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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:04

Les « Panama papers » semblent pour l’instant minorer l’évasion fiscale étatsunienne. Il y a à cela diverses raisons qui n’ont rien à voir avec un mythique complot de la CIA. L’une d’elles est que l’évasion fiscale, bel et bien pratiquée par les firmes et les riches citoyens américains, peut se faire… sans quitter le pays, en bénéficiant de paradis fiscaux internes comme les états du Delaware ou du Wyoming.

[...]  Sur le blog de Jean Gadrey - http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey.

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 10:03

PANAMA PAPERS COMMUNIQUE CGT FINANCES PUBLIQUES

PANAMA PAPERS... QUAND LA PRESSE SE DECIDE ENFIN A COMMUNIQUER !

4 avril 2016, les médias dévoilent des informations sur des sociétés offshore établies au Panama qui blanchissent de l'argent pour le compte de clients plus ou moins prestigieux... D'un seul coup, la fraude et l'évasion fiscale seraient la nouveauté et le scandale du moment.

Pour les agents de notre administration ce qui est dévoilé n'est pas une surprise...
Depuis des années à la DGFIP, la CGT Finances Publiques ne cesse d'alerter sur les conséquences désastreuses des politiques fiscales menées qui vident peu à peu la DGFiP de ses moyens l'empêchant de réaliser ses missions... Les  révélations des journaux n'ont surpris que ceux qui veulent bien être surpris.

Elles viennent surtout conforter l'analyse de la CGT qui revendique depuis des années les moyens législatifs et matériels avec les effectifs nécessaires pour accomplir les missions de la DGFIP et en particulier la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale par un contrôle fiscal offensif !

La Cour des comptes le confirme," la fraude sociale patronale – le non-paiement des Cotisations sociales – a doublé en 8 ans pour atteindre 20 à 25 milliards d’euros par an. Soit deux fois le déficitannuel de la Sécurité sociale."

Quant à la fraude et l'évasion fiscales, elles sont estimées de 60 à 80 milliards d’euros de recettes perdues par an pour l’État, du fait essentiellement des ménages les plus fortunés et des entreprises et des multinationales.

Pour éviter de nouveaux scandales, il ne s'agit pas d'affirmer comme certains que les paradis fiscaux c'est fini, ou encore communiquer sur le plan contre la fraude fiscale, mise à disposition de futurs nouveaux outils (datamining etc), ou le  renforcement hypothétique de la coopération entre Etats dans les medias...

Pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, cette gangrène qui dévore le budget de l' Etat, il faut simplement entendre les agents des Finances publiques, leur donner les moyens de travailler et construire une répartition plus juste des  richesses.

La CGT Finances Publiques ne se contentera pas des promesses et de mesures de façade mais elle exige des actes de l'Etat Français sur les moyens humains matériels et outils législatifs comme sur la coordination européenne et mondiale  de la lutte contre la fraude et l'évasion Fiscale.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:50

Les dessous de la vente d'Alstom à General Electric

Le zoom de la rédaction par Matthieu Aron

lire

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 06/06/2018 06h15

 

Alstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocient © reuters - 2015

Alors que la Commission Européenne a donné le 8 septembre son feu vert au rachat d’Alstom (70 % de l’entreprise) par la compagnie américaine General Electric, retour sur les dessous de cette opération.

Dans le cadre de cette acquisition, un élément capital a été occulté : les poursuites judiciaires américaines qui ont visé Alstom. Pendant quatre ans, de 2010 à 2014, dans un secret quasi absolu, des dizaines d’enquêteurs du FBI, ont poursuivi Alstom, pour des affaires de corruption (en Indonésie, en Arabie Saoudite, aux Bahamas, ou encore en Egypte).

Au début, Alstom a refusé de collaborer avec le DOJ (Département Of Justice), ce que les procureurs US ont par la suite vertement et publiquement dénoncé. Du coup, les autorités américaines  pour faire pression sur le groupe français ont sorti l’arme lourde : ils ont mis en accusation de hauts dirigeants d’Alstom, l’un d’entre eux a même été emprisonné durant 14 mois dans une prison de haute sécurité aux Etats Unis.

Sous la pression, l’entreprise a alors capitulé, elle a accepté au mois de décembre 2014 de plaider coupable, et elle s’est vue infliger une énorme amende de 772 millions de  dollars. Le règlement de cette affaire est intervenu au courant de l’année 2014, au moment où la trésorerie de l’entreprise était dans le rouge. Plusieurs cadres ou anciens cadres de haut niveau d’Alstom nous ont confié leur amertume. Selon un dirigeant qui tient à rester anonyme :

"Au sein de l’état-major d’Alstom, tout le monde sait parfaitement que les poursuites judiciaires engagées aux Etats-Unis contre Alstom ont joué un rôle déterminant dans le choix de vendre la branche énergie. Ces poursuites expliquent tout. C’est un secret de polichinelle."

 

Le PDG dément fermement

Patrick Kron, le PDG d’Alstom récuse cette version des faits. Il dénonce des théories complotistes:

"C’est totalement farfelu. Il s’agit d’une obscénité absurde. Non, cette histoire de corruption n’a en rien joué dans la décision qui a été prise."

Théorie obscène et absurde selon Patrick Kron, sauf que des parlementaires ne se sont pas contentés de cette réponse. Au printemps dernier, ils obtiennent l’ouverture d’une enquête par la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale, et ils interrogent  le ministre de l’économie Emmanuel Macron. Est-ce que oui ou non, l’enquête américaine explique la vente d’Alstom ? La réponse que fait le ministre aux députés est pour le moins troublante:

"Pour ce qui est de l’enquête de la justice américaine, je me suis moi-même posé la question, parce que j’étais à titre personnel moi-même persuadé que c’était le cas. Je n’ai aucune preuve…Après, nous avons chacun notre conviction intime... Je ne dirai pas que ma conviction intime ne rejoint pas la vôtre sur certaines de vos interrogations mais nous n’avons aucun moyen de l’établir."

 

Pas de preuve, mais des éléments très troublants
  1. General Electric a participé au règlement de cette affaire avec la justice américaine, alors que la vente d’Alstom n’était pas encore conclue. Dans l’accord, le ”deferred prosecution agreement” qu’Alstom Grid  a conclu avec la justice américaine, Au chapitre des "considérations importantes" Il est stipulé que « la Compagnie General Electric qui a l’intention d’acquérir Alstom s’est engagée à mettre en place un programme de conformité aux règles juridiques, et de le soumettre à son contrôle interne dans un temps raisonnable après l’acquisition ».
  2. Quand l’amende est fixée, Alstom ne peut pas la régler. La société demande alors  des délais de paiements aux américains dans l’attente de son rachat… par l’américain General Electric. Un document de juin 2015 l’atteste. 
  3. Autre document que nous sommes procurés il a été établi par la délégation à l’intelligence économique placée sous l’autorité du premier ministre. Ce document confidentiel rédigé au printemps 2014 dénonce clairement les risques que font peser les poursuites américaines sur les sociétés françaises « La pratique des "Deals of Justice"  par les autorités américaines laisse les entreprises françaises très démunies, elle pose de très sérieuses questions. Ces "deals of justice" se traduisent en effet par des atteintes économiques qui peuvent être graves. On ne peut exclure le risque d’instrumentalisation des procédures pour, en amont, affaiblir une entreprise avant un rachat, ou pour, en aval de la procédure, s’approprier certaines informations, voire lui interdire certains marchés " 

Patrick Kron pour cette vente devrait toucher un bonus de 4 millions d’euros. Dans un livre à paraitre le 14 septembre l’économiste Jean Michel Quatrepoint parle d’un scandale d’état*. Une autre société française, le Crédit Agricole, pourrait pour sa part être bientôt condamnée à payer aux autorités américaines une amende de 800 millions d’euros.


*("Alstom, scandale d’Etat" aux éditions Fayard)

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:43

Déclaration CGT Cheminots- Energie- Métallurgie- Transports

 

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ALSTOM:

Choix entre l'intérêt général et l'intérêt particulier !

  

Le conseil d’administration d’ALSTOM vient de réaffirmer sa préférence pour une découpe de l’entreprise avec une vente de la branche Energie à GENERAL ELECTRIC.

Ce choix confirme une volonté de « vente à la découpe » du groupe pleinement assumée par le PDG du groupe, Patrick KRON, dans une interview au journal LE MONDE. Ce choix est d’abord financier et permet notamment au principal actionnaire, M.BOUYGUES de faire une plus-value juteuse d’environ 2,5 milliards d’euros. De quoi peut être le consoler de son échec avec SFR et lui permettre de se relancer dans le domaine des télécommunications.

 

Malgré les déclarations et les promesses du PDG de General Electric notamment lors d’un passage à la télévision publique française, sa politique sociale en France n’est pas celle qu’il décrit. Les salariés de General Electric en France peuvent en témoigner. Les plans de restructuration s’y succèdent, avec 658 suppressions d’emplois dans la division médicale comme de l’énergie. Et le management à l’américaine a de graves conséquences sur la vie et la santé du personnel concerné.

 

L’option SIEMENS conduirait aux mêmes conséquences industrielles et sociales. L’entreprise allemande est engagée dans un vaste plan de restructuration et de suppressions d’emplois depuis plusieurs mois. Les déclarations consistant à comparer cette prise de participation dans ALSTOM au programme AIRBUS sont un leurre. A la veille des élections européennes, il y a besoin d’un changement de cap et de décisions qui sortent les populations de l’austérité, du dumping social et du chômage.

 

Dans les 2 cas, les conséquences sociales seraient lourdes notamment en matière d’emplois. Les promesses des uns ou des autres se heurtent à la réalité de ce type d’opération et les exemples de rachats ne manquent pas en la matière.

 

Nous refusons de nous laisser enfermer dans ces deux seuls choix essentiellement capitalistiques. Nous refusons l’image caricaturale de la nationalisation temporaire de 2004 où le Ministre de l’économie de l’époque a fait « le ménage » des dettes et a engagé un vaste plan de 11 000 suppressions d’emplois pour livrer « propre » un des fleurons industriels de la France à son ami.

 

Depuis plusieurs mois, nos fédérations travaillent ensemble dans les 2 filières d’avenir que sont les transports et l’énergie.

Il y a besoin de reconstruire des synergies entre ces différentes entreprises et faire converger les technologies ou les savoir-faire des salariés concernés. Coopérer, travailler ensemble pour la réussite de nouveaux projets plutôt que de s’opposer dans une concurrence inutile et improductive.

 

Nous ne partons pas de rien. Des coopérations ont eu lieu par le passé comme par exemple :

 A la SNCF: Dans les chemins de fer, il faut rendre compatibles les infrastructures, l’alimentation électrique avec le matériel. Développer de la grande vitesse, des trains Fret à très lourdes charges ou du train régional de nouvelle génération nécessite d’adapter le matériel aux besoins spécifiques. Toutes les innovations technologiques qui ont fait de la France un modèle mondial en matière de transport ferroviaire sont le fruit d’un travail coopératif entre les cheminots de la SNCF et les salariés d’Alstom, tant sur les cahiers des charges, la conception que les essais. Livrer Alstom à l’appétit des marchés financiers et des groupes étrangers nous ferait perdre cet atout industriel  technologique national essentiel.

  A la RATP: Depuis 40 ans, ALSTOM fournit le matériel ferroviaire en coopération avec Bombardier, soit les RER, métros et tramways. Il en est le plus gros poste d’investissement avec des marchés de plusieurs milliards d’euros. L’intervention du FSI et l’aide de la RATP ont permis à ALSTOM d’acquérir TRANSLHOR assurant ainsi le développement et la commercialisation du tramway sur pneu en service par exemple à Clermont Ferrand ou Padoue en Italie. Cette coopération s’est également traduite par la mise en place d’une filiale commune d’ingénierie créée en 2011 pour développer le métro de demain sur la base des savoir-faire des 2 entreprises.

 

  Concernant la filière énergétique, en particulier au moment de la transition énergétique, il est indispensable de mettre en cohérence les compétences des entreprises du secteur (EDF, CEA, ALSTOM, AREVA), afin de ne pas dilapider les atouts de la France. Part de l’Etat dans les entreprises : EDF : 85%, CEA : 100%, AREVA : 100%.

 

Ces coopérations entre salariés se sont souvent heurtées à des rivalités de pouvoir ou à des enjeux capitalistiques, comme lors du rachat de la branche Transports et Distribution d’AREVA imposé par le gouvernement de Sarkozy pour plus de 2 Milliards d’euros pour Alstom.

 

Faire coopérer des entreprises françaises d’une même filière au service de l’industrie, de l’innovation et de l’emploi, n’est-ce-pas un vrai projet pour un état stratège ?

Nous considérons que le gouvernement doit se servir du délai d’un mois supplémentaire pour travailler la seule solution industrielle et sociale viable, c'est-à-dire la prise de participation majoritaire de l’Etat dans un groupe ALSTOM consolidé et cohérent sur l’ensemble de ces activités. C’est d’autant plus justifié que l’immense majorité des commandes provient des entreprises publiques ou des collectivités territoriales.

La CGT à partir de son expérience et de sa place dans l’ensemble des filières concernées, demande à être entendue par les pouvoirs publics. Pourquoi ne pas mettre en place un groupe de réflexions et de propositions avec la présence des syndicats afin de définir une stratégie de redéploiement?

 

Après des exemples comme ARCELOR Florange et PCA Aulnay, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et rompre avec les logiques de financiarisation de l’industrie et des services. LE VRAI CHANGEMENT, C’EST CA.

 

La CGT continuera à oeuvrer pour que les salariés interviennent et qu’ils se mêlent de leurs affaires. Les sondages montrent qu’une majorité de citoyens souhaitent que l’Etat nationalise ALSTOM dans l’intérêt général, au service d’une politique de développement de l’industrie et d’emploi dans le pays.

 

  Reprise du site de la CGT nord

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 14:20

"Dès le départ des rapports basés sur les documents fuités par Edward Snowden, les défenseurs du gouvernement ont insisté sur le fait que rien d'illégal n'avait été révélé. Ceci était faux, [...]. Mais l'illégalité n'a jamais été le coeur du scandale qui découle des révélations sur la NSA. Au contraire, le plus choquant c'est ce qui avait été rendu légal : la construction en secret du plus vaste système de surveillance sans indices de culpabilité de l'histoire humaine."

Source : Intercept

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:41
C'est un groupe en pleine croissance qui fut cédé à General Electric ...
Alstom confirme sa croissance supérieure à 5%, la Bourse applaudit
La cession du pôle Energie à General Electric et l'amende record infligée par les Etats-Unis n'ont pas empêché Alstom d'augmenter son chiffre d'affaires de 5% minimum sur l'année 2014.
General Electric : manifestation européenne de plus de 2 500 salariés à La Défense

France Info, 9 avril 2016  - Extraits.

Des salariés de General Electric venus de toute l’Europe ont manifesté, ce vendredi après-midi, à La Défense à Paris pour réclamer des négociations après l’annonce d’un plan de restructuration qui menace 6.500 emplois en Europe.

Ils sont Allemands, Suisses, Espagnols, Polonais ou Français : entre 2.500 et 3.000 salariés de General Electric ont manifesté, ce vendredi, sur le parvis de la Défense (Puteaux), le quartier d’affaires de l’ouest parisien.

 

6.500 emplois supprimés

Au son des sifflets, klaxons et crécelles, et brandissant des banderoles où on pouvait lire en plusieurs langues : « Arrêtez le massacre des emplois », les manifestants dénonçaient le plan de restructuration du géant mondial de l’énergie et des transports qui prévoit la suppression de 6.500 emplois à l’échelle européenne (sur 35.000) dont 1.700 en Allemagne, 1.300 en Suisse, 765 en France (dont 360 à Levallois, au siège), environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Le plan a été annoncé par GE en janvier dernier, quelques mois après avoir racheté le pôle énergie du Français Alstom. Le groupe américain invoquait alors un marché difficile et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom. Les syndicats demandent à la direction d’étudier leurs contre-propositions.

Une journée d’action à l’échelle européenne

La journée d’action a été coordonnée par les organisations affiliées à la Fédération internationale de syndicats industriALL. Une délégation de Belfort (Territoire de Belfort), non menacé par les suppressions de postes mais touché depuis quatre jours par un mouvement de grève selon la CGT, était présente par solidarité. « Des actions de protestation se déroulaient simultanément dans plus de 40 sites locaux en Allemagne, en France, en Espagne, en Autriche, en Belgique, en République tchèque, en Suède et en Suisse » selon un communiqué d’industriALL.

 

Un plan de restructuration prévoit la suppression de 6.500 emplois sur l’ensemble des différents sites européens du groupe.

Sur le site LesEchos.fr. - Extraits

[...]

C’est d’Allemagnequ’est venu le plus gros contingent, soit environ 700 manifestants, mais d’autres étaient des salariés d’Espagne, d’Italie, de Belgique, de Pologne, de Suisse ou de France. Même une délégation du siège de Belfort, touché depuis quatre jours par un mouvement de grève, était présente par solidarité alors que le site n’est pas menacé par les suppressions de postes.

Selon Laurent Santoire, de la CGT, en sus de ces « 2.500 à 3.000 manifestants », plus d’une quarantaine de manifestations se tenaient ailleurs en Europe, dont une importante à Barcelone. Une délégation devait être reçue à 15h au siège mondial de GRID qui regroupe les activités réseaux électriques du groupe, a indiqué la direction.

Plan de restructuration

Le plan de restructuration annoncé en janvier touche 6.500 des 35.000 ex-Alstom, dont 765 dans les deux ans en France. 1.700 postes seront supprimés en Allemagne, 1.300 en Suisse, environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Pour General Electric, qui a racheté en novembre l’ancien pôle énergie d’Alstom , ce sont les difficultés du marché et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom qui justifient ces mesures.

Christophe, la cinquantaine, venu de Mannheim (sud-ouest de l’Allemagne) où 80% des 1.066 emplois sont menacés, a expliqué à l’AFP qu’il manifestait pour « défendre l’emploi » et dit espérer que « cette journée d’action européenne portera(it) ses fruits en faveur d’un vrai plan d’investissement et non pas de casse sociale ».

Au milieu de nombreux drapeaux des syndicats CGT, FO ou du syndicat allemand IG-Metall, et au son des sifflets, klaxons et crécelles, les banderoles proclamaient « arrêtez le massacre des emplois », « 108 ans d’histoire industrielle à la poubelle », ou en anglais « #EUActionDay_GE General Electric: Keep your word, stop job cuts! » (tenez votre promesse, arrêtez les licenciements).

«  C’est une première, j’espère que ce ne sera pas une dernière. Le combat continue pour l’emploi et un véritable plan stratégique pour l’avenir », a déclaré Gabriel Artero, président de la CFE-CGC Métallurgie.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021828059138-ge-au-moins-2000-salaries-manifestent-a-paris-contre-les-suppressions-demplois-1212671.php?rDjjPXDLMUEXvoSY.99

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:22

Sur le site Le Revenu - Le site Conseil Bourse et placements.

Le logo de Hermès.

Le logo de Hermès. (© Simon D.)

 

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Publié le 05/04/2016 à 14:45

L’activité du groupe reste très rentable et les flux de trésorerie abondants. Élevée, la valorisation du titre n'est pas excessive actuellement.

Fin mars, les comptes annuels du groupe de luxe ont été appréciés par les investisseurs. Principal élément de satisfaction : le rythme de croissance ne faiblit pas.

En 2015, le chiffre d’affaires a progressé de 8% à taux de change constants. Surtout, le résultat opérationnel courant est ressorti supérieur aux attentes. À 1,5 milliard d’euros (31,8% des ventes), il grimpe de 19%. La marge d’exploitation gagne ainsi 30 points de base sur l’ensemble de l’année malgré l’impact défavorable des taux de change sur ce poste. Le bénéfice net par action s’élève, lui, à 9,27 euros, en hausse de 13,2%.

Perspectives prudentes

L’activité du groupe reste très rentable et les flux de trésorerie abondants. La capacité d’autofinancement d’Hermès a atteint 1,2 milliard d’euros (+16%), propulsant la trésorerie nette à 1,5 milliard à fin 2015. À ce stade, les dirigeants ont seulement proposé un dividende ordinaire de 3,35 euros par action, alors que les observateurs espèrent une distribution supplémentaire sous forme d’un dividende exceptionnel, à l’instar de celui qui a été versé l’an dernier pour un montant global de 522 millions d’euros.

Certes, si une bonne surprise ne peut être écartée, les dirigeants d’Hermès ont adopté un ton très prudent pour commenter les perspectives : «La croissance des ventes en 2016 pourrait être inférieure à l’objectif de moyen terme [...] en raison des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde.»

Malgré la pruden­ce des dirigeants, nous conservons le titre avec un objectif de cours maintenu à 350 euros car, à ce niveau, la valeur d’entreprise (capitalisation moins trésorerie nette) représente 21 fois le résultat d’exploitation attendu à fin 2016. Un ratio en ligne avec la valorisation historique et traduisant la rareté du profil d’Hermès.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:10

23 mars 2016

 

Pape François est entreprenant. Au cours des dix premiers mois de l’année 2015, il prononça 203 discours, écrivit l’encyclique Laudato Si’. Sur la sauvegarde de la maison commune ’(24 mai) et entreprit 4 voyages apostoliques à l’étranger (1). Sans oublier ses besognes quotidiennes. Laudato Si’, ‘Loué sois-tu’ en français, suscite un intérêt majeur. Ceci est sans doute dû en grande partie à la conférence climatique qui débuta le 30 novembre à Paris. Mais ce n’est pas l’unique raison. Comme dans son exhortation apostolique ‘Evangelii Gaudium (2), le pape ne se sert pas du langage ganté. Il place ‘les pauvres’ au centre de sa sollicitude. La ‘Mère Terre’ fait partie de ces ‘pauvres’. Elle aussi est menacée.



François établit un lien entre la problematique sociale et écologique. “Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres (3). “Tout est lié”, dit le pape, jusqu’à neuf reprises. Il parle d’une ‘écologie integrale’ (4). Dans l’introduction de la traduction néerlandaise de la Conférence Episcopale de Belgique, le professeur Jacques Haers sj écrit : “L’écologie intégrale’ accentue l’interaction entre les multiples dimensions : une vision holistique sur l’environnement, l’économie, la réalité sociale et sociétale, la diversité culturelle, l’écologie quotidienne (transport, logement), les convictions et comportements moraux”. Cela suppose une analyse qui n’est pas applaudie dans tous les milieux. Le ‘reproche’ de marxisme n’est alors pas très loin. L’évêque Helder Câmara (1909-1999) le disait déjà : “Si je donne du pain aux pauvres on m’appele un saint. Si je pose la question pourquoi les pauvres n’ont pas à manger, on m’appelle un communiste”. Greg Gutfeld, commentateur de la chaîne Américaine Fox News, franchit un pas de plus et appela le pape François “l’homme le plus dangereux de la planète” (5). [...]

Lire la suite sur Investig'action.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:28

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:58

Les prédateurs de la Libye

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 05 avril 2016
 

 

Libye prédateurs

« La Libye doit redevenir un pays stable et solide », twitte depuis Washington le premier ministre Renzi, en assurant son plus grand soutien au « premier ministre Sarraj, enfin à Tripoli ».

Ceux qui y pensent à Washington, Paris, Londres et Rome sont les mêmes qui, après avoir déstabilisé et mis en pièces par la guerre l’Etat libyen, vont recueillir les débris avec la « mission d’assistance internationale à la Libye ».
L’idée qu’ils ont transparaît à travers des voix autorisées. Paolo Scaroni[1], qui à la tête de l’ENI a manoeuvré en Libye entre factions et mercenaires et se trouve aujourd’hui à la vice-présidence de la Banque Rotschild, déclare au Corriere della Sera qu’ « il faut en finir avec la fiction de la Libye », « pays inventé » par le colonialisme italien. Il faut « favoriser la naissance d’un gouvernement en Tripolitaine, qui fasse appel à des forces étrangères qui l’aident à rester debout », en poussant la Cyrénaïque et le Fezzan à créer leurs propres gouvernements régionaux, éventuellement avec l’objectif de se fédérer à long terme. En attendant, « chacun gèrerait ses sources énergétiques », présentes en Tripolitaine et Cyrénaïque. Analogue l’idée exposée sur Avvenire par Ernesto Preziosi, député Pd de mouvance catholique : « Former une Union libyenne de trois Etats -Cyrénaïque, Tripolitaine et Fezzan- qui ont en commun la Communauté du pétrole et du gaz », soutenue par « une force militaire européenne ad hoc ».

C’est la vieille politique du colonialisme du 19ème siècle, remise à jour en fonction néo-coloniale par la stratégie USA/Otan, qui a démoli d’entiers Etats nationaux (Yougoslavie, Libye) et fractionné (ou tenté de fractionner) certains autres (Irak, Syrie), pour contrôler leurs territoires et leurs ressources.

La Libye possède quasiment 40% du pétrole africain, précieux pour sa haute qualité et son faible coût d’extraction, et de grosses réserves de gaz naturel, dont l’exploitation peut rapporter aujourd’hui aux multinationales étasuniennes et européennes des profits bien plus élevés que ceux qu’elles obtenaient de l’Etat libyen. De plus, en éliminant l’Etat national et en traitant séparément avec des groupes au pouvoir en Tripolitaine et Cyrénaïque, elles peuvent obtenir la privatisation des réserves énergétiques publiques et donc leur contrôle direct.

En plus de l’or noir, les multinationales étasuniennes et européennes veulent s’approprier l’or blanc : l’immense réserve d’eau fossile de la nappe phréatique nubienne, qui s’étend sous la Libye, l’Egypte, le Soudan et le Tchad. Les possibilités qu’offre celle-ci avaient été démontrées par l’Etat libyen, en construisant des aqueducs qui transportaient de l’eau potable et pour l’irrigation, millions de mètres cubes par jour extraits de 1300 puits dans le désert, sur 1600 Km jusqu’aux villes côtières, rendant fertiles des terres désertiques.

En débarquant en Libye sous le prétexte officiel de l’assister et de la libérer de la présence de l’Isis (Daech), les USA et les plus grandes puissances européennes peuvent aussi ré-ouvrir leurs bases militaires, fermées par Kadhafi en 1970, dans une position géostratégique importante à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient.

Enfin, avec la « mission d’assistance à la Libye », les USA et les plus grandes puissances européennes se partagent le butin de la plus grande rapine du siècle : 150 milliards de dollars des fonds souverains libyens confisqués en 2011, qui pourraient se quadrupler si l’export énergétique libyen revenait aux niveaux précédents. Les fonds souverains, investis à l’époque de Kadhafi pour créer une monnaie et des organismes financiers autonomes pour l’Union Africaine (raison pour laquelle il fut décider d’abattre Kadhafi, comme il résulte des emails de la Clinton), seront utilisés pour démanteler ce qui reste de l’Etat libyen. Etat qui n’a « jamais existé » parce qu’en Libye il n’y avait qu’une « multitude de tribus », déclare Giorgio Napolitano, persuadé d’être au Sénat du Royaume d’Italie.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 5 avril 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/i-predatori-della-libia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 


[1] Paolo Scaroni est un des plus grands aficionados italiens du Groupe Bilderberg. Artisan au cours de ses deux mandats à la tête de l’ENI de sa privatisation (partielle pour le moment), il est en 2011 au troisième rang des managers de sociétés italiennes cotées en bourse avec un salaire annuel de 6,4 millions d’euros. Voir Le Groupe Bilderberg, de Domenico Moro, Editions Delga, 2014, p. 180, 201, 203 et 205. NdT.

La source originale de cet article est ilmanifesto.info
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016

 

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