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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:51

"Très intéressante étude, réalisée auprès de 800 PME allemandes, qui vient s’ajouter à l’excellente étude « Un accord transatlantique à quel prix pour les PME ? », publiée par l’Institut Veblen en octobre 2015. C’est important, à propos de ce projet de traité transatlantique (ou TTIP, ou TAFTA), de s’intéresser au sort des salariés, à celui des consommateurs et aux impacts écologiques. Mais l’avenir des TPE et PME est tout aussi crucial, si on admet que leur rôle sera essentiel pour réussir la transition écologique et sociale, relocaliser de nombreuses activités, développer des dynamiques économiques locales, etc. Ces petites et moyennes entreprises ont des statuts très divers et elles incluent des coopératives voire des associations ayant des salariés. Cela fait longtemps qu’elles sont, elles aussi, victimes du pouvoir économique excessif de la finance et des multinationales."

Source : BLOG JEAN GADREY

TAFTA contre les PME et les TPE
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:37

Le point de vue d'Action Communiste.  Encore une fois la course aux profits, l'abandon des filières industrielles françaises à des groupes étrangers menace la création d'emplois et l'industrie. Ici, EDF, AREVA, et les salariés, sont victimes d'une privatisation rampante et de la logique capitaliste qui les a conduit, entre autres, à de hasardeux investissements à l'étranger.

Les gouvernements français se sont pliés au pouvoir des banques et des grands groupes industriels multinationaux et ce faisant, ils ont abandonné toute politique industrielle et économique pour la France.  Pourtant les collectivités locales ont consenti des efforts financiers pour accueillir les deux usines promises.  Mais c'est faire payer les dépenses par les contribuables et privatiser les profits ! De surcroît, avec ces multinationales qui gèrent leurs profits au jour le jour, aucune politique industrielle ne peut être construite durablement.

Pour échapper à ces grands groupes qui plongeront notre pays dans l'abîme, seule une politique réellement sociale, progressiste, révolutionnaire peut changer les choses. 

La question des nationalisations ou re-nationalisations devient aujourd'hui cruciale.  Si ces questions ne sont pas mises à l'ordre du jour, les salariés, les citoyens français se battront sans cesse en recul.  Quand l'emploi, l'industrie est en jeu, le mot d'ordre " Nationalisation" et " Gestion par les salariés" devient une nécessité.  C'est exactement le cas pour Areva et EDF.  L'emploi industriel, l'avenir industriel en France, la transition et la souveraineté énergétique le commande.  

La construction de deux usines dédiées à l'éolien offshore serait compromise ? Siemens, en passe de racheter Gamesa, partenaire des opérations havraises, abandonnerait le projet.

Mise à jour : 19/03/2016 à 21:11 par Karine Lebrun sur Normandie-actu

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, serait compromise (©Enia architectes).

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, pourrait être compromise, avec le rachat de Gamesa par Siemens. (© Enia architectes).

Lire l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 16:43

Le traité transatlantique contre les PME, les PME contre ce traité !

Lu sur le blog de Jean Gadrey.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessus.

Très intéressante étude, réalisée auprès de 800 PME allemandes, qui vient s’ajouter à l’excellente étude « Un accord transatlantique à quel prix pour les PME ? », publiée par l’Institut Veblen en octobre 2015.

C’est important, à propos de ce projet de traité transatlantique (ou TTIP, ou TAFTA), de s’intéresser au sort des salariés, à celui des consommateurs et aux impacts écologiques. Mais l’avenir des TPE et PME est tout aussi crucial, si on admet que leur rôle sera essentiel pour réussir la transition écologique et sociale, relocaliser de nombreuses activités, développer des dynamiques économiques locales, etc. Ces petites et moyennes entreprises ont des statuts très divers et elles incluent des coopératives voire des associations ayant des salariés. Cela fait longtemps qu’elles sont, elles aussi, victimes du pouvoir économique excessif de la finance et des multinationales.

En passant, sur un autre enjeu majeur, la « Loi Travail », il n’est pas inutile de prendre connaissance de cette opinion (source : le JDD du 13 mars), émanant des « petits patrons », qui ne font pourtant pas partie des bastions traditionnels de la gauche, mais qui ont bien compris qu’il s’agissait d’une « Loi Medef » :
(Cliquer pour agrandir)

pme.png

Quelques chiffres
En 2011 la France compte 3,1 millions de PME qui représentent  48,7 % de l’emploi salarié (en équivalent temps plein). Elles réalisent 35,6 % du chiffre d’affaires et 43,9 % de la valeur ajoutée.
En 2012, en France, 2,1 millions de très petites entreprises (TPE) emploient 2,3 millions de salariés. 55% des TPE n’emploie pas de salariés.  Cela représente tout de même plus d’un million d’emplois.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 15:57

18 mars 2016

L'objectif dissimulé du TPP est la création d'un blocus commercial mené par les États-Unis pour mettre un frein au rôle croissant de la Chine comme principal acteur géopolitique et économique mondial.

Cet article est extrait du Journal de Notre Amérique du mois de mars (n°12)



En octobre dernier, le gouvernement chilien a ratifié le texte de l’Accord Transpacifique, ou TPP (Trans-pacific Partnership) à l’instar de onze autres gouvernements. On parle d’un accord qui a été négocié en secret pendant des années et dont l’objectif serait la création du plus grand marché de la planète, et qui compterait comme membres, en autres, les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Japon, le Mexique, le Pérou, le Chili et qui représenterait au total 40% du PIB mondial. Son objectif non avoué est la création d’un blocus commercial mené par les États-Unis pour mettre un frein au rôle croissant de la Chine comme principal acteur géopolitique et économique mondial.

Aux côtés des États-Unis, les défenseurs les plus actifs du TPP ont été les multinationales. Bien que l’analyse en profondeur des contenus et des implications des six mille pages de l’accord soit toujours en cours, les informations que nous avons aujourd’hui permettent de comprendre l’intérêt des multinationales à ce que l’accord soit ratifié. En effet, le TPP établit comme délai minimum de protection des droits d’auteurs et des droits voisins à 70 ans après la mort de l’auteur.

C’est 20 ans de plus que ce que prévoient la Convention de Berne (1986) et l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de 1994. Il prévoit aussi le rallongement de la durée de protection des données sur les médicaments biologiques de huit ans, empêchant l’entrée sur le marché des versions génériques de médicaments déjà déposés.

Lire la suite sur Investig'action

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 14:00

Lu sur l'UL CGT Dieppe

16 mars 2016

FRANÇOIS RUFFIN À DIEPPE VENDREDI SOIR POUR PRÉSENTER SON FILM MERCI PATRON
FRANÇOIS RUFFIN À DIEPPE VENDREDI SOIR
POUR PRÉSENTER SON FILM MERCI PATRON

Vendredi soir, l'Union Locale de la Région Dieppoise et Dieppe Scène Nationale organisent une projection débat du film MERCI PATRON avec François Ruffin (réalisateur) et Johanna Silva du journal FAKIR.

Un film militant percutant qui donne tout son sens à la lutte que mène actuellement notre syndicat contre la "Loi-Travail" qui va augmenter le "Dumping-Social" comme le dit Frédéric Lordon, économiste, sociologue, directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE) et membre du collectif "Les économistes atterrés".

Le film vient de fêter son 100000ème spectateur ce week end et les critiques sont  unanimes sur la qualité du sujet que la pertinence des moyens.

Proposer au tarif unique de 4 €, la séance de vendredi soir sera l'occasion aussi de défier l'oligarchie et la pensée dominante.

PROJECTION DÉBAT À DSN VENDREDI 18 MARS À 20H45
UN FILM MILITANT À VOIR ABSOLUMENT
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 16:07
Norbert Dentressangle poursuivi pour dumping social : la course au moins-disant salarial

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - Six cadres de l'ex-transporteur Norbert Dentressangle sont poursuivis en justice pour avoir abusivement utilisé plus de mille chauffeurs étrangers à moindre coût. Laurent Herblay y voit le syndrome européen d'une course sans fin au moins-disant social et salarial.


Laurent Herblay tient le blog gaulliste libre depuis 2007, classé dans les 20 premiers blogs politiques (selon ebuzzing).


Le transport routier fait partie des secteurs sinistrés par la course sans fin au moins-disant salarial et social. La concurrence déloyale de routiers étrangers, qui acceptent des conditions moins bonnes que celles des Français provoque une spirale destructrice, entretenue par les législations européennes, et notamment les travailleurs détachés. Législation que certains dépassent, comme Norbert Dentressangle.

Délinquance légale et sociale

Théoriquement, la législation européenne permet à des entreprises Françaises d'employer des travailleurs européens, en les payant aux salaires Français, mais avec des cotisations sociales des pays d'origine, ce qui permet déjà un fort dumping par rapport aux entreprises employant des salariés Français aux conditions locales. Dans le transport routier, les entreprises françaises assuraient la moitié des transports à dimension internationale en 1999. Onze ans plus tard, ce n'est plus qu'un sur 6, avec, en prime, le succès du cabotage, les missions en France de transporteurs étrangers. Norbert Dentressangle a fait plus fort en faisant travailler en France pas moins de 1500 employés issus de filiales des pays de l'Est ou du Portugal, aux conditions de leur pays d'origine, sans même passer par les travailleurs détachés.

Ainsi, il pouvait les payer moins que le SMIC, outre le fait de ne pas payer que les cotisations sociales des pays d'origine. Cet exemple, même s'il dépasse le cadre de la loi, courant dans cette jungle économique produite par la suppression de toutes les frontières, démontre les ravages de cette concurrence déloyale. La logique actuelle consiste sans cesse à comprimer les coûts salariaux, alors que ce sont aussi les salaires de citoyens qui perdent leur pouvoir d'achat quand ce n'est pas leur emploi. Ce n'est pas en comprimant sans cesse les revenus que la situation s'améliorera, surtout dans un pays comme le nôtre où nos salaires sont encore supérieurs à la moyenne européenne.

Et l'on voit bien dans toute l'Europe que cette course sans fin au moins-disant social et salarial, non seulement n'apporte rien à nos économies qui restent déprimées, mais de plus provoque une casse humaine insupportable. Jusqu'où faudra-t-il aller avec des pays proches en Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou même en Europe de l'Est, où le salaire minimum est parfois jusqu'à dix fois plus bas que chez nous? Ne devrions-nous pas créer un système poussant à une convergence vers le haut, plutôt que de laisser faire le système actuel dont on peut finir par se demander s'il ne pousse pas à une convergence par le bas, au petit sommet de la pyramide près, comme l'ont bien montré Piketty et Stiglitz?

Outre le délit qu'a sans doute commis l'entreprise, il faut aussi y voir la folie d'une époque qui ne voit ses salariés que comme des coûts qu'il faut réduire et non des hommes. La seule querelle qui vaille n'est-elle pas la condition humaine plutôt que permettre ce cannibalisme économique?

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 07:07
MERCI PATRON À DIEPPE AVEC L'UL CGT LE 18 MARS

UL CGT Dieppe 

 

MERCI PATRON À DIEPPE AVEC L'UL CGT LE 18 MARS
LE FILM "MERCI PATRON" EN PROJECTION-DÉBAT À DIEPPE LE 18 MARS

Le film de François Ruffin, du journal FAKIR, MERCI PATRON sera projeté le 18 mars prochain à DSN (Centre Culturel Jean Renoir) à 20h45.

Organisé par l'Union Locale CGT, en partenariat avec DSN, la projection sera suivie d'un débat avec l'équipe du film.

Un tarif unique est proposé par DSN de 4 €.

Tous à DSN le 18 mars...

Comment réserver ? 
Par téléphone : 02 35 82 04 43 

Quelques Critiques de presse...
 
 par Vincent Ostria

Une comédie efficace qui, au-delà de son aspect farcesque, traite des conséquences réelles de la désindustrialisation du Nord.

 par Mathilde Blottière

Jubilatoire, ce pastiche de thriller sur fond de lutte des classes réussit la gageure de ­réenchanter l'action dans une époque aquoiboniste. Moqueur sans condescendance, joyeusement combatif, le film est un parfait dosage d'humour et de constat social.

 par Camille Bui

Bricolé, désinvolte, tourné dans une forme d’émulation et d’urgence politiques, "Merci patron !" se distingue du défaitisme et de l’impuissance ambiants pour faire du cinéma le moteur d’une lutte locale prête à essaimer.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 18:19

Le petit monde des banquiers, avocats et auditeurs qui profitent des privatisations en Europe

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

À la faveur de la crise de la dette et des politiques d’austérité, l’Europe est en train de connaître une nouvelle vague de privatisations. De la Grèce au Royaume-Uni, des entreprises et des services publics sont cédés au secteur privé, en dépit de l’opposition des citoyens et de bénéfices douteux pour les finances publiques. Un nouveau rapport du Transnational Institute jette la lumière sur le petit monde des banquiers, auditeurs et avocats qui profitent de ces politiques privatisatrices et les encouragent activement, à Bruxelles et partout sur le continent. Un monde où les conflits d’intérêts sont la norme.

La crise des finances publiques aura été le point de départ d’une nouvelle vague de privatisations en Europe. Le cas le plus connu est celui de la Grèce, qui s’est vue imposer par la Troïka un programme massif et sans précédent de privatisations, touchant aussi bien des entreprises que des propriétés foncières (lire notre enquête ici, ainsi qu’ici et sur le cas particulier des projets de privatisation de l’eau). Mais d’autres pays européens se sont trouvés soumis à une pression similaire : le Portugal, Chypre, l’Irlande, certes, mais aussi l’Espagne et l’Italie (qui s’apprête à privatiser partiellement sa poste et ses chemins de fer), ou encore le Royaume-Uni, qui a privatisé en octobre 2013 sa poste, le Royal Mail.

Ainsi, bien sûr, que la France, bien que la privatisation y progresse plutôt actuellement de manière insidieuse, à travers la cession progressive des participations de l’État dans les entreprises publiques, ou des opérations ponctuelles comme la privatisation de l’aéroport de Toulouse et, bientôt, de ceux de Nice et Lyon.

Pourtant, après des décennies d’expérience de la privatisation et de ses effets réels, on devrait savoir que celle-ci délivre rarement les bienfaits annoncés pour les États ou pour les usagers (voir notre dossier). Ni bien sûr pour les travailleurs des entreprises concernées, dont les « acquis sociaux » sont souvent les cibles implicites des programmes de privatisation. En fait, c’est la justification même de la privatisation dans un contexte d’austérité budgétaire qui apparaît intrinsèquement viciée : la privatisation ne contribue pas à renflouer les finances publiques, puisque ce sont généralement les entreprises les plus profitables, sources de revenus, qui sont cédées aux investisseurs, et souvent à un prix en deçà de leur valeur réelle.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:17
CAC 40 : Sodexo prend la place d'Alstom

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Sodexo est en bonne santé financière et a bien démarré l'année avec une activité en hausse de 9,6% au premier trimestre de son exercice décalé 2015-2016.

Sodexo est en bonne santé financière et a bien démarré l'année avec une activité en hausse de 9,6% au premier trimestre de son exercice décalé 2015-2016. (Crédits : Sodexo.)

Le groupe français de services fera son entrée le 21 mars dans l'indice vedette parisien, dont il a déjà fait partie entre 1998 et 2005. Alstom, dont le poids en Bourse s'est réduit depuis son recentrage sur les transports, en sortira en même temps.

Le leader mondial des services aux entreprises Sodexo va faire son retour dans l'indice CAC 40 en lieu et place du groupe spécialisé dans les transports Alstom, a annoncé jeudi l'opérateur boursier Euronext. Ces changements font suite à une décision du conseil scientifique des indices et prendront effet le 21 mars, selon un communiqué d'Euronext.

Sodexo, dont la valorisation boursière atteint 14,4 milliards d'euros, avait déjà fait partie de l'indice vedette parisien entre 1998 et 2005, sous le nom de Sodexho. De son côté, Alstom est dans le CAC 40 depuis 2006. Le groupe, qui ne pèse plus que 4,7 miliards d'euros en Bourse, est désormais recentré sur les transports après avoir cédé son pôle énergie à l'américain General Electric.

Coface sort du SFB 120

Les entrées et sorties de valeurs au sein du CAC 40 sont entre les mains du Conseil scientifique des indices d'Euronext, qui se réunit dans la plus grande discrétion quatre fois par an. Il prend en compte deux critères majeurs: la taille du capital flottant (capital négociable en Bourse) et le nombre d'échanges enregistrés sur les titres.

Le Conseil a par ailleurs décidé de retirer de l'indice SFB 120 la société de biotechnologie Adocia et l'assureur-crédit Coface, auxquels vont succéder le gérant d'actifs Amundi, le spécialiste du paiement et des transactions électroniques Worldline et la société de services multitechniques dans l'énergie et les communication Spie.

Les derniers changements dans le CAC 40 remontaient pour leur part à décembre quand le géant de l'énergie EDF avait laissé sa place à la foncière Klépierre.

(Avec AFP)

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:11

publié dans 18 mars 2016 par JR sur AntiK - Extraits - Lire l'article entier en cliquant sur le titre ci-dessus.

16 MARS 2016 | PAR MATHILDE AUVILLAIN

La réforme du premier ministre italien a instauré un CDI unique à « protection sociale croissante » permettant aux employeurs de licencier plus facilement un salarié, en échange d’une simple indemnité d’une valeur maximale de deux ans de salaire. Imposée à la hussarde, cette réforme est surtout un instrument de communication pour Renzi.

[...]

« 764 000 contrats à durée indéterminée ont été signés grâce au “Jobs Act”, vous comprenez que c’est la réforme qui a eu le plus d’impact. Objectivement, jamais un pays d’Europe n’a fait autant de réformes en aussi peu de temps ! » claironnait Matteo Renzi devant la presse étrangère, deux ans exactement après son arrivée au pouvoir.

À première vue, les données statistiques officielles semblent en effet valider la politique de Matteo Renzi : + 47 % de CDI sur un an, un retour timide à la croissance de + 0,6 % en 2015. [...]

Sauf que la réalité est un peu différente. [...]

La loi cadre “183 / 2014”, dite Jobs Act, promue et promise par Matteo Renzi, a été votée définitivement par le Parlement italien le 10 décembre 2014. Entrée en vigueur le 7 mars 2015, elle a introduit une réforme du marché du travail italien sur le modèle de la flexi-sécurité. Le point central de cette réforme est l’introduction du fameux contrat à « protection sociale croissante » (« tutele crescenti »), un CDI permettant un licenciement facilité au cours des trois premières années de contrat, en échange d’une indemnité correspondant à l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.

Pour introduire ce CDI « instable », censé mettre fin aux contrats précaires et favoriser selon lui l’emploi des jeunes, Matteo Renzi a accédé à l’une des requêtes du patronat faisant sauter un des verrous de la protection sociale des travailleurs italiens : l’article 18, qui les protégeait jusqu’alors des licenciements abusifs. [...]

Dézinguant enfin les dernières oppositions et résistances du Parlement, Matteo Renzi a fait passer sa réforme par un vote de confiance au Sénat (sorte de “49-3 italien”) le 9 octobre 2014, au lendemain de la conférence européenne sur l’emploi à Milan, au cours de laquelle Angela Merkel avait soutenu sa réforme, qualifiée de « pas important en avant ». En faisant passer en force son « Jobs Act » au Sénat, Matteo Renzi était assuré d’obtenir ensuite la majorité à la Chambre des députés et prenait de court la CGIL. La principale centrale syndicale venait de convoquer une grève générale et une manifestation monstre pour… le 25 octobre. Un million de manifestants, selon les syndicats, sont quand même descendus dans les rues de la capitale pour s’opposer au « Jobs Act ». Mais trop tard, celui-ci a finalement été définitivement adopté le 3 décembre, et la grève générale décrétée dix jours plus tard n’y changea rien.

[...] Quant à la droite italienne, on peut résumer sa position d’alors par cette phrase d’Angelino Alfano, ministre de l’intérieur d’Enrico Letta puis de Matteo Renzi, et ex-dauphin de Silvio Berlusconi [...] :  « Avec le “Jobs Act”, nous réalisons une politique de centre droit avec un gouvernement de gauche. »
« Il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! »

[...] Marta Fana, doctorante en économie à Sciences Po Paris, dresse une liste d’erreurs grossières commises par le ministre du travail, Giuliano Poletti, qui, à plusieurs reprises entre 2014 et 2015, a annoncé des chiffres de création de CDI totalement fantaisistes. Avant qu’ils ne soient officiellement démentis, ces bilans volontairement gonflés avaient déjà été repris, sans avoir été vérifiés, par la presse italienne.

Une étude attentive des données publiées par l’ISTAT (lire ici), l’Institut national de la statistique italien, par Eurostat et par l’INPS, révèle que les effets du « Jobs Act » ne sont pas exactement conformes à la version présentée par le gouvernement italien. Les nouveaux CDI sont pour beaucoup des contrats précaires transformés en contrats à protection croissante. « Ce serait potentiellement une bonne nouvelle si cette tendance positive durait au-delà de la période des exonérations fiscales », souligne Marta Fana. La mise en place du « Jobs Act » a en effet été accompagnée d’incitations fiscales pour les entreprises. La loi de “stabilité” 2015 a introduit des exonérations de charges sociales allant jusqu’à 8 060 euros pour tout nouveau salarié embauché pour trois ans en CDI entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015. Un cadeau fiscal aux entreprises qui devrait coûter en tout 2 milliards d’euros à l’État, et qui a provoqué en fin d’année une ruée sur les contrats à durée indéterminée à protection croissante.

Un rapport de la Banque d’Italie publié en février attribue d’ailleurs l’augmentation du nombre d’emplois à durée indéterminée à ces allégements de charges plutôt qu’au « Jobs Act ». [...]

Pour les entreprises, le risque lié à l’embauche en CDI est désormais limité. « La réforme est centrée sur les incitations aux entreprises. Si le salarié est licencié au bout de trois ans, les entreprises y gagnent, elles économisent sur l’indemnisation de fin de contrat », relève Marta Fana. Selon elle, « ces économies ne s’accompagnent pas d’une redistribution sur les salaires, qui sont inférieurs avec les CDI à protection croissante que pour les anciens CDI ».
« Quand tu es précaire, tu peux t’attendre à être licencié du jour au lendemain, mais quand tu sais que tu as un contrat à durée indéterminée, tu n’y penses même pas », racontait dans La Repubblica, en novembre dernier, Mario, ex-employé de Pigna Envelopes, usine de papeterie dans le nord de l’Italie. Il avait été l’un des premiers à être embauchés avec un contrat à protection croissante. Il a aussi été l’un des premiers licenciés. « J’ai découvert, le jour où l’employeur m’a licencié, que j’étais précaire. D’un jour à l’autre, je me suis retrouvé chez moi. J’ai trouvé ça injuste, un manque de respect du point de vue humain. »

Le « Jobs Act » est donc loin d’avoir résolu, comme c’était pourtant l’objectif, le problème de la précarité. La baisse du taux de chômage de 12,2 % à 11,5 % en 2015 ne s’est pas traduite par un retour à l’emploi durable en Italie. Une analyse globale des données révèle que les nouveaux emplois sont pour la plupart des emplois précaires. La réforme du marché du travail a certes introduit le CDI à protection croissante, mais aussi assoupli le recours aux vouchers, les bons de travail (sorte de chèque-emploi). [...] « L’augmentation du nombre de bons de travail pourrait augurer des problèmes à l’avenir, il faut donc surveiller ce phénomène avec beaucoup d’attention », suggère Marfa Fana.

Les syndicats craignent ainsi que des contrats précaires – type contrat de mission –, supprimés par le « Jobs Act », plutôt que d’être transformés en CDI à protection croissante, aient été démantelés et remplacés par des “emplois-vouchers” : un poste étant couvert par plusieurs travailleurs rémunérés en bons de travail. [...] Le « Jobs Act » a en réalité été plus favorable à l’emploi des seniors (+ 359 000 nouveaux actifs chez les plus de 50 ans), tandis que le taux de chômage des 15-25 ans a de nouveau progressé en janvier, s’établissant à 39,3 %. Le « Jobs Act » était promu comme un exemple de flexi-sécurité, mais « il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! » s’indigne Marta Fana.

Côté garanties, la réforme Renzi a cependant introduit une réforme de l’assurance chômage, avec une extension des dispositifs d’indemnisation portée à 24 mois, contre 12 mois auparavant, et non plus liée à l’âge du salarié mais aux années de cotisations. [...] Sauf que pour l’instant, dans les faits, « rien ne bouge », relève Michele Tiraboschi, professeur de droit du travail à l’Université de Modène et Reggio d’Émilie.

Enfin, en contrepartie de la flexibilité, le « Jobs Act » envisageait, « à titre expérimental », l’introduction d’un salaire minimum garanti. Sur ce front-là, rien n’a avancé. L’Italie reste, malgré les promesses de Matteo Renzi, l’un des derniers pays européens à ne pas disposer d’une législation sur le salaire minimum.

[...]

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