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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:31

Par Antoine Manessis, secrétaire du . sur le site du PRCF "Initiative communiste".

Brecht disait  : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple. »

élection Portugal - 2016Tel est le but caché des .

Mais, allez-vous dire, c’est exactement le contraire que proclament les initiateurs des ces primaires !

Ce serait oublier la grande leçon de ce début de siècle : dans la novlangue néolibérale actuelle, les mots veulent dire le contraire de ce qu’il sont censés signifier. Réforme veut dire régression. Courage veut dire lâcheté face aux lobbys du grand capital. Gouvernance (entrepreneuriale, gestionnaire et apolitique…) prend la place de gouvernement du peuple. Pédagogie nécessaire pour montrer que le peuple, ignorant et fruste, doit être éduqué par ses bons maîtres. Syndicat réformiste veut dire « jaune » comme Berger qui soutient des CONTRE-réformes. Coût du travail pour faire oublier que le travail produit et que le capital prélève. La Dette (affreuse) qu’il faut rembourser s’élève à 70 milliards d’euros en 2015 et le montant de la fraude fiscale s’élève à 80 milliards d’euros*  auxquels aucun gouvernement ne touchera sérieusement puisque ces gouvernements truffés de Cameron et de Cahuzac sont des gouvernements des riches par les riches et pour les riches.

Mais revenons aux Primaires.

SUFFRAGE CENSITAIRE, LE RETOUR

La première question que l’on doit se poser est qui vote aux primaires  ?

L’Institut CSA nous donne la réponse (tous les sondages sont unanimes) : " Les primaires n’ont pas permis d’atténuer les discriminations à l’œuvre dans le processus électoral. La mise en correspondance des taux de participation avec les caractéristiques sociologiques atteste que la participation aux primaires est d’autant plus élevée que le niveau social est élevé. Plus il y a concentration de catégories populaires, plus le taux de participation est faible. Il y a une relation évidente entre le poids des ménages issus des catégories populaires et la non-participation aux primaires. Cela confirme l’éloignement entre le PS (pour les primaires du parti socialiste) et les catégories populaires. » Quand on sait que 64% des militants du PS sont diplômés de l’enseignement supérieur (contre 14% dans  la société dans son ensemble), on comprend où est la cible du PS. Et l’on voit bien en effet que les primaires non seulement n’amènent pas les abstentionnistes ou les déçus de la politique des gouvernements, c’est-à-dire les classes populaires, à réintégrer le jeu politique mais au contraire les en éloignent de fait.

C’est là une donnée que les états-majors des partis bourgeois (LR et PS) n’ignorent pas.

Au lieu de regretter ce fait, ils en sont fort satisfaits : le peuple, les ouvriers, les couches populaires sont hors-jeu et cela est conforme aux intérêts de classe des ces mêmes états-majors et de ceux qu’ils servent.

Le bobo, en tant que concept idéologico-social, devient l’arbitre des élégances. Même si les « nuits debout » ont le mérite de fixer les mobilisations et d’ouvrir des espaces non institutionnels de discussion politique,les centres-villes de Lyon, Paris, Bordeaux, Dijon, Grenoble ou Nantes deviennent l’épicentre de la recomposition politique et les primaires en sont un moment important.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:07

Publié le 9 Avril 2016 sur le blog de La Canaille

Le gouvernement est-il  de droite ?

Pour ceux qui pouvaient douter,

 la preuve par QuasiMedef :

Pour lui, l'annonce de Macron est "rafraichissante"

Nouvelles du front de classe

Panama : à qui faire porter le chapeau ? 

La famille Hennessy est ainsi, selon Le Monde, "associée à deux sociétés offshore créées en février 2000 par la banque privée Edmond de Rotschild Europe", l'une détenant les actifs d’un fonds d'investissement dans les nouvelles technologies, l'autre permettant l’administration du fonds. "Des millions de dollars ont transité par ce fonds de gestion un peu particulier", qui a été dissous en 2014, selon le quotidien.

Le cofondateur du groupe Accor et ancien sénateur UMP, Paul Dubrule, est pour sa part résident fiscal suisse depuis 2006. "Il a utilisé en 2007 pendant quelques mois la société panaméenne Rymercu Securities Inc. pour investir dans Tok and Stok, la chaîne brésilienne de magasins de meubles créée par son frère Régis", rapporte le quotidien, sans dire si ces mouvements pourraient être répréhensibles.

Les frères franco-libanais Salim et Jean-Gabriel Eddé, qui ont fait fortune grâce à l'éditeur de logiciels spécialisé dans la finance Murex, ont aussi eu recours au cabinet panaméen. "En novembre 2009, Salim Eddé a créé aux îles Vierges britanniques la société Seaview Development Equities Limited, dans le but d’acquérir à Murex 467 parts de sa filiale luxembourgeoise, Murex International Luxembourg SA, pour un peu moins d’un million d'euros", remarque Le Monde, sans détailler davantage.

Fiscalité, héritage, dissimulation ?

Le créateur d'Ecco, l'ancêtre de l'agence d'intérim Adecco, Philippe Foriel-Destezet, a pour sa part été à partir de 1994 actionnaire de plusieurs sociétés aux îles Vierges britanniques et au Panama. "Toutes ces sociétés renvoient à des activités réelles en Amérique centrale: des activités dans la forêt au Costa Rica, au Panama ou encore à Sainte-Lucie, sous le nom commercial Rain forest adventures, ou encore la construction (avortée) d'un parc d'attraction aux îles Vierges britanniques", écrit le quotidien, sans expliquer ce qui pourrait être reproché à l'entrepreneur.

Le patron du groupe Alma (eau Cristalline) Pierre Papillaud, a de son côté reçu en mai 2002, une procuration sur la société Krewitt, enregistrée quelques mois plus tôt aux îles Vierges britanniques. "On ignore tout des activités menées par la société Krewitt jusqu’à sa liquidation, en octobre 2011", remarque Le Monde, sans en dire davantage.

Le quotidien avait plus tôt dans la semaine détaillé les circuits empruntés par d'autres familles françaises fortunées ayant recours à des sociétés basées dans des paradis fiscaux pour optimiser leurs revenus fiscaux, pour préparer un héritage futur ou pour dissimuler des avoirs.

Rédigé par Canaille Lerouge

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:00

TÉLÉVISION - Un clip sur la France qui se passe à l'étranger, une séquence sur les Français, mais sans Français. Voici ce que l'on peut dire du spot publié par l'équipe d'Emmanuel Macron à l'occasion du lancement de son mouvement politique, “En marche”, après avoir vu “Le Petit Journal” jeudi 7 avril.

L'émission de Canal Plus s'est effectivement penchée sur les images contenues dans le clip, un enchaînement de visages mettant la diversité à l'honneur et des paysages ensoleillés. Et comme c'est fréquemment le cas pour ce type de production, il s'est avéré que les vidéos provenaient dans l'immense majorité de banques d'images… étrangères.

En clair, les écoliers montrés sont américains, une troupe de promeneurs allemands et un adolescent en capuche vient en fait de New York et est même déjà apparu dans un clip de reggae. Comme le montre la vidéo en tête d'article, Yann Barthès et son équipe ne se sont donc pas fait prier pour pointer du doigt toutes ces incohérences

Voir la vidéo ici

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:51

Lu sur le site du rédeau « Faire vivre et renforcer le PCF »

 

Une contribution de communistes encore organisés dans une grande entreprise industrielle... c’est suffisamment rare pour la faire connaître...

Les communistes de la section Hispano-Suiza se sont réunis à plusieurs reprises afin de discuter de la situation actuelle de la France et de son industrie à partir de ce qu’ils connaissent le mieux : la filière aéronautique. Ces discussions participent à la préparation du Congrès du mois de juin.

 

Quelques extraits

Les points abordés sont nombreux. En voici quelques-uns :

  • Ils dénoncent « La déindustrialisation qui frappe notre pays dûe aux choix faits par les multinationales » et « l’abandon par le PCF de la bataille idéologique à l’entreprise. »
  • Ils proposent : « une grande campagne devrait être menée sur le patrimoine national qui a déjà été bradé au patronat et que ce dernier est en train de liquider petit à petit. » et affirment : « Ce qui ce passe dans un grand nombre de domaines, tels les abandons de productions, relèvent de la trahison d’État ».
  • Ils suggèrent : « Une réflexion importante doit se faire sur la réappropriation de secteurs de l’économie du pays qui sont vitaux .»
  • Ils réclament « un statut de l’élu - avec une vraie bataille politique - conférant à celui-ci un avenir après la fin d’un mandat. » "Au même titre qu’il faut combattre l’idée de « carrière » politique. Il faut combattre et dénoncer ceux qui font de la « politique » un métier, ceux qui ont confisqué la chose publique et en ont fait une sphère privée qui serait réservée à une élite qui saurait et déciderait pour les autres."
  • Ils exigent : "Enfin il est grand temps de proclamer haut et fort que le Parti Communiste Français proposera un candidat aux prochaines élections présidentielles.»

 

Lire l'intégralité du texte en cliquant sur le lien ci-dessous.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:41

Source : Tunisie-secret, Michel Rimbaud, 28-02-2016

« Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices », écrit cet éminent diplomate élevé dans la haute tradition gaulliste. Bien avant le départ de Fabius, Michel Raimbaud disait tout haut ce que les anciens du Quai d’Orsay pensaient tout bas. Sa remarquable rétrospective démontre comment, dans l’affaire syrienne, la diplomatie et la presse françaises ont été au service de la propagande anglo-américaine et comment le gouvernement français s’est mis du mauvais côté de l’Histoire. Michel Raimbaud est l’auteur de “Tempête sur le Grand Moyen-Orient”, publié aux éditions Ellipses en 2015.

 

Son Excellence Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur de France, auteur du livre

Son Excellence Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur de France, auteur du livre “Tempête sur le Grad Moyen-Orient”, édition Ellipses, 2015.

Le pire ministre des Affaires étrangères jamais offert à la France [Laurent Fabius] a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.

Si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins

Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.

Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des États membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’Otan sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ?

Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend depuis un quart de siècle incarner la « communauté internationale », s’est transformé au fil des dernières années en un directoire de pères fouettards ayant pour inspirateurs les néoconservateurs de « l’État profond » des pays d’Occident et d’ailleurs, et pour alliés privilégiés les régimes moyen-orientaux les plus portés sur la flagellation. En 2011, après l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, la Yougoslavie, l’Iran ou l’Ukraine et quelques autres, nos pères fouettards, pourtant bien absorbés par leur tâche du moment, vont réserver à la Syrie un traitement de choix. C’est ainsi que les sanctions vont pleuvoir en giboulées dès les premiers beaux jours.

[...]

Cliquez sur les liens ci-dessous pour lire l'article intégral.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 16:16
ROUEN - 9 mars 2016 - 15 000 manifestants - Photos Yvette Genestal.

ROUEN - 9 mars 2016 - 15 000 manifestants - Photos Yvette Genestal.

15 000 dans les rues de Rouen pour exiger :  "Retrait du projet Loi-Travail".  15000 du cours Clémenceau à la Préfecture.  Des lycéens et des étudiants, des salariés du privé en grand nombre.  Des hospitaliers, des territoriaux : les précaires y sont nombreux.  Des militants de la CGT très mobilisés avec les salariés de leur entreprise : Chapelle Darblay, le port de Rouen, Renault-Cléon, les cheminots bien sûr, des territoriaux également, des salariés de Vallourec, les grands magasins, BASF, Boréalis, Université de Rouen et bien d'autres encore ...  Et aussi des militants de SUD-Solidaires, de FO, de la FSU et même quelques CFDT, contre la consigne de leur centrale qui n'avait pas appelé à manifester.

On réclamait le retrait du projet.  Les lycéens et étudiants scandaient : " Un pas en avant, deux siècles en arrière", "El Khomri, t'es finie, nous on veut des CDI", ou encore "Travaille, consomme et ferme ta gueule" ...

Dans les prises de parole de fin de manifestation, les intervenants ont appelé à se mobiliser pour la suite, et à construire une grève générale avec les salariés des entreprises.  Et donnaient rendez-vous aux manifestants d'aujourd'hui pour les semaines à venir et pour le 31 mars.  Pour obtenir le retrait du projet et construire un véritable code du travail du XXIème siècle, pas le projet du patronat et de la droite. 

Mais curieusement, alors que le texte de loi est directement issu des recommandations de la commission et du conseil européen, il ne fut nullement question des responsabilités de l'Union Européenne.  Hollande, Valls, El Khomri, le MEDEF et Gattaz, la droite furent conspués, mais pas la commission européenne.

Pourtant aucune loi souveraine en France  ne pourra être votée tant que nous ne nous ne affranchirons pas des règles et des traités européens.  Quitte à sorti de cette UE  faite par et pour le Capital.  Méditons l'exemple grec.  Yvette Genestal

Des lycéens et des étudiants étaient présents au départ de la manifestation

  • Par Richard Plumet sur Fr3 Normandie
  • Publié le 09/03/2016 | 11:44, mis à jour le 09/03/2016 | 13:25
 
© Richard PLUMET / France 3

© Richard PLUMET / France 3

A 10h30, Cours Clémenceau, au départ de la manifestation intersyndicale, les habitués des mouvements sociaux se rassemblaient et préparaient leurs drapeaux, alors qu'en retrait, des lycéens participaient pour la plupart d'entre eux à leur première manif, emmenés par Léon, du lycée Corneille.

Une présence de la "jeunesse" qui, visiblement réchauffait le cœur des différents responsables syndicaux au départ du cortège  :
Un peu plus tard, une fois la Seine traversée, le cortège est passé devant les locaux rouennais du PS.

© Julie HOWLETT / France 3 Normandie

© Julie HOWLETT / France 3 Normandie. 

 
A voir sur le site de Fr3 Normandie : VIDEO : le reportage France 3 Normandie de Magali Nicolin et Marie Saint-Jours au départ de manifestation de Rouen, Cours Clémenceau
 
Tous contre le projet de loi

Des lycéens et des étudiants étaient présents au départ de la manifestation de Rouen

 
© Richard PLUMET / France 3

© Richard PLUMET / France 3


 

Devant la préfecture de Rouen © Magali NICOLIN / France 3 Normandie

© Magali NICOLIN / France 3 Normandie Devant la préfecture de Rouen

Cordon de sécurité de la police devant l'entrée de la préfecture de Rouen © Magali NICOLIN / France 3 Normandie

© Magali NICOLIN / France 3 Normandie Cordon de sécurité de la police devant l'entrée de la préfecture de Rouen

 

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:10
, par  Marie-Christine Burricand sur pcf.fr
 

Depuis la mise en place du dispositif statutaire voilà plusieurs années permettant l’élaboration de textes alternatifs et la présentation de listes alternatives de candidates et candidats au Conseil National, l’expression d’un désaccord profond avec la ligne des directions sortantes n’a cessé de s’affirmer.

Bien que souvent très proches, les textes alternatifs se sont multipliés. Ils ont contribué à nourrir un débat salutaire parmi les adhérents, mais leur dispersion n’a pas permis de remettre radicalement en cause un ordre établi lourd du poids culturel du légitimisme.
De fait, une nouvelle dispersion favoriserait l’appareil en place.

Au moment où la situation à l’échelle de la société atteint des sommets de gravité, où le PCF du fait de choix politiques, stratégiques et électoralistes ne cesse de s’affaiblir, il est urgent de mobiliser de façon unie et cohérente toutes celles et ceux qui se refusent à voir la fin d’un outil politique si utile et nécessaire à leurs aspirations de changements profonds.

C’est pour cela que les camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" lancent un appel solennel à toutes celles et ceux comptant légitimement élaborer un texte alternatif, pour envisager de se regrouper afin de créer ensemble les conditions d’un texte unique. Ceci afin de donner plus de force et plus de voix à l’insatisfaction grandissante des communistes de plus en plus nombreux qui ne reconnaissent plus leur parti dans ses orientations présentes.

Plus que jamais le peuple a besoin d’un Parti Communiste fort !

Paul Barbazange, Marie-Christine Burricand, Jean-Jacques Karman, Jean-Pierre Meyer.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 18:08

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_136_art1.htm

 

Les hypocrisies de « l’Union Sacrée »

publié le : 26 Février, 2016

Des terroristes islamistes cachés partout, jusqu’au coin de la rue et parfois sous nos lits… Des Français tous Charlie, exploiteurs, exploités, réunis dans les plis du drapeau, avec des policiers et des soldats sanctifiés par leur mission qui sont Charlie aussi… Un Président, monarque omniprésent en père protecteur et chef de guerre en charentaises…
-Depuis un an, la même pièce est ressassée jusqu’à la nausée, par nos télévisions, nos radios, et les autres média, et les politiciens « de gauche » et de droite qui nous dirigent.

-Et cela va durer encore plus d’un an, car cela a permis à notre président de multiplier sa popularité dans les sondages. Le scrutin de 2017 est en ligne de mire, et tant pis si pour le préparer il faut amplifier aussi la xénophobie ambiante : elle fait diversion au chômage massif et aux précarités.

-Il faut pourtant redire, aux murs s’il le fallait, évidence et raison : cette « Union Sacrée » qui prétendument nous unit dans un affolement commun est une escroquerie politique, un mensonge à bien des égards. Car la politique officielle française, le « nous sommes en guerre contre le terrorisme djihadiste-islamiste » est totalement schizophrène, contradictoire et vouée à l’échec humiliant.

-L’ennemi unique désigné au Moyen Orient est DAECH, cet état insurrectionnel qui se dit Califat islamique, construit sur les ruines laissées en Irak, en Syrie, en Libye, par les interventions occidentales, recrutant nos enfants perdus et essaimant ses métastases du Sahel africain aux rivages d’Asie.

Sauf que les puissances occidentales, et la France en premier, persistent tout en expédiant contre lui bombardiers et porte-avions, à soutenir que la solution politique là-bas passe d’abord par l’élimination de l’état national syrien, le plus ancien de ceux qui combattent DAECH.

-Sauf que le meilleur allié de la France au Moyen Orient est l’Arabie Saoudite, riche à milliards de son pétrole, son gaz, et de son monopole du pèlerinage à La Mecque. Un Etat qui repose depuis sa création sous l’égide des puissances occidentales, sur la version la plus intégriste de l’Islam, le Wahabisme, doctrine politique dans laquelle les inégalités sociales et des sexes sont sacralisées, imposées par des dizaines d’exécutions publiques chaque année. Depuis un demi-siècle, avec l’approbation des dirigeants de Washington et de Paris, les monarques saoudiens et des Émirats financent des centaines de centres de diffusion de l’idéologie wahabite du Maghreb au Sahel et jusqu’au Pakistan, alimentent en combattants et en armes des subversions armées, dont les plus influentes sont Al Qaïda en Afghanistan, en Afrique Sahélienne,et au Yémen, ou Al Nosra en Syrie. La même Arabie Saoudite est devenue une puissance militaire importante au Moyen-Orient, que la France se félicite d'équiper avec ses Rafales. Ils lui permettent de combattre l'influence de son concurrent iranien, en envahissant le Yémen, et en bombardant les populations yéménites.

Certes, l'état insurrectionnel de DAECH, nourri longtemps de l'aide saoudienne, a échappé en grandissant à l'influence directe des monarques wahabites de Riyad. Mais ce monstre est en quelque sorte leur fils naturel, et leur double: selon la formule d'un analyste états-unien, " l'Arabie Saoudite est un DAECH qui a réussi.."

Et que dire de la Turquie d'Erdogan, président islamiste membre éminent de l'OTAN, qui fait tout ce qu'il peut depuis des décennies pour détruire l'état national de Syrie, qui alimente en armes, en mercenaires recrutés à l'étranger les bandes armées soulevées contre lui ; qui finance DAECH en lui achetant son pétrole; qui organise vers l'Europe la fuite de centaines de milliers de migrants jeunes et qualifiés, pour vider la Syrie de tout avenir; et qui enfin cherche à empêcher tout règlement négocié dans la region, en s'opposant à la participation des organisations des Kurdes, qu'il massacre...

Francis Arzalier

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:32

L'Association pour une constituante milite pour :

Promouvoir l’idée d’une Constituante dont les constituants seraient élus au suffrage universel .

- Contribuer à l’élaboration de cahiers d’exigences des Citoyen(ne)s devant servir de base de travail pour l’Assemblée élue.

- Proposer des modalités concernant le processus de désignation d’une Assemblée Constituante qui répondent à l’exigence d’une réelle légitimité populaire et démocratique dépassant les clivages et appareils politiques actuels.

Dans l'article qui suit l'association pour une constituante dénonce ces primaires qui renforcent la personnalisation du pouvoir voulue par le fondateur de la Vème République.  Et invite à sortir du piège présidentiel.  On ne peut que se sentir en accord avec une telle proposition.  D'autant qu'accorder un tel pouvoir à un seul homme ou à une seule femme peut s'avérer dangereux.  Y.G.

La présidentielle n'est pas la solution, elle est le problème !

Paru le dimanche 28 février 2016
par  Association pour une Constituante

 

 

Une de plus !

Depuis 1965, date de la première élection présidentielle, on ne compte plus les candidats qui ont déclarés vouloir redonner le pouvoir au peuple, se situant peu ou prou dans la filiation du fameux « coup d’Etat permanent » de François Mitterrand, puis de son slogan de campagne : « L’objectif de la droite, garder le pouvoir, mon seul objectif, vous le rendre ».

A-t-on vraiment envie de continuer ce jeu stupide et manipulateur ? N’est-il pas temps de se débarrasser des illusions concernant la Présidentielle ? Doit-on une nouvelle fois s’épuiser à chercher un hypothétique candidat miracle qui transformerait à lui seul la nature antidémocratique de la présidentielle ? Doit-on participer à des primaires censées révéler cette personne extraordinaire ? Va-t-on, au contraire, admettre enfin que la présidentielle n’est pas la solution, mais le problème  ?

Parce qu’elle personnalise, elle réduit les débats politiques à un bruit de fond, elle embrigade et transforme les électeurs en supporteurs, elle ne donne pas un élu titulaire d’un mandat, donc véritablement légitime. Finalement, elle revient à donner un chèque en blanc… avec les résultats que l’on connaît. La présidentielle est, plus que jamais, un des principaux obstacles à la nécessaire reconstruction de la démocratie.
La France a besoin de réaffirmer l’importance du collectif et, prioritairement, de retrouver son propre peuple, titulaire de la souveraineté. Lui seul est capable de faire face aux défis qui s’accumulent depuis des décennies et auxquels chaque candidat prétend pouvoir faire face.

On peut penser que le pays a besoin d’un leader ; mais on ne peut pas alors se plaindre des dérives antidémocratiques inhérentes aux sociétés qui confient leur destin à un chef, éclairé ou pas. Le peuple n’a pas besoin de guide, il a besoin d’être respecté et d’exercer collectivement son pouvoir.

On peut militer pour des primaires, « citoyennes » ou pas, mais c’est refuser, une nouvelle fois, d’affronter le vrai problème. Les primaires, par essence, consistent à valider la règle absurde de la personnalisation du pouvoir. En toute analyse, et compte tenu de l’expérience, comment peut-on sérieusement prétendre utiliser la présidentielle pour faire l’inverse de son objet naturel, prétendre se placer en dehors d’un jeu dont, en même temps, on accepte les principes en se présentant ? Et pourquoi prendre un tel risque ?

Nombreux sont ceux qui considèrent le combat pour la souveraineté populaire comme utopique, ou qui ne comprennent pas que vouloir le rétablissement de celle-ci grâce à l’élection présidentielle relève du conte de fée. Pourquoi le candidat futur serait-il plus sincère que tous les autres, d’horizons divers dans le passé, qui ont fait tant de promesses non tenues précisément parce qu’ils avaient le pouvoir de ne pas les tenir ? C’est la nature de la présidentielle que d’accorder une confiance d’enfants à des personnes que rien n’oblige à l’honorer sauf la croyance qu’on met en eux.
Si on pense au contraire que la démocratie est nécessaire en cette période troublée, il faut impérativement sortir du piège présidentiel et rappeler que c’est aux citoyens eux-mêmes de se saisir de ce bien collectif qu’est la vie publique. Les responsables devront émerger de ce mouvement et en être à la fois les porte-paroles et les garants. Pas le contraire.

Certains estiment qu’il est trop tard pour poser le problème de la présidentielle alors qu’ils s’obstinent à ne pas le poser quel que soit le moment. Il n’y a ni bon, ni mauvais moment, il y a un objectif permanent. La prochaine échéance présidentielle ouvre un espace, certes bizarre, de discussion. Pourquoi ne pas s’en saisir tout en refusant d’entrer dans le jeu ? Au-delà des choix électoraux des uns et des autres, l’Association pour une Constituante refuse de s’inscrire dans cette compétition absurde : elle entend l’utiliser comme une caisse de résonnance.

Nous nous trouvons à un tournant fondamental. La France, l’Europe, le monde sont en crise. Chaque peuple peut apporter sa pierre pour donner un sens humaniste à un lendemain plus qu’incertain. L’élection d’une Assemblée Constituante en France est le moyen pacifique et constructif pour sortir de l’ornière. Elle sera la concrétisation institutionnelle de ce renouveau de la souveraineté populaire qui émergera des cercles locaux où les citoyens pourront exprimer leurs exigences. Contre les figures imposées par un système dégénérescent, agissons pour la recréation de la volonté individuelle et collective.

Cet article est par ailleurs sur Agoravox
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-presidentielle-n-est-pas-la-178298

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 14:48

par · 26 février 2016

Ainsi donc, Martine Aubry et quelques autres ont publié une tribune dans le journal Le Monde daté du 25 février, tribune qui agite le microcosme parisien. On y retrouve des personnalités du monde politique, qu’elles soient socialistes ou non, ainsi que des universitaires. Le titre même de cette tribune est éclairant : « Sortir de l’impasse ». Ah certes, que voilà un beau programme. Mais qui donc nous y a fait entrer dans cette impasse ? N’est-ce point le tournant européen, religion dans laquelle communient tout autant les auteurs de cette tribune que les personnes qu’ils attaquent ? Et quand ils écrivent : « Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », on aimerait plus de cohérence et de logique. Car, la situation actuelle, du CICE et du « pacte de responsabilité » à la « Loi Travail » de Mme El-Khomri, ne tombe pas du ciel. On voit bien ce qui pousse le gouvernement à vouloir défaire le droit du travail, en faisant sauter les garanties légales qui pesaient en cas de licenciements, à réduire l’assurance chômage (pourtant excédentaire dans son strict périmètre d’exercice) : c’est l’idée que seul un gain de compétitivité important peut arrêter l’hémorragie de l’emploi. Mais, ce faisant, la France va accroître les facteurs de récession et de déflation tant sur son territoire qu’au niveau de l’Europe toute entière. Tant que notre pays ne pourra retrouver la flexibilité du taux de change, il sera obligé de chercher ailleurs d’autres flexibilités, et en particulier sur les salaires et les différents revenus sociaux. Et l’on sait bien que par temps de crise, la fameuse « flexsécurité » dont on parle tant se réduit à n’être qu’une flexibilité, toujours demandée aux plus faibles et aux plus démunis sans aucune sécurité.

« Trop, c’est trop » dit encore le texte de cette tribune…Comme si les signataires avaient dormi depuis 2012 et ne se réveillaient que maintenant. Car, les mesures les plus critiquables prises par le gouvernement Valls étaient inscrites dans le TSCG que François Hollande fit ratifier. Oui, il y a une certaine indécence à s’offusquer aujourd’hui de mesures qui ne sont que la suite logique de décisions prises au début même du mandat de François Hollande et ce alors qu’il s’était engagé à faire le contraire. C’était à ce moment là qu’il fallait protester. Il n’en fut rien. Et c’est la raison pour laquelle cette tribune sonne faux. Comment croire que ses signataires sont légitimement indignés alors qu’ils ont accepté les mesures initiales ? Cette indignation se veut vertueuse, mais elle cache en réalité des rancœurs politiques cuites et recuites. Elle masque des projets politiques contradictoires aussi. Quand Mme Aubry se déclare pour des primaires à gauche, M. Cohn-Bendit lui nous annonce qu’il votera pour Alain Juppé. Après tout, c’est son droit le plus strict. Mais cette tribune est une galère dans laquelle quiconque se sentant véritablement de gauche n’a rien à faire. Et, le soutien que ses signataires apportent à la calamiteuse réforme de l’éducation nationale devrait achever de nous en convaincre.

La question fondamentale que pose cette tribune est celle de l’honnêteté politique. Or, on se souvient que du temps ou elle dirigeait le Parti « socialiste » Mme Aubry avait laissé se développer des situations scandaleuses, en particulier dans les Bouches du Rhône. De cela, aucun bilan public n’a été tiré. Comment croire, alors, aux postures moralisatrices que contient cette tribune ? Il y a une impudence certaine à agir de la sorte en pensant que les français ne s’en souviendraient pas. Cette combinaison d’indécence et d’impudence est cependant un signe caractéristique de la décomposition des élites. De ce point de vue, on peut dire que cette tribune n’a pas été inutile, même s’il est plus que douteux que ses signataires n’ont pas mesuré la portée de leur geste. Ils viennent, par cette tribune, de confirmer la mort de cette « deuxième gauche » qui s’est révélée, depuis près de trente ans, n’être qu’une des formes de la droite.

Il reste un point cependant qu’il convient de mettre en avant. Alors que les signataires de cette tribune rédigeaient leur pensum, une pétition circulait sur Internet contre le projet de loi proposé par Mme El-Khomri. Cette pétition a dépassé largement les 500 000 signatures en quelques jours et elle continue de progresser au rythme de plus de 6000 signatures par heure. Il y a là une réaction bien plus radicale que dans toutes les tribunes du monde…


 
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