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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 22:52
La dictature médiatique à l’ère de la post-vérité (*)
Fidel Castro et la répression contre les intellectuels

Ignacio Ramonet a été directeur du Monde diplomatique. Il est actuellement directeur de son édition espagnole.
Il a été parmi les premiers à définir le concept de Pensée unique et il a été à l’origine de la création d’ATTAC dont il est Président d’honneur.

Il a fait partie des promoteurs du Forum social mondial de Porto Alegre qui lui doit le slogan :"Un autre monde est possible".

Journaliste, géopolitologue, sociologue, écrivain, il a reçu de nombreuses distinctions internationales.

Il raconte ici comment la censure et la répression se sont abattues sur lui, en Espagne et en France, dès qu’il a publié son livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" ou "Cent heures avec Fidel"- (Edition Debate, Barcelone), fruit de cinq années de documentation et de travail, et des centaines d’heures de conversations avec le leader de la révolution cubaine.

Son récit est édifiant (glaçant) alors que la quasi-totalité des médias viennent de nous expliquer, à l’occasion de la mort de Fidel Castro, ce que devrait être le droit des intellectuels à faire connaître leur travail.

Le Grand Soir


La mort de Fidel Castro a donné lieu - dans certains grands médias occidentaux - à la diffusion de quantités d’infamies contre le commandant cubain. Cela m’a blessé. Chacun sait que je le connaissais bien. Et j’ai donc décidé d’apporter mon témoignage personnel. Un intellectuel cohérent doit dénoncer les injustices. En commençant par celles de son propre pays.

Lorsque l’uniformité médiatique écrase toute diversité, censurer toute expression divergente et sanctionner les auteurs dissidents, est naturel, en effet, on peut parler de "répression". Comment qualifier autrement un système qui étouffe la liberté d’expression et réprime les voix différentes ? Un système qui n’accepte pas la contradiction en arguant qu’il l’admet. Un système qui établit une "vérité officielle" et ne tolère pas la transgression. Un tel système a un nom, ça s’appelle "tyrannie" ou "dictature". Pas de discussion. Comme beaucoup d’autres, j’ai vécu dans ma chair les fléaux de ce système... en Espagne et en France. C’est ce que je vais vous raconter.

La répression contre moi a commencé en 2006, lorsque j’ai publié en Espagne mon livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" ou "Cent heures avec Fidel"- (Edition Debate, Barcelone), fruit de cinq années de documentation et de travail, et des centaines d’heures de conversations avec le leader de la révolution cubaine.

Immédiatement, je fus attaqué. Et la répression a commencé. Par exemple, le journal "El Pais" (Madrid), qui m’ouvrait régulièrement ses pages d’opinion, m’a sanctionné. Il cessa de me publier. Sans donner la moindre explication. Et non seulement cela, mais dans la meilleure tradition stalinienne, mon nom a disparu de ses pages. Supprimé. Plus aucun compte-rendu de mes livres, plus aucune mention de mon activité intellectuelle. Rien. Supprimé. Censuré. Un historien du futur qui chercherait mon nom dans les colonnes du journal "El País" déduirait que je suis mort il y a une décennie...

La même chose dans "La Voz de Galicia", journal dans lequel j’ai aussi écrit pendant des années, une chronique hebdomadaire intitulée "Res Publica". En raison de la publication de mon livre sur Fidel Castro, et aussi sans la moindre excuse, j’ai été puni. Ils ont cessé de publier mes chroniques. Du jour au lendemain : la censure totale. Comme dans "El País" mise à l’écart absolue. Traitement de pestiféré. Jamais plus, ensuite, la moindre allusion à une de mes activités.

Comme dans toute dictature idéologique, la meilleure façon d’exécuter un intellectuel est de le faire "disparaître" de l’espace médiatique pour le "tuer" symboliquement. Hitler l’a fait. Staline l’a fait. Franco l’a fait. Le quotidien "El País" et "La Voz de Galicia" me l’ont fait.

En France, ce fut pareil. Quand les éditeurs Galilée et Fayard ont publié mon livre "Fidel Castro. Biographie à deux voix" en 2007, la répression s’est immédiatement abattue sur moi.

Sur la radio publique "France Culture", j’animais un programme hebdomadaire le samedi matin, consacré à la politique internationale. Dès la publication de mon livre sur Fidel Castro, les médias dominants commencèrent à m’attaquer violemment, le directeur de la station m’a appelé dans son bureau et sans détours, m’a déclaré : "Il est impossible que vous, ami d’un tyran, puissiez vous exprimer sur nos ondes." J’ai essayé d’argumenter. Rien à faire. Les portes des studios se sont fermées à jamais pour moi. Ils m’ont aussi bâillonné. Le silence était imposé à une voix discordante dans l’unanimisme anti-cubain.

A l’Université Paris-VII, cela faisait 35 ans que j’enseignais la théorie de la communication audiovisuelle. Quand a commencé la diffusion de mon livre et la campagne médiatique contre moi à se propager, un collègue m’a prévenu : "Attention ! Certains fonctionnaires disent qu’on ne peut pas tolérer que "l’ami d’un dictateur" donne des cours dans notre faculté..." Bientôt commencèrent à circuler dans les couloirs des dépliants anonymes contre Fidel Castro qui exigeaient mon expulsion de l’université. Peu après, j’étais officiellement informé que mon contrat ne serait pas renouvelé... Au nom de la liberté d’expression, on m’a refusé le droit à l’expression.

Je dirigeais à l’époque, à Paris, le mensuel "Le Monde Diplomatique", appartenant au même groupe d’édition que le célèbre journal "Le Monde". Et, pour des raisons historiques, je faisais partie de la "Société des rédacteurs" de ce journal, mais n’écrivais plus dans ses colonnes. Cette société était alors très importante dans l’organigramme de l’entreprise par sa condition d’actionnaire principal, parce qu’en son sein on élisait le directeur du journal et parce qu’elle veillait au respect de l’éthique professionnelle.

En vertu de cette responsabilité précisément, quelques jours après la sortie de ma biographie de Fidel Castro en librairies, et après que plusieurs médias importants (notamment le quotidien "Libération") ont commencé à m’attaquer, le président de la Société des rédacteurs m’appela pour me transmettre "l’extrême émotion" qui, selon lui, régnait au sein de la Société des rédacteurs depuis la publication du livre. "L’avez-vous lu ?" demandai-je. "Non", répondit-il, "mais peu importe c’est une question d’éthique, de déontologie. Un journal du groupe "Le Monde" ne peut pas interroger un dictateur." Je cite de mémoire une liste d’une douzaine d’authentiques autocrates d’Afrique et d’autres continents dont le journal avait obligeamment donné la parole pendant des décennies. "Pas la même chose" dit-il, "précisément je t’appelle pour ça : les membres de la Société des rédacteurs veulent que tu viennes leur donner une explication." "Vous voulez me faire un procès ? Un « procès de Moscou » ? Une « purge » pour déviationnisme idéologique ? Il va falloir assumer votre rôle d’inquisiteurs et de police politique, et m’emmener de force devant votre tribunal." Ils n’ont pas osé.

Je ne peux pas me plaindre ; je n’ai pas été emprisonné ni torturé ni exécuté comme cela est arrivé à beaucoup de journalistes et d’intellectuels sous le nazisme, le stalinisme ou le franquisme. Mais j’ai subi des représailles, symboliquement. Comme dans ’El País’ ou ’La Voz’, j’ai "disparu" des colonnes du journal "Le Monde". Lorsque j’étais cité, c’était seulement pour me lyncher.

Mon cas n’est pas unique. Je connais en France, en Espagne, dans d’autres pays européens, de nombreux intellectuels et journalistes condamnés au silence, à "l’invisibilité" et à la marginalité parce qu’ils ne pensent pas comme le chœur féroce des médias dominants, parce qu’ils rejettent "le dogme anti-castriste obligatoire". Pendant des décennies, Noam Chomsky lui-même, aux États-Unis, pays de la "chasse aux sorcières", a été condamné à l’ostracisme par les grands médias qui lui ont interdit l’accès aux colonnes des journaux les plus influents et aux antennes des principales stations de radio et de télévision.

Cela n’a pas eu lieu il y a cinquante ans dans une dictature poussiéreuse lointaine. Non, ça se passe maintenant dans nos "démocraties médiatiques". Je continue à en souffrir à l’heure actuelle. Pour avoir simplement fait mon travail de journaliste, et donné la parole à Fidel Castro. En justice, ne donne-t-on pas la parole à l’accusé ? Pourquoi ne pas accepter la version du dirigeant cubain que les grands médias dominants jugent et accusent en permanence ?

La tolérance n’est-elle pas le fondement même de la démocratie ? Voltaire définissait la tolérance de la manière suivante : "Je ne suis pas du tout d’accord avec ce que vous dites, mais je lutterai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." La dictature médiatique, à l’ère de la post-vérité (*), ignore ce principe fondamental.

Ignacio RAMONET
Directeur de "Le Monde diplomatique en español"
www.monde-diplomatique.es

(Traduction Michel TAUPIN).

Notes du traducteur :

(*) "post-vérité" : « qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles » (dictionnaire Oxford)

La vérité a toujours été falsifiée ou contestée, ce qui est nouveau c’est qu’elle est devenue secondaire, c’est l’ère de la post-vérité.

»» http://www.alainet.org/es/articulo/182207
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:31

par Patrick COCKBURN

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Repris sur le site du Grand soir

 

Des secouristes et des habitants du quartier tentent d’extraire un homme des décombres d’un immeuble à la suite d’un bombardement aérien observé dans le quartier de Salhin, tenu par les rebelles, dans le secteur nord d’Alep. (AFP)

Il est trop dangereux pour les journalistes d’opérer dans les zones tenues par les rebelles à Alep et Mossoul. Pourtant il y a une attente énorme d’informations en provenance du Moyen Orient, et la tentation est grande pour les médias, d’accorder du crédit à des informations de seconde main.

L’armée iraquienne, soutenue par des frappes aériennes américaines, essaie de s’emparer de l’Est de Mossoul au même moment que l’armée syrienne et ses unités paramilitaires chiites alliées progressent de leur côté dans Alep Est. Environ 300 civils ont trouvé la mort à Alep au cours des 15 derniers jours, suite à des tirs d’artillerie et des bombardements gouvernementaux, tandis qu’à Mossoul 600 civils auraient été tués sur une période d’un mois.

Malgré ces similarités, les reportages publiés dans la presse internationale sur ces deux sièges sont radicalement différents.

A Mossoul, les pertes de vies de civils sont attribuées à l’ISIS et ses usages indiscriminés de mortiers et de combattants suicidaires, tandis que l’armée irakienne et ses soutiens aériens ont carte blanche. L’ISIS est accusée d’empêcher les civils de fuir la ville afin de les utiliser comme boucliers humains.

Tout le contraire des descriptions des médias occidentaux qui condamnent la sauvagerie des forces du Président Assad, massacrant sans distinction les civils, qu’ils tentent de fuir ou qu’ils restent sur place. Le chargé des affaires humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien, a attiré l’attention cette semaine sur le fait que les rebelles d’Alep Est empêchaient les civils de fuir – mais à la différence de Mossoul, cette question a été peu couverte.

L’un des facteurs qui rend les sièges d’Alep et de Mossoul à la fois si semblables et si différents, comparés aux sièges passés au Moyen Orient, par exemple celui de Beyrouth par Israël en 1982, ou de Gaza en 2014, c’est qu’aucun journaliste étranger indépendant n’est présent. Il n’y sont pas pour la bonne raison que Daech emprisonne et décapite les étrangers, tandis que Jabbat Al Nusra, affilié encore récemment en Syrie à al Quaïda, opére de façon à peine moins sanguinaire en les détenant contre rançon.

Ce sont les 2 groupes qui dominent l’opposition armée en Syrie dans son ensemble. A Alep, bien qu’environ 20% des 10 000 combattants appartiennent à Al Nosra, ce sont eux – avec leurs alliés de Ahrar al Sham, qui mènent la résistance.

Sans surprise, les journalistes étrangers qui couvrent les développements à Alep et dans les zones tenues par les rebelles en Syrie le font dans leur grande majorité depuis le Liban ou la Turquie. Un certain nombre de correspondants qui ont tenté de faire du reportage en tant que témoins eux-mêmes, dans les zones tenues par les rebelles, se sont aussitôt retrouvés enfermés dans le coffre de véhicules ou sinon incarcérés.

L’expérience montre que les reporters étrangers ont plutôt raison de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée en Syrie, même la plus modérée. Pourtant, de façon étrange, les mêmes médias continuent d’accorder leur confiance aux informations qu’ils considèrent comme vraies, en provenance des zones sous la coupe de ces mêmes kidnappeurs potentiels ou preneurs d’otages. Ils se défendraient probablement eux-mêmes en disant qu’ils s’appuient sur des militants impartiaux, mais la seule raison est que ceux-ci ne peuvent opérer dans Alep Est qu’avec l’autorisation de groupes du type de ceux d’al Qaïda.

Il est inévitable qu’un mouvement d’opposition qui combat pour sa survie ne va publier, ou autoriser à publier, que des informations qui sont essentiellement de la propagande pour son camp. La faute non pas à eux, mais aux médias qui mangent de ce pain-là fait d’histoires douteuses ou partiales.

Par exemple, le scénario qui se dégage de l’est d’Alep au cours des dernières semaines, concentre notre attention presqu’exclusivement sur des scènes déchirantes de tragédies humaines telles que la mort ou la mutilation de civils. Et nous voyons rarement des tirs des 10 000 combattants, qu’ils soient blessés ou en parfaite santé.

Rien de neuf. Les guerres en cours au Moyen-Orient ont commencé par l’invasion étasunienne de l’Irak en 2003, qui était justifiée par la menace supposée de Saddam Hussein qui aurait été en possession d’armes de destruction massives (ADM). Les journalistes occidentaux ont relayé cette thèse, heureux de pouvoir citer des preuves présentées par l’opposition irakienne, qui de façon prévisible confirmèrent l’existence d’ADM.

Parmi ceux qui produisirent ces histoires, certains eurent plus tard le culot de critiquer l’opposition irakienne pour les avoir induits en erreur, comme si ils avaient eu un quelconque droit d’espérer une information impartiale de la part de gens qui avaient consacré leur vie au renversement de Saddam Hussein ou, dans ce cas particulier, qui avaient eu recours aux Étasuniens pour le faire à leur place.

Le même genre de crédulité auto-entretenue par les médias fut à l’évidence observable en Libye, lors du soulèvement de 2011 contre Muammar Kadhafi avec le soutien de l’OTAN.

Des histoires atroces en provenance de l’opposition libyenne, dont beaucoup furent par la suite démenties car sans fondement selon des organisations humanitaires, furent pourtant rapidement portées à la une des journaux, quelle qu’ait été la partialité de la source.

La guerre en Syrie est particulièrement difficile à couvrir parce que Daech et divers groupes clones d’al Qaïda ont rendu les reportages trop dangereux depuis les zones tenues par les rebelles. Il y a une attente formidable en matière de reportages depuis ces endroits précisément, donc la tentation est grande parmi les médias, d’accorder du crédit aux informations de seconde main que des informateurs ne peuvent obtenir que s’ils appartiennent ou ont des affinités avec les groupes dominants de jihadistes de l’opposition.

C’est une vraie faiblesse des journalistes, qu’ils prétendent exhumer la vérité alors qu’en fait ils ne sont que le canal de transmission et non à l’origine de l’information produite par d’autres dans leur propre intérêt. Les reporters apprennent très tôt que les gens leur confient des informations parce qu’ils soutiennent une cause qui pourra être leur propre carrière, ou en lien avec des luttes internes d’ordre bureaucratique, ou, c’est tout aussi possible, par haine ou par mensonge ou par injustice.

Un mot ici pour défendre l’humble reporter sur le terrain : d’habitude, ce n’est pas lui ou elle, mais la rédaction ou l’instinct grégaire des médias, qui décide de l’histoire qui va faire la une. Ceux au plus près de l’action peuvent bien être sceptiques face à des histoires savoureuses qui font la une, ils ne peuvent pas y faire grand-chose.

Ainsi, en 2002 et en 2003, plusieurs journalistes du New York Times rédigèrent des articles qui jetaient un doute sur les ADM, mais ils les découvrirent au fin fond de leur journal, inondé par contre d’articles prouvant que Saddam était en possession d’ADM et constituait une menace pour l’humanité.

Les journalistes, de même que le public, devraient aborder toutes les informations sur la Syrie et l’Irak avec un scepticisme raisonné. Ils devraient garder à l’esprit les paroles de Lakdhar Brahimi, ancien envoyé spécial de l’Onu et de la Ligue Arabe en Syrie. Parlant à la suite de sa démission pleine de frustration en 2014, il avait déclaré que « chacun avait ses échéances, et que les intérêts du peuple syrien passaient après, en deuxième voire troisième position, si ce n’est absolument nulle part. »[...]

La suite ici :https://www.legrandsoir.info/voila-pourquoi-tout-ce-que-vous-avez-lu-sur-les-guerres-d-irak-et-de-syrie-pourrait-etre-faux-the-independent.html

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 02:51

6 décembre 2016

 

Ségolène Royal a réveillé le nid de vipères droitières et solfériniennesCuba, ou comment Amnesty International saisit trop vite des bâtons… visqueux

Maxime VIVAS

Ceci est le texte écrit de mon éditorial du 5 décembre 2016 dans le cadre d’une émission culturelle d’une heure que j’anime tous les lundis sur Radio Mon Païs à Toulouse (1).
Là, je parle de Danielle Mitterrand, de Ségolène Royal, de Zoe Valdes, de Jacobo Machover, de faux dissidents, des médias, d’Amnesty International et des méthodes de fabrication des campagnes anticubaines.
Pour finir, je raconte pourquoi Jacobo Machover, ayant eu l’imprudence de faire une conférence à Toulouse, a décidé de ne plus mettre les pieds dans « la Capitale de l’Espagne républicaine ».

Bonjour. Nous sommes le lundi 5 décembre, quelques jours après les funérailles de Fidel Castro.

La mort de Danielle Mitterrand en novembre 2011 avait ouvert le bal des faux-culs qui avaient apprécié cette femme admirable, engagée dans des causes humanitaires mais qui, tâche indélébile, avait embrassé Fidel Castro du haut du perron de l’Elysée. Les médias le lui reprocheront toujours.

Les récentes déclarations de Ségolène Royal à Cuba ouvrent la

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même boite à gifles. Elle a salué la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l’histoire », elle a rejeté les accusations de violations des droits l’Homme à son encontre. Elle conteste les emprisonnements politiques.

Amnesty international s’étrangle et se fait fort de citer de nombreux cas d’emprisonnement.

El sexto. Et l’ONG sélectionne cet exemple, pour Europe 1 : « Quelques heures après la mort de Fidel Castro, l’artiste El sexto [un graffeur NDLR] a été ré-arrêté, il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement : ’Se fue’. C’est-à-dire : Il est parti ». Allusion ironique à la mort de Fidel…
Je relis : « … il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement  : ’Se fue’… ».

J’ai pris le temps de vérifier, ce matin (c’est-à-dire que j’ai perdu du temps) : Le grapheur avait décoré de tags (et non pas simplement de deux mots : se fue), le mur en façade d’un des plus beaux hôtels de La Havane et il poursuivait sur des édifices publics.
Couverture
Il a été interrompu et embarqué, chose qui ne lui serait pas arrivée à Paris s’il avait taggué le Ritz, le Crillon, le Palais Bourbon et s’il s’était dirigé vers le Palais de l’Elysée ou vers la cathédrale Notre Dame.

Trois autres histoires amusantes sur trois autres dissidents

Je vais vous raconter les histoires amusantes de trois autres dissidents pour lesquels Amnesty et notre classe politico-médiatique se sont enflammées.

1- Raúl Rivero. En mars 2003, lassé de la multiplication de bobards lancés depuis de prétendues agences de presse indépendantes cubaines financées en fait par les USA (j’en apporte des preuves détaillées dans mon livre «  La face cachée de Reporters sans frontières »), le gouvernement cubain a lancé un coup de filet et il a arrêté un paquet de mercenaires ou dissidents, choisissez.

Parmi eux, le poète Raúl Rivero. Une campagne internationale se déclenche alors : Rivero est parait-il soumis à d’effroyables conditions d’incarcération, il a perdu 20 ou 30 kg, ses jours sont en danger, etc.

Prenant les menteurs de vitesse, les autorités cubaines le libèrent. Apparaît alors un homme gros et gras, obèse, avouant avoir eu libre accès à la lecture et ayant dévoré le dernier livre de Gabriel Garcia Márquez, « Historias de mis putas tristes », mais ayant souffert, la nuit, du chant d’un grillon.
Amnesty international a alors revu sa copie.

2- Un autre exemple, plus amusant encore : Armando Valladarés
C’est un ex-policier du dictateur Batista, arrêté peu après la victoire de la Révolution alors qu’il transportait des explosifs pour commettre des attentats. Il a bénéficié d’une campagne internationale en faveur de sa libération. La presse le disait poète et paralytique. Quand le gouvernement cubain a décidé de l’expulser vers Madrid en 1982, le président François Mitterrand a envoyé Régis Debray pour l’accueillir à sa descente d’avion. La foule des photographes a vu alors un homme hilare descendre la passerelle sur ses deux jambes.
Amnesty International s’est retirée, escamotant discrètement le fauteuil-roulant prévu pour le « poète handicapé », les officiels s’éclipsèrent. Aujourd’hui, on sait que le seul poème dont Valladarès s’est prévalu était un plagiat. Il vit désormais aux États-Unis, où Reagan l’avait nommé ambassadeur des USA auprès de la commission des droits de l’homme de l’ONU (sic).

Et Régis Debray a écrit : «  L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique et le cubain est aujourd’hui américain. Ce militant simulait l’hémiplégie sur sa chaise roulante depuis des années. »

3- Le troisième exemple cocasse est celui de Nestor Baguer
Je raconte aussi longuement ses exploits dans mon livre sur Reporters sans frontières (il était la source cubaine de RSF, Robert Ménard était allé le recruter à La Havane).

Nestor Baguer était journaliste dissident. Il a été arrêté, frappé par les policiers jusqu’à lui casser un poignet, son matériel a été confisqué, il a été harcelé, menacé, etc. Amnesty international poussait des cris d’orfraie.

Et puis, Nestor Baguer a fini par révéler qu’il était en fait un agent de la sécurité cubaine infiltré dans les milieux contre-révolutionnaires financés par les USA, qu’il n’avait jamais subi (et pour cause) le moindre préjudice. Il avait tout inventé, y compris le contenu des articles qu’il écrivait, mais les informations à charge contre Cuba ne sont jamais vérifiées.

Les gens de bonne foi pourraient passer des heures, des mois, des années à regarder ce que nos médias disent de Cuba et à y dénicher des mensonges.

Indignée par la politique des USA à l’égard de Cuba Danielle Mitterrand avait dit à son mari : « François, tu ne peux pas laisser faire ça ! » Il répondit : « Mais Danielle, ce n’est pas moi qui commande, c’est le FMI, etc. » (je cite de mémoire).

On pourrait ajouter, pour ce qui est de l’information traitant de Cuba : « Ce sont les 9 milliardaires français propriétaires des médias qui nous la fabriquent ». Ils donnent volontiers la parole à deux spécialistes anticubains : Zoe Valdés qui a laissé à Cuba le souvenir d’une stalinienne qu’il fallait freiner quand elle y militait et Jacobo Machover, invité par nos médias parce qu’il est soi-disant exilé et qui n’insiste pas sur un détail : il a quitté Cuba à l’âge de 9 ans. [...]

La suite sur le site du Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/cuba-ou-comment-amnesty-international-saisit-trop-vite-des-batons-visqueux.html

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 17:13

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Cuba : croyez-vous que, comme l'insinue France-Inter, la "police secrète" a contrôlé chaque manifestant de ces foules, qu'elle aurait instrumentalisées  ?
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 18:47
Défense de parler des oligarques dans... la presse des oligarques!
Mon livre « Main basse sur l’information » a suscité l'embarras ou a été passé sous silence par de nombreux médias qui ont été croqués par des puissances d'argent. Preuve que, du Monde jusqu'à Libération en passant par L'Express, BFM-TV et bien d'autres médias encore, il est interdit de parler des oligarques dans la presse... des oligarques! Ici commence la première des censures.

Mon souhait, en écrivant Main basse sur l’information (Editions Don Quichotte), était d’alerter les citoyens, en ces temps politiques si inquiétants, sur l’état d’asservissement de la presse, et donc sur les graves menaces qui pèsent sur la liberté de la presse dans notre pays, liberté sans laquelle il n’y a pas de réelle démocratie. Las ! La tâche est difficile à accomplir, car comme on s’en doute, les médias croqués par nos milliardaires ne manifestent guère d’entrain à parler d’un essai qui décortique la main mise que les puissances d’argent exercent sur eux.

Je dois certes avouer que je m’en doutais un peu. Décortiquant cette opération de prédation sur la presse – qui est aussi une opération de prédation sur la démocratie – je savais par avance que mon travail ne bénéficierait pas d’une large publicité dans les journaux qui ont été croqués par une poignée de milliardaires. [...]

La suite ci-dessous

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 18:34
En Autriche, les inquiétudes économiques pèsent aussi sur l'élection présidentielle

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Les Autrichiens votent à nouveau pour élire leur président fédéral dimanche. L'ancien Vert Alexander van der Bellen et le candidat de l'extrême-droite Norbert Hofer sont toujours au coude-à-coude dans un duel où l'économie ne sera pas absente.

Ce dimanche 4 décembre sera un jour décisif pour l'Union européenne. Outre le référendum constitutionnel italien, l'Autriche vote à nouveau pour élire son président fédéral. La Cour constitutionnelle autrichienne a en effet annulé le 1er juin dernier le deuxième tour de l'élection du 22 mai où l'Indépendant et ancien président des Verts Alexander van der Bellen l'avait emporté contre le candidat du parti d'extrême-droite FPÖ Nobert Hofer avec 50,35% des suffrages. Cet écart de 30.863 voix sur 4.637.046 suffrages exprimés n'avait été obtenu qu'à l'issu du décompte des votes par correspondance, ce qui a donné lieu à une contestation de la FPÖ finalement acceptée par la justice constitutionnelle. Le deuxième tour devait initialement se tenir le 2 octobre, mais en septembre, il a été remarqué que certaines enveloppes de vote ne se fermaient pas. Suite à ce « Uhu-gate » comme l'a appelé le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en référence à la marque de colle, le gouvernement a alors demandé une vérification et a repoussé le scrutin au 4 décembre.[...]

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:46
Pourquoi Fillon est une inquiétante machine à faire voter Marine Le Pen

François Fillon, réactionnaire sociétal et ultra-libéral thatchérien est-il le bon candidat de la droite qui devrait dépouiller Marine Le Pen d'une grande partie de ses électeurs? Si l'on y regarde de près, rien n'est moins certain. Au contraire.

François Fillon et Marine Le Pen

François Fillon et Marine Le Pen

(c) AFP

Extraits.

La petite musique médiatique monte: François Fillon, le candidat des curés et des notaires, serait le meilleur rempart contre le Front national. Le député de Paris serait tellement réactionnaire qu’il est appelé à asphyxier la candidature Marine Le Pen. Fillon, futur candidat de toutes les synthèses de la droite, du centre au FN, va dérober à Marine Le Pen la frange de ses électeurs catholiques, campagnards et provinciaux qui auraient répugné à voter Sarkozy ou Juppé, mais sont désormais inéluctablement appelés à voter pour le candidat de l’identité populiste chrétienne.

L’affaire paraît entendue. Comme s’il était évident que la double promesse Fillon, la Manif pour tous et Thatcher, devait vider Marine Le Pen de sa substance politique. On ose ici écrire qu’il est possible que cela soit l’inverse, et ce sur les deux fronts où se mènera la bataille, le culturel et le social.

Commençons par le culturel, donc le religieux. Et constatons, pour Marine Le Pen, l’utilité de Marion Maréchal-Le Pen.

Il existe au sein du Front national un courant catholique ultra réactionnaire, plus encore que ne l’est l’ultramontain Fillon, qui suffira, sans doute, à enrayer l’hémorragie potentielle, et ce courant est incarnée par la petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Cette dernière ne rate jamais une procession ou un pèlerinage, et s’affiche partout où se manifestent les manifestations liées à l’exercice des superstitions catholiques.[...]

Marion Maréchal-Le Pen, l'assurance ultra catho

Marion Maréchal-Le Pen est un potentiel problème de temps long pour sa tante, mais sur temps court, elle est une assurance électorale ultra catho. [...]

"Une violence inouïe"

Philippot sait où il faut frapper: "Fillon est clairement ultralibéral, clairement pour l'austérité", "c'est un programme d'une violence inouïe", "Le programme de Fillon est dur: 500.000 fonctionnaires en moins, notamment dans la ruralité, et une hausse de la TVA", "Le bilan Fillon, c'est 12.500 postes de gendarmes et de policiers en moins, 700.000 chômeurs de plus." Les coups pleuvent. Philippot fait du Christophe Guilluy et il est possible, si ce n’est probable, que ce soit efficace. [...]

Le bouclier et le glaive

Fillon est le candidat du peuple de droite, à l’exclusion de tous les autres. Le candidat de la droite bourgeoise, de la rente et de l’aisance. Le candidat du culturel, mais pas du social. Le candidat majoritaire à droite d’une droite minoritaire en France. [...]

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 03:32

Sur son blog du Monde diplomatique.
Pour les courageux.

Et d'abord deux extraits:

Un système qui, le lendemain de l’élection de Donald Trump, fait commenter l’événement par Christine Ockrent — sur France Culture… — et le surlendemain par BHL interviewé par Aphatie, n’est pas seulement aussi absurde qu’un problème qui voudrait donner des solutions : c’est un système mort. On ne s’étonnera pas que le thème des morts-vivants connaisse un tel regain d’intérêt dans les séries ou dans les films : c’est l’époque qui se représente en eux, et c’est peut-être bien le sentiment confus de cette époque, à la fois déjà morte et encore vivante, qui travaille secrètement les sensibilités pour leur faire apparaître le zombie comme le personnage le plus parlant du moment.  [...]

« C’est dingue de se focaliser uniquement sur les médias »

Tout y est, et notamment que « la presse » ne se reconnaît aucune responsabilité depuis vingt ans dans la consolidation idéologique des structures du néolibéralisme, qu’elle n’a jamais réservé la parole à ceux qui en chantaient les bienfaits, qu’elle n’a jamais réduit à l’extrême-droite tout ce qui, à gauche, s’efforçait d’avertir de quelques inconvénients, de la possibilité d’en sortir aussi, qu’elle n’a jamais fait de l’idée de revenir sur le libre-échange généralisé une sorte de monstruosité morale, ni de celle de critiquer l’euro le recommencement des années trente, qu’elle n’a jamais pédagogisé la flexibilisation de tout, en premier lieu du marché du travail, bref qu’elle n’a jamais interdit, au nom de la « modernité », du « réalisme » et du « pragmatisme » réunis, toute expression d’alternative réelle, ni barré absolument l’horizon politique en donnant l’état des choses comme indépassable — oui, celui-là même qui produit de la Rust Belt dans tous les pays développés depuis deux décennies, et fatalement produira du Trump avec. Mais non, bien sûr, la presse n’a jamais fait ça.

[...]

Lire l'intégralité en cliquant ci-dessous

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 15:44

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:55
"canempechepasnicolas" publie intégralement le texte vigoureusement critique de la Commission économique du PCF à l'égard du programme de Jean-Luc Mélenchon, plus quelques réflexions préliminaires

"canempechepasnicolas" publie le texte intégral rédigé par la Commission économique du PCF au sujet du programme et de la candidature de Jean-Luc Mélenchon afin d'aporter tous les éléments au débat initié sur notre blog.

Si des appréciations critiques semblent justifiées :

"En ce qui concerne les objectifs écologiques d’un gouvernement de gauche, l’abandon du nucléaire est acté dans le programme de la « France insoumise »"(...)

"Un trait majeur du programme de la « France insoumise » est l’absence de tout appel à l’intervention populaire pour changer la gestion et les choix stratégiques"(...)

D'autres arguments sont, de notre point de vue, inquiétants :

"Dans ces conditions, dès lors que le contenu du programme comme les justifications théoriques qui lui sont données abandonnent l’inscription d’une politique de gauche dans une cohérence de classe pour se référer désormais à un « populisme de gauche » opposant le « peuple » à une « caste », le recours au vocabulaire et aux thèmes de l’extrême-droite n’est pas très éloigné non plus."

"Jean-Luc Mélenchon lui-même a eu l’occasion de souligner dans une interview à Médiapart, le 3 juillet 2016, que 'Mme Le Pen s’est collée à la distance d’une feuille de papier à cigarettes d’à peu près tout ce que nous disons' sur l’idée d’un référendum sur la sortie de l’UE"(...)

"L’attitude de la « France insoumise » face aux enjeux européens présente les mêmes dangers : au lieu de lutter contre tout ce qui tend, aujourd’hui, à monter les peuples européens les uns contre les autres dans un contexte de crise dont le « Brexit » et l’élection de Trump nous annoncent qu’il peut engendrer des évolutions incontrôlables, Jean-Luc Mélenchon décrit, là encore, les enjeux dans des termes qui mettent en opposition la France, son peuple, son État, avec l’Europe".

Mais faites-vous une idée par vous-même en lisant le texte intégral trouvé sur un blog du Front de gauche :

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