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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:00

Illusions européennes !

 

publié le : 7 Juillet, 2015

On ne peut qu’être exaspéré par la servilité avec laquelle les journalistes et publicitaires, propriétaires exclusifs du discours à nos télévisions, épousent la moindre inflexion dictée par l’idéologie du capitalisme « européen » actuel. Ainsi, ces références à tout instant au « modèle allemand », à « l’exemple allemand », à « la technicité » et au sérieux allemands, comme aux plus beaux jours des propagandistes collabos de 1942.

C’est pourquoi il est rafraîchissant de constater que, de temps en temps, certains artistes font preuve de plus de lucidité que la majorité de leurs contemporains politiciens ou hommes de pouvoir. Ainsi, Gunther Grass, le futur prix Nobel allemand de littérature, qui était pourtant social-démocrate affirmé, et fort loin de toute sympathie communiste. En 1990, lors de « l’unification » des deux Allemagnes, ou plutôt lors de l’absorption (« l’anschluss ») de la RDA socialiste par la RFA, il n’a cessé de dénoncer cette conquête économique et politique par le capitalisme occidental, au mépris des intérêts et des illusions des salariés de l’Est, « couillonnés ». Mais ses propos vont plus loin, sont prémonitoires et curieusement actuels, vingt-cinq ans après, quand il décrit « la nouvelle outrecuidance » (allemande), « nous sommes le moteur de l’Europe », « nous sommes le trésorier de l’UE », « nous devons trouver notre rôle de grande puissance », (reste encore non dit : « maintenant nous avons enfin gagné la première et la deuxième guerre mondiale »). « Ici, au Portugal, on ne peut pas ne pas voir clairement quelle force dévastatrice émane de l’UE, c'est-à-dire de la centrale de Bruxelles. Des sommes astronomiques sont déversées pour construire des routes. Cela s’appelle « aide structurelle », mais cela cisaille des structures issues d’une évolution naturelle, cela détruit une agriculture qui n’existe de toute façon qu’à la marge, cela rejette encore plus loin à la marge, par rapport aux normes de l’UE, la pays et les gens, cela fait passer ce boom immobilier improductif pour de l’économie florissante, cela chasse les produits portugais (remplacés par des produits espagnols ), et cela pourrait enseigner aux lointains Polonais ce qui les attend, dès que l’Europe de l’Ouest, sous forme de l’UE, s’emparera de leur faiblesse » (D’une Allemagne à l’autre, journal, 22/10/1990).

Remplacez le nom de Portugal, où Gunther Grass résidait alors, par ceux de la Grèce, l’Espagne, la France : le réquisitoire est sans appel contre l’Union européenne, incarnation du capitalisme transnational, dirigé en Europe par celui d’Allemagne, est très réaliste pour la génération écoulée, avec le grand frère de Wall Street en arrière plan.

Mais la sortie de ce carcan (UE, euro, OTAN et leur logique capitaliste) ne se fera pas sans de puissants mouvements populaires. Il reste encore à les construire, en France, en Espagne, en Grèce ou ailleurs, débarrassés des billevesées illusoires sur une « autre Europe  sociale », « de gauche », qui entretiennent la passivité des exploités, et font un boulevard aux xénophobes d’extrême droite.

Francis Arzalier

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