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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:55
"canempechepasnicolas" publie intégralement le texte vigoureusement critique de la Commission économique du PCF à l'égard du programme de Jean-Luc Mélenchon, plus quelques réflexions préliminaires

"canempechepasnicolas" publie le texte intégral rédigé par la Commission économique du PCF au sujet du programme et de la candidature de Jean-Luc Mélenchon afin d'aporter tous les éléments au débat initié sur notre blog.

Si des appréciations critiques semblent justifiées :

"En ce qui concerne les objectifs écologiques d’un gouvernement de gauche, l’abandon du nucléaire est acté dans le programme de la « France insoumise »"(...)

"Un trait majeur du programme de la « France insoumise » est l’absence de tout appel à l’intervention populaire pour changer la gestion et les choix stratégiques"(...)

D'autres arguments sont, de notre point de vue, inquiétants :

"Dans ces conditions, dès lors que le contenu du programme comme les justifications théoriques qui lui sont données abandonnent l’inscription d’une politique de gauche dans une cohérence de classe pour se référer désormais à un « populisme de gauche » opposant le « peuple » à une « caste », le recours au vocabulaire et aux thèmes de l’extrême-droite n’est pas très éloigné non plus."

"Jean-Luc Mélenchon lui-même a eu l’occasion de souligner dans une interview à Médiapart, le 3 juillet 2016, que 'Mme Le Pen s’est collée à la distance d’une feuille de papier à cigarettes d’à peu près tout ce que nous disons' sur l’idée d’un référendum sur la sortie de l’UE"(...)

"L’attitude de la « France insoumise » face aux enjeux européens présente les mêmes dangers : au lieu de lutter contre tout ce qui tend, aujourd’hui, à monter les peuples européens les uns contre les autres dans un contexte de crise dont le « Brexit » et l’élection de Trump nous annoncent qu’il peut engendrer des évolutions incontrôlables, Jean-Luc Mélenchon décrit, là encore, les enjeux dans des termes qui mettent en opposition la France, son peuple, son État, avec l’Europe".

Mais faites-vous une idée par vous-même en lisant le texte intégral trouvé sur un blog du Front de gauche :

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:40

Les luttes sociales en Europe de l’Est et la stratégie d’une nouvelle indépendance des peuples, par Monika Karbowska

17 Nov sur le blog "Histoire et société"

Depuis les 5 dernières années dans le sillage des révolutions méditerranéennes, l’Europe de l’Est est secouée par de nouveaux mouvements sociaux. L’Europe de l’Est se réveille de ses illusions sur le capitalisme néolibéral et ose exprimer sa souffrance et son refus. Monika offre au lecteurs de ce blog un panorama inconnu sous nos climats des mouvements en Europe dite de l’Est. Un seul problème, les photos qu’elle m’a envoyées n’ont pu être récupérées (note de Danielle Bleitrach)

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:01

QUE SE PASSE-T-IL AUX PHILIPPINES ?

Sur le site du "Collectif Communiste Polex".

Les médias de France ont longtemps ignoré complètement l'existence des Philippines, ce grand pays d'Asie( plus de cent millions d'habitants ). Ces derniers temps, ils ont découvert l'existence de son Président élu, Dutertre, présenté comme un assassin mégalomane. Et si ce discours n'était qu'une caricature inspirée par les dirigeants des USA? Nous avons demandé son analyse à Jean Pierre Page, Président d'honneur du Collectif Polex, fin connaisseur de cette région du monde.
mis à jour le : 7 Novembre, 2016

 

Pour répondre à ta question: je pense beaucoup de bien de ce qui se passe aux Philippines. Évidemment et même si c'est important on ne peut réduire ces événements a la seule élection de Dutertre. Je connais bien les Philippines et Tamara également. J' ai beaucoup travaillé avec les syndicats, le KMU dirigé par le PC, et Tamara dans les années 80 travaillait dans l'île de Mindanao avec le KMP l'organisation paysanne également dirigé par le PC ainsi qu'avec la guérilla. Elle était très liée à celui qui est maintenant chargé par Dutertre de la reforme agraire: Raphaël Mariano qui est un dirigeant du parti. Quant à Sison qu'elle connaît aussi très bien il a été le professeur de Dutertre à l'université.

Ce qui se passe est d'abord le reflet d'un changement du rapport des forces dans la région, le rejet des ingérences américaines, l'influence grandissante de la Chine. Ensuite les Philippines ont toujours été marqués par une classe ouvrière très combative sur le plan social et anti impérialiste a travers le mouvement contre les bases américaines. L'importante résistance anti japonaise a l'époque de la seconde guerre mondiale a été dirigé par les communistes et malgré la répression féroce des États Unis et la dictature notamment celle de Marcos les idées et l'action révolutionnaires ont toujours été très présentes aux Philippines L'église, voir, malgré les mouvements évangélistes dont certains sont très largement influencés par des" missionnaires américains d'un type particulier" n'a pu se tenir en dehors de ces réalités. De nombreux cadres du parti, du KMU, du KMP, des multiples organisations sociales( pauvres, locataires, jeunes, femmes , migrants philippins à Hong Kong et ailleurs, etc...), y compris dans la guérilla sont aussi des chrétiens actifs. Il y a donc et depuis de très nombreuses années un réseau social extrêmement dense, très combatif, largement influencé par le PC qui est officiellement toujours clandestin. Au sein du Parlement le PC à plusieurs élus mais sur une autre étiquette. Le plus important institut de recherches économiques "IBON"et qui fait autorité en Asie est dirigé par un communiste, mon ami Antonio"Tony" Tujan membre par ailleurs du Conseil scientifique de la Pensée Libre.

Cette longue énumération pour expliquer que ce qui se passe ne tombe pas du ciel même si la direction du Parti (Sison)se trouve à Utrecht en Hollande. Le PC Philippin est très actif et présent sur le terrain des luttes ouvrières et paysannes. Il a été et encore très largement influencé par les thèses maoïstes mais c'est aussi un Parti qui sait être pragmatique quand il le faut. Les événements actuels leur offrent une opportunité politique sans précédents. Dutertre a besoin d'eux compte tenu de leur influence parmi les petites gens des grands centres urbains ou des campagnes. Ils ont un bon réseau international, souvent très gauchiste, mais c'est ainsi. Il faut accepter les gens comme ils sont!

Si Dutertre n'est pas assassiné, la situation devrait permettre d'enclencher de véritables changements. Les Chinois l'ont très vite compris et viennent de recevoir à Pékin Dutertre en très grandes pompes, comme ils savent le faire ils ont mis les petits plats dans les grands . Ils ont signé des contrats pour 12 milliards d'Euros + 8 milliards de prêts. La Chine va construire, voix ferrées, ports, autoroutes, etc.. Et cela malgré les différents qu'ils ont sur le contrôle territorial de certaines îles de l'archipel en mer de Chine . On va sûrement y mettre une croix pour le moment.

Pour les Américains c'est une défaite. Ils ont sous-estimé Dutertre et n'ont retenu que le côté expéditif de sa lutte contre les cartels de la drogue, ses propos souvent peu diplomatiques surtout quand il a dit à Obama d'aller se faire "encul..."! (Sic)Les Américains ne s'attendaient pas à ça et surtout pas à cette accélération du film. Dutertre a annoncé officiellement à Pékin qu'il " se séparait des Américains", qu'il ´n'y aurait plus de manœuvres conjointes avec les USA mais dorénavant avec les Chinois et les Russes. Dans ces conditions l'avenir des bases US hautement stratégiques est menacé. Enfin les négociations de paix avec le PC sont très engagés, Sison doit revenir et Dutertre s'en est déclaré très heureux, il y a déjà et non officiellement une participation communiste importante dans le gouvernement et l'appareil d'état. Enfin sur le plan géo politique Dutertre va multiplier les initiatives vers les Chinois, les Russes, les Brics,..et sa critique des USA , de leurs ingérences est sans appel.

Par conséquent je serai tenté de dire que Ca va plutôt dans le bon sens toutefois il faut rester prudent, lucide, les Américains ne vont pas passer la main et se retirer pour faire la place aux Chinois. Il s'agit d'un pays de 100 millions d'habitants, très sensible dans la stratégie du "pivot Asia" d'Obama considéré comme prioritaire par Washington. Il faut donc suivre avec attention.

Depuis son élection Dutertre a vu son influence passer de + 50% à aujourd'hui plus de 70%. Ce qui veut dire qu'il a un soutien populaire incontestable. Jusqu'où ira-t-il , je pense que c'est un peu prématuré pour le dire. Comme toujours il faut voir le fond des choses et non les apparences.

Jean-pierre page

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 13:49
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:55

Bernie Sanders offre de travailler avec Donald Trump

10 Nov
 Avant de condamner sa position, lisez le jusqu’au bout (note de Danielle Bleitrach)

Le candidat déçu à la primaire démocrate américaine Bernie Sanders, qui avait galvanisé des foules de jeunes en appelant à une « révolution politique », a affirmé mercredi être prêt à travailler avec le nouveau président élu Donald Trump s’il compte vraiment « améliorer la vie des familles de travailleurs ».

Bernie Sanders offre de travailler avec Donald Trump

Bernie Sanders, le candidat déçu à la primaire démocrate © REUTERS/Scott Audette

« Donald Trump a exploité la colère d’une classe moyenne en déclin qui n’en peut plus de l’establishment économique, de l’establishment politique et de l’establishment des médias », a ajouté Bernie Sanders dans un communiqué, au lendemain de la victoire choc du candidat républicain à la Maison Blanche.

« Si M. Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d’autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui », a souligné le sénateur indépendant de 75 ans.

« S’il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l’environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui », a-t-il toutefois également mis en garde.[...]

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

Un remaniement pour plaire aux créanciers

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:56
Les ambiguités de JL Mélenchon : " Pourquoi ne pas dire tout simplement "sortir de l'UE" ?"
L’éditorial paru dans l’édition d’octobre de Ruptures (par Pierre Lévy)

L’insoumis-chèvre mi-chou

 

L’Union européenne connaît la plus profonde crise de son histoire. Mais, par delà les drolatiques péripéties pré-électorales françaises, tant le PS que Les Républicains continuent de partager ce mantra qui leur sert de programme commun subliminal : « l’Europe est notre avenir ». Dans la perspective des scrutins du printemps prochain, ils s’efforcent cependant de rester discrets sur ce thème tant il devient de plus en plus repoussoir.

Le Front national, quant à lui, cultive pour l’heure l’ambiguïté. Alors que beaucoup d’électeurs pensent utiliser ce vote pour exprimer leur refus de Bruxelles, des responsables de ce mouvement plaident pour adoucir une image « trop anti-européenne » jugée susceptible d’effrayer certains électeurs.

Or qui prétendrait conduire des choix tranchant avec les orientations actuelles sans rompre avec l’intégration européenne est soit un naïf, soit un imposteur. La remarque vaut pour tous les candidats. Arnaud Montebourg développe ainsi une certaine schizophrénie en proposant de désobéir à l’UE… en payant des amendes plutôt que d’imaginer quitter la galère.

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon lançait le 16 octobre sa nouvelle mouvance baptisée La France insoumise. Une formulation d’apparence prometteuse. Encore faut-il s’assurer de sa portée concrète, car rien n’est pire que de se payer de mots. Or le candidat libre redoublant à la magistrature suprême propose de « sortir des traités européens ». Mais pourquoi ne pas dire tout simplement « sortir de l’UE » ?

L’eurodéputé n’a-t-il pas quelque mal à lâcher les rêves qu’il a nourris des décennies durant ? Car il reprend désormais la formule mi-chèvre mi-chou : « l’Europe, on la change ou on la quitte »… ce qui redonne une once de crédibilité à l’hypothèse « on la change ». Pourtant, depuis des lustres, il n’a pas manqué de responsables politiques pour aligner les rodomontades promettant de « changer », d’« infléchir », de « réorienter », de « refonder » l’Europe… Sans autre résultat que de soumettre toujours plus les peuples au carcan communautaire.

François Hollande s’était ainsi engagé, en 2012, à « renégocier » immédiatement le traité imposant la gouvernance économique, pour finalement y renoncer dès sa deuxième rencontre avec Angela Merkel ; le Grec Alexis Tsipras était arrivé au pouvoir en janvier 2015 après une campagne promettant de tenir tête à Bruxelles – on connaît la suite.

Combien de Tsipras faut-il à l’« insoumis » Mélenchon pour admettre cette réalité : l’Europe n’a été conçue et ne peut fonctionner que dans l’intérêt de l’oligarchie ; et pour abandonner l’illusion qu’on pourrait la faire tourner dans l’intérêt des peuples, alors que son but fondamental est d’aliéner la liberté de ceux-ci ?

Il continue imperturbablement de suggérer un « plan A » visant une « sortie concertée » ; et un « plan B » menaçant d’une sortie unilatérale, sortie qu’un forum européen (où Jean-Luc Mélenchon côtoie notamment… Yanis Varoufakis) caractérisait ainsi en septembre 2015 : « si l’euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : ‘essayez un peu, pour voir !’ »…

Mais dans quel monde vit l’ex-président du Parti de gauche ? Laisser entendre qu’il pourrait se dessiner une coalition européenne de gouvernements – actuels ou futurs – susceptibles de s’inscrire dans le sillage de cette « France insoumise », c’est ignorer la réalité politique et juridique de l’UE.

« L’Europe de nos rêves est morte » se désole le candidat. Il devrait revenir sur terre : les Français – les classes populaires en particulier – n’ont jamais majoritairement rêvé d’Europe. Lui-même en revanche fut un farouche défenseur du traité de Maëstricht en 1992, avant d’admettre s’être trompé ; il fut un supporter fervent de Syriza, avant de prendre quelques distances…

Admettre ses erreurs, c’est bien ; en tirer les leçons, ça serait mieux. Faute de quoi, la candidature Mélenchon risque de s’avérer plus dangereuse que toutes les autres, car elle peut réanimer des illusions que MM. Hollande, Juppé, Sarkozy et consorts ne sont plus capables – et c’est tant mieux – de porter.

Par son refus d’énoncer un objectif facilement intelligible par tous – « Frexit veut dire Frexit » pour paraphraser nos amis anglais – le vote proclamé « insoumis » pourrait bien, fût-ce involontairement, apporter une nouvelle caution « de gauche » au principe de l’intégration.

Et constituer ainsi l’ultime roue de secours de Bruxelles en déroute.

 

Pierre Lévy

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 16:08

Présidentielle en Bulgarie : l’opposant socialiste Roumen Radev en tête du premier tour

07 Nov
Les 6,8 millions d’électeurs bulgares étaient appelés, dimanche, à choisir entre 21 candidats. Le candidat Roumen Radev en tête au premier tour ; la candidate conservatrice pro-européenne battue. Après la Moldavie encore un candidat favorable à la Russie et issu de l’ancienne période socialiste (note de Danielle Bleitrach)

Le Monde.fr avec AFP | 07.11.2016 à 10h01 • Mis à jour le 07.11.2016 à 11h18

Le candidat de l’opposition socialiste, le général Roumen Radev, lors d’une conférence de presse, à Sofia le 6 novembre 2016.

Roumen Radev est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle bulgare, dimanche, selon des résultats officiels partiels publiés lundi.

Le général Radev, ancien commandant des forces aériennes favorable à de meilleures relations avec Moscou, a remporté 25,67% des votes contre 22,02% pour la présidente du parlement Tsetska Tsacheva, a indiqué la commission électorale après dépouillement de plus des deux tiers des voix.

Les projections définitives des instituts de sondage Gallup et Apha Research dimanche soir donnaient 25% pour M. Radev et 22% pour Mme Tsatcheva soutenue par le premier ministre conservateur Boïko Borissov.

Le rôle du chef de l’Etat est essentiellement honorifique, mais le premier ministre Boïko Borissov, dont le gouvernement n’a pas de majorité parlementaire, a promis de démissionner si Tsetska Tsatcheva était devancée au premier tour. Ce qui provoquerait des législatives anticipées avant le terme de son mandat prévu en 2018. [...]

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:24
Chevènement et le défi de civilisation

Le dernier livre de Jean-Pierre Chevènement, Un défi de civilisation[1], est une somme impressionnante, et qui pourtant se dévore presque dans l’instant. Ce livre passionne, interpelle, suscite de nombreuses questions et nourrit la réflexion. Cela n’est pas pour étonner. Nous avions sur ce carnet dit déjà tout le bien qu’il fallait penser du précédent ouvrage l’Europe sortie de l’Histoire ? que son auteur avait fait paraître en 2013[2].

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Le présent livre combine donc la profondeur de vue que l’on accorde à Jean-Pierre Chevènement, l’érudition de certaines de ses réflexions et la pertinence du propos. S’y ajoute aussi une lecture rétrospective de sa propre histoire politique et du début des deux septennats de François Mitterrand. Aujourd’hui, alors que le parti créé par François Mitterrand, mais aussi par Jean-Pierre Chevènement, car l’apport tant intellectuel que matériel du CERES, le groupe de réflexion mais aussi groupe militant qu’il fonda dans les années 1960, fut loin d’être négligeable, est en ruine. Alors que tels des chiens apeurés se battant sur les décombres et parmi les cadavres d’une maison détruite on voit les membres du gouvernements et autres responsables « socialistes » se disputer les reliques restantes, ce livre prend aussi l’allure d’un bilan. D’un bilan, mais aussi d’un réquisitoire ; car Jean-Pierre Chevènement relie la catastrophe actuelle au tournant de 1983. Le défi de civilisation dont il parle c’est bien celui posé par le néolibéralisme dont il montre, qu’il s’agisse en économie, en politique, ou dans le domaine social, les désastres.

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Sidération face aux désastres

Ce livre est organisé en quatre parties. La première se nomme « Sidération » et traite de la réaction de la société française aux attentats qui l’ont frappée, de janvier 2015 à juillet 2016. On ne peut que partager l’idée que ce qui fut alors en cause, et permet d’expliquer une bonne partie du phénomène de « radicalisation » n’est pas un défaut de la République mais un défaut de République. La confrontation des analyses sur le processus de « radicalisation », la synthèse qui en est faite, mais aussi la manière importante de replacer cette synthèse dans le contexte historique spécifique de la France constitue probablement l’un des principaux apports de ce livre.

Cet ouvrage fait aussi la critique du « multiculturalisme » et du rapport Thuot sur la « société inclusive » (p. 60). On ne contestera pas les arguments, que l’on partage. On relèvera, pour en souligner l’importance, la distinction qui y est opérée entre un passé « post-colonial » et un passé « post-impérial ». Un point important émerge alors, c’est le débat entre la notion d’intégration et d’assimilation. Jean-Pierre Chevènement a raison de rappeler certains faits, et en particulier que l’article du Code civil qui traite de la naturalisation, l’article 21-24, parle d’assimilation (p. 62). Mais, les mots ont pris dans le débat actuel un certain sens qui oblige à revenir sur ces notions. En fait, ce qui manque dans l’argumentaire de Chevènement, c’est une explicitation de la notion de culture politique. Cette culture politique doit bien être assimilée par l’arrivant pour qu’il puisse s’intégrer et être naturalisé. Mais cette assimilation n’est pas « l’assimilation » dont on se repait aujourd’hui dans le débat public ;

Ceci renvoie à un autre problème. Chevènement souligne, à très juste titre, le fait que la République est porteuse de principes universels. Mais, ces principes doivent (et peuvent) se décliner de manière différente suivant la spécificité des cultures. Au lieu d’opposer, comme il semble s’y résoudre la spécificité et l’universalité, il eut été plus sage de la présenter comme les deux pôles d’une contradiction qu’il convient de résoudre, mais qui peut aussi, dans son aspect dynamique, contribuer à faire avancer la société.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:27
PCF/Présidentielles 2017 : pas de sortie de l’impasse sans reconquête de l’indépendance du Parti, des positions communistes et une démarche de reconstruction du Parti de classe !

Déclaration, 4 novembre 2017, à la veille de la tenue de la Conférence nationale du PCF.

La mauvaise farce de la préparation des élections présidentielles n’en finit plus au sein de la direction de notre parti, le PCF. Sur fond de spéculation sur les primaires, sur la candidature social-démocrate définitive, sur les sondages de Mélenchon, les appels de groupes dirigeants se concurrencent dans la confusion. Indécision, calculs politiciens, choix par défaut sont proposés aux adhérents du PCF et aux travailleurs qui attendent quelque chose de notre parti, autre chose.

Cet état de fait lamentable est grave pour l’avenir de notre parti, grave pour la lutte des classes dans notre pays.

Il ne provient pas d’une complexité nouvelle de la situation politique. Non, il résulte de l’enfoncement de la direction du Parti dans le réformisme, de la mutation voulue en parti institutionnel, parti d’élus comme les autres, gestionnaire à courte vue de notre grande histoire.

Cette situation de blocage nous conduit, militants et responsables d’organisations locales du PCF, encore plus fortement, à appeler et à participer, dans nos sections et fédérations, à la reconstruction du PCF comme parti de classe donnant la priorité au rassemblement dans les luttes.

Avec constance et justesse, le PCF a toujours condamné l’élection du Président de la République au suffrage universelle comme une disposition antidémocratique visant à empêcher toute remise en cause du système en général, à marginaliser notre parti en particulier. Nous avons dénoncé la personnification du pouvoir, la réduction du débat politique à de la politique spectacle, l’illusion propagée d’un changement partant d’un rassemblement politicien au « centre » etc.[...]

Lire la suite ici : http://vivelepcf.fr/5806/pcfpresidentielles-2017-pas-de-sortie-de-limpasse-sans-reconquete-de-lindependance-du-parti-des-positions-communistes-et-une-demarche-de-reconstruction-du-parti-de-classe/

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