Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 17:29

Voir la video sur le blog : Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

 

Pourquoi tant de haine ? Oui, il a commis des erreurs, le Fouquet’s, les vacances sur le yacht de Bolloré, il l’avoue dans son livre. Alors pourquoi ce harcèlement ? Gérard Mordillat répond. Merci Gérard.

On se demande au nom de quoi on soupçonne celui qui se sacrifie pour la France. Avouer quelques pécadilles pour mieux cacher les grosses affaires ? L’affaire Bygmalion, par exemple, soi-disant des comptes truqués à hauteur de 40 millions d’euros, pour laquelle il est mis en examen.

Il est pourtant très clair dans son livre : « Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate. » Puisqu’il le jure ? Pourquoi douter ? Gérard MORDILLAT répond à ces questions essentielles pour l’avenir de la France.

chronique : Gérard MORDILLAT
présentation : Daniel MERMET
réalisation : Jeanne LORRAIN & Jonathan DUONG
son : Jérôme CHELIUS

Partager cet article
Repost0
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 15:01
Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 janvier 2016.
Commentaires : Voici un article qui décrit fort justement la nocivité de l'UE.  Mais comment faire, quand on dit qu'il faut "refonder", "réorienter l'Europe" à longueur d'articles et de discours, pour construire des mouvements de luttes qui puissent se donner des objectifs concrets et crédibles ?  Le problème, pour les syndicats agricoles comme pour le PCF, est de prendre la mesure de la perversité de l'Union Européenne et des gouvernements qui la font.  Ainsi le gouvernement français - tout comme la FNSEA- a passé un accord avec les éleveurs en sachant pertinemment que Bruxelles ne pouvait pas accepter des mesures qui contredisaient la "concurrence libre et non faussée".  Alors ?  Que va-t-il faire maintenant ? S'incliner ou passer outre et refuser les sanctions que la Commission cherchera à imposer ? 
Face à cela, les seuls mots d'ordre appropriés sont " refus des sanctions" et "application des accords".   Tout en avançant l'idée que "sortir de l'Europe et de l'euro" est la seule solution pour qu'enfin tous ceux qui en souffrent puissent définir la politique de leur choix.  Cela vaut pour l'agriculture comme pour les services publics, l'industrie, la grande distribution ou la finance ...  Après tout le choix semble être : mourir à petit feu dans l'Union Européenne ou affronter les difficultés qui résulterait d'une sortie de ce carcan et ouvrir d'autres perspectives que celles d'être soumis ad eternam au capitalisme mondialisé et ses institutions. YG.
 
 
 
gérard le puil sur le site de l'Humanité
Vendredi, 8 Janvier, 2016

Photo : Kenzo Tribouillard/AFP
Nous avons fait état, ces jours derniers, des difficultés rencontrées depuis des mois par les éleveurs français dans les trois importants secteurs que sont le lait de vache, la viande bovine et la viande porcine pour cause de prix anormalement bas.  Désormais ces trois filières risquent des procès intentés par la Commission européenne pour entrave à la libre concurrence.

Dans plusieurs grands pays de l’Union européenne spécialisés dans la production laitière, la liberté donnée aux éleveurs de produire du lait sans limitation de volume avec la sortie des quotas lait à partir d’avril 2015 s’est traduite par de la surproduction laitière dès l’année 2014. Il convient de rappeler ici que les quotas avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser la production en Europe. Cette maitrise des volumes avait permis d’avoir pendant 30 ans des prix convenables pour les exploitations laitières. Mais cette maîtrise n’était pas en phase avec la vision libérale de l’économie qui prédomine à Bruxelles.

Baisse du prix de lait, augmentation du profit de la grande distribution

Proposée de longue date par la Commission, la sortie des quotas a été finalement été acceptée par les gouvernements des pays membres de l’Union. Cela s’est traduit par une offre de produits laitiers supérieure à la demande dès l’automne 2014 au niveau communautaire. L’embargo russe sur les produits agricoles européen en août 2014 est encore venu réduire les débouchés pour le beurre et les fromages européens. Du coup, on est souvent passé d’un prix du litre de lait proche de 40 centimes d’euro à 30 centimes dans les pays de la zone euro en un peu plus d’un an. Y compris et surtout en France bien que notre pays n’ait pas atteint le volume de production autorisé durant les deux dernières années de production sous quota. Car les pays excédentaires en volume ont bradé du lait de grande consommation à l’export pour le plus grand profit de Leclerc, Carrefour, Auchan et autres enseignes françaises de la grande distribution.

Comme depuis trois à quatre ans on a élevé plus de vaches en Europe dans le but de produire plus de lait à partir de 2015, on a aussi fait naître plus de veaux dont la moitié sont des mâles qui deviennent ensuite des veaux ou des taurillons de boucherie. Ce qui augmente l’offre de viande bovine. Dans un pays comme la France où les vaches allaitantes (celles qui allaitent leur veau) sont plus nombreuses que les laitières, le surplus de viande issu du troupeau laitier a fait chuter les cours pour toutes les catégories de viande bovine.

Fiasco des reports des remboursements d’emprunts

C’est dans ce contexte qu’est intervenu au début de l’été 2015 un projet de compromis en forme d’engagement verbal entre le gouvernement, la Fédération nationale bovine de la FNSEA, certaines entreprises d’abattage et des chaînes de la grande distribution visant à introduire et à répercuter jusqu’au consommateur une hausse de 5 centimes par semaine pour chaque kilo de carcasse de viande bovine afin d’augmenter ce prix moyen de 60 centimes au bout de douze semaines.

Pour diverses raisons, cet accord n’a guère fonctionné, la hausse finale ayant été de 5 à 20 centimes selon les régions et la qualité bouchère des animaux. Un projet d’accord du même type, visant à hisser le kilo de carcasse de porc à 1,40€ sur le marché au cadran de Plérin dans les Côtes d’Armor a totalement échoué, les deux plus gros abatteurs de la région ayant cessé leurs achats sur ce marché.

Rien n’a donc été réglé pour le lait, la viande  bovine et la viande porcine malgré un plan d’aide du gouvernement annoncé en août 2015 et centré sur des reports des remboursements d’emprunts et des prises en charges de cotisations sociales. Mais le plus dur est peut-être à venir pour les éleveurs en difficulté, pour les syndicats paysans et pour les entreprises d’abattage qui ont accepté l’été dernier ce processus visant à faire remonter les cours à la production. On apprend en effet que la Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur des « comportements anticoncurrentiels allégués » chez des acteurs de filières bovine, porcine et laitière françaises.

Les éleveurs, dindons de la farce

Les organisations syndicales et les entreprises qui ont accepté de rechercher ce compromis dont le but clairement affiché était de sauver les éleveurs de la ruine sont désormais visées par la Commission qui fait état de la réglementation européenne pour rappeler qu’il est interdit de « fixer de façon directe ou indirecte les prix et les conditions de transaction », de « limiter la production, les débouchés, les investissements » et de « répartir les marchés ou les approvisionnement ». Bref la concurrence doit être la plus libre et la plus sauvage possible quels que soient les désastres économiques et sociaux quelle engendre.

Dans ce compromis qui n'a pas débouché sur les augmentations de prix espérés, les éleveurs ont été les dindons de la farce. Les syndicats et d’autres intervenants qui se sont  engagés  pour  les défendre  via ce compromis vont désormais être poursuivis par Bruxelles. Voilà qui va faire aimer l’Europe dans les campagnes à seize mois de la prochaine élection présidentielle.   

Partager cet article
Repost0
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:29

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 00:24

Publié le par MS21

Défilé de l'Action Française  "Fête de Jeanne d'Arc", Jules Michelet, Ernest Renan, Maurice Barrès, Jacques Doriot, Mussolini
 

Défilé de l'Action Française "Fête de Jeanne d'Arc"

2ème partie

2 – Le concept de Nation, sa mutation et ses dérives radicales

Le Front National ( FN)  a mis la Nation au centre de son action politique. On peut même dire qu’il essaie depuis sa création de s’approprier ce concept. Il le fait en particulier en entretenant des mythes fondateurs de la Nation par un exercice soutenu et médiatisé de la commémoration : millénaire capétien, 1500 ème anniversaire du baptême de Clovis, et de façon encore plus ritualisée, célébration  annuelle de Jeanne d’Arc. On notera cependant que le FN est loin d’avoir l’exclusivité de ces manifestations militantes ; il n’est en fait qu’un élément d’un courant bien plus vaste que l’on peut appeler national-radical où on a pu trouver entre autres : Occident, Jeune Europe, le GUD (Groupe Union Droit), le PFN ( Parti des forces nouvelles), le PNFE ( Parti nationaliste français et européen) , la FANE ( Fédération d’Action Nationale et européenne), les FNE (Faisceaux Nationalistes Européens), Œuvre française, ou le GRECE ( Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) ou le Carrefour de l’Horloge (ex Club de l’Horloge) etc… Tous ces mouvements partagent une vision radicale de la Nation dont nous avons déjà évoqué une forme particulière au XIXème siècle avec la pensée politique de Charles Maurras mais dont il faut comprendre les ressorts et l’évolution.

 

         2.1 Le concept français de la Nation

En 1870, rendue nécessaire par le cas de l’Alsace- Lorraine annexée à l’Allemagne après la guerre de 1870, une correspondance s’engage entre deux historiens, l’un allemand Mommsen et le second français Fustel de Coulanges, sur la question de la Nation. Pour l’historien allemand, ce sont la langue et la race qui définissent la Nation ; donc l’Alsace – Lorraine est allemande. Pour l’historien français, héritier de la Révolution et de Michelet, c’est la libre adhésion des populations qui fonde « une communauté d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances » et l’Alsace-Lorraine veut rester française. En 1882, Ernest Renan précise la conception française de la Nation : « Une Nation est une âme, un principe spirituel, la possession en commun d’un riche legs de souvenirs et le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir un héritage qu’on a reçu indivis » et il ajoute : « L’existence d’une Nation est un plébiscite de tous les jours.»

On le voit, en France, l’idée nationale au XIXème siècle n’a absolument pas de connotation droitière. C’est en effet  la Révolution Française qui avait réalisé la « Grande Nation », celle de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et des grands principes de 1789. Ce patriotisme était humaniste, populaire et jacobin et ses valeurs républicaines étaient opposées à  celles de la Restauration, de  la Monarchie de juillet et du second Empire accusés de trahison.  Or, après 1870, et la victoire de la Prusse, sous l’effet de l’aventure boulangiste puis de l’affaire Dreyfus, le nationalisme français va prendre de nouvelles caractéristiques : il devient militariste, clérical, antiparlementaire et anti-intellectuel. Cette mutation du nationalisme républicain – très liée au parcours idéologique de Maurice Barrès – s’appuie sur deux thèmes principaux. Le premier est l’enracinement. Pour Barrès, il s’agit surtout de l’enracinement dans la région pour contrer le courant centralisateur parisien : « Il y a des vérités lorraines, des vérités provençales, des vérités bretonnes dont l’accord ménagé par les siècles constitue ce qui est bienfaisant, respectable, vrai en France et qu’un patriote doit défendre. » Le second est l’héritage déjà évoqué chez Renan : «  Une Nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis. » Enfin, sur le plan économique, cette mutation reprend à son compte un protectionnisme très radical qui justifie par exemple  l’application du double tarif douanier de Jules Méline en 1892 : protection des produits nationaux contre la concurrence étrangère, de la main d’œuvre française contre les immigrés étrangers, de la « sève française » contre les façons de penser venues d’au-delà des frontières et les mesures contre les juifs accusés d’être beaucoup trop nombreux dans certaines professions. Des circonstances historiques singulières ont donc provoqué, en une vingtaine d’années,  une forme de mutation insidieuse du concept de Nation pour l’éloigner de sa nature propulsive – un peuple prend son destin en main dans une perspective universaliste – et la réduire de ce fait à une dimension défensive et réactionnaire.

[...] la suite ici sur le blog du MS21

Partager cet article
Repost0
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:17

Cinq réflexions sur le Front National

Une contribution du MS21 ( Mouvement pour un socialisme du 21ème siècle )

 

Première Partie

Les dernières élections régionales ont vu le Front National arriver en tête au premier tour dans six des treize nouvelles régions métropolitaines. De façon indéniable nous sommes maintenant en présence d’un parti très structuré, qui sait mobiliser ses troupes - plus de six millions de voix - et dont la montée en puissance lui permet  maintenant de faire jeu égal avec les partis dits «de gouvernement». Cette caractéristique certes prévisible, mais cependant nouvelle, appelle un regard lucide sur cette évolution. Il s’agit de dépasser la simple moralisation ou l’invocation dans la précipitation politicienne entre deux tours d’élections à un désistement républicain - qui n’a d’ailleurs plus le moindre impact auprès des classes populaires – pour saisir en profondeur la nature de cette organisation.

Le MS21 proposera donc dans les semaines suivantes cinq réflexions critiques sur le FN. Il s’agira d’abord de repérer l’ambivalence structurelle de ce parti et de voir la nature de sa composante radicale qui se cache derrière son aspect lisse et respectable. Puis nous verrons comment, en France, le concept de Nation a évolué et, à la lumière de quelques exemples, vers quelles dérives il peut mener. Ensuite nous survolerons le programme du FN sur le plan économique et social et sur la question écologique. Enfin nous donnerons notre position sur ce que l’on peut raisonnablement attendre de ce parti.

 

 

Pour lire la suite cliquez sur le lien ci-dessous:
http://ms21.over-blog.com/2016/02/cinq-reflexions-sur-le-front-national.html

 
 
Partager cet article
Repost0
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:22

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 14:39
Laurent Fabius, le plus atlantiste des ministres des Affaires étrangères quitte le gouvernement.  Pour saluer son départ - que nous ne regrettons sûrement pas - nous rappelons deux des phrases illustrant sa politique étrangère :
Laurent Fabius : 

Syrie :

"Bachar al-Assad ne mériterait pas d'être sur la terre"

Ukraine :

“Le parti Svoboda est un parti plus à droite que les autres, [mais il n'est pas] d’extrême droite” [Laurent Fabius, 11 mars 2014, France Inter]

 

Il aura maintenant plus de temps à consacrer aux Petroplus, papeteries de Chapelle darblay, Vallourec, Sidel et bien d'autres entreprises touchées par la voracité des multinationales qui ont fait main basse sur les usines en France.  Il pourra de toute manière difficilement faire pire qu'aux affaires étrangères.

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:34

Lu sur le blog d'un militant communiste, Nicolas Maury

Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation

Vendredi 12 Février 2016

Cette folle et stupide idée de Primaire de la gauche doit cesser. Il est hors de question de participer à cette mascarade et de sauver la sociale-démocratie. Que le Parti socialiste crève seul ! Les communistes n'ont rien à faire avec ces gens là !
 
Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation
 
Un pas de plus à gauche vers une primaire à gauche en vue de la présidentielle 2017. Le PS va participer aux débats et au comité d'organisation de la primaire des gauches, a annoncé jeudi le député européen Yannick Jadot (EELV), à l'issue d'une réunion entre les initiateurs de la primaire et le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

La porte-parole du PS Corinne Narassiguin, qui participait à la réunion au nom du Parti socialiste et avait dès lundi exprimé la position du PS, a confirmé l'information.

Fin janvier, conduit notamment par l'ancien député EELV et trublion de la gauche Daniel Cohn-Bendit, un groupe d'intellectuels avait lancé un appel pour une primaires des gauches. Parmi eux Yannick Jadot mais aussi l'économiste Thomas Piketti, les sociologues Michel Wieviorka etu Dominique Méda, l'écrivaine Marie Desplechin, l'historien Pierre Rosanvallon ou les comédiens Philippe Torretton, Jeanne Balibar et Ariane Ascaride.

«Le #PS fait un pas vers @notreprimaire en participant aux débats et au comité d'organisation», a tweeté Yannick Jadot, l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France.


Jean-Christophe Cambadélis a de son côté une nouvelle fois souligné dans un tweet «l'attitude bienveillante» du PS à l'égard d'une «primaire de toute la gauche», «sans préalable pour un candidat unique» prend toutefois soin de préciser le premier secrétaire du PS. Ce qui reste néanmoins une avancée notable en un mois par rapport au peu d'enthousiasme exprimé en début d'année.


Une annonce qui intervient juste au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)... directement à la présidentielle. Dès le lancement de la campagne en faveur d'une primaire à gauche, l'ex-sénateur socialiste avait affiché son refus de participer à cette présélection, laissant planer pour le PS la menace d'une multiplication de candidatures à gauche et donc le risque de voir leur candidat éliminé dès le premier tour.

Pour Yannick Jadot, les socialistes «sont sortis du jeu de cache-cache sur le mode si (Jean-Luc) Mélenchon n'y va pas on n'y va pas (...) Ils comprennent que c'est aussi leur intérêt, la multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle serait catastrophique», rappelle-t-il. Le seul point qui a suscité un «débat un peu tendu» selon lui est l'idée, défendue par certains membres de la délégation PS, qu'il y ait un seul candidat socialiste. «Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'idéal serait que le PS ait un seul candidat. C'est son avis, je ne vois pas comment il pourrait en être ainsi», maintient le député européen Emmanuel Maurel, situé à la gauche du parti.

La délégation du PS a été également convaincue par les initiateurs de la primaire que ces derniers n'étaient pas hostiles à la participation du président de la République François Hollande à la primaire, a-t-elle précisé. Reste toutefois à convaincre le président de la République, qui n'y est pas du tout enclin. «Il traite ça par le silence», assure un de ses proches. « Il ne veut pas donner d'importance» aux promoteurs de la primaire. «Ils ne jouent pas dans la même cour ». « S'il est candidat, il est candidat. Point. Et il n'y a pas de primaire », assénait mi-janvier un ténor du PS.

Prochaine étape dans une semaine. Selon Yannick Jadot, un comité d'organisation de la primaire doit avoir lieu jeudi 18 février à l'Assemblée nationale, avec des représentants du PC, d'EELV, de Nouvelle Donne et du PS.

http://www.leparisien.fr/politique/primaire-a-gauche-le-ps-va-participer-au-comite-d-organisation-11-02-2016-5536043.php#xtor=AD-1481423551
Partager cet article
Repost0
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 17:38

Introduction à la réunion de Faire Vivre et Renforcer le PCF le 23 janvier dans le Rhône !

Publié le : 31 janvier 2016

Le Conseil national des 16 et 17 janvier a décidé de convoquer le 37éme du congrès du PCF, autour de 3 objectifs annoncés dans le rapport introductif de Pierre Laurent :
1 – Clarifier dans un texte fort et lisible le projet politique que nous portons pour la France. Il s’agit de franchir, sur la lancée de « La France en commun », une étape qualitative dans l’énoncé de ce projet, qui réponde à la question « Communistes, pourquoi combattons-nous ? », qui permette à notre peuple d’identifier la proposition (...)

Contribution au 37eme congrès du PCF

Partager cet article
Repost0
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:34
Repris sur le blog de Jean Lévy "çanempechepasnicolas"
Le Front National et les fonctionnaires : statistiques d'influence par catégorie, par Jacques Sapir

Fonctionnaires et Front National

 

par JACQUES SAPIR ·

9 JANVIER 2016

 

Les enquêtes électorales réalisées au moment du premier tour des élections régionales de décembre dernier ont révélé que le vote Front National avait fortement progressé au sein des fonctionnaires français (qu’ils soient d’Etat, de la Fonction Publique Territoriale ou de la Fonction Publique Hospitalière).

Bien entendu, une certaine presse (Libération pour la nommer) s’est empressée de s’inquiéter de taux de votants pour le Front National au sein de fonctionnaires de sécurité (Armée et Police). Il est vrai que le taux de votants pour le Front National est spectaculaire pour ces catégories, dépassant les 51%.

Mais, on constate qu’en réalité la progression depuis 2012, si elle est forte dans ces catégories, est aussi spectaculaire dans d’autres catégories. L’arbre, ici, pourrait bien cacher la forêt. Un deuxième point important réside dans les causes révélées par ces enquêtes de ce vote Front National.

L’enquête publiée par le CEVIPOF [1] doit donc être analysée dans sa globalité. Elle montre qu’aux élections de décembre 2015 le Front National s’est bien implanté dans le « secteur public » au sens large.

 

Tableau 1

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour

2015

Moyenne nationale 27,3%

Salariés du privé 29,0%

Salariés du public 24,6%

Entreprises publiques 28,6%

Première constatation, le chiffre pour les salariés des entreprises publiques est pratiquement le même que pour les salariés du privé. De ce point de vue, le vote Front National a « unifié » les deux secteurs de l’emploi salarié en France. Quand on regarde les personnels des différentes catégories de la fonction publique, hors salariés des entreprises publiques, les résultats sont assez remarquables.

Tableau 2

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour dans la fonction publique par catégories

Fonction publique de l’État 22,7%

Catégorie A (dont enseignants) 12,0%

Catégorie B 29,8%

Catégorie C 33,6%

Fonction Publique Territoriale 23,5%

Catégorie A 15,9%

Catégorie B 20,2%

Catégorie C 26,7%

Fonction publique Hospitalière 26,0%

Catégorie A 17,9%

Catégorie B 16,3%

Catégorie C 38,9%

Le vote est d’autant plus important pour le Front National que les fonctionnaires sont des catégories « B » et « C », et sont directement en contact avec le public. C’est évident pour la « Fonction Publique d’Etat », qui inclut les fonctionnaires de police, les militaires, mais aussi les enseignants.

Il faut aussi remarquer que ce mouvement est aussi très marqué dans la fonction publique territoriale et de manière spectaculaire dans la fonction publique hospitalière où le personnel de catégorie « C » (brancardier, aides-soignants) est largement exposé aux incivilités du public.

En un sens cela confirme bien que ce sont les fonctionnaires les plus exposés dans leur activité professionnelles aux effets du démantèlement de l’Etat qui réagissent de la manière la plus forte, en particulier par le vote pour le Front National.

Si l’on regarde, maintenant, la progression du vote entre les élections présidentielles de 2012 et les élections régionales de décembre 2015, on constate aussi des mouvements spectaculaires.

Tableau 3

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour en 2012 et 2015

2012 2015

Accroissement

Ecart à la moyenne nationale

Fonction publique de l’État 16,0% 22,7% 41,9% -4,6%

dont Professeurs des écoles 6,0% 9,8% 63,3%  -17,5%

dont

Enseignants du second degré 5,0% 9,2% 84,0% -18,1%

Dont Policiers et Militaires 30,0% 51,5% 71,7%  +24,2%

Fonction Publique Territoriale 17,0% 23,5% 38,2% -3,8%

Fonction Publique Hospitalière 19,0% 26,0% 36,8% -1,3%

Entreprises publiques 22,0% 28,6% 30,0% 1,3%

Bien sûr, la progression est forte chez les policiers et militaires ; mais elle l’est aussi chez les enseignants, et en particulier les enseignants du second degré (Lycées et Collèges). En fait, ce que révèle cette enquête, c’est le début de la fin de certaines spécificités. Bien des analystes pensaient que les enseignants ne pouvaient pas être tentés par un vote pour le Front National. L’enquête prouve ici le contraire.

Bien sûr, le nombre absolu de policiers et de militaires votant pour le Front National est important, et largement supérieur (de plus de 24 points) avec la moyenne nationale. Mais, ceci ne doit pas masquer une progression forte dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières (et ce d’autant plus que l’on s’intéresse à la catégorie « C »), et surtout l’émergence d’un vote Front National chez les enseignants.

Ceci doit être corrélé à une autre enquête qui montre que le vote pour le Front National est d’autant plus élevé que le revenu du foyer est faible [2]. 

Tableau 4

Pourcentage de votants pour le Front National en fonction du revenu du foyer

Niveau de revenu / Pourcentage

Moins de 1250 € 36%

1500 € à 1999 € 34%

2000 € à 2499 € 33%

2500 € à 3499 € 32%

3500 € à 5999 € 25%

6000 € et plus 19%

Cela constitue le Front National en parti représentatif des couches populaires.

L’enquête montre aussi que la progression entre 2012 et 2015 a deux sources. Une radicalisation du vote traditionnel de droite et une évaporation du vote pour la « gauche de la gauche » (Front de Gauche et extrême-gauche réunis). Le Front National a donc gagné des voix aux deux extrêmes du spectre politique. Les motivations de ce vote pour le Front National sont multiples. Il y a clairement un malaise profond des fonctionnaires lié à la dégradation de leurs conditions de rémunération (le fameux « blocage du point d’indice ») mais aussi de travail. Ces fonctionnaires, policiers, aides-soignants, enseignants, sont en première ligne face à la dégradation de la société française. Ils sont les premiers témoins, et souvent les premières victimes, de la déliquescence de l’Etat et de la montée du communautarisme. Cela explique aussi leurs réactions très négatives face à l’Islam.

Il faut ici noter que ce qui avait pu, dans une certaine mesure, retenir ces fonctionnaires de basculer vers le Front National, en particulier la présence d’un discours très centré sur l’Etat que ce soit dans la droite de tradition gaulliste que dans une gauche influencée par le PCF, a cédé avec tant l’effacement de la droite gaulliste au profit d’une droite libérale que la conversion de la gauche non-Socialiste à l’idéologie « européiste ». Cette conversion date maintenant de plus de quinze ans. Mais, c’est aujourd’hui qu’elle provoque ses effets électoraux, effets qui seront probablement appelés à perdurer dans le temps.

 

[1] Rouban L., « L’ENQUÊTE ÉLECTORALE FRANÇAISE : COMPRENDRE 2017. Les Fonctionnaires et le Front National », CEVIPOF, Paris, Décembre 2015,

[2] Perrineau P., « La Dynamique du Front National », note du CEVIPOF, Paris, Décembre 2015.

 

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents