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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:53

Nous publions ci-dessous un communiqué de l'AFP ( Association France-Palestine de Solidarité).

 

La France humiliée par l’armée israélienne d’occupation

http://www.france-palestine.org/La-France-humiliee-par-l-armee

 

AFPS, dimanche 22 septembre 2013

 

 

   Des diplo­mates euro­péens ont été mal­menés le 20 sep­tembre, à Khirbet al Makhoul dans la vallée du Jourdain par l’armée israélienne.

  Ce groupe de diplo­mates qui accom­pa­gnaient un convoi de tentes et de vivres destiné à des Pales­ti­niens dont les habi­ta­tions avaient été démolies par l’armée, a été vio­lemment pris à partie par des soldats qui ont lancé des gre­nades assour­dis­santes pour le stopper.

  Une diplomate fran­çaise, Marion Fesneau-​​Castaing qui pro­testait de son immunité diplo­ma­tique a été tirée hors de son véhicule et main­tenue à terre tandis que le matériel d’aide huma­ni­taire était confisqué.

  En apportant une aide huma­ni­taire à une com­mu­nauté d’une dizaine de familles dont les habi­ta­tions avaient été rasées par les forces d’occupation, les diplo­mates étaient dans leur rôle et leur action plei­nement conforme au droit inter­na­tional et aux recom­man­da­tions des Chefs de mission de l’UE en poste à Jérusalem.

  Si les chefs mili­taires se per­mettent de tels actes violant gros­siè­rement règles diplo­ma­tiques et droit huma­ni­taire, c’est qu’ils sont sys­té­ma­ti­quement habitués à une totale impunité.

  Faut-​​il voir dans cet acte, la mise en exé­cution des menaces du ministre de la Défense israélien qui avait ordonné au général Eitan Dangot de "geler les contacts avec des repré­sen­tants de l’UE dans la zone C", ter­ri­toire pales­tinien sous contrôle total d’Israël ?

  La France, dont nous ne doutons pas qu’elle pro­testera, doit le faire publi­quement. Elle ne peut se retrancher der­rière des obli­ga­tions de dis­crétion au nom d’une pré­tendue effi­cacité, alors qu’à travers sa diplomate elle a été déli­bé­rément humiliée.

  Il revient au gou­ver­nement de prendre toute mesure appro­priée, y compris par le rappel de son ambas­sadeur à Tel-​​Aviv, pour obtenir de véri­tables excuses et l’engagement de laisser l’Union Euro­péenne pour­suivre ses actions huma­ni­taires sans entraves. Ne pas réagir avec la fermeté néces­saire ne ferait qu’encourager la répé­tition de ces actes indignes.

 

 Le Bureau national

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:29

syrie-attaque.png

En soutenant militairement les "rebelles" les occidentaux ont déstabilisé le pays, cela ne leur suffit pas !


Le Daily –Telegraph du 16 septembre  2013, estime que près de la moitié des forces rebelles est constituée de djihadistes et d'islamistes membres de groupes extrémistes. 100 000 rebelles sont engagés dans le combat, rapporte le quotidien britannique. Ils sont près de 1 000 groupes différents, dont 10 000 combattants, liés à Al-Qaïda, et venant de plusieurs pays, ainsi que 30 000 à 35 000 islamistes membres de groupes extrémistes. L’objectif des impérialistes demeure d’attaquer la Syrie. Ces groupes servent les intérêts impérialistes étasuniens dans leurs manœuvres pour parvenir à la guerre.

 

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne  veulent obtenir du Conseil de sécurité une résolution extrêmement dure sur la Syrie. Washington, Paris et Londres ont déjà élaboré un projet de document stipulant l’usage de la force contre Damas.


Laurent Fabius devenu le porte parole des USA, s’est rendu cette semaine à Moscou, poursuivant la campagne menée par les Etats-Unis pour fabriquer un prétexte en vue d'une intervention contre la Syrie.


Hollande, avec son gouvernement, est devenu un enragé inconditionnel d’une guerre d’agression contre la Syrie,


Avec Fabius, il a réitéré les affirmations selon lesquelles le récent rapport de l’ONU avait montré que le régime syrien avait perpétré l’attaque chimique du 21 août à Ghouta. FAUX : l’ONU dit que des armes chimiques ont été utilisées mais n’a pas conclu son enquête concernant les responsables de l’attaque.

Dans le point de presse de mercredi, au ministère des affaires étrangères, la question suivante a été posée  à Fabius: On vient d’apprendre que le site internet WND a obtenu les informations suivantes : les rebelles du groupe Al Nursa ont été arrêtés et ils avaient du sarin en leur possession. Cette révélation peut-elle pousser le Ministère des Affaires Etrangères à revoir la stratégie et la politique française concernant la crise syrienne ? 


Réponse du ministre :
« Nous ne commentons pas les informations de presse. »


Le seul discours qui prévaut du côté américain et français c’est d’intervenir militairement.


Les armes chimiques,  Israël  s'en est servi contre les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza en 2006, et depuis contre le Liban. En 2008-2009 durant l'opération Plomb durci à Gaza l’aviation israélienne a bombardé une population civile désarmée, sans défense. Cette attaque meurtrière a fait plus  de 1400 morts chez les Palestiniens. Devant les preuves, Tel-Aviv, a dû admettre qu'il avait utilisé des munitions au phosphore. Ce pays détient également le plus important stock d'armes chimiques biologiques et nucléaires au Moyen-Orient, il est le seul Etat à ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire…


Avons-nous entendu une condamnation de Washington ou Paris pour qu'Israël se débarrasse de ses armes chimiques ?  Pas une ! Au contraire, les États-Unis continuent de financer l’armée israélienne. Plus 3 milliards de dollars par an.


Ainsi, un allié des États-Unis et de la France a le droit de développer, construire et utiliser des armes chimiques, de perpétrer des crimes… Quant à la Syrie pays « ennemi » le Président Obama soulignait cette semaine  « J'ai toujours la possibilité d'ordonner l'utilisation de la force militaire si les intérêts des Etats-Unis sont concernés ».


Pour Washington l’objectif reste le même : permettre à l’impérialisme étasunien d’étendre  son hégémonie  sur le Moyen Orient Hollande son vassal, compte récupérer des miettes.

 

Le gouvernement Obama et ses alliés ont dû différer leurs projets d’attaque immédiate contre la Syrie. Ils doivent tenir compte de la profonde opposition populaire en Amérique et en Europe  à cette agression contre la Syrie. Dans le monde, les populations ont pris conscience que  Washington et Paris font peser sur le monde le risque de déclencher une guerre plus vaste dans cette région du globe.


 

 

 

 

Source :


http://www.sitecommunistes.org/

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 14:50

Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

Le 15 septembre 2013.

 

Les États-Unis d’Amérique ont proposé à l’Union européenne un accord commercial bilatéral à l’occasion de la réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013. Il n’y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l’océan. Un tel partenariat, s’il avait pour ambition d’améliorer la prospérité générale, de s’attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d’établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, tant du point de vue des soins de santé que de retraites ou de conditions de travail, d’éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.


Hélas, comme tous les traités de libre-échange depuis des décennies, non seulement il ne s’agit pas du tout de cela, mais de l’inverse. La décision prise en Irlande les 17 et 18 juin 2013 est monstrueuse à tous égards.


Les États-Unis d’Amérique ont un objectif très clair : recouvrer la suprématie mondiale dont ils ont bénéficié à la fin de l’URSS quand le monde était devenu unipolaire à leur avantage. Ils ont utilisé les organisations mondiales comme l’OMC et le FMI pour des accords multilatéraux basés sur le libre-échange visant à retirer aux autres nations alors en position défavorable, la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par la ploutocratie étatsunienne. Ils ont été largement aidés dans leur entreprise par l’UE à la fois pour soumettre les pays européens mais aussi le reste du monde en servant de caisse de résonance à leur politique, d’abord en nivelant les droits de douanes, puis en s’attaquant aux « barrières non-tarifaires » que sont les normes sociales, environnementales, alimentaires, techniques, etc. Cette stratégie a trouvé sa limite par l’émergence des « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui est venue perturber le leadership étasunien puisque, notamment, de très grandes entreprises des pays émergents concurrencent désormais avec succès les firmes multinationales à base étasunienne ou européenne. Dans cet ensemble, la Chine tient une place à part compte tenu de sa taille et de son régime politique. L’OMC et le multilatéralisme ont vécu pour les États-Unis d’Amérique comme moyen de domination du monde : il leur faut changer de stratégie. C’est pourquoi ils veulent désormais contourner l’OMC qui ne leur offre plus les mêmes garanties du fait du poids croissant des pays émergents et des pays pauvres.


La stratégie des Etats-Unis d’Amérique vise aujourd’hui à contenir la montée en puissance de la Chine et à recouvrer leur position de l’après-guerre froide. Pour cela, ils préparent une nouvelle guerre économique par l’instauration d’alliances au travers de traités commerciaux bilatéraux fondés non plus simplement sur la diminution des barrières tarifaires (les droits de douanes), mais sur l’élimination des barrières non-tarifaires : ils veulent prendre en tenaille la Chine par, d’un côté, un accord avec l’Asie (sans la Chine) appelé Trans-Pacific Partnership (TPP), et d’un autre côté par l’Union européenne au travers du (TIPC). Aujourd’hui contre les BRICS comme hier contre le communisme, l’Union européenne sera l’outil qui leur permettra d’un coup d’asservir les pays qui en font partie pour constituer un grand empire euroatlantique qu’ils domineront. Si cela se réalise l’objectif de l’Union européenne sera atteint et sa construction sera achevée. C’est un tournant de la géopolitique mondiale qui est train de s’amorcer sous nos yeux, c’est un « OTAN économique » qui se met en place comme le reconnaît lui-même le président Obama. Si cet accord voyait le jour, une nouvelle vague de libéralisation aux effets destructeurs s’abattrait sur la planète avec pour conséquences prévisibles :

  • la montée des tensions avec les BRICS et les pays en développement ;
  • une concurrence accrue entre les travailleurs des deux côtés de l’Atlantique et avec une pression sur les salaires, les conditions de travail et l’emploi ;
  • une aggravation des inégalités Nord-Sud ;
  • une détérioration de l’environnement ;
  • une privatisation du droit et de la justice par la mise en place d’un mécanisme de règlement des différends qui donne aux firmes multinationales le droit, en cas de litige, de porter plainte contre un Etat ou une collectivité territoriale auprès d’un tribunal privé, contournant les tribunaux respectueux des droits nationaux ;
  • une uniformisation et standardisation des modes de vie ;
  • des menaces sur l’agriculture de l’Union européenne et de la France ;
  • une privatisation des données personnelles.

Le tout avec une asymétrie entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique au bénéfice de ces derniers. Les européistes ne doivent pas se leurrer. Les dindons de la farce ne seront pas seulement les BRICS. Le rapport de force entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique sera, dans tous les domaines, en faveur des États-Unis d’Amérique, l’Union européenne étant battue dès le départ. D’autant que les dirigeants de l’Union européenne, pour la plupart, sont des victimes consentantes de cette annexion de l’Union européenne par les États-Unis d’Amérique. En effet, les États-Unis d’Amérique sont une puissance militaire, pas l’Union européenne soumise à l’OTAN dirigée par... les États-Unis d’Amérique ! Les États-Unis d’Amérique mènent une politique étrangère de grande puissance, pas l’Union européenne (limitée par l’article 28A du traité de Lisbonne). Les États-Unis d’Amérique conduisent une politique industrielle, pas l’Union européenne, politique interdite par les articles 107 à 109 du traité de Lisbonne. Les Etats-Unis d’Amérique disposent d’une politique de change, pas l’Union européenne. Celle-ci a assigné un objectif unique à la Banque centrale européenne : combattre une inflation qui n’existe plus depuis des années. Les Etats-Unis d’Amérique ont une politique monétaire, pas l’Union européenne. L’interdiction qui est faite à la BCE d’acheter directement les titres émis par les États membres est une des causes de la crise dans la zone euro.

La lutte contre le PTCI doit se fixer comme volet défensif l’abandon intégral des négociations et exiger comme volet offensif la construction d’un ordre mondial fondé sur la coopération entre les peuples dans le respect de leur souveraineté nationale. Il faut aussi lutter pour l’abandon du traité Canada-UE : le Canada étant membre (avec les États-Unis d’Amérique et le Mexique) de l’ALENA, ce traité serait un véritable cheval de Troie ouvrant ainsi une porte aux États-Unis d’Amérique. Ce projet de traité fait dire au porte-parole de M. Harper, Premier ministre canadien, “qu’il était aussi dans l’intérêt de l’UE de conclure un accord ambitieux avec le Canada, qui puisse servir de modèle pour de futures négociations et montrer quelle sorte d’accord est possible avec les États-Unis.”

La lutte pour l’abandon des négociations doit être internationale et transatlantique car elles affectent aussi le peuple étasunien et le peuple canadien. Au niveau national, les mobilisations doivent se fixer pour but de contraindre le gouvernement français à rejeter ces négociations. Et à s’engager à n’appliquer sur le territoire national aucune des mesures qui pourraient résulter de ces négociations et de l’accord final. La destruction de l’organisation républicaine territoriale et la perte du cadre national à terme, mises en place par le projet de l’Acte III de la décentralisation, constitueront un cadre favorable à l’application de ces accords de libre-échange, au détriment des citoyens français qui se trouveront encore plus éloignés des lieux de décision et du droit.

La lutte pour exiger un nouvel ordre mondial doit placer les principes de la charte de La Havane signée en 1948 en particulier par la France au cœur des revendications. Le principe fondamental de cette charte est celui de l’équilibre de la balance des paiements. Il lui donne sa charpente. Il signifie qu’aucun pays ne doit être en situation structurelle d’excédent ou de déficit commercial. La charte de La Havane est non seulement un cadre conceptuel permettant de remplacer le libre- échange par la coopération internationale, mais elle est aussi un ensemble de procédures et de règles immédiatement opérationnelles. La lutte pour remplacer l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par l’Organisation internationale du commerce (OIC) dont le texte fondateur est la charte de La Havane est une perspective enthousiasmante.


Pour atteindre la perspective universaliste de la charte de La Havane, il est nécessaire de :

1.- Construire une majorité politique mettant la charte de La Havane dans son programme.

2.- Proposer des accords bilatéraux reprenant les principes de la charte de La Havane.

3.- Prendre des mesures protectionnistes à l’égard des pays qui refuseraient la coopération en préférant la guerre commerciale.

4.- Construire un double système commercial mondial, juxtaposant, d’un côté, des accords bilatéraux entre la France et un certain nombre de pays, d’un autre côté, des accords bilatéraux entre une multitude de pays, ce qui créera les conditions pour revenir à un nouveau système multilatéral.


Telle est la ligne stratégique universaliste que propose le M’PEP. Elle est une alternative positive à la crise actuelle.

 

Lu sur le site du M'Pep

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:20

Le journaliste italien de la « Stampa », Dominico Quirico et le professeur belge, Pierre Picciniu Da Prata enlevés en Syrie depuis cinq mois et libérés dimanche soir viennent de confirmer qu'ils ont été kidnappés et maltraités en Syrie par des bandes liées aux forces intégristes. Dominico Quirico, vieux routier (62 ans) de la presse et spécialiste de cette région du monde a indiqué : « Il est possible que cette révolution m’ait trahi ». Celui qui par deux fois a été menacé d’exécution, affirme : « Ce n’est plus la révolution que j’ai connue il y a deux ans à Alep laïque et tolérante. Nous avons été arrêtés par l’Armée syrienne libre puis livrés à une brigade inféodée à Al-Quaida ».

Pierre Piccinio Da Prata, proche de la rébellion, confirme les propos de son ami italien et révèle qu’il a entendu une conversation au cours de laquelle les dits "rebelles" assuraient avoir utilisé du gaz sarin. Et il poursuit : « C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou un autre gaz dans lors des combats dans la banlieue de Damas. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie».

Plusieurs question méritent d’être posées : MM Kerry et Fabius vont-ils verser ces témoignages dans le dossier ? La presse française souvent habillée en tenue camouflée va-t-elle répercuter cette information ? Le sort de nos concitoyens et confrères Didier François et Edouard Elias enlevés le 6 juin ne doit-il pas être traité – à la lumière des révélations d’hier - avec les « rebelles » syriens soutenus et armés par François Hollande et le gouvernement français ?


José Fort


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:44

Non à toute intervention militaire !

Fin Août, les dirigeants occidentaux  ont décidé d’intervenir militairement en Syrie. Les Etats-Unis, une partie des Etats européens, la Turquie, Israël et les pays du Golfe prétendaient la « punir ».  Puis les « va-t-en-guerre » se sont faits plus discrets. Cameron a dû s’incliner devant le refus du Parlement britannique. Obama repousse sa décision. C’est que les peuples ne veulent pas d’une guerre de plus. Leur expérience est que les interventions occidentales ne résolvent rien et provoquent d’immenses désastres humains.   Pourtant Obama poursuit l’offensive idéologique. En France malgré les 64% de Français opposés à cette intervention, Hollande et Fabius persistent.  Ils viennent de répéter qu’ils veulent le départ de Bachar Al  Assad.  Comme naguère Sarkozy à propos de Khadafi.  Avec l’aide de la France, Khadafi a été vaincu et assassiné.  Quel est le résultat du changement de régime ?
L’emploi d’armes chimiques est criminel.    Mais qu’il soit avéré ou pas, que ce soit le fait du gouvernement syrien ou le fait des rebelles, rien ne peut légitimer l’attaque et l’atteinte à la souveraineté d’un pays. Cela vaut pour la Syrie, comme cela vaut pour tout autre pays.  Cette intervention est illégitime.
Une telle internationalisation du conflit ajouterait la guerre à la guerre, risquerait d’embraser la région.  Ce serait un soutien de fait aux islamistes , aux régimes réactionnaires d’Arabie Saoudite, du Qatar et d’Israël qui ont tout fait, depuis le début du conflit, pour obtenir une intervention militaire.
Plus de guerre éloignerait encore davantage les possibilités d’une issue  politique au conflit. Ce n’est pas l’intérêt des  Syriens, qu’ils soient chrétiens, sunnites, chiites, alaouites ou laïcs.

Action Communiste

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 13:19

informations-ouvrieres.jpg

Aucune légitimité !

 

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.


Dans la lettre adressée aux organisations ouvrières qui se sont prononcées contre l’intervention militaire en Syrie pour leur proposer une initiative commune, notre parti, le POI, précise que « rien ne saurait légitimer cette agression contre le peuple syrien, ni les décisions de Hollande, ni la discussion au Parlement, ni les décisions de l’ONU » (1).



De son côté, l’éditorialiste de L’Humanité écrit ce 2 septembre : « Comment décréter la guerre ou la paix pourrait-il être l’apanage d’un homme seul au XXIe siècle ? Au moins François Mitterrand s’était-il soumis au vote du Parlement avant de faire parler les armes lors de la première guerre d’Irak en 1991. » Question : le vote de 1991 conférait-il une quelconque légitimité à l’agression contre le peuple irakien ? Non !



Aujourd’hui comme en 1991, et au-delà des prétextes invoqués, le seul fondement de l’intervention, ce sont les intérêts des multinationales, des banques, des spéculateurs et capitalistes dont la défense commande la politique de l’administration américaine et de son petit supplétif François Hollande (non sans crises et contradictions).



Mais si l’on se place du point de vue du droit des peuples, aucune légitimité ne peut être reconnue à l’intervention militaire qui menace.  Le président de la République, chef des armées, peut décider seul ? Cela découle en effet du caractère bonapartiste et antidémocratique des institutions de la Ve République (dont l’élection du président de la République au suffrage universel est la clé de voûte). Mais même agrémentée d’une touche d’approbation parlementaire, l’agression contre le peuple syrien serait-elle légitime ? La question vaut, tout autant, pour la « réforme » Hollande-Ayrault des retraites.



L’aggravation des conditions d’exploitation et le démantèlement des garanties collectives n’ont d’autre motif que le respect des diktats du FMI, de l’Union européenne et de la BCE (elle-même reliée à la Réserve fédérale des Etats-Unis, c’est-à-dire, là encore, au capital financier nord-américain). Mais ces mesures n’ont aucune légitimité du point de vue des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des retraités. Un vote du Parlement pourrait légaliser ces mesures ; il ne les légitimerait pas pour autant, du point de vue de la démocratie.



Quels que soient les votes de l’ONU ou du Parlement, la légitimité est dans le camp du combat contre l’intervention en Syrie, comme elle est du côté de l’action de classe unie pour le retrait de la contre-réforme Ayrault des retraites.  Qu’il s’agisse de la menace de guerre ou des contre-réformes du gouvernement, le respect de la démocratie et des droits légitimes des peuples et de la majorité sont contradictoires aux institutions de la Ve République et de l’Union européenne.



C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant se prononce pour la rupture avec ces institutions, pour la liquidation des traités de l’Union européenne et l’établissement d’une véritable souveraineté du peuple à travers une Assemblée constituante. Cela, pour ouvrir la voie à l’union libre des peuples et nations libres de toute l’Europe, libres de ne pas obéir aux diktats de guerre et de misère de la Réserve fédérale de Washington et de la Banque centrale européenne de Francfort. De manière immédiate, le POI renouvelle son appel d’urgence à réaliser l’unité pour empêcher l’intervention militaire en Syrie. A bas la guerre ! A bas l’exploitation !

_____
(1) A l’heure où nous écrivons, aucune réponse à notre proposition ne nous est parvenue.

Le 4 septembre 2013

 

Source : POI

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:14

Rappelons  l'article publié par "canempechepasnicolas" en octobre 2012 et ce que faisaient hier les farouches partisans d'"ingérence humanitaire" aujourd'hui.

 


 

Depuis de nombreuses semaines, le pouvoir, les médias* et l’ensemble de la classe politique s’en prennent directement à la Syrie et son président, les accusant de tyranniser leur peuple

 

Pas un jour ne se passe sans que Damas ne soit montré du doigt : il ferait « quotidiennement couler le sang des manifestants » qui « courageusement », affronteraient les militaires et les policiers, pour montrer leur opposition au régime.

 

Cette offensive française s’insère dans une campagne menée par les forces impérialistes contre un Etat qui refuse de s’incliner devant les intérêts des Etats-Unis et de leurs compères occidentaux de l’Otan.

 

La France officielle, droite et «gauche» rassemblées, crie le plus fort de la meute.

 

Et pourtant !

Le contentieux  entre nos deux pays devrait, au contraire, porter « à repentance »…

 

En effet, comment ne pas évoquer les Croisades, ces siècles, de 1095 à 1270, où les « Européens », Francs et Germains, commandités par le Pape, se ruaient en « Terre sainte », en terre aujourd'hui syrienne, avec comme prétexte l'objectif de « libérer le tombeau du Christ » de la domination des « infidèles », les Arabes.

 

Urbain II avait appelé les chrétiens d'Occident à cesser de se faire la guerre et à s'unir pour combattre les "païens" et « délivrer les frères d'Orient ».

Et de massacrer au passage des dizaines de milliers de juifs, comme impies.

Et cette terre-là, où fut portée la guerre, c’était, en partie, la Syrie d’aujourd’hui.

 

Mais le temps qui passe noie les souvenirs et assèche les torrents de sang répandu.

Aussi, faisons avec l’histoire un bond de plus de six siècles.

 

Nous sommes en 1919. Les Alliés ont gagné la guerre. Français et Anglais se partagent l’ancien empire turc, associé à l’Allemagne vaincue.

 

Lloyd Georges et Clemenceau, chefs des gouvernements britannique et français, s'accordent, en marge de la Conférence de Paix de Versailles, Clemenceau a lâché la région de Mossoul riche en pétrole et les Britanniques ont accepté le protectorat français sur le reste de la Syrie.

 

Le général Henri Gouraud, véritable “proconsul” français de 1919 à 1923, marche alors sur Damas où règne le roi Fayçal. Gouraud fut l’un des artisans les plus furieux du dépeçage de la Syrie, dont le plus gros morceau arraché est le Liban. (Conférence de San Remo,1920)

 

Le « mandat » français donné par la SDN sur ces territoires, ne fut qu’une colonisation déguisée, que le peuple syrien n’a jamais, accepté.

 

Aux révoltes multiples, (celle de 1924-1926, entre autres), succèdent des répressions sauvages.

C’est ainsi qu’en 1945, le lendemain de l’armistice de la 2° guerre mondiale, la France, fraîchement libérée, tirait encore au canon sur la population de Damas : **

Mais la Syrie et le Liban deviennent, formellement, indépendants, les premières colonies à sortir du carcan de « l’Empire français ».

 

La France laisse de plus, derrière elle, un Liban, volontairement atomisé en diverses communautés religieuses, qui se disputeront le pouvoir, au prix de sanglantes guerres civiles.

 

Le rôle joué, jadis, par la France en Syrie et au Liban, devrait la conduire à une importante retenue dans la situation présente.

 

Comme chacun le sait, il n’en est rien.

 

Au contraire, son interventionnisme ouvert contre le pouvoir syrien a le doux parfum d’un esprit colonial, à fins impérialistes, à peine déguisé.

Comme en Côte d’Ivoire et en Libye.

 

* L’éditorial du Monde, daté du 26 juillet 2012, a pour titre  :

  « Les Syriens  méritent qu’on ne les oublie pas ».

Il se termine ainsi :

« Les Etats-Unis et l’Europe devraient aider une opposition syrienne disparate et divisée à s’organiser. Ils devraient lui assurer un soutien politique et économique ».

Peut-on, plus outrageusement, plaider le droit d’ingérence dans un pays souverain ?

 

** « Le 29 mai 1945, après dix jours de manifestations ininterrompues, les Français, sous l’ordre du général Oliva-Roget bombardent Damas pendant 36 heures d’affilée. Les morts et les blessés se comptent par centaines. Une partie de la ville est détruite par ce bombardement, dont le parlement syrien. »

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie_mandataire

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 08:41
Dans le Pas de Calais, la mobilisation s'organise.  Pourquoi pas en Seine-Maritime et dans l'Eure ?  

LE BASSIN MINIER DU PAS-DE-CALAIS CONTRE LA GUERRE !

CONTRE TOUTE INTERVENTION MILITAIRE,

ET TOUTE INGÉRENCE IMPÉRIALISTE EN SYRIE !

FRANCE HORS DE LA COALITION

[Etats-Unis –Grande-Bretagne – Turquie] !

RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE à 18H00

DEVANT LES MAIRIES PUIS LES SOUS-PRÉFECTURES

à BÉTHUNE ET à LENS

 

Réunis le 28 août 2013 à Divion, des membres mandatés par les organisations politiques PCF, PRCF, Jeunesses communistes, NPA, PG, COBAMIO, des membres d’organisations syndicales et d’autres militants progressistes, ont décidé d’appeler à des rassemblements simultanés à Béthune et Lens, le mercredi 4 septembre, jour du débat parlementaire (congrès Assemblée nationale et Sénat) sans vote sur l’implication militaire de la France dans le conflit en Syrie.

 

Après débat, il a été considéré unanimement que cette ingérence militaire de l’Occident dans le conflit syrien est de nature impérialiste contre la souveraineté de la Nation et du peuple de Syrie.

Même si nous condamnons l’emploi d’armes chimiques par l’un des deux camps en conflit depuis deux ans, le recours à la puissance militaire est un crime lourd de conséquences pour les peuples du monde.

D’ailleurs, le recours aux armes chimiques, à supposer qu’il soit établi et qu’il ne soit pas le fait des insurgés djihadistes armés par le Qatar et l’Occident, ne doit pas nous faire oublier les bombes au phosphate blanc employées contre Gaza ou celles à l’uranium appauvri employées en Irak et en Libye. Il évoque aussi l’emploi de napalm et d’agent orange lors des guerres du Vietnam et d’Algérie. Si les centaines de présumés « gazés » exposés dans les média sont terribles, il ne faut pas oublier qu’au Rwanda, près d’un million de personnes ont été massacrées à la machette, sous les yeux des mêmes puissances qui aujourd’hui crient au loup, mais ne sont, à l’époque, jamais intervenues quand il s’agissait de mettre en cause leurs protégés

 

La guerre est toujours tragique ; c’est la raison de notre engagement pour la Paix. De surcroît aujourd’hui risques d’embraser le Proche-Orient tout entier, voire la planète, sont donc réels.

 

Cette guerre civile en Syrie est une création diabolique qui entre dans le cadre de la modification de la géopolitique mondiale instrumentalisée par les Etats-Unis et les puissances impérialistes occidentales (des barbouses des services secrets et des militaires occidentaux sont sur place depuis des mois) , mais aussi par les oligarchies féodales du Golfe (Qatar-Arabie Saoudite-Emirats Arabes Unis…) qui financent et arment les pseudo-rebelles dont la plupart sont des salafistes venus combattre sur ordre des organisations terroristes religieuses. Les mêmes que la France dit avoir combattu au Mali ces derniers mois.

 

Le but final de l’Occident capitaliste est de s’approprier le Proche et Moyen Orient en le recolonisant, et d’encercler l’Iran, l’ennemi suprême de l’Occident et d’Israël. L’Iran qui refuse toute compromission avec le grand Capital mondial et les multinationales et entend garder sa souveraineté et son intégrité territoriale, notamment sur le détroit d’Ormuz, les routes du pétrole et du gaz.

 

Mais l’entreprise impérialiste occidentale vise aussi à provoquer la Russie et la Chine, considérés comme des rivaux trop puissants et trop influents, quand au même moment le parlement britannique interdit à Cameron d’intervenir.

 

Au moment où Hollande parle d’ « un soutien international », alors que de nombreux pays refusent la solution guerrière, c’est une victoire des peuples, et notamment une victoire en différé de ceux qui avait contesté la décision de Tony Blair d’intervenir en Irak sur la base de mensonges éhontés. Mais qui peut douter qu’en contrebande, l’impérialiste Cameron ne va pas tenter de contourner la décision parlementaire ?

 

Ajoutons qu’il est absolument scandaleux, au moment où le gouvernement ponctionne de toutes les manières possibles le pouvoir d’achat populaire, les retraites et les services publics, de constater qu’il est en capacité de trouver des milliards d’euro, car c’est ce que coûterait une telle guerre, pour attaquer la République syrienne qui ne nous a rien fait. Si bien qu’en condamnant cette entreprise guerrière, qui se met en place en bafouant grossièrement le droit international et la Charte de l’ONU, nous avons aussi conscience de défendre le peuple de France : car, comme le disait Marx, « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre ».

 

Pour toutes ces raisons, nous appelons l’ensemble des progressistes du Bassin minier du Pas-de-Calais à refuser cette guerre contre la Syrie, et à être nombreux à entrer en résistance contre toute ingérence de la France ou de l’Occident et contre l’emploi de la force armée contre la Syrie et le peuple syrien.

 

Pas d’argent pour les guerres ! Pas d’ingérence impérialiste ! Pas de bombardements ! Stop aux mensonges, vive la Paix et le progrès social ! L’argent pour les acquis, pas pour la guerre en Syrie, et des sous pour nos retraites, pas pour la reconquête !

 

Signatures :

 

Politiques : Fédération du Pas-de-Calais du Parti Communiste, Pôle de Renaissance Communiste en France, Parti de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, Fédération Pas-de-Calais des Jeunesses Communistes, Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais, Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais, Section PCF de Bruay la Buissière, Section PCF de Harnes ; Section PCF de Divion.

 

Associatives : Confédération Nationale du Logement du Pas de Calais, Front Solidaire, Comité des Sans-Papiers 59, Comité « Libérez-les ! » 59-62.

 

Syndicales : Union Départementale CGT du Pas-de-Calais, Syndicat CGT Fraisnor, Union Locale CGT de Béthune, Union Locale CGT d’Auchel, Syndicat départemental CGT Vie Active, Syndicat CGT Desquesnes, Syndicat des Chômeurs et Précaires de l’arrondissement de Béthune et environs, Syndicat CGT TKES.

 

Personnelles : Lorette Lucantis, Denis Duporge, Bertand Wambre, Stéphane Mrhari, Sylvie Guduk, Christian Delépine, Mugette Happiette, Grégory Glorian, Jacques Lacaze, Joris de Macedo, Bruno Thorel, Laetitia Hamel, Hervé Merlin, Jean-Jacques Dipert, Ahmed Aslia, B. Descamps

 

Source : comibase@gmail.com

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:18
Guerre en Syrie : la réponse des peuples.
samedi 31 août 2013
par  Rouge Midi
popularité : 98%


Le poids des opinions et quelques autres éléments.


Dimanche soir, à écouter et lire les médias tout semblait réglé comme du papier à musique. Un massacre de plus avait été commis en Syrie, le régime de Damas, et forcément lui (l’enquête de l’ONU était donc inutile), avait franchi la fameuse ligne rouge, il fallait faire cesser les agissements du dictateur et seule la guerre pouvait sauver le peuple syrien. Et cette opinion était bien sûr partagée par l’ensemble du monde « civilisé » (sic !) et « démocratique » (resic !). Fermez le ban.


Cela semblait d’autant plus réglé que sur l’instant les avis contraires étaient soit tus, soit bien trop timides, y compris dans le camp progressiste de notre pays où les premières déclarations comportaient des ambiguïtés et des oublis ou erreurs préjudiciables à la cause pacifiste (à l’exception notable des billets de José Fort dans l’Humanité) tant elles pointaient la seule responsabilité du gouvernement syrien, (responsabilité que Rouge midi n’a pas cessé de dénoncer par ailleurs…en essayant d’éviter de tomber dans le simplisme). Il n’est pas inutile de rappeler ici quelques-unes des incohérences, non pour polémiquer mais pour mesurer l’évolution des choses :
- « Les bombardements à l’arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad » (déclaration du PCF du 26 août )
- Cette même déclaration parle de la nécessité de la reprise de la conférence de Genève sans pointer que ce sont les USA et l’opposition qui pour l’instant n’ont pas voulu s’asseoir à la table des négociations (l’opposition réaffirmant suite à l’attaque chimique qu’il était maintenant impossible de reprendre la discussion…ce que les russes [1] avaient anticipé dès le 22 août en parlant du prétexte idéal que tenait désormais l’opposition pour maintenir son refus de négocier).
- Pas un mot sur l’enquête de l’ONU qui avait conclu en mars dernier, lors de la première attaque chimique, à la responsabilité de l’opposition.
- Pas un mot non plus sur la responsabilité d’Israël dans ce conflit
- Un « conflit que le régime syrien a, à dessein, militarisé et internationalisé » (lettre de Pierre laurent à Hollande du 27 août :une lettre à François Hollande ). Pierre Laurent se rappelle-t-il que dans la première phase du conflit il y a eu plus de morts dans l’armée syrienne que chez les rebelles ?


Dans cette même lettre, la « demande de bien vouloir inscrire en priorité à l’ordre du jour de la session extraordinaire qui s’ouvrira le 10 septembre une discussion parlementaire sur la situation en Syrie » paraissait bien timide et ne répondant pas à l’urgence face aux déclarations guerrières de la bande des 3 (USA, Angleterre, France) d’autant que ces mêmes écrits n’étaient accompagnés d’aucun appel à la mobilisation populaire contre la guerre.

Imposer la paix est à notre portée

Tout semblait réglé…mais cela n’a pas marché ou du moins le scénario initial a du plomb dans l’aile et ce pour plusieurs raisons à énumérer pas forcément par ordre d’importance.


- Contrairement à ce que disent radios et télés la Russie et la Chine ne sont pas isolées dans leur refus de l’intervention. Comme le fait remarquer Philippe Migault, directeur de recherches à l’IRIS, dans Ouest France, les russes « ne sont pas d’accord avec Paris, Londres et Washington. Mais ils ont la même position que la Chine, que l’Inde ou que le Brésil. Les Russes représentent une bonne partie de l’opinion publique mondiale, qui considère que les Occidentaux n’ont pas à s’immiscer dans les affaires intérieures d’un Etat.
Par ailleurs, au sein de l’Union européenne, personne n’a entendu les Allemands demander une intervention militaire en Syrie. Ni les Espagnols, les Italiens, les Polonais, les Suédois… Il n’y a que Paris, Londres et Washington à vouloir y aller. »
Et si on compte en nombre de citoyens, n’en parlons pas !


- La presse est obligée de dire que les opinions publiques des 3 pays belliqueux, dont la France de gôche fait partie, sont majoritairement défavorables à une intervention armée. Cela explique certainement grandement le vote du parlement britannique qu’un journaliste de France Inter qualifiait ce matin de « fuite à l’anglaise » (sic !). Ce refus a d’ailleurs obligé Obama à faire un aveu de taille peu souligné : il décidera « SELON les Intérêts Américains" » http://www.huffingtonpost.fr/2013/0.... Ah bon ? Et nous qui pensions que c’était dans l’intérêt du peuple syrien…

Amplifions et prolongeons les mobilisations

Il y a des mobilisations de refus de la guerre, ce dont hier et ce matin les médias radio télévisés ne parlaient pas comme si elles ne comptaient pas et pourtant…Elles sont bien au coeur des hésitations des politiques. Dans ce cadre, nous nous pouvons nous féliciter de la réactivité et de l’appel à la mobilisation du Mouvement de la paix. On peut penser que cet appel est pour beaucoup, au-delà de la participation conséquente à des rassemblements unitaires convoqués en 24h, dans l’évolution des expressions des organisations progressistes qui s’affirment plus résolument pour la paix au cours des heures. De même l’initiative du Mouvement de la Paix n’est pas pour rien, d’une part à la montée du refus de la guerre en France (64% de français se disent opposés à la guerre selon les derniers sondages) d’autre part au fait qu’une part croissante de l’opinion s’interroge sur la véracité des faits tels qu’ils sont présentés. De ce point de, l’entretien accordé par l’opposant syrien Haytham Manna est éclairante.


Syrie : « Les attaques chimiques sont un coup monté », d’après Haytham Manna (LeVif.be)
En exil depuis 35 ans, l’opposant Haytham Manna, responsable à l’étranger du Comité de Coordination nationale pour le changement démocratique (opposition syrienne non armée), s’oppose avec force à toute intervention étrangère contre son pays.

François Janne d’Othée : L’utilisation d’armes chimiques en Syrie pourrait amener les Occidentaux à « punir » le régime. Qu’en pensez-vous ?

Haytham Manna : Je suis totalement contre, tout comme la coordination que je dirige. Cela ne fera que renforcer le régime. Ensuite, une intervention risque d’attiser encore plus la violence, d’ajouter de la destruction à la destruction et de démanteler un peu plus la capacité de dialogue politique. (…)

FJO : Les Occidentaux choisissent la mauvaise option, selon vous ? HM : Depuis le début, c’est une succession d’erreurs politiques. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont poussé les parties à se radicaliser. Ils n’ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d’évoquer ce phénomène. Où est la démocratie dans tout ce projet qui vise la destruction de la Syrie ? (…)

FJO : Qui est responsable du dernier massacre à l’arme chimique ? HM  : Je n’ai pas encore de certitude mais nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande. On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d’une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l’armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ? Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains !

FJO : Pensez-vous qu’une partie au conflit a voulu provoquer les Occidentaux à intervenir ? HM  : C’est un coup monté. On sait que les armes chimiques ont déjà été utilisées par Al Qaeda. (…) l’armée loyaliste a repris du terrain. Seule une intervention directe pourrait donc aider les rebelles à s’en sortir… Alors, attendons. Si c’est Al Qaeda le responsable, il faudra le dire haut et fort. Si c’est le régime, il faudra obtenir une résolution à l’ONU. Et ne pas laisser deux ou trois pays fédérer leurs amis, pas tous recommandables d’ailleurs.

FJO : Entre Occidentaux et Russes, quelle position vous semble la plus cohérente ? HM  : Les Russes sont les plus cohérents car ils travaillent sérieusement pour les négociations de Genève 2 [sensées mettre autour d’une même table le régime et les opposants]. Les Américains ont triché. Deux ou trois fois, ils se sont retirés, au moment où s’opérait un rapprochement.

FJO : Une solution politique est-elle encore possible ? HM  : Tout est possible mais cela dépendra surtout des Américains. Les Français se contentent de suivre. Une solution politique est la seule qui permettra de sauver la Syrie. Mais l’opposition armée ne parvient pas à se mettre d’accord sur une délégation.

A nous donc de faire en sorte que le gouvernement français ne " suive " plus...

Contrairement à ce que nombre de commentateurs "autorisés" veulent nous faire croire, le choix n’est pas entre l’appui à un régime dictatorial ou à des fascistes obscurantistes, mais celui de pousser ou non pour que l’opposition non armée puisse sortir de l’étouffement dans lequel la guerre civile l’a plongée et gagne la justice sociale et la liberté, toutes demandes qui ont motivé la révolte initiale du "peuple qui a inventé l’alphabet".

A quelques jours du 10 septembre, les mobilisations actuelles, les diffusions de l’information militante face au pouvoir des médias, nous rappellent que « El pueblo unido jama sera vincido ».

Si Hollande ne sait pas quoi faire des milliards qu’il est prêt à consacrer à la guerre, il peut toujours les utiliser à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la protection sociale.


En médaillon le rassemblement unitaire de Marseille


[1] ria novosti

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 17:32

Mouvement Paix

 

Face à la situation enflammée en Syrie,
Le Mouvement de la Paix appelle à un rassemblement :

Non à l'intervention armée en Syrie 
Non à la participation de la France 
Solidarité avec les forces de paix
de justice et de démocratie en Syrie

 

Pour Paris :
Rendez-vous jeudi 29 août 2013 à 18h30, Fontaine des innocents (Métro : Châtelet-les-Halles Sortie Pierre Lescot ou Châtelet Sortie Place de Navarre)
 

 

Pour la province :

Rendez-vous, dès que possible, devant les préfectures.

 

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