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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 10:22

DÉCLARATION COMMUNE SUR LA SITUATION DU VENEZUELA   des organisations communistes suivantes :

 

Rassemblement des Cercles Communistes, Faire vivre le PCF, Rouges Vifs midi, Rouges Vifs Ile de France, Gauche Communiste, Collectif communiste Polex, Action Communiste Haute Normandie, Pôle de Renaissance Communiste en France.

 

VENEZUELA: VASTE FRONT PATRIOTIQUE CONTRE LE FASCISME.

Comme le disent nos camarades du Parti Communiste du Venezuela " la paix se conquiert par la victoire contre le fascisme et donc par l'approfondissement du processus révolutionnaire, par le défense et l'extension des conquêtes populaires, par l’élévation de la combattivité des masses. C'est par la lutte de la classe laborieuse et par l’engagement anti-impérialiste des masses, et non par la conciliation impossible avec l'impérialisme américain et avec l’oligarchie venezuelienne que pourront être vaincue la droite anti-bolivarienne du Venezuela, l’impérialisme américain qui l’inspire et les transnationales qui utilisent tous les moyens pour entraver la transition vers le socialisme, pour disloquer l’ALBA et pour isoler Cuba socialiste".

Les mouvements communistes signataires de la présente déclaration soutiennent sans réserve la contre-offensive du peuple vénézuélien. C’est le seul moyen pour éviter un putsch fasciste se terminant par un bain de sang à la chilienne.

Les mouvements communistes signataires dénoncent également les groupes contre-révolutionnaires et para-militaires dont certains sont manipulés de l'étranger par l'ancien président de Colombie Uribe, boucher de son propre peuple. Les signataires dénoncent enfin l'attitude scandaleuse des grands médias de notre pays qui déforment honteusement la réalité sociale et politique du Venezuela, présentant les forces populaires majoritaires et le pouvoir bolivarien démocratiquement élu sans discontinuité depuis la victoire de Hugo Chavez, confirmée encore par la victoire du président Maduro et des candidats bolivariens aux municipales de décembre 2013 .

La riposte de masse, ferme et déterminée, soutenue par la solidarité internationale des communistes et des progressistes, demeure la seule voie qui préserve la révolution et la paix.

Faisons de la défense du Venezuela bolivarien et de la solidarité de classe avec les communistes vénézuéliens un élément fort de notre engagement communiste en France car tout retour en arrière au Venezuela déstabiliserait l’Alternative bolivarienne des Amériques, isolerait Cuba et aggraverait les éléments de démoralisation du mouvement ouvrier et progressiste dans notre propre pays. A l’inverse, un nouvel élan du processus démocratique au Venezuela, une avancée populaire vers la révolution socialiste, seraient de puissants facteurs de remobilisation du camp progressiste en France et dans le reste du monde. 


13 mars 2014

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:48

PhotoXPress-USSR

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le référendum de Crimée est plein de dangers. Laissons les occidentaux et les Russes à leur sombre partage du gâteau, leurs dénonciations hypocrites. Rappelons plutôt un autre référendum, il y a 23 ans jour pour jour, qui avait uni Russes et Ukrainiens.

 

L'Union soviétique, renversée par un mouvement populaire irrésistible, une défiance généralisée ou plutôt trahie par ses propres dirigeants déterminés à un changement de régime, de système économique, prompt à assurer leur domination ?

 

Les résultats du référendum du 17 mars 1991 portant sur le maintien ou non de l'Union des républiques socialistes soviétiques – neuf mois avant la dissolution effective de l'URSS par Gorbatchev – peuvent nous apporter une réponse guère contestable.

 

Des contradictions dans les clans dirigeants soviétiques

 

Qu'il fut laissé aux peuples le choix de décider sur cette question critique montre bien les contradictions de l'appareil bureaucratique soviétique : entre une bonne partie acquise à la liquidation de l'URSS, une autre à sa « réforme » la vidant de sa substance, enfin une dernière décidée à préserver l'URSS en tant que régime socialiste.

Les influences réciproques de ces camps « liquidateurs », « rénovateurs », « orthodoxes » se sont plus ou moins annulées lors de ce référendum, en dépit des stratégies locales, aboutissant sur des formulations différentes de la question. C'est ce qui a donné à ce référendum une réelle signification.

La question originelle, formulée par l'équipe de Gorbatchev, révèle bien ce langage retors utilisé par la bureaucratie (post-)stalinienne, l'influence des différents camps neutralisée :

 

« Considérez-vous nécessaire le maintien d'une Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) en tant que fédération rénovée de républiques égales et souveraines, où les droits et les libertés de chaque nationalité seraient intégralement garantis ? ».

 

76 % des soviétiques pour maintenir l'URSS !

 

Même si, dispositions à l'appui, ce référendum a pu être instrumentalisé par certains leaders nationalistes (comme en Ukraine), il ne fait guère de doute que pour les peuples, la question était  : « pour » ou « contre » l'URSS, avec son système économique, son union politique.

Le premier enseignement de ce scrutin, ce fut la participation élevée des Soviétiques, mais non caricaturale, avec 80 % de votants, ou 148 millions de suffrages exprimés.

Le second, c'est que 76,4 % des votants ont opté pour le maintien de l'Union soviétique, tandis que 21,7 % ont choisi la rupture avec l'URSS.

Regardons ces résultats en détail.

 

Une certitude : Russes et Ukrainiens majoritairement pour l'URSS

 

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En Lettonie, Lituanie, Géorgie, Arménie, Moldavie, les nationalistes des républiques soviétiques qui avaient déjà pris le pouvoir dans les parlements locaux dans les pays Baltes, en Géorgie, en Arménie et en Moldavie, avaient décidé de boycotter ce scrutin.

Que redoutaient-ils du vote populaire  ? Peut-être un vote populaire contraire, sans nul doute un électorat divisé, entravant leur processus d'indépendance. Cela aurait mis à mal leur mythe unanimiste, leur «  nationalisme communautaire  » à base ethnique et anti-russe.

Tant les «  réferendums  » officieux des nationalistes que ceux des organisations pro-soviétiques doivent être pris avec beaucoup de prudence.

En dressant un tableau impartial, on peut néanmoins déceler une forte majorité favorable à la sécession dans les pays Baltes et en Géorgie. Une majorité, dans des pays divisés, favorable au maintien de l'URSS en Arménie, en Moldavie et certaines régions géorgiennes (Ossétie, Abkhazie)

 

Dans les Républiques d'Asie centrale – Azerbaidjan, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan –, une majorité écrasante avait voté pour le maintien de l'URSS  : de 95 à 99 %.

Ces scores excessifs incitent à la prudence. Que ces peuples aient été favorables au maintien de l'URSS, les sondages actuels révélant leur nostalgie du régime soviétique, on peut le penser. Mais ces résultats montrent aussi l'option des dirigeants locaux, connus avant comme après pour leur gestion guère transparente. 

Toutefois, le vrai sens du vote peut être dégagé en regardant les scores en Russie, Ukraine, Biélorussie, où on retrouvait 85 % des électeurs, et seules «  républiques  » où les résultats se révèlent fiables  : ces peuples ont largement choisi le maintien de l'URSS, de 71 à 83 %.

En Biélorussie, une région où le Parti communiste était historiquement fort, le vote « Pour » a mobilisé 83 % des électeurs.

En Russie, où étaient concentrés la majorité des électeurs, le vote « Pour » a concentré 73 % des électeurs, soit 56 millions d'entre eux, contre tout de même 27 % de votes défavorables, donc 21 millions de russes souhaitant la fin de l'URSS.

C'est en Ukraine où les résultats sont les plus intéressants pour comprendre les événements actuels. Les Ukrainiens ont voté «  Pour  » le maintien de l'URSS à 71,5 %, tandis que 28,5 % de la population avait voté « Contre ».

 

Toutefois, cela suppose de prendre en compte le mouvement de boycott lancé par les nationalistes d'Ukraine de l'ouest, ce qui peut nuancer les résultats, mais révèle aussi la faiblesse du mouvement nationaliste alors.

La formulation particulière choisie en Ukraine tendait également à favoriser une compréhension axée sur l'indépendance de l'Ukraine au sein d'une URSS refondée.

Les résultats de ce référendum étaient une preuve de l'attachement des Russes, des Ukrainiens et de l'immense majorité des peuples soviétiques à l'URSS, son histoire, son système économique, son originalité politique.

La trahison des Gorbatchev, Eltsine, Kravtchouk et autrs Tchevernadze n'en est que plus manifeste : contre l'avis de leurs peuples, ils ont lancé l'URSS sur la voie de la décomposition, des fureurs nationalistes, du capitalisme sauvage, de la corruption mafieuse.

 

Gorbatchev et Eltsine restent les dirigeants les plus impopulaires du siècle dernier, selon les sondages publiés récemment en Russie, tandis que Brejnev, Lénine et Staline sont ceux qui obtiennent le plus de suffrages du peuple russe.

 

Il est temps de rappeler les dates oubliées dans nos manuels d'histoire : le 17 mars 1991, quand les peuples russes et ukrainiens, unis, ont défendu l'URSS !


 
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 17:06
Les prisons privées aux États-Unis :
un commerce plus lucratif que la drogue.

TELAM - Des décennies de politiques xénophobes et de main dure (tolérance zéro), et un système pénal ancré dans l’enfermement, ont créé aux États-Unis la plus grande population carcérale au monde et une industrie multimillionnaire de prisons privées.

Il y a un peu plus de 15 ans, la chercheuse étasunienne et militante des années 60, Angela Davis, inventa le terme de « complexe industriel carcéral » et le compara au puissant et redouté complexe militaro-industriel étasunien.

“Les prisons ne font pas disparaître les problèmes, elles font disparaître les êtres humains. Et la pratique de faire disparaître un grand nombre de personnes des communautés pauvres, immigrantes et racialement marginalisées est devenue littéralement un grand commerce », écrivait la dirigeante communiste.


La plus grande entreprise carcérale des États-Unis, Corrections Corporation of America (CCA) fut aussi la première de cette industrie innovatrice.

Créée en 1983, elle fut conçue par Jack Massey, le même homme qui à la fin des années 60 fonda l’Hospital Corporation of America qui est aujourd’hui la plus grande entreprise d’hôpitaux et de centres de chirurgie privés des États-Unis.

L’année suivante, Wackenhut Corrections Corporation apparut sur le marché, une entreprise qui plus tard sera rachetée par le Groupe Geo, la seconde compagnie la plus grande du complexe industriel.

L’industrie surgit dans un contexte dominé par la mentalité conservatrice de l’époque de Ronald Reagan et dans le cadre de la politique de la main dure, qui créèrent une demande suffisante pour convaincre un groupe d’investisseurs qu’il existait une opportunité pour les entreprises”, expliqua à Télam Donald Cohen, directeur exécutif de l’organisation In The Public Interest

D’après ce qu’il a raconté au téléphone depuis son bureau de Washington, les entreprises commencèrent par construire des « prisons spéculatives », autrement dit, elles construisirent sans encore avoir de contrats avec les gouvernements locaux ou des états.


Les premières prisons furent construites dans des villages petits et pauvres avec la promesse de garantir des emplois, d’augmenter la perception d’impôts et de diminuer les coûts que provoquait pour les gouvernements la population carcérale croissante.

Elles étaient soumises aux mêmes réglementations que les prisons publiques et, une fois mises en service, elles étaient soumises aux contrôles des mêmes entités gouvernementales, mais comme pour toute entreprise, leur objectif final était le profit.

Selon Cohen, depuis les débuts de l’expansion de cette industrie, elle se fonde sur la “réduction du nombre de fonctionnaires”.

Cela a commencé par les municipalités, les gouvernements des états ont suivi, principalement dans le Sud du pays, près de la frontière avec le Mexique, et finalement, l’Etat Fédéral s’y est mis avec l’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche.


Clinton a encore durci la politique criminelle du pays, mais ce fut son implication dans la fin de l’« ère du grand État » qui réduisit dramatiquement la bureaucratie publique et qui ouvrit la porte au Département de Justice pour contracter des prisons privées où se retrouvaient par dizaines de milliers des migrants sans papiers et des criminels.

« Au milieu des 90, CCA était une de entreprise les mieux cotées à Wall Street », fait remarquer Judy Green, directrice de l’organisation Justice Strategies, une organisation spécialisée en politique criminelle basée à Brooklyn, New York.

Mais le plus grand boom pour le complexe industriel carcéral naissant vint après la déclaration de « guerre contre le terrorisme » en 2001 et, en particulier, avec la politique pour freiner l’immigration du second mandat du républicain Georges W Bush.

A la fin de 2010 le complexe industriel carcéral hébergeait 8% des prisonniers du système fédéral et des états, et s’était installé à des degrés divers dans 30 des 50 états du pays selon l’Office des Statistiques de la Justice étasunienne.


En pourcentage, cela paraît peu, mais ce qui retient l’attention, c’est le rythme de croissance de cette industrie en fonction de l’augmentation du nombre de personnes détenues dans le pays.

Entre 1999 et 2010, la population carcérale aux États-Unis grandit de 18% mais le nombre de prisonniers dans les prisons privées fédérales et des États augmenta d’environ 80%.

CCA possède 66 prisons avec une capacité de 91 000 prisonniers, alors que le Groupe Geo possède 65 prisons et peut héberger plus de 65 700 détenus. Leurs bénéfices annuels en 2011 furent de 1 700 millions et 1 600 millions de dollars respectivement.

Au niveau fédéral, cette croissance se base sur la privatisation d’une grande partie du système de détention des immigrants sans papiers, pendant que pour les états, elle fut obtenue grâce à « la coupe des fonctionnaires » par les autorités locales, qui permit la signature de contrat peu conventionnels.

Un rapport de 2012 d’In the Public Interest analyse 62 contrats d’entreprises carcérales avec des gouvernements d’états et révèle que plus de 65% contiennent des clauses qui obligent l’état à garantir une occupation minimale de 80 à 100% des « chambres », même si le taux de criminalité diminue.

Par exemple, dans le Colorado, le nombre de crimes s’est réduit d’un tiers dans la dernière décennie et cela permis la fermeture de 5 prisons publiques depuis 2009.

A l’origine, le gouvernement du Colorado avait défendu la signature de contrats avec des prisons privées en usant de l’argument que les prisons étaient débordées.

Cependant, en 2012, après la fermeture de cinq prisons, le gouvernement local signa un contrat avec CCA pour leur garantir en 2013, l’arrivée d’au moins 3 300 prisonniers dans les trois prisons que l’entreprise possède dans cet état, pour un coût annuel de 20 000 dollars par prisonniers.

A l’égal de l’industrie militaire, l’industrie carcérale a acquis ses talents pour la négociation à coups de millions de dollars investis en lobbying et obtenu une partie de son influence grâce au groupe ALEC (Conseil d’échanges législatifs étasuniens).


ALEC n’est pas formellement un groupe de lobbying.

Son slogan est “gouvernement limité, liberté de marchés, fédéralisme”, sa fonction est de rédiger et promouvoir des projets de lois et ses membres comprennent plus de 2 000 législateurs de l’état et directeurs exécutifs de grandes corporations (jusqu’à il y a quelques années CCA et le Groupe Geo)

Leur regroupement est organisé par des commissions, comme celles du Pouvoir Législatif, et chacune d’elles est dirigée par un législateur en fonction et un entrepreneur impliqué dans le secteur en question.

Les medias étasuniens et parmi eux le New YorkTimes et la revue The Nation, relièrent ALEC avec des lois très répressives, comme celle qui permit aux citoyens de tirer quand ils sentaient que leur vie était en danger, ainsi qu’aux principales normes qui permirent la privatisation du système pénitencier.

« Les entreprises carcérales n’ont pas créée les lois, mais elles ont aidé à ce quelles soient approuvées... et cela à un sens. Si tu es côté à Wall Street, tu dois croître. Et pour que tes actions montent, ton marché doit s’agrandir », synthétise Judy Green.

Les 30 dernières années ont démontré que l’unique manière de s’agrandir pour le système carcéral ce sont les politiques criminelles dures.


Telam

Traduction Anne Wolff

Source en Espagnol Cárceles privadas en EEUU : un negocio millonario

 

Notes de traduction

résumé d’un commentaire

Certaines prisons privées se sont fait une spécialité des « immigrants sans papiers ». Les conditions de détentions abominables ont été stigmatisées par la LDDH. Les détenus, maltraités physiquement, qui n’y bénéficient d’aucuns soins de santé et doivent dans certaines d’entre elles, payer eux-mêmes leur nourriture (rappelons que ces prisons sont subsidiées à hauteur de 20 000 mille dollars par an et par tête).

Un autre article que j’ai lu à ce sujet évoquait des juges peu scrupuleux qui prononçaient leurs sentences non plus en fonction de la gravité des faits, mais en fonction de quotas à atteindre pour remplir les prisons.

Et j’aimerais aussi attirer l’attention sur le fait que de nombreuses associations espagnoles, lancent l’alerte sur le fait que leur pays prends le même chemin de la dangereuse alliance entre tolérance zéro et privatisation des prisons.

Quelques chiffres et un graphique

D’après l’étude réalisée en 2011 par Roy Walmsley, pour le Centre international d’études pénitentiaires :

Les États-Unis comptent (en 2011) 2 292 133 prisonniers pour une population de 308 497 039 habitants soit 743 prisonniers pour 100 000 habitants et 23% de la population carcérale mondiale. (et depuis l’ère Reagan se chiffre ne cesse de croître dans une proportion supérieure à 15% par an !)

En comparaison, la Russie compte 559 prisonniers pour 100 000 habitants, la Chine 122 et la France 102

»» http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-les-prisons-privees-aux-...
 
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 14:11

Hommage à nos femmes palestiniennes

Ziad Medoukh

Les Palestiniens célèbrent cette journée mondiale de la femme avec une pensée particulière pour les femmes détenues dans les prisons  israéliennes, et pour les femmes de Gaza qui souffrent, comme toute la population civile, de ce  blocus israélien inhumain.


Nos femmes  fêtent le 8 mars dans les larmes et avec beaucoup de peine, en pensant aux martyrs, aux blessés, aux prisonniers, et aux enfants de Gaza privés de  loisirs et de  fournitures scolaires à cause de ce blocus.


Les femmes palestiniennes, en première ligne du conflit, sont très engagées. Elles ont un rôle  important dans notre société, elles continuent de se sacrifier pour que les enfants et les futures générations aient un plus bel avenir. Ce sont elles qui donnent à la Palestine ses héros.


En ce début  de mars 2014, au sud de la bande de Gaza, une femme de 52 ans a été tuée par des balles israéliennes aveugles, alors qu’elle cultivait sa terre.


La femme palestinienne qui mène son combat sans relâche avec dignité, a un courage exceptionnel, elle est à la fois la mère du martyr, la femme du prisonnier,  la grand-mère des jeunes désespérés. Elle est toujours présente pour soutenir son mari, pour aider ses enfants, et pour participer au développement d’une société en crise.


Elle est  fortement investie dans la vie sociale et économique, elle a un rôle essentiel dans la vie des familles, des villages, des villes et des organisations, elle est en fait un élément majeur de la cohésion dans la société palestinienne.


70% des personnes qui fréquentent les universités en Palestine sont des femmes, et le taux de scolarisation chez les femmes palestiniennes dépasse 80%.


Quand elle perd son mari, martyr pour la Palestine, la femme palestinienne sacrifie sa vie pour ses enfants, elle ne pense pas à sa vie privée, elle s’occupe d'eux et les élève dans le respect et l'attachement à leur patrie.


Dans la situation économique très difficile qui prévaut en Palestine, beaucoup de ces femmes travaillent pour aider leur mari et leur famille, elles créent des coopératives, vendent des produits artisanaux afin de vivre dignement sur leur terre.


Elles sont toujours présentes dans tous les secteurs : dans le travail, dans les partis politiques, dans les associations, dans les manifestations, sur les marchés ; elles participent et défendent leurs droits et les droits de leurs enfants.


Par leur courage et par leur détermination, elles les encouragent à aller à l’école en dépit des barrages et des check-points israéliens, elles vont souvent récolter les olives au côté des hommes, malgré les menaces des colons et des soldats israéliens, elles mènent une résistance exemplaire contre l’occupation et ses mesures, elles luttent pour une place dans la société.


Nous pensons en ce jour du 8 mars aux femmes palestiniennes, qui sont mortes pour une Palestine libre, aux femmes prisonnières, aux femmes qui ont accouché à un check point israélien, aux femmes qui, derrière le mur d’apartheid, se réveillent à 3h du matin pour préparer le cartable de leurs enfants et les accompagner  à l’école. Quel courage !


Ce magnifique courage des femmes qui, avant de penser à elles mêmes, pensent  aux autres, à leurs enfants, à leur mari, à leur famille, est une inspiration et un exemple pour nous les hommes.


Les femmes de  Palestine méritent tout notre respect, elles méritent des lois qui améliorent leur statut dans notre pays, elles méritent notre admiration.


Un grand hommage à nos femmes palestiniennes : l’origine de notre savoir, le chant de notre espoir, le remède à nos blessures, la richesse de notre terre, la lumière de notre mémoire, l’ange de notre histoire, le symbole de notre paix, le sens de notre identité, la terre de nos ancêtres, et l’avenir de notre grande Palestine de paix et de justice..

 

Ziad Medoukh : Enseignant - Chercheur

Ziad Medoukh est un professeur de français palestinien. Responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et coordinateur du Centre de la paix de cette université.  Conférencier infatigable sur Gaza et la Palestine, il multiplie, surtout en France et en Europe, et autant qu’il le peut, les rencontres avec les associations et les réseaux de jeunes, chaque fois que ses activités académiques et professionnelles lui permettre de franchir les frontières de Gaza.

 

Palestine Solidarité

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:06

La politique extérieure néoconservatrice d’Obama d’isoler la Russie est un échec.

OTAN-obama

« Tout État est condamné à faire la politique de sa géographie ».

Napoleon Bonaparte (1769-1821)

[L'OTAN a pour objectif] «d’exclure les Russes, d’inclure les Américains et de tenir les Allemands sous la botte».

Lord Ismay, premier secrétaire général de l’OTAN

«De tous les ennemis des libertés publiques, la guerre est peut-être le plus redoutable parce qu’elle comprend et développe le germe de tous les autres ennemis

James Madison (1751-1836), quatrième président des USA


Les dangers qui découlent de la politique extérieure américaine depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991 devraient apparaître évidents, car c’est justement cette politique qui a provoqué la crise Ukrainienne avec toutes ses conséquences négatives pour les prochains mois et les prochaines années.

Le Président américain Barack Obama a déclaré, en effet, le lundi 3 mars 2014, que «le message que nous faisons passer aux Russes est que s’ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie»

Or, c’est justement ce désir d’élargir l’OTAN et d’isoler la Russie en incorporant tous les pays limitrophes à la Russie dans l’OTAN, une stratégie d’encerclement géopolitique et militaire de la Russie, qui a provoqué ce pays, lequel s’est senti menacé dans sa sécurité nationale.

Cela est facile à comprendre.

Par exemple, que feraient les États-Unis si un empire russe hypothétique incorporait le Mexique et le Canada dans une alliance militaire ? Poser la question c’est y répondre. Pourquoi est-ce si difficile de comprendre que la meilleure façon d’avoir la guerre est de menacer un pays dans ses intérêts vitaux ?

La vérité est que l’OTAN aurait due être dissoute après l’effondrement de l’empire soviétique en 1991, dans le dessein de construire une Europe des nations, grande, démocratique et pacifique, dans la coopération économique et politique et dans la paix. Mais non ! Les États-Unis ont voulu profiter de la situation et ont exigé que tout tombe dans l’empire américain militaro-financier.

Là est la source de bien des problèmes.


Mon livre « Le nouvel empire américain », publié initialement en langue anglaise en 2003, annonçait déjà cette ambition impériale américaine et en expliquait les motifs. Le Moyen-Orient a souffert le premier de cet interventionnisme mondial.

Et maintenant, c’est l’Europe tout entière, malheureusement, qui fera les frais de l’ambition américaine débridée de George W.Bush à Barack Obama.

C’est pourquoi je crois que le Président Obama et ses conseillers néoconservateurs ne pensent pas plus loin que leur nez, comme c’était le cas pour le pas-trop-brillant George W. Bush, quand ils épousent l’idéologie impérialiste globale.


En 2008, j’avais publié un billet qui a été traduit en plusieurs langues et dans lequel j’avançais l’idée justement que l’Europe avait un intérêt vital à ce que cet instrument militaire d’un autre âge qu’est l’OTAN soit dissoute. En effet, il faut blâmer les dirigeants européens de ne pas avoir compris que l’intérêt fondamental de l’Europe n’était pas de se fondre dans l’empire américain mais plutôt de construire une Europe indépendante et solidaire. Pour ne pas avoir bien évalué cette réalité fondamentale, l’Europe risque à nouveau de replonger dans la division et les conflits ruineux, alors que les États-Unis essayeront de tirer les marrons du feu, avec leur allié de circonstance, la Grande-Bretagne.

Il n’est pas trop tard pour les dirigeants européens de rectifier le tir. Il faudrait, cependant, qu’ils aient la sagesse et le courage de dire aux néocons américains qu’ils ne sont pas les maîtres du monde et que l’Union européenne n’a nullement l’intention de poursuivre une politique agressive d’encerclement militaire de la Russie. Point à la ligne.


Et, qu’au contraire, comme tous les autres pays qui le désirent, la Russie pourrait s’associer à cette Europe des nations, grande, démocratique et pacifique, dans la coopération économique et dans la paix.

Mais cela exigerait un minimum de vision, de lucidité et d’esprit d’indépendance, ce qui semble faire défaut présentement dans bien des chancelleries.

Mais le laisser-aller actuel et l’abdication européenne qui consiste à laisser Washington tout décider en fonction des seuls intérêts de l’empire américain ne peuvent conduire l’Europe qu’au désastre.


Rodrigue Tremblay

Rodrigue Tremblay :  Économiste et humaniste, auteur du livre “Le Code pour une éthique globale, vers une civilisation humaniste”, Éditions Liber, 2009


 

 

N.B. : On peut consulter le blogue du professeur Tremblay pour des articles en plusieurs langues à cette adresse:

http://www.thenewamericanempire.com/blog.htm

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 16:34

 

Nicolas Maduro reprend l’initiative. Retour de la paix… et du Carnaval.

A la fin de janvier 2014 s’est produit un fait inédit : des leaders de l’opposition et le gouvernement ont commencé à plancher ensemble sur la sécurité citoyenne, à la suite de l’appel de Nicolas Maduro à construire un “agenda commun”. Ce dialogue fut interrompu par la tentative de coup d’État d’une droite qui refuse le choix d’une majorité d’électeurs (1).

Ce 1er mars, tandis que ces groupes violents, bien qu’encouragés par les mensonges des médias internationaux, se désagrègent, la firme privée de sondages International Consulting Services indique que 80,9% des vénézuéliens appuient l’initiative du président Maduro d’avoir renoué jeudi dernier avec la conférence de paix. Dans cette étude (2) réalisée les 27 et 28 février dans 900 foyers des principales villes du pays avec une marge d’erreur de 3%, 85,4 % des personnes interrogées se disent en désaccord avec la poursuite des violences et 91,3% en faveur du respect strict de la Constitution.


Maduro conferencia de paz jueves 27

 

Le 27 février des représentants des mouvements sociaux, politiques et religieux, des intellectuels et des leaders de l’opposition ont donc répondu positivement à l’invitation de Maduro à reprendre les travaux à Caracas (photo). Seule la “Plate-forme de l’Unité Démocratique” (MUD, droite) a refusé d’y participer. 72 % des vénézuéliens sondés par ICS considèrent comme mauvaise cette décision.


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Un refus également critiqué par la présidente argentine Cristina Fernandez qui a dénoncé le samedi 1 mars “la tentative de coup d’État contre la République Bolivarienne” et a recommandé à l’opposition vénézuélienne ”d’attendre les prochaines élections pour tenter sa chance dans les urnes, sans mettre en péril la démocratie, ou de faire usage en 2016 du référendum révocatoire, le Vénézuéla est le seul pays du monde, en tout cas de la région, où existe le droit de demander la révocation d’un président à mi-mandat”.  “Croyez-moi, a t-elle ajouté, il serait fatal pour toute la région, pour cette intégration latino-américaine dans laquelle nous avons tant avancé en résolvant tant de problèmes sans intervention externe, de permettre que des vents extérieurs détruisent un pays frère, c’est pourquoi indépendamment des idées, nous devons défendre la démocratie”. (3)

Comme l’écrit le politologue argentin Juan Manuel Karg (4), “le gouvernement bolivarien semble reprendre fortement l’initiative. Le large consensus sur la nécessité de pacifier la conjoncture politique du pays montre un antagonisme clair avec le cycle de protestations de rue menées contre le gouvernement ces deux dernières semaines.”

Pendant ce temps, la grande majorité des vénézuéliens descend dans la rue… pour fêter le Carnaval.


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Caracas, 1 mars 2014

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Photos : plages des états d’Aragua et de Vargas.

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On s’attend à un mouvement d’environ 17 millions de personnes  à l’intérieur du  territoire. Tous les billets d’avion (en interne et pour l’étranger) ont été vendus. Alors que l’extrême droite avait affirmé  manifester “contre la vie chère” – une thèse reprise par les médias du monde entier – ce boom s’explique par la hausse des salaires, la baisse du chômage (5) et les subventions au tourisme populaire. Malgré la guerre économique et l’inflation, un nombre croissant de citoyens peut jouir de vacances. Une ambiance très “Front populaire”  - lorsque les premiers congés payés en France (1936) virent les familles de travailleurs débarquer sur la Côte d’Azur, au grand dam de la bourgeoisie.

T. D., Caracas, le 2 mars 2014.

Notes :

(1)  Voir l’article de Maurice Lemoine http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/20/strategie-de-la-tension-au-venezuela-par-maurice-lemoine/

(2)  http://www.avn.info.ve/contenido/ics-809-venezolanos-apoya-conferencia-paz

(3)  Lire http://www.telesurtv.net/articulos/2014/03/01/cristina-fernandez-ratifica-apoyo-a-democracia-de-venezuela-3857.html

(4)  Lire “Nicolas Maduro retoma la iniciativa” de Juan Manuel Karg, http://www.rebelion.org/noticia.php?id=181465

(5)  Voir http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/01/22/venezuela-laugmentation-du-salaire-et-la-baisse-du-chomage-continuent/

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:28

Vote du 25 février 2015

assemblee-nationale1 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 4

Bruno Nestor Azérot

Gaby Charroux PCF

Jacqueline Fraysse

Gabriel Serville

 

Contre: 2

Patrice Carvalho PCF

Alfred Marie-Jeanne

 

Abstention: 7

François Asensi

Alain Bocquet PCF

Marie-George Buffet PCF

Jean-Jacques Candelier PCF

André Chassaigne PCF

Marc Dolez

Nicolas Sansu PCF

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:38

Lu sur le blog de Thierry Deronne "Venezuela infos"
La dérive des continents… vue de notre Amérique

Dans les années trente certaines bombes larguées sur la République d’Espagne n’explosèrent pas. Des ouvriers allemands de l’armement, solidaires, les avaient désamorcées parce qu’ils savaient à qui elles étaient destinées. Quel journaliste des télévisions, radios ou journaux occidentaux qui diffusent “la bonne parole” sur le Venezuela sait-il que les morts provoquées par les violences de la droite locale et des paramilitaires infiltrés sont le produit d’une commande médiatique ?


T.D. Caracas, 21 février 2014

Les leaders de la droite vénézuélienne : Leopoldo Lopez et son principal soutien (politique et financier) régional : l’ex-président colombien Alvaro Uribe, impliqué dans le paramilitarisme et dans des crimes contre l’humanité. Bogota, décembre 2011.

Le leader de la droite vénézuélienne Leopoldo Lopez avec son principal soutien (politique et financier) régional : l’ex-président colombien Alvaro Uribe, impliqué dans le paramilitarisme et dans de nombreux crimes contre l’humanité. Bogota, décembre 2011.

Le leader de la droite vénézuéliene Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni avec l'ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet (à droite) Jovino Novoa, à Santiago le 19 juillet 2013. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.
Autre leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.  

  Cet enregistrement téléphonique de juin 2013 révèle les contacts de la députée de droite María Corina Machado avec les États-Unis. On l’entend insister sur la nécessité d’organiser un nouveau coup d’État précédé de "confrontations non-dialogantes" (sic). Machado participa au coup d’État sanglant d’avril 2002 contre Chavez et cosigna le décret putschiste qui dissolvait toutes les institutions démocratiques. 

Aujourd’hui, la droite donne des versions contradictoires de sa violence : alors que les cagoulés armés de pierres ou d’armes à feu, d’émetteurs radio et des équipements propres à ceux qui s’apprêtent à “tuer ou être tués” affirment que le motif de leurs “protestations pacifiques” est la “pénurie”, les leaders autoproclamés Ledezma, López et Machado affirment que ces marches ont pour objectif la démission du président Maduro.

Il est risible de parler de pénurie dans l’Est de Caracas, foyer de cette bourgeoisie : ses supermarchés de luxe sont pleins à craquer, et pas précisément de produits “locaux”, non. Les délicats palais des habitants des “villas”, “cumbres”, “colinas” et “altos” où résident les riches demandent constamment des produits et des delicatessen d’importation.


Par contre, les efforts du gouvernement Maduro pour surmonter le modèle improductif du rentisme pétrolier rencontrent des obstacles, évidemment, puisque de nombreuses décisions peuvent affecter certains secteurs économiques. Il n’y a guère d’autre moyen si on veut réellement changer la vie.

Ce sont les classes populaires qui sont en partie touchées par l’absence plus ou moins temporaire de certains produits, mais ce ne sont pas elles qui sèment aujourd’hui le chaos, la destruction et la mort dans les rues du Venezuela. Le plus souvent cette rareté est organisée, comme au Chili en 1973, par la bourgeoisie improductive. Non seulement en stockant massivement des produits mais – en association avec les mafias de la contrebande – en déviant une grande quantité de produits alimentaires, de médicaments et de carburant vers la Colombie, les îles hollandaises des Caraïbes (Curaçao, Aruba et Bonaire) ou Trinidad et Tobago. Business is business, aiment répéter les grands importateurs.

Contrairement à d’autres classes de ce type en Amérique Latine, la bourgeoisie vénézuélienne a cette particularité de n’avoir jamais contribué au trésor national mais d’avoir toujours su comment dévier des fonds et des bourses d’État pour que ses enfants étudient le cinéma ou le commerce à Paris ou à New York, loin de cette majorité de couleur qu’elle traite aujourd’hui de “chavistes idiots”, “va-nu-pieds”, “culs-terreux”, “hordes édentées” (la liste est longue)..


La FAO a primé en 2013 l’effort de l’État vénézuélien pour implanter un modèle alimentaire. En 40 ans de non-gouvernements néo-conservateurs, les vénézuéliens avaient à peine augmenté en moyenne d’1 centimètre de stature. Les plans développés par Chavez en 13 ans ont porté cet indicateur à 1,98 centimètres. Le chancelier et ex-ministre de l’Agriculture Elías Jaua rappelait qu’au début de la révolution, en 1999, les vénézuéliens ne consommaient que 15 kilos de viande par an contre plus de 35 aujourd’hui. Le défi est donc de renforcer la production nationale et de mieux contrôler sa distribution pour répondre à ce boom de consommation lié à l’augmentation du pouvoir d’achat.


Ce peu de données sociales et économiques explique déjà pourquoi les vénézuéliens ont infligé 18 défaites en 19 scrutins à une droite qui cherche aujourd’hui son appui aux États-Unis, dans ses médias privés (hégémoniques au Venezuela) et internationaux.

Si des opérations semblables – guerre économique, violences – sont fréquemment lancées contre l’Argentine, la Bolivie ou l’Équateur, les coups principaux ont été portés à la patrie de Bolivar. Non seulement parce qu’elle possède les plus grandes réserves d’hydrocarbures de la planète mais parce qu’elle est le fer de lance stratégique de l’unité latino-caraïbe exprimée dans des organisations indépendantes de Washington et qui regroupent  les gouvernements de toute la región : Alba, Unasur, le nouveau Mercosur, Petrocaribe, la Celac.. Le récent sommet des 33 chefs d’État latino-américains à la Havane, ou la création d’une École de Défense au sein de l’UNASUR, ne font que décupler la rage des États-Unis face à la construction accélérée de “Notre Amérique”.


clausura02-580x342Avec Arévalo Enrique Méndez Romero, Angel Guerra Cabrera

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/21/la-derive-des-continents-vue-de-notre-amerique/

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:47

Lu sur le site de Romain Mingus, Venezuela in vivo.

Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques

 




A lire les media internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est –de nouveau- à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans: le gouvernement bolivarien massacrerait –de nouveau- son peuple comme s´il s´agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l´accession d´Hugo Chavez à la présidence de la République. Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camp bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les Vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu´ils réprouvent et qui n´hésite pas á faire feu contre ses compatriotes.  Un retour sur les derniers évènements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d´autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers évènements ukrainiens á quel point l´Empire fait preuve d´un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s´alignent pas sur ses intérêts.


Guerre interne dans l´opposition

L´opposition vénézuélienne n´est pas un bloc monolithique. Même si tous les partis partagent un programme commun (1) , les stratégies de prises de pouvoir et surtout les ambitions personnelles ne manquent jamais de raviver les tensions au sein de la contrerévolution, Or le leadership qu´Henrique Capriles s´était construit depuis sa victoire aux primaires de la plateforme unitaire de l´opposition (Mesa de Unidad Démocratica -MUD) en février 2012 s´est quelque peu érodé au fil des quatre défaites électorales (2) . Lors des élections municipales de décembre 2013, le parti de Leopoldo Lopez, Voluntad Popular a même remporté plus de mairies que  Primero Justicia, le parti de Capriles.

 

Le questionnement interne suite aux défaites dans les urnes a ravivé les vieux démons d´une opposition prête à considérer légitime tous les chemins possibles pour conquérir le pouvoir.

 

Profitant d´un mécontentement compréhensible d´une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les vénézuéliens (3) , le secteur le plus extrême de l´opposition a décidé de passer à l´attaque.

 

Dés les premiers jours de l´année 2014, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado ou Antonio Ledezma appelaient au "soulèvement" comme moyen "démocratique" pour chasser le gouvernement (4) . Les vrais démocrates apprécieront l´oxymore. Rappelons que l´unique moyen démocratique pour changer de gouvernement est la convocation d´un referendum révocatoire à mi-mandat, c´est à dire à partir d´avril 2016.

 

Leopoldo Lopez ne s´arrêtera pas là. Au cours d´un meeting, le 2 février 2014, il lance à ses partisans : "les problèmes dont souffre le peuple ont un coupable. Ce coupable est le pouvoir national (…) nous ne pouvons plus dire que le problème c´est seulement Nicolas Maduro. Le problème ce sont tous les pouvoirs publics nationaux"(5) . Coup d´Etat, vous avez dit coup d´Etat ?

 

 Au cours du même meeting, Maria Corina Machado affirmera que "la seule réponse possible, c´est la rébellion (…). Certains disent qu´il faut attendre les élections dans je-ne-sais-trop combien d´années (…) Le Venezuela ne peut plus attendre" (6) . Le message de confrontation est lancé au gouvernement mais aussi à la MUD et à Capriles. La tentative de mainmise sur l´opposition par les secteurs les plus anti-démocratiques de l´antichavisme est confirmé par Leopoldo Lopez lorsqu´il convoque une manifestation pour le 12 février 2014 : "Notre lutte passe par la rue (…) je suis sûr que ce 12 février, nous verrons Henrique Capriles dans la rue. Je lance un appel [à tous les dirigeants de l´opposition] mais surtout à Henrique, qui a une très grande responsabilité, pour qu´il nous rejoigne dans cette clameur de changement" (7) . Les urnes ou le putsch. Les leaders de l´opposition ont les cartes en mains…


Ce qui fut annoncé arriva

Le 12 février la manifestation convoquée se dirigeât vers le siège du pouvoir judiciaire (Ministerio Publico) situé dans le centre populaire de la capitale. La plupart des dirigeants de l´opposition, dont Capriles Radonski, était aux abonnés absents. Le faible cortège était surtout composé d´étudiants des classes moyennes supérieures provenant des universités privées. Sur place, Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado haranguaient la foule dans des termes similaires à ceux proférés quelques jours plus tôt, avant d´abandonner la manifestation sans prendre le soin de lancer le mot d´ordre de la dispersion de la manifestation. Alors que la majorité des étudiants quittait les lieux sans heurt, des groupes de choc prenaient le relais. Les pancartes pacifistes laissaient place aux jets de pierre et autres cocktails Molotov. Et tout bascula.

 

Au milieu des affrontements, des coups de feu furent tirés. Juan "Juancho" Montoya, un militant chaviste présent sur les lieux et Basil Da Costa un étudiant d´opposition mourraient tous deux assassinés d´une balle dans la tête.  La police nationale réussit à repousser les fauteurs de trouble qui se replièrent à Chacao, arrondissement huppé de Caracas, dont le maire, Ramon Muchacho est membre du parti Primero Justicia. Quelques heures plus tard et alors que les affrontements s´étaient déplacés dans cette zone de la ville, Roberto Redman, un militant de l´opposition, qui avait porté le cadavre du jeune Basil, était à son tour assassiné. La machine médiatique internationale s´emballa. Le gouvernement fut accusé de sanglantes répressions alors que les forces de maintien de l´ordre n´utilisent aucune arme létale pour faire face aux groupuscules armés de l´opposition (8) .

 

Les entreprises de communication privées dénoncèrent la censure gouvernementale après qu´une chaine câblée colombienne, NTN24, fut retirée de la programmation par les opérateurs de câble privés pour avoir enfreint la loi vénézuélienne de ne pas retransmettre en direct les images des violences de rue. Il ne s´agissait donc pas d´une censure opérée par le pouvoir, les media audiovisuels internationaux et nationaux ayant largement couvert la partie pacifique de la manifestation. En revanche, aucun media international ne s´est attardé à dénoncer les attaques à l´arme à feu contre le siège de la télévision publique VTV. Une employée de la chaine ayant même reçu une balle dans les côtes. Liberté d´expression à deux vitesses ?

 

Au soir du 12 février, on dénombrait en plus des trois morts, de nombreux blessés y compris chez les forces de l´ordre et les travailleurs du Metro de Caracas, pris d´assaut par les groupes de choc de l´opposition, 6 voitures de police incendiées, des sièges d´institutions publiques détruits, sans compter les nombreux dommages collatéraux dont ont souffert les habitants de Caracas.

 

Des critiques se firent entendre au sein même de l´opposition. Une journaliste du journal antichaviste El Universal,  dénonça l´irresponsabilité et le manque de  leadership de Leopoldo Lopez qui abandonna les étudiants lorsque les affrontements eurent commencé (9) . Le maire de Chacao publia un tweet cinglant : "nous reconnaissons le manque de leadership de l´opposition. Seul l´anarchie règne. C´est ce que nous voulons ?" (10) . Dans un premier temps, Capriles Radonski se fit écho de "la mainmise de groupes violents sur une manifestation pacifique" (11)  .

 

L´enquête démontrera, comme l´a indiqué le Ministre de l´intérieur et de la justice, Miguel Rodriguez Torres, que les deux personnes assassinées prés du Ministerio Publico le furent avec la même arme à feu, renforçant ainsi la thèse de l´infiltration  de mercenaires paramilitaires d´opposition dans l´objectif de créer le chaos, et d´enflammer les tensions entre vénézuéliens. Un scénario similaire à celui vécu lors du coup d´Etat du 11 avril 2002 (12) . Les plus vulnérables à cette stratégie sont malheureusement les jeunes étudiants qui croient pouvoir renverser un gouvernement appuyé par la majorité du peuple et par l´armée.

 

Comme dans n´importe quel pays démocratique, la justice recherche désormais le principal responsable de ces violences, Leopoldo Lopez, pour le mettre en examen. Nous n´osons imaginer ce qu´il se serait passé si de tels évènements avaient eu lieu dans n´importe quel pays occidental. Qu´aurait fait le pouvoir français si la manifestation Jour de Colère (qui comme la manifestation de Leopoldo Lopez n´avait de mot d´ordre commun que la chute d´un gouvernement élu) s´était soldé par trois assassinats et de nombreux blessés chez les forces de l´ordre. Il y a fort à parier que ses organisateurs seraient aujourd´hui sous les verrous sans que cela n´émeuve personne ni qu´aucun parti politique, pas même le Front National, n´en vienne à les défendre.

 

Mais s´il s´agit du Venezuela, les media y décèlent une persécution politique. Capriles Radonski, quand à lui s´est solidarisé avec Leopoldo Lopez, tout en insistant sur les différentes stratégies qui l´opposent á son ancien comparse (13) .  L´ancien candidat à la présidentielle a même appelé à une manifestation contre la violence et le paramilitarisme (sic), espérant ainsi récupérer à son compte les manifestants de ces derniers jours. Comble de l´ironie pour celui qui devrait assumer la responsabilité intellectuelle de l´assassinat de 11 militants chavistes au lendemain de sa défaite électorale aux élections présidentielles d´avril 2013 (14) .



La main de l´Empire américain n´est pas une chimère


Alors que Nicolas Maduro a reçu des messages de solidarité et de condamnation des violences de l´opposition de la part de nombreux gouvernements et partis politiques de par le monde et de l´Union des Nations Sud-américaines (Unasur), le gouvernement des Etats-Unis prenait un ton menaçant. Lors d´une allocution télévisuelle, le président Maduro dénonçait que le sous-secrétaire d´Etat adjoint pour l’Amérique latine, Alex Lee, avait émis une série d´exigences (libération des responsables des violences, arrêt des poursuites contre Leopoldo Lopez, dialogue immédiat avec l´opposition) sous peine de  "générer des conséquences négatives au niveau international" (15) .

 

Cette menace à peine voilée est en fait le résultat de la participation active des Etats Unis dans les récents évènements qui secouent le Venezuela. Soulignons une fois, pour les éternels sceptiques, que la déstabilisation du gouvernement bolivarien n´aura de cesse que lorsque les Etats-Unis reprendront le contrôle du maniement de l´industrie pétrolière comme dans le passé.

 

En réponse, le président Maduro a décidé d´expulser du pays trois citoyens étatsuniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d´étudiants aux techniques de coup d´Etat soft (16) .

 

Dans la nébuleuse d´informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l´opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement. Cette cyber-attaque est surtout un moyen de décrédibiliser le Venezuela  au niveau international et de chauffer les esprits des partisans de l´opposition afin de générer une situation d´ingouvernabilité à l´instar des évènements actuels en Ukraine.

 

Rappelons que le Venezuela est le cinquième pays au monde qui se sert le plus de Twitter (17) . Ce réseau social, abondamment utilisé dans les autoproclamées "Révolutions" arabes, est devenu une arme de premier choix dans la déstabilisation du gouvernement bolivarien. Ainsi, des photos de répressions et de tortures, reflétant des réalités étrangères, sont envoyées massivement aux jeunes vénézuéliens leur faisant croire que les scènes se déroulent dans leur pays (18) . De retweet en retweet en passant par de nombreux hastags, un nombre non négligeable de jeunes opposants à la Révolution est ainsi manipulé.

 

Sur la photo suivante nous pouvons voir comment une manifestation à Sao Paulo devient une manifestation à Caracas

 

 

Sur la photo ci dessous une image aérienne d´un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l´opposition qui n´a pourtant jamais eu lieu





Les étudiants chiliens doivent sauter au plafond en voyant leurs camarades utilisés par l´extrême droite vénézuélienne

 

 

Un cas de torture dans le royaume d´Espagne devient un argument pour la droite vénézuélienne

 

 

Qui se doutait que les policiers égyptiens réprimaient des citoyens vénézuéliens ?

 

 

Rien n´arrête le cynisme de l´opposition. Les morts du conflit syrien sont transférés au Venezuela dans la ville de Maracay

 

 

Même le pauvre Loukanikos, icône animale de la révolte grecque, n´est pas épargné. Que fait la SPA ?



Le camp bolivarien doit donc une fois de plus faire face aux tentatives de déstabilisation de la contrerévolution au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales pour lutter contre la guerre économique et contre l´insécurité.

Même si le Peuple, l´armée et la police défendent les institutions démocratiques, la vigilance est de mise. Face à la désinformation des entreprises privées de communication, la solidarité internationale est plus que jamais de vigueur afin de déjouer la propagande médiatique contre la Révolution Bolivarienne. A un an de la disparition physique du Comandante Chávez, son Peuple est bien décidé à perpétuer son héritage révolutionnaire.



Notes:

 (1) Voir Romain Migus, El programa de la MUD, Caracas, ed. Barrio Alerta, 2012, disponible sur http://albaciudad.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/libro_el_programa_de_la_mud.pdf

  (2) Élections présidentielles du 7 octobre 2012 et du 13 avril 2013, élections régionales du 16 décembre 2012, élections municipales du 8 décembre 2013 (91% des états régionaux et 75% des mairies gagnés par le chavisme).

  (3) La guerre économique et les réponses gouvernementales ne sont pas le sujet de cet article. Mais il est indéniable que la spéculation contre le bolívar, les ruptures de stock organisées,  et la contrebande de produits de première nécessité vers la Colombie ont des conséquences immédiates sur la vie quotidienne. Pour un approfondissement de ce sujet, voir jacques Sapir, « La situation économique au Venezuela », Russeurope, 17/02/2014, http://russeurope.hypotheses.org/2001

  (4) Voir “¡LaSalida es la calle! ¡#LaSalida es la calle!”, Youtube, 25/01/2014, http://www.youtube.com/watch?v=MZBiTc6Z4Os (traduction de l´auteur).

  (5) Voir “Protestas en Venezuela, 2 de Feberero de 2014 #LaSalida“, Youtube, 03/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=hyh3AEf5JDA (traduction de l´auteur).

  (6) Ibid.

  (7) Voir “Leopoldo López El 12F vamos a la calle con la consigna justicia y cárcel para los corruptos“, Youtube, 09/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=f9X67Jvw5Lk (traduction de l´auteur).

  (8) Pour être plus précis nous soulignons que les forces de police utilisent des bombes lacrymogènes et des cartouches de gros sel, et un usage très limité de la force si l´on compare avec la répression des manifestations dans les pays européens.

  (9) Testimonio de una periodista de El Universal: "Leopoldo no tuvo bolas. Le agarró la mano a su esposa, se fue y dejó a los carajitos alborotados", Aporrea, 13/02/2014. http://www.aporrea.org/oposicion/n245131.html

  (10) “Vandalismo en Chacao: Ramón Muchacho se pregunta ¿quién asume la responsabilidad?”, Noticias24, 12/02/2014

http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222431/vandalismo-en-chacao-ramon-muchacho-se-pregunta-quien-asume-la-responsabilidad/

(11) “Capriles condena violencia en marcha estudiantil, Prensa Primero Justicia, 12/02/2014, http://www.primerojusticia.org.ve/cms/index.php?option=com_flexicontent&view=item&cid=158:en-la-prensa&id=13853:capriles-condena-violencia-en-marcha-estudiantil&Itemid=500

  (12) Voir “Fallecidos el 12F fueron con la misma arma de fuego”, YVKE Mondial, 14/02/2014, http://www.radiomundial.com.ve/article/fallecidos-el-12-f-fueron-asesinados-con-la-misma-arma . Sur les assassinats similaires pendant le coup d´Etat d´avril 2002, voir l´excellent documentaire de Angel Palacios, “Puente llaguno: clave de una massacre”, http://www.youtube.com/watch?v=fkrAI72ct-I

  (13) “Capriles llama a movilizaciones contra la violencia y el paramilitarismo”, El Universal, 16/02/2014,  http://www.eluniversal.com/nacional-y-politica/140216/capriles-llama-a-movilizacion-contra-la-violencia-y-el-paramilitarismo

  (14) Voir Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013,  http://www.romainmigus.com/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html

  (15) “Venezuela rechaza declaraciones de secretario estadounidense John Kerry”, Telesur, 16/02/2014,  http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/16/venezuela-rechaza-declaraciones-de-secretario-estadounidense-john-kerry-2982.html

  (16) “Funcionarios norteamericanos tienen 48 horas para salir de Venezuela”, Noticias24, 16/02/2014,   http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222622/elias-jaua-funcionarios-norteamericanos-tienen-48-horas-para-salir-de-venezuela/

  (17) “Venezuela: quinto país del mundo que más usa el twitter”. Ciudad CCS, 29/05/11, http://www.ciudadccs.info/?p=176192

  (18) Telesur a réalisé une compilation de ces montages médiatiques. Voir: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151869482281179.1073741986.186321186178&type=1

 

Romain Migus
Sociologue, journaliste, installé au Venezuela depuis 2005. Auteur de nombreux articles sur la Révolución bolivarienne et la guerre médiatique ainsi que trois ouvrages en español, disponible sur ce site en pdf: La Telaraña imperial (avec Eva Golinger, Monte Avila, 2008), El programa de la MUD (Barrio Alerta, 2012), El imperio contraataca (Fondo editorial Wilian Lara, 2013).
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:17

Lu sur "Révolutions", le blog d'un ami de la Révolution bolivarienne.  

En ce jour d'agitation particulière à Caracas, il me faut reprendre le blog pour diffuser une fois de plus le point de vue que la presse internationale laissera de côté...
Aujourd'hui, 12 février, "Jour de la Jeunesse", plusieurs manifestations commémoraient les évènements historiques qui ont lié les organizations juvéniles au mouvement d'indépendance du Vénézuéla, que le Président Maduro souhaite mettre en relation avec l'actuelle proposition de "Mouvement pour la Paix" qui vise à combattre la culture de la violence qui pèse tant sur Caracas. De nombreux évènement culturels étaient prévus pour aujourd'hui et cette semaine.

C'est loin d'être gratuit que les partis d'opposition aient choisi ce jour pour lancer une "sortie" vers l'ouest et marcher vers les quartiers institutionnels pour "exiger un changement". Une manifestation importante de l'opposition, respectable en soi, que malheureusement les leaders à la solde de l'ingérence US ont manipulé vers la violence, à l'aide de groupuscules minoritaires, soigneusement préparés, qui ont défié les forces de l'ordre pour semer la panique dans la capitale.

Evidemment le gouvernement a contenu les événements, la police tranquilement alignée à recevoir pierres et cocktails molotof sans broncher, mais 2 personnes y ont laissé la vie, et une fois de plus c'est le peuple qui trinque alors que les responsables incendient les médias, acusant le gouvernement de tirer sur le peuple.

Aujourd'hui, c'est le hasard, mais je me trouvais au coeur de la tourmente, dans mon bureau (à l'annonce de la provocation, par prudence nous avions suspendu toute sortie), alors que les affrontements se sont déroulés juste en bas de notre petit immeuble de 6 étages.

La manif a laissé les rues en champ de bataille, le vandalisme se faisant l'expression d'un soit-disant rejet politique. Vers 15h, les pétards ont laissé la place aux tirs, auxquels la police n'a pas répondu, même aux plus évidentes agressions. Mais les tirs n'étaient pas anodins... jusqu'au point de percuter notre immeuble et pénétrer par certaines fenêtres, générant une certaine panique. Une simple analise de l'angle de tir (en alignant le trou dans la vitre et l'impact dans le mur) laisse en évidence que les tirs ne venaient pas du sol mais d'immeubles alentours....). Une illustration de plus d'actions planifiées.

Je vous laisse regarder quelques photos prises par mes collègues et amis journalistes.... ainsi qu'une vidéo.

Nous sommes anxieux... Pas à cause de cette violence, mais parce que cela a tout l'air d'un essai de reprise du Coup d'Etat du 11 avril 2002, quand une manipulation médiatique bien organisée avait fait croire au monde pendant 48 heures, que le gouvernement avait tiré sur le peuple - et ainsi justifier un coup d'Etat, le premier coup d'Etat de l'histoire de l'Amérique du Sud a avoir été déjoué, les manifestations populaires ayant permi le retour de Chavez le 14 avril 2002.

Alors mon modeste apport... contribuer à diffuser l'alerte... alors que, comme en 2002, les grands médias pourraient commencer à répéter que le "pauvre peuple vénézuélien veut se défaire d'un tiran"..........

article du Monde

photos EFE

 

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Par Pierre-Charles Marais

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