Nous reprenons ici un texte paru sur El Diablo. Le consensus que les patrons des grands magasins ont réussi à créer autour de l'ouverture des magasins le dimanche révèle deux aspects de la lutte de classes en ce début du XXIème siècle :
- La baisse relative des salaires dans la part des richesses créées a pour conséquence que les salariés du commerce qui font la richesse des grandes chaines du commerce ne parviennent plus à vivre avec les salaires versés, souvent équivalents au SMIC ou à peine supérieurs. Ainsi le profit opérationnel de Castorama et Brico Dépôt a cru de 20% pour l'exercice 2011-2012. Et le chiffres d'affaires de Leroy Merlin ( France) est passé de 2,5 milliards en 2001 à 5,5 milliards en 2012 ... De quoi augmenter les salaires toute la semaine et tout le mois !
- Le recul de la conscience de classe et l'aveuglement des autres salariés, usagers des magasins, qui plébiscitent le travail du dimanche sans voir les conséquences dramatiques que pourraient avoir l'extension de cette mesure à d'autres professions. Les arguments fallacieux sur le prétendu "volontariat" devraient pourtant être médités par l'ensemble des salariés ... Quel salarié n'a pas vécu, directement ou indirectement, le rapport de force inégal instauré entre l'employé et le patron ou le petit chef ? Les tribunaux des prudhommes doivent souvent arbitrer de tels abus de pouvoir. Et les salariés qui n'osent pas se plaindre sont encore plus nombreux. En témoignent l'accroissement spectaculaire de ruptures du travail conventionnelles auxquelles la pression patronale conduit de trop nombreux salariés.
De quoi méditer la célèbre phrase de Warren Buffet, milliardaire américain :
"Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner"
Action communiste
