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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 18:52

C'est au Honduras que 300 militants paysans, syndicaux, associatifs et 35 journalistes ont été assassinés ces quatre dernières années. Pas à Cuba ou au Venezuela.

C'est au Honduras que n'existe pas une politique d'éducation et de santé. Pas à Cuba ou au Venezuela.

Et pourtant dans les salons parisiens et dans les rédactions bien pensantes, il est de bon ton de calomnier Cuba et le Venezuela. Pas le Honduras et son parrain yankee.

Si demain le Honduras change d'orientation et établit des relations de coopération avec Cuba et le Venezuela, alors Tegucigalpa fera l'objet de toutes les critiques.

 

José Fort

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 09:08

Le Quai d’Orsay dispose-t-il d’informations inquiétantes concernant le Honduras à la veille des élections générales de dimanche prochain ? « Il est recommandé de limiter les déplacements le 24 novembre et d’être très attentif à l’évolution de la situation au cours des jours suivants », indique un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.


Quatre ans après le coup d’Etat monté par l’oligarchie locale avec le soutien actif de l’ambassade nord-américaine à Tegucigalpa et l’appui logistique de la base US, Soto Cano à 97 kms de la capitale, 5,4 millions de Honduriens doivent élire dimanche leur président, 128 députés et 298 conseils municipaux. Des observateurs internationaux actuellement sur place évoquent une campagne électorale « violente » avec les assassinats de plusieurs candidats classés à gauche et la mise en place d’un mécanisme frauduleux permettant de modifier « légalement » les résultats. D’autres informations affirment que l’armée a été mise en état d’alerte au cas où le vote ne serait pas conforme aux souhaits des anciens putschistes et leurs commanditaires US qui ont pu installer une deuxième base militaire cette fois à la frontière avec le Nicaragua.

En 2009, le président élu, Manuel Zelaya avait été déposé par un coup d’Etat militaire, séquestré puis expulsé vers le Costa Rica. Après avoir circulé dans plusieurs pays de la région, il était rentré clandestinement dans son pays pour se réfugier dans les locaux diplomatiques du Brésil. Elu sous la casaque du parti libéral (un des deux partis de droite avec le parti national), Manuel Zelaya avait commis l’irréparable : modifier sa politique à l’écoute des plus défavorisés et surtout engager le pays dans de nouvelles alliances avec les gouvernements progressistes de la région comme le Venezuela, le Nicaragua, Cuba… Depuis le coup d’Etat, le pays déjà bien malade a été totalement livré aux multinationales dans un paradis capitaliste sans aucune régulation où 70% de la population vit dans la pauvreté avec un chômage dépassant 40% des actifs. Il a sombré dans la corruption, dans la violence avec le taux d’homicides le plus élevé au monde pas seulement du fait des gangs Maras mais aussi de la répression contre le mouvement démocratique : trois cents militants paysans, syndicaux, associatifs et 35 journalistes ont été assassinés ces quatre dernières années.

C’est l’épouse du président destitué qui affronte les candidats de droite dimanche à l’élection présidentielle : Xiomara Castro Zelaya se présente sous l’étiquette LIBRE (Liberté et Refondation) et a pour principal adversaire Juan Orlando Hernandez (Parti National). Les sondages les donnent au coude à coude.

Xiamora Castro Zelaya comme son ex-président de mari n’est pas née dans les faubourgs miséreux de Tegucigalpa. L’ancienne membre de « l’Association des épouses des membres du Rotary club de Catacamas » et militante active du parti libéral reste une bourgeoise bon teint. Comme beaucoup de dirigeants latino américains, elle a découvert la réalité de la vie, du monde, a évolué et prône désormais un « socialisme démocratique à la hondurienne ». Avec des propositions concrètes et un objectif prioritaire : la création d’un système public d’éducation et de santé aujourd’hui inexistant. Elle se prononce également pour la « fin de l’ingérence impérialiste, des coups d’Etat » et en faveur de « l’intégration latino-américaine » au sein des nouveaux organismes réunissant les pays dotés de gouvernements progressistes. Xiomaria fait un tabac parmi les démocrates comme « Via campesina de Honduras » mais n’enregistre pas une franche adhésion des « organisations populaires et indigènes ». Pourtant tous reconnaissent que son élection freinerait le cycle infernal de l’offensive néo-libérale commencée avec le coup d’Etat et favoriserait un réajustement de la stratégie continentale.


José Fort.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:56

 

Article EDT pour http://vivelepcf.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Indignez-vous ! Rarement, le slogan de Stéphane Hessel, n’aura été si juste que devant la politique de l’Etat d’Israël, qu’il condamnait publiquement au prix des insultes d’organisations comme le CRIF.


La récente visite de François Hollande en Israël, avec un passage éclair en Cisjordanie, a de quoi susciter l’indignation.


Hollande a commis un acte politique lourd. Il est venu apporter un appui quasi inconditionnel à la politique de l’Etat d’Israël, concordant avec l’orientation de la diplomatie et de la politique étrangère de la France depuis plusieurs quinquennats.

Hollande est allé très loin, au-delà même de Sarkozy, jusqu’à la flagornerie, jusqu’à même tutoyer publiquement le premier ministre Netanyahou, politicien de droite extrême qui gouverne avec l’extrême-droite. France et Israël seraient liés presque « charnellement » ! Même Netanyahou a fait un geste de recul, stupéfait par de telles avances qu’il ne partage certainement pas.

Devant le Parlement israélien, Hollande a fait acte d’allégeance au nom de l’Histoire, après avoir repris à son compte toute l’idéologie sioniste : « Oui, la France a toujours été du côté d’Israël… Cette amitié, elle vous est acquise. Elle est d’autant plus forte qu’elle dépasse les alternances politiques, les dirigeants successifs et même les aléas de la vie internationale ».

Hollande a célébré, toujours hors du temps, la « démocratie israélienne ». Dès son arrivée, il déclame au Président Pérès : « Vous êtes une grande démocratie, car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. »

Au même moment, l’Etat d’Israël et son armée se livrent au « nettoyage » du Néguev, au regroupement forcé au parcage de 40.000 bédouins et à la destruction de leurs villages. Une diplomate française s’en était émue. Elle a été rappelée.

La « démocratie » en Israël, c’est l’Apartheid, la ségrégation, le racisme d’Etat, la colonisation !

Hollande a vanté les performances de l’économie israélienne. Quel modèle en effet ! C’est le pays de l’OCDE qui compte le plus grand nombre de pauvres. L’ultralibéralisme fait des ravages tout en profitant de la colonisation et de transferts massifs des Etats-Unis.

Hollande a eu sans cesse le mot « paix » à la bouche, mais surtout pas pour condamner les violations du droit international, les crimes de guerre commis par Israël, qui font régulièrement l’objet de résolutions de l’ONU.

Pour François Hollande, la « paix », c’est d’abord la guerre. En Libye, en Syrie, au Mali, demain en Iran peut-être. Hollande promet : « La lutte contre le terrorisme ne connaît pas de frontières ». Une phraséologie que Netanyahou comprend bien et maîtrise ! Avec l’activiste Laurent Fabius, la France dépasse même les Etats-Unis dans les prétentions à cette politique. La décomposition politique des Etats arabes voisins est un objectif de l’impérialisme israélien en passe d’être réalisé. La France en est un bras armé.

Reste l’Iran. Le comble de l’hypocrisie française est atteint sur ce sujet. Citons Hollande déclarant à Netanyahou : « Le but, c’est que l’Iran renonce à tout jamais à l’arme nucléaire. Je dis cela pour l’Iran comme je dis cela pour d’autres pays. Mais il se trouve que c’est l’Iran et que nous sommes contre la prolifération nucléaire ». Et il dit cela dans un pays qui – secret de polichinelle – compte des dizaines de têtes nucléaires et qui a multiplié les guerres et actions militaires agressives au mépris du droit international !

La question palestinienne a presqu’été renvoyée au second plan par Hollande. Mais son soutien sans réserve à la politique globale de Netanyahou est déjà plus qu’une prise de position française. Hollande, après Sarkozy, a rappelé l’objectif de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale. Mais ces déclarations sont devenues un rituel hypocrite, destiné à donner le change. La politique d’Israël, la colonisation, l’encerclement de Jérusalem, de démantèlement de la Cisjordanie, le blocus de Gaza rendent évidemment virtuelle la perspective d’un Etat palestinien, qui plus est, « viable ».

Hollande félicite Netanyahou pour la reprise de négociations, acte politique pourtant sans conséquence, on l’a vu. Il compatit aux « efforts » israéliens, « notamment du côté de la libération des prisonniers. J’imagine, dit-il, la difficulté de prendre des décisions comme celle-là ».

A l’oppresseur israélien, Hollande demande juste, timidement, l’arrêt du processus de colonisation, non qu’il la juge « illégitime », mais « parce qu’elle compromet la solution des deux Etats ». Quelle découverte ! Mais dès qu’il reprend, la France ne fait rien…

Aux opprimés palestiniens, à Ramallah, Hollande demande aussi des gestes, mais autrement coûteux politiquement. Les frontières de 1967, qu’il n’a même pas mentionnées côté israélien, sont réduites à une référence pour l’éventuel Etat palestinien, à la base d’un processus d’échanges de territoires entérinant les annexions des colonies. Et, malgré les résolutions l’ONU, Hollande appelle les Palestiniens à faire « des propositions réalistes » et à faire des « efforts sur les réfugiés ».

A l’Etat d’Israël, Hollande, flanqué de sa kyrielle de patrons, vient quémander des marchés. On notera au passage que PSA a dû abandonner son premier marché à l’export, l’Iran, à cause de la politique impérialiste en faveur d’Israël, pour une association éphémère avec General Motors…

Aux Palestiniens, Hollande agite, comme une carotte au bout d’un bâton, l’aide de 300 millions d’euros par an versé à l’appareil de l’Autorité palestinienne. Israël étouffe l’économie palestinienne, les contribuables français paient à sa place pour maintenir le statu quo.

Le voyage de Hollande en Israël représente un acte politique très important et très inquiétant. L’alignement sur les intérêts de l’impérialisme israélien confirme et prolonge la nouvelle étape de l’intégration de l’impérialisme français dans le bloc atlantique. L’évolution des intérêts et des rapports de force à l’origine de cette inflexion exigent une analyse.

Communistes, nous ne pouvons que dénoncer et combattre frontalement le positionnement de l’impérialisme français, le soutien global du pouvoir à la politique de l’Etat d’Israël, les prises de position précises de Fabius et Hollande, complices de ses agissements.  

C’est une question de solidarité avec le peuple palestinien, aussi, autrement, avec le peuple israélien. C’est une question décisive dans notre lutte pour la paix, tant le Proche-Orient reste, plus que jamais, une zone sensible de l’affrontement inter-impérialiste.


Dans l’immédiat, nous appelons


-          à dénoncer le plan d’expulsion des bédouins du désert du Neguev,

-          à demander un étiquetage marquant la provenance de produits importés des territoires palestiniens


Nous demandons des autorités françaises des actes, dont des sanctions économiques, pour


-          la fin du processus de colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, le lancement d’un programme de destructions des implantations existantes et de restitution des terres au peuple palestinien,

-          la fin du blocus inhumain de Gaza,

-          le retrait de l’armée israélienne de toute la Cisjordanie

-          la destruction du « mur de séparation »

-          le respect des droits civiques des Arabes israéliens

-          l’envoi d’inspecteurs internationaux contrôler les armements nucléaires israéliens, puis leur démantèlement,


Notre perspective pour une paix juste et durable demeure plus que jamais la constitution d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, droit au retour des réfugiés et de leurs descendants.


Libye, Syrie, Iran, Israël… : la politique étrangère de la France, poursuivie par Hollande après Sarkozy, est dangereuse.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 14:51

"REGARDS SUR LA PALESTINE"


Nous publions cette invitation de l'Association France Palestine Solidarité:

 

 

 

 

INVITATION   RETENEZ VOS SOIREES


L’Association France Palestine Solidarité

vous invite au 1er FESTIVAL DU FILM PALESTINIEN à Rouen
(programme joint)

Au cinéma LE MELVILLE
15 – 16 – 17 novembre 2013
Projet soutenu par la Mairie de Rouen
Associations partenaires :
Artisan du monde, CCFD, CEMEA, CIMADE, CODASIHN, LDH, MAN

AFPS-recto-affiche-festival.jpg

AFPS-Verso-affiche-flyer.jpgCliquez sur l'image pour agrandir
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 18:05
Nous publions ci-dessous une déclaration de France-Palestine solidarité
Liberté pour Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens!


http://www.france-palestine.org/Liberte-pour-Marwan-Barghouti-et


Depuis Robben Island, la prison historique où fut enfermé Nelson Mandela, Ahmed Khatrada, son compagnon de captivité pendant 26 ans, vient de lancer solennellement, aux côtés de Fadwa Barghouti, de responsables de toutes les organisations palestiniennes de droits de l'homme, et avec l'appui de Prix Nobel des cinq continents, la Campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti.

Marwan Barghouti, figure emblématique de la résistance palestinienne, condamné à cinq peines de prison à perpétuité et emprisonné en Israël depuis plus de onze ans.

Marwan Barghouti, qui aux côtés de ses compagnons de captivité de toutes tendances, d'Ahmed Saadat à Aziz Dweik, a initié et permis l'appel des prisonniers à l'unité nationale. Appel qui reste aujourd'hui une exigence politique majeure des Palestiniens.

Derrière celui qui reste en titre le président du groupe d'amitié France-Palestine au Conseil législatif palestinien, c'est l'ensemble des presque 5000 prisonniers politiques palestiniens qui se pressent et demandent justice.

Dans cette campagne, comme nous l'avons assuré publiquement à Fadwa Barghouti son épouse le 15 septembre, l'AFPS prendra toute sa place. Avec le souci de rassembler largement les femmes et les hommes épris de liberté et de justice, au-delà de leurs sensibilités politiques.

Notre Association qui depuis plus d'un an a contribué à briser le mur du silence à travers la campagne de parrainage des prisonniers palestiniens, s'engagera de toutes ses forces dans la Campagne pour Marwan.

Ensemble saisissons-nous des paroles du Chant des Partisans « C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. » !


Bureau national de l'AFPS



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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:47

 

KSCM.jpgElections en République tchèque : le Parti communiste passe de 11 à 15 %, son deuxième meilleur score depuis 1989

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Elections législatives anticipées en République tchèque ce week-end, trois mois après la démission du gouvernement plongé dans une vaste affaire de corruption. Malgré les diversions de formations populistes, les communistes sortent en position de force.


Médias contrôlés par les magnats de la presse, partis du consensus dominant, artistes peu inspirés : ces dernières semaines ont été marquées par une intense propagande contre le « péril rouge », l’ascension attendue des communistes et leur retour potentiel au pouvoir.


Effritement des partis traditionnels et émergence de nouveaux partis populistes … financés par des milliardaires


Le premier enseignement prévisible, c’est que les partis de droite au pouvoir depuis 2010 ressortent laminés. Discrédités car mouillés dans le plus grand scandale de corruption de l’histoire du pays et artisans de la politique dite de rigueur.


Le parti historique de droite, celui de Vaclav Havel, l’ODS subit une déroute historique, passant de 20 % à 7 %, avec à peine 16 sièges. L’ex-nouveau parti libéral et affairiste, « TOP 09 », du prince Karl Schwarzenberg, passe lui de 17 à 12 %.


Second enseignement, l’autre pilier du système, le parti social-démocrate (CSSD) pourtant dans l’opposition, réalise un score très décevant : 20,5% des voix et 50 sièges, en baisse par rapport à 2010 alors que les sondages l’annonçaient entre 25 et 30%.


Troisième enseignant, comme ailleurs en Europe quand les partis traditionnels du système s’effritent ou s’effondrent sous l’effet des politiques d’austérité, des scandales, les nouveaux mouvements mêlant populisme anti-partis et programme ultra-libéral, percent.


L’ « Aube de la démocratie directe » du milliardaire nippono-tchèque Tomio Okamura, avec 6,7 % et surtout « ANO » (« Action des citoyens mécontents » mais aussi « Oui » en tchèque) d’Andrej Babis, qui obtient 18,7% des voix et 47 sièges.


Babis, qui a fait fortune dans l’agro-alimentaire est aujourd’hui à la tête d’un empire financier qui en fait le second homme le plus riche du pays.


A la tête de deux journaux nationaux (Mlada fronta dnes, Lidove Noviny), et surtout du gratuit Metro lu par un million de Tchèques, Babis a axé sa campagne sur le rejet de la « classe politique » traditionnelle, un populisme anti-élitiste couplé à un programme libéral.


Babis suit le modèle de plus en plus diffusé en Europe, celui d’abord de Berlusconi, suivi désormais par Franz Stronach en Autriche ou Bidzina Ivanishvili en Géorgie – l’image du self-made man milliardaire prêt à gérer son pays efficacement, comme une entreprise.


Le Parti communiste à 15 %, au plus haut depuis dix ans


Dernier et peut-être principal enseignement de cette élection, c’est le très bon résultat attendu du Parti communiste de Bohême-Moravie qui passe de 11,2 % en 2010 à 14,9 %, gagnant 100 000 voix et 6 sièges, avec 33 sièges au Parlement.


Il s’agit de meilleur score depuis 2002 à une élection nationale, et son deuxième meilleur score depuis la contre-révolution de 1989.


La répartition géographique des votes ne réserve guère de surprise. Sauf dans la région-capitale Prague, le Parti dépasse partout les 10% et fait le plein dans leurs bastions.


De très bons scores à l’est en Moravie et en Silésie (17% à Olomouc, 17,5% en Moravie du nord) ainsi qu’au nord-ouest dans les Sudètes (16,4% en Bohême du sud, 15,7% à Plzen, 16,8 % à Vysocina et évidemment 20,3 % à Usti nad Labem).


Après le succès aux élections régionales d’octobre 2012, qui avaient vu les communistes prendre la seconde place, talonner les sociaux-démocrates et gagner même la direction d’une région (Usti nad Labem), c’est une preuve de plus de la montée du KSCM.


Une preuve de la reconnaissance placée par le peuple tchèque dans le programme du parti axé sur la défense et la reconquête des services publics, la défense du système de retraites solidaire, une réforme fiscale progressive touchant les riches et les entreprises.


Un casse-tête pour la classe dominante tchèque : coalition introuvable, pays ingouvernable ?


Toutefois, pour la classe politique tchèque, la percée du Parti communiste couplé au résultat décevant des sociaux-démocrates, l’effondrement de la droite traditionnelle risquent de se transformer en casse-tête. Avant les élections, deux options étaient ouvertes.


La première, qui effrayait la droite réactionnaire, est de plus en plus improbable. Un gouvernement mené par les sociaux-démocrates, soutenu par les communistes. Avec 83 sièges sur 200, ce gouvernement serait de fait minoritaire.


Aucun des autres partis tchèques n’accepteraient de près ou de loin de s’allier au KSCM, sans oublier de lourds désaccords fondamentaux entre communistes et sociaux-démocrates notamment sur la politique internationale, une telle option est désormais exclue.


La seconde, c’est celle d’une « grande coalition », qui paraît plus crédible. Moins peut-être avec l’OSD rabougri qu’avec certaines nouvelles formations populistes, sans doute les chrétiens-démocrates, inévitablement l’ANO avec ses 47 sièges.


Dans l’esprit de son message populiste ambigu et opportuniste, l’ « ANO » a d’abord insisté sur son refus de participer à un gouvernement de gauche … avant de se déclarer ouvert au dialogue, l’occasion sans doute de grappiller des postes, ou d’obtenir des réformes libérales.


Enfin, la troisième, qui paraît inéluctable à court ou moyen-terme, ce sont de nouvelles élections. Car en réalité, l’Assemblée après le scrutin est encore plus balkanisée qu’avant.


Une seule certitude, le Parti communiste en sortira plus fort pour défendre les intérêts des travailleurs du pays, contre l’austérité d’où qu’elle vienne.

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 17:58

 

hollande-qatar.jpgFrançois Hollande remet la légion d’Honneur à l’ambassadeur du Qatar : pourquoi cette récompense ?

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

 


 

La nouvelle est passée quasi inaperçue, si ce n’était une brève du Figaro : le président de la République française vient de remettre, le 17 octobre dernier, l’insigne de commandant de la légion d’Honneur à l’ambassadeur du Qatar en France.

 

On sait combien la légion d’Honneur peut être galvaudée, combien elle constitue aussi un exercice de clientélisme politique, récompensant les services rendus par des hommes politiques, des industriels et des personnalités étrangères.

Mais de quoi François Hollande pouvait-il remercier M.Mohammed Jaham al-Kuwari, ambassadeur du Qatar en France ?

 

Certainement pas des progrès pour la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme, si souvent invoqués pour la Syrie, l’Iran ou la Libye.

 

      Le Qatar est une monarchie absolue où l’Emir et sa famille ont tous les droits, un régime théocratique où la liberté d’expression s’arrête aux frontières du Livre sacré et du saint billet vert, où les droits des femmes, des minorités, des travailleurs sont bafoués.

    Récemment, le poète Mohammed Al-Ajmi a été condamné à 15 ans de prison pour … avoir écrit quelques vers en hommage aux « révolutions arabes », que le Qatar prétend soutenir en finançant les groupes islamistes les plus fondamentalistes dans ces pays.

 

Certainement pas pour l’émancipation de son peuple et le progrès social, non plus.

 

      Au-delà d’une mince couche de la population richissime et nantie de tous les « privilèges » (et non droits), 95% de la population est étrangère, une immense partie d’entre elles vivant dans l’extrême pauvreté, logée dans des bidonvilles en banlieue, sans droits ni garanties.

      Le système du « kafala » maintient les travailleurs étrangers sous la protection, en fait la dépendance, d’un « kafil » (parrain), seul garant face aux institutions du pays, un tuteur qui de droit, par le retrait potentiel de sa protection, a un pouvoir de vie et de mort sur son protégé.

    Quant aux conditions de travail sur place, elles approchent l’esclavage moderne. Chaque jour, un travailleur immigré népalais meurt au travail, victime des cadences imposées, de l’absence du droit de travail, syndical ainsi que des chaleurs accablantes.

    Avec la construction des infrastructures de la Coupe du monde – obtenues par des pratiques de corruption à large échelle – 44 ouvriers népalais sont déjà morts depuis juin. A ce rythme 4 à 5 000 pourraient périr s’ici 2022.

 

Certainement pas non plus pour son respect pour les ressortissants français sur place.

 

    La liste est longue, elle ne concerne pourtant pas des ouvriers du bâtiment philippins : un proviseur du lycée français expulsé pour attitude « anti-musulmane » des entrepreneurs ou footballeurs professionnels retenus en « otage » par leurs parrains au Qatar.

      Le mépris des droits humains les plus élémentaires transparaît par tous les pores de l’émirat.

 

Alors pourquoi cette récompense ?

Quels services nous rend le Qatar ?

 

   Services rendus dans la collaboration aux projets hégémoniques mondiaux des puissances capitalistes dominantes, avant tout européennes et nord-américaines. Le Qatar a soutenu, si ce n’est impulsé, les dernières opérations françaises et américaines à l’étranger.

    Pas un hasard si M.al-Kuwari, proche de la famille princière et homme-clé de la diplomatie qatarie, part désormais pour Washington, occuper le poste d’ambassadeur aux Etats-unis.

    Pendant que la France apportait un soutien indirect aux rebelles en Syrie, bombardait la Libye de Kaddafi sous le drapeau de l’OTAN, puis prétendait combattre les milices islamistes au Mali … le Qatar finance les milices islamistes qui combattent sur tous les fronts.

   Le Qatar est un élément-clé dans la stratégie d’agression de l’Iran, comme de la Syrie, deux Etats qui contrarient les plans de « Grand Moyen-Orient » américain, deux alliés régionaux de la résistance palestinienne.

    En Palestine, il renforce le Hamas face aux organisations laïques et progressistes (comme en Tunisie ou en Egypte), tout en l’incitant à l’inaction dans la crise syrienne. On se rappelle de la visite de l’émir à Gaza il y a an … tout en maintenant des relations cordiales avec Israël.

 

La pleine collaboration du Qatar à ces plans impérialistes suppose aussi une interpénétration des capitaux qataris et français.

 

     Le « forum de Doha », en mai dernier, avait réuni 25 grands patrons français, des dizaines d’hommes politiques (H.Védrine, M.Boutih, J.V.Placé, P.Balkany, E.Woerth, P.Lellouche, F.Fillion) pour envisager la collaboration future entre milieux d’affaires français et qataris.

      Le 22 juin dernier, François Hollande se rendait à Doha pour négocier les futurs contrats des entreprises françaises dans l’émirat – avec la compagnie des patrons de Vinci, Alsthom, Bouygues – ainsi que les conditions des futurs investissements du Qatar en France.

     Car la France devient une terre d’élection pour les investissements stratégiques qataris : 12 milliards d’euros sur ces cinq dernières années, avec des prises de participation dans des géants français (Total, LVMH, Vinci, Veolia, Vivendi, EADS, Lagardère).

      Outre les investissements de prestige (PSG bien sûr mais aussi rachats de grands immeubles parisiens), la nouvelle mouture du « plan banlieue » ravalé en « plan d’investissement pour les PME » (300 millions d’€) permettra au Qatar de s’ancrer dans le tissu économique et social français.

         D’autre part, le Qatar – outre ses réserves en gaz – est une mine pour les investisseurs français en quête de gros contrats : Bouygues, Vinci, Alsthom ou Keolis (filiale de la SNCF !) sont en quête de gros contrats pour la construction d’infrastructures en vue de la Coupe du monde.

      On parle en tout d’investissements de 170 milliards d’euros, Bouygues a déjà récupéré un contrat pour la réalisation d’un complexe immobilier pour 1 milliard d’euros, Vinci celui d’un tronçon de métro pour 1,5 milliard.

        Total pour les partenariats au Qatar comme à l’étranger, EADS pour la livraison d’équipements militaires profitent également des contrats signés avec le Qatar, dans une alliance qui explique aussi les intérêts communs autour des opérations à l’étranger.

 

Quels services l’ambassadeur du Qatar a-t-il pu nous rendre ? A notre peuple, aucun. A nos ressortissants, aucun. Aux travailleurs immigrés ou aux peuples arabes épris de liberté, aucun. Par contre, aux richissimes émirs et à nos multi-nationales avides de profits faciles, beaucoup, trop !

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:21
Mardi 22 octobre 2013

 

Dimanche 20 octobre 2013

 

par Gilles Munier

 

 

L’écrivain Göran Burén a effectué des recherches dans les archives nationales suédoises déclassifiées en 2000. Il révèle dans The Washington Report on Middle East Affairs (1) que le comte Folke Bernadotte, médiateur de l’ONU pour la Palestine en 1948, a bien été assassiné à Jérusalem avec la complicité du gouvernement israélien.

 

En 1948, le comte Bernadotte – neveu du roi de Suède - tentait d’instaurer un cessez-le-feu entre les troupes arabes de libération et l’ex-Haganah, milice sioniste devenue Armée de défense d’Israël, nouvel Etat créé par les Nations unies, quelques mois plus tôt, sur le territoire palestinien (2). Il condamnait « le pillage sioniste à grande échelle et la destruction de villages sans nécessité militaire apparente» (3) et proposait un plan de partage du territoire palestinien qui ne convenait pas aux dirigeants israéliens de l’époque et encore moins aux groupes sionistes extrémistes Lehi et Irgoun.

 

Les colons juifs

n’ont rien à voir avec les Hébreux de la Bible


Le groupe terroriste juif Lehi - plus connu sous le nom de Groupe Stern - avait décidé de tuer Bernadotte. Rien ne l’arrêtait : en 1944, il n’avait pas hésité à assassiner Lord Moyne, Haut-commissaire britannique en Egypte, qui avait déclaré à la Chambre des Lords que les colons juifs n’avaient rien à voir avec les Hébreux de la Bible et n’avaient en conséquence aucun droit légitime sur la Palestine (4). 

On sait moins que le Lehi (acronyme pour Lohamei Herut LeIsrael, c’est-à-dire : Combattants pour la liberté d'Israël), a aussi éliminé Moyne pour montrer à Hitler ce dont l’organisation était capable. Abraham Stern, son fondateur - tué en février 1942 par un des policiers britanniques qui l’avait arrêté - avait proposé à Werner von Hentig, diplomate allemand en poste à Beyrouth, d’aider le 3ème Reich à conquérir la Palestine en échange de la création d’un Etat juif(5).

 

En 1948, quand fut programmé l’assassinat de Bernadotte, le Lehi était dirigé par un triumvirat comprenant Yitzhak Shamir, futur Premier ministre d’Israël, interné en 1941 pour « collaboration avec les nazis ». C’est lui qui avait organisé l’attentat contre Moyne. En 1946, évadé d’un camp de détention britannique en Erythrée, il avait regagné la Palestine via Djibouti et la France qui lui avait accordé l’asile politique.

  

Le terroriste Yitzhak Shamir

n’a jamais été inquiété


Le 17 septembre 1948, une embuscade fut tendue au médiateur de l’ONU dans le secteur juif de Jérusalem. Ce jour-là, le comte était accompagné par le colonel français André Sérot, héros de la Première guerre mondiale, chef des observateurs de l’ONU à Jérusalem. Leur véhicule est bloqué par une vraie-fausse jeep de l’armée israélienne. Trois hommes du Lehi en uniforme de la Haganah en descendent. L’un d’eux – Yehoshoua Cohen - passe le canon de sa mitraillette par la fenêtre arrière entrouverte, et vide son chargeur sur les deux occupants.

A l’annonce de la mort de Bernadotte, son adjoint, l’Américain Ralph Bunche, télégraphia à Moshe Sharett, ministre des Affaires étrangères israélien, que Tel-Aviv devrait assumer l’entière responsabilité du meurtre. L’Intelligence Service était persuadée que l’ordre était venu de Moscou, car depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le Lehi lorgnait vers Staline et cherchait à adhérer au Kominform !  

 

Pour calmer l’émotion suscitée dans le monde par la mort de Folke Bernadotte et du colonel Sérot, David Ben Gourion – Premier ministre d’Israël – accusa le Lehi de provocation et annonça sa dissolution. Nathan Yalin-Mor, un des membres du commando, fut  arrêté et jugé, mais pas pour assassinats : pour « appartenance à un groupe terroriste »… et amnistié deux semaines plus tard. On apprit plus tard que Yehoshoua Cohen – le tireur - était devenu le garde du corps personnel de Ben-Gourion (6). Yitzhak Shamir n’a jamais été inquiété. 

S’il se garda bien de mettre les pieds en Grande-Bretagne, il exerça ses talents sans problème à Paris au début des années 60 comme officier du Mossad, d’où il dirigeait des équipes de tueurs professionnels (7). A sa mort fin juin 2012, à l’âge de 96 ans, le président François Hollande rendit sans gêne hommage à sa« forte personnalité » et à son« courage exemplaire » !

 

Affaire classée


Une commission d’enquête suédoise, dirigée par le procureur-général Heuman, fut envoyée sur les lieux. En 1950, elle remit au gouvernement suédois un rapport accablant. L’enquête, côté israélien, avait été bâclée. Aucun témoin de l’attaque n’avait été interrogé, des indices négligés. Dov Joseph gouverneur militaire de Jérusalem, qui aurait dû fournir à Bernadotte une escorte armée, comme lors d’un précédent voyage, ne l’avait pas fait. Au fait des rumeurs d’attentat qui couraient dans quartier juif, il craignait pour la vie du diplomate. Les dirigeants suédois autorisés à lire le rapport en conclurent, sans se forcer, que Bernadotte avait été assassiné avec l’accord au moins tacite du gouvernement israélien.

 

Très embarrassée par ces informations, en totale opposition avec l’image donnée d’Israël par les médias, la Suède promit à Tel-Aviv de classer l’affaire si les Israéliens expliquaient de façon « acceptable » ce qui s’était passé, et s’excusaient pour les manquements signalés en matière de sécurité.

En 1950, Israël remit au gouvernement suédois le Rapport Agranat (8), une version des faits « acceptable » pour qui voulait bien s’en persuader,mais si peu crédible qu’ordre fut donné de ne pas le rendre public. Israël ayant présenté ses excuses – en la circonstance, c’était bien la moindre des choses - l’affaire fut classée top secret jusqu’en 2000 dans les Archives nationales.

 

Sans doute en raison de sa rédaction en langue suédoise, il semble que le Rapport Heuman, déclassifié depuis 13 ans, n’avait été consulté par aucun chercheur .jusqu’à ce que Göran Burèn l’exhume pour les besoins de son enquête sur le meurtre du comte Bernadotte. Il aura fallu plus de 50 ans pour que soit confirmé ce que de nombreux observateurs subodoraient depuis 1948 : l’attentat monté par le Groupe Stern est un des premiers crimes d’Israël en tant qu’Etat.

NOTES : 

(1) Swedish national archive documents shed new light on Bernadotte assassination, par Gören Brurèn (The Washington Report on Middle East Affairs – septembre 2013).

(2) U.N. Document A. 648, p. 14, déposé le 16 septembre 1948. 

(3) Par le feu et par le sang, par Charles Enderlin  (Ed. Albin Michel, Paris, 2008) 

(4) Cité par Isaac Zaar, Rescue and Liberation: America's part in the birth of Israel (N.Y. Bloc Publishing Cy, 1954). 

(5) Les espions de l’or noir, par Gilles Munier (Ed. Encre d’Orient, Paris, 2011).

(6) Folke Bernadotte et la première feuille de route (au Moyen-Orient), par Louis Farshee

http://www.ism-france.org/analyses/Folke-Bernadotte-et-la-premiere-feuille-de-route-au-Moyen-Orient--article-1497 

(7) Shamir Ran Mossad Hit Squad, Paper Says (Los Angeles Times - 4/7/92)

http://articles.latimes.com/1992-07-04/news/mn-1072_1_hit-squad

(8) Ne pas confondre avec le Rapport Agranat rédigé sous la présidence du même juge après la guerre d’octobre 1973, pour expliquer pourquoi l’armée israélienne a été surprise par l’attaque des troupes égyptiennes et syriennes dans le Sinaï et le Golan occupés.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 08:53
Repris et traduit par Investig'Action
 

15 octobre 2013

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L’Assemblée Générale de l’ONU n’a pas fort attiré l’attention sur elle. Cependant, des choses y ont été dites qui mériteraient d’être analysées. Entre autres, la présidente du Brésil et le président des États-Unis y ont prononcé des paroles plus que dignes d’intérêt.

 
La présidente brésilienne Dilma Rousseff avait clairement fait savoir durant les semaines précédant l’AG que certains événements s’étaient déroulés qu’elle condamne avec sévérité. Il ressortait ainsi des révélations d’Edward Snowden que la NSA avait espionné pour ainsi dire toutes les communications de la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, alors que quelque jours plus tard, il semblait que le service de renseignements britannique GCHQ avait fait de même.
 
Petrobras n’est pas vraiment une organisation terroriste. Mais bien un concurrent sérieux aux entreprises pétrolières américaines et britanniques. En d’autres termes, la NSA s’est livrée en l’occurrence à de l’espionnage économique. Et comme si ce n’était pas assez grave en soi, la NSA aurait également espionné, depuis des années, les courriels internes entre la présidente et son staff.
 
Rousseff a annulé une visite officielle prévue aux États-Unis. Une série d’accords commerciaux importants, dont l’achat de matériel militaire, qui devaient être paraphés durant cette visite, ne sont désormais plus à l’ordre du jour. Même après une conversation en tête à tête avec le président Obama, Rousseff n’est pas revenue sur sa décision.
 
Dilma Rousseff ne cède pas
 
Quiconque pensait qu’elle s’exprimerait à demi-mots durant l’Assemblée Générale s’est bien trompé. Roussef n’y a pas été par quatre chemins pendant son discours. Vous le retrouverez en intégralité dans la vidéo ci-dessous. Extrait :
 
« Ce dont il s’agit ici constitue un cas grave de violation des droits de l’homme et du citoyen, un cas d’invasion et de vol d’informations confidentielles et secrètes concernant des activités commerciales. Et il s’agit surtout d’un cas de mépris de la souveraineté nationale de mon pays. Nous avons protesté auprès du gouvernement américain et exigeons des explications, des excuses et des garanties que de tels agissements ou procédures ne se reproduiront plus. Des gouvernements amis et des sociétés qui veulent mettre sur pied des partenariats stratégiques sincères, comme dans notre situation, ne peuvent en aucun cas admettre de telles actions illégales comme si elles étaient de bonne guerre en affaires. Ces actions sont totalement inacceptables. »
 
Plus tard dans son allocution, elle a évoqué une proposition de régulation d’Internet au niveau international selon cinq principes :
 
« Le Brésil va déposer un certain nombre de propositions sur la table pour créer un cadre civil multilatéral de gouvernance et d’utilisation d’Internet, ainsi que des structures régulatrices garantissant une protection effective des données et de l’information qui circulent sur Internet. Nous devons mettre en place des mécanismes multilatéraux pour le World Wide Web, des mécanismes à même de concrétiser un certain nombre de principes.
 
1. Le premier principe est celui de la liberté d’expression, du respect de la vie privée des personnes et des droits de l’homme.
 
2. Le deuxième principe est une gouvernance démocratique, multilatérale et transparente, exercée dans un esprit d’ouverture, qui stimule à la fois la créativité collective et la participation de la société, des autorités et du secteur privé.
 
3. En troisième lieu, le principe d’universalité garantissant tant le développement social que le développement humain, ainsi que la création de sociétés inclusives et non-discriminantes.
 
4. Le quatrième principe est celui de la diversité culturelle, sans aucune imposition compulsive de croyances, de coutumes ou de valeurs.
 
5. Le principe numéro cinq est celui de la neutralité d’Internet à travers des accords sur des critères techniques et ethniques, qui rendent inacceptable le fait que des arguments politiques, commerciaux ou religieux y posent quelque limitation que ce soit. »
 
Précédent historique
 
La présidente d’une des plus importantes économies émergentes du monde déclare ainsi ouvertement à l’Assemblée Générale de l’ONU que les États-Unis portent atteinte à la souveraineté d’autres pays – la souveraineté nationale est un des principes de base de la charte de l’ONU. En outre, il s’agit de la présidente du pays le plus puissant d’Amérique latine, traditionnel pré-carré des États-Unis. C’est, en d’autres mots, du jamais vu dans l’histoire de l’ONU.
Coïncidence ou non, après son allocution suivit celle du président Obama. Celui-ci n’a pas consacré un seul mot aux accusations de sa collègue brésilienne. Ce qu’il a dit n’en fut pas moins déconcertant. L’allocution complète n’est pas encore disponible. Extrait :
 
« Les États-Unis d’Amérique sont prêts à mettre en œuvre toutes les composantes de leur puissance, en ce comprise la composante militaire, pour sécuriser nos intérêts dans la région. Nous répondrons aux agressions externes contre nos alliés et partenaires comme nous l’avons fait pendant la guerre du Golfe. Nous garantirons l’accès libre du monde aux ressources énergétiques de la région. »
 
En résumé, il a déclaré que les États-Unis agiront en considérant les ressources naturelles partout dans le monde comme leur propriété. Le fait que l’armée US agit à sa guise a été confirmé par les dernières attaques de drones au Yémen et au Pakistan, qui continuent sans relâche.
Il confirme ainsi ce qui fut à l’époque dénoncé par ses opposants mais qui fut toujours nié par les États-Unis, à savoir que la guerre du Golfe fut menée au nom du pétrole. Quant au plus important scandale d’espionnage de ces cinquante dernières années, il n’en dit mot. Il n’a même pas pris la peine de réfuter les accusations de la présidente brésilienne.
 
Menaces avec la violence comme seule option
 
La politique extérieure de ses prédécesseurs diffère à peine de la sienne, mais aucun d’entre eux n’avait jamais exprimé aussi ouvertement que ce président américain-ci que les USA s’accordent le droit d’imposer par la force et unilatéralement leur volonté où que ce soit dans le monde.
 
C’est d’une part fort inquiétant, et d’autre part cela signifie que les États-Unis ne parviennent plus à imposer leur volonté au monde d’une manière qui évite des déclarations comme celle du Brésil. Le temps où les USA menaient le monde à la baguette à coups de dollars, de chantage ou de menaces militaires est révolu.
 
L’allocution de la présidente brésilienne fut à peine évoquée dans les médias de masse occidentaux. Dans le reste du monde ce ne fut pas le cas. Cet exemple pourrait en inspirer d’autres.
 
Un ordre mondial économique multipolaire s’annonce. La question principale est de savoir comment les États-Unis y réagiront. Les États-Unis ont beau avoir perdu leur suprématie politique et économique, ils demeurent la nation possédant l’armée la plus puissante du monde. Celle-ci peut encore provoquer bien des dégâts, d’autant plus si les USA se sentent acculés dans un coin.
 
L’allocution de la présidente brésilienne fut à peine évoquée dans les médias de masse occidentaux. Dans le reste du monde ce ne fut pas le cas. Cet exemple pourrait en inspirer d’autres.
 
 
Traduction pour Investig'Action : Thomas Halter

Source originale : dewereldmorgen.be
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:50

A propos de la rencontre entre le PCF et le CRIF

 

Roger Cukierman, Président du CRIF, accompagné de Francis Kalifat, Vice-Président ont eu un long entretien, mercredi 9 octobre 2013, avec Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste Français, qui était accompagné notamment d’Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil National. Ils se sont félicités de la reprise du dialogue entre le parti communiste et le CRIF.

L'entretien a porté principalement sur la question de la montée inquiétante de l'antisémitisme sous toutes ses formes en France, en Europe et sur la campagne BDS (Boycott , Investissement, Sanctio

 

"canempechepasnicolas"

tient de son côté à faire part de son point de vue:

 

par Jean LEVY

 

D'abord, le CRIF est une organisation communautaire. Celle-ci  vise à rassembler, selon elle, "tous les juifs de France".  Mais qu'entend le CRIF par "juifs" ?

Les Français qui pratiquent la religion juive, et seulement ceux-là ?  Dans ce cas le CRIF serait un regroupement uniquement religieux à l'égal d'un mouvement catholique, protestant ou musulman.

Pourquoi alors un parti comme le PCF aurait-il  intérêt à rencontrer un mouvement religieux ?

Mais, déjà, on entend les dirigeants du CRIF protester :

"Nous ne sommes pas une organisation religieuse ! Nous visons à rassembler tous les juifs, religieux ou pas".

Dans ce cas, on est en droit de se poser la question : le CRIF considérerait la qualité de juif comme une appartenance particulière, et disons le mot, à une RACE ?

Cette conception étant en contradiction flagrante avec l'idéal communiste, pourquoi la direction du PCF accepterait-elle une rencontre avec une organisation raciste ?

Mais le CRIF a l'intelligence d'évacuer la question : il préfère parler de "peuple juif". Comme s'il existait vraiment "un peuple juif"...Des historiens israéliens ont montré l'inanité d'une telle conception. Les hommes et les femmes, qualifiés de "juifs" sont les descendant de populations qui, à un moment de l'histoire, se sont convertis à la religion juive, aussi bien en Europe de l'Est, les Asnikases, qu'en Afrique du Nord, les Sépharades.


Et en France, pratiquant ou non la religion juive, leur ascendance remonte du temps où dans notre pays, ils étaient exclus par l'église et les autorités royales de la communauté nationale.

La Révolution française  a mis fin à cette discrimination.

Les persécutions qu'ont subi des populations hors de nos frontières, en Pologne, en Europe de l'Est et en Allemagne nazie, bien sûr,  les ont fait émigrer dans l'hexagone, pays  qualifié de liberté. Beaucoup d'entre eux, militants progressistes,  étaient d'esprit laïc  et ont poursuivi ici leur engagement militant.

 Ils visaient priotairement à s’intégrer, particulièrement  à travers leurs enfants dans l'Ecole de la République. Nombre ont poursuivi leur engagement militant, dans la MOI - main d'œuvre immigrée – organisée par le Parti communiste français, a donné nombre de héros de la Résistance. 

Aujourd'hui, ces Français, s'ils ne pratiquent pas la religion, sont seulement "d'ascendance juive", comme d'autres n'observant pas le culte, sont d'ascendance protestante ou musulmane. Nul besoin de catégoriser les uns ou les autres : ils sont simplement des citoyens français à part entière.

On le voit, leur histoire ne les portait pas à se singulariser dans un esprit communautaire.


Le changement de comportement est né avec la naissance de l'Etat d'Israël.

D'abord, sortant de l'occupation allemande et de la barbarie hitlérienne, des Français d'origine juive ont vu, à tort,  dans ce nouvel Etat se présentant comme progressiste, voire socialiste, la garantie, une protection contre tout retour à l'enfer qu'ils avaient vécu.

Mais au fil des années, la nature colonialiste d'Israël, son inféodation totale à l'impérialisme américain, l'asservissement des populations arabes, d'abord chassées par la terreur de leur propre terre, et ensuite enfermées dans un régime d'apartheid, ont fait d'Israël un pion "occidental" dans la confrontation mondiale.

Et ses gouvernements ont cherché, hors de ses frontières, en France en particulier, à faire des populations d'origine juive des forces mobilisées au service de ses ambitions d'Etat, considérant Israël comme leur seconde patrie.  

Politique dangereuse pouvant faire renaître un antisémitisme en France.

En effet, il est demandé à une partie des  citoyens français de soutenir sur tous les plans, la politique et les intérêts d'un Etat étranger, fussent-ils en contradiction avec ceux de leur propre pays.

Le CRIF est un instrument de cette stratégie.

Cette organisation  pèse sur les esprits pour que ceux-ci approuvent l'ensemble des positions prises par Tel Aviv et de considérer ceux qui s'y refusent comme des suppôts de l'antisémitisme.

La proximité du CRIF et de l'Ambassade d'Israël constitue un élément déterminant dans cette politique.

Tel est le rôle du CRIF.

 

Alors, que vont faire les dirigeants du PCF dans cette galère ?

 

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