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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:30

Elections et perspectives politiques. Nous avons commencé le débat fin Novembre au cours de nos réunions. 

Il est loin d’être clos.  A vous de réagir.

 

Pour mieux egarer les travailleurs :

Présidentielles à la une 

 

La déception est grande chez les travailleurs, pourtant soutenus par une majorité de Français, de voir que le gouvernement est resté sourd à leurs revendications portées par les luttes massives de la dernière période.  Un grand nombre d’entre eux éprouvent un désir de revanche.  Le MEDEF et ses commis au gouvernement redoutent une reprise des luttes que pourrait engendrer la poursuite amplifiée de leur politique antisociale nécessaire à l’accroissement des profits des actionnaires de l’industrie et des banques.

En conséquence, ils s’efforcent de dévoyer le mécontentement populaire en lui faisant prendre le chemin des urnes.  Voilà pourquoi la campagne pour les élections présidentielles de 2012 est déjà lancée.

 

Aujourd’hui les capitalistes n’ont rien à craindre des élections

 

Ils savent que le système électoral injuste conjugué à l’alternative droite-PS qu’ils ont réussi à mettre en oeuvre à coups de médias les placent à l’abri du verdict populaire.  Quand 90% des députés approuvent le projet de constitution européenne alors qu’une majorité de citoyens s’est prononcée contre, la preuve est faite que notre démocratie actuelle n’est représentative que des intérêts du capital.  Dès lors, s’il n’est pas étonnant de voir grandir le nombre des abstentionnistes, l’antiparlementarisme, le « tous pourris » qui l’accompagne est à redouter.  Celui-ci risque en effet de servir les desseins du « Front National » dont notre peuple a tout à redouter contrairement aux grands actionnaires.

 

Les luttes ont cependant éclairé les consciences 

L’approfondissement de la crise et les luttes qui en ont découlé ont éclairé bon nombre de Français.  Il est apparu plus nettement à ceux-ci qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène conjoncturel mais de la crise du système capitaliste.  Cette perception nouvelle n’a pas manqué de faire surgir des interrogations sur l’existence d’une frontière entre les partis de droite et le PS.  Ces organisations se sont en effet bornées à condamner les excès du « néolibéralisme » afin d’épargner le système capitaliste.  L’entrée de certains dirigeants du PS dans le gouvernement Fillon, la nomination de D.Strauss-Kahn à la tête du FMI grâce à Sarkozy, l’attitude pour le moins ambiguë de la direction du PS à propos de la réforme des retraites n’ont pas manqué de nourrir ces interrogations.  Cette évidente dérive droitière de l’Etat-major du PS devrait normalement disqualifier celui-ci aux yeux des électeurs de gauche.  Il est pourtant à craindre qu’il n’en soit rien.  L’intervention sélective des médias, le système électoral en place qui valorise l’UMP et le PS, la caution de gauche que continue d’apporter le PCF à ce dernier avec sa stratégie d’union risquent fort de remettre le PS en selle.  L’illusion qui dispense de lutter n’est-elle pas plus tentante que la vérité qui contraint à l’effort ?

 

 

Une seule issue : les luttes

La crise sévit sur tous les fronts.  Elle est à la fois économique, sociale, politique et idéologique.  Elle nous impose de mener les batailles dans tous ces domaines pour obtenir des changements réels et durables.  Mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir nous conduit du même coup à déplorer l’affaiblissement du PCF qui historiquement a toujours été le principal moteur des avancées sociales et démocratiques en France.  Mais cet affaiblissement nuisible aux intérêts du peuple et de la Nation n’est pas dû qu’à des causes extérieures.  Le PCF en est largement responsable pour avoir renoncé à ses fondamentaux en matière de projet, de stratégie et d’organisation.

Ainsi, se déclarer anticapitaliste, inviter à lutter contre les méfaits du système en place ne suffit pas.  Il faut pour dynamiser les luttes montrer qu’un autre système de société est nécessaire et possible : le socialisme autogestionnaire.  Un programme de gouvernement à court terme ne peut être de progrès  et susciter le soutien populaire qu’en proposant des avancées sociales et démocratiques allant dans le sens du but futur qu’on a proposé !  La stratégie permettant de progresser sur cette voie ne passe pas par la recherche d’entente entre états-majors politiques mais procède au contraire de la volonté de travailler à unir la majorité des Français sur des objectifs de progrès.  Et comment pourrait-on envisager de gagner les consciences si on se dispensait d’un militantisme de proximité ?

Résister aux mauvais coups du grand capital, arracher par la lutte des conquêtes sociales et démocratiques, populariser l’idée que l’alternative au capitalisme c’est le socialisme autogestionnaire voulu par le peuple, pour le peuple et contrôlé par celui-ci, voilà le travail qu’il nous faut entreprendre pour sortir de la crise.  Se donner les moyens de la réussite c’est dans le même temps entreprendre de redonner vie à un PCF ayant retrouvé le chemin de la lutte de classes.  Au regard de l’urgence, de l’importance et de l’étendue de cette tâche les élections de 2012 ne sont que péripéties.

 

Michel Barrière

 

 

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 11:44

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pacifiques se déroulent en Tunisie contre la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés syndicales et politiques.  Le dictateur Ben Ali a toujours interdit les grèves, poursuivit les opposants pour que le capitalisme mondial puisse tranquillement piller les richesses et exploiter les travailleurs de Tunisie.   Les patrons y appréciaient la « stabilité » sociale ( c’est-à-dire l’interdiction des grèves et des syndicats …).  La France y est d’ailleurs l’un des premiers investisseurs et se place au premier rang mondial en nombre d’entreprises et d’emplois créés.  C’est ainsi qu’Aérazur ( à Caudebec-les-Elbeuf pour la Seine-maritime ) a délocalisé une partie de ses productions et y a installé une usine qui emploie 800 salariés.

 

Mais aujourd’hui la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés sont devenus insupportables et la lutte s’est généralisée contre le pouvoir.  Ce dernier, acculé, a fait tirer sur des manifestants désarmés et vient de décréter l’Etat d’urgence : près d’une centaine de tués à ce jour par les policiers de la dictature.  Des opposants ont été incarcérés.  

 

Action Communiste condamne cette violence d’Etat et apporte son soutien au peuple Tunisien.  Nous réclamons la libération de Hamma Hammani, porte-parole du Parti Communiste ouvrier de Tunisie et de tous les opposants. 

Nous sommes également solidaires des Algériens en lutte aujourd’hui et notamment le Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme.

 

Honte à la France dont le gouvernement n’a exprimé d’autre solidarité que la coopération policière en proposant à Ben Ali, par la voix de son ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, le « savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité » …  

 

Nous appelons nos militants à participer aux manifestations de soutien aux peuples algérien et notamment tunisien qui auront lieu dans les prochains jours.

 

Nous sommes convaincus que la décolonisation des peuples du Maghreb ne sera complète que lorsque les peuples du pourtour méditerranéen auront réellement conquis leur indépendance politique et économique et pourront conclure des coopérations  mutuellement avantageuses et débarrassées du pillage et de l’exploitation capitaliste. 

 

Action Communiste, le 14 janvier 2011

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:20

SEULES LES LUTTES …

 

Le pouvoir veut faire un exemple des retraites. Le mouvement de grève est multiforme, déterminé et s’inscrit dans la durée. L’opposition de la majorité des Français à ce projet, leur soutien aux grèves peuvent entraver la volonté du pouvoir d’imposer une politique d’austérité et de poursuivre la casse de la sécurité sociale.

 

 

Le pouvoir au service des capitalistes.

            Durant 30 ans, Mitterrand puis Chirac ont bien servi les capitalistes : la part des salaires dans le PIB ( produit intérieur brut) a diminué de 10°/ ( 200 milliards d’euros), les banques et les entreprises nationalisées ont commencé à être bradées au privé, l’Union européenne a vu le jour. Mais la soif de profits du patronat et des banques exigeait que le pouvoir politique accélère et intensifie les réformes en sa faveur au risque de heurter l’opinion publique. C’est à cette tâche que Sarkozy a été commis. Avec lui,  la baisse des salaires, la précarité du travail, la construction d’une Europe supranationale se sont accélérées. Du même coup, la répression syndicale, la main mise du pouvoir sur les médias s’est accentuée, la démocratie est sans cesse bafouée.

 

Quand les urnes mentent, les élections sont illusoires.

Le danger serait de s’en remettre aux élections de 2012. En effet, les institutions actuelles conduisent à confisquer la souveraineté nationale au profit des puissants et de 2 grands partis hégémoniques : l’UMP et le PS. Avec 30°/ des votants au premier tour d’une élection nationale, Sarkozy prétend imposer sa politique aux 70% restants. De plus, les institutions européennes ont un pouvoir exorbitant et interviennent de plus en plus directement dans la politique des Etats nationaux. Ces institutions ont été mises en place pour que la domination du capital ne puisse être remise en cause. Les salariés ne peuvent obtenir satisfaction dans ce cadre : leur représentation est marginalisée.

 

Changer de politique c’est nécessaire.

Contrecarrer les desseins des capitalistes, inverser le cours politique des choses suppose le développement des luttes sur 3 objectifs principaux :

-          le relèvement des salaires

-          le réengagement de l’état dans le secteur économique ( nationalisations) et dans les services publics

-          la sortie de la construction européenne.

Seules les luttes résolues, unitaires, inscrites dans la durée, bloquant la production et les échanges, tarissant ainsi la source des profits des capitalistes, peuvent contraindre ces derniers à lâcher du lest et à consentir une meilleure répartition des richesses.

 

Et c’est possible !

En 1936, en 1968, des luttes d’envergure ont contraint le patronat et le pouvoir à des reculs importants. En 2006, les manifestations ont eu raison du projet premier embauche ( CPE)  Aujourd’hui une majorité de Français se prononcent contre le traité européen qui donne le pouvoir aux banques et aux actionnaires grâce à leurs actions cotées en bourse.

 

70°/ de la population se prononce contre le projet de réforme des retraites. Les conditions d’un développement des luttes existent bel et bien. Et c’est seulement de ce développement que découleront les avancées sociales et économiques.

 

ET POUR MEMOIRE …

En 2012, ne soyez pas victime de pertes de mémoire
Mémoire 2012 : la social-démocratie et les retraites

Martine Aubry affirme soutenir le maintien de la retraite à 60 ans … mais pas les 40 annuités et encore moins les 37 et demi.

Quant à Michel Rocard voici ce qu’il déclarait le 24/06/10 dans France-Soir sur le Net à propos de la réforme des retraites: « C’est une réforme non négligeable et courageuse.  Le gouvernement a eu raison de la faire ».

Dominique Strauss-Kahn lui a choisi les mêmes arguments que L.Parisot : nous vivrons tous centenaires … Voici ce qu’il a affirmé le 20 mai 2010 sur France 2 : « Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans … ».

 

Mémoire 2012 : la social-démocratie, la droite et les retraites

Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet de Barcelone en 2002 :

«  Il faudrait rechercher d’ici à 2012 à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union Européenne, l’activité professionnelle.  Les progrès à cet égard seront examinés chaque année avant le Conseil européen de printemps ».  Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse…

 

2012 : Démocratie ?  Le bi-partisme au secours du Capital …

Bulletin de l’OCDE-1996-n°13 :

« Pour qu’un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire …, il doit être soutenu par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal ( c’est-à-dire le système français) au scrutin proportionnel pour l’élection du Parlement » 

 

2012 : Le recours des patrons

Le FN soutient les réquisitions et les arguments du pouvoir…

D’abord silencieuse, Marine Le Pen se dévoile.  Tout en concédant « un mouvement social très populaire », et une « réforme des retraites aussi injuste qu’inefficace », Marine Le Pen appelle le 22 octobre 2010, à « rétablir l’ordre républicain partout ».  Elle demande à ce que « la tolérance zéro s’applique à tous les émeutiers ».

Elle reproche à Sarkozy de n’avoir pas attaquer plus tôt les piquets de grève !

Dans le blog d’Eure et Loir du FN, les militants locaux en disent plus que les dirigeants nationaux : ils recommandent de diminuer le montant des prestations et prônent la capitalisation…  Comme Hitler naguère ils s’affichent « anti-capitalistes », mais aux heures décisives ils volent au secours du Capital.  La capitalisation, c’est en effet ce dont rêvent les assurances et banques privées.  Guillaume Sarkozy, patron du groupe de retraites et d'assurances Malakoff-Médéric en rêve. Le frère aîné du chef de l'État a convaincu l'assureur public CNP de s'allier avec son groupe. 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:51

 

Lettre ouverte aux parlementaires

 

Les contre-réformes des retraites sont graves et injustes car elles pénalisent avant tout les salariés et surtout les plus fragiles : jeunes, précaires, sans qualification, femmes, seniors, métiers pénibles 

Vous le savez : ce ne sont pas les salariés qui sont responsables de cette situation mais les banques, les actionnaires et tous ceux qui ont spéculé et provoqué une crise sans précédent depuis 1929.  Ils ont ensuite pris prétexte de cette crise pour licencier, restructurer et délocaliser.  A cela s’ajoute la volonté suicidaire de l’Etat de supprimer des emplois dans la fonction publique.  Résultats : des jeunes en difficulté, plus de quatre millions de sans emploi, des millions de précaires ou de temps partiel et autant de cotisations pour la retraite et la sécurité sociale en moins. 

Ce ne sont pas les salariés qui doivent payer encore une fois.

 

Ne cédez pas aux exigences du Medef qui veut toujours plus alors que la part des salaires dans le PIB n’a cessé de baisser depuis les années 80.   Proposez des lois qui interdisent les licenciements, qui obligent les entreprises à employer les jeunes, diplômés ou non, à un juste salaire et à ne pas licencier en priorité les plus âgés.

Réclamez une politique de l’emploi plus dynamique, orientée vers le secteur industriel et non seulement tertiaire.  Remettez en cause la politique de suppression des emplois du secteur public.  N’acceptez plus les privatisations qui ont souvent pour conséquences le chômage pour nombre de salariés.

Résoudre le problème de l’emploi en France permettrait de résorber le déficit de la sécurité sociale et des retraites.  

 

Une majorité de parlementaires – de droite comme de gauche- se plient aux exigences de la commission européenne qui appelle au report de l’âge de la retraite.  Vous avez été élus pour être les représentants du peuple français et non les représentants de l’UE.  La France n’est ni l’Allemagne – avec sa baisse démographique-, ni le Royaume-Uni, ni la Suède, ni l’Espagne …    Voulez-vous en rendant le départ à la retraite plus difficile pour les femmes amener celles-ci à renoncer à avoir des enfants, comme c’est le cas bien souvent pour les jeunes femmes allemandes ? 

 

60% des Français souhaite le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans.  Vous les représentez.  Respectez les.  Honorez votre mandat en faisant ce qu’attendent vos électeurs.  Défendez les salariés et faites le maximum pour que les lois sur les retraites ( 1993, 2003, 2007 )  soient abrogées. Refusez les exonérations patronales sur les cotisations salariales. Rejetez les réformes sur les retraites. 

Votez pour le  maintien de l’âge légal de la retraite à 60 ans à taux plein.  Réclamez la reconnaissance de la pénibilité du travail pour partir avant 60 ans dans certains métiers.

 

Nous vous demandons de vous engager sur ces questions pour aujourd’hui et pour demain.

 

Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur, Madame le député, en notre attachement aux principes démocratiques et dans les valeurs du programme du Conseil National de la Résistance basées sur la solidarité et la juste répartition.

 

Action Communiste Haute-Normandie

 

    Vous partagez notre point de vue.  Contactez Action Communiste  BP 162-76135 Mt St Aignan

                Ou par courriel : action.communiste76@orange.fr

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 10:45

UE

L’abstention est la donnée majeure du scrutin du 7 juin dernier.
En France, 60% des
électeurs ont boudé les urnes et si l’on ajoute à ce nombre celui des bulletins blancs ou et nuls, on constate que 2 citoyens sur 3 ont refusé de voter aux élections européennes.

Encore « NON »

à l’Union Européenne

 
 

Une abstention politique

            Un phénomène d’une telle ampleur ne tient pas au goût des Français pour la pêche à la ligne. Il relève d’une attitude éminemment  politique et a une double signification. En s’abstenant massivement, les électeurs ont à la fois dit non à l’union européenne et non à la possibilité de rendre celle-ci plus sociale, plus démocratique, plus pacifique.
             Non à l’union européenne dont ils ont éprouvé la nocivité à mesure que s’amenuisait leur pouvoir d’achat, que s’amplifiaient les licenciements, que se dégradaient les services publics, qu’augmentaient les atteintes aux libertés. Non à ceux qui prétendent que l’action parlementaire peut transformer de l’intérieur cette machine à exploiter en un engin au service des peuples.


Une Europe sociale ?  Mission impossible !

En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005, les électeurs ont voté «  Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’états européens un nouveau traité qui réaffirme «  le respect du principe d’une économie de marché où la concurrence est libre. » La majorité des députés et sénateurs, parti socialiste compris pour la plupart, le ratifie. En second lieu, parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des «  lois » et dirige l’UE. Le conseil européen ( formé par les chefs de gouvernements) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’états français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années.


Rejet majoritaire de l’UE dans les quartiers populaires

Voilà les raisons qui ont conduit les électeurs français à déserter massivement les urnes. Leur abstention n’est autre que le prolongement amplifié de leur Non déjà prononcé contre les accords de Maastricht et poursuivi majoritairement contre le projet de constitution européenne. Au regard de cet enseignement majeur, les résultats électoraux ne signifient pas grand chose. Si l’on considère que le nombre des abstentions est plus important là où résident en masse les travailleurs et les foyers aux revenus modestes, on ne s’étonne pas de ce que le verdict électoral soit favorable à la droite. Cette dernière n’a pourtant pas de quoi pavoiser puisque toutes tendances réunies, elle ne représente que 10% de l’électorat. Par ailleurs, bien loin d’être synonyme de passivité, l’ampleur de l’abstention ne compromet en rien le nécessaire développement des luttes futures pas plus qu’elle ne préfigure les résultats des consultations électorales à venir.


Pas de quoi pavoiser pour Sarkozy : 10% des inscrits

Cependant Sarkozy ne manque pas de crier victoire et de prétendre que les électeurs ont majoritairement soutenu sa politique. Ceci d’autant plus aisément que le Modem, le PS et les partis de gauche ont mené campagne contre la politique gouvernementale, accusant les partisans de l’abstention de faire le jeu de Sarkozy et espérant ainsi mobiliser un électorat qu’ils savaient réfractaire à l’Union Européenne.


Toujours sourds

Cela dit, tout porte à croire que dans leur ensemble, les partis politiques demeureront sourds à cette énorme condamnation de l’Europe qu’est l’abstention. Soucieux de compter leurs élus, de se redonner une virginité électorale en changeant d’étiquette ou d’alliance, d’imaginer des tactiques politiciennes afin d’améliorer leur score lors des futures élections, ils privilégient leurs intérêts partisans au détriment de la cause du peuple. Servir cette cause, c’est œuvrer au développement des luttes pour le progrès social et démocratique dans une France débarrassée du carcan  de l’Europe et donc libre de développer avec toutes les nations du monde sans restriction des coopérations économiques, politiques et culturelles réciproquement avantageuses. C’est à quoi les militants d’Action Communiste-Rouges-vifs s’emploient. Rejoignez-les !


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 10:12

UE

NON A L’UNION EUROPEENNE !

 

Pour accroître leurs profits les grands patrons, avec l’aide des politiques de droite et de gauche, ont inventé l’Union Européenne en visant quatre objectifs : conquérir de nouveaux marchés, abaisser le coût du travail, limiter le rôle des parlements nationaux, affaiblir les luttes syndicales et politiques et mettre les peuples sous tutelle américaine.

Une machine de guerre contre les conquêtes sociales

L’histoire de l’Union Européenne, c’est une succession d’attaques contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. En accord avec les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés, le droit européen a pris le pas sur le droit des peuples. Du même coup les capitalistes ont pu accéder à des gisements de main d ‘œuvre à bas prix au nom de la libre circulation des personnes et des biens. Partout, le droit du travail est remis en cause et la cour de justice européenne donne raison aux employeurs qui appliquent le droit du pays d’origine et non les conventions collectives nationales aux travailleurs venus d’Europe de l’Est.


les profits pour seul objectif

L’Europe capitaliste laisse les mains libres aux financiers et aux spéculateurs. Ainsi au nom de la libre concurrence et du libre marché, les capitalistes se sont vus offrir des pans entiers de notre patrimoine national : privatisations de Renault, de l’énergie, des transports, des banques, des services publics …

Et maintenant, comme à EDF, pour enrichir les actionnaires, les patrons et le pouvoir refusent d’augmenter les salaires. Des licenciements sont programmés chez Total, Renault, EMT, Plastic Omnium, Autoliv (Saint-Etienne du Rouvray) et dans le secteur de la chimie. Des suppressions de postes sont annoncées à la Caisse d’Epargne, dans l’Education nationale, dans les services publics… Des délocalisations sont prévues à Aérazur. Des menaces de fermetures pèsent sur Ifrachem à Caudebec les Elbeuf. Au-delà des licenciements c’est le travail qui disparaît en France. C’est l’avenir des jeunes et de la France qui est menacé.


Mettre au pas les peuples les plus combatifs

Mettre les pouvoirs politiques inféodés au capitalisme à l’abri des revendications sociales et démocratiques que les peuples pourraient exprimer, voilà une autre raison d’être de l’Union Européenne ! En subordonnant l’autorité nationale aux pouvoirs européens, en coupant les volontés citoyennes des centres de décisions, les capitalistes ont trouvé le moyen d’assurer la survie de leur système de profits. Le rapport des forces risquant de remettre en cause leurs intérêts dans les pays les plus combatifs est ainsi noyé dans un magma européen qui leur assure la sécurité au travers d’un rapport de forces se limitant à l’alternance droite/PS.


Le cheval de Troie de l’OTAN

Enfin, contrairement à ce qu’affirment ses partisans, l’UE est loin d’être un contrepoids à l’hégémonie américaine. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la commission européenne, l’UE relance les dépenses militaires et la course aux armements. Elle est complètement inféodée à l’OTAN, qui intervient partout pour sauvegarder les intérêts américains et capitalistes. Et Sarkozy fait entrer la France  sous son commandement.


Elections européennes : Un scrutin de dupes
Le vote est doublement illusoire. En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005 les électeurs ont voté « Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’Etat européen un nouveau traité qui réaffirme « le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». La majorité des députés et sénateurs, PS compris pour la plupart, le ratifie.

En second lieu parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des « lois » et dirige l’UE. Le conseil européen

( formé par les chefs de gouvernement) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’Etat français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années!

Combattre l’UE, développer les coopérations internationales

La politique de Sarkozy-Fillon, c’est la politique de l’Union Européenne. Pour obtenir de réelles avancées sociales, pour sauver nos services publics, nos emplois, il faut combattre l’Union Européenne et en sortir pour construire autre chose. Penser que l’on peut prendre des décisions favorables aux peuples dans ce cadre là est une illusion ou un mensonge. Les salariés n’y ont aucun intérêt. Ils peuvent œuvrer à en sortir.

Nous sommes pour l’abrogation de tous les traités européens qui s’opposent à la souveraineté des nations et qui remettent en cause les lois sociales, l’intervention de l’Etat dans l’économie, les services et les secteurs publics. Nous souhaitons que des coopérations réciproquement avantageuses entre Etats remplacent les ententes entre multinationales : transports, projets industriels, recherche : tout cela est trop important pour être laissé aux mains du privé… Nous oeuvrons pour le maintien de la paix et le désarmement.


La voie du changement passe par les luttes

29 janvier, 19 mars : l’ampleur des manifestations reflète la colère des salariés contre la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, le démantèlement des services publics. En Grèce, en Italie, des révoltes, des mouvements de grande ampleur ont eu lieu également. Ces luttes se sont développées et se sont popularisées dans le cadre national parce que c’est là que les peuples trouvent leurs repères, leurs expériences et leurs racines. Le 1er mai est une occasion, nationale et internationale, de montrer la détermination des salariés contre la politique des multinationales. Mais tout ne sera pas réglé au soir du 1er mai. Des milliers de salariés se battent contre la violence sociale du patronat. En réponse les actions syndicales sont criminalisées, les syndicalistes traités comme de dangereux malfaiteurs. Face à l’union patronat-gouvernement il nous faut faire front tous ensemble, très vite. Il serait dangereux d’attendre les élections puis septembre. Seules des luttes unies, prolongées dans le temps, solidaires sur des objectifs communs, peuvent faire reculer le pouvoir Sarkozy-Fillon.




Voici un bulletin de vote pour dire « NON à l’Union Européenne » !

Découpez-le et utilisez-le le 7 juin !




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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 18:25
Un article de Jean Lévy (Comité Valmy)

ENSEMBLE !

Le 29 janvier 2009 a été marqué essentiellement par le nombre de cortèges syndicaux recensés en France, et les succès que ceux-ci ont rencontré. Dans les plus petites villes jusqu’aux grandes métropoles et à la capitale, plus de 200 manifestations se sont déroulées sur le territoire, totalisant 2.500.000 participants. Du jamais vu, depuis des décennies.

On peut dire que le peuple s’était donné rendez-vous pour clamer haut et fort sa colère, voire son indignation, face à l’offensive de contre-révolution sociale, menée par le pouvoir sarkozien, depuis l’été 2007. Les salariés, les privés d’emploi, les retraités, victimes de cette politique au niveau de leurs conditions de vie - bas salaires, chômage total ou partiel, délocalisations, fermetures d’entreprises décidées ou craintes - ont convergé dans la rue avec les professions du service public, agressées et menacées de démantèlement - éducation, santé, recherche, la Poste - pour, ensemble, crier assez fort afin que leurs voix mêlées atteignent les Renseignements Généraux, les"grandes oreilles" de l’Elysée .

Les médias, peu suspects de connivence avec les manifestants, ne pouvaient pas cacher, ce matin, l’ampleur des cortèges. L’un des quotidiens de province, jouant avec leur "humour" habituel, titrait : "Journée noire...de monde !". La question se pose donc : "Et maintenant ?" Si l’irruption du "privé" (grande distribution, métallos, banques...), dans les grèves était, hier, remarquable, il ne faut pas se cacher que les débrayages étaient encore très minoritaires. L’importance du nombre des intérimaires et des précaires dans les entreprises et la terreur institutionnalisée qui y règne, la généralisation des "fins de mois difficiles" confrontées avec les retenues de salaire pour fait de grève, compliquent la stratégie syndicale. Les arrêts de travail ne peuvent être efficaces que massivement suivis. On peut mesurer l’impact de la législation nouvelle, imposée par le pouvoir dans les transports, concernant l’obligation de se déclarer "gréviste" avec préavis de deux jours : ce sont des minorités qui ont cessé le travail hier à la RATP comme chez les cheminots.

A ce propos, la passivité des directions syndicales, en la matière, pèse lourd aujourd’hui, dans les conflits sociaux. La CGT a laissé faire , fin 2007, sans avoir organisé avec les salariés visés par la loi scélérate, la moindre réaction collective. Donc, aujourd’hui, tous ces facteurs entravent les effets d’un mot d’ordre de grève. Est-ce à dire qu’il faut rejeter cette forme d’action ? Non, bien sûr. La grève généralisée, plus que "générale", demeure le plus efficace moyen de peser sur le pouvoir et le patronat. Faut-il que les travailleurs fasse leur ce mot d’ordre. L’exemple d’une telle grève en Guadeloupe montre qu’il peut paralyser entièrement l’île. Nous n’en sommes pas encore là sur le territoire français. L’urgence, c’est de faire monter encore d’un cran la colère populaire. Il est nécessaire que celle-ci s’exprime dans la durée avec une intensité accrue, avec l’objectif du "Tous ensemble". En clair, la convergence des mécontentements doit s’exprimer dans la convergence des luttes.

Lundi 2 février, les sept confédérations syndicales doivent faire le point après la journée du 29 janvier et décider des formes de l’action à mener sans attendre. Il ne faut pas jurer que telle ou telle organisation ne prenne prétexte d’une future entrevue avec Nicolas Sarkozy, pour retarder l’échéance des actions à venir. La CFDT et Chérèque pourraient à nouveau jouer le rôle de "briseur d’unité". Elle en a l’habitude. Aujourd’hui, l’état d’esprit de larges couches de la population, manifestant en masse, jeudi dernier, doit prévaloir sur la recherche à tout prix de l’unité syndicale "au sommet". Des centaines et des centaines de milliers de salariés attendent "la suite". Il faut répondre à leur attente. Et pourquoi pas une "montée à Paris" un samedi de février ? Mais, les mots d’ordre centraux et nationaux, s’ils sont utiles pour fédérer les mécontentements, ne sont pas les seuls à envisager, surtout dans la perspective de la durée. Des rassemblements locaux interprofessionnels répétés dans une localité, dans un quartier, sont du domaine des possibilités. Il faut réfléchir à unir les centre-villes et les cités.

Pensons-y : pour exprimer la solidarité avec le peuple palestinien, des dizaines de milliers de manifestants, venus des banlieues, ont sillonné Paris des samedis durant. La grande majorité d’entre eux, était d’origine maghébine. Nous ne les avons pas retrouvés de la Bastille à l’Opéra, le 29 janvier. Pourtant, ce sont des salariés comme ceux qui ont défilé, avec les mêmes colères et les mêmes revendications, et souvent, en plus, d’autres raisons d’avoir "la rage". Il faut réunir l’ensemble des travailleurs, les uns avec les autres. C’est la condition de la victoire !

Jean Lévy
Comité Valmy
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:42
Du blocus à l'assassinat collectif


L'armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.

Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.

Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression.

Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n'y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d'affronter la réalité de l'occupation, aboutissent à l'impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix.

L'Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L'UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l'ONU pour faire cesser l'agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

BN de Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix
le 27 décembre 2008
Sur le site de Michel Collon
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 14:18
Naboléon...

Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel. Mais, hélas ! Cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime
la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Victor Hugo, Napoléon le petit, 1852.
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 18:00
Chirac a privatisé les profits de Renault. Ghosn demande des investissements de l'Etat mais veut garder les profits ! Ce détournement de fonds publics vers les actionnaires est intolérable et industriellement suicidaire.


IL FAUT RENATIONALISER RENAULT !

6000 travailleurs sacrifiés en Europe pour les profits et la “ compétitivité ”. 1000 pour Renault Sandouville ! Les actionnaires ont pourtant déjà touché 917 millions d’euros en 2008.

Avec l’accord de Sarkozy (l’Etat possède une minorité de blocage de 15%), Carlos Ghosn liquide le secteur de recherche, Sandouville, les équipementiers comme EMT et délocalise en Roumanie et en Inde. Dernièrement, au prétexte de la crise financière, il annonce une réduction de la production de 25%  et fait du chantage à l’emploi pour obtenir des subventions publiques.

Nous voulons qu’à argent public corresponde gestion publique et contrôle des salariés sur cette gestion. Nous voulons la renationalisation de Renault.

Les objectifs doivent être réorientés : garantir l’emploi, relancer la recherche et la production de petites voitures, favoriser la relocalisation et la vente des voitures produites en France (notamment par des mesures protectionnistes ciblées). Nous proposons également que Renault diversifie la production de ses sites. Le produit unique (Laguna) a montré sa nocivité pour les salariés de Renault Sandouville.


Renault en crise et crise financière : le mal vient du capitalisme.


Il faut casser le cercle vicieux – baisse de la consommation, endettement des familles, baisse de la production - et par conséquent augmenter les salaires.

Les centaines de milliards d’euros accordés aux banques serviraient plus efficacement la croissance et la sortie de crise s’ils permettaient d’augmenter les salaires et leur partie socialisée (sécurité sociale, retraites).

Action Communiste


Chirac a privatisé les profits de Renault,
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