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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 22:08

Pour les Français amis de Cuba, leurs associations de solidarité, l’événement est considérable. Pour la première fois, un président de Cuba, en visite d’État, a été reçu à Paris avec tous les honneurs de la République. Une douzaine d’accords ont été signés pour resserrer les liens diplomatiques, économiques, culturels, scientifiques, entre les deux pays. Contrairement à ce qui s’était passé lors de la visite de François Hollande à La Havane en mai dernier, la caravane est venue et les chiens se sont tus. Même le Figaro, en général peu avare de qualificatifs s’agissant de Cuba, faisait le beau en nous annonçant diplomatiquement la visite du « président cubain » . Au point que « les quelques tristes chats en quête de notoriété qui miaulaient sur les toits de Paris » n’ont pas fait recette. Leur voix la plus célèbre, celle de l’écrivaine-que-vous-savez ne s’est guère faite entendre. Était-elle assignée à résidence ? En ces temps de lois d’exception et de lutte antiterroriste mieux valait faire oublier qu’elle avait appelé en un temps, depuis Paris, à « coller une bombe au dictateur », ce qui lui avait valu les remontrances de Régine Desforges qui nous tartinait alors de longues colonnes expliquant que Cuba n’était pas sa tasse de thé.

Le petit doigt d’Europe 1

Cette tonalité médiatique nouvelle ridiculisait les plumes chagrines et les esprits attardés. Cela nous aurait manqué quand même et, heureusement, il y en eut. En quête d’arguments, le pauvre journaliste du monde que-vous-savez en a été réduit aux dernières extrémités : la lecture de Granma, quotidien du parti communiste de Cuba. On voudrait le plaindre dans cette douloureuse épreuve mais la réjouissante actualité cubaine nous prive de l’ennui qu’il y a à enfiler les perles et coquilles du Monde. Comme l’anticommunisme fait partie de son folklore, notre intérêt s’est émoussé depuis longtemps.

En matière de désinformation, Europe 1 a remporté le pompon en présentant la visite comme « destinée à tourner la page d’un communisme révolutionnaire ». Ce sensationnel démenti à toutes les déclarations de tous les responsables cubains émane « d’un anonyme » de l’ambassade de Cuba à Paris. Mon anonyme a moi me dit que celui d’Europe n’est autre que son petit doigt.

Autre repère journalistique de la radio, le bout de son nez pour éviter de voir plus loin qu’une « visite très business. » Europe 1 avait besoin du mot anglais après avoir sans doute usé et abusé du Larousse et du Robert au détriment d’autres visiteurs : ceux qui achètent armes, Mirages et Rafales, hôtels particuliers et fleurons de notre industrie, qui en profitent pour envoyer leur famille et leur harem soigner leurs bobos dans nos hôpitaux publics en y laissant la note, confisquent une plage pour leur usage privé tout en exigeant que la policière de service soit envoyée ailleurs.

La presse en général a donc mis l’accent sur l’intérêt mutuel des deux pays. Cuba, toujours en lutte contre le blocus des États-Unis, a besoin d’attirer des capitaux étrangers pour développer son économie, elle souhaite une diversification de ses relations commerciales pour ne pas dépendre d’une seule. Enfin la normalisation de ses rapports avec l’Europe ferait aussi levier pour obliger les États-Unis à lever la totalité du blocus. Or, la France a pris la tête des négociations en cours – qui devrait aboutir dans les six mois- comme le démontre son rôle dans l’accord signé entre la Havane et le Club de Paris pour régler le problème de la dette cubaine. Pour Paris, Cuba représente « la porte d’entrée des Caraïbes », une carte de visite pour s’implanter en Amérique latine.

La partie diplomatique qui vient de se jouer ces derniers jours à Paris entérine la victoire d’une révolution. Ce pays devenu soudainement si important dans les calculs géopolitiques de la France, pour ses ambitions économiques, son influence, est une île de 11 millions d’habitants. Ses richesses principales ne se comptent pas en réserves minières, en pétrole, en en or ou en pierres précieuses. De quelque point de vue que l’on se place, l’île du crocodile vert n’est pas ce que les puissants nomment une puissance. Pour cette raison et interdit étasunien oblige, elle était même jusqu’ici infréquentable.

Au temps de la période spéciale des années 90, en butte au blocus, à la position commune de l’Europe, d’immenses affiches recouvraient les murs de La Havane. Elles représentaient l’océan -« qui ne déteint pas »-, le soleil -« qui ne s’éteint pas »- , des enfants sur le chemin de l’école - « on ne reculera pas »- et enfin une manifestation du « peuple entier » - « cela ne se vaincra pas »). Ces affiches auraient sans doute arraché un sourire de dérision à nos gouvernants, très occupés alors à sabler le champagne en condamnant la soi disant dictature, l’enfer des droits de l’homme. Leur empressement aujourd’hui à liquider leurs arriérés de politesse, leurs voyages précipités dans l’île depuis que les premières mesures Obama leur en ont donné la permission tout en ouvrant le champ à la concurrence, soulignent la prouesse cubaine.

Lettres de créance

Cuba démontre qu’il y a d’autres puissances que celles de la force et de l’argent. L’unité, la rébellion et la détermination d’un peuple, ses efforts conjugués contre les agressions, le mensonge, toutes les adversités, sont capables de s’imposer et de changer les règles du jeu. Sur nos Champs-Élysées, pavoisés du drapeau de l’étoile solitaire pour saluer le guérillero aujourd’hui président, c’est le peuple cubain qui était à l’honneur.

Ni les États-Unis obligés de reconnaître l’échec du blocus, ni l’Europe qui bafoue chaque jour les Droits de l’homme tout en se présentant comme héraut des Droits de l’homme n’ont rien obtenu de leurs exigences d’autrefois. Cuba s’ouvre mais sans rien céder sur l’essentiel : le droit de choisir son système politique, ses gouvernants, ses propres lois. Des relations oui et avec 193 pays mais seulement d’égal à égal. L’économie se diversifie mais rien n’est à vendre et la propriété collective demeure. La santé, l’éducation, la culture, pivots de la révolution, sont réaffirmés comme prioritaires et pour l’essentiel quasiment services publics.

Cuba change dans le but d’actualiser le socialisme pour le rendre prospère et durable. L’entreprise est pleine d’embûches, les interrogations sont légion mais les dirigeants Cubains n’en font pas mystère et convoquent au contraire leur peuple pour en débattre. Ils ont en tête l’échec de la perestroïka, ne veulent imiter personne même pas la Chine ou le Vietnam et surtout pas les Européens en perte de lumières. Leur voie reconnaissent-ils sera difficile mais Lezama Lima le disait « seules les choses difficiles sont intéressantes ».

Si nos gouvernants battent en retraite, ravalent les déclarations et exigences d’autrefois, si le pape lui même se rend dans ce pays si peu catholique, c’est que tous sont bien obligés de reconnaître le prestige de l’île, l’autorité qu’elle a acquise. Devant l’ONU qui salue ses résultats (indice de développement humain, taux d’alphabétisation et pourcentage du PIB consacré à l’éducation, à la culture, indice de mortalité infantile, participation à la lutte contre Ebola), devant le monde entier, Cuba fait la différence. Elle parle « de puissance à puissance » mais ses lettres de créance ne sont rien d’autre que la feuille de route de sa révolution : conquêtes sociales, résistance à l’agression impérialiste sur son territoire, aide apportée à tous les peuples en lutte comme en Angola - et qui, selon Nelson Mandela fut déterminante pour vaincre l’apartheid - solidarité à tous ceux en souffrance lors des catastrophes naturelles, création de l’intégration latino- américaine pour en finir avec l’hégémonie étasunienne, lutte pour la paix comme en témoigne son rôle dans les négociations entre la guérilla des FARC et le gouvernement colombien.

La caravane est passée et à Paris, presque et pour le moment, les clameurs se sont tues. Sa route continue et notre solidarité l’accompagne.

Maïté Pinero

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:46

Très peu de reportages sur la visite de Raul Castro.  Hier Le Monde n'en parlait même pas.  Pas une ligne.  L'un des journalistes de ce quotidien du soir sur France Info a par contre réussi hier matin ce tour de force d'attribuer les difficultés économiques de l'île à "l'économie socialiste dirigiste"  sans même évoquer le blocus auquel les Etats-Unis l'a condamnée, tout en obligeant le reste du monde occidental à faire de même, sous peine de sanctions, jamais contestées par les domestiques de l'Empire.   Ce matin, le minimum sur BFMTV et ITélé.  La profession, semble-t-il, était embarrassée, ne sachant quelle serait la doxa dominante.  Elle a préféré être discrète, trop discrète.  Pas très courageux.

Sans doute vont-ils se rattraper aujourd'hui.  F.  Hollande ayant pris, sans Fabius absent des cérémonies et des photos, une position assez claire sur le blocus, il faudra bien, peu ou prou, prendre parti.  C'est vrai qu'avec des décennies de propagande anti-cubaine grossière, difficile maintenant de faire son métier correctement et de produire des enquêtes et des analyses sérieuses sur la réalité cubaine, ses difficultés et sa résistance,  face au blocus américano-occidental.

Ce matin, tout de même sur Google actualités, cet article de Yahoo. Mais aussi un article à charge du Monde ( décidément ...) intitulé "Les Cubains de Paris hésitent à se rapatrier".

Y.Genestal

La France résolument aux côtés de Cuba pour la levée de l'embargo américain
AFPPar Hervé ASQUIN, Sabine WIBAUX | AFP – sur Yahoo.
 
  • Le président français François Hollande (g) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au Palais de l'Elysee, à Paris

    AFP/AFP - Le président français François Hollande (g) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au Palais de l'Elysee, à Paris

 

François Hollande a apporté lundi un soutien franc et massif à la levée de l'embargo commercial américain qui frappe Cuba depuis 1962, au côté du leader cubain Raul Castro, à Paris pour la première visite d'un président cubain dans la capitale française depuis celle de son frère Fidel en 1995.

"Le président Obama, qui a fait que l'on progresse, doit - et il l'a dit lui-même - aller jusqu'au bout et permettre qu'il puisse y avoir la fin de ce vestige de la guerre froide", a lancé le président français sous les ors de l'Elysée. [...]

Lire l'intégralité sur Yahoo actualités

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 17:40

Le journal de 20H de samedi 30 janvier a fourni une illustration supplémentaire de la volonté de cette chaîne publique non pas d’informer, mais de manipuler l’opinion. On y était habitué depuis qu’elle s’est spécialisée dans le dénigrement systématique de tous les mouvements sociaux. Mais ses prétendus journalistes ont franchi un cap dans la lecture qu’ils ont donnée de ce qui se passe aux USA.

Dans une présentation des élections primaires qui vont commencer outre-Atlantique, la présentatrice et le correspondant local de la chaîne ont renvoyé dos-à-dos le démagogue Donald Trump et le socialiste Bernie Sanders au nom de ce qui est présenté comme un même « populisme ».

Historiquement, il y a toujours eu des acteurs politiques qui remettent en question le système. Ils le font au nom d’une idéologie, affichée ou pas. Ce fut le cas tout au long des 19e et 20e siècles par des socialistes et par des gens d’extrême-droite.

Mais depuis que la social-démocratie a renoncé à contester le système capitaliste pour adhérer au néo-libéralisme, on dérive en Europe vers un système à l’américaine où deux courants politiques adhèrent totalement au système et se concurrencent uniquement sur l’occupation du pouvoir. L’alternative est limitée à des choix de personnes. Désormais, les contestataires du système, qu’ils se réclament de l’idéal social ou de la tradition nationaliste, qu’ils expriment une analyse critique des inégalités sociales ou qu’ils flattent les passions les plus égoïstes, sont qualifiés invariablement par le prêt à penser dominant de « populistes ».

Il y a toujours eu, à l’occasion des primaires américaines, des populistes au sens traditionnel de ce terme qui désigne les démagogues flattant avec hystérie les passions les plus basses. Ils se situent le plus souvent à la droite des Républicains. Il y a eu un Barry Goldwater, plus récemment une Sarah Palin, aujourd’hui, c’est Donald Trump. C’est un classique du paysage politique américain.

La grande nouveauté des prochaines élections présidentielles, c’est l’émergence au sein du parti démocrate, d’un authentique discours de gauche. Après les grands espoirs et les immenses déceptions de la présidence Obama, la candidature de Mme Clinton est apparue davantage comme la perpétuation d’un système inique où les inégalités sociales s’accentuent, où l’emprise des firmes privées sur les choix politiques a atteint des sommets, en dépit de la crise de 2008. Obama a déçu parce qu’on attendait de lui une politique à la Franklin D. Roosevelt, celle du New Deal qui avait encadré le capitalisme après la crise des années trente, au siècle passé. Mais Obama a cédé devant Goldman Sachs. Et les plus faibles ont payé la crise provoquée par la rapacité des plus riches. Et voici que surgit Bernie Sanders, un homme dont tout l’engagement politique, jusque-là marginalisé, a été consacré à promouvoir la justice sociale. Et à la grande surprise des prétendus journalistes, son combat devient celui de millions de ses concitoyens. Un homme qui non seulement dénonce les injustices du capitalisme, mais fournit la démonstration que les valeurs du socialisme ont encore une pertinence.

Cela, bien entendu, c’est intolérable pour les défenseurs d’un système dont tous les efforts tendent à nous convaincre qu’il n’y a pas d’alternative, que le seul choix que nous ayons encore se limite à des choix de personnes. Il faut donc disqualifier un Bernie Sanders aux USA, un Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne. Pour cela un mot : populisme. Une présentation : renvoyer dos-à-dos démagogues de la droite extrême et authentiques candidats de gauche. On a vu cela chez nous, en 2012. On le voit une nouvelle fois à l’occasion des primaires américaines.

Pourquoi payons-nous encore pour des stations de radio et des chaînes de télévision publiques qui nous intoxiquent au lieu de nous informer honnêtement ?

rmj

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:44

Le site Les Crises présente le film documentaire sur la soit-disant "révolution" ukrainienne,  "Les masques de la révolution", qui sera diffusé sur Canal Plus, Lundi soir, 1er Février 2016.  Des pressions ont été faites pour que le film ne soit pas diffusé.  Le réalisateur Paul Moreira répond, sur Mediapart, aux violentes critiques dont il a été l'objet car il a osé, loin des explications dominantes, cherché à savoir qui étaient les émeutiers les plus violents.  Il s'interroge sur le silence des médias occidentaux sur le massacre d'Odessa.

Lescrises.fr a présenté le film, plusieurs extraits du documentaire en video et repris la réponse de Paul Moreira à ses critiques.

Voici un extrait de cette réponse de Paul Moreira que vous trouverez intégralement sur le blog Les crises.fr ou sur Mediapart, sur son blog.

"Je ne m'attendais pas à tomber sur autant de déni, frisant parfois l'hystérie. Sur un site ukrainien, je suis qualifié de "terroriste" à la solde des services secrets russes. On demande l'interdiction du film. Et même l'ambassadeur d'Ukraine fait pression sur Canal Plus."

Et voici le premier des extraits video de la présentation du documentaire.

Introduction de Lescrises.fr à la réponse de P.Moreira

 

"Lundi 1er février à 22h35 sur Canal+ dans Spécial Investigation – Un film de Paul Moreira

Sans eux, la révolution ukrainienne n’aurait jamais triomphé.

En février 2014, des groupes paramilitaires ont affronté la police au coeur de Kiev et ont fait fuir le président Yanoukovitch. Ils ont installé un nouveau gouvernement.

Dans le récit médiatique communément admis, ils ont été présentés comme les héros de la révolution. Ils étaient du bon côté de la barricade. Personne ne s’est vraiment demandé qui ils étaient. En fait, il s’agit de corps francs d’extrême droite, désormais lourdement armés.

Ils s’appellent Secteur Droit, Azov ou Svoboda. Ils ont créé de véritables armées parallèles, largement incontrôlées. A Odessa, en mai 2014, ils ont commis un massacre de masse sans être sanctionnés. 45 personnes brûlées vives. Un massacre passé sous le radar.

Comment a-t-il pu nous échapper ? Pourquoi les démocraties occidentales n’ont-elles pas fait entendre leur voix ?

Sans doute parce que les milices nationalistes ukrainiennes jouaient les soldats supplétifs dans une guerre beaucoup plus large. La révolution ukrainienne a été soutenue massivement par la diplomatie américaine.

Dans la nouvelle guerre froide Russie-USA, l’Ukraine est un pion décisif dans une stratégie de contention de Poutine.

« Les masques de la révolution », de Paul Moreira, explore cette zone restée aveugle."

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:01
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:15
Une fois de plus, Manuel Valls se livre à la pratique détestable et éminemment dangereuse de l’amalgame. Confusion générale entre dénonciation légitime de l’antisémitisme et soutien, à peine voilé, à la politique coloniale israélienne qu’il ménage de toutes ses forces.

Samedi, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de l’Hyper Cacher organisée par le CRIF, il a délibérément assimilé la critique de l’État d’Israël à l’antisémitisme. Il l’a fait en jouant sur les mots pour associer l’antisémitisme, qui est une réalité, avec ce qu’il a qualifié de« détestation compulsive de l’État d’Israël », ajoutant, au cas où le mouvement de solidarité avec la Palestine ne se serait pas senti visé,« comment accepter qu’il y ait des campagnes de boycott ? ». Et dans un effet de manche propre à flatter son public rappelé qu’il combattait l’antisémitisme « qu’il vienne de l’extrême droite ou de l’extrême gauche… »

Saisissant effet de mimétisme avec l’organisateur de la cérémonie, le CRIF, qui depuis des années semble avoir troqué sa vocation à représenter les institutions juives de France contre le rôle de défenseur inconditionnel de la politique israélienne, fût-elle celle du gouvernement le plus extrémiste et raciste qui ait été au pouvoir à Tel-Aviv.

A l’heure où la société française apparaît plus dangereusement fracturée que jamais, de tels propos sont davantage ceux d’un pompier pyromane que d’un responsable politique qui chercherait à répondre aux défis du terrorisme de Daech.

Nous ne cessons de le répéter : si l’on veut s’opposer de façon crédible par tous à toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme, il faut marquer que la critique de la politique d’un État ne saurait être confondue avec la mise en cause d’une communauté. C’est ce que nous faisons en toute clarté en menant campagne pour le boycott, le désinvestissement, les sanctions à l’égard d’Israël tant que cet Etat ne se conformera pas au droit international.

Le Bureau national
--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:51
Publié le 3 décembre 2015
 

Cette formule péremptoire, selon laquelle « Il ne faut pas chercher des explications » aux attentats du 13 novembre 2015, explications qui amèneraient à « culpabiliser », a été utilisée par Madame la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, lors de son entretien avec Europe 1, Le Monde et I-télé du dimanche 29 novembre 2015 (tel que retranscrit dans Le Monde du mardi 1er décembre 2015, p. 17, sous le titre « Ségolène Royal: ‘Pas question de culpabiliser la République' »). Elle précise d’ailleurs sa pensée en ajoutant : « Je me refuse à entrer dans ces logiques culpabilisantes dans un pays qui donne à tous ces enfants le droit à l’accès à l’école, même si des inégalités demeurent. (…) La France est un grand pays démocratique qui fait de l’éducation sa priorité, où tous les enfants vont à l’école gratuitement, où il y a un modèle social très protecteur, l’accès à la santé. Il n’est pas question en plus de culpabiliser les Français et de culpabiliser la République. »  Ces déclarations ne sont qu’un exemple du discours tenu par les autorités en place depuis les attentats du vendredi 13 novembre 2015 : l’idée générale reste la même, à savoir un refus radical de même penser les causalités qui sont à l’œuvre dans ces attentats. 

Il n’y a aucune réflexion, du moins publiquement, sur la stratégie répressive à mettre en œuvre. Il n’y a même pas de commission d’enquête parlementaire, contrairement à ce qu’avaient fait les États-Unis en 2001 pour comprendre la faillite de leur communauté du renseignement (et aussi pour contrer la vision complotiste du « 9/11 »). Avec l’état d’urgence, on se contente de continuer sur la même voie,  sans apparemment aucune réflexion sur les raisons de l’échec enregistré en novembre, alors même qu’un attentat majeur avait eu lieu en janvier. A ma connaissance, aucun responsable n’a d’ailleurs démissionné ou n’a été démis de ses fonctions.

Il n’y a aucune réflexion sur notre politique étrangère dans le « Grand Moyen Orient » pour reprendre un terme néo-conservateur. Avons-nous  vraiment la bonne stratégie pour contrer les divers groupes djihadistes que nous affrontons en Afrique et au Moyen-Orient? Avons-nous les moyens et les alliés de nos ambitions? Mystère.

Il n’y surtout aucune réflexion sur les causes qui peuvent amener des jeunes gens, indéniablement socialisés sur le territoire français, à se radicaliser au point de devenir des terroristes visant à faire un vendredi soir le maximum de victimes parmi une foule d’anonymes fêtards parisiens. Les spécialistes français ne manquent pourtant pas.  Le Président du CNRS Alain Fuchs a encouragé le 18 novembre 2015 les chercheurs à amplifier cet effort de compréhension du terrorisme afin de mieux le combattre. De fait, pour nos dirigeants politiques, comme l’a très bien expliqué  le journaliste scientifique Xavier Molénat dans un article d’Alter Eco+, intitulé « La sociologie excuse-t-elle les terroristes? », il n’y a là que la reprise en France d’un thème typique des conservateurs américains pour lesquels toute explication sociologique, psychologique, économique, etc. d’un comportement délictueux revient à excuser ce comportement. Si l’on fait des sciences sociales, on ne peut qu’être littéralement révulsé par de telles affirmations.  Je ne vais pas me lancer moi aussi dans la démonstration, pour tout dire triviale, que comprendre et expliquer ne veut pas dire excuser.

[...]

Lire la suite sur le blog de l'auteur ici.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 23:45
Gnafron

Gnafron

Texte de septembre 2015, qui va encore longtemps faire de l'usage ! Auteur : Gilles Questiaux

 

Je déteste le FN et tout ce qu’il représente. Mais on lui accorde beaucoup trop d’importance. L’ennemi principal des travailleurs, français ou immigrés, c’est le triple pouvoir qui siège à Washington, à Bruxelles, et à Paris. En France, ce sont les partis « mainstream », tantôt UMP, tantôt PS, avec leurs supplétifs écologistes, centristes, etc.

Il faut stopper le terrorisme moral de la gauche petite bourgeoise, incapable de rien faire pour défendre les travailleurs, mais toujours prête à donner des leçons. Ceux qui condamnent Jacques Sapir avec des tremolos pour avoir évoqué le rôle éventuel du FN dans un front anti Euro ne lui reprochent pas d’aimer le FN, mais de ne pas aimer l’euro.

De qui se moque-ton ? En quoi Marine le Pen est elle pire que Hollande, Sarkozy, Juppé, Fabius, Bernard Henri Lévy, Gattaz, Macron, la CFDT? Elle est pire dans les mots, ils sont pires par leurs actions. Elle propage un discours raciste, mais les autres créent quotidiennement les conditions du racisme en dépouillant les travailleurs et les citoyens de leurs droits. Pourquoi faudrait-il voter pour la cause de la maladie pour contrecarrer le symptôme ? Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, comme disait Jacques Duclos.

Sans doute Jacques Sapir a été imprudent, car le FN traine une mauvaise réputation bien méritée. Mais il s’agit de la plus importante force électorale qui prétende s’opposer à l’euro. Ceux qui tombent d’accord qu’il faut quitter l’euro, et le plus tôt possible, car c’est pour la démocratie une question de survie existentielle, se posent forcément la question du rôle éventuel de ce parti dans le processus. Sans les voix du FN, en tout cas, le "non" n'aurait pas emporté le referendum de 2005.

Alors les condamnations morales pleuvent sur le baudet. Et signalent une fois de plus le FN, pour sa plus grande joie, comme « parti antisystème », désigné par le système lui-même. Interdire la question de Sapir, c’est en fait y répondre de manière à rejeter dans le camp du FN toute opposition à l'euro, et à lui donner les moyens de progresser encore davantage, à son propre étonnement.

Je pense qu’il n’y aura pas de front contre l’euro avec le FN pour une simple raison. On peut rassurer tout de suite les fanatiques de « l’Europe sociale »: une lecture attentive du programme du FN (C’est le PEP de Jacques Nikonoff qui s’en est chargé) montre qu’il n’a pas du tout l’intention de quitter l’euro, l’UE et l’OTAN; et c’est bien normal : le concept de l’Europe, c’est l’union du continent symbolique des chrétiens, des blancs, et des impérialistes. Et bien, c’est aussi celui du FN.

Mais quelque soit le racisme de ce parti, fondé il y a quarante ans par des nostalgiques de Vichy et de l’Algérie française, il ne va pas rouvrir des camps ni des chambres à gaz. S’il en venait à participer au pouvoir, ce qu’il ne pourrait faire que dans une coalition avec l’UMP, ses représentants se borneraient à tenter de marquer l’opinion symboliquement, à la manière que font aujourd’hui les écologistes, en faisant du bruit pour faire oublier l’abandon pur et simple du socle de leur programme. On peut s’attendre à d’épiques empoignades sur le porc dans les cantines, ou sur l’enseignement à l’école du bon vieux temps des colonies. Mais les électeurs qui votent pour le FN en espérant l’expulsion massive des étrangers (s’il y en a beaucoup) en seront pour leur frais.

Une connaissance minimale de l’histoire permet de l’affirmer. Le fascisme historique des années trente n’était rien d’autre qu’une machine de guerre contre la révolution ; sa seule cohérence logique était l’anticommunisme, le reste n’était qu’une logorrhée délirante. Or vu le rapport de force actuel il n’y a guère de risque de voir le MEDEF se mettre à financer en grand crânes rasés et croix gammées, par peur du communisme. Pas d’attaque en vue contre la propriété privée des moyens de production? pas de réaction fasciste! Ce parti, sans aucun appui dans les institutions, soutenu ni par l’armée, ni par l’Eglise, ni par le patronat, ni par l’étranger, dépourvu d’armes et de milice, ne pourrait exercer une dictature qu’au cas où la bourgeoisie lui offrirait le pouvoir sur un plateau, comme en Allemagne en 1933, et dans l’état actuel des choses on ne voit vraiment pas pourquoi elle le ferait. Pour le moment elle lui préfère largement l’UMPS (et même le PS tout court).

Bref, dans sa forme actuelle, c’est un épouvantail. Tout comme le rejeton du parti fasciste historique, le MSI en Italie. Qui a participé au pouvoir, avec Berlusconi, pendant des années, sans que personne ne s’en aperçoive.

Ceux qui à gauche de la gauche feignent d’avoir si peur du FN et de la contagion de ses idées feraient mieux de cesser de faire sa publicité et de s’occuper vraiment de combattre les reculs sociaux, les privatisations, le pillage des finances publiques, les dénis de démocratie émanant de l’UE, l’étranglement de la Grèce, l’exploitation et la manipulation du terrorisme, la surveillance généralisée sur Internet, les guerres impérialistes déchainées par les caniches des Américains, qui pratiquent ouvertement la torture et les assassinats de proscrits, et les massacres de migrants qui font aujourd’hui la une. Le FN ne joue aucun rôle dans tout cela. Il rêve sans doute d’y participer mais les forces économiques et impérialistes qui nous gouvernent n’ont pas besoin de lui dans un autre rôle que celui d’opposant de pacotille.

Le FN n’est pas au pouvoir, n’a aucun moyen ni aucune volonté réelle d’y parvenir, et on nous demande constamment de mettre la sourdine sur nos critiques de ces pouvoirs capables de tant de crimes et d’abus, voire de s’allier avec eux, pour combattre ce FN qui n’y participe même pas. En l’état actuel des choses, le FN ne soutient même pas le seul mouvement néonazi au pouvoir en Europe, en Ukraine, contrairement au PS, à l’UMP, aux écolos, et même au NPA.

Et les socialistes et l’UMP, qui ne sont pas fascistes, que sont-ils ? Qui a du sang sur les mains dans ce pays ? Que sont les politiciens français comptables du sang ukrainien, syrien et libyen ? On n’a pas encore trouvé de mot pour les qualifier.

Le FN pratique une opposition de façade. Sa couverture médiatique lui permet de capitaliser sur la réaction populaire, égarée et mystifiée, devant les ravages du capitalisme sans contrepoids, qui règne en France et dans le monde depuis la disparition de l’Union Soviétique, et l’abandon de la classe ouvrière par le PCF.

L’importance du FN s’explique par cet abandon, et se résume à cela. Si on veut vraiment lutter contre le FN, il faut lui ôter son rôle de tribun à bon compte, il faut recomposer un parti communiste pour combattre en priorité et sans rémission les ennemis du genre humain qui nous gouvernent depuis trente ans. Car le FN, au fond , n’est qu’un leurre médiatique. C’est le parti proposé par la soi-disant élite et les médias à ceux qui n’aiment pas l’élite et les médias.

Certes si le mouvement communiste redevenait quelque chose, il surgirait dans la rue sans tarder une réaction néofasciste véritablement redoutable, avec nervis, assassins, terroristes, comme elle a existé dans la rue en Italie dans les années 1970, comme elle existe aujourd'hui même en Amérique latine, mais là, bien loin de susciter la réprobation, elle bénéficierait, comme au Venezuela ou en Ukraine, des encouragements et des applaudissements du "Monde " et de "Libération", des médias et des intellectuels organiques de la bourgeoisie.

GQ, 21 septembre 2015

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:03

par El Siglo.cl

Caracas, 03 Déc. AVN.- Un groupe de parlementaires démocrate-chrétiens, socio-démocrates et de droite du Chili, d'Uruguay et d'Argentine se rendront au Venezuela le 6 décembre pour monter un système de surveillance du processus électoral vénézuélien interne informel et hors des institutions. A eux se joindront des législateurs conservateurs des Etats-Unis qui ont déjà signé une lettre avec des collègues latino-américains exigeant que le Gouvernement de Nicolás Maduro accepte "l'observation" de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de l'Union européenne (UE) pour les élections vénézuéliennes.

Dans le cas du Chili, le plan est organisé principalement par des personnalités de la Démocratie Chrétienne et du Parti pour la Démocratie connus pour leurs critiques du processus politique bolivarien qui se déroule au Venezuela. Ces parlementaires ont obtenu une résolution du Congrès pour que des sénateurs et des députés de tous bords voyagent mais l'idée centrale est qu'e viennent à Caracas et dans d'autres villes ceux qui sont, au Chili, opposés à l'administration de Maduro.

Avec les Chiliens de la DC et du PPD - bien que d'autres partis puissent s'y intégrer - qui se rendent au Venezuela pour surveiller les élections, se trouveront des représentants du parti conservateur Propuesta Republicana (PRO) lié à la droite dirigée par Mauricio Macri, récemment élu président d'Argentine et d'organisations du centre et de droite d'Uruguay. Feront aussi parti de ce groupe des congressistes des partis Républicain et Démocrate des Etats-Unis et d'autres organisations de droite d'Amérique Latine.

[...]

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:30

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

 

Hier, une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires a manifesté devant le tribunal de Tarbes, de 13 heures à 15 heures, bloquant ainsi la rue Maréchal-Foch. La date n'avait pas été choisie au hasard : c'est en effet celle où les salariés d'Air France devaient comparaître devant le tribunal de Bobigny pour l'affaire des chemises déchirées. Finalement, le procès a été renvoyé au 27 mai 2016. Le tribunal a motivé sa décision par «la complexité de l'affaire». En attendant, les syndicats tarbais ont maintenu la «manif». Les mots d'ordre étaient au nombre de trois, exprimés dans une lecture commune sur les marches du palais de justice : «Non à la violence sociale», «Non aux attaques de militants syndicaux», «Oui à l'efficacité économique et sociale». Avant la lecture proprement dite, un hommage a été rendu aux victimes des attentats de Paris, tout en lançant un avertissement : «Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles». «La violence sociale à l'égard des salariés, ont dit les militants, ce sont les différentes lois votées par ce gouvernement depuis son arrivée au pouvoir, aggravant les politiques désastreuses mises en œuvre sous l'ère Sarkozy. Après tous les mauvais coups, le gouvernement vient de lancer une nouvelle attaque contre nos droits : la réforme du code du travail. Demain, le contrat de travail ne protégera plus individuellement le salarié. L'exemple d'Air France est significatif des nombreuses luttes et actions que mènent les salariés de ce pays. En Hautes-Pyrénées, les inégalités sont de plus en plus criantes et frappent une population de plus en plus large. Face aux politiques d'austérité, nous disons oui à l'efficacité économique et nous exigeons un pacte de progrès social.» La prochaine «manif» aura lieu le 12 décembre, à Bagnères, pour l'hôpital public.

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