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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 18:25
Un article de Jean Lévy (Comité Valmy)

ENSEMBLE !

Le 29 janvier 2009 a été marqué essentiellement par le nombre de cortèges syndicaux recensés en France, et les succès que ceux-ci ont rencontré. Dans les plus petites villes jusqu’aux grandes métropoles et à la capitale, plus de 200 manifestations se sont déroulées sur le territoire, totalisant 2.500.000 participants. Du jamais vu, depuis des décennies.

On peut dire que le peuple s’était donné rendez-vous pour clamer haut et fort sa colère, voire son indignation, face à l’offensive de contre-révolution sociale, menée par le pouvoir sarkozien, depuis l’été 2007. Les salariés, les privés d’emploi, les retraités, victimes de cette politique au niveau de leurs conditions de vie - bas salaires, chômage total ou partiel, délocalisations, fermetures d’entreprises décidées ou craintes - ont convergé dans la rue avec les professions du service public, agressées et menacées de démantèlement - éducation, santé, recherche, la Poste - pour, ensemble, crier assez fort afin que leurs voix mêlées atteignent les Renseignements Généraux, les"grandes oreilles" de l’Elysée .

Les médias, peu suspects de connivence avec les manifestants, ne pouvaient pas cacher, ce matin, l’ampleur des cortèges. L’un des quotidiens de province, jouant avec leur "humour" habituel, titrait : "Journée noire...de monde !". La question se pose donc : "Et maintenant ?" Si l’irruption du "privé" (grande distribution, métallos, banques...), dans les grèves était, hier, remarquable, il ne faut pas se cacher que les débrayages étaient encore très minoritaires. L’importance du nombre des intérimaires et des précaires dans les entreprises et la terreur institutionnalisée qui y règne, la généralisation des "fins de mois difficiles" confrontées avec les retenues de salaire pour fait de grève, compliquent la stratégie syndicale. Les arrêts de travail ne peuvent être efficaces que massivement suivis. On peut mesurer l’impact de la législation nouvelle, imposée par le pouvoir dans les transports, concernant l’obligation de se déclarer "gréviste" avec préavis de deux jours : ce sont des minorités qui ont cessé le travail hier à la RATP comme chez les cheminots.

A ce propos, la passivité des directions syndicales, en la matière, pèse lourd aujourd’hui, dans les conflits sociaux. La CGT a laissé faire , fin 2007, sans avoir organisé avec les salariés visés par la loi scélérate, la moindre réaction collective. Donc, aujourd’hui, tous ces facteurs entravent les effets d’un mot d’ordre de grève. Est-ce à dire qu’il faut rejeter cette forme d’action ? Non, bien sûr. La grève généralisée, plus que "générale", demeure le plus efficace moyen de peser sur le pouvoir et le patronat. Faut-il que les travailleurs fasse leur ce mot d’ordre. L’exemple d’une telle grève en Guadeloupe montre qu’il peut paralyser entièrement l’île. Nous n’en sommes pas encore là sur le territoire français. L’urgence, c’est de faire monter encore d’un cran la colère populaire. Il est nécessaire que celle-ci s’exprime dans la durée avec une intensité accrue, avec l’objectif du "Tous ensemble". En clair, la convergence des mécontentements doit s’exprimer dans la convergence des luttes.

Lundi 2 février, les sept confédérations syndicales doivent faire le point après la journée du 29 janvier et décider des formes de l’action à mener sans attendre. Il ne faut pas jurer que telle ou telle organisation ne prenne prétexte d’une future entrevue avec Nicolas Sarkozy, pour retarder l’échéance des actions à venir. La CFDT et Chérèque pourraient à nouveau jouer le rôle de "briseur d’unité". Elle en a l’habitude. Aujourd’hui, l’état d’esprit de larges couches de la population, manifestant en masse, jeudi dernier, doit prévaloir sur la recherche à tout prix de l’unité syndicale "au sommet". Des centaines et des centaines de milliers de salariés attendent "la suite". Il faut répondre à leur attente. Et pourquoi pas une "montée à Paris" un samedi de février ? Mais, les mots d’ordre centraux et nationaux, s’ils sont utiles pour fédérer les mécontentements, ne sont pas les seuls à envisager, surtout dans la perspective de la durée. Des rassemblements locaux interprofessionnels répétés dans une localité, dans un quartier, sont du domaine des possibilités. Il faut réfléchir à unir les centre-villes et les cités.

Pensons-y : pour exprimer la solidarité avec le peuple palestinien, des dizaines de milliers de manifestants, venus des banlieues, ont sillonné Paris des samedis durant. La grande majorité d’entre eux, était d’origine maghébine. Nous ne les avons pas retrouvés de la Bastille à l’Opéra, le 29 janvier. Pourtant, ce sont des salariés comme ceux qui ont défilé, avec les mêmes colères et les mêmes revendications, et souvent, en plus, d’autres raisons d’avoir "la rage". Il faut réunir l’ensemble des travailleurs, les uns avec les autres. C’est la condition de la victoire !

Jean Lévy
Comité Valmy
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commentaires

D
Le tract du 1er mai 2009 d'"Action communiste Haute-Normandie" est à lire sur le blog EL DIABLO.
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D
Suite à l'appel de la conférence nationale pour l’unité du 7 décembre 2008, le POI (Parti Ouvrier Indépendant) a lancé une campagne début janvier 2009 : POUR SAUVER LES TRAVAILLEURS, PAS LES SPÉCULATEURS, TOUT DE SUITE : INTERDICTION DES LICENCIEMENTS ! voir http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article124<br /> Suite aux manifestations du 29 janvier, le POI a posé la question : Après le 29 janvier ...<br /> http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article189<br /> Après le succès du meeting régional le 8 février il lance : Les propositions du POI après le rassemblement du 8 fevrier à Montreuil<br /> http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article193<br /> Lettre au Parti communiste francais, Parti socialiste, Parti de Gauche, Nouveau parti anticapitaliste, Lutte ouvrière<br /> http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article194<br /> 90 000 chômeurs de plus en janvier ! Il y a urgence à organiser la marche unie pour interdire les licenciements <br /> http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article210<br /> La question de l'unité se pose sur une base claire et adaptée à l'urgence de la situation. Faire croire que l'issue politique du mouvement de grève du 29 janvier c'est le Front de gauche aux européennes, où d'attendre les élections de 2012, c'est se moquer des travailleurs. Oui, il y a urgence ! Oui il faut l'unité ! c'est le sens de la campagne engagée par le POI pour l'interdiction des licenciements. Comme le rappel le communiqué du 25 février 2009 "Le POI en présence de 4 000 travailleurs et jeunes rassemblés à Montreuil le 8 février dernier a adressé une lettre aux responsables de tous les partis de gauche pour que soit organisée une marche unie afin que soient interdits tout licenciement, toute suppression d’emploi.Dans plusieurs régions, des élus, des responsables et militants de toutes tendances ont commencé à répondre favorablement à cette proposition. Ainsi, en Moselle, les élus et militants du PS, du PCF, du POI qui refusent la suppression de 2 075 emplois à Arcelor-Mittal Gandrange, et qui constituent ensemble en Moselle un comité pour l’organisation de la marche unie pour interdire les licenciements et suppressions d’emplois. Ainsi, dans les Yvelines, des élus PS, PCF, POI et syndicalistes de Renault-Flins et PSA Poissy s’unissent contre la suppression prévue de 20 000 emplois dans l’automobile et appellent à organiser la marche unie. Ainsi dans l’Hérault, la cellule du PCF et le comité du POI de Saint-Pons, ainsi à Amiens, militants du PCF, du POI, du Parti de gauche, syndicalistes font de même." http://www.parti-ouvrier-independant.com/s....php?article210Cette campagne que je soutien (bien que n'étant pas trotskiste) met au premier plan l'unité sur des bases claires, permet au-delà des discours et des divergences entres partis et organisations de proposer un axe politique immédiat aux travailleurs et pour finir met les dirigeants et les militants de ces partis et organisations devant leurs responsabilités. N'attendons pas 2012 ! Front unique pour l'interdiction des licenciements !
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