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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:12

par publié par Michel El Diablo

GENERAL ELECTRIC: 6 500 postes supprimés en Europe

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités d’Alstom dans l’énergie a présenté, mercredi 13 janvier 2016, un vaste plan de réorganisation du groupe français.
Le géant américain a annoncé qu’il allait supprimer 6 500 postes en Europe entre 2016 et 2017, dont 765 en France.

Les travailleurs d’Alstom/GE sont dans l’œil des grandes manœuvres guidées par les seuls intérêts financiers.
Après la vente à des groupes étrangers de l’aluminium de Pechiney, de l’acier d’Usinor, de la chimie de Rhodia, du ciment Lafarge, les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.

La déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT : General Electric : hypothèque la filière énergétique en France !

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités Alstom Energie, avec l’accord du gouvernement français, n’a pas tardé pour annoncer au niveau européen un vaste plan de réorganisation et de restructuration afin de dégager 3,4 milliards d’euros d’économie ; ceci en réponse aux exigences des actionnaires qui veulent un retour rapide des 6,5 milliards qu’a représenté l’achat de 70% des activités d’Alstom.
Alors que depuis des mois, non seulement les salariés avec leurs élus n’ont aucune vision sur l’avenir de leur emploi et de leur activité, la direction de GE n’a toujours pas présenté sa stratégie sur les années à venir en terme d’investissement, d’innovation, de financement des projets technologiques et de capacité de production, au regard des besoins nécessaires pour développer les projets de la filière de l’énergie.
Au lendemain de la réunion de la COP 21 à Paris sur l’enjeu du climat, le discours affiché est de faire de l’énergie un enjeu principal pour réduire les émissions de CO2 par le développement des énergies renouvelables, comme l’éolien, hydrolien, hydraulique, le nucléaire…
La France et l’Europe ont des atouts dans ces domaines qui sont reconnus dans le monde. Il est scandaleux que le gouvernement français a permis la vente des activités stratégiques à un groupe comme GE dont les seuls objectifs se limitent à maitriser des technologies, les brevets et maintenir les actifs qui sont considérés rentables (16% de marge).
Aucun engagement sérieux n’est avancé pour le développement de ces activités par un plan d’investissement et de financement à court et moyen terme. Pourtant, toutes les analyses mettent en avant les besoins qui vont se développer dans la plupart des pays dans le monde, en Europe et en France.


Le projet de restructuration présenté hier par les dirigeants de GE porte sur 10 300 suppressions de postes, cela se traduit par 6 300 postes menacés en Europe dont 830 en France. Au-delà des postes menacés et des conséquences prévisibles en matière d’emplois, ce sont des activités industrielles et des projets qui sont impactés dans le domaine des chaudières, des services, des réseaux grid, l’éolien, l’hydro…
A ce jour, rien n’est avancé, si cela va se traduire par des licenciements, un plan de départ volontaire, un non remplacement à la retraite et mutations internes.
Ce plan est injustifié au regard des enjeux du maintien des savoir-faire et des compétences nécessaires pour les activités actuelles et futures. Maintenir les collectifs de travail, les capacités de recherches et maîtrises technologiques ne peut se faire sur un recul de l’emploi.
C’est un mauvais signe pour les salariés qui dans l’ensemble sont inquiets pour faire leur travail dans de bonnes conditions.

Le gouvernement, comme le PDG d’Alstom, sont responsables de cette situation qui risque de se traduire par un chaos industriel, économique et social.
Les dirigeants de GE organisent une vaste campagne de communication pour faire croire qu’ils créeront finalement 1 000 emplois nets en France comme ils s’y sont engagés avec le gouvernement.
L’accord précise que si GE ne respecte pas cet objectif, il sera pénalisé par une amende pour chaque emploi manquant. A ceci près que GE a déjà provisionné la somme correspondante, ce qui est révélateur de l’engagement de GE.
Les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.
Une réunion de l’ensemble des syndicats au niveau de l’Europe va se tenir dans les jours à venir. La mise en débat d’une mobilisation européenne est plus que jamais à l’ordre du jour avec les salariés de l’ensemble des sites du groupe GE.


La CGT estime que cette situation concerne l’ensemble des élus politiques et demande qu’un débat national puisse avoir lieu au regard des enjeux structurant que représente cette filière stratégique, avec GE,EDF,AREVA,CEA et son réseau de PME. 

Montreuil, le 13 janvier 2016

 

SOURCE: La CGT

General Electric / Alstom

 

Communiqué de FO Métaux

La Fédération FO Métaux réagit aux annonces de Général Electric qui veut supprimer 6 500 postes en Europe dont 765 en France.

Malgré les engagements faits par certains à l’occasion de la vente des activités de la branche Energie d’Alstom à l’Américain Général Electric et la naïveté de ceux qui les ont cru, nous constatons que l’actualité n’a pas tardé à donner raison à la Fédération FO Métaux.

Les conséquences sur les fonctions supports étaient évidentes depuis le départ, d’autant que GE avait clairement annoncé vouloir faire des gains en rationalisant les sites achetés à Alstom et ses propres sites.

La situation de ce qui reste du groupe Alstom démantelé, la partie Transport, n’est guère plus rassurante avec des commandes qui tardent à entrer et lorsqu’elles y arrivent, n’assurent pas la pérennité des sites. Des sous charges sont d’ores et déjà programmées sur la plupart des sites de production d’Alstom et trois d’entre eux sont particulièrement menacés, à savoir : Belfort, Ornans et Reichshoffen.

Pour les équipes d’Alstom, de GE et la Fédération FO Métaux, il est grand temps que les pompiers (responsables politiques locaux, régionaux et nationaux) sortent de leur caserne et prennent les mesures urgentes pour éteindre l’incendie avant qu’il ne reste rien des maisons Alstom et GE en France. Les engagements pris à l’époque par GE et le gouvernement doivent être respectés.

Réaction de la CFE-CGC

"On a vraiment l'impression que c'est un plan de licenciement boursier, qu'il faut trouver trois milliards de dollars d'économies et que, du coup, ça se décline en 10.000 suppressions de postes à faire d'ici fin 2017", a déclaré à l'AFP Arnaud Séjourné, de la CFE-CGC.

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