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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:03

prcf-bandeau01

Syrie-carte

CONTRE LE BELLICISME DU GOUVERNEMENT « PS-Verts » EN SYRIE
Lions la lutte contre la guerre impérialiste en préparation contre la Syrie aux luttes populaires contre l'euro-austérité

Le bourrage de crâne des médias tourne à plein, sans nuance, sans souci de la vérité, relayant les opérations secrètes de la CIA et des services occidentaux en Syrie. Sans tenir compte de la menace islamo-terroriste en Syrie mais au contraire en instrumentant cette mouvance néo-talibane contre l'indépendance de la Syrie. Et l’hystérie belliciste augmente à proportion des déroutes militaires et de l’inconsistance politique des insurgés, dits "rebelles", face à l’armée nationale syrienne, malgré le soutien financier et militaire direct que les insurgés djihadistes obtiennent des régimes ultra-réactionnaires du Golfe persique et des services secrets occidentaux.



Certes, nous l'avons déjà dit, comme l'ont démontré les communistes syriens et tous les PC du Proche-Orient, le régime d' Al Assad porte une lourde responsabilité dans la situation sociale du peuple syrien du fait de ses concessions croissantes, après la chute de l’URSS, aux exigences du FMI et des impérialistes. Cela n’a pas empêché les communistes syriens, sans renoncer à leurs critiques constructives, de faire leur devoir patriotique et anti-impérialiste en combattant l’ingérence étrangère en Syrie et en défendant le droit de ce pays à préserver son indépendance et à reconstruire un régime laïque, maîtrisant ses ressources naturelles et tourné vers le progrès social et l’égalité hommes-femmes.




En tout cas, il y a une certitude: rien de bon, rien de progressiste, rien de positif - et c'est le moins qu'on puisse dire - ne peut sortir d'une intervention impérialiste: la situation en Irak, en Libye....prouve que c'est au chaos, à la misère et à la mort qu'aboutissent ces guerres, ces interventions inacceptables. Inacceptables tant du point de vue de l'indépendance nationale, que du progrès social et des libertés démocratiques des peuples.



La France d' Hollande est en pointe dans l'agression euro-atlantique qui se prépare contre la Syrie.




Les déclarations bellicistes des ministres et du président français doivent trouver une riposte des anti-impérialistes, des progressistes, des patriotes de France, et cela d’autant plus que le belliciste Fabius renie les principes défendus par la France lors de l’invasion américaine de l’Irak : à l’époque, D. de Villepin avait défendu contre Bush l’idée qu’aucune intervention militaire ne pourrait s’effectuer contre un pays tiers sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU : il est déshonorant pour notre pays qu’un ministre de la République explique aujourd’hui, sur la base d’allégations non prouvées, partiales, manipulées et émanant d’un seul « camp », que ce garde-fou minimal du droit international doit désormais sauter : c’est la porte ouverte à l’aventurisme le plus dangereux, sans parler des risques de conflagration universelle que comporterait une intervention occidentale ouverte en Syrie étant donné l’alliance de Damas avec Pékin et Moscou.



Le gouvernement « socialiste », qui s’apprête à démolir les retraites par répartition en alléguant l’endettement de la France, trouvera-t-il soudain des milliards d’euros pour agresser un peuple souverain qui ne nous a rien fait, alors qu’il prétend ne plus avoir d’argent pour la protection sociale et les services publics ?



Le PRCF appelle toutes les forces de progrès à se prononcer avec clarté et force contre les menaces de guerre impérialiste contre le peuple syrien. Il proposera à ses alliés et amis du mouvement communiste français, mais aussi du camp progressiste et authentiquement patriotique, de se prononcer contre l’escalade belliqueuse des va-t-en-guerre de ce gouvernement social-impérialiste (socialiste en paroles, impérialiste en réalité). Décidément, le PS est incapable de rompre avec la tradition colonialiste qui a marqué l’histoire de ce parti depuis 1914 !




La lutte pour la paix est un axe essentiel du combat des communistes et cela depuis la naissance du mouvement communiste international née en partie contre la boucherie impérialiste de 14-18. Elle est inséparable de la lutte contre l’euro-austérité, pour la sortie de la France de l’euro, de l’UE et de la machine de guerre impérialiste de l’OTAN.



Le PRCF invite les communistes, les syndicalistes, les amis du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence étrangère, tous les progressistes, à lier la lutte contre l’austérité à la lutte contre les guerres impérialistes, ruineuses, injustes, déshonorantes pour la France et dangereuses pour la paix mondiale.



Le secrétariat national du PRCF et la Commission internationale.



Lu sur le blog du PRCF "Initiative communiste"

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:23
Multiplier les morts pour confisquer la révolution.
mercredi 21 août 2013
par  Rouge Midi
popularité : 100%


Evidemment la situation en Egypte inquiète et atterre. Elle émeut d’autant plus que nous sommes tétanisés par la violence et la complexité d’une situation dont chacun sent bien qu’il est loin d’en connaître tous les tenants et les aboutissants. De plus nous nous sentons impuissants car si nous condamnons dans tous les pays la répression du pouvoir et encore plus quand elle fait des centaines de morts, nous sommes en même temps attachés au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Alors que pouvons-nous préconiser comme intervention ou expression internationale ? D’autant que les écrits nous parvenant d’Egypte même nous font bien sentir que l’information véhiculée en France est le plus souvent si tronquée et simpliste que cela altère son authenticité.

Le combat n’est pas tant entre pro et anti Morsi, entre militaires démocrates (bel oxymore !) d’un côté et forces obscurantistes de l’autre, qu’entre un peuple qui réclame justice sociale et droit à la souveraineté et, face à lui, des forces, institutionnelles qui s’y opposent. Ce combat a pris un nouveau tournant le 30 juin dernier.

Le PC égyptien dans une déclaration du 3 août (donc avant les massacres) disait : « La Révolution du 30 Juin 2013 est la plus profonde et mature deuxième vague pour corriger la trajectoire de la révolution du 25 Janvier 2011 et pour compenser le plus grand danger pour l’Egypte dans son histoire récente, à savoir le risque d’apostasie [1] culturelle, la coupure avec l’époque menaçant l’unité de la patrie. Ce danger était représenté par les forces de droite religieuse fasciste, dirigée par les Frères musulmans…. les auspices du Qatar et de la Turquie, afin de briser le territoire national et menacer l’entité et l’unité de l’Etat égyptien, en le jetant dans l’abîme des rivalités sectaires et des conflits religieux pour le transformer sur les deux modèles de l’Irak et la Syrie, afin d’assurer la pleine sécurité d’Israël et de protéger les intérêts des États-Unis et de l’impérialisme mondial dans la région, à travers le démantèlement des pays arabes et la destruction des armées nationales qui sont une menace potentielle pour Israël. Les Frères musulmans étaient prêts pour cela, car c’était eux qui avaient obtenu l’accord d’armistice sans précédent entre le Hamas et Israël. Ils avaient gardé le silence sur la décision d’Obama de reconnaître Jérusalem comme la capitale éternelle d’Israël et sont restés muets sur les violations sionistes de la mosquée Al-Aqsa (…) L’un des objectifs des projets impérialistes au Moyen-Orient est l’établissement d’états sur des bases religieuses, pour servir principalement le plan sioniste de déclarer Israël un Etat juif pour tous les Juifs dans le monde. .. »

Et de rajouter « Nous avons vu des signes clairs et visibles en Egypte avec le pouvoir des Frères musulmans dans une série d’attaques contre des églises ainsi que l’attaque de la cathédrale Saint-Marc pour la première fois dans l’histoire depuis l’introduction de l’Islam en Egypte, comme l’attaque brutale sur les chiites dans le village de "Abu Nomros… »
Pour le PC égyptien, ce qui est en jeu c’est « l’indépendance nationale contre toutes les formes de dépendance et compromis avec les USA et pays impérialistes. Ce ne sera pas atteint sans un développement global économique, social et culturel essentiellement autonome. »

Un coup d’état antidémocratique ?

L’argument principal des frères musulmans, souvent repris par les médias occidentaux, est assez simple. Morsi a été élu pour 4 ans il faut respecter le verdict des urnes. C’est sûr que dans tous les pays du monde, si les peuples se mettent à débarquer le pouvoir dès que celui-ci ne tient pas ses engagements cela peut faire désordre…

Avancer cet argument c’est oublier quelques éléments qui expliquent le départ de Morsi. Outre le fait que ce dernier a été élu avec à peine plus de 24% des votants et que ceux-ci étaient moins de 50% des inscrits (45,6% exactement. Ce qui représente 5,7 millions de voix sur plus de 50 millions d’inscrits, un score en chute libre par rapport aux législatives précédentes) [2], très rapidement le peuple a dû déchanter face à un pouvoir qui a multiplié les reniements et les attaques contre les droits de tous ordres et en premier les droits sociaux. C’est cela qui explique cette montée en puissance incessante du mouvement social entre juin 2012 et juin 2013. Grèves dans le textile et ailleurs, manifestations locales, sièges du parti des frères musulmans attaqués (particulièrement par les gens des milieux populaires qui avaient cru au discours de justice sociale d’avant élections), couvre-feu comme à port Saïd, auquel personne n’obéit, même pas la police chargée de le faire respecter et qui prend fait et cause pour les manifestants…

Au printemps 2013 la grève atteint des records mondiaux de mobilisation, grèves pour l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, le droit syndical…
Les questions sociales sont au premier rang de la protestation populaire, dans un pays que l’OIT a classé en juin 2013 sur la liste noire des pays où le droit du travail est bafoué.

C‘est dans ce contexte qu’apparaît le mouvement Tamarod (rébellion).Sylvie Nony, enseignante communiste qui a vécu en Egypte explique : « Qui participe à ce mouvement ? Des jeunes, des milliers de jeunes de toute évidence, ceux qui étaient dans les premiers réseaux de la révolution, ceux du "6 avril", [3] ceux de "al-Ikhouan kazanoun" (les Frères menteurs) et de tas d’autres mouvements généreux et dynamiques. Du Nord au Sud la pétition demandant le départ de Morsy a circulé comme une traînée de poudre, tant la colère était grande.
Mais qui a fait imprimer la pétition ? Qui a fait le choix que la revendication-phare ne soit plus celle d’élections législatives anticipées, ou d’une autre "constituante" ? On ne mobilise pas 22 millions de personnes [4] sans qu’il y ait débat sur la stratégie, au moins au niveau des responsables politiques existants. D’ailleurs où sont-t-ils ces responsables et comment se fait-il que, dans une situation économique et sociale aussi désastreuse, ils n’aient aucun programme alternatif à faire entendre ?
Tout se passe comme si on avait soigneusement guidé la colère égyptienne vers cette seule revendication, totalement contradictoire avec la conquête d’un processus démocratique et qui va, au bout du compte, redonner aux Frères de quoi lustrer leur couronne de martyrs alors qu’elle allait tomber aux oubliettes de l’histoire (la chasse aux sorcières a déjà commencé). »

Le 30 juin 2013 ce sont entre 14 et 30 millions d’égyptiens (selon les sources) et en tous cas un nombre record de manifestants qui exigent le départ de Morsi.

Opportunément l’armée reprend alors le pouvoir (mais l’avait-elle vraiment lâché ?) craignant que le peuple (à qui Tamarod avait demandé de manifester ce jour-là sans drapeau ni signe distinctif d’organisation ce qui était de fait une négation du mouvement social en cours) ne s’en tienne pas au départ du président mais mette en avant les revendications sociales pour lesquelles tant d’ouvriers sont en action depuis des mois. L’armée, propriétaire de 20 à 40% de l’économie craint pour son pouvoir…Et Tamarod se rallie finalement à elle, lui délégant la suite des opérations. Soutien qui ne se dément pas même au vu des massacres, son fondateur estimant « que le bilan de la répression contre le camp islamiste est le "prix élevé" (sic !) à payer pour libérer l’Egypte de l’organisation fasciste des Frères musulmans ». [5]. Un soutien de l’armée qui, ironie de l’histoire ou juste retour des choses, est aussi le fait des « felouls » les anciens partisans de Moubarak…

Bassem Youssef, ce cardiologue devenu humoriste et pédagogue, à l’humour ravageur et cinglant très en vogue en ce moment en Egypte, ne dit pas autre chose quand il affirme « j’ai soutenu ce qui s’est passé le 30 juin, et j’ai bien vu que Morsi ne pouvait pas assurer ses fonctions mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas exiger une enquête sur les événements devant la Garde républicaine (…) Je ne fais pas confiance aux Frères et je ne les crois pas.(…) Les Frères et les salafistes se tenaient aux côtés de la Sécurité intérieure et ont demandé que l’on tue ceux qui s’approchaient d’eux. Ils ont dit des manifestants sur Tahrir qu’ils étaient des voyous, des espions, des homosexuels et des drogués. (…) Puis les représentants des Frères sont allés à Washington, et devant les medias américains "mécréants et anti-islam". Ils se sont réjouis de la rumeur selon laquelle des cuirassés américains faisaient route vers l’Egypte ; et ils ont accroché des pancartes en anglais sur la scène à Raba’a. (…) Voilà pourquoi Morsi méritait d’être contesté par les gens, et pourquoi son organisation méritait la haine et l’aversion de tout le monde. Voilà pourquoi aussi les dirigeants des Frères méritent que l’on enquête sur leurs incitations à la violence et leurs relations internationales secrètes.
Mais pour tout cela, la méthode politique du droit pénal doit suivre son cours.
Nous retournons à l’atmosphère des années 90 où nous avons installé la "solution sécuritaire" et la manipulation des médias, laissant courir un incendie qui enfle l’extrémisme jour après jour. (…) Nous avons remplacé l’épouvantail "ennemi du projet islamique" par l’épouvantail "ennemi et traitre à la nation".(…) Oui, les dirigeants des Frères doivent être jugés comme l’ont été les dirigeants du PND [6] dans les cas où existent des preuves et dans le cadre de la loi. »

Il est à se demander si ces voix qui s’élèvent contre la férocité de la répression, qui refusent que l’armée se substitue à la voix du peuple, ne sont pas entendues justement parce que le but est là : réprimer pour éviter l’expression de toute aspiration populaire. A chaque mort c’est un peu de révolution qui est confisquée.

Pourtant, dans ce sombre tableau, il manque un élément peu mis en lumière dans les médias occidentaux : quelle intervention du mouvement social dans les semaines et mois à venir et en particulier de la FSE (Fédération syndicale égyptienne) qui, après des années d’inféodation au pouvoir, a retrouvé dans la révolution de 2011 son rôle de syndicat défenseur des intérêts du monde du travail ? Position qui lui a fait mener un rôle actif dans les luttes et rejoindre la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) [7] au plan international. Comme en Tunisie, avec la rentrée qui approche, le mouvement syndical pourrait jouer un rôle déterminant pour que l’exigence de progrès et de démocratie sociale soient entendus.

Il ne s’agit pas, pour quiconque choisit le camps du progrès, de faire le décompte macabre des morts qui depuis plus d’un an jonchent le sol d’Egypte sous les coups de deux forces qui ont en commun, dès qu’elles ont le pouvoir, le mépris de la souveraineté populaire et l’arme de la répression la plus mortelle, et ce décompte établi de déterminer laquelle des deux puissances régressives serait la moins coupable.

Il s’agit de dénoncer les massacres et de placer nos espoirs et nos soutiens dans ce peuple, à la ténacité et à la mobilisation somme toute admirables (imaginons que nous soyons nous, toutes proportions gardées entre 10 et 20 millions dans les rues le 10 septembre prochain !!) et qui, dans des tâtonnements bien compréhensibles après tant d’années de dictature, refuse toute ingérence étrangère en clamant toujours le slogan du 25 janvier : "pain, liberté, justice sociale !" .


[1] reniement NDR

[2] Et encore ces chiffre officiels ne prennent pas en compte les accusations de fraude électorale massive dénoncée à l’époque par l’opposition. Accusations qui avaient fait envisager un temps à la haute commission électorale égyptienne un bouleversement des résultats. La fondation de l’ex-président US Jimmy Carter qui se consacre à l’observation des élections dans le monde, les a validés en arguant du fait qu’il y avait effectivement eu fraudes, mais que celles-ci « n’avaient pas avantagé un candidat en particulier » (sic !). Aux législatives qui avaient précédé de quelques mois la présidentielle, les frères musulmans avaient obtenu le double de voix.

[3] Le Mouvement de la Jeunesse du 6-Avril est un mouvement de jeunes Égyptiens créé au printemps 2008 pour soutenir les ouvriers de El-Mahalla El-Kubra, une ville industrielle, qui préparaient une grève pour le 6 avril NDR

[4] Le nombre de pétitionnaires a été authentifié par la production des N° de cartes d’identité. Morsi avait obtenu 13 millions de voix au second tour. NDR

[5] Mahmoud Badr Les Echos du 17 août

[6] Parti National Démocratique, parti de Moubarak

[7] Il existe 2 fédérations syndicales internationales. La CSI dominée par le syndicalisme étasunien et européen, et la FSM implantée en particulier dans les pays du sud : Amérique latine, Afrique, Asie. Voir nos articles sur le sujet et plus généralement la rubrique syndicalisme international .

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:28

Déclaration du Parti des Travailleurs de Tunisie


(Traduit de l'Arabe)

 

 

A l’aube de ce mercredi 14 aout 2013, le ministère de l'intérieur égyptien a procédé à l'évacuation par la force des sit-in des places Rabaa al-Adawiya et Nahdha, occupées depuis la destitution de l'ancien président Morsi.

 

 

 

Cette évacuation, d’une extrême brutalité, a occasionné des échanges violents entre les forces de police et une partie des manifestants ce qui a engendré des centaines de morts et un grand nombre de blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre.

 

 

Au Caire et dans d'autres villes des institutions et des lieux de culte ont été détruits ou incendiés.

 

 

Les autorités égyptiennes ont décrété par la suite l'état d'urgence au Caire, en Alexandrie, à Port-Saïd

et dans d'autres régions.

 

 

Le Parti des travailleurs qui suit avec la plus grande attention les évènements en Égypte,

 

 

· Condamne avec force le massacre des manifestants et le viol de la liberté d'expression et de manifestation. Il exige l'ouverture d'une enquête de toute urgence sur les tenants et les aboutissants de ce massacre.

 

· Considère que la poursuite des sit-in des pro Morsi au Caire, les complications qu’ils ont occasionné sur le plan politique et sur la vie courante et les provocations dont sont responsables les sympathisants des Frères Musulmans, ne pourraient en aucun cas justifier cette barbarie.

 

· Considère que les Frères Musulmans, en dépassant le caractère pacifique et non violent de la liberté d’expression, portent une responsabilité dans cette escalade. Ils ont contribué au pourrissement de la situation et ont ainsi créé les conditions pour que la lutte politique et civile cède la place à la violence.

 

 

· Rappelle son refus de la confiscation du pouvoir par les militaires et la mainmise sur les sacrifices et les luttes du peuple frère égyptien. Ce peuple se battait pour se défaire du nouveau régime autoritaire du président déchu Morsi, après avoir vaincu le régime corrompu et réactionnaire de Moubarak.

 

 

· Le parti des travailleurs réitère son soutien inconditionnel au peuple égyptien et aux forces révolutionnaires, patriotiques et progressistes en Égypte dans leur combat, afin de se réapproprier leur révolution et éviter sa confiscation de la part des Frères Musulmans, de l’armée ou de toutes forces réactionnaires.

 

 

· Appelle le peuple tunisien à rester vigilant quant aux tentatives du parti Ennahdha d'instrumentaliser les affrontements meurtriers en Égypte, pour faire régner la peur parmi nos concitoyens et les dissuader de poursuivre leur mobilisation. Il rappelle que la crise que traverse notre pays n'est que la conséquence de l’échec d’Ennahdha qui, à l’instar des Frères Musulmans en Égypte, cherche à instaurer une nouvelle tyrannie. Il estime par ailleurs que l’entêtement d’Ennahdha, son rejet des exigences de la majorité des tunisiens ne peut qu’aggraver la crise et pousser le pays vers l’imprévisible.

 

 

· Rappelle que les Frères Musulmans, et les courants obscurantistes qui instrumentalisent l’Islam, partout où ils se trouvent ne cessent de semer la division, ils tentent d’instaurer des régimes tyranniques, passéistes et dépendants. Les peuples arabes et musulmans qui se battent pour leur libération nationale, pour leur émancipation sociale et pour le progrès, ne peuvent se passer de la lutte contre cette mouvance.

 

 

 

Parti des Travailleurs (Tunisie)

 

 

Tunis, le 14 août 2013

 

 

 

 

Source : PCOF

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:57

 

Solidarité avec les militants et cadres

du Parti communiste turc arrêtés par la police du dictateur Erdogan !

 PC-Turquie

 

Notre réponse au dictateur

Le communiqué du  Parti Communiste Turc (TKP) :

 

Le règne de la « terreur du parc Gezi » depuis un mois et demi par le gouvernement a continué hier avec une nouvelle fermeture du parc au public et de nouvelles détentions.



Aux côtés de nombreux leaders de syndicats et de partis politiques, Erkan Baş, membre du Comité central du Parti communiste de Turquie, Kamil Tekerek, secrétaire d'Istanbul et membre du Secrétariat du TKP, Erçin Fırat, porte-parole de la Fédération des clubs d'idées, Çağlar Özkan, responsable de la section de Kocaeli et de nombreux autres militants et sympathisants du parti ont fait partie des personnes arrêtées.



Le militant du TKP Alican Sünnetçioğlu et deux sympathisants du parti ont été arrêtés dimanche dernier après la charge de la police, sous prétexte qu'ils portaient des casques de sécurité.



Tout cela ne fait que révéler la cruauté et le désespoir des agents de l’État qui agissent sous les ordres sans fondement juridique de dictateurs. Il est désormais clair aux yeux de tous que le peuple ne cède pas face à la tyrannie. Le Parti communiste de Turquie n'apporte aucun crédit aux ordres absurdes du dictateur. Notre réponse au scandale des arrestations est de continuer, encore mieux, ce que nous faisons déjà.



1 – Le TKP accorde une grande importance au mot d'ordre « Démission du gouvernement » que le peuple porte depuis des semaines. Nous organiserons cette revendications par millions ; nous la porterons à un autre niveau tout comme nous renforcerons la résistance au dictateur.Nous appelons le peuple à participer à la pétition « Démission du gouvernement », à populariser cette exigence et à s'organiser autour d'elle ;



2 – Quels que soit les ordres donnés par le dictateur, nous mettons en garde les agents de la Justice qui ne doivent signer aucun décret sans fondement légal. Le TKP est résolu à dénoncer et couvrir de honte quiconque qui en appellerait à la terreur policière et judiciaire. Les membres de l'appareil judiciaire ne doivent pas s'engager dans de tels actes dont ils auraient plus tard à avoir honte. Toutes les personnes arrêtées doivent être libérées immédiatement et tous les mandats d'arrestation doivent être abrogés ;



3 – L'effort d'organisation du TKP, commencé en juin, continue à toute allure. Manifestement, le Directorat de la Sécurité, certains procureurs et juges ont décidé de participer à cet effort. Nous avons décidé que pour chaque journée que passerait un militant du TKP en prison, violant ses droits et libertés, la section où est inscrit cet adhérent doit se donner la tâche de faire adhérer cinq nouvelles personnes au Parti communiste. Il faut que l'on sache qu'il y aura de nouveaux camarades au poste pour remplir ce vide dans le bras de fer qu'ils tentent de susciter, en arrêtant des militants du TKP.



4 Le TKP souligne encore et encore que les gens derrière le mot d'ordre « Gouvernement, démission » ne doivent pas se trouver sans alternative. Lorsque ceux qui ne lâchent rien mettront en place leur alternative de pouvoir, la fin du dictateur sera proche. Le TKP intensifiera et portera sa lutte dans cette direction en organisation des initiatives publiques partout et en réalisant sa partie du travail, pour dessiner une alternative.

 

Traduction AC

 

Source: Solidarité Internationale PCF

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:40

Nous reprenons ci-dessous la "Lettre ouverte à François Hollande" d’une militante du CADTM qui a été repris par nos camarades de Rouge-Midi.  Ce texte est plus que jamais d’actualité.
 

"Le Mali outragé !

    Le Mali brisé ! Le Mali martyrisé !

    Mais le Mali libéré ?…

Le 10 janvier 2013, l’armée française, sous votre commandement, envoyait un corps expéditionnaire au Mali pour combattre les djihadistes. Le 2 février, vous vous êtes rendu au Mali pour célébrer l’« immense succès » de l’intervention française. Vous êtes alors devenu, selon la presse malienne, « le héros », « l’icône du libérateur » ou encore « le 334e saint »… A ce titre, sans doute, vous avez semblé vouloir changer les relations franco-africaines.

Vous avez parlé de fraternité, de souveraineté, de droits de l’homme et d’une dette historique, dont la France, par cette intervention militaire éclair, se serait acquittée. Mais les mots prononcés à Bamako doivent s’accompagner d’actes pour démontrer que la France en Afrique n’a pas seulement changé de discours.

Le Mali outragé !

A Bamako, vous avez remercié les anciens combattants maliens pour leur engagement au côté de la France lors de la seconde guerre mondiale. Vous avez reconnu qu’à cet égard la France a une dette vis-à-vis des Maliens, ou plutôt « avait » car la récente intervention militaire au Mali aurait permis de « payer » cette dette. Pendant les deux guerres mondiales, 80 000 Maliens se sont battus au côté de la France, 15 à 20 % d’entre eux sont morts [1]. Durant des années, les anciens combattants étrangers n’ont pas reçu de pension et l’histoire de ces soldats a dû attendre la sortie d’un film grand public pour être révélée au grand jour. Certes, vous n’êtes pas responsable des silences et fourberies de vos prédécesseurs. Mais la prudence, l’humilité, la fraternité  et  le respect  dont vous avez parlé  auraient pu vous pousser  à éviter la formule :
« Nous payons aujourd’hui notre dette à votre égard ».

Le Mali brisé !

La France a plus d’une dette à l’égard du Mali. En 1968, la France est le deuxième créancier du Mali. Entre 1968 et 1980, le stock de la dette du Mali augmente de 175 % et le service de la dette de 218 %. Au début des années 1980, le Mali connaît une crise de la dette, le FMI impose alors un plan d’ajustement structurel (PAS) qui consiste à abandonner toute politique publique visant à assurer les droits fondamentaux de la population. La France, en tant que puissance créancière, a une part de responsabilité. La souveraineté du Mali est ainsi bafouée au nom du remboursement d’une dette largement illégitime car n’ayant pas servi les intérêts de la population.

Vous avez affirmé à Bamako, que « la France (…) est aux côtés du Mali pour vous accompagner dans le redressement économique ; dans la renaissance de vos services publics, pour l’éducation, la santé, la sécurité ». Pour que le Mali puisse se « redresser » économiquement, il lui faut retrouver sa souveraineté économique. Pour que le Mali puisse faire renaître des services publics, il lui faut arrêter d’appliquer les politiques néolibérales dictées par les créanciers. Le FMI a d’ailleurs lui-même reconnu récemment s’être trompé, l’austérité engendrant la crise et non la croissance.

Afin de légitimer l’intervention française au Mali, vous avez souligné que celle-ci se faisait dans « le respect de la charte des Nations unies ». La même charte stipule que les droits humains priment sur les autres engagements pris par les États, parmi lesquels le remboursement des dettes et aussi l’application des programmes d’austérité. Ainsi la France peut, en se basant sur le droit international, reconnaître l’illégitimité des dettes réclamées au peuple malien et soutenir le non paiement de celles-ci. Voilà l’aide dont a besoin le Mali aujourd’hui : l’annulation totale de ces créances illégitimes.

Le Mali martyrisé !

La souveraineté économique du Mali et son « redressement » nécessitent que le pays puisse disposer librement de ses ressources et de ses richesses naturelles. Si vous avez expliqué que la France ne s’est pas rendue au Mali « pour servir je ne sais quel intérêt », vous n’êtes pas sans savoir que les intérêts français y sont nombreux et que la formule est peu convaincante.

Le Sahara est considéré depuis la colonisation comme un espace particulier en raison des nombreuses richesses de son sous-sol. La France y a des intérêts colossaux, notamment pour assurer son « indépendance énergétique » en assurant la sécurité de la région, puisque près de 40% du combustible des centrales françaises proviennent des sites d’Arlit et d’Imouraren (au Niger voisin) exploités par Areva.

Mais le Mali libéré ?…

Monsieur le Président, vous aviez déclaré en 2012 que « le temps de la Françafrique est révolu ». Tant que la dette et le pillage des ressources maintiendront le peuple malien dans l’extrême pauvreté, le privant de ses droits fondamentaux, le Mali ne sera pas libre. Le Mali ne sera pas non plus en paix. Vous avez beau déclarer « ne pas laisser un seul espace territorial du Mali sous le contrôle des terroristes », ils ont un terreau fertile : la pauvreté. C’est bien cela qu’il faut éradiquer et c’est en territoire politique français que cette guerre-là doit être menée."

Pauline Imbach le 11/03/2013   ( CADTM ) ( Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde).

Pour rappel, le 11 Février 2013, nous écrivions dans ce blog, sous le titre « MALI : Sous le masque de la "morale", les intérêts de "Total" et d'"Areva" » un texte toujours d’actualité dont nous reprenons des extraits.

«…  C’est pour défendre les intérêts de «  Total » et d’ « Areva » que la France intervient militairement au Mali. C’est d’ailleurs parce que les intérêts capitalistes menacés sont essentiellement français que les partenaires européens se sont bien gardés d’intervenir directement dans le conflit et que les pays africains, pourtant maintes fois sollicités n’apportent qu’une aide timide à la France.
[…]
[ Reste que la France est désormais engagée dans une guerre durable et coûteuse parce que l’ennemi s’est avéré insaisissable et que l’armée malienne n’existe quasiment pas. Les millions d’euros déjà dépensés dans cette opération guerrière auraient été mieux utilisés en aidant le peuple malien à maîtriser son destin au plan économique, social et démocratique.  …»


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:32

« Laissez les chiens de l'empire aboyer, c'est leur travail. Le nôtre c'est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple » Hugo Chavez

 

Hugo Chavez, Président élu de la République bolivarienne du Vénézuéla est mort.  Il était devenu le symbole de la résistance à l’impérialisme occidental et à la domination des puissances capitalistes. 

Ses opposants ne cachent pas leur joie. Les habituels « chiens de garde »  ont commencé à aboyer.  Ainsi dans l’Expansion on peut lire : « Hugo Chavez laisse derrière lui un tissu industriel atrophié, une inflation galopante et une population confrontée à des pénuries alimentaires chroniques » … tandis que F.Fillon déclare : « C’est un pays qui a régressé sur le plan économique et de la démocratie ».
Ce sont des connaisseurs : ils ont soutenu en leur temps les dictatures d’Amérique latine qui gouvernaient par la terreur et la torture et préservaient les richesses des grands propriétaires fonciers et des multinationales étatsuniennes opérant sur leur sol, laissant leur peuple dans la misère.

Démocratie ?  Le dernier coup d’Etat en date au Vénézuéla  a été perpétré contre H.Chavez par la droite vénézuélienne en 2002 avec l’aide et le soutien des Etats-Unis.  Le responsable de cette tentative était le président du Medef vénézuélien … Ce coup d’Etat a échoué grâce à l’intervention du peuple vénézuélien.   H. Chavez a été président pendant quatorze ans, et réélu à trois reprises.  Il avait réuni en 2012 plus de 54% des voix avec 80% de participation.  Les élections régionales de décembre 2012 avaient porté à la direction de 19 régions sur 23 des candidats du PSUV, (Parti socialiste unifié du Vénézuéla, parti d’Hugo Chavez).

Economie ?  1600 entreprises, représentant 30% du PIB sont passées sous contrôle de l’Etat.  Sous la présidence de Chavez des secteurs clés ont été nationalisés, notamment le secteur pétrolier qui fut longtemps la chasse gardée des Etats-Unis.  Une part des ressources pétrolières ont été utilisées pour acquérir une indépendance effective face aux institutions financières internationales et Chavez avait refusé d’appliquer les programmes demandés par le FMI.  L’institution internationale avait, rappelons le, en avril 2002, apporté son soutien à l'éphémère gouvernement issu du coup d'Etat raté contre le président vénézuélien.

Social ?  Un salaire minimum a été instauré et la semaine de travail a été réduite à 36 heures.  Trois millions d’hectares ont été distribués aux paysans.  Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés.  Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires.  La mortalité infantile a chuté, l’espérance de vie a progressé de deux ans.  Enfin la pauvreté a été divisée par deux.

Indépendance ? L'ALBA ( l’Alliance bolivarienne pour les Amériques ) a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, l’Equateur s'y sont joints.  Il s’agissait d'abord de promouvoir une alternative à la ZLEA ( Zone de libre échange américaine, sous dépendance étatsunienne) afin de s’opposer aux politiques néolibérales promues par Washington.

En réalité, ce qu’ils reprochent à Chavez c’est sa radicalité, son opposition de combat à l’impérialisme occidental et à la domination mondiale capitaliste.  Hugo Chavez est mort.  Nul doute que ses opposants, nationaux et mondiaux, tenteront tout, même le pire pour détruire ce qu’il a construit et en effacer même la mémoire.  Dès demain le capitalisme mondialisé et ses petits soldats se mettront à l’ouvrage.

Comme le rappelle C.Hoareau dans Rouge-Midi, nous n'avons ni modèle, ni sauveur suprême.  Nous n’avons pas de modèle mais nous souhaitons que le peuple vénézuélien réussisse sa construction du « socialisme du XXIème siècle ».  Car leur réussite est un point d’appui pour nos luttes.  Nous n’avons pas de sauveur suprême, mais nous saluons en Chavez un grand dirigeant devenu le symbole et l’incarnation du combat des peuples pour leur indépendance et pour leur émancipation.

Alors souhaitons longue vie à la Révolution bolivarienne initiée par Hugo Chavez.  Souhaitons à son peuple de garder courage et vigilance car les attaques ne manqueront pas. 






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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:46

Le Président de la République et son gouvernement ont tenté de justifier l’intervention des forces françaises au Mali au nom du droit international, de la lutte contre le terrorisme et de l’ingérence humanitaire. Ces raisons invoquées ne sont pas crédibles et relèvent de l’hypocrisie.

S’il est vrai que les accords d’assistance mutuelle permettent à un état d’intervenir en faveur d’un pays agressé qui le demande, l’application de ce droit est diversement appréciée selon les cas. Naguère, l’intervention de l’ex URSS  en faveur du gouvernement afghan agressé par les talibans fut condamnée par l’ensemble des puissances occidentales. Aujourd’hui, ces dernières saluent l’intervention française en faveur d’un pouvoir malien dont la légitimité est des plus contestables.

La défense des droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme donnent lieu, par ailleurs à des interventions très sélectives : on tolère l’expansionnisme d’Israël au détriment des Palestiniens, on soutient les djihadistes en Irak, en Libye et en Syrie quand on prétend les combattre au Mali. Le «  Mal » change de visage au gré des conflits et des intérêts capitalistes.

En réalité, la politique en place n’a pas pour but les valeurs humaines mais des intérêts de classe et le gouvernement français, prétendument de gauche, dissimule sa politique impérialiste sous le masque de la morale. C’est pour défendre les intérêts de «  Total » et d’ « Areva » que la France intervient militairement au Mali. C’est d’ailleurs parce que les intérêts capitalistes menacés sont essentiellement français que les partenaires européens se sont bien gardés d’intervenir directement dans le conflit et que les pays africains, pourtant maintes fois sollicités n’apportent qu’une aide timide à la France.

Il est vrai qu’au delà du service rendu aux grands groupes industriels français, l’intervention militaire a également pour but de redorer le blason du Président de la République. Présenté par les médias sous contrôle de l’armée comme le libérateur du peuple malien opprimé, François Hollande a vu sa cote de popularité remonter dans les sondages. Ce, d’autant plus que l’engagement militaire français a été unanimement plébiscité par nos parlementaires. A croire que les élus communistes privilégient les arguments sentimentalo démagogiques du pouvoir au détriment de l’analyse critique de la situation réelle.

Reste que la France est désormais engagée dans une guerre durable et coûteuse parce que l’ennemi s’est avéré insaisissable et que l’armée malienne n’existe quasiment pas. Les millions d’euros déjà dépensés dans cette opération guerrière auraient été mieux utilisés en aidant le peuple malien à maîtriser son destin au plan économique, social et démocratique.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:12

 

Il n’y a pas d’excuses pour un régime qui tire sur des manifestantset emprisonne les opposants. Mais décidément « l’humanitaire » a bon dos.


C’est en son nom que toutes les expéditions coloniales furent menées.  C’est en son nom que les puissances occidentales sont intervenues par les armes au Kosovo, en Afghanistan, en Irak et aujourd’hui en Libye.


Il n’y a pas de bombes propres, pas de frappes aériennes « chirurgicales » susceptibles d’épargner les populations civiles.  Et le droit d’« ingérence  humanitaire » est un principe à géométrie variable dans son application : hier il justifiait le blocus économique de Cuba et épargnait Pinochet ; aujourd’hui il prétend protéger la population libyenne et laisse massacrer les palestiniens.


Si humanitaire rime avec canonnière c’est qu’il sert de « cache-sexe » à la politique du grand capital.  Celle-ci n’a rien à voir avec la morale : elle sert ses intérêts de classe.


Dans l’espace méditerranéen et au Moyen-Orient les intérêts capitalistes tiennent à la maîtrise de l’exploitation et de l’acheminement du pétrole et pour cela à la sécurité d’Israël. 

Les révoltes qui ont lieu dans les pays arabes et notamment en Libye sont à ce sujet inquiétantes pour les grandes puissances.  Elles pourraient déboucher sur des avancées démocratiques susceptibles de remettre en cause les intérêts capitalistes. 

 

Pour éviter le pire, pour sauvegarder l’essentiel il faut renoncer aux régimes dictatoriaux que l’on a mis en place ou toléré jusqu’alors.  Condamner les seigneurs locaux pour sauver les «  saigneurs du monde », instaurer des démocraties à l’occidentale où le droit des capitaux priment sur le droit des peuples résout tous les problèmes. 

Et qu’importe si la guerre a un coût humain et financier !


Voilà pour le fond.  Quant à la manière, le recours aux armes en Libye est d’autant plus révoltant qu’aucune tentative de négociation politique n’a été envisagée et qu’aucun des peuples appartenant aux puissances belligérantes n’a été consulté.

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 11:44

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pacifiques se déroulent en Tunisie contre la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés syndicales et politiques.  Le dictateur Ben Ali a toujours interdit les grèves, poursuivit les opposants pour que le capitalisme mondial puisse tranquillement piller les richesses et exploiter les travailleurs de Tunisie.   Les patrons y appréciaient la « stabilité » sociale ( c’est-à-dire l’interdiction des grèves et des syndicats …).  La France y est d’ailleurs l’un des premiers investisseurs et se place au premier rang mondial en nombre d’entreprises et d’emplois créés.  C’est ainsi qu’Aérazur ( à Caudebec-les-Elbeuf pour la Seine-maritime ) a délocalisé une partie de ses productions et y a installé une usine qui emploie 800 salariés.

 

Mais aujourd’hui la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés sont devenus insupportables et la lutte s’est généralisée contre le pouvoir.  Ce dernier, acculé, a fait tirer sur des manifestants désarmés et vient de décréter l’Etat d’urgence : près d’une centaine de tués à ce jour par les policiers de la dictature.  Des opposants ont été incarcérés.  

 

Action Communiste condamne cette violence d’Etat et apporte son soutien au peuple Tunisien.  Nous réclamons la libération de Hamma Hammani, porte-parole du Parti Communiste ouvrier de Tunisie et de tous les opposants. 

Nous sommes également solidaires des Algériens en lutte aujourd’hui et notamment le Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme.

 

Honte à la France dont le gouvernement n’a exprimé d’autre solidarité que la coopération policière en proposant à Ben Ali, par la voix de son ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, le « savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité » …  

 

Nous appelons nos militants à participer aux manifestations de soutien aux peuples algérien et notamment tunisien qui auront lieu dans les prochains jours.

 

Nous sommes convaincus que la décolonisation des peuples du Maghreb ne sera complète que lorsque les peuples du pourtour méditerranéen auront réellement conquis leur indépendance politique et économique et pourront conclure des coopérations  mutuellement avantageuses et débarrassées du pillage et de l’exploitation capitaliste. 

 

Action Communiste, le 14 janvier 2011

 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 14:02
Sur le site de Michel Collon (article de Peter Franssen)

TIBET (2)

1. Que s'est-il réellement passé ?
2. Quel était le but des émeutes ?
3. Des médiamensonges : dans quel but ?
4. Le mouvement tibétain est-il spontané et indépendant ?
5. Toute la communauté internationale condamne-t-elle la Chine ?



Vendredi 14 mars dernier, une émeute éclatait à Lhassa, la capitale de la Région autonome du Tibet. Partout dans le monde, ces événements ont donné lieu à des protestations contre l'intervention de la police anti-émeute et l'armée chinoises.
Voici cinq questions à ce propos et, chaque fois, une esquisse de réponse.
 
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1. Que s'est-il réellement passé ?
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En Occident, l'opinion publique a eu l'impression que des manifestants pacifiques, sous la direction de moines, avaient défilé dans les rues pour réclamer la liberté et que la police et l'armée chinoises étaient intervenues de façon très répressive.
Entre une semaine et dix jours après les faits, il y a toujours, dans l'opinion publique, nombre de gens qui retiennent cette version des faits. Comme la présidente du parlement américain, Nancy Pelosi, numéro deux des États-Unis dans la hiérarchie politique, qui prétend que le comportement de la Chine est « un défi à la conscience du monde entier ».
( lisez l'article http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/21/news/Pelosi-Dalai-Lama.php )
« Si nous ne parlons pas maintenant, nous n'aurons plus jamais le droit de parler », ajoute cette dame.
Le dalaï-lama l'a remerciée en disant que les États-Unis étaient « les champions de la liberté et de la démocratie ». Le dalaï-lama peut dire qu'il a de la chance d'être tibétain et de ne pas habiter, d'aventure, au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Afghanistan ou en Irak, pour ne citer que quelques pays contre lesquels les États-Unis, ces « champions de la liberté et de la démocratie », ont déclenché des guerres. Guerres qui, par ailleurs, ont toutes reçu le soutien de ce pacifiste à l'éternel sourire qu'est le dalaï-lama.
 
Deux jours après Nancy Pelosi, c'était le tour du président du parlement européen, l'Allemand Hans-Gert Poettering. « Si le gouvernement chinois suit cette ligne dure contre le Tibet, nous devons envisager un boycott des JO », a-t-il dit.
(Lisez l'article. http://www.ft.com/cms/s/0/7f31888c-f8e5-11dc-bcf3-000077b07658.html )
Auparavant, cette suggestion avait déjà été faite par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Son homologue allemand Frank Walter Steinmeier a mis en garde la Chine contre le fait que son approche de la crise compromettait les JO
(lisez l'article http://ap.google.com/article/ALeqM5h79xS2DH2a0P1VYcF_2aHikRFJtAD8VHTPG00 ).
On peut se poser des questions à propos de la bonne foi de Pelosi, Poettering, Kouchner, Steinmeier. Toutes les déclarations, reportages, films et photos des témoins directs des événements montrent précisément le contraire de ce que ces politiciens prétendent. Nous pouvons désormais affirmer avec certitude que, ce vendredi 14 mars à
Lhassa, il n'a nullement été question de manifestations, mais bien d'une émeute. Des groupes de jeunes, parfois sous la conduite de moines et armés de couteaux, de sabres, de machettes, de pierres et de cocktails Molotov, ont bouté le feu à des maisons, des commerces et des voitures. Sauf les touristes, toutes les personnes qui n'étaient pas tibétaines étaient en danger. Non seulement les Chinois Han, mais également les musulmans Hui, ont été battus, tabassés sauvagement, voire battus à mort. La violence a été extrêmement brutale et de nature ethnique et raciste.
 
Ci-dessous, vous pouvez lire une série de témoignages, surtout de sources occidentales.
 
« En face de notre hôtel, ils ont bouté le feu à quatre bâtiments ». « Au carrefour en face de mon hôtel, j'ai vu comment des Tibétains en colère criblaient des pierres des Chinois passant en scooter. Quand l'un d'eux tombait de son scooter, il se faisait horriblement tabasser. Ils étaient maltraités » , déclare un touriste hollandais dans De Volkskrant.
(Lisez l'article http://www.volkskrantreizen.nl/blogpost.php?username=reisredactie&webtitle=nederlanders_over_onluste&usergroup=redactie )
« Les vieilles personnes n'ont pas été épargnées non plus ».
Le journal français Le Parisien donne la parole au touriste canadien John Kenwood, qui raconte comment une bande a arraché un vieillard à son vélo, l'a battu à coups de poing et de pied. Un passant occidental a pu tirer le vieillard d'affaire.
(Lisez l'article http://www.leparisien.fr/home/info/international/articles/SCENES-DE-LYNCHAGE-DE-CHINOIS-PAR-DES-TIBETAINS_296267549#header )
 
Des images d'émeute
Voici un petit film qui montre comment un homme en furie s'en prend à un Chinois roulant en scooter.
À six ou sept reprises, il frappe le Chinois à la tête avec une pierre. D'autres se précipitent pour jeter le Chinois à bas de son scooter et ils continuent de le battre. Le Chinois tombe sur le sol et reçoit encore des coups et des pierres. Un peu plus tard, cet homme a été admis à l'hôpital. Il a perdu un oeil.
Mise en garde : le film est particulièrement choquant.
Le film : http://www.youtube.com/watch?v=Jr3vhPo0pK0
 
Hôpitaux et écoles n'ont pas été épargnés.
Le bilan est très lourd : 13 morts, 325 blessés, 422 magasins, 120
maisons d'habitation, 6 hôpitaux et 7 écoles ont subi des déprédations à des degrés divers.
(Lisez l'article http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90882/6376824.html )
 
Cinq jeunes filles brûlées vives.
Un groupe de manifestants a incendié un magasin à Lhassa. Six vendeuses y travaillaient. Cinq ont péri, brûlées vives. La plus vieille avait 24 ans, la plus jeune 18 ans.
(Lisez l'article http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-03/20/content_6553129.htm)
 
« Des manifestants, non. Des criminels ! ».
Le journal allemand Junge Welt dit dans un de ses titres qu'il ne s'agissait pas de manifestants, mais de criminels.
(Lisez l'article http://www.jungewelt.de/2008/03-20/059.php )
 
« Partout autour de moi, le feu faisait rage ».
Le journaliste Benjamin Morgan interviewe un certain nombre de touristes étrangers qui sont rentrés de la capitale tibétaine Lhassa. Les touristes avaient du mal à trouver leurs mots pour décrire les brutalités auxquelles ils avaient assisté.
(Lisez l'article http://www.smh.com.au/news/world/crackdown-as-10-burnt-to-death-in-tibet-riots/2008/03/15/1205472170804.html )
 
« Ils battaient les gens à coups de pierres, de couteaux de boucherie, de machettes ».
Le témoignage de l'Espagnol Juan Carlos Alonso.
(Lisez l'article http://www.straitstimes.com/Latest%2BNews/Asia/STIStory_217614.html )
 
Des blessés racontent.
Depuis leur lit à l'hôpital, deux musulmans racontent.
(Lisez l'article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/16/content_7802771.htm )
 
Un petit film de la BBC montre des images des événements.
Lundi (17 mars), la BBC a présenté un petit film des violences dans la capitale tibétaine Lhassa. (Visionnez le film)
 
Les musulmans aussi étaient agressés.
Depuis Lhassa, le journaliste James Miles témoigne de la façon dont les émeutiers s'en sont pris à tous ceux qui n'étaient pas tibétains.
(Lisez l'article http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10870258)
 
« J'ai vu comment ils battaient des gens à mort ».
Un touriste danois témoigne. L'article est en danois, mais vous pouvez en lire une partie ici en anglais.
http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7386817
 
Un touriste : « Le quartier musulman a été entièrement détruit ».
Des magasins ont été pillés, incendiés dans le quartier musulman, tout a été détruit.
(Lisez l'article http://www.arabtimesonline.com/client/pagesdetails.asp?nid=13971&ccid=18 )
 
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2. Quel était le but des émeutes ?
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Provoquer le gouvernement chinois
 
Le soulèvement était-il spontané ? Etait-ce une explosion de colère populaire qui, hélas, a mal tourné ? C'est ce que veut nous faire croire le dalaï-lama. Pourtant, des organisations extrémistes ont admis qu'elles avaient effectivement voulu et planifié ces événements. Provoquer les autorités chinoises, telle était la tactique prévue. Le 15 mars, c'est-à-dire le lendemain des événements, paraît dans The Seattle Times un article intitulé « Tester la Chine ». Tsewang Rigzin, le président de la très extrémiste Ligue de la jeunesse tibétaine, y déclare que les JO constituent une occasion unique de porter leur cause à l'attention de l'opinion mondiale : « Nous voulons tester la Chine. Nous voulons qu'elle montre son vrai visage. C'est pourquoi nous les provoquons à ce point. »
(Lisez l'article http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2004284049_tibetanalysis.html)
 
Ce qui était prévu s'est également déroulé sur place. Dans ce film,
http://news.cctv.com/china/20080320/107214.shtml
on voit, après environ 90 secondes, un homme armé de deux bâtons, debout sur le toit d'une voiture de police. Il dirige une bande d'incendiaires, de pillards et de lyncheurs. Cet homme est cadre de la Ligue de la jeunesse tibétaine et il est bien connu des services de police. Il est entré dans la clandestinité. Cet homme faisait partie d'un groupe de 40 Tibétains qui, un mois avant les faits, ont subi un entraînement intensif de trois jours dans la ville indienne de Dharamshala, où séjourne le dalaï-lama. L'un des formateurs n'était autre que le rédacteur en chef de The Voice of Tibet, une station de radio financée par la CIA. Les cours traitaient de l'approche des médias, de la situation au Tibet, de l'importance des jeux Olympiques, de l'importance d'une action coordonnée sur le terrain même… Vous pouvez lire l'article à ce propos ici.
http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=19302
 
Deux de ces manuels de cours ont déjà été utilisés plus tôt, entre autres en Europe de l'Est. Des jeunes des organisations d'extrême droite Otpor (Serbie) et Pora (Ukraine), encadrés et formés par la CIA et d'autres services de renseignements, ont suivi ces cours en guise de préparation aux fameuses « révolutions orange ». En 2006, l'Institut Albert Einstein a traduit ces cours. L'un d'eux a été préfacé par le dalaï-lama en personne. On peut lire cette préface ici .
http://www.aeinstein.org/organizationsTibetanFDTD.html
 
Restaurer la théocratie
La déclaration du président de l'organisation de jeunesse ci-dessus concorde avec les objectifs de l'émeute tels qu'ils ont été fixés par cinq organisations séparatistes tibétaines. Dans ce texte, il est écrit que les cinq organisations visent à déclencher une révolte qui annoncerait la fin de « l'occupation ». Ces cinq organisations sont : le Congrès de la jeunesse tibétaine, l'Association des femmes tibétaines, le Mouvement Gu-Chu-Sum du Tibet, le Parti national démocratique du Tibet et les Étudiants pour un Tibet libre. Dans leur cahier de revendications, on peut lire qu'elles veulent le retour au Tibet du dalaï-lama, à qui « il convient de donner la place qui lui revient de droit comme dirigeant légitime du peuple tibétain ». Ces organisations veulent donc le retour de la théocratie. C'est donc la même chose que si les fondamentalistes catholiques réclamaient la restauration en Europe de l'ordre du haut moyen âge, tout « en donnant au pape sa place légitime » à la tête du pouvoir temporel.
 
Declaration Tibetan Uprising (Déclaration à propos de l'insurrection tibétaine), 4 janvier 08
Lire l'article... http://tibetanuprising.org/2008/03/11/background/
 
Choisir la voie de l'escalade dans la violence
Auprès de l'opinion publique, le mouvement tibétain passe pour être très amical et pacifiste, essentiellement spirituel et porté sur l'élévation des âmes. Mais la réalité est tout autre. Six jours après qu'il y a eu des morts à Lhassa et qu'on aurait pu espérer voir apparaître quelques tiraillements de conscience chez les instigateurs des troubles, ils surenchérissent au contraire dans la violence. Le 20 mars, des cadres des cinq organisations séparatistes mentionnées plus haut avaient une rencontre avec le dalaï-lama. Ils lui ont demandé de lancer un appel direct à la violence.
 
Tibetan Youth Congress meets Dalai Lama Meyul (Le Congrès de la jeunesse tibétaine rencontre le dalaï-lama), 20 mars 2008 Lisez l'article...
http://meyul.com/2008/03/20/tibetan-youth-congress-meets-dalai-lama/
 
Essayer de faire éclater la Chine
Certaines figures de proue du mouvement tibétain visent l'éclatement de la Chine et ils veulent que, non seulement le Tibet, mais également la Région autonome du Xinjiang et la Mongolie intérieure se séparent de la Chine. Les cinq organisations susmentionnées ont organisé une « marche de la paix » qui est partie le 10 mars de la ville indienne de Dharamsala, durera cinq mois et franchira la frontière sino-indienne au Tibet le 8 août, c'est-à-dire le jour même de l'inauguration des JO. Les Tibétains ne marchent pas seuls. Ils le font, disent-ils, « avec des gens d'autres territoires occupés comme la Mongolie et le Turkestan oriental (Xinjiang) ». Ces « territoires occupés » doivent eux aussi être libérés.
 
Tibetaanse Vredesmars: 'Return Home March' Passie voor de Rechten van de Mens (Marche tibétaine de la paix : « La marche du retour au pays », une passion pour les droits de l'homme), 8 mars 2008
Lisez l'article...
http://passievoormensenrechten.web-log.nl/passie_voor_mensenrechten/2008/03/127-tibetaanse.html
 
 
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3. Des médiamensonges : dans quel but ?
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La plupart des hommes politiques et des médias occidentaux ont condamné la Chine pour ce qui s'est passé à Lhassa. Mais comment réagiraient-ils si des bandes de jeunes se mettaient à piller et à incendier les magasins de l'avenue Louise, à Bruxelles ? Ne réclameraient-ils pas des interventions musclées et des sanctions sévères ? À Lhassa, la police a opéré avec une très grande retenue durant toute la journée du vendredi 14 mars. Pourtant, on peut lire que la Chine a fait montre d'une « violence excessive ». Pour faire avaler cette absurdité à l'opinion publique, divers médias ont joué un rôle peu recommandable. Ils ont voulu nous faire croire que les meurtriers et les incendiaires étaient des combattants de la liberté qu'on avait atrocement massacrés. Manifestement, ils voulaient discréditer la Chine, même s'il fallait pour ce faire user des pires mensonges.
 Ce vendredi 14 mars, à Lhassa, les Tibétains étaient « abattus comme des chiens », prétend ABC
(lire ici http://www.abcnews.go.com/International/Story?id=4468783&page=4 ).
 
L'International Herald Tribune fait savoir à ses lecteurs que 30 Tibétains ont été abattus (lire ici). Le Sydney Morning Herald prétend de son côté que 80 Tibétains ont été abattus
(lire ici http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/15/asia/AS-GEN-India-Tibet-Deaths.php ).
 
Radio Free Asia a placé un petit film sur son site Internet en prétendant que des centaines de personnes « protestaient pacifiquement à Lhassa jusqu'au moment où la police chinoise en a abattu deux ». Cette station de la CIA croit manifestement ses propres mensonges car, dans le film, on voit uniquement des voitures et des bâtiments qui sont la proie des flammes. Et pas un seul policier.
http://meyul.com/
 
Les médiamensonges éreintés par la critique
Les étudiants chinois à l'étranger ont été très indignés par le traitement des informations dans les médias occidentaux. Ils ont lancé un site Internet
http://www.anti-cnn.com/
et y réfutent les médiamensonges. Vous trouverez un résumé de ces mensonges et de leurs réfutations sur ce petit film de 4 minutes.
http://www.youtube.com/watch?v=uSQnK5FcKas
 
Reporters sans honte
Outre les milieux entourant le dalaï-lama, c'est surtout l'organisation Reporters sans frontières qui a joué un rôle prépondérant dans la campagne mensongère. RSF se prétend une organisation indépendante défendant partout la liberté de la presse et les droits de l'homme. RSF a pas mal d'influence sur les médias occidentaux, même si, en tant qu'organisation, ce n'est qu'une usine à mensonges. RSF n'a cessé de publier des articles haineux et de tenter d'imputer à la Chine les troubles et les victimes. L'organisation lance un appel en vue de boycotter les JO (lisez ici). Reporters sans frontières est dirigée et cofinancée par le service américain de renseignements, la CIA. Son patron est Robert Ménard, un homme qui entretient d'étroits liens avec la mafia de Miami. RSF dit de Cuba que « c'est la plus grande prison de journalistes au monde ». Une allégation qui a quand même de quoi vous couper le souffle car, ces quarante dernières années, 791 journalistes ont été assassinés en Amérique latine, mais pas un seul à Cuba.
(lisez ici http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26254 ).
 
Robert Ménard et son équipe sont aussi très actifs contre la Chine. Ménard est l'homme qui, la semaine dernière, a perturbé la cérémonie d'ignition de la flamme olympique. Si bien des médias tombent encore dans le panneau des mensonges de Ménard, l'Unesco ne s'y trompe plus : il y a peu, cette organisation a mis un terme à son soutien de RSF et a expliqué, dans une déclaration, que RSF avait fait preuve à plusieurs reprises d'une absence d'éthique en traitant certains pays de façon très peu objective.
Lisez ici un article sur la décision de l'Unesco. http://www.cubanews.ain.cu/2008/0313fracasaintento.htm
 
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4. Le mouvement tibétain est-il spontané et indépendant ?
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Quelque 5,4 millions de Tibétains vivent en Chine, soit 0,4 % de la population totale du pays. Le petit et courageux David contre le grand et méchant Goliath : voilà l'image que l'on propose à l'opinion publique. Ici aussi, la vérité est tout autre. Le principal soutien du mouvement tibétain, ce sont les États-Unis et plus spécifiquement la CIA et le ministère des Affaires étrangères. Depuis un demi-siècle, le dalaï-lama entretient des rapports très étroits avec ces deux piliers de la politique étrangère américaine. C'est sur l'insistance de la CIA et en échange d'un beau paquet de dollars que le damaï-lama quitte le pays pour l'Inde et ce, malgré un accord avec le gouvernement de Beijing. Depuis des années, la CIA s'emploie à mijoter une révolte armée au Tibet. Laquelle éclate en 1959. À l'époque, la CIA a un camp d'entraînement dans le Colorado et elle y initie des centaines de Tibétains à la guérilla et au terrorisme. Ce programme se poursuit jusqu'en 1961. Mais le conflit de faible intensité (LIC) qu'entretient la CIA au Tibet se poursuit aujourd'hui encore. Seules les méthodes et les tactiques de ce LIC ont été modifiées. On peut en apprendre plus ici :
http://www.atimes.com/atimes/China/JC26Ad02.html
 
Un financement via la CIA
 
L'emprise des États-Unis sur le mouvement tibétain est évidente quand on voit que ce sont principalement les Américains qui maintiennent financièrement ce mouvement. En 1998, le journaliste Jim Mann écrit dans le journal australien The Age un article intéressant qui s'appuie sur des documents des autorités américaines. Il y est entre autres révélé que, dans les années 1960, la CIA offrait 1,7 millions de dollars par an au mouvement tibétain à l'étranger. Le dalaï-lama lui-même recevait 180.000 dollars par an de la CIA
(lisez l'article http://listserv.muohio.edu/scripts/wa.exe?A2=ind9809c&L=archives&P=14058 ).
On peut naturellement se demander quelle est la teneur démocratique du dalaï-lama lorsque les assises financières de son mouvement sont assurées par une organisation dont le palmarès s'orne de millions de morts un peu partout sur la planète.
 
Un financement opéré via le NED
 
Dans la même période et celle qui suit, la CIA est mise en cause en raison de l'application au Vietnam du programme Phoenix, qui coûte la vie à 26.000 personnes, du coup d'État contre le président Allende au Chili et du soutien aux escadrons de la mort en Amérique latine. Il s'ensuit qu'une partie des activités de la CIA sont transférées à un nouvel organisme à l'appellation cynique de National Endowment for Democracy (NED, Dotation nationale en faveur de la démocratie). Une grande partie du soutien financier au mouvement tibétain émane désormais de cette source.
L'argent arrose entre autres l'International Campaign for Tibet (ICT), une organisation qui tente de gagner l'opinion mondiale aux points de vue du dalaï-lama. Au conseil d'adminsitration de l'ICT siègent entre autres l'agent de la CIA et président tchèque Vaclav Havel et l'ancien président de la Lituanie Vytautas Landsbergis. Les deux hommes sont également membres du Comité international pour la démocratie à Cuba, un club très huppé d'extrême droite. On peut admirer ce groupe ici : http://www.cubanismo.net/teksten_nl/democratie/eu_voor_cuba.htm
 
Un autre bénéficiaire de l'aide financière américaine est le Tibet Fund (Fonds Tibet). Cette organisation voulait convaincre les Tibétains et le monde entier de la légitimité du dalaï-lama. Il a également formé des journalistes dans la même vision. En 2001, Sharon Bush en était la directrice : elle n'est autre que la belle-sœur de l'actuel président des États-Unis.
Un autre groupe reçoit de l'argent du NED : le Tibet Information Network (Réseau d'information sur le Tibet), dont le siège est situé à Londres. Le groupe a également une vocation propagandiste. Il est dirigé par Richard Oppenheimer, un journaliste qui a travaillé pendant 22 ans pour la BBC.
De même, la Tibetan Literary Society (Société littéraire tibétaine) palpe les deniers du NED pour sa publication du journal Bod-Kyi-Dus-Bab (Tibet Times).
Le Tibet Multimedia Center figure lui aussi sur les feuilles de paie du NED : il diffuse des cassettes audio et vidéo avec les messages du dalaï-lama.
La Tibetan Review Trust Society a reçu de l'argent du NED pour la publication du mensuel Tibetan Review.
Depuis 1996, l'émetteur de radio Voice of Tibet est financé par le NED pour ses émissions en tibétain et en chinois.
Dans le rapport du NED pour 2006
(ici : http://www.ned.org/grants/06programs/grants-asia06.html#chinaTibet
, on peut lire que cinq organisations tibétaines reçoivent de l'argent pour un total de 173.000 dollars. La liste n'est pas complète en raison du « caractère confidentiel » de certaines donations.
 
Un financement via les Affaires étrangères
 
Le NED n'est pas le seul bailleur de fonds du mouvement tibétain. De l'argent américain arrose également le dalaï-lama et son entourage via le Bureau of Democracy, Human Rights and Labor (DRL - Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail) du ministère des Affaires étrangères. Ce DRL reçoit de l'État de l'argent qu'il peut utiliser afin de favoriser la « démocratie et les droits de l'homme » partout dans le monde. Un quart de tout cette manne va à des organisations qui s'intéressent à la « démocratie et aux droits de l'homme » en Chine. Il s'agit en grande partie d'organisations tibétaines. L'an dernier, le DRL a pu ainsi distribuer 23 millions de dollars. Un bon tiers de cet argent va au NED, le reste est distribué par le DRL même. Entre autres, au Tibet Fund déjà mentionné. Le rapport annuel le plus récent du Tibet Fund date de 2005
(lisez-le ici en PDF
http://tibetfund.org/annual_reports/2005report/2005_annualreport.pdf).
 
Il y est écrit qu'en 2005, le fonds avait un budget de 5 millions de dollars, dont une moitié en provenance du gouvernement américain, surtout du Bureau de la population, des réfugiés et de l'immigration du ministère des Affaires étrangères. Ce bureau est une composante du DRL. Cette année-là, le Fonds a offert 500.000 dollars au dalaï-lama en personne.
 
Un financement en provenance de l'Europe
 
Le gouvernement américain est le principal financier du mouvement tibétain. La prédilection du dalaï-lama pour la politique étrangère des États-Unis est donc très compréhensible. Mais les gouvernements européens n'hésitent pas non plus de mettre la main à la poche. Une grande partie du financement se fait non pas directement, mais par le biais de fondations dont, entre autres, la Friedrich Naumann Stiftung (fondation) et la Heinrich Böll Stiftung. Afin d'exprimer sa reconnaissance, le dalaï-lama a remis en 2005 le prix Light of Truth (Lumière de la vérité) au comte Otto Lambsdorff, président de la Friedrich Naumann Stiftung. Vous pouvez lire ici un rapport à ce sujet :
http://www.savetibet.org/nl/news/news.php?id=12
 
 
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5. Toute la communauté internationale condamne-t-elle la Chine ?
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S'il faut en croire les informations occidentales, la Chine est complètement isolée, désormais : le monde entier la condamne. En réalité, depuis le 14 mars, une bonne centaine de pays ont exprimé leur soutien à la Chine. Les mots de « communauté internationale », dans la bouche du président américain Bush, du président français Sarkozy et de la chancelière allemande Merkel, ne couvrent surtout qu'eux-mêmes. L'Asie, l'Amérique latine et l'Afrique n'entrent pas en ligne de compte, pas plus que les pays de l'ancienne URSS. On se souviendra de ce que la « communauté internationale » de George W. Bush avait également soutenu la guerre de ce dernier contre l'Irak. Mais, à y regarder de plus près, ce n'était absolument pas le cas.
 
Pour le Vietnam, le Cambodge, le Bangladesh, la Chine a agi correctement
 
Les gouvernements du Vietnam, du Cambodge et du Bangladesh ont été les premiers à exprimer leur soutien à la Chine. Le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères a déclaré : « Le Vietnam soutient pleinement le gouvernement chinois dans ses mesures en vue de stabiliser la situation au Tibet. »
(lisez l'article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/21/content_7832281.htm )
 
Hugo Chávez : soutien à la Chine et aux JO
 
Le président vénézuélien a exprimé sa répulsion pour ce que les incendiaires de Lhassa ont fait. Il est convaincu que les États-Unis sont coresponsables de ces événements.
(lisez l'article http://www.standaard.be/Artikel/Detail.aspx?artikelId=B080326 )
 
La Russie, la Biélorussie, le Pakistan, les nations arabes…
http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-03/21/content_6554245.htm
 
Il n'y a pas que les voisins directs de la Chine qui ont exprimé leur soutien à Beijing.
(lisez l'article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/22/content_7836298.htm )
 
Les pays de l'Asie centrale, le Sierra Leone, le Bénin, la Syrie…
La Mongolie, le Népal, le Tadjikistan… La liste est longue. Le ministre syrien des Affaires étrangères a dit des émeutes à Lhassa : « la Syrie condamne ces événements et les milieux qui se trouvent derrière. Nous exprimons notre solidarité avec la Chine et nous rangeons aux côtés de la Chine. »
(lisez l'article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/22/content_7836298.htm )
 
Cuba condamne les séparatistes tibétains
C'est dans des termes très sévères que le gouvernement cubain a condamné le soulèvement de Lhassa. Cuba a également déclaré que les attentats contre les ambassades chinoises à l'étranger constituaient de graves infractions à la Convention de Vienne sur mes relations diplomatiques.
(lisez l'article http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/6379900.html )
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