23 mars 2016
Pape François est entreprenant. Au cours des dix premiers mois de l’année 2015, il prononça 203 discours, écrivit l’encyclique Laudato Si’. Sur la sauvegarde de la maison commune ’(24 mai) et entreprit 4 voyages apostoliques à l’étranger (1). Sans oublier ses besognes quotidiennes. Laudato Si’, ‘Loué sois-tu’ en français, suscite un intérêt majeur. Ceci est sans doute dû en grande partie à la conférence climatique qui débuta le 30 novembre à Paris. Mais ce n’est pas l’unique raison. Comme dans son exhortation apostolique ‘Evangelii Gaudium (2), le pape ne se sert pas du langage ganté. Il place ‘les pauvres’ au centre de sa sollicitude. La ‘Mère Terre’ fait partie de ces ‘pauvres’. Elle aussi est menacée.
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François établit un lien entre la problematique sociale et écologique. “Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres (3). “Tout est lié”, dit le pape, jusqu’à neuf reprises. Il parle d’une ‘écologie integrale’ (4). Dans l’introduction de la traduction néerlandaise de la Conférence Episcopale de Belgique, le professeur Jacques Haers sj écrit : “L’écologie intégrale’ accentue l’interaction entre les multiples dimensions : une vision holistique sur l’environnement, l’économie, la réalité sociale et sociétale, la diversité culturelle, l’écologie quotidienne (transport, logement), les convictions et comportements moraux”. Cela suppose une analyse qui n’est pas applaudie dans tous les milieux. Le ‘reproche’ de marxisme n’est alors pas très loin. L’évêque Helder Câmara (1909-1999) le disait déjà : “Si je donne du pain aux pauvres on m’appele un saint. Si je pose la question pourquoi les pauvres n’ont pas à manger, on m’appelle un communiste”. Greg Gutfeld, commentateur de la chaîne Américaine Fox News, franchit un pas de plus et appela le pape François “l’homme le plus dangereux de la planète” (5). [...]
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