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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 14:36
11 Juin 2018

Réflexions d’une militante de base et qui souhaite le rester… Voici la lettre que j’adresse aux camarades de ma cellule, en leur proposant une diffusion à ses membres et si ceux-ci sont d’accord l’envoi en mon nom à la section et à la fédération, le cheminement habituel.

Pour des raisons que les lecteurs de ce blog devraient connaître, j’ai pris ces derniers temps une distance avec le quotidien du pCF,en l’occurrence la préparation d’un Congrès que l’on annonçait comme extraordinaire et effectivement je pensais qu’un tel Congrès était indispensable. Au point où nous en sommes voici des réflexions strictement personnelles.

Si la preuve du pudding est qu’on le mange, la preuve du  Congrès de l’an dernier était qu’il n’avait servi à rien, pris comme il l’avait été dans les déclarations de la direction d’abord en faveur des primaires puis en faveur de Mélenchon. Le résultat était l’effacement du parti et l’élection de Macron.on peut considérer comme injuste le fait d’attribuer l’élection de Macron aux carences du Congrès du PCF, mais j’affirme qu’effectivement l’élection de Macron, le déplacement de tout l’échiquier politique vers la droite voir l’extrême-droite est le résultat de l’affaiblissement de l’alternative communiste. Et c’est même pour cela que l’on ne pouvait pas éviter la question du bilan sur une période plus longue.

Si on en faisait un autre c’est que la situation l’exigeait. Le contexte était plus que préoccupant:

Le contexte

Au niveau international, nous assistions à l’équivalent de la chute de l’empire romain ou plutôt de l’hégémonie occidentale derrière les Etats-Unis, et la montée en puissance d’autres forces, dont la Chine. Qui est tout de même dirigée par un parti communiste qui affirme sa fidélité au marxisme léninisme. Situation que notre congrès se doit impérativement d’aborder alors que le projet de base commune nie autant notre passé que l’avenir qui se dessine sous nos yeux. La proposition de base commune ignore totalement l’existence d’expériences socialistes et de partis communistes au pouvoir qu’il s’agisse de la Chine, de Cuba ou du Viet-nam. Pourtant il y a là des formes de résistances et même d’offensives que nous ne pouvons pas ignorer. En quoi de surcroît l’internationalisme est-il un moyen de faire face aux dangers impérialistes?

La bête blessée, l’impérialisme derrière les Etats-Unis n’en était que plus dangereuse et cela fait monter des questions comme celle de la paix, de notre sortie de l’OTAN,etc… Là encore pourquoi ignorer le positionnement sur ces questions des partis communistes européens ?

Cette situation de la mondialisation, trouve sa traduction dans la crise européenne et celle que l’on pourrait qualifier de méditerranéenne qui nous confrontait de plus en plus aux effets des guerres et des pillages de ce capitalisme à son stade sénile.

Au plan national, la même situation a trouvé sa traduction dans l’élection du représentant sans complexe du capital monopoliste financiarisé bien décidé à démanteler tous les conquis et protections, à exercer la domination d’une classe sociale sur le monde du travail et sur toutes les catégories directement impactées par cette accélération de l’exploitation.

Pourtant dans cette situation, nous avions un affaiblissement de classe, divisions syndicales et surtout du parti révolutionnaire, ce qui créait un délitement des forces de gauche et de progrès et une montée de l’extrême-droite.

Cette situation exigeait un Congrès ouvert et audacieux:

Avec deux objectifs essentiels, une analyse de fond du contexte tel que je viens de le résumer, en particulier le bilan de ce qui avait conduit à l’affaiblissement d’une alternative révolutionnaire en France et les moyens de recréer la force révolutionnaire sans laquelle il n’y aurait aucun Front populaire apte à résister et à transformer la situation.

Sur ces deux questions,il me paraissait utile de laisser le débat ouvert, de pointer les thèmes sur lesquels il y avait des possibilités d’analyse différentes, par exemple notre analyse del’UE, de la sortie ou non de l’euro,  en étant bien conscients que c’était la pratique, celle de nos combats qui aiderait à trancher, mais le Congrès devrait à la fois porter ces questions de fond et laisser la discussion être menée jusqu’au bout.

Il ne pouvait y avoir de base commune que si celle-ci aborde les questions de fond, quitte à laisser ouvertes celles qui sont en débat.[...]

Lire la suite ici : https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/06/11/que-faire-pour-sauver-lexistence-dun-parti-revolutionnaire-en-france/

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 16:37

Lu sur Initiative communiste, le site du PRCF

TOUJOURS PLUS : EXIGE MAINTENANT QUE LA FRANCE CÈDE À L’U.E. ALLEMANDE SON SIÈGE AU !

Dans une déclaration datée du 7 juin, la vraie patronne de l’ «  » a déclaré, dans la quasi-indifférence des nouveaux collabos qui dominent les médias :

  • Que l’Allemagne allait augmenter de 80% (presque DOUBLER) son budget militaire,
  • Qu’il fallait que « les États-membres de l’UE » cèdent leur siège au conseil de sécurité de l’ à l’Union européenne.

En clair, que la FRANCE (car la Grande-Bretagne est sortie de l’UE) cède à l’UE, DOMINÉE DE LA TÊTE ET DES ÉPAULES PAR BERLIN, à l’Union européenne.

aux ordres de l’UE de Trump et Merkel

Au lieu de se récrier aussitôt devant le revanchisme décomplexé de l’ex-vaincu de la Seconde Guerre mondiale (et grand bénéficiaire de l’implosion contre-révolutionnaire du camp socialiste), Macron n’en continue pas moins d’œuvrer – sans le moindre mandat du peuple, qui a refusé la constitution supranationale en 2005 ! –  à la substitution de la « souveraineté européenne » à la souveraineté nationale, de la « défense européenne » (intégrée à l’OTAN) au principe même d’une défense nationale, et d’un « gouvernement de la zone euro » au contrôle du budget national par le parlement français. Ce qui revient à soumettre directement la France et ses travailleurs à la domination d’une Europe supranationale qui tend à devenir ouvertement (et plus encore depuis le BRexit !) le faux nez de Berlin ! [...}

la suite ici :https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/merkel-exige-que-la-france-cede-a-lunion-europeenne-allemande-son-siege-au-conseil-de-securite/

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 22:18

Le "Ruptures" 76 est paru. Voyez le sommaire sur le site de Ruptures en cliquant ci-dessous :

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 20:51
[RussEurope-en-Exil]

2 juin 2018

Le ridicule ne tue pas. Du moins, c’est habituellement ce que l’on dit…

Emmanuel Macron, notre Président de la République, s’était réjoui du véto mis par le Président italien, M. Mattarella, sur le nom d’un eurosceptique notoire, M. Paolo Savona qui devait figurer dans le gouvernement proposé par M. Giuseppe Conte. Cela apparaissait comme un coup d’arrêt donné aux deux partis, le M5S et la Lega, qui étaient sortis gagnants de l’élection du 4 mars 2018. Il avait même salué le « courage » et le « sens des responsabilités » de Mattarella. Et tout ce beau monde des européistes béats, ceux que l’on surnomme en Italie les « euroïnomanes », de se réjouir du geste de Mattarella.

Las, le jeudi 31 mai en début de soirée, l’homme désigné par Mattarella pour former un autre gouvernement renonçait, et Mattarella n’avait d’autre choix que d’accepter à nouveau Giuseppe Conte, qui proposait un gouvernement, où figurait Paolo Savona….

Le Président de la République italienne, M. Mattarella

Il a l’air malin, Emmanuel Macron, et il doit se mordre les doigts de ses déclarations intempestives. Oh, si cela peut le consoler, il ne sera pas le seul. On a, parmi ceux qui se sont révélés odieux dans leur attitude ouvertement anti-démocratique Le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger qui a avait déclaré «Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter» dans une interview à la radio publique allemande Deutsche Welle. On a aussi eu Markus Ferber, député au Bundestag de la CSU, le parti allié à Mme Merkel, qui déclarait quant à lui que la « Troïka » (de sinistre mémoire en Grèce) devrait sans doute envahir l’Italie et prendre le contrôle du Trésor italien. Bref, entre les apôtres d’une tyrannie des marchés et les nostalgiques de l’opération Alaric (la prise de contrôle par les armées du IIIème Reich de l’Italie en septembre 1943), Emmanuel Macron est en bonne compagnie.[...]

Lire la suite ci-dessous ;

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 14:01
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 14:32

Le parti eurosceptique et anti-immigration la Ligue s'est entendu avec les antisystèmes du M5S pour mettre Giuseppe Conte à la tête du gouvernement italien. L'économiste Jacques Sapir décrypte les raisons qui ont mené à cette situation.

Illustration : rassemblement de partisans du Mouvement 5 étoiles (M5S) en Italie - © Tony Gentile

La constitution d'un gouvernement de coalition entre le M5S et la Lega est désormais chose quasiment faite. Ainsi se dénoue de manière logique la situation créée par les résultats des élections du 4 mars, qui avaient vu s’effondrer tant les partis du centre-gauche que de la droite traditionnelle.

On sait déjà qui dirigera ce gouvernement : Giuseppe Conte, un professeur de droit, venu de la gauche italienne et membre du M5S. Ceci constitue un véritable cauchemar que ce soit pour les dirigeants de l’Union européenne, les Juncker et les Tusk, ou que ce soit pour les dirigeants des autres pays de l’UE qui s’affichent comme des européistes, et en premier lieu le président Emmanuel Macron. Ce gouvernement, même s’il a accepté de mettre un peu de San Pellegrino dans son Chianti, sera un gouvernement ouvertement eurosceptique. Sa volonté de s’affranchir des règles budgétaires et financières imposées par l’UE, ce carcan que l’on peut appeler l’euro-austérité, en témoigne. Le poids de deux économistes connus pour leur farouche opposition tant à l’Euro qu’aux politiques d’austérité qui en découlent, mes collègues Alberto Bagnai et Claudio Borghi qui ont été élus sénateurs, sur la politique de gouvernement ne sera pas mince. Il est d’ailleurs piquant de voir des économistes keynésiens bon teint, et dont les positions ne dépareraient pas en France dans la «gauche de la gauche», rejoindre un gouvernement que la «gauche» française qualifie d’alliance malsaine entre le populisme et l’extrême-droite. Il est cependant clair que cela entraînera un conflit avec le président de la République italienne, Sergio Mattarella, dont le pouvoir de nuisance est plus important que ce que l’on imagine ici en France.

Un nouveau stade dans la décomposition de l’UE ?

[...]

Lire l'intégralité ci-dessous :

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 10:40
ROUEN : manifestation à 14h30 Cours Clémenceau 

LE HAVRE à 15h à l’Hôtel de ville

le samedi 26 mai

à l’appel d’organisations syndicales, politiques, associatives
Seine-Maritime - Marée populaire pour l’égalité, la justice sociale, la solidarité - Manifestations à Rouen et au Havre
 
ROUEN : manifestation à 14h30 Cours Clémenceau 

LE HAVRE à 15h à l’Hôtel de ville

le samedi 26 mai

à l’appel d’organisations syndicales, politiques, associatives

4000 à Rouen, 4000 au Havre, 850 à Dieppe, 700 à Evreux : après le succès des manifestations du 22 Mai, soyons nombreux le 26 mai dans la rue contre la politique du gouvernement et du patronat.
 

ROUEN : manifestation à 14h30 Cours Clémenceau

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires… sans oublier une politique militariste au niveau international.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, ou les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiants ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen.

Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.
ROUEN : manifestation à 14h30 Cours Clémenceau le samedi 26 mai

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 23:28
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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 15:38
CGT Bouches du Rhône - Les 22 et 26 Mai, stoppons la régression sociale !
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 16:54
"Scander « Vive l’Europe sociale » est aussi réaliste que de dire « Vive le capitalisme social » ! "
 
, par  Pascal Brula  sur le site "Faire vivre le PCF"

La lutte pour défendre ce qui reste du service public ferroviaire, amène certains, à la direction du PCF, Pierre Laurent et sa cour pour ne pas les citer, mais aussi la section économique du PCF, à essayer de brouiller les pistes et de nous vendre le fait que le gouvernement actuel serait l’unique responsable des ordonnances Macron, l’U.E. n’y étant pour rien. Oh, rassurez-vous, ce texte ne cherche pas à dédouaner les représentants de la bourgeoisie française au pouvoir ; mais est-ce bien vrai que cette "pauvre" U.E. n’y serait pour rien et que si le PCF était au pouvoir, il suffirait d’utiliser la "liberté de choix" que soi-disant elle nous laisse ? Et bien examinons ce qu’il en est réellement.

L’Union européenne, le bras armé du capital

Tout d’abord, l’U.E. n’est pas une structure supranationale indépendante des gouvernements des états membres et vice-versa ; en effet, la Commission européenne est toute puissante, mais ce n’est que l’émanation des Conseils des Ministres des Etats membres... Il n’y a donc pas de contradiction entre la politique de l’U.E. et celle des bourgeoisies au pouvoir, et pour cause, puisque l’U.E. a été créée par et pour les capitalistes, comme réponse européenne à la mondialisation capitaliste. La seule contradiction possible serait l’arrivée au pouvoir, dans un pays des 28, de forces révolutionnaires qui décideraient d’instaurer une société en rupture avec le système capitaliste ; mais dans ce cas il y aurait obligatoirement rupture avec l’U.E., car ses contraintes verrouillent tellement le système qu’il est impossible, en respectant les traités et les directives, de mener une politique économique en faveur des travailleurs. Dans le cas où l’on refuse toute rupture avec l’U.E., on est alors obligé de trahir et de se coucher comme l’a fait Syrisa en Grèce. Scander « Vive l’Europe sociale » est aussi réaliste que de dire « Vive le capitalisme social » !

Lors de la bataille contre le traité de Maastricht (1992), instituant la BCE (Banque Centrale Européenne) et l’euro, Antoine Casanova (hélas décédé fin 2017), historien, alors membre du bureau politique et du comité central du PCF, disait ceci : « la nation française perdrait cette liberté des libertés qu’est la souveraineté nationale, c’est-à-dire le droit pour chaque peuple à disposer sans cesse lui-même de son destin. (…) La subsidiarité, selon le traité de Maastricht, assure en fait au pouvoir central de la Communauté européenne, le droit intégral (et par là même un pouvoir absolu supérieur à celui des parlements, expressions pourtant de la souveraineté populaire de chaque pays) de se substituer aux États nationaux en tous les domaines, y compris ceux qui ne sont pas de sa compétence directe. » [1]. Après cette analyse, difficile de penser que l’U.E. et l’euro n’imposent aucune obligation aux États membres. Mais comme tous les gouvernements européens sans exception servent loyalement les intérêts capitalistes, les "injonctions" de l’U.E. sont acceptées de leur part comme une partie de plaisir et non une contrainte.

 
[...]
 
Lire l'intégralité de cet article et des arguments avancés, très détaillés, sur le site "Faire vivre et renforcer le PCF" ici :https://lepcf.fr/Non-Pierre-Laurent-l-U-E-n-est-pas-pour-rien-dans-le-demantelement-de-la-SNCF#comment2880
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