgence permanent et font alliance avec les régimes les plus rétrogrades du Golfe
- Ils sont illégitimes à parler d’égalité quand ils ont laissé grandir une pauvreté de masse dans un pays de grande richesse, quand toutes leurs politiques publiques font pression sur les revenus du travail au seul profit des plus grandes oligarchies
- Ils sont illégitimes à parler de fraternité quand ils laissent se développer clientélisme, corruption, et arrogance des plus riches
- Ils sont illégitimes à parler de la république française, quand ils défont ses institutions et ses services publics

Ce n’est pas le FN qui est immoral, ce sont nos élites ! Le FN est dangereux, cachant derrière son discours social un fascisme bien réel dont le but est toujours de diviser les peuples pour garantir la domination des plus riches.

Mais personne ne fera reculer le FN avec les partis qui l’ont fait roi médiatique, qui l’instrumentalisent en espérant se retrouver face à lui au deuxième tour de 2017.

Dans le peuple Français, dans les millions d’abstentionnistes, dans les millions d’ouvriers, techniciens, fonctionnaires, cadres...tous ceux qui découvrent d’un œil désabusé cette société politique déliquescente, il y a l’énergie pour une nouvelle révolte Française, une révolte de l’intelligence et du progrès, de la solidarité et de la créativité, le contraire du Front National, un nouveau Front Populaire.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 22:00

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 18:32
Commentaires : Pas très clair ...  Il voterait pour Estrosi ou Bertrand, mais il voterait aussi pour le PS en Alsace ... Alors, quelle est la position d'André Chassaigne?  Elle semble être à l'image de la politique du PCF-Front de gauche telle qu'il la dénonce lui-même :" un méli-mélo incroyable ".
André Chassaigne à l'Assemblée Natioanle

André Chassaigne à l'Assemblée Natioanle

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée voterait "pour les Républicains sans hésiter" s'il était électeur dans le Nord ou en Paca dimanche prochain, a-t-il déclaré mardi, tout en regrettant le choix "unilatéral" du PS de retirer ses listes.
 

"Si je devais choisir entre une liste FN et une liste Les Républicains, avec Bertrand ou quelqu'un d'autre, je voterais les Républicains sans hésiter", a déclaré le député du Puy-de-Dôme lors d'un point presse. Toutefois il a déploré le choix "unilatéral" du PS de se retirer, "sans débat avec les autres forces de gauche". En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, il voterait ainsi pour "la liste socialiste".

Le député du Puy-de-Dôme ne pense pas que "le retrait soit la bonne solution" mais "le dilemme est terrible entre laisser le FN au pouvoir avec les conséquences notamment sur le financement des associations qui font frissonner et avoir des conseils régionaux sans élus progressistes portant d'autres valeurs", a-t-il reconnu. "Des deux côtés, mon mal est infini", a-t-il dit, citant Don Rodrigue dans Le Cid.

Le résultat des régionales est un "choc terrible" qui nous "interpelle tous", a-t-il estimé. "Au Front de gauche, nous avons eu un manque de lisibilité, il n'y avait pas deux régions où nous avions les mêmes alliances ni le même discours. C'était un méli-mélo incroyable", a-t-il admis. Pour autant, même dans les régions où la gauche sera absente au second tour, André Chassaigne continue de penser qu'il était bien que "chacun puisse présenter ses propositions au premier tour" et qu'une liste d'union de la gauche n'aurait "pas changé beaucoup de choses".

SOURCE: L'Humanité.fr

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:44

Première réaction à 20H – Communiqué du PRCF
« UN RESULTAT ANGOISSANT MAIS PREVISIBLE, UN SURSAUT POPULAIRE POSSIBLE ET URGENT !« 

prcf_logoSi l’on résume à grands traits les résultats des régionales, on constate

Même s’il y a un certain recul de l’abstention, le rejet populaire du théâtre d’ombres politiques français est massif et flagrant ; les forces politiques dominantes, du et des Verts au FN (qui vient de tomber le masque sur ce sujet) s’inscrivent dans la désastreuse « construction » euro-atlantique qui tue la France, l’emploi et les acquis sociaux ; ce rejet, cette colère sont tels qu’on ne saurait dire que le scrutin du 6 décembre a validé le découpage de la France en 13 Euro Länder dangereux pour l’unité territoriale de notre pays, cependant que le score de certains régionalistes, voire séparatistes, est inquiétant dans certaines régions ; au demeurant, qu’est-ce, démocratiquement parlant, qu’une élection qui s’est déroulée sous l’état d’urgence à rallonge avec interdiction des manifs populaires (par ex. celle de la Libre Pensée à Paris ce samedi), union nationale obligatoire, mise en veilleuse de la campagne électorale sous couvert d’union sacrée ? La France se dirige manifestement vers une « démocratie de basse intensité » dont se réclament de nombreuses officines idéologiques néolibérales et social-démocrates ;

  • On constate un recul général du PS, y compris dans son bastion historique du Nord, malgré l’appel déloyal au vote utile au détriment des autres partis se réclamant de la gauche ; les postures grandiloquentes et militaristes de Hollande n’ont pas fait oublier au peuple la désastreuse antinationale et euro-austéritaire du pouvoir ;
  • la reconquête possible par la droite d’une majorité de régions en vue d’utiliser ses nouvelles positions pour accentuer son offensive patronale et antisociale contre la Sécurité sociale, les retraites, les statuts de la fonction publique, le Code du Travail, le CDI, le SMIC, les minima sociaux, etc.
  • l’effacement, les divisions et l’invisibilité du Front de gauche, parfois éclaté en plusieurs listes dont certaines faisaient cause commune avec les euro-fédéralistes verts, et qui n’a apporté aucune clarification sur la question européenne, sur la contre-réforme territoriale, sans oublier l’attitude des parlementaires du PCF sur l’état d’urgence et sur défense des libertés
  • l’inexistence électorale de pseudo-listes « révolutionnaires » qui contournent totalement la question européenne
  • et surtout, la nouvelle percée du FN qui, fort de son score très élevé en termes d’exprimés, peut aborder en « pôle position » les prochaines échéances présidentielles et législatives et qui risque de diriger prochainement deux, voire trois euro-régions ; il s’agit là d’une nouvelle manifestation de cette euro- du pays dont le FN – qui multiplie ces derniers temps les déclarations rassurantes à l’endroit du MEDEF et de l’UE et qui a honteusement exploité les attentats terroristes – est l’aile marchante, mais qu’accompagne l’orientation de plus en plus dictatoriale de l’UE (on l’a vu en Grèce) et le cap franchement anti-laïque, liberticide, policier, patronal,hyper-atlantique du gouvernement Valls. En particulier le résultat-fleuve obtenu dès le premier tour du FN en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie est un ultime coup de semonce à l’endroit de ceux qui ne veulent toujours pas comprendre à quel point il est urgent, vital même, de rendre visible au plus tôt une perspective unitaire antifasciste, patriotique et populaire de SORTIE de l’U.E., de l’euro et de l’OTAN sur la base d’orientations clairement progressistes.

font antifasciste frappAu second tour, le PRCF redoublera d’efforts pour détourner le maximum de voix ouvrières du vote dangereux, suicidaire même, en faveur du FN, ce parti faussement patriotique et faussement populaire, qui n’est qu’une roue de secours fascisante de l’UE, et que François Hollande risque fort de doter, avec ses projets constitutionnels antidémocratiques, des moyens légaux de la dictature ouverte.

Pas question non plus de soutenir les listes violemment antisociales de l’ex- qui a constamment surenchéri sur le FN en matière de xénophobie et qui n’a d’autre but que de détruire le mouvement ouvrier.

PRCF serpent fasciste 2 FRAPP eurofascsime front populairePas question pour autant de créditer en quoi que ce soit d’éventuelles listes UMPS dont le seul libellé fera le jeu du FN et dont l’orientation ne saurait être que très hostile au mouvement ouvrier, au syndicalisme de lutte et aux adversaires de l’UE dictatoriale. Le propos n’est pas d’arbitrer entre l’UMP et le PS là où ces deux forces seront en compétition au second tour pour cogérer l’euro-länderisation de la nation. Là où le PS, éventuellement rejoint par les Verts et le Front de gauche sera seul face au FN, il lui faudra convaincre l’électorat populaire qu’il est réellement une force vraiment républicaine, ce que sa politique nationale dément hélas chaque jour.

Dans ce sombre climat, qu’ont dramatiquement aggravé les hideux massacres terroristes de Paris sur fond d’ingérences impérialistes et de politique néocoloniale débridée de Hollande (Afrique, Proche-Orient, Ukraine…), le PRCF appelle à une contre-offensive générale, « tous ensemble et en même temps » du monde du travail, pour un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire permettant à la fois de combattre le FN et d’appeler la France à sortir par la voie progressiste de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme dans la perspective du socialisme pour notre pays. Le PRCF continuera sa campagne de terrain pour convaincre les ouvriers de ne pas voter FN.

En outre, le PRCF adresse aux forces démocratiques politiques et syndicales deux propositions unitaires d’action et de débat :

  • dès le lendemain du second tour, rencontrons-nous, débattons, et surtout, co-organisons une manifestation nationale et/ou des manifestations régionales contre le FN, contre l’assassinat des libertés démocratiques, pour une politique étrangère française respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour une lutte antiterroriste qui ne soit pas prétexte à matraquer le mouvement populaire, contre l’ensemble des contre-réformes Valls-MEDEF, pour la rupture de la France avec l’OTAN et avec la dictature européenne. C’est urgent, il faut rapidement un sursaut démocratique à l’égal de celui qui permit en 1934 au PCF de prendre la tête du premier Front antifasciste, populaire et patriotique. Il y va de l’honneur et du renouveau de notre pays, il y va de la vitalité de son mouvement ouvrier et démocratique actuellement en grave repli.
  • Le PRCF propose à tous ceux qui se prononcent pour une sortie de l’UE par la voie progressiste et clairement antifasciste d’organiser ensemble au plus tôt une table ronde nationale permettant de donner de la visibilité à l’alternative populaire, patriotique et antifasciste.
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 23:45
Gnafron

Gnafron

Texte de septembre 2015, qui va encore longtemps faire de l'usage ! Auteur : Gilles Questiaux

 

Je déteste le FN et tout ce qu’il représente. Mais on lui accorde beaucoup trop d’importance. L’ennemi principal des travailleurs, français ou immigrés, c’est le triple pouvoir qui siège à Washington, à Bruxelles, et à Paris. En France, ce sont les partis « mainstream », tantôt UMP, tantôt PS, avec leurs supplétifs écologistes, centristes, etc.

Il faut stopper le terrorisme moral de la gauche petite bourgeoise, incapable de rien faire pour défendre les travailleurs, mais toujours prête à donner des leçons. Ceux qui condamnent Jacques Sapir avec des tremolos pour avoir évoqué le rôle éventuel du FN dans un front anti Euro ne lui reprochent pas d’aimer le FN, mais de ne pas aimer l’euro.

De qui se moque-ton ? En quoi Marine le Pen est elle pire que Hollande, Sarkozy, Juppé, Fabius, Bernard Henri Lévy, Gattaz, Macron, la CFDT? Elle est pire dans les mots, ils sont pires par leurs actions. Elle propage un discours raciste, mais les autres créent quotidiennement les conditions du racisme en dépouillant les travailleurs et les citoyens de leurs droits. Pourquoi faudrait-il voter pour la cause de la maladie pour contrecarrer le symptôme ? Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, comme disait Jacques Duclos.

Sans doute Jacques Sapir a été imprudent, car le FN traine une mauvaise réputation bien méritée. Mais il s’agit de la plus importante force électorale qui prétende s’opposer à l’euro. Ceux qui tombent d’accord qu’il faut quitter l’euro, et le plus tôt possible, car c’est pour la démocratie une question de survie existentielle, se posent forcément la question du rôle éventuel de ce parti dans le processus. Sans les voix du FN, en tout cas, le "non" n'aurait pas emporté le referendum de 2005.

Alors les condamnations morales pleuvent sur le baudet. Et signalent une fois de plus le FN, pour sa plus grande joie, comme « parti antisystème », désigné par le système lui-même. Interdire la question de Sapir, c’est en fait y répondre de manière à rejeter dans le camp du FN toute opposition à l'euro, et à lui donner les moyens de progresser encore davantage, à son propre étonnement.

Je pense qu’il n’y aura pas de front contre l’euro avec le FN pour une simple raison. On peut rassurer tout de suite les fanatiques de « l’Europe sociale »: une lecture attentive du programme du FN (C’est le PEP de Jacques Nikonoff qui s’en est chargé) montre qu’il n’a pas du tout l’intention de quitter l’euro, l’UE et l’OTAN; et c’est bien normal : le concept de l’Europe, c’est l’union du continent symbolique des chrétiens, des blancs, et des impérialistes. Et bien, c’est aussi celui du FN.

Mais quelque soit le racisme de ce parti, fondé il y a quarante ans par des nostalgiques de Vichy et de l’Algérie française, il ne va pas rouvrir des camps ni des chambres à gaz. S’il en venait à participer au pouvoir, ce qu’il ne pourrait faire que dans une coalition avec l’UMP, ses représentants se borneraient à tenter de marquer l’opinion symboliquement, à la manière que font aujourd’hui les écologistes, en faisant du bruit pour faire oublier l’abandon pur et simple du socle de leur programme. On peut s’attendre à d’épiques empoignades sur le porc dans les cantines, ou sur l’enseignement à l’école du bon vieux temps des colonies. Mais les électeurs qui votent pour le FN en espérant l’expulsion massive des étrangers (s’il y en a beaucoup) en seront pour leur frais.

Une connaissance minimale de l’histoire permet de l’affirmer. Le fascisme historique des années trente n’était rien d’autre qu’une machine de guerre contre la révolution ; sa seule cohérence logique était l’anticommunisme, le reste n’était qu’une logorrhée délirante. Or vu le rapport de force actuel il n’y a guère de risque de voir le MEDEF se mettre à financer en grand crânes rasés et croix gammées, par peur du communisme. Pas d’attaque en vue contre la propriété privée des moyens de production? pas de réaction fasciste! Ce parti, sans aucun appui dans les institutions, soutenu ni par l’armée, ni par l’Eglise, ni par le patronat, ni par l’étranger, dépourvu d’armes et de milice, ne pourrait exercer une dictature qu’au cas où la bourgeoisie lui offrirait le pouvoir sur un plateau, comme en Allemagne en 1933, et dans l’état actuel des choses on ne voit vraiment pas pourquoi elle le ferait. Pour le moment elle lui préfère largement l’UMPS (et même le PS tout court).

Bref, dans sa forme actuelle, c’est un épouvantail. Tout comme le rejeton du parti fasciste historique, le MSI en Italie. Qui a participé au pouvoir, avec Berlusconi, pendant des années, sans que personne ne s’en aperçoive.

Ceux qui à gauche de la gauche feignent d’avoir si peur du FN et de la contagion de ses idées feraient mieux de cesser de faire sa publicité et de s’occuper vraiment de combattre les reculs sociaux, les privatisations, le pillage des finances publiques, les dénis de démocratie émanant de l’UE, l’étranglement de la Grèce, l’exploitation et la manipulation du terrorisme, la surveillance généralisée sur Internet, les guerres impérialistes déchainées par les caniches des Américains, qui pratiquent ouvertement la torture et les assassinats de proscrits, et les massacres de migrants qui font aujourd’hui la une. Le FN ne joue aucun rôle dans tout cela. Il rêve sans doute d’y participer mais les forces économiques et impérialistes qui nous gouvernent n’ont pas besoin de lui dans un autre rôle que celui d’opposant de pacotille.

Le FN n’est pas au pouvoir, n’a aucun moyen ni aucune volonté réelle d’y parvenir, et on nous demande constamment de mettre la sourdine sur nos critiques de ces pouvoirs capables de tant de crimes et d’abus, voire de s’allier avec eux, pour combattre ce FN qui n’y participe même pas. En l’état actuel des choses, le FN ne soutient même pas le seul mouvement néonazi au pouvoir en Europe, en Ukraine, contrairement au PS, à l’UMP, aux écolos, et même au NPA.

Et les socialistes et l’UMP, qui ne sont pas fascistes, que sont-ils ? Qui a du sang sur les mains dans ce pays ? Que sont les politiciens français comptables du sang ukrainien, syrien et libyen ? On n’a pas encore trouvé de mot pour les qualifier.

Le FN pratique une opposition de façade. Sa couverture médiatique lui permet de capitaliser sur la réaction populaire, égarée et mystifiée, devant les ravages du capitalisme sans contrepoids, qui règne en France et dans le monde depuis la disparition de l’Union Soviétique, et l’abandon de la classe ouvrière par le PCF.

L’importance du FN s’explique par cet abandon, et se résume à cela. Si on veut vraiment lutter contre le FN, il faut lui ôter son rôle de tribun à bon compte, il faut recomposer un parti communiste pour combattre en priorité et sans rémission les ennemis du genre humain qui nous gouvernent depuis trente ans. Car le FN, au fond , n’est qu’un leurre médiatique. C’est le parti proposé par la soi-disant élite et les médias à ceux qui n’aiment pas l’élite et les médias.

Certes si le mouvement communiste redevenait quelque chose, il surgirait dans la rue sans tarder une réaction néofasciste véritablement redoutable, avec nervis, assassins, terroristes, comme elle a existé dans la rue en Italie dans les années 1970, comme elle existe aujourd'hui même en Amérique latine, mais là, bien loin de susciter la réprobation, elle bénéficierait, comme au Venezuela ou en Ukraine, des encouragements et des applaudissements du "Monde " et de "Libération", des médias et des intellectuels organiques de la bourgeoisie.

GQ, 21 septembre 2015

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:20

A l'occasion des élections régionales, le MEDEF normand a récemment invité les têtes de file de deux partis politiques à débattre en son sein.
Pourquoi seulement "les républicains" et le parti socialiste?

D'abord parce que, pour le MEDEF, les partis politiques n'ont de valeur que s'ils servent celles du CAC 40.
Ensuite, et à partir du critère précédent,  parce que le souci de rentabilité immédiate pousse les patrons à jouer les favoris en fonction de la cote ( les sondages) et du terrain ( la région).
Enfin parce qu'il faut bien sauver un tant soit peu la prétendue indépendance syndicale  en donnant l'impression qu'on ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Cela étant, Hervé Morin et Nicolas Mayer Rossignol se sont livrés à un face à face dont la presse et le MEDEF ont relevé la courtoisie mais déploré le manque de vigueur!
 Bref, on était loin du combat de classe qui vous contraint parfois à " tomber la chemise".

Il est vrai que la contreverse était quasiment impossible pour qui sait que le programme des deux candidats est foncièrement favorable au patronat à qui ils promettent des subventions en échange de créations d'emploi qui ne voient jamais le jour.

Le pouvoir régional étant par ailleurs inopérant dans le domaine sociétal - qui est pouratnt le champ de bataille privilégié de ces deux partis  au détriment des problèmes sociaux - le débat ne pouvait que tomber dans la monotonie.

Le représentant du MEDEF a toutefois tenu à signaler qu'il y avait des aspects positifs dans chacun des deux programmes respectifs. Sous entendu, que le meilleur des deux gagne au premier tour des éliminatoires, il sera bien temps de faire un choix lors du deuxième tour.

 

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:07

Jusqu'aux attentats terroristes du 13 novembre, personne n'imaginait que les élections régionales étaient de nature à pouvoir endiguer la vague abstentionniste des scrutins précédents. Au contraire, chacun s'attendait à un profond désintérêt. En effet, quand beaucoup de Français ont encore du mal à s'habituer au tracé des frontières régionales, la plupart d'entre eux est incapable de démêler, dans l'écheveau des stuctures territoriales, quels sont les attributions et les rôles respectifs des communes, des métropoles, des départements et des régions. Pour désorienter un peu plus l'électeur potentiel, s'ajoute à cela le fait que le mode de scrutin aux élections régionales diffère de celui des municipales et des départementales.

Par ailleurs, au delà des intérêts politiciens des partis et des ambitions personnelles qu'il suscite, l'enjeu des élections régionales n'apparaît pas clairement aux yeux des Français: ils savent que l'austérité dont ils souffrent découle des décisons prises à Bruxelles et du gouvernement, que le pouvoir régional sera quasiment incapable d'accroître les emplois, d'améliorer quelque peu leurs conditions de vie et de leur assurer plus de sécurité. En quelque sorte, ils savent que les pouvoirs locaux ne sont que des pouvoirs low cost!

En fin de compte, il n'y a pas de quoi susciter un quelconque intérêt nouveau chez les électeurs lassés des promesses électorales alternativement non tenues par une droite rebaptisée mais inchangée et par un PS qui après avoir prétendu vouloir " changer la vie" a changé d'avis et applique la même politique que la droite.

Or, si l'on en croit les médias et les sondages, tout a changé depuis le 13 novembre. François Hollande, jusqu'alors réputé hédoniste en privé et prudent conciliateur de tendances en public, serait subitement devenu un " tigre à la Clémenceau". Hier encore " capitaine de pédalo" aux yeux des siens, il serait miraculeusement promu " grand timonier" par l'opinion publique.

L'état de guerre proclamé et l'état d'urgence instauré ont certes conféré provisoirement une nouvelle stature au chef de l'état. Sa cote et celle de son premier ministre s'en trouvent sensiblement améliorées et F. Hollande compte bien entretenir ce climat favorable pour redorer son blason dans la perspective de la présidentielle future et pour limiter la casse dont pourrait être victime le PS aux régionales prochaines.

En entretenant la légitime émotion populaire et le climat d'insécurité actuels , le chef de l'état qui a déjà fait opérer un virage à 180 degrés à sa politique étrangère, entend étouffer la campagne électorale et les problèmes politiques de fond. De plus, il veut accroître la crainte du FN dans l'espoir de ranimer la tactique usée du "front républicain" à l'occasion de deuxième tour. Si la ficelle est un peu grosse, elle est en outre indécente. Se servir d'un deuil national à des fins bassement électoralistes relève de procédés honteux.

 

Michel Barrière
 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:04

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