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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 08:56

LU sur le blog de Jean Gadrey

Impôts : et pourtant, ils baissent… depuis 30 ans !

 

 

Un sondage très commenté du Monde du 15 octobre est présenté avec ce gros titre : « Impôts : le désaveu des Français ». Le contenu détaillé de ce sondage invite à réfléchir à la nature de ce désaveu supposé et me fournit l’occasion de compléter mon billet récent « Ras-le-bol fiscal ou ras-le-bol de l’injustice fiscale ? ». 

On peut certes trouver dans le sondage des indices d’un ras-le-bol, dont ce chiffre choc : 72 % des personnes jugent le montant de l’impôt « excessif ». Un tel jugement, avec les biais d’un sondage dont les résultats dépendent beaucoup de la formulation de la question (« excessif » par rapport à quoi ?), a ses justifications, et beaucoup de limites. Il faut par ailleurs le regarder de plus près, car d’autres questions étaient posées.


D’abord, on a encore 57 % de personnes qui jugent que payer l’impôt est un geste citoyen. J’imagine que ce chiffre est en baisse par rapport à des sondages antérieurs que je ne connais pas, mais ce n’est pas la Bérézina de la légitimité des impôts.

Ensuite, 75 à 80 % des gens trouvent justifiés ou très justifiés les impôts les plus progressifs comme l’ISF et l’IR, ainsi que l’impôt sur les sociétés. Ils trouvent en revanche majoritairement injustes la TVA et la CSG, entre autres, et ils ont raison parce que ces impôts, surtout la TVA, pèsent relativement plus sur les petits et moyens revenus que sur les gros et très gros. Je reproduis ce très beau graphique concocté par Olivier Berruyer en reprenant celui de Piketty. On peut cliquer sur les graphiques pour les agrandir.


graphpiketty.jpg

 

Mais voici un autre graphique personnel (source : séries longues de l’Insee sur le budget de l’Etat et sur celui des administrations locales), qui nous conduit à un paradoxe. Les contribuables estiment apparemment qu’ils paient de plus en plus d’impôts. Mais, EN PROPORTION DU PIB (LA RICHESSE ÉCONOMIQUE NATIONALE PRODUITE EN UN AN), ils en paient de moins en moins, et la dégringolade est nette POUR LES IMPÔTS NATIONAUX depuis la première moitié des années 1980 (environ 22 % du PIB) jusqu’aux dernières années (autour de 17 %).


Les niches, cadeaux fiscaux, modification du barème et des tranches, ont fait leur travail de sape, au bénéfice principalement des 10 % les plus riches, et plus encore des 1 %. Le taux marginal d’imposition sur le revenu était encore à 65 % en 1986, et le taux d’imposition sur les sociétés à 45 %. Ils étaient respectivement de 40 % et 33 % ces dernières années EN THÉORIE car les plus riches et les plus grandes entreprises ont tout ce qu’il faut pour en réduire la portée : les entreprises du CAC 40 ne paient plus qu’à un taux d’imposition réel de 8 % alors que les petites entreprises versent 30 %.

Dans la courbe du haut du graphique, il ne s’agit pas exactement des impôts récoltés par l’État mais de l’ensemble des recettes de l’État. Mais comme les impôts en représentent plus de 90 %, c’est tout comme.

La courbe du bas indique une progression sensible des impôts locaux, toujours en % du PIB. Depuis le milieu des années 1980 ils gagnent environ 1,5 point de PIB pendant que les impôts nationaux en perdent plus de 5. C’est donc loin de compenser. Il y a bien une nette tendance à la baisse des impôts EN % DU PIB.


graphimpots78-12.jpg

 

Comment réfléchir à ce paradoxe (fort sentiment ACTUEL de hausse des impôts alors que globalement la tendance à la baisse est nette) ? On peut penser à plusieurs explications.

D’abord, si les baisses (pour la plupart imputables aux gouvernements de droite, avec une « belle » exception pour Jospin/Fabius en 2000) ont « profité » pour l’essentiel aux 10 % les plus riches, il est moins étonnant qu’une nette majorité de gens ne les ait pas senties… voire ait expérimenté des hausses.

Ensuite, cette baisse historique, surtout entre 1999 et 2009, a été suivie d’une hausse modérée mais réelle, aujourd’hui ressentie par certains comme forte, alors qu’il s’agit plutôt d’un rattrapage. Mais un rattrapage injuste au beau milieu d’une politique d’austérité n’est pas un bon rattrapage.

Puis, raisonner en % du PIB est certes important, mais c’est différent d’un raisonnement fondé sur le revenu. Pour les ménages, ce qui compte est la part des impôts dans leur revenu. Si le revenu de beaucoup de ménages progresse comme l’inflation, donc en général moins que le PIB en euros courants, la part des impôts dans le PIB aurait beau rester constante, elle progresserait dans le revenu de ces ménages.

Enfin, Il est vrai qu’une bonne partie des catégories à revenus moyens et faibles ne s’en sort pas, souffre de l’austérité salariale et publique, éprouve déjà la hausse d’autres dépenses contraintes, liées au logement, aux charges, à l’énergie ou aux transports quotidiens. Du coup, quand tombent « les impôts », et quand ils entendent parler des choix budgétaires pour 2014, favorables aux entreprises sur le dos des ménages, ces personnes-là trouvent que trop, c’est trop, que c’est « excessif ».

Aussi bien les baisses antérieures que les augmentations récentes sont délégitimées par un sentiment d’injustice parfaitement compréhensible et malheureusement souvent justifié.

 


Jean Gadrey, né en 1943, est Professeur honoraire d'économie à l'Université Lille 1.
Il a publié au cours des dernières années : Socio-économie des services et (avec Florence Jany-Catrice) Les nouveaux indicateurs de richesse (La Découverte, coll. Repères).
S'y ajoutent En finir avec les inégalités (Mango, 2006) et, en 2010, Adieu à la croissance (Les petits matins/Alternatives économiques), réédité en 2012 avec une postface originale.
Il collabore régulièrement à Alternatives économiques.

 


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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:29
Samedi 19 octobre 2013
Liquidation de Huis Clos: la marque de la chute générale du pouvoir d'achat
"Lorsque le bâtiment va tout va" dit le proverbe.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le bâtiment ne va pas, et le faible niveau de consommation des ménages en est la cause particulièrement sensible dans ce domaines d’activité. C'est évidemment la conséquence de la politique du gouvernement conservateur précédent, qui est poursuivie par le gouvernement socialiste actuel.

Aujourd'hui, tout se coince, tout se bloque, dans le secteur. Et quand, en plus, le patronat ne semble pas avoir les mains propres, cela accélère la casse des entreprises, comme, semble-t-il ici, chez Huis Clos.

La société Huis Clos a, en effet, subit un ralentissement régulier de son activité depuis 5 ans, qui s'est aggravé au début de l’année 2013. En l'absence d'une relance générale des salaires et des pensions, c'est à dire en l'absence du changement tant promis et tant attendu, les choses ne pouvaient que se dégrader. 

La liquidation judiciaire de la société Huis Clos a donc été annoncée jeudi dernier au tribunal de commerce de Rouen. Cela marque la fin d'une success story pour ce groupe basé à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), longtemps citée comme un exemple de "réussite entrepreneuriale". On voit ici que le Libéralisme a ses limites, et qu'il ne peut y avoir de success story durable sans politique du logement. Et le bla-bla gouvernemental dans ce domaine comme dans les autres, ne remplacera jamais une vraie politique !

Aujourd'hui, c'est la descente aux enfers pour les quelques 713 salariés du groupe en France qui vont se retrouver au chômage. Ils sont près de 62 en Haute-Normandie. Sans compter les 175 salariés de l'usine de fabrication Isoplas d'Harfleur, près du Havre qui dépendent aussi du groupe Huis Clos et qui risquent de se trouver entrainés dans la chute.

Pour la CGT c'est clair: si l'on veut arrêter la descente au enfers du secteur, et maintenir (et développer) l'emploi, il faut augmenter les salaires !

 

 
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:51

Résistance contre la politique austéritaire

du gouvernement Hollande-Ayrault

Résistance contre l'allongement des années de travail

Résistance contre la baisse des pensions

 

 

manif1510131-002.jpg

A Rouen, 1000

A Elbeuf, près de 80

 

manif1510132.jpgA Dieppe, 300

 

le havre

3000 au Havre

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:31
Manifestations dans le département MARDI 15 OCTOBRE :

 

Rouen : 10h cours Clémenceau

Lillebonne : 17h, théâtre Romain

Le Havre : 10 h devant la CCI

Elbeuf : 17h 30 place de la Mairie
Dieppe : 10h30, gare SNCF.

Fécamp : 14 h 30 maison des syndicats


L’UL de Eu appelle à un rassemblement avec l’UL du Vimeu à 15 h 30 à Feuquières en Vimeu, dans la Somme.


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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:02

CGT-cheminots2.jpg

 

Appel à la grève de la Fédération CGT des Cheminots 

Les orientations libérales dictées à l'échelle de l'Europe impactent nos conditions sociales,de vie et de travail. Elles touchent à l'exercice de nos métiers, et détériorent le service public dû aux usagers en proximité.

 

Le 4ème paquet européen est une véritable attaque frontale contre le service public ferroviaire et nos garanties collectives. Il porterait l'estocade d'un processus commencé en 1991 qui vise la destruction des entreprises historiques, comme la SNCF, au nom de la libre concurrence. Les cheminots subissent tous les jours les conséquences de la libéralisation (suppressions d'emploi, réduction des coûts, baisse des salaires).  L'ouverture du marché mènerait à un recours plus fréquent à l'externalisation, la sous-traitance, à l'augmentation du nombre d'emplois précaires et intérimaires, à une hausse de la charge de travail et à toujours plus de flexibilité. Une mise en péril inévitable de la sécurité, de la sureté et de la qualité de service

 

De la réforme du système ferroviaire à son « excellence » président ?

 

La libéralisation du transport ferroviaire européen touche directement l'avenir de la SNCF. Le projet de loi concernant la réforme du système ferroviaire marqué de ce dogme libéral, est loin de répondre aux besoins de la nation, que ce soit en matière de gouvernance, de financement, d'organisation de la production et de conditions sociales des cheminots. Rien n'impose l'éclatement de la SNCF en trois EPIC, comme le prévoit le gouvernement dans son projet.

 

Après le drame de Brétigny-sur-Orge et les accidents mortels du travail, le naturel reprend le dessus, avec, pour la direction SNCF, le business comme seul objectif. Les dérives du passé sont actualisées dans un nouveau projet nommé « EXCELLENCE 2020 » avec de nouvelles réorganisations, des réductions budgétaires, des filialisations et externalisations.

 

La CGT a des propositions que ni le gouvernement, ni la direction ne contestent.

 

C'est donc bien le rapport de force qu'il faut construire pour imposer d'autres choix !

 

Il n'est pas question d'enterrer la nécessité d'une réforme pour attendre le quatrième paquet ferroviaire. Le gouvernement français et les directions de la SNCF et de RRF doivent prendre en compte notre projet «  LA VOIE DU SERVICE PUBLIC SNCF ».La Fédération CGT des Cheminots exige un véritable débat public.

 

La CGT revendique :


=>La communication des enquêtes et études suite à la catastrophe de Brétigny ;


=>La ré-humanisation des gares et trains afin d'améliorer la sécurité des circulations et des personnes.


=>Une réévaluation importante des effectifs de l'EPIC par des recrutements au cadre permanent pour 2013 ;


=>Une meilleure mutualisation des moyens en articulant les organisations du travail autour des métiers afin d'améliorer les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public ;


=>Des augmentations générales des salaires pour 2013.

 

La Fédération CGT appelle tous les cheminots à agir par la grève le 9 Octobre 2013 pour rejeter les thèses libérales contenues dans le 4è paquet ferroviaire européen, pour une autre réforme du système ferroviaire unifié à l'appui d'une SNCF intégrée, pour l'emploi à statut, de meilleurs salaires et conditions de travail, et pour défendre notre régime spécial de retraite.

 

La Fédération CGT des Cheminots a déposé un préavis national de grève du MARDI 8 OCTOBRE 2013 à 19h.00 au JEUDI 10 OCTOBRE 2013 à 8h.00 . Il couvre l'ensemble des personnels et ceux amenés à les remplacer.

 

 

 

 Site de la Fédération CGT des cheminots

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:01

Nous publions ici un appel soutenu par de nombreuses organisations de la CGT.  Parmi celles-ci, à ce jour,  les UL de Lillebonne et Le Havre.  Nul doute que bien d'autres se joindront à cet appel.

Union de lutte contre la réforme injuste des retraites :

Un appel soutenu par de nombreuses UL(s) CGT pour un rassemblement le 7octobre 2013 à Paris

 

cgt-bethune-7oct2013

 

 

LETTRE OUVERTE

 

Chers-(es) camarades et chers-(es) amis-(es)

 

Ce Lundi 7 octobre 2013, un rassemblement est organisé à partir de 12h00 sur le Pont de La Concorde, face à l’Assemblée Nationale, à l’initiative de 12 (à ce jour) Unions Locales CGT regroupées dans une union de lutte contre cette réforme complétement injuste de notre système de retraite.

 

L’Assemblée Nationale est le lieu où se votera après les débats, le projet de réforme présenté par le gouvernement, ces sessions commenceront à partir de ce lundi 7 octobre.

 

Nous avons appelé cette montée sur la capitale « opération coton tige » car il s’agit de déboucher l’oreille gauche d’une grande partie de nos députés-(es) qui n’entendent plus que de l’oreille droite, afin qu’ils-elles écoutent les propositions constructives de la CGT et nos revendications légitimes en termes d’accès à la retraite après nos vies de labeur, et l’ensemble de nos légitimes exigences revendicatives.

 

Nous sommes conscients que l’organisation d’un tel déplacement est difficile, mais nos manifestations autant en 2010 qu’en 2013 n’y ont rien fait, nous étions trop loin dans nos régions pour qu’ils-(elles) entendent… Alors qu’on nous distrait avec une guerre des chiffres autour du nombre de manifestants, 70% des travailleurs sont hostiles à cette 5ème réforme et notre jeunesse qui est notre avenir, pense déjà que la retraite sera pour elle inaccessible.

 

Chers-(es) camarades et chers-(es) amis-(es), nous ne pouvons plus rester l’arme au pied, car au nom de l’équilibre financier, chaque réforme entreprise depuis 20 ans a été de plus en plus catastrophique pour les travailleurs, alors que les multinationales ont de moins en moins contribué en payant de moins en moins d’impôts voire en n’en payant plus du tout.

 

Depuis 20 ans, le nombre d’années de cotisations augmentent, l’âge de départ augmentent, les exonérations des cotisations sociales des employeurs augmentent, et les dividendes reversés aux actionnaires augmentent...

 

Nous ne sommes ni « les pigeons » ni » les poussins » que le gouvernement écoute et pour lesquels il apporte des aides en milliards au moindre petit caquetage, par contre nous sommes les « plumés » et la « vache à lait ».

 

[Quant aux « yes-week-end », individualistes manipulés par les multinationales de la distribution et la droite revancharde, montrés dans les média comme des « superman-(women) de la Liberté, ils étaient les premiers à râler quand le Ministère de l’Education Nationale a mis en place le retour de la semaine de 4.5 jours, et à refuser l’école le samedi matin avec le prétexte que le week-end serait trop court….savent-ils au moins qu’il aura fallu attendre 1919 années pour obtenir les 1ères conventions collectives…1936 années pour obtenir la semaine de quarante heures, les deux jours de repos hebdomadaires, et les congés payés... 1945 années pour obtenir la sécurité sociale de santé et le droit à la retraite… et 1968 années pour faire reconnaître le droit syndical dans les entreprises et l’accès pour tous aux écoles supérieures ]

 

Chers-(es) camarades et chers-(es) amis-(es), nous appelons l’ensemble des travailleurs, des militants, des structures syndicales et politiques progressistes… à nous rejoindre ce lundi 7 octobre à 12h00 sur le Pont de la Concorde à Paris, pour défendre notre droit à la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les métiers pénibles, et à une pension pleine et entière qui ne peut être inférieure à 1500 euro… pour défendre nos légitimes revendications gelées depuis des décennies… (salaires-condition de travail-emplois…) Alors si nous le valons bien, prenons en main nos vies !

 

On nous dit « augmentation des dépenses dues à une durée de vie qui s’allonge » - « compétitivité / concurrence/réduction des coûts… » mais l’argent ne manque pas dans les coffres des riches et du patronat : 80 milliards par an d’évasion fiscale (selon les banques suisses) : 35 milliards par an en exonération des cotisations sociales sur les salaires inférieures à 1.6 x le smic : 300 milliards annuels reversés en dividendes aux actionnaires, des dizaines de milliards exonérés par les niches fiscales… mais aussi dans les caisses de l’Etat qui vient de dépenser 75 milliards pour l’Armée et la Police, en avions, en drones, en missiles, en matériels de surveillance… 

 

Salut fraternel                                                                                                                        


Le 3 octobre 2013

 

Union de luttes des syndicats des Unions Locales CGT de : Auchel(62) Béthune(62) Bruay (62) Le Havre Agglo (76) Lillebonne (76)  Lillers (62) Paris 5 et Paris 6 (75) Vendôme (41)… et des syndicats (dont le nombre augmentent chaque jour)

 


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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:33

 

Nous publions ci-dessous un tract du Collectif retraites appelant au meeting du 2 Octobre à la Halle aux toiles.  Avec près de 9 millions de chômeurs réels, les exonérations de cotisations patronales, l'explosion des profits au détriment des revenus du travail, les gouvernements successifs mettent en péril les retraites.  L'urgence c'est de créer des emplois et de faire reculer la précarité, pas de chercher à faire travailler plus longtemps les salariés pour une plus maigre retraite.

Sous prétexte de concertation, ce sont des reculs sociaux que l'on demande aux salariés d'accepter.  De 37 annuités et demi nous sommes passés à 42, puis maintenant 43 ...   Cette politique est celle de l'UE qui réclame des "réformes structurelles" à la France.  C'est aussi celle des deux grands partis européistes qui se sont succédés au pouvoir : le PS et l'UMP.  Ils promeuvent et mettent en oeuvre tour à tour une régression sociale criminelle sous prétexte de compétitivité.  Mais cette "compétitivité", c'est celle des dividendes.  A ce jeu là, les travailleurs sont les perdants.  C'est donc bien de choix de société qu'il s'agit.  La société voulue par les grands groupes capitalistes qui dictent la politique européenne.

Alors on en sort quand de cette UE ?  Quand allons-nous faire voler en éclat ces institutions européennes pour enfin décider nous-mêmes des choix de société que nous voulons pour notre pays?  

 

 

 

 

 

 

Organisé par le Collectif citoyen pour les retraites

 

12 septembre

- le projet présenté par le gouvernement n’est pas acceptable,
- pour mettre en place un autre projet basé sur une autre répartition des richesses

Premiers intervenants annoncés
- Bernadette Groison pour la FSU (à confirmer)
- Un représentant du collectif national retraite pour la CGT
- Denis Turbet Delof pour Solidaires
- Verveine Angeli pour Attac...

 

Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Il y a 30 ans, la retraite à 60 ans était instaurée

Si on vit plus longtemps, c’est en partie grâce à la retraite à 60 ans. Les meilleures années de la retraite c’est entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail, c’est entre 60 et 65 ans.

Les principales mesures annoncées par le gouvernement : - Allongement de la durée de cotisation à 43 annuités à partir de 2020 jusqu’en 2035 : l’espoir d’une retraite complète pour les jeunes générations s’éloigne encore !

- Pour les patrons, la réforme ne coûtera pas un sou. Le gouvernement s’y est solennellement engagé : en échange d’une hausse des cotisations patronales retraites de 0,3%, les employeurs verront leurs cotisations aux allocations familiales diminuer d’autant !

La réforme sera donc intégralement payée par les salariés et les retraités.

Pour les salariés :
- hausse des cotisations salariales de 0,15% en 2014 puis de 0,05% par an jusqu’en 2017
- compensation pesant sur les salariés de la baisse des cotisations patronales aux allocations familiales

Pour les retraités, la facture est de 2,7 milliards :

Les majorations de pension des retraités qui ont eu au moins trois enfants seront fiscalisées. Leurs retraites seront désormais revalorisées le 1er octobre au lieu du 1er avril (sauf pour les plus petites pensions). En clair c’est une nouvelle baisse du pouvoir d’achat et un nouveau recul pour les salariés et les retraités « On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps ». Pourtant, depuis 2008, l’espérance de vie en bonne santé se réduit. Augmenter la durée de cotisation, c’est programmer la baisse des pensions pour ceux qui sont touchés par le chômage, pour les plus jeunes entrés plus tard dans la vie professionnelle, pour les « carrières courtes », en majorité des femmes.

Ces recettes ont déjà été essayées.

Elles favorisent les vendeurs d’assurances privées, les banques au détriment de la retraite par répartition et appauvrissent les retraités.

 

Il est possible de faire autrement, construire un autre projet !

* La situation démographique est bonne avec 850 000 naissances par an depuis l’an 2000. * La productivité est en augmentation * Les « déficits » sont dus au chômage de masse, à l’austérité, au blocage des salaires et donc à une baisse de rentrée des cotisations sociales.

L’urgence, c’est de créer des emplois, de faire reculer le chômage et la précarité.

Une autre répartition des richesses permettrait :
-  de prendre des mesures pour les jeunes avec la prise en compte les années de formation, d’apprentissage ou de stages,
-  d’établir une égalité salariale entre les femmes et les hommes et un traitement égalitaire pour le montant des retraites,
-  d’assurer une retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous,
-  d’assurer un niveau de pension de 75% des derniers revenus, revaloriser les retraites inférieures au Smic (1 retraité sur 2 est en dessous), en finir avec les retraites en dessous du seuil de pauvreté (1 million de retraités touche moins de 890 euros). C’est un choix de société.

Besoins de financement
- 7 milliards (et même 20 milliards en 2020)

Affectation possible de ressources nouvelles
- 50 à 80 milliards d’euros de fraude fiscale chaque année,
- 230 milliards d’euros de dividendes distribués en 2012,
- 130 à 180 milliards d’euros par an sont passés de la poche des salariés à celle des détenteurs de capitaux
- Le patrimoine des 500 plus grosses fortunes a augmenté de 25% en un an (+ 70 milliards)

 

En nous mobilisant, tous ensemble, un autre projet est possible.

Un collectif retraites créé début juillet en Seine Maritime.

Il est composé de citoyens, d’associations, de syndicats, de formations politiques.

Il appelle à multiplier les initiatives pour contribuer à un vaste mouvement qui refuse tout nouveau recul pour nos retraites.

Le collectif 76 appelle à multiplier les cadres collectifs citoyens dans les villes du département, à organiser des débats, à faire circuler ce tract comme les appels des mouvements de jeunesse ou de femmes. Premiers signataires : Attac, Action Socialiste 76, Cgt, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste 76, FSU, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Les Alternatifs, Npa, Pcf, Solidaires…

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:43

 

Voici des extraits du blog de La Canaille qui soulignent de façon éloquente le cynisme des groupes Castorama et Leroy -Merlin.  Que La Canaille soit ici remerciée.



La Canaille nous livre d’abord sa version  de la pétition que des salariés des dits magasins font signer :


«  Par une décision inique Leroy Merlin et Castorama viennent de voir supprimer leur persistance à imposer d'ouvrir ses magasins le dimanche au prétexte fallacieux que les dispositions légales du code du travail et même ses dérogations avaient été allègrement violées.
Nous, salariés habitués à travailler le dimanche pour compenser le laminage de notre pouvoir d'achat par le pouvoir et le Medef dont notre patron est un fidèle cotisant occupons le parking du centre-ville pour exiger que nos patrons puissent impunément nous faire bosser selon le rythme que ses profits décident.
Une pétition est à votre disposition pour stigmatiser l'inspection du travail et les tribunaux à l'origine de cette décision. »


Qui sont donc ces malheureux commerçants empêchés d’exploiter leurs salariés le dimanche en plus du reste de la semaine ?  La Canaille nous le révèle :


«  Castorama appartient au groupe Kingfisher (qui possède aussi "Brico dépôt" et nous dit Wikipédia Darty et But), 10,3 milliards d'unités monétaires post maastrichtienne environ de Chiffre d'affaire et 211.5 millions de la même unité comme résultat net (bénef après impôts) le nounours du tournevis est fiscalement domicilié à Paddington (Londres) il est premier groupe dans le genre en France devant ADEO qui comme c'est bizarre regroupe Leroy Merlin, Weldom, Bricocenter et quelques autres).

Notre petite quincaillerie de Ch'nord ( Leroy Merlin ) appartient à la famille Mulliez (85% environ, CA France 2012 : 5,5 milliards d'euros) dont les vertus patronales historiques encouragent à aller à la messe le dimanche ...pour ceux qui ne parcourent pas les gondoles pour les garnir ou venir acheter. (au fait , les Mulliez pour qui l'aurait oublié, c'est aussi Auchan • Alcampo • Simply Market • Maximarché • Prixbas • Chronodrive • Auchan Drive • Rik & Rok • Immochan • Alinéa • GrosBill • Banque Accord (Oney) Décathlon • Koodza • Cabesto • et les marques : Quechua, Tribord, Boulanger • Electro Depot Norauto • Auto5 • Midas • Maxauto • Synchro Diffusion • Center Cash Flunch • Pizza Paï • Les 3 Brasseurs Saint-Maclou • (en) Allied Carpets • (de) Home Market • Kalico Kiabi • Phildar • Cultura, Milonga • Pimkie Atac • Kiloutou etc. Regardez la majesté du tiroir-caisse qui tente de se cacher derrière le tournevis. »


La Canaille nous décrit ensuite le gouvernement socialiste face à ces patrons qui se feront bientôt passer pour des bienfaiteurs du petit bricoleur et des salariés mal payés la semaine mais « grassement » rétribués le week-end. Et pensez donc à ces malheureux étudiants à qui il vient en aide en les faisant œuvrer le week-end.  Il est vrai que ces emplois étudiants ne lui reviennent pas trop cher en cotisations sociales.  Ainsi ces derniers, s’ils se retrouvent au chômage ne pourront prétendre à l’allocation chômage car pour les étudiants, le patron ne paie pas de cotisations chômage …


« Nos joyeux duettistes ont donc décidé de s'affranchir des lois de la République. De ce que nous apprend la presse, la réponse du gouvernement a été fulgurante et magistrale de fermeté :

Jean-Marc Ayrault a convoqué «les ministres concernés pour faire évoluer les choses, [car] à l'évidence le statu quo n'est pas tenable»,a ainsi déclaré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, hier sur France 5. «Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche.»

Dans son article, Libé lève un coin du voile :

«Si je ne bosse pas deux ou trois dimanches par mois, ma paye ne couvre pas mon loyer. Arrêtons de dire que c'est le patron qui nous oblige à travailler ! Chez Casto, il n'y a que des volontaires», martèle Roberto, caissier.

Donc pour que Castorama fasse ses 211.5 millions d'euro de profit net il faut que Roberto travaille deux ou trois dimanches où il fabrique la rente de monsieur Kingfisher et compense le fait que les salaires sont bloqués voir en diminution pour les salariés.

Mais nous avons la chance d'avoir un gouvernement Solfélyséen qui prend les problèmes à bras le corps :

En revanche, dans un entretien au Journal du dimanche, la ministre du Commerce et de l'Artisanat, Sylvia Pinel, a, elle, entrouvert une porte : elle souhaite «organiser des réunions pour écouter et dialoguer avec les professionnels», une concertation dont elle espère qu'elle permettra «d'avancer sur la question». Au PS, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, estimait hier qu'il fallait offrir «la possibilité» de travailler le dimanche aux salariés qui le souhaitent. Et d'annoncer qu'il allait proposer aux syndicats une concertation, pour «arriver à des avancées significatives avant la fin de l'année ».

Le "en revanche" du journaliste est savoureux : le PS aurait-il une revanche à prendre sur les revendications populaires ? Serait-ce pour cela aussi qu'il mène une politique de droite au service maintenant affirmé et revendiqué de tout ce qui fait la galaxie du capital ? On n'ose l'imaginer.

Histoire d'enfoncer le clou, l'incontournable haut parleur de radio-Matignon  a bien précisé les choses :

Il sera rapidement organisé "une réunion pour faire un état des lieux et puis s'ouvrira une discussion avec les organisations syndicales, patronales, les branches", a expliqué la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Aujourd'hui, il s'agit de poser ces sujets à plat, de définir un régime de dérogation", a-t-elle précisé, ajoutant que cette clarification ne passerait pas "nécessairement par une loi".

Imaginez donc une réunion pour organiser un régime dérogatoire sans passer par une loi pour confisquer les profits et les capitaux barrant à l'étranger les paradis fiscaux ou une décision d'augmenter le SMIC et supprimer la CSG selon les mêmes modalités. »

Et La Canaille conclut :

« Pourquoi est-ce possible pour les premiers et inenvisageable pour les seconds ?

Comment ? Quoi que vous dites au fond ? Parlez plus fort, on entend mal d'ici. Ils ne veulent pas ? Bon, alors c'est qu'ils ne sont pas socialistes dites-vous ? 
 
Le jour où le monde du travail aura compris cela, l'émancipation du genre humain aura fait le grand pas indispensable pour quitter le champ clos de leurs trahisons et enjamber la crevasse au fond de laquelle l'attendent la droite et ses extrêmes. »

Nous partageons le point de vue de La Canaille.  Ils ne sont ni socialistes, ni de gauche.  Et il est dommage que la direction du PCF s'évertue encore à le faire croire aux travailleurs.  Qu'il y ait encore au PS des militants désireux de construire une société socialiste, nous l'espérons.  Mais ils ont choisi un parti qui détruit tous leurs espoirs et  satisfait dans tous les domaines les exigences des multinationales au détriment des intérêts des salariés et des familles les plus modestes.

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:45

Ceux qui sont le plus favorables au travail le dimanche, ce sont en général ceux qui sont le moins exposés à cette contrainte. Les 15/19 ans et les 60/69 ans se disent d’accord pour travailler le dimanche, alors que les 35/44 ans ne sont que 17%. Enfin politiquement ce sont les partisans du FN qui sont le plus favorables au travail du dimanche.

 

 

Déjà dans la grande distribution, sur les 11 jours fériés il n’en reste que trois : le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier. Le 11 novembre par exemple, des caissières viennent travailler trois heures pour 12,80 euros de plus. Et lorsqu’elles prennent leur jour de repos en semaine, ce n’est pas à elles de le choisir, mais à leur patron. Car le salarié ne décide de rien, les gens pensent que les salariés sont volontaires, mais comment ne pas être volontaire quand on travaille avec des contrats à temps partiel, et que l’on est précaire.

 

Il faut se battre contre l’ouverture du dimanche, car bientôt on nous dira que 5 semaines de congés c’est trop. Si tout le monde travaille le dimanche à quand les retrouvailles familiales? Qui gardera vos enfants lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche ? Il faut éviter que le travail dominical dans les magasins ne fasse tache d’huile dans d’autres secteurs d’activités, comme les banques, les garagistes, les magasins de bricolage ou les administrations. Peu à peu tous les secteurs commerciaux et industriels, le bâtiment, les usines et les transports routiers n’auront plus de jours de repos définis. Le dimanche sera un jour comme un autre et sera payé comme un autre jour.

 

Pour gagner plus il ne faut pas travailler plus, il faut simplement gagner plus. Et pour cela il faut se battre pour des augmentations de salaire, et pas pour travailler le dimanche. De toute façon comme chacun a un pouvoir d’achat limité, ce que vous dépensez le dimanche, vous ne le dépenserez pas en semaine. Preuve en est que c’est plus un combat idéologique qu’économique : il faut casser le code du travail et le jour de repos obligatoire. Il faut être à la disposition du patronat !

 

 

80% de la richesse produite disparaît dans les poches des 10% des français les plus riches ! Les 10% dont Sarkozy défend les intérêts, et 90% des français dont nous faisons partie se partagent les 20% qu’ils nous laissent. Plus de la moitié des salariés gagnent moins de 1500 euros et ce n’est pas de travailler le dimanche qui changera les choses, bien au contraire !

 

 

Venir faire ses courses un dimanche, c’est se condamner à travailler soi même le dimanche à plus ou moins longue échéance. Et lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche, il faudra venir faire vos courses un autre jour. A ce moment là on proposera d’ouvrir les magasins la nuit, et peu à peu nous serons tous obligés de travailler 24h sur 24 et 7 jour sur 7 ! C’est votre liberté qu’ils sont en train de négocier ! Est-ce là le monde que vous voulez laisser à vos enfants ?

 

 

L’ouverture de magasins le dimanche est aussi une façon pernicieuse de vous emmener flâner et vous promener dans ces temples de la consommation. Aujourd’hui ce sont les employés des grandes surfaces qui travaillent, mais demain ce sera vous ! Je propose donc que ceux qui veulent les magasins ouverts le dimanche, travaillent dans ces magasins toute l’année, dimanche compris !

 

«Si seulement les hommes pensaient, tout changerait»…N.Chomsky

 

 

Source:


 http://2ccr.unblog.fr/

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:12

Nous reprenons ici un texte paru sur El Diablo.  Le consensus que les patrons des grands magasins ont réussi à créer autour de l'ouverture des magasins le dimanche révèle deux aspects de la lutte de classes en ce début du XXIème siècle :

-  La baisse relative des salaires dans la part des richesses créées a pour conséquence que les salariés du commerce qui font la richesse des grandes chaines du commerce ne parviennent plus à vivre avec les salaires versés, souvent équivalents au SMIC ou à peine supérieurs.  Ainsi le profit opérationnel de Castorama et Brico Dépôt a cru de 20% pour l'exercice 2011-2012.  Et le chiffres d'affaires de Leroy Merlin ( France) est passé de 2,5 milliards en 2001 à 5,5 milliards en 2012 ...  De quoi augmenter les salaires toute la semaine et tout le mois !


-  Le recul de la conscience de classe et l'aveuglement des autres salariés, usagers des magasins, qui plébiscitent le travail du dimanche sans voir les conséquences dramatiques que pourraient avoir l'extension de cette mesure à d'autres professions.  Les arguments fallacieux sur le prétendu "volontariat" devraient pourtant être médités par l'ensemble des salariés ... Quel salarié n'a pas vécu, directement ou indirectement, le rapport de force inégal instauré entre l'employé et le patron ou le petit chef ?  Les tribunaux des prudhommes doivent souvent arbitrer de tels abus de pouvoir.  Et les salariés qui n'osent pas se plaindre sont encore plus nombreux.  En témoignent l'accroissement spectaculaire de ruptures du travail conventionnelles auxquelles la pression patronale conduit de trop nombreux salariés.

 

De quoi méditer la célèbre phrase de Warren Buffet, milliardaire américain :
"Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner"

 

Action communiste

 


 

A propos du travail du dimanche...

travail-dimanche.jpgcliquez pour agrandir

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