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Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Une prochaine transformation des sites pourrait supprimer des emplois
Hier, mercredi 17 février, des salariés havrais se sont déplacés en région parisienne, au siège du groupe Lafarge Holcim pour exprimer leur inquiétude face au projet de transformation des sites havrais, qui d'usine de production de ciment, ne deviendrait qu'un site de transformation de matière première…
[...] la suite sur le site de Fr3 Normandie
Qu'est-ce que la multinationale Lafarge ?
C'est une multinationale qui a bâti son empire sur le travail des ouvriers français. Elle est créée en 1833 par le cimentier Lafarge. Elle fournira le chantier du canal de Suez.
Aujourd'hui,"La société produit et vend dans le monde entier principalement du ciment, des granulats et du béton prêt à l'emploi. Lafarge a développé des ciments spéciaux et des bétons innovants de renommée internationale.
En 2014, le chiffre d'affaires de Lafarge s'est élevé à 12,843 milliards d'euros, dont 66,5 % dans le ciment et 33,1 % dans le béton et les granulats. Présent dans 61 pays, le groupe emploie environ 63 000 personnes sur 1 612 sites de production.
Le 10 juillet 2015, Lafarge fusionne avec le suisse Holcim. Le nouveau groupe est officiellement lancé le 15 juillet 2015 sous le nom de LafargeHolcim"
Source Wikipédia
Rassemblés à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) les Normands ont rejoints leurs collègues allemands devant le siège du groupe
Spécialisée dans la fabrication de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière, l'usine de Déville-lès-Rouen va être touchée par une vaste restructuration en cours dans les différents sites européens. Le projet de fermeture du laminoir inquiète beaucoup les syndicats qui craignent (et contestent) la suppression de plus de 150 emplois sur le site de Seine-Maritime...
Ce jeudi 18 février, profitant de l'annonce des résultats du groupe, une manifestation des salariés était organisée devant le siège social de Vallourec.
Publié par Michel El Diablo
LU DANS LA PRESSE (Liberté Hebdo) :
"Vallourec : la colère monte"
C'était une sourde colère. Elle se transforme en un grand cri. Dans le Valenciennois et la Sambre- Avesnois, salariés, syndicats, habitants, commerçants et élus se mobilisent ensemble pour éviter la suppression de centaines d'emplois supplémentaires et la fermeture du laminoir de Saint-Saulve.
La salle des fêtes de Saint-Saulve était comble, ce vendredi 5 février au soir. Quelques jours après la suppression d'un millier d'emplois en Europe et la fermeture de sites industriels annoncées par Vallourec, environ 400 personnes ont participé à l'assemblée générale réunie pour organiser la riposte.
Salariés, syndicalistes et élus, tous partagent la même indignation. En vendant son aciérie et en fermant son laminoir, Vallourec « abandonne ses racines », lance Salvatore Benedetti (CFDT), allusion à l'origine du groupe, dont le nom est la contraction de trois communes du Nord, Valenciennes, Louvroil, Recquignies. « La direction n'a jamais tenu ses engagements », rappelle Philippe Burette (CGT), évoquant les investissements attendus à Saint-Saulve. « La direction de Vallourec nous prend pour des cons », résume Philippe Verbeke, responsable de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie. « C’est de la violence sociale ». Dehors, avant la réunion, ou dans la salle, plusieurs salariés évoquent un sentiment de « trahison ». La défiance pointe aussi vis-à-vis des « politiques ». Certains pensent que des élus du territoire « connaissaient le projet mais n'ont rien dit ». Un point de vue renforcé par le fait que les organisations syndicales ont été écartés des groupes de travail direction/ élus. « La porte nous a été fermée », rappelle Salvatore Benedetti. « On se demande à quoi ont servi ces groupes de travail », renchérit Philippe Burette. « Ces réunions n'ont pas servi à grand-chose », admet Cécile Gallez, maire de Saint-Saulve. « Plus vieille élue du coin», l'ancienne députée proche de Jean-Louis Borloo se souvient avoir « défilé » lors de la casse de la sidérurgie (Usinor) à Denain. « J’ai vu l’ouverture de Vallourec. Je refuse sa fermeture », dit-elle.
Dans le Valenciennois comme en Sambre-Avesnois, où Vallourec compte quatre autres sites, l'inquiétude grandit. « On est des métallos. On est meuleur, ébarbeur... On va nous proposer quoi à Pôle-emploi ? Animateur de centre social et aide-ménagère ? Il n'y a que ça dans le Valenciennois ou dans la Sambre », lâche Yohann Delbauve (CGT), d'Aulnoye-Aymeries. « J'ai un crédit pour la voiture, un autre pour la maison. On nous a demandé des efforts, on a travaillé en heures sup, on a travaillé le samedi. On nous a mené en bateau, et le bateau coule », lance Lodfi Manai, un salarié de Saint-Saulve. « On a tous peur de perdre notre emploi », avoue Ludovic, un salarié de PSA Valenciennes, socialiste et adhérent à la CFDT qui dit avoir « la rage » contre « les politiques (qui) nous bernent ». « Et après Vallourec, ce sera qui ?», interroge un militant du PG.
Du PCF à la droite, tous les élus présents ce soir-là affirment partager la même indignation. « Nous, les politiques, ne sommes pas des mêmes familles. On ne pense pas tous la même chose. Mais sur Vallourec, on a su parler d'une même voix », avance Fabien Roussel, secrétaire du PCF Nord et élu de Saint-Amand-les-Eaux. Jusqu'à présent, note Laurent Degallaix, député-maire (UDI) de Valenciennes, « on a été exemplaire ; on aurait peut-être dû être un peu plus punchy (...) mais il ne faut pas effrayer un repreneur ».
Alors maintenant ? Pourquoi faut-il se battre ? Eviter des licenciements secs et négocier des primes de départ ou maintenir le laminoir ? A la tribune ce S février, les élus CGT et CFDT en convenaient : le site de Saint-Saulve n’a pas d'avenir à long terme sans le maintien du laminoir. « Ne perdons pas de vue l'enjeu : éviter la fermeture du laminoir », soutient Fabien Roussel, partisan d’un large « comité de vigilance », associant salariés et élus. Cela verra peut- être le jour bientôt. Pour l'heure, plusieurs mobilisations sont annoncées. Le 18 février, FO et la CFDT appellent à manifester devant le siège de Vallourec, à Boulogne-Billancourt. Dans la région, une grande manifestation ENCADRÉS DE L'ARTICLE est prévue le 25 février à Valenciennes et le 5 mars à Aulnoye-Aymeries, à l'initiative de la CGT. « Rendez-vous dans la rue », lance Ludovic Bouvier (USTM CGT). « Et si nous allions voir les actionnaires ? » Le 6 avril, il se pourrait bien qu’une délégation réclame à l'assemblée générale le départ du président de Vallourec et le non versement des dividendes aux actionnaires.
par Mathieu Hebert
Journée d'action de La CGT en faveur de L'emploi, des retraites, du pouvoir d'achat, de La protection sociale et des services publics, un mot d'ordre identique à La journée du 26 janvier. Compte tenu de L'actualité du dossier de Vallourec, La CGT Nord n'organise pas de rassemblement à Lille, mais appelle à manifester à Valenciennes.
Rendez-vous à 10 h, place d'Armes, face à L'Hôtel de Ville. La CGT de Vallourec Saint-Saulve appelle à un rassemblement dès 8 h devant La tuberie, d'où Le cortège partira en direction de Valenciennes à pied. IL rejoindra ensuite La place d'Armes.
5 mars à Aulnoye-Aymeries
Rassemblement et manifestation avec Les salariés, habitants, commerçants et élus.
Heure et Lieu de départ à déterminer.
SOURCES:
Les agriculteurs broyés par le capitalisme
Une nouvelle baisse des prix agricoles a remis les éleveurs français dans la rue. Tout l’été 2015 a été ponctué de manifestations qui criaient leur détresse face à des cours qui ne couvraient pas leurs frais de production. Deux tables rondes -Ministère, FNSEA et CNJA, industriels de la transformation et de la grande distribution -avaient abouti à des engagements de revalorisation du prix dulait (à340 €la tonne) et du porc (à 1,40 € le kilo) en juillet et octobre. Aujourdhui ces prix se situent respectivement à 300 € et 1,07 €, voire moins.
La FNSEA avait appelé à rentrer à la ferme après la grande manifestation du 3 Septembre, 1700 tracteurs à Paris, forte couverture médiatique, " déclaration d'amour " de Valls aux paysans etc. Le président du syndicat, Xavier Beulin, par ailleurs magnat de l’agro-business avec son groupe Avril-Profitéol avait bien été hué mais tout était rentré dans l ordre.
Il ne restait plus qu’à remplir les demandes d’aides diverses. Les augmentations de prix ont eu la vie brève. Celle du porc, sitôt signée était contestée par les deux mastodontes du secteur: Bigard (le " Parrain" de la viande) et Cooperl, qui règnent en maîtres sur le secteur, refusaient une augmentation. Celle du lait n’a pas résisté à la fin des quotas en Europe ni à la stratégie chinoise de reconquête de son autosuffisance alimentaire.
Au delà de ces causes assez conjoncturelles, c’est le choix des capitalistes qui est en oeuvre pour atteindre ses objectifs réels : concentration accélérée des exploitations pour une compétitivité accrue générant des profits records aux investisseurs. Les produits agricoles sont devenus des actifs financiers à part entière, des placements parmi d’autres. Que des dizaines de milliers d'exploitations soient vouées à la disparition à très court terme, avec toutes les conséquences en termes de destinées humaines, de territoires ruraux dévastés, de disparition énorme d'emplois induits est bien le dernier souci de ces vautours. La comparaison avec la disparition programmée de la sidérurgie n’est pas dépourvue de sens.
Quand le Ministre Le Foll constate : "les agriculteurs ont fait d'immenses progrès, générant davantage de gains mais ils ont dû distribuer énormément de plus-values alors qu’elles devraient être conservées dans les exploitations ", c’est pour dire qu’il attend des acteurs de la filière " une répartition plus équitable de la valeur entre les maillons ". On imagine bien l’impact sur les actionnaires des industries du machinisme agricole, des produits phytosanitaires, des géants de l’agro-alimentaire ( abattoirs, laiteries, 2ème et 3ème transformation), des banques - pas seulement le Crédit agricole, de la grande distribution, et leur sensibilité à de tels arguments.
La situation est dramatique. Les exploitants trompés, trahis par leurs dirigeants tout puissants, sont aux dernières extrémités. N'ayant même pas touché le premier euro des aides promises l’été dernier, ilsd ne voient plus d’issue . C’est vrai que dans le système capitaliste, dans l’Union Européenne, il n’y en a pas. Pendant quelques semaines, Salon de l’Agriculture oblige, on va pérorer sur le " verdissement" de l’agriculture, l‘agro-écologie, les circuits courts etc.
Le thème du Salon 2016 n'est-il pas " Agriculture et alimentation citoyenne" ? Ce qui serait vraiment " citoyen, ce serait de jeter bas le capitalisme, se réapproprier collectivement les moyens de production et d’échange pour installer en France une agriculture de qualité débarrassée de tous les parasites du capitalisme qui la rongent.
Les luttes doivent continuer mais il est indispensable qu’elles soient orientées contre les vrais responsables.
Communistes s’y emploie.
Lu sur "Communistes"
"Barrages routiers, manifestations. Depuis quelques jours, les éleveurs producteurs de lait laissent éclater leur colère et leur désarroi. Rien n’a changé depuis la première crise de la filière, en 2009. Pour Elsa Casalegno et Karl Laske, une large part de la responsabilité incombe aux industries laitières, qui orchestrent la restructuration de l’élevage. Elsa Casalegno, ingénieure agronome de formation, est journaliste à La France agricole et Karl Laske est journaliste d’investigation à Mediapart. Ils publient en février Les Cartels du lait, aux éditions Don Quichotte."
Source : REPORTERRE
Lu sur Lescrises.fr
Évidemment, soutien à Bastamag, face à Bolloré.
BIEN ENTENDU, comme c’est désormais illégal, nous n’appellerons pas au Boycott du groupe.
Lu sur Lescrises.fr Source : Bastamag
L’audience du procès en diffamation que le groupe Bolloré intente à Bastamag se déroulera le jeudi 11 février, à la 17ème chambre du Tribunal de grande instance de Paris, à partir de 13h. L’audience sera publique. Ce procès pose plusieurs questions essentielles sur la liberté d’informer, en particulier sur les activités des multinationales.
L’audience du procès en diffamation que le groupe Bolloré intente à Bastamag se déroulera le jeudi 11 février, à la 17ème chambre du Tribunal de grande instance de Paris, à partir de 13h. L’audience sera publique.
Le groupe Bolloré estime diffamatoire pas moins de huit paragraphes – ainsi que le titre et le surtitre – d’un article de synthèse publié par Bastamag en octobre 2012 et consacré à la question de l’accaparement des terres, ces appropriations de terres à grande échelle par des fonds d’investissements ou des multinationales, principalement en Afrique et en Asie.
S’appuyant sur des rapports des Nations unies et d’organisations internationales, cet article dressait un état des lieux du mouvement d’accaparement de terres en Afrique, en Amérique latine et en Asie, et des grandes entreprises françaises qui y sont impliquées. L’article mentionne ainsi les activités du groupe Bolloré, via une holding luxembourgeoise, la Socfin, dans lequel le groupe possède de fortes participations. La Socfin possède de multiples filiales qui gèrent des plantations d’hévéas et d’huile de palme en Afrique et en Asie.
En plus de trois journalistes de Bastamag (Nadia Djabali, Agnès Rousseaux, Ivan du Roy), de son directeur de publication de l’époque (Julien Lusson), cette plainte en diffamation vise également le site Rue 89 et son directeur de publication, Pierre Haski, pour avoir cité l’article dans sa revue de presse signalant « le meilleur du web », ainsi que quatre personnes ayant partagé l’article sur leurs blogs (Thierry Lamireau, Dominique Martin-Ferrari, Laurent Ménard et Guillaume Decugis).
Ce procès pose plusieurs questions importantes :
- L’accaparement des terres serait-il devenu un sujet impossible à évoquer sans risquer une longue procédure judiciaire ? Informer sur les mises en cause de la Socfin, dont plusieurs entités du groupe Bolloré sont actionnaires, par des organisations internationales et des communautés locales serait-il tabou ?
- Plus généralement, est-il encore possible d’évoquer les activités du groupe Bolloré et leurs impacts sociaux et environnementaux ? Le groupe Bolloré a déjà, par le passé, attaqué en justice plusieurs médias, dont France Inter suite à la diffusion d’un reportage sur ses activités au Cameroun. Ce procès contre Bastamag intervient dans un contexte où les pratiques de la Socfin au sein de plantations qu’elle possède, en particulier en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-est, sont toujours pointées du doigt par des organisations de la société civile. Des paysans cambodgiens ont d’ailleurs porté plainte en juillet contre le groupe Bolloré devant le Tribunal de grande instance de Nanterre pour violation des droits de l’Homme et du droit de l’environnement. Au Sierra Leone, six leaders de communautés locales en conflit avec la filiale locale de la Socfin viennent d’être incarcérés.
- Ce procès intervient également dans un contexte où il est toujours question d’instaurer un « secret des affaires » au niveau européen. Cette disposition, si elle entrait en vigueur, entraverait durement toute information critique à l’égard des grandes entreprises et nuirait gravement au nécessaire débat démocratique sur leurs activités.
- Enfin, le fait que plusieurs personnes ou médias qui n’ont aucunement participé à la rédaction et à la publication de cet article soient mises en examen repose la question du statut juridique d’un lien hypertexte, d’une revue de presse ou du partage d’un article via un réseau social ou un agrégateur. Ce sont les fondements du fonctionnement du web qui sont ici remis en cause : les liens hypertextes et le partage de contenus en constituent la principale richesse.
Les pressions du groupe Bolloré à l’encontre de journalistes sont régulièrement au cœur de l’actualité. Le collectif "Informer n’est pas un délit", qui regroupe une cinquantaine de journalistes ainsi que l’association Reporters sans frontières, s’interroge sur la censure et la déprogrammation de plusieurs documentaires qui devaient être diffusés récemment par la chaîne Canal+, dont Vincent Bolloré est devenu le principal actionnaire.
Nous rappelons également que Bastamag fait l’objet d’une seconde plainte en diffamation de la part du groupe Bolloré, pour un petit article évoquant en octobre 2014 une rencontre entre des représentants du groupe Bolloré et des délégués de communautés locales africaines et cambodgiennes en conflit avec la Socfin.
La rédaction de Bastamag
Par L’équipe de Fakir, 27/01/2016
C’est parti pour les avant-premières de notre film, « Merci Patron ! », en présence de l’équipe. La liste sera mise à jour régulièrement.
Allez lire la présentation du film et la tournée du film sur le site de Fakir !
Et lisez également l'article de Frédéric Lordon dans Le Monde diplomatique.
Et si vous le pouvez allez lire l'article intégral de Frédéric Lordon sur le site du Monde diplomatique ( si vous êtes abonné) ou sur la version papier. Il donne envie de courir voir le film. Nous en reproduisons ci-dessous le début.
« Merci patron ! », de François Ruffin
par Frédéric Lordon

Comme on ne risque pas d’avoir les studios Universal sur le dos et qu’en réalité il ne s’agit pas tout à fait d’un film à suspense, on peut révéler l’intrigue de Merci patron !, de François Ruffin. C’est l’histoire de Serge et Jocelyne Klur, employés d’Ecce, filiale du groupe LVMH, plus exactement employés de son usine de Poix-du-Nord, jadis chargée de la confection des costumes Kenzo. « Jadis », car, mondialisation oblige, le groupe a cru bon d’en délocaliser toute la production en Pologne. Moyennant quoi les Klur ont été invités à se rendre employables ailleurs. Cependant, ils explorent méthodiquement la différence entre employables et employés. Depuis quatre ans. Evidemment, la fin de droits a été passée depuis belle lurette, on tourne à 400 euros par mois, la maison est fraîche — forcément, il n’y a plus de chauffage, et il a fallu se replier dans la seule pièce habitable. Au rayon des vertus tonifiantes, on compte aussi l’élimination de tout excès alimentaire et l’adoption de saines résolutions diététiques ; on peut même aller jusqu’à parler de rationnement — Noël avec une tartine de fromage blanc, les amis de la frugalité apprécieront.
On en est là, c’est-à-dire déjà sur un grand pied, quand survient un avis de saisie de la maison, ni plus ni moins, à la suite d’une ardoise d’assurance de 25 000 euros. Pour les Klur, qui considèrent qu’on est « un gros », voire « un capitaliste », à partir de 3 000 euros par mois, c’est là tomber d’un coup dans des ordres de grandeur qui font sortir de la Voie lactée. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs de tirer des conséquences pratiques. En l’occurrence sous la forme du projet, si c’est ça, de foutre le feu à la maison — la seule chose que les Klur aient vraiment eue à eux et dont ils ont tiré à peu près tout ce que l’existence leur a réservé de joies.
On ne fait pas plus local que le cas Klur. Et on ne fait pas plus global non plus. Car les Klur offrent en concentré un résumé presque complet du système. [...]
Mise à jour sur Normandie-actu : 02/02/2016 à 17:39 par La Rédaction
Publié par hervepolypcf62.over-blog.com
Le Modern express, roulier de 364 m de long, avec 3 600t de chargement, naviguant sous pavillon de complaisance, est immatriculé à Panama, paradis fiscal. L'équipage de ce genre de navire, mal rémunéré, souvent mal formé, subit les pires conditions de travail. D'ailleurs, les marins du Moderne express sont tous d'un pays à la misère endémique: les Philippines. Ils appartiennent aux 300 000 marins philippins, 1/4 de l'effectif mondial des équipages, en proie à l'exploitation des armateurs et des donneurs d'ordre. En mer comme sur terre, le capitalisme est toujours libre et non faussé.
Ce maxi cargo dérive vers l'estuaire de la Gironde ou vers La Rochelle et ses cuves contiennent évidemment du fuel. Les 22 marins ont été hélitreuillés et évacués, sains et saufs, par des hélicoptères de la marine nationale espagnole dès mardi.
Ensuite, on a sans doute invoqué saint Fric, le patron du capitalisme, pour que tout se passe bien. Ben oui, il n'y a aucun remorqueur de la marine nationale française pour protéger les côtes de l'Atlantique. S'il y en avait eu un, les essais de remorquage auraient été effectués avant que la mer ne grossisse trop.
Bon, le miracle divin n'étant pas intervenu, on a détaché le remorqueur Abeille Bourbon, basé au Havre pour aller au secours du monstre dérivant. Entre nous soi-dit, l'Abeille Bourbon est un navire privé de la société Bourbon. Il se tient certes à la disposition de l'Etat, mais son équipage, malgré sa haute technicité et son expérience notable, n'a aucun statut d'état. Business is toujours business.
Rectificatif. Le port de la Rochelle dispose bien d'un remorqueur: le Saint-Gilles. Mais il fait partie du Musée maritime de la Rochelle depuis le 13 juillet 1989. Et depuis le 17 juillet 1995, il est classé aux Monuments historiques.
Le socialiste Alain Vidalies est le sous-ministre en charge des Transports et de la Mer. Vu la configuration côtière de la France et qu'elle est la 5e puissance mondiale, pas besoin d'avoir un vrai ministre des Transports et de la Mer, foi de François de l'Elysée!
Le patron du sous-ministre est la non moins socialiste Ségolène Royal. Dernièrement, Manu militari Valls a autorisé une entreprise privée d'alumine de déverser des boues rouges toxiques en Méditerranée.
Allez, vive la France de la COP 21!