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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 10:27
Nous publions ce billet d'humeur lu sur le site de "Faire vivre le PCF".  Puissent les militants communistes s'en emparer.
, par  Marie-Christine Burricand

Le débat va-t-il enfin s’ouvrir au PCF ? Un mois après les régionales, on peut en douter à la lecture de l’Humanité et des différentes interventions de dirigeants du PCF.

J’ai même l’impression que certains utilisent cette période pour peser un maximum avant le débat du Conseil National et la discussion des communistes, faisant les réponses avant les questions.

Des dirigeants en pleine forme ? pour la photo ! {PNG}

Un premier élément m’interroge, notamment au travers des interventions de Marie-Pierre Vieu et d’Olivier Dartigolles à qui l’Humanité a largement ouvert ses colonnes. Et c’est déjà une première question, pourquoi ces têtes de listes et portes-paroles qui n’ont pas fait mieux que les autres, et pour Olivier Dartigolles plutôt plus mal d’ailleurs, auraient-ils le privilège de s’exprimer plus que les autres avant que le débat ne commence. Il est vrai qu’ils sont tous deux membres de l’exécutif et pour Olivier Dartigolles porte parole du PCF. Le problème, c’est qu’ils ne portent ni l’un ni l’autre une parole collective, celle du PCF ou pour le moins du collège exécutif, mais leur point de vue personnel sur la situation... Au bout d’un moment cela finit par lasser et on a envie de leur dire, un peu d’humilité camarade !

Humilité devant les communistes, humilité aussi devant les citoyens. Ainsi dans le supplément « Communistes » du 17 décembre, Oivier Dartigolles nous l’assène, « tout est à reconsidérer et à changer, l’heure est à la refondation ». Décidément c’est une manie ! Et répondant à la question du journaliste qui lui demande quels seraient les grands chantiers de cette refondation, il précise : « Refonder la république, la démocratie, la politique, la manière de s’engager, et de construire des liens permanents avec la population. Refonder la gauche. »

Typiquement le genre de discours qui veut tout dire et rien dire et laisse tout le monde face aux difficultés. Langue de bois, brassage d’air… Et tout le reste de l’interview est de la même nature.

Sur le PCF lui-même rien, à part qu’il doit faire converger les forces. Rien sur l’affaiblissement national de notre parti, rien sur la nécessité de le renforcer, rien sur l’organisation, rien sur les batailles du PCF. Je dois être une primate, car je pense que la première chose à faire pour que la gauche se porte mieux, c’est de renforcer le PCF dans tous les sens du terme. Et même je crois que vues les difficultés et les dangers qui s’amoncèlent, il vaudrait mieux pour affronter ces batailles un parti plus fort.

Heureusement qu’il n’y a que les communistes qui lisent « communistes » , nous en avons vu d’autres ! Parce que pour le commun des mortels, ceux qui ne sont pas habitués aux subtilités de la langue politique, ce genre de trucs, c’est à se taper la tête contre les murs et à déchirer sa carte d’électeur ou à mourir de rire jusqu’à en pleurer, parce que décidément, ce camarade est sourd ou aveugle et qu’à peine sorti d’une défaite, il recommence ce qui l’a amené là où il est et veut tous nous y emmener.

Les interviews de Marie-Pierre Vieu valent aussi leur pesant d’or ces temps-ci. En 1995, elle dirigeait l’UNEF, certains qui y étaient aussi diront ce qu’elle en a fait mieux que moi. Là voilà donc lancée sur le mouvement social de 1995 [1]," précédé par un horizon sombre et lourd", nous dit-elle. Comme aujourd’hui ? Un peu moins quand même d’abord parce que depuis les coups contre le monde populaire se sont multipliés, surtout depuis le Traité constitutionnel européen et aussi parce qu’après 1995, il y a eu 1997, la gauche et même des ministres communistes, et que tout cela s’est terminé par 2002, Le Pen contre Chirac, déjà des millions d’électeurs de gauche qui ne vont pas voter au premier tour.

De cela Marie-Pierre Vieux n’en parle pas. Par contre, elle est prête « à retenter le coup avec toutes ces forces, et au-delà , dans un rassemblement qui reste à inventer. » Elle ne dit pas comment faire pour que cela ne se finisse pas en eau de boudin comme en 1997, ni sur quoi exactement nous avons buté dans ces années.. Peut-être qu’au final, c’est cette incapacité à empoigner vraiment le réel, cette tendance à se payer de mots qui éloignent les citoyens de nous jusque dans les urnes ?

Au passage, Marie-Pierre Vieu nous explique que depuis 1995, « elle fait partie des communistes qui cherchent toujours une jonction entre le social, le politique, le culturel ; Qui cherchent à porter la revendication de de transformation sociale, en luttant contre l’exploitation capitaliste, pour la répartition des richesse, mais en intégrant également la question de la citoyenneté, de l’égalité de traitement et la question démocratique. » Faut-il comprendre qu’il y aurait plusieurs sortes de communistes et même des communistes qui s’en ficheraient de la citoyenneté et de la question démocratique ? Je n’en connais pas mais je suis quand même un peu étonnée que Marie-Pierre Vieu faisant le tour des batailles qui montent ne parlent pas des salaires... un oubli sans importance comme celui du PCF qui visiblement ne la passionne pas…

Il paraît que la meilleure défense, c’est l’attaque... Ces deux là se sentiraient-ils en difficultés ?

L’heure est grave et c’est à un examen sérieux de sa stratégie, de son organisation, de ses liens avec la population, de son projet que doit se livrer le PCF.

Alors, s’il vous plait, arrêtez de bavarder et commencez par respecter les communistes !

[1] voir article de l’humanité

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 06:56

Publié par Michel El Diablo

Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange

Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange

 

par Stéphanie Roza, professeure de philosophie et Jean-Numa Ducange, maître de conférences en histoire à l’université de Rouen

 

Au lendemain des élections régionales, le Front de gauche n’est même pas en mesure de compter ses électeurs, parce que la division a conduit à un éclatement des listes et des sigles. Pour convaincre, encore faut-il exister ! Pendant ce temps, et quels qu’aient été les effets dudit « front républicain », le FN a encore gagné des électeurs entre les deux tours. Lui, du moins, est en mesure de les compter : 6,8 millions. Un record historique.

Une partie de la gauche de la gauche, pas plus qu’au premier tour, n’a pas su faire la différence et se poser en alternative à la gauche gouvernementale. Elle a emboîté le pas à la direction nationale du PS pour crier, une fois de plus, à la menace fasciste. Elle a été, pour certains de ses représentants, jusqu’à prétendre qu’un Christian Estrosi, notoirement connu pour ses positions grossièrement hostiles aux musulmans et ses appels du pied à l’électorat raciste, était un « rempart »… contre l’extrême droite. Donc jusqu’au point de défendre l’idée que la gauche avait raison de disparaître de certains conseils régionaux, de se priver de toute possibilité d’intervention dans ce cadre pendant toute une mandature, laissant le champ libre au FN et à une droite qui s’aligne de plus en plus sur ses thèmes et son message identitaire.

On ne peut prétendre incarner l’alternative sans analyse rationnelle des réalités politiques auxquelles le présent nous confronte. Par le passé, les adversaires les plus intelligents du PCF avaient su cesser de l’appeler « le parti de Moscou » une fois le temps du stalinisme passé. Pourquoi persister, contre l’évolution de la réalité elle-même, à miser sur la peur plutôt que sur l’intelligence collective en continuant de prétendre que le FN est un parti fasciste ou fascisant comme s’il était une pure réplique des partis des années 1930 ? Pourquoi continuer d’agiter un épouvantail qui ne convainc que les convaincus, et qui n’a jamais empêché l’extrême droite d’engranger toujours plus de succès ? Pourquoi contribuer à redorer le blason de partis discrédités aux yeux d’une partie croissante de l’électorat populaire, en leur prêtant des allures de résistants alors que la distance entre le populisme réactionnaire d’une Marine Le Pen et les discours sécuritaires de la droite sarkozyste se réduit un peu plus à chaque élection ? Plutôt que de postures moralisantes, la gauche radicale a besoin… de radicalité. Elle doit cesser d’être l’appendice politique désolant d’une gauche socialiste à qui les scores du FN servent à faire oublier ses propres renoncements. Elle doit commencer par l’exemple de l’indépendance politique, du courage, et pour cela, aussi, rompre avec les travers que les salariés de ce pays, son public privilégié, honnissent de plus en plus largement : le cumul des mandats, les arrangements politiciens, les compromissions de toutes sortes, la lutte des places. Elle doit miser sur les mouvements sociaux plutôt que sur les coalitions. S’attaquer à ces problèmes est la seule manière vraiment efficace de lutter contre la montée inexorable du FN. Il y a urgence.

SOURCE : L'Humanité.fr

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 10:14

Les vœux du Parti de l’émancipation du peuple

Le 2 janvier 2016.

2015 s’est achevée sous le règne de la peur. Pris dans les nasses de la mondialisation et des politiques néolibérales d’austérité et de chômage qu’elle instaure, soumis au harcèlement médiatique et institutionnel de la menace de la dette publique, des réformes qui démantèlent le droit du travail, la Nation et la République, de l’irrépressible décomposition des repères gauche-droite, le peuple français se heurte au vide d’avenir, toutes générations confondues. L’absence de perspectives d’un retournement des prophéties des chantres néolibéraux et de leurs serviteurs zélés plonge chacun dans la tentation du repli sur soi. Comme si, tel l’orage, la mondialisation qui frappe les peuples pouvait cesser d’elle-même. Comme si la mémoire collective des combats, qui ont permis les grandes conquêtes sociales, avait été effacée. Comme si chacun, camisolé par la peur et terrorisé par le vide, avait perdu la raison. Le peuple, en plein désarroi, éperdu de défiance, est d’humeur noire. Chacun, livré à lui-même, tente de chasser l’angoisse qui le tenaille comme il le peut. Quitte à se jeter dans le vide car désormais enfle le discours du Front national, martelé et relayé sans vergogne, tellement utile pour entretenir la peur et la fascination du vide et du pire.

Certes, ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. Mais la violence sociale, économique, antidémocratique, qui s’accentue, sans résistance politique, démultiplie le mal qui ronge, lui confère un caractère apparaissant irréversible et indépassable. La couardise des partis politiques, de droite comme de gauche, leur servitude à l’Union européenne et à la mondialisation, est en ligne de mire.

2015 s’est achevée comme elle avait tragiquement commencé. Par la terreur. Celle des assassins de la liberté d’expression, fous de Dieu, antisémites, ennemis de la fraternité, de la liberté et de l’égalité. Et la terreur engendrée par les mots du gouvernement a pris le relai. La guerre. L’État d’urgence. Une réforme constitutionnelle pour y inscrire comme dans le marbre l’État d’urgence. Fiches S. Perquisitions. Assignations à résidence, y compris pour des militants de causes justes et pacifiques.

D’abord sous l’emprise de l’émotion, pris en tenaille entre la peur institutionnalisée et les actes meurtriers, dépourvu de perspectives éclairantes, condamné à subir, le peuple ne mesure plus sa capacité potentielle de résistance collective. Certes, ici et là s’allument des feux qui couvent, ceux de salariés refusant la liquidation de l’entreprise qui les employaient, de fonctionnaires acharnés à défendre le service public. Mais ces feux s’éteignent aussitôt, privé du relais populaire et syndical qui pourrait embraser la France et créer les conditions d’un changement radical de système politique.

2016. Que faire de ce temps qui advient et précède les élections présidentielle et législatives ? La campagne des classes dominantes a déjà commencé. Le tripartisme s’est installé, un nouveau bipartisme se prépare. Les candidats putatifs fourbissent leurs armes, fomentent des coups tordus, organisent de petits meurtres entre amis. La gauche de gauche liquéfiée prépare la cérémonie de son suicide. Les partis politiques d’hier, d’abord préoccupés par leur propre devenir, vivent dans un monde clos. Loin, tellement loin des solutions à mettre en œuvre pour résoudre les grandes questions sociales, économiques, démocratiques qui hantent la société française. Le dégoût qu’ils inspirent emporte avec lui tout espoir de faire de la politique un levier de libération.

Le temps presse. D’autant que l’effort à accomplir et les actions à mener sont colossaux. Il n’est plus l’heure de palabrer, de se morfondre, de pleurer au chevet de la gauche décomposée, d’invoquer les esprits pour conjurer le mal personnifié par le Front national – idiot utile du nouveau bipartisme et du système - mais de transformer l’humeur noire en conscience active et en résistance collective. Pour se débarrasser de la carapace de dégoût qui contraint les mouvements et anesthésie la raison, empêche de s’engager et d’agir, nous avons besoin de perspectives et d’armes de combat. Emparez-vous du programme de libération nationale et de justice sociale que le Parti de l’émancipation du peuple propose. Parlez-en. Participez à ses améliorations. Complétez-le. Pensons ensemble. Ce programme est un trousseau de clés destiné à déverrouiller le piège mortifère de la mondialisation cadenassé par les institutions supranationales qui ont confisqué la souveraineté nationale et populaire, la mémoire des luttes, la force révolutionnaire d’un peuple en mouvement, l’attachement historique à la devise républicaine. C’est par l’action collective que peut renaître le goût du printemps et le temps des cerises.

2017 : c’est demain. Soyons des conquérants ! Nous avons tout à gagner !

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 15:50

Vivelepcf, 30 décembre 2015

 

La dépendance du PCF-FdG au PS est des éléments qui ont certainement le plus pesé dans les très mauvais résultats de ses candidats aux élections régionales, touchés également par le vote sanction de la politique du PS au gouvernement.

Malgré des appels de militants, jusqu’au Conseil national, à aucun moment, les directions du PCF n’ont avancé la perspective d’une rupture avec la participation aux exécutifs régionaux dirigés par le PS, même pas entre les deux tours quand le jeu cynique du PS avec le FN est apparu au grand jour et, en Ile-de-France, après le dérapage scandaleux de Bartolone sur la « race blanche ».

Cette position (plutôt absence de position) est allée de pair avec le maintien en place jusqu’au bout des vice-présidents PCF dans les exécutifs de gauche sortants, bien que ceux-ci aient constitué des relais de la politique d’austérité nationale, des soutiens aux « réformes » territoriales et ferroviaires, entre autres, que les communistes combattent.

Après le résultat du second tour, dans la plupart des 13 nouvelles régions, la question ne s’est plus posée. 7 sont dominées par la droite, la Corse par les nationalistes. Dans 4 des 5 que la gauche va gérer, les listes FdG ont été éliminées au premier tour et n’ont donc aucun élu.

Onesta (EELV-européiste) et Delga (PS, ministre de Valls) règlent leur accord régional

Reste le cas de la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. La liste issue de la fusion des listes conduites par le PS et EELV l’a emporté au second tour. Il y a 7 élus PCF sur 158 qui figuraient sur la liste EELV-FdG+ « Nouveau Monde ». Ils n’ont pas résisté à la tentation d’occuper les 2 vice-présidences offertes sur 15 au sein d’un exécutif présidé par Carole Delga, PS, ex-ministre de Valls, accompagné d’un bureau de l’Assemblée qui devrait être présidé par Gérard Onesta, EELV, européiste, corédacteur du projet de constitution européenne Giscard en 2005.

Jean-Luc Gibelin, ancien syndicaliste passé directeur d’hôpital, s’est vu octroyer la 6ème vice-présidence – aux transports – et la camarade du Lot, Marie Piqué, la 15ème  – aux solidarités, services publics et logement (domaines hors des prérogatives des régions).

On voit déjà les commentaires à l’encontre du Parti : « vos dirigeants sont prêts à tout pour quelques bonnes places ». Si elles émanent du PG, qui a certes refusé de participer à l’exécutif en LR-MP, mais qui a obtenu quelques bonnes places de conseillers dans la même combinaison régionale, elles ne seront pas recevables.

Tout indique que, si le cas s’était présenté, les candidats élus PCF dans les autres régions auraient également continué à cogérer les régions derrière le PS. Des particularités régionales (encore davantage effacées avec l’agrandissement des régions) l’auraient plus ou moins justifié : une plus ou moins grande distance des dirigeants régionaux du PS vis-à-vis du gouvernement, un poids du PCF autonome plus ou moins grand. En Bretagne, le vice-président sortant de la région aux transports, le PCF Gérard Lahellec vient d’être reconduit à ce poste dans l’équipe du ministre de la guerre Le Drian. Mais il s’était présenté directement sur les listes PS au 1er tour, contre les listes FdG et le résultat de la consultation dans le PCF. Il avait argué que puisque le FdG était d’accord pour valoriser le bilan des élus sortants et qu’il envisageait de toute façon le ralliement à Le Drian et une alliance avec lui, il n’y avait pas de raison de prendre le risque d’être éliminé au 1er tour…

Dans les régions, les départements (avec des nuances locales), à Paris derrière le social-libéralisme de Delanoë/Hidalgo, la direction du PCF continue à considérer le PCF-FdG comme une force d’appoint et une caution de gauche au PS. « Tirer le PS à gauche », « limiter les dégâts dans des contrepouvoirs locaux » : ces arguments ne fonctionnent plus, s’ils ont jamais fonctionné. Aux dernières régionales, la campagne commune entre les deux tours en Ile-de-France, menée sous les caméras, par Pierre Laurent en compagnie d’Emmanuelle Cosse et de Claude Bartolone, dignitaire du PS au pouvoir, a encore plombé durablement l’image du PCF.

Et ce n’est pas qu’une question d’image : c’est une question de stratégie et de ligne politiques profondes. Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est l’exemple qui les a le mieux illustrées.

Le mal était fait avant le 1er tour dans la décision de se rallier à l’EELV Gérard Onesta. Loin de représenter une « gauche de contestation », Onesta dans EELV (Cohn-Bendit !) est un européiste libéral, militant acharné du développement des féodalités régionales européennes contre la démocratie nationale. Pour ce rôle d’avant-garde, malgré les 10% seulement obtenu par ses listes (la moitié des résultats de 2010), Onesta va obtenir du PS (le 4 janvier 2016) la présidence d’un « bureau de l’assemblée régionale » spécialement créé à sa demande.

Vis-à-vis des communistes et des électeurs, il y a eu tromperie sur la marchandise. Rien n’était clair dans les termes des consultations des communistes : leurs résultats aberrants par département le traduisent (98% dans l’un, 35% dans l’autre). Il y a eu décision directe de la direction du PCF, notamment de Marie-Pierre Vieu et de Pierre Laurent qui a même envoyé une circulaire pour demander aux secrétaires départementaux de garantir la désignation de Vieu comme chef de file des candidats du PCF. Le lendemain, Vieu s’engageait avec Onesta…

A la stratégie de satellisation dans les institutions à la social-démocratie, se double une nouvelle stratégie de recomposition à « gauche », plus poussée que le Front de gauche (EELV/Frondeurs), dans un deuxième bloc social-démocrate effaçant, reniant les positions communistes.

Encore un sombre enseignement de ces lamentables élections régionales.

Retrouver le chemin des luttes, contre le système PS/LR (ex-UMP)/FN, de plus en plus dangereux, passe par une rupture avec cette suite, sans fin, de combinaisons suicidaires de la direction du PCF.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:07

Nous vivons une étrange catastrophe. Un Président de la République issu d’un parti en déshérence, une classe dite dirigeante qui ne cherche son salut que dans les anathèmes, un exécutif qui n’a plus que les apparences de l’autorité… Autant de symptômes d’une grave crise de régime.

Le résultat du premier tour des régionales n’est pas un accident de parcours. Il se situe dans la logique des décennies récentes. Il ne sert à rien de se voiler la face : la légitimité du pouvoir est atteinte en France. Si sa légalité est effective, c’est seulement grâce à des institutions tout entières dans les mains d’une personne inamovible.

Mais l’illégitimité n’est pas que celle du sommet de l’État. Elle est celle de l’appareil du pouvoir national et européen dans son ensemble et donc de la règle du jeu qui lui donne raison. Elle est la conséquence d’une contradiction majeure : celle d’un système politique qui prétend tirer sa légitimité de la démocratie alors que les aspirations populaires sont étouffées, alors même que les institutions de Bruxelles nient l’existence du peuple souverain.

La montée du Front national n’est que l’expression malheureusement logique de cette situation. Les appels pathétiques à y faire barrage, qu’ils soient issus de Paris ou de Bruxelles, peuvent de moins en moins être entendus dès lors qu’ils émanent de ceux qui depuis des années, en particulier après le 29 mai 2005, bafouent cette souveraineté.

Les abominables tueries qui ont frappé les Français sont le fait de fanatiques sanguinaires. Mais, facteur aggravant, ces crimes touchent une société que les responsables successifs ont déconstruite et que sa déliquescence fragilise. Il est ahurissant, dans ce contexte, qu’un Président de plus en plus affaibli puisse décider, en s’appuyant sur un Parlement qui n’est plus que l’ombre de lui-même, de réformer profondément une fois de plus la Constitution.

La logique mortifère que subissent les Français ne pourra être endiguée que par la remise à plat de notre vie publique, aujourd’hui dans l’impasse. Seul le peuple, en tant que corps social souverain, peut donner une réponse autre que la marche vers l’autoritarisme. Encore faut-il que la vitalité de la société soit reconnue comme fondement de la démocratie. Tel est le sens de l’élection d’une Assemblée constituante en France.

Il est encore temps. C’est toujours le combat qu’on ne commence jamais qu’on met le plus de temps à gagner.

Article également publié par l’ASSOCIATION POUR UNE CONSTITUANTE : www.pouruneconstituante.fr
et par Agoravox.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 14:21
Régionales : Déclaration d'Action Communiste

La politique du gouvernement a été sanctionnée

Le second tour des élections régionales, orchestré sur l’air de «la patrie en danger » ne fait pas illusion, : c’est bien la politique du gouvernement qui a été sanctionnée.  D’abord par une abstention qui demeure massive, ensuite par un désaveu considérable des partis, qui en alternance gouvernent la France, enfin par une montée retentissante du Front National.  Dans le même temps ces élections ont confirmé, s’il en était besoin, l’effondrement des forces de progrès, animées essentiellement par le PCF.  Pour un nombre grandissant de Français, la droite classique et le PS sont responsables du chômage, des conditions de travail et de vie aggravées, de l’insécurité grandissante.  Le mouvement de balancier électoral qui caractérise l’alternance a perdu beaucoup de son amplitude : le mascaret « UMP-UDI » annoncé s’est réduit en clapotis et la débâcle prévue pour le PS et ses alliés a été contenue.  Les premiers ont perdu bon nombre de voix au profit du FN ; les seconds ont profité d’un surcroît de participation provoqué par la menace d’une prétendue guerre civile.  Reste que ces partis apparaissent considérablement affaiblis.  A tel point que certains de leurs ténors respectifs, inquiets quant aux échéances présidentielles futures, réclament du changement : de ligne pour Juppé, Kosciusko-Morizet ou Bertrand chez les Républicains, carrément de cap pour Benoît Hamon ou de simple inflexion pour Cambadélis chez les socialistes.  Mais les Français ont suffisamment payé pour savoir que ce genre de promesses n’engagent  que ceux qui y croient et jamais ceux qui les font.  Tout porte à croire, si rien n’est fait, que les électeurs continueront de bouder les urnes et que le FN verra son influence continuer de grandir dans ce pays.

 

Le vote FN est nourri  par le rejet des partis qui se sont prononcés pour cette UE de plus en plus antisociale, de plus en plus antidémocratique
Ne nous illusionnons pas : le vote FN est de plus en plus national et il progresse constamment.  En 2007, il était à 10%, à la présidentielle de 2012 il était à 18%, puis à 25% aux Européennes et aujourd’hui il atteint 30%.  Les raisons de cette progression sont bien sûr multiples, à la fois structurelles et conjoncturelles.  Cependant elles trouvent principalement leur source dans le rejet des partis tour à tour responsables de la politique d’austérité voulue par Bruxelles afin de favoriser le grand patronat et les banques au détriment des peuples.  Tous les partis, qu’ils soient de droite avérée, de gauche prétendue ou de gauche sincère ont participé peu ou prou des gouvernements passés.  Ils se sont tous prononcés – bien qu’à différents titres – pour cette Europe décriée parce que de plus en plus antisociale, de plus en plus antidémocratique.  Ce faisant ils ont ouvert un boulevard au FN qui paraît être, aux yeux des Français, le seul désireux de rendre à la France sa souveraineté, condition sine qua non d’un changement de politique.

 

La stratégie d'union avec un PS de plus en plus droitier  a ouvert un boulevard au FN
L’effondrement de la gauche progressiste en général et du PCF en particulier tint à ces deux raisons majeures.  Ce dernier ayant maintenu  contre vents et marées pour des raisons électoralistes sa stratégie d’union avec un PS de plus en plus droitier et ayant rejoint les partisans de l’Europe qu’il combattait jusqu’en 1993.
La  progression constante des voix favorables au FN est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’un enracinement accru dans les secteurs urbains, auprès des ouvriers, des employés et des chômeurs qui représentent plus de 40% des électeurs FN.  Quand on sait que 24% des jeunes de moins de 25 ans sont victimes du chômage, qu’un tiers d’entre eux se sont abstenus lors du premier tour des Régionales et que 35% des autres ont voté Front National, on se dit que notre jeunesse a besoin d’emploi, de salaire et d’idéal et que l’inquiétude doit faire place à l’action dans le camp des forces de progrès.

 

Agir pour délivrer notre peuple du carcan de l'UE et lui permettre de choisir souverainement des changements profonds à l'opposé des choix capitalistes et européens

Oui, il nous faut agir pour sortir de l’Europe et délivrer notre peuple du carcan d’austérité que celle-ci lui impose.
Agir pour retrouver notre souveraineté nationale afin de pouvoir mener efficacement la lutte pour conquérir des avancées sociales, économique et démocratiques.
Agir pour rassembler le peuple de France autour d’un projet de gouvernement de nature à changer vraiment la vie et susceptible d’inciter les Français à vouloir majoritairement des changements plus profonds encore menant pas à pas vers un socialisme aux couleurs de la France.
Agir par conséquent pour redonner un idéal à notre jeunesse et à une majorité de nos concitoyens.

 

Action Communiste, le 16 Décembre

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:58

Par sur Russeurope· 17 décembre 2015

 

Le « Front de Gauche », cette alliance de partis et de mouvements qui représente ce qu’il est convenu d’appeler la « gauche radicale » a subi une terrible défaite lors des élections régionales du 6 et du 13 décembre 2015. Cette défaite est aussi l’un des faits marquants de cette élection.

 

Exeunt Front de Gauche ?

Cette défaite était en réalité prévisible. Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de Gauche, avait lucidement dénoncé les compromissions, les absences de politiques et les manques de clarté d’une campagne[1] qui s’est soldée par un émiettement sur le terrain, et une défaite en rase campagne. Avec un certain courage politique, il avait anticipé le résultat désastreux pour le FdG. J’ai rendu compte de ce constat dans une note publiée sur ce carnet[2]. Cette note m’a valu un immense courrier (plusieurs centaines de courriels, des dizaines de messages sur Twitter, et plus de 100 messages sur Russeurope), venant de militants du Parti de Gauche, du PCF, des divers mouvements membres du FdG, mais aussi de responsables locaux ainsi que de responsables syndicaux. Une partie de la « gauche radicale » est en deuil, mais elle est aussi très largement en colère. Elle ne se satisfait pas des « explications » fournies par le sieur Pierre Laurent[3], ci-devant dirigeant du PCF. Mais, elle ne se retrouve pas non plus dans la déclaration de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a écrit, à chaud : « N’oubliez jamais que le printemps revient toujours. Une affaire de patience »[4]. Piètre consolation quand on est militant politique. On comprend qu’il ait été affecté, lui qui s’était opposé aux manœuvres d’appareil qui ont couté si cher au FdG. Mais, on ne peut qu’être surpris, justement, qu’un dirigeant n’ait à offrir que ses consolations. Ou alors, cela signifie que le FdG est moribond, et que la seule chose qui reste à faire est de prononcer – si l’on croit – la prière aux agonisants.

 

Un assassinat

Mais s’il y a mort, elle n’est pas naturelle. Si le FdG est mort, ce n’est pas « à l’insu de son plein gré », selon la formule rendue célèbre par la télé-réalité. Le FdG a été assassiné ; il a été assassiné dans le dos, de manière traitreuse, par des sicaires aux allégeances multiples et aux intérêts divers. Et, ceux qui ont tenu le couteau sont hélas nombreux.

Il y a d’abord la presse que l’on qualifierait bien de « bourgeoise » si ce n’était lui faire trop d’honneur, car dans ce qualificatif de « bourgeois » il y eut des qualités de lucidité que l’on aurait bien peine à retrouver aujourd’hui. Bref, dans les colonnes du Monde et de Libération, en passant par l’Obs, on n’a pas été avare en calomnies et en déformations. Mais, ayons l’honnêteté de reconnaître qu’il fallait s’y attendre. Que ces journaux n’ont finalement été que fidèles à leur nature profonde. Coupables donc, cette presse aux ordres et ces journalistes à gages, mais coupables mineurs.

Car, dans cet assassinat, il faut aller chercher le coupable parmi les siens. On connaît la phrase de Voltaire : « Mon Dieu, protégez moi de mes amis… ». Elle s’applique à merveille tant aux manœuvres d’appareil qu’ont tentées certains des responsables du Parti de Gauche. Elle s’applique encore mieux au comportement du PCF qui n’a eu de cesse que de vouloir préserver des sièges et des sinécures, et qui s’est précipité dans une « union » que l’on ne peut plus appeler « de la gauche » dès le second tour de ces élections régionales en croyant que sa virginité était préservée par une dénonciation de l’austérité.

Mais, toute dénonciation qui ne tire pas clairement les conséquences de ce qu’elle dénonce, qui ne fournit pas une stratégie alternative, n’est qu’une imposture, un masque commode sous lequel on peut cacher bien des turpitudes.

 

Tirer les leçons d’une défaite

Ceci conduit à s’interroger sur les erreurs stratégiques qui ont été commises depuis ces deniers mois. Car, nous voyons bien que la situation désastreuse dans laquelle se trouve le peuple de France, accablé par un chômage qui atteint les 4,5 millions de personnes, une précarité qui en frappe plus de 8 millions, dans une situation tragique du point de vue de sa sécurité, que ce soit au niveau individuel ou au niveau collectif, tire ses racines et de la politique de l’Union européenne et de la mise en place de l’Euro qui a dramatiquement aggravé et consolidé cette course vers le moins d’emploi. L’erreur stratégique fondamental a été de ne pas vouloir combattre cette politique au nom de cette chimère qui s’appelle un jour « une autre Europe » et le lendemain « un autre Euro ». Cette chimère porte la responsabilité de cette défaite politique que la gauche radicale a subie : E fructu arbor cognoscitur…

Car, et il faut s’en persuader, il n’y aura pas d’autre Union européenne, cette « Europe sociale » dont on nous rebat les oreilles, tout comme il n’y aura pas « d’Euro démocratique ». Les eurocrates ne proposent que des surenchères dans des politiques qui ont fait faillites. La seule manière d’espérer pouvoir aboutir à des changements substantiels et de revenir à la souveraineté nationale et, sur cette base, de passer des coopérations avec les peuples qui se seront, eux aussi, libérés de joug européistes. Ce n’est pas mépriser l’internationalisme que de reconnaître qu’il n’existe, à certains moments de l’histoire, que de solution dans le cadre de cette unité politique que représente un peuple particulier, le peuple français en l’occurrence.

Pour cela, il faudra balayer les élites compradores qui nous gouvernent, que ces élites soient politiques, économiques ou médiatiques, et non mendier une alliance avec elles en supposant que si elles agissent ainsi c’est par bêtise ou aveuglement. Soyons en sûr : les gens qui nous gouvernent savent parfaitement ce qu’ils font. Rien n’est plus faux, rien n’est plus porteur de confusion, que de penser, ou de laisser à penser, que le néo-libéralisme ne serait que le produit d’un aveuglement[5].

Il faudra donc aussi s’organiser en pleine autonomie pour se garantir contre une nouvelle compradorisation des forces politiques une fois ces élites balayées.

 

Les principes d’un programme

Ceci découpe en creux ce que devrait être le programme de la « gauche radicale ». Un programme non pas nationaliste au sens étroit de ce mot, mais qui s’appuie sur la notion de souveraineté pour garantir son projet démocratique, que ce soit dans le cadre politique français, et il convient de rappeler que la souveraineté est la base de la démocratie, ou que ce soit dans un cadre international. C’est dans le respect et la collaboration des peuples souverains que pourra se construire réellement se construire un programme contre l’austérité des peuples européens. C’est dans ce respect de la souveraineté que nous pourrons tendre une main fraternelle aux autres peuples pour poser les bases avec eux de projets de développement qui éviteront à tant de malheureux de connaître le drame du déracinement.

Fors ce programme, la gauche radicale est condamnée à disparaître. C’est aussi cela la leçon de ce qui s’est produit lors des élections régionales.

[1] Voir Mélenchon J-L, « Front de Gauche : l’état d’imbroglio permanent », note postée le 2 décembre 2015 sur http://melenchon.fr/2015/12/02/front-de-gauche-letat-dimbroglio-permanent/

[2] Sapir J., « Mélenchon et l’imbroglio », note publiée le 3 décembre 2015 sur Russeurope, http://russeurope.hypotheses.org/4526

[3] Voir http://www.pcf.fr/79808

[4] Mélenchon J-L, le 7 décembre 2015, http://melenchon.fr/2015/12/07/sous-le-choc/

[5] Voir Garnier J-P, « Lordo-Libéralisme ou le néolibéralisme vu par Frédéric Lordon », texte posté le 17 décembre 2015 sur http://www.librairie-tropiques.fr/2015/12/de-quoi-le-lordo-liberalisme-est-il-le-nom.html


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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:35

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:32

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 21:18

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