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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 10:04

L’UD CGT de la Sarthe appelle à un rassemblement le 4 février à 17 h devant le Palais de Justice au Mans pour la relaxe des huit travailleurs de l’usine Goodyear Amiens-Nord condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois fermes pour avoir défendu leurs emplois.

GoodyLEMANS

Télécharger le tract en PDF : UdSartreGoodyear

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 09:58

Pour la relaxe des huit syndicalistes de Goodyear, l’UL CGT de Narbonne appelle à un rassemblement le jeudi 4 février à 18h30 devant la sous-préfecture de Narbonne.

GoodNAR

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:25

Pour Patrick Saurin, du collectif d’audit citoyen de la dette, « la Grèce doit socialiser le système bancaire »

27 janvier par Sabrina Guintini , Patrick Saurin.  Interview par La Marseillaise.

Extraits lu sur le site du CADTM.

Sabrina Guintini pour La Marseillaise

Rencontre avec un membre du collectif d’audit citoyen de la dette, qui a participé à la commission pour la vérité sur la dette grecque.

Porte-parole du syndicat SUD Solidaires à la Banque Populaire-Caisse d’épargne, Patrick Saurin est membre du collectif d’audit citoyen de la dette et a participé à la réalisation du rapport « la vérité sur la dette grecque » commandé par la présidente du parlement, Zoé Konstantopoulou. Il était, jeudi, invité par Attac Pays d’Aix, à animer une conférence intitulée « Autopsie d’un meurtre ».

Dans cette affaire de « meurtre », qui est la victime, qui est l’assassin ?

La victime est le peuple grec. Les assassins, il y en a plusieurs, c’est un crime en bande organisée. On retrouve dans le gang de la Troika, le FMI, la BCE et la commission européenne, auxquels il faut ajouter le fonds européen de stabilité financière. Et derrière, les seconds couteaux : les états de la zone euro qui laissent faire les politiques iniques - y compris un gouvernement se proclamant socialiste et dont le président se disait ennemi de la finance... Le mot « meurtre » n’est pas trop fort : il y a eu des morts en Grèce, de nombreux suicides quand des petits porteurs ont été ruinés. Plus du tiers de la population est en situation d’extrême pauvreté, les gens n’ont plus, quasiment, de couverture sociale. Il y a de la malnutrition chez les enfants, de gros problèmes de santé, un développement de la toxicomanie et de la prostitution... Des économistes du FMI, qui ont étudié 147 crises financières après 39-45, estiment que la crise grecque fait partie des 5% des crises les plus graves.

[...]

Comment expliquer l’échec de Syriza ?

Pour la première fois, un gouvernement démocratiquement élu affirmait sa volonté de rompre avec les politiques néo libérales imposées par les institutions européennes. Mais sa première erreur a été de ne pas suspendre le paiement de la dette en attendant les résultats de l’audit commandé par Zoé Konstantopoulou. Ils auraient dû aussi, mettre en place une socialisation du système bancaire. L’autre erreur date du référendum de juillet, quand plus de 61% de Grecs ont dit être contre le mémorandum. Au lieu d’appliquer la souveraineté populaire, Tsipras est allé négocier avec les autres ministres et est revenu avec un 3e mémorandum pire que les modèles proposés précédemment. Ce dernier ne doit pas être appliqué, ça n’est pas moi qui le dis : un document de décembre, rédigé par le rapporteur de l’ONU, Juan Pablo Bohoslavsky, affirme que les droits humains fondamentaux doivent passer avant le paiement de la dette.

[...]

La suite sur le site de CADTM ( Comité d'annulation de la dette du Tiers Monde )

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:37

Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 Janvier 2016

Les éleveurs français soupçonnés de pratiques anti-concurrentielles par Bruxelles

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La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres.

La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres. (Crédits : Reuters)

Bruxelles soupçonne nombre d'acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises de s'être entendus sur les prix, et a ouvert une enquête pour pratiques anti-concurrentielles, révèle le journal "Les Echos" ce vendredi.

Les filières porcine, bovine, laitière sont dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a ouvert une enquête sur "des comportements anti-concurrentiels allégués" des acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises, rapporte Les Echos dans son édition du vendredi 8 janvier.

"La Commission a reçu des plaintes concernant les marchés du lait et de la viande en France et mène actuellement une enquête", a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission.

Entente sur les prix en pleine crise

Bruxelles pense que les entreprises du secteur et les organisations professionnelles se sont entendues, en pleine crise de la filière, sur les prix au cours des multiples tables rondes organisées au ministère de l'Agriculture en 2015.

"Selon les informations dont elle dispose, les comportements des organisations professionnelles telles que la FNSEA, JA ou Coop de France, ainsi que toutes les autres entreprises du secteur pourraient constituer des infractions à l'article 101 du TFUE [Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Ndlr], du fait de la conclusion d'un ou de plusieurs accords sur les prix et restrictions sur les importations", indique la Commission dans sa notification.

Pour rappel, l'article 101 du TFUE interdit "tous accords entre entreprises (...) qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre Etats membres". Cet article proscrit notamment de "fixer de façon directe ou indirecte les prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction", ou encore "limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements".

Sanctions très lourdes, si l'entente est avérée

Les entreprises et syndicats doivent répondre à la Commission d'ici mi-février et fournir "les agendas des rencontres, le nom des participants aux discussions, les documents soumis lors des réunions, les notes prises, les comptes rendus", détaille Les Echos.

Si l'enquête - qui pourrait durer deux ans- conclut qu'un accord a bien été passé entre les protagonistes du secteur, les sanctions pourraient être très lourdes. Elles sont calculées en fonction du chiffre d'affaires. Pour la FNSEA, c'est donc l'addition des chiffres d'affaires des agriculteurs adhérents à la Fédération qui sert de base pour le calcul.

La FNSEA se dit "prête à coopérer", mais se défend -par la voix de son président Xavier Beulin- d'avoir jamais "annoncé un prix sur lequel les entreprises ou la distribution se seraient engagées".

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 14:34
Le Cice tourne à plein régime
Frédéric Schaeffer / Chef adjoint du service France |

François Hollande veut transformer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en baisse pérenne de cotisations sociales. - Michel GAILLARD/REA

EXCLUSIF - Plus de 27 milliards d’euros de créances fiscales ont été accordées depuis la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, dont 17,5 milliards l’an dernier.

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) est entré dans les moeurs. Après un lent démarrage en 2013 et 2014, ce dispositif a fini par monter en charge et trouver sa vitesse de croisière. Pour la seule année 2015, un peu plus de 1 million d’entreprises ont déclaré une créance fiscale totalisant 17,5 milliards d’euros, selon un bilan que doit dévoiler vendredi matin le ministre des Finances, Michel Sapin. Ce chiffre est en nette croissance par rapport à 2014 (9,9 milliards) et porte le montant cumulé des droits ouverts au titre du Cice depuis sa mise en place à plus de 27 milliards d’euros.

Le Cice est un crédit d’impôt en faveur des entreprises redevables de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu, qui porte sur la masse salariale des employés dont les rémunérations brutes ne dépassent pas 2,5 fois le SMIC. La créance fiscale de 2015 a donc été déclarée au titre des salaires versés en 2014. La montée en charge du Cice s’explique notamment par le fait que son taux est passé de 4 % à 6 % de la masse salariale l’an dernier.


Lire l'intégralité de l'article sur http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/021638478320-le-cice-tourne-a-plein-regime-1194197.php

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:03
Isigny-le-Buat Agriculteurs en colère, dans la Manche. Ils déversent du lisier devant la laiterie

Mercredi 13 janvier 2016, vers 21h45, plusieurs éleveurs de bovins ont déversé du gravier, des pneus et du lisier devant l'entreprise Lactalis à Isigny-le-Buat (Manche).

Mise à jour : 14/01/2016 à 18:51 par Alice Labrousse sur Normandie actu

 

La grogne des producteurs de lait est montée à Isigny-le-Buat (Manche). Le prix du lait en est la cause. (Photo @La Gazette de la Manche)

La grogne des producteurs de lait est montée à Isigny-le-Buat (Manche). En cause : le prix du lait. (Photo © La Gazette de la Manche)

Depuis des mois, les agriculteurs n’en peuvent plus. Le prix du lait, trop bas, ne leur permet plus d’avoir un salaire décent, déplorent-ils. Mercredi 13 janvier 2016, vers 21h45, une dizaine d’éleveurs laitiers se sont mobilisés à Isigny-le-Buat, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche), devant l’entreprise Lactalis, indiquent nos confrères de La Gazette de la Manche.

> Lire aussi : Prix du lait en baisse en Normandie. Des agriculteurs vendent… sur Le Bon Coin

Des pneus, du gravier… et du lisier

Les agriculteurs ont décidé de boucher les deux entrées de la société, qui transforme le lait en produits laitiers comme du fromage ou de la crème. Ils y ont déposé, pendant la soirée, des pneus, du gravier et du lisier. Ils ont estimé qu’ils n’avaient pas reçu l’argent promis lors des accords entre les entreprises et l’État, signés en juillet 2015, à l’issue d’un précédent mouvement.

On attend de nos laitiers qu’ils nous versent l’argent promis en juillet, lors des accords signés en présence de l’État, suite au mouvement de colère. Cela représente 10 euros des 1 000 litres. En moyenne sur l’année, pour ce qui me concerne, ça fait à peu près 10 000 euros », a expliqué l’un des agriculteurs mobilisés.

Ces derniers n’excluent pas de nouvelles actions dans les jours ou semaines à venir.

Alice Labrousse
Journaliste pour Normandie Actu 
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:56

"QU'ON ARRETE LA CRIMINALISATION DE L'ACTION SYNDICALE" ...

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 18:04

publié le 15 janvier 2016.  Lu sur le site du syndicat de la magistrature

Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés à des peines de deux ans d’emprisonnement dont neuf mois ferme.

Amiens, il y a deux ans tout juste. 1173 suppressions d’emplois et deux fermetures de sites annoncées chez Goodyear. Autant de vies en suspens, de femmes et d’hommes qui luttent dans un bassin d’emploi sinistré. Le combat syndical dure, sans perspective face au Titan, le groupe américain propriétaire des usines qui n’a que la rentabilité en ligne de mire. De débrayages en occupations, le désespoir monte jusqu’à ce 6 janvier 2014 où des salariés retiennent pendant plusieurs heures deux cadres de l’entreprise, sans violence.
Que sont devenues la violence économique et la tension sociale dans le jugement rendu hier par le tribunal correctionnel d’Amiens ? Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés à des peines de deux ans d’emprisonnement dont neuf mois ferme. Le tribunal n’a examiné leur ultime tentative de se faire entendre qu’à l’aune de la qualification pénale de séquestration.
Condamnés pour l’exemple ? Alors que le code pénal affirme que l’emprisonnement ferme doit constituer un dernier recours et que les responsables de l’entreprise ont eux-mêmes retiré leur plainte, la justice a refusé le choix de l’apaisement.
La lourdeur inédite de la sanction élude la réalité des conflits sociaux dans lesquels des centaines de salariés sont condamnés à l’impuissance comme au désintérêt politique et médiatique. Des salariés auxquels le code du travail n’offre plus aucun levier pour résister à des licenciements massifs qui, sous couvert de compétitivité, ne visent rien d’autre que la maximisation des profits.
L’amnistie sociale a fait long feu. A Amiens comme à Roissy, l’action syndicale n’est vue qu’au prisme du droit pénal sitôt qu’elle s’écarte des chemins balisés d’un dialogue social feutré. Le calcul économique de dirigeants qui intègrent le coût de la violation de la loi à leurs business plans a de beaux jours devant lui ; car de sanctions exemplaires, il est alors rarement question.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:12

par publié par Michel El Diablo

GENERAL ELECTRIC: 6 500 postes supprimés en Europe

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités d’Alstom dans l’énergie a présenté, mercredi 13 janvier 2016, un vaste plan de réorganisation du groupe français.
Le géant américain a annoncé qu’il allait supprimer 6 500 postes en Europe entre 2016 et 2017, dont 765 en France.

Les travailleurs d’Alstom/GE sont dans l’œil des grandes manœuvres guidées par les seuls intérêts financiers.
Après la vente à des groupes étrangers de l’aluminium de Pechiney, de l’acier d’Usinor, de la chimie de Rhodia, du ciment Lafarge, les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.

La déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT : General Electric : hypothèque la filière énergétique en France !

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités Alstom Energie, avec l’accord du gouvernement français, n’a pas tardé pour annoncer au niveau européen un vaste plan de réorganisation et de restructuration afin de dégager 3,4 milliards d’euros d’économie ; ceci en réponse aux exigences des actionnaires qui veulent un retour rapide des 6,5 milliards qu’a représenté l’achat de 70% des activités d’Alstom.
Alors que depuis des mois, non seulement les salariés avec leurs élus n’ont aucune vision sur l’avenir de leur emploi et de leur activité, la direction de GE n’a toujours pas présenté sa stratégie sur les années à venir en terme d’investissement, d’innovation, de financement des projets technologiques et de capacité de production, au regard des besoins nécessaires pour développer les projets de la filière de l’énergie.
Au lendemain de la réunion de la COP 21 à Paris sur l’enjeu du climat, le discours affiché est de faire de l’énergie un enjeu principal pour réduire les émissions de CO2 par le développement des énergies renouvelables, comme l’éolien, hydrolien, hydraulique, le nucléaire…
La France et l’Europe ont des atouts dans ces domaines qui sont reconnus dans le monde. Il est scandaleux que le gouvernement français a permis la vente des activités stratégiques à un groupe comme GE dont les seuls objectifs se limitent à maitriser des technologies, les brevets et maintenir les actifs qui sont considérés rentables (16% de marge).
Aucun engagement sérieux n’est avancé pour le développement de ces activités par un plan d’investissement et de financement à court et moyen terme. Pourtant, toutes les analyses mettent en avant les besoins qui vont se développer dans la plupart des pays dans le monde, en Europe et en France.


Le projet de restructuration présenté hier par les dirigeants de GE porte sur 10 300 suppressions de postes, cela se traduit par 6 300 postes menacés en Europe dont 830 en France. Au-delà des postes menacés et des conséquences prévisibles en matière d’emplois, ce sont des activités industrielles et des projets qui sont impactés dans le domaine des chaudières, des services, des réseaux grid, l’éolien, l’hydro…
A ce jour, rien n’est avancé, si cela va se traduire par des licenciements, un plan de départ volontaire, un non remplacement à la retraite et mutations internes.
Ce plan est injustifié au regard des enjeux du maintien des savoir-faire et des compétences nécessaires pour les activités actuelles et futures. Maintenir les collectifs de travail, les capacités de recherches et maîtrises technologiques ne peut se faire sur un recul de l’emploi.
C’est un mauvais signe pour les salariés qui dans l’ensemble sont inquiets pour faire leur travail dans de bonnes conditions.

Le gouvernement, comme le PDG d’Alstom, sont responsables de cette situation qui risque de se traduire par un chaos industriel, économique et social.
Les dirigeants de GE organisent une vaste campagne de communication pour faire croire qu’ils créeront finalement 1 000 emplois nets en France comme ils s’y sont engagés avec le gouvernement.
L’accord précise que si GE ne respecte pas cet objectif, il sera pénalisé par une amende pour chaque emploi manquant. A ceci près que GE a déjà provisionné la somme correspondante, ce qui est révélateur de l’engagement de GE.
Les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.
Une réunion de l’ensemble des syndicats au niveau de l’Europe va se tenir dans les jours à venir. La mise en débat d’une mobilisation européenne est plus que jamais à l’ordre du jour avec les salariés de l’ensemble des sites du groupe GE.


La CGT estime que cette situation concerne l’ensemble des élus politiques et demande qu’un débat national puisse avoir lieu au regard des enjeux structurant que représente cette filière stratégique, avec GE,EDF,AREVA,CEA et son réseau de PME. 

Montreuil, le 13 janvier 2016

 

SOURCE: La CGT

General Electric / Alstom

 

Communiqué de FO Métaux

La Fédération FO Métaux réagit aux annonces de Général Electric qui veut supprimer 6 500 postes en Europe dont 765 en France.

Malgré les engagements faits par certains à l’occasion de la vente des activités de la branche Energie d’Alstom à l’Américain Général Electric et la naïveté de ceux qui les ont cru, nous constatons que l’actualité n’a pas tardé à donner raison à la Fédération FO Métaux.

Les conséquences sur les fonctions supports étaient évidentes depuis le départ, d’autant que GE avait clairement annoncé vouloir faire des gains en rationalisant les sites achetés à Alstom et ses propres sites.

La situation de ce qui reste du groupe Alstom démantelé, la partie Transport, n’est guère plus rassurante avec des commandes qui tardent à entrer et lorsqu’elles y arrivent, n’assurent pas la pérennité des sites. Des sous charges sont d’ores et déjà programmées sur la plupart des sites de production d’Alstom et trois d’entre eux sont particulièrement menacés, à savoir : Belfort, Ornans et Reichshoffen.

Pour les équipes d’Alstom, de GE et la Fédération FO Métaux, il est grand temps que les pompiers (responsables politiques locaux, régionaux et nationaux) sortent de leur caserne et prennent les mesures urgentes pour éteindre l’incendie avant qu’il ne reste rien des maisons Alstom et GE en France. Les engagements pris à l’époque par GE et le gouvernement doivent être respectés.

Réaction de la CFE-CGC

"On a vraiment l'impression que c'est un plan de licenciement boursier, qu'il faut trouver trois milliards de dollars d'économies et que, du coup, ça se décline en 10.000 suppressions de postes à faire d'ici fin 2017", a déclaré à l'AFP Arnaud Séjourné, de la CFE-CGC.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 18:04

Cinq ans après l’insurrection révolutionnaire en Tunisie, la dette léguée par Ben Ali ne doit plus être payée

13 janvier par CADTM international Extrait

Magharebia / Flick cc

Communiqué du réseau international CADTM

À l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de Ben Ali, le réseau CADTM réaffirme son soutien au peuple tunisien toujours en lutte pour le respect de ses droits et dénonce la mainmise du FMI et de l’Union européenne qui continuent d’étrangler la Tunisie avec la dette. L’année 2016 sera décisive dans le combat pour l’annulation de la dette odieuse puisqu’une Commission d’audit de la dette pourrait être créée en Tunisie.

[...]

Grâce à ces luttes, le peuple tunisien a arraché plusieurs libertés fondamentales dont la liberté d’expression. Les partis politiques réprimés par la dictature sont sortis de la clandestinité, de vraies élections ont été organisées, une nouvelle Constitution a vu le jour, etc.

Mais sur le plan social et économique, la politique est la même que celle menée par Ben Ali. Elle reste dictée par les Institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI en tête) épaulées par l’Union européenne. Sous couvert d’ « aide » à la Tunisie, ces créanciers extérieurs ont aggravé en réalité le poids de la dette et les inégalités en augmentant leurs prêts toxiques. Ces prêts sont débloqués par tranche en fonction de la bonne application par le gouvernement de mesures dictées par les créanciers. Au menu : gel du recrutement dans la fonction et les entreprises publiques, baisse de l’impôt sur les revenus des sociétés |1|, augmentation de l’impôt sur les revenus du travail entraînant une baisse conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs et une montée en flèche de la pauvreté |2|, renflouement des banques, adoption d’une nouvelle loi sur le partenariat public-privé et remboursement intégral des dettes léguées par Ben Ali, malgré l’urgence sociale et le nature odieuse de ces dettes. Le service de la dette (5130 millions de dinars tunisiens soit 2,13 milliards d’euros) représente en 2016 l’équivalent des dix budgets suivants cumulés : santé, affaires sociales, emploi et formation professionnelle, développement, environnement, transport, enseignement supérieur et recherche scientifique, culture, affaires sociales et tourisme.

Depuis le 14 janvier 2011, l’objectif des créanciers est clair : garder leur contrôle sur la Tunisie en utilisant l’arme de la dette et en plaçant leurs disciples aux postes clés. Rappelons que moins d’une semaine après la chute de Ben Ali, le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Nabli, fraîchement débarqué de Washington où il officiait comme économiste en chef du département du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de la Banque mondiale, déclarait dans sa première conférence de presse datée du 22 janvier 2011 que « La Tunisie remboursera ses dettes dans les délais |3| ».

C’est ce qui s’est effectivement passé puisque la dette tunisienne à été payée dans les délais avec l’argent des nouveaux emprunts. 82% des nouveaux prêts contractés entre 2011 et 2016 ont ainsi servi à payer la dette contractée par le régime de Ben Ali, entraînant le doublement, en 5 ans, de l’encours de la dette publique qui est passé de 25 milliards de dinars (soit 11,2 milliards d’euros) à 50,3 milliards de dinars (22,6 milliards d’euros).

Pour les créanciers, le peuple tunisien aurait donc le droit de se débarrasser du dictateur mais pas de la dette qu’il a contracté. Ce qui constitue une violation flagrante du droit international. Comme l’indique explicitement la doctrine classique de la dette odieuse de 1927 : « Si un pouvoir despotique contracte une dette, non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’État, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’État entier (…). Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir |4| ».

Malgré l’existence de cette doctrine de droit international et les résolutions prises par le Parlement européen en 2012 et le Parlement belge en 2011 qualifiant explicitement la dette tunisienne d’ « odieuse », aucun acte concret n’a encore été posé.

Mais l’année 2016 pourrait changer la donne puisqu’une proposition de loi tunisienne instituant une commission d’audit, s’inspirant des exemples équatorien et grec, sera déposée très prochainement à l’Assemblée des représentants du peuple par le groupe parlementaire du Front populaire (une coalition de partis politiques tunisiens). L’objectif est d’examiner tous les contrats des prêts depuis juillet 1986, date du premier programme d’ajustement structurel conclu avec le FMI et la Banque mondiale.

Les audits de la dette sont des armes stratégiques entre les mains des débiteurs pour construire un rapport de force politique face aux créanciers en justifiant le non-paiement des dettes odieuses, illégales, illégitimes et insoutenables. Pour construire ce rapport de force politique, la population doit être associée à la réalisation de cet audit et à la diffusion de ses résultats. Les rouages de la dette doivent pouvoir être vulgarisés pour permettre à l’ensemble de la population de comprendre les enjeux autour de la lutte contre la « dictature de la dette » et se mobiliser dans la rue contre ce système. Il est dès lors essentiel de faire les liens entre la dette et les préoccupations sociales quotidiennes de la population. C’est l’objectif premier de la campagne « Droit de savoir la vérité sur la dette de la dictature. Auditons la dette, donnons une chance à la Tunisie » lancée en décembre dernier à Tunis par le Front populaire et l’association RAID (membre des réseaux CADTM et ATTAC), qui s’attache aussi à faire le lien entre la dette et les luttes en cours.

Cinq ans après la victoire éclatante du 14 janvier, le peuple tunisien reste, en effet, fortement mobilisé. Les mobilisations sociales ont même atteint une ampleur sans précédent en 2015 touchant de nombreux secteurs : enseignement, transport en commun, chômeurs, entreprises du secteur public, du secteur privé (grandes distribution, industrie alimentaire, tourisme), lutte des diplômés chômeurs, etc. Le 12 septembre 2015, la population a même bravé l’état d’urgence décrété par le gouvernement en manifestant dans plusieurs villes de Tunisie contre le projet de loi dit de « réconciliation économique » qui vise à amnistier les corrompus du régime de Ben Ali. Effet boomerang, le succès de ces manifestations a permis la levée de l’état d’urgence quelques jours après |5|.

Pour l’année 2016, le réseau CADTM continuera à soutenir les mobilisations sociales en Tunisie et se tient prêt à apporter son aide pour l’audit de la dette.

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