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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:22
Lu sur El Diablo
Elena Radzikovskaïa

Elena Radzikovskaïa

Andreï Brajevski, ingénieur de 27 ans, est décédé dans l’incendie 
de la Maison des syndicats, à Odessa, le 2 mai 2014. À 60 ans, 
sa mère se bat depuis plus d’un an pour qu’une enquête indépendante s’ouvre enfin.

Le long des côtes de la mer Noire, la cité impériale d’Odessa a gardé son attrait. Le conflit qui frappe l’Ukraine n’a que peu de prise au premier abord sur l’un des plus importants ports marchands du pays. Les touristes continuent d’affluer par milliers pour profiter des charmes de la métropole fondée par l’impératrice Catherine II, au XVIIIe siècle. Dans le centre, la cicatrice des affrontements (7 000 morts) qui secoue la jeune République depuis le printemps 2014 apparaît distinctement dans le quartier de la gare. L’immeuble de la Maison des syndicats dévoile les stigmates du drame. Devant l’immense bâtiment noirci, des bouquets de fleurs sont déposés quotidiennement devant les portraits des quelques victimes. Parmi les 50 morts, le fils d’Elena Radzikovskaïa, Andreï Brajevski, un jeune ingénieur, qui militait auprès de l’organisation de gauche, anarchiste Borotba, âgé de 27 ans. « Il protestait avec de nombreux jeunes, des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des enseignants contre le coup d’État et les premières mesures du gouvernement Iatseniouk. Un campement avait même été dressé réunissant des centaines de personnes anti-Maïdan et un autre pro-Maïdan. Des provocations ont eu lieu à plusieurs reprises jusqu’aux violents affrontements qui ont éclaté en marge de la rencontre de football entre le Metalist de Kharkov et le club local, Tchornomorets », raconte Elena. Après une longue pause, elle reprend. « Aujourd’hui encore, cela m’apparaît inimaginable. Comment un tel drame a pu survenir dans notre cité ?… Et nous ne savons toujours pas exactement combien de nos proches, amis, camarades, collègues sont morts ce jour-là. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir, ils sont plus d’une soixantaine à avoir péri le 2 mai », explique-t-elle.

Cette professeure d’histoire à l’université se bat désormais pour que justice soit rendue et poursuit des actions au sein du Collectif pour la paix en Ukraine. La soixantaine,
 Elena n’a jamais caché ses opinions et sa défiance vis-à-vis des nouvelles autorités ukrainiennes qui ont pris le pouvoir, en février 2014. « Comme beaucoup, j’émettais quelques doutes vis-à-vis de ce mouvement de contestation sur la place Maïdan à Kiev et sa récupération politique. Nous avions déjà assisté au même scénario il y a dix ans avec la révolution orange. L’Europe n’a jamais rien fait pour aider à lutter contre la corruption ou les inégalités. Bien au contraire », estime en remettant ses lunettes cette proche du Parti communiste, où elle a milité durant des années.

Les interrogations autour 
de cet incendie criminel demeurent

Le collectif cherche à obtenir l’ouverture d’une enquête officielle, sillonnant l’Europe pour trouver des soutiens auprès des médias, des partis politiques, des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme. Sur place, l’ouverture d’une investigation indépendante est compliquée. Les interrogations autour de cet incendie criminel demeurent. Simple dérapage, règlement de comptes entre hooligans, crime politique… Tout le monde a son avis. Mais la discussion peut rapidement dégénérer, révélant les positions antagonistes bien entretenues par les médias gouvernementaux et russes. « C’est pour cela que nous réclamons une enquête indépendante. Malgré les menaces et les violences, nous avons poursuivi notre collecte d’informations. Même si de plus en plus de gens craignent de venir témoigner au tribunal, par crainte de représailles des forces fascistes comme Praviy Sektor. »

La colère et l’incompréhension des familles demeurent intactes : comment des affrontements ont-ils pu éclater en plein cœur de la ville et terminer par un incendie sans aucune intervention des forces de l’ordre ? « Ils s’en sont pris aux manifestants pacifiques – retraités, journalistes, syndicalistes, militants communistes, enseignants, écologistes – qui défendaient entre autres une option fédérale. Malgré des preuves matérielles nombreuses, des témoignages, on nous interdit de poursuivre en justice les responsables. Pire, certains d’entre eux participent actuellement à la vie politique de notre pays… Voilà notre belle démocratie qui favorise la montée de la haine et fracture notre société », analyse Elena, qui vit dans l’inquiétude de se faire arrêter ou attaquer par des membres de Pravy Sektor.

La tragédie du 2 mai a constitué un véritable tournant en Ukraine en accélérant la fragmentation de la société et la polarisation des positions qui contribuera au début du conflit dans le Donbass. À Odessa, les rassemblements de l’opposition se font plus rares, par crainte de représailles en étant accusés de terrorisme ou de séparatisme. L’intervention militaire menée par Kiev depuis avril 2014 dans l’est du pays se nomme « opération antiterroriste ». « Le pouvoir peut ainsi cibler toute force alternative, parler d’éléments étrangers. Mais je ne suis ni séparatiste, ni terroriste. Je veux faire entendre une opinion différente qui le dérange. Comment peut-on tuer des gens pour une opinion différente ? Le silence autour de ce drame est le plus détestable. L’Europe et ses dirigeants, si prompts à défendre les droits de l’homme, que font-ils pour les victimes d’Odessa et de cette guerre fratricide ? »

Vadim Kamenka

le 19 août 2015

UKRAINE : Elena Radzikovskaïa, veut connaître la vérité sur la mort de son fils

Le Parti communiste ukrainien interdit   Le gouvernement dirigé par Arseni Iatseniouk et le président Petro Porochenko ont choisi de poursuivre leur logique répressive 
et antidémocratique. 
Fin juillet, un décret ministériel interdit au Parti communiste ukrainien (KPU) de participer 
aux processus électoraux ! Autrement dit, il s’agit d’interdire au Parti communiste de participer 
à la vie politique, donc d’exister. Il s’inscrit dans une longue série 
de mesures d’atteinte 
à la démocratie comme 
la censure d’artistes et d’intellectuels russophones ou l’interdiction à des parlementaires européens de se rendre en Ukraine.

 

SOURCE:

Pour mémoire un article de Marianne paru en Mai 2014 à propos du silence entourant ce massacre dans les médias occidentaux.  Ce n'était pourtant pas moins grave que la tuerie de Charlie.

Mais personne ne s'est ému en France au point de porter une pancarte "Je suis la Maison des syndicats d'Odessa".

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:49
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 21:44

Loi « El Kohmri » : comment sauver le soldat PS...

et tirer dans le dos du mouvement social

 

, par  Pascal Brula sur le site de Faire vivre le PCF

 

 

L’Humanité du dimanche 3 juillet nous apprend que « Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France ». Mais de quel dialogue parle-t-on ? Je ne savais pas qu’il y avait du "dialogue social" sous le système capitaliste. Ah oui ! C’est peut-être ce fameux dialogue qui fait que les syndicats doivent régulièrement rencontrer le patronat et le gouvernement et ressortir en ayant toujours dit oui : le dialogue du "béni-oui-oui". Mais où est le temps où l’Huma était l’organe central du PCF, c’est-à-dire des communistes, prenant parti, contestant, argumentant ? Y a-t-il encore des communistes qui dirigent l’Huma ? Comment peut-on avoir un titre aussi neutre vis-à-vis de ce texte, véritable coup de poignard dans le dos du mouvement social ?

 

Penchons-nous sur cet appel… Il est revendiqué par des membres de l’UGICT dont sa secrétaire générale. Qui trouve-t-on dans cet attelage hétéroclite ? Oh surprise, il y a des membres éminents du PCF, à savoir le responsable de la section économique, Frédéric Boccara, le "fils de", et puis Denis Durand, lui aussi membre de cette section ainsi que Denis Gibelin, membre du CN. Il y a aussi une majorité de cadres supérieurs, que la surexploitation capitaliste actuelle ne doit pas beaucoup toucher, mais qui ont le cœur sur la main (je n’en mettrais pas la mienne à couper)... Cet appel sent à plein nez le résultat de tractations avec le PS comme gage de quelques strapontins futurs (?).

 

Que nous dit cet appel ? « Sur le plan économique, depuis quelques semaines, les investissements repartent dans notre pays tout comme la consommation des ménages. Tout cela reste fragile et conjoncturel, mais cette légère embellie économique est le produit de la mise en commun des intelligences et des savoir-faire ». Eh les p’tits gars, vous êtes sûrs de ce que vous avancez ? On dirait du Hollande dans le texte. Apparemment oui, puisque vous êtes des têtes tellement bien pensantes !

 

Et puis le texte continue, comme si le mouvement social contre la Loi "El Kohmri" était étranger aux signataires de ce texte, figés dans une sorte de neutralité d’observateurs, dont la plupart sont membres de l’UGICT, syndicat à part entière de la CGT : « Le gouvernement croit détenir toute la vérité. Pourtant, une bonne partie des Français ne partage pas ses positions et l’exprime, certains par des actions, des grèves, d’autres à travers des sondages d’opinion ». Ou encore : « Chacune des parties a fourbi ses arguments. Les points de désaccords sont identifiés ». On a envie de leur demander "Et vous, vous en pensez quoi ?". En fait ils pensent ça : « La loi Travail, en rompant avec les régulations sectorielles au niveau de la branche risque de généraliser ces logiques [1] ». Ah oui, maintenant c’est clair...

 

D’ailleurs, les travailleurs et le gouvernement sont renvoyés dos-à-dos, puisque ce sont les ennemis de la démocratie qui vont profiter du conflit : « Pendant ce temps, les ennemis de la démocratie comptent les points en silence, usent de démagogie pour engranger les mécontentements. Ils s’apprêtent à sortir du bois le moment venu. Quel en sera alors le prix à payer pour notre économie, pour nos entreprises ? ». Ben oui quoi, faut vite "dialoguer", sinon c’est notre "économie" qui va en pâtir… ou leurs profits ?

 

C’est pourquoi, d’après eux, il faut retrouver le calme, la tranquillité, et la "cohésion sociale", j’ai envie de rajouter, travailleurs et patrons, main dans la main : « Face à ces dangers et aux diverses provocations violentes qui se développent en marge des manifestations, il est indispensable de retrouver dès que possible une cohésion sociale et économique dans notre pays ». Dites, vous n’avez pas d’avis sur qui est à l’origine de ces provocations violentes ? Et puis surtout, l’appel nous dit que tout cela doit se conclure par le fameux "dialogue social", ce merveilleux "dialogue social" par qui tout doit arriver, notamment les nouveaux droits pour les salariés (non, non, je ne déconne pas !) : « Pour cela, la seule solution dans une démocratie demeure le dialogue. Un dialogue apaisé, sans provocations et qui conduise à des avancées sociales. Il est temps que des négociations s’engagent afin de parvenir à un accord qui apporte de nouveaux droits pour les salariés ».

 

Non, non, pas la peine de se pincer, c’est bien réel, nous ne rêvons pas. D’ailleurs, le texte et les signataires sont à l’adresse suivante sur le site de l’Huma : 

 

http://www.humanite.fr/loi-travail-des-cadres-dirigeants-lancent-un-appel-pour-renouer-avec-le-dialogue-social-en-france

 

Et oui, vous avez bien lu : cette vision de bisounours est portée par "d’éminents" membres du PCF et de l’UGICT. La lutte des classes ? Connait pas ! L’exploitation de l’homme par l’homme ? Non plus ! Et vive le "dialogue social" !

 

Pascal Brula

 

[1] Ces logiques, à savoir "la vision court-termiste qui prédomine dans la gouvernance des grands acteurs économiques" et "l’impact dévastateur du dumping social et économique qui fragilise la pérennité de l’investissement dans les entreprises"

 

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 13:12
Presse française : qui possède quoi
Marie Beyer & Jérémie Fabre, juillet 2016  sur le site du Monde diplomatique

Pour agrandir l'image ci-dessus, cliquez sur le lien pour vous rendre sur le site du Monde diplomatique

https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:02
Sur Initiative Communiste

Comme la mort de tout être humain, le décès de Michel Rocard nous rappelle tristement à notre condition finie ; et bien entendu, sa mort ne peut qu’affliger ses proches.

Mais osons dire que sur un plan strictement politique, sa mort ne saurait dédouaner de son bilan politique cet homme issu comme Blum de la haute bourgeoisie d’Etat qui n’a cessé de combattre le socialisme et le communisme tout en servant sans états d’âme la mortifère « construction » euro-atlantique.

Il est vrai qu’au début des années 70, il n’y avait pas plus « révolutionnaire » – en paroles ! – que celui qui dirigeait alors le PSU. Comme il était alors de bon ton, les dirigeants du PSU et de la CFDT feignaient de prendre « de gauche » le PCF et la CGT, voire d’appeler le prolétariat à « la guerre civile… Mais bien entendu, c’était un jeu : il s’agissait de minorer le rôle du PCF dans l’union de la gauche en formation tout en « relativisant » les revendications « quantitatives » si vulgaires des ouvriers CGT !

Sitôt la vieille SFIO relouquée par Mitterrand et le PSU liquidé par les siens (fin des années 70/début des années 80), sitôt Mitterrand parvenu au pouvoir, le gauchiste de salon se révéla un parfait gestionnaire de la société capitaliste. Finies les utopies destinées à mordre sur l’électorat . Ministre, puis premier ministre de Mitterrand, Rocard s’évertua à rassurer le patronat et à prendre de droite le président dont il convoitait la place. Se présentant comme un socialiste « moderne » à la manière de Tony Blair, Rocard mit en musique la première austérité dictée par le « virage » de la rigueur qui, dès 81, accompagna la marche à la dévastatrice monnaie unique. C’est à l’époque où Rocard était premier ministre de Mitterrand que le statut des dockers fut durement attaqué et que Renault, semi-privatisée, fut frappé au cœur (fermeture de Renault-Billancourt, licenciement des dirigeants CGT) par celui qui, en 68, prétendait parler au nom du prolétariat. C’est Rocard qui institua la CSG, cette manière d’obliger les travailleurs à financer la protection sociale en lieu et place de plus en plus souvent exempté du paiement de ce salaire indirect que sont les cotisations Sécu… 

[...]  Lire l'intégralité en cliquant ci-dessous.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 19:23

par ·

Les principaux responsables de l’Union européenne se déchaînent contre la pratique des référenda, considérée comme non démocratique. Ceci peut se comprendre à la suite du référendum britannique, mais ne constitue en réalité qu’une argutie qui vise à renforcer la déclaration de Jean-Claude Juncker de janvier 2015 où il déclarait « qu’il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». En fait, si l’on regarde l’histoire des référenda depuis le traité de Maastricht, elle est effectivement édifiante :

 

Pays Date Objet Pourcentage du vote de rejet (« non ») Résultat politique
Danemark 1992 Traité de Maastricht 51,7% Obligation de revoter
Danemark 2000 Adhésion à l’Euro 53,2% Résultat accepté
Irlande 2001 Traité de Nice 53,9% Obligation de revoter
Suède 2003 Adhésion à l’Euro 56,1% Résultat accepté
France 2005 Constitution européenne (TCE) 54,9% Résultat ignoré
Pays-Bas 2005 Constitution européenne (TCE) 61,5% Résultat ignoré
Irlande 2008 Traité de Lisbonne 53,2% Obligation de revoter
Grèce 2015 Conditions des créanciers 61,3% Résultat ignoré

 

On constate que sur 8 référenda, seuls 2 ont été respectés. La pratique de l’Union européenne, et des gouvernements dans le cadre de cette Union européenne, se révèle donc largement anti-démocratique puisque remettant en cause dans 75% des cas un vote démocratiquement exprimé.

 

De la pratique à la théorie…

Cette position n’est pas seulement une pratique. Elle a été théorisée dans une critique qui s’avère parfaitement convergente avec le discours tenu par l’Union Européenne. Il convient de s’y arrêter un instant pour chercher à comprendre de quoi il retourne en la matière. Jakab, après une analyse comparée des diverses interprétations de la souveraineté, avance pour le cas français que : « La souveraineté populaire pure fut compromise par un abus extensif de referenda sous le règne de Napoléon Ier et de Napoléon III, la souveraineté nationale pure ayant été perçue comme insuffisante du point de vue de sa légitimation[1] »

C’est soutenir qu’un abus pervertirait le principe ainsi abusé. Mais il ne peut en être ainsi que si l’abus démontre une incomplétude du principe et non de sa mise en œuvre. Viendrait-il à l’esprit des contemporains de détruire les chemins de fer au nom de leur utilisation par le Nazis dans la destruction génocidaire des Juifs et des Tziganes ? Or, ceci est bien le fond du raisonnement tenu par Jakab. Pourtant, il est loin d’être évident dans l’usage politique fait du plébiscite que cet usage soit le seul possible. Si un plébiscite est bien un instrument non-démocratique, tout référendum n’est pas à l’évidence un plébiscite.

La confusion établie par l’auteur entre les deux notions est très dangereuse et pour tout dire malhonnête. La pratique qui consiste à assimiler référendum et plébiscite, car c’est de cela dont il est question dans le texte, est une erreur logique. La discussion se poursuit sur la portée qu’il faut attribuer à la décision du Conseil Constitutionnel concernant la Nouvelle Calédonie où il est dit que « la loi votée… n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution »[2]. Ici encore, on pratique de manière volontaire la stratégie de la confusion. Ce que reconnaît le Conseil Constitutionnel, en l’occurrence, c’est la supériorité logique de la Constitution sur la Loi. Ce n’est nullement, comme le prétend à tort Jakab l’enchaînement de la souveraineté. En fait, dire que le processus législatif doit être encadré par une Constitution ne fait que répéter le Contrat Social de Rousseau[3]. Ce qui est en cause est bien le parti pris de cet auteur est de refuser ou de chercher à limiter le concept de Souveraineté.

[...] Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:14
par Olivier Poche,

Notre Lexique pour temps de grèves et de manifestations en donnait la définition dès 2003 :

« Essoufflement » : Se dit de la mobilisation quand on souhaite qu’elle ressemble à ce que l’on en dit.

Lors de chaque mobilisation sociale d’ampleur en effet, difficile de ne pas entendre ou lire, dans les « grands médias », cette formule, qui, sous la forme d’une interrogation ou, pire, d’un constat, informe moins sur l’évolution du conflit que sur la vision qu’en ont les médias qui le (mal)traitent. Si la mobilisation a le malheur de s’amplifier, on parlera de « contagion » qui « s’étend », de « jeudi noir » et de « galères » tous azimuts. Au moindre reflux apparent, généralement fondé sur les chiffres officiels, souvent mieux adaptés, on annoncera avec soulagement le « début de la fin ».

Le mouvement contre la Loi Travail, qui dure depuis mars dernier, n’a pas dérogé à la règle : ces derniers jours, en particulier, les articles et les reportages se sont ainsi multipliés pour diagnostiquer un « essoufflement » de la mobilisation qui, c’est certain, ne « passera pas l’été ». Mais depuis quand ce diagnostic – qui n’est encore, à l’heure où nous écrivons, qu’un pronostic… – a-t-il été posé ? Nous nous sommes penchés sur la question, en tentant de remonter le fil médiatique de « l’essoufflement » du mouvement. Et le verdict est sans appel : à en croire les médias dominants, le mouvement s’essouffle… depuis le début.[...]

Voir l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:15

Vous avez dit démocratie sociale? licencié par une succursale de Renault pour avoir proposé "Merci patron"

Publié le par FSC

Vous avez dit démocratie sociale? licencié par une succursale de Renault pour avoir proposé "Merci patron"

Une nouvelle preuve s'il en fallait que le rapport salarial est un rapport de subordination et que l'arbitraire patronal sévit!

ce que la loi travail feint d'ignorer hypocrytement pour livrer encore plus les travailleurs à cet arbitraire.

Une raison de plus de poursuivre la lutte pour les droits des salariés et le retrait de cette loi!

______________________________

Source de l'information : France 3 Régions

Licencié après avoir proposé la diffusion de "Merci patron !"

En mars dernier un ingénieur dinanais envoie un mail aux syndicats de Renault pour faire la promotion de "Merci Patron !", le film de François Ruffin. Le lendemain il est mis à pied par son entreprise, sous traitante du constructeur automobile.

Henri (prénom modifié), un ingénieur originaire de Dinan, travaillait depuis dix ans pour des entreprises prestataires de Renault. Depuis deux ans il exerçait ses responsabilités au sein du technocentre Renault de Guyancourt, le plus grand centre de recherche et développement en France. Jusque là tout va bien. Mais Henri sur son temps libre est aussi bénévole pour le journal alternatif Fakir.
 

Licencié pour avoir proposé la projection gratuite de "Merci Patron ! "

Le 15 mars dernier il envoie une dizaine de mails à différents syndicats de Renault pour leur proposer une diffusion gratuite du film. Un courrier électronique envoyé depuis chez lui et depuis son ordinateur personnel. Pourtant le lendemain matin le patron d'Henri l'appelle. Renault a transmis son mail et exige qu'Henri quitte le site. A 15h il est convoqué pour un entretien et est mis à pied. Henri enregistre cet échange avec son directeur pour "être sûr de ce qu'il allait entendre" :

"Ils surveillent... ils surveillent les mails des syndicalistes"  lance le PDG, et de conclure "tu as fait une grosse bêtise".


Le PDG lui annonce alors son intention de le licencier. "J'étais scié " raconte Henri à nos confrères du Télégramme. La toile s'empare de l'affaire en pleine saison des nuits debout Henri décide de ne pas se laisser faire et raconte ses déboires aux journalistes de Fakir. Il leur confie également l'enregistrement de l'échange avec son employeur. La publication de son témoignage fait immédiatement le buzz. Cette vilaine publicité deviendra la faute invoquée pour justifier son licenciement lors de son entretien préalable.

 

La liberté d'expression bafouée ?

Comment Renault a pu être informé de ce mail ? Les journalistes de Fakir et Mediapart s'interrogent et publient différents articles. L'affaire prend une toute autre ampleur.... Pour l'avocate d'Henri, Maître Dufresne Castets (également avocate de la CGT Renault) Henri est un lanceur d'alerte et le motif de son licenciement est un prétexte. Bien embarrassé, Renault se défend de surveiller les messageries des syndicalistes mais affirme que les messageries professionnelles ne doivent pas être utilisées à but promotionnel. Et d'ajouter "c'est un contentieux entre ce monsieur et son employeur".

L'affaire sera jugée en référé le vendredi 1er juillet. Délibéré attendu quinze jours plus tard.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 14:10

Le Grand Soir

Le 8 juin 2016, la Présidente du Brésil Dilma Rousseff s’est entretenue avec les journalistes Leonardo Attuch, Tereza Cruvinel et Paulo Moreira Leite, du site Brasil 24s7.

247 – Quand on arrive à l’Alvorada (Palais de la Présidence à Brasilia NdT), il faut passer par un barrage de police. Sommes-nous en train de rendre visite à une Présidente de la République ou à une personne prisonnière d’une prison de luxe ?

Dilma Rousseff – Je ne me sens pas retenue prisonnière. Je maintiens mes droits d’aller et venir. Mais ce barrage de police est extrêmement gênant et ridicule.

L'article intégral ici-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:17

Et là, les personnes contactées ont quasi toutes répondu : seulement 1% de NSP ( Ne Sait Pas ).  C'est autre chose que 32% qui refusent de répondre pour P. Martinez.  Comme si, pour le sondage concernant le secrétaire général de la CGT, une grosse partie des sondés avaient senti l'arnaque ...  Ce qui est sûr c'est qu'une majorité des salariés, avec P. Martinez ou sans, est  contre la loi Travail ...

De plus, une question manque : Le Medef s'intéresse-t-il davantage aux profits des entreprises qu'à l'emploi et aux conditions de travail des salariés ?

Pierre Gattaz, patron du Medef, le 17 novembre 2015 au siège du Medef à Paris.

Pierre Gattaz, patron du Medef, le 17 novembre 2015 au siège du Medef à Paris. - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

SONDAGE Le sondage a été réalisé après l'ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail...

Plus de sept Français sur dix ont une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, selon un sondage Odoxa pour iTELE publié vendredi, et réalisé après l'ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail. «73% des Français expriment une mauvaise opinion (du) président du Medef, soit un niveau équivalent à celui enregistré il y a deux ans», note Odoxa.

 

Dans le détail, 25% des personnes interrogées ont une opinion «très mauvaise» du dirigeant de l'organisation patronale, 48% «plutôt mauvaise», 24% «plutôt bonne» et 2% «très bonne». «Toutes les catégories de la population ont une mauvaise image à une exception près, les sympathisants de droite hors FN», qui sont «55% à exprimer une bonne opinion» de Pierre Gattaz, souligne Odoxa.

Seulement 37% trouvent le Medef force de propositions et 25% ouvert au dialogue

«Les CSP+ - catégorie qui comprend les dirigeants d'entreprise - sont quasiment aussi peu enthousiastes (77% de mauvaises opinions) que les CSP- (82% de mauvaises opinions)», note aussi l'institut.

 

Mardi, Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation de l'assurance chômage si «rien ne bouge rapidement» sur le projet de loi Travail, un texte qu'il soutenait dans sa version initiale, avant de le fustiger au vu des modifications apportées par le gouvernement.

Au niveau de l'organisation patronale dans son ensemble, 70% de Français estiment que le Medef défend davantage les grandes que les petites entreprises, 61% pensent qu'il ne comprend pas les problèmes des salariés. Seulement 37% le trouvent force de propositions et 25% ouvert au dialogue, un score en chute de 16 points par rapport à il y a deux ans.

Le sondage a été réalisé jeudi et vendredi auprès de 994 personnes interrogées par internet et représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, ont précisé ses auteurs.

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