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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 10:10
Près du Havre : reprise de la grève chez Sidel

Après un mouvement social en décembre dernier, les salariés de Sidel ont repris la grève lundi 1er février. Ils protestent toujours contre un plan social dans leur usine d'embouteillage à Octeville sur Mer. 92 suppressions de postes sont prévues. 

  • F3 Normandie avec l'AFP
  • Publié le 02/02/2016 sur le site de France3 Normandie
 

Grève des salariés de Sidel où un plan social prévoit la suppression de 92 postes. © France 3 Normandie

© France 3 Normandie Grève des salariés de Sidel où un plan social prévoit la suppression de 92 postes.

 

Filiale du groupe suédois Tetra Laval depuis 2003, le groupe international Sidel est spécialisé notamment dans les machines de soufflage de bouteilles en polytéréphtalate d'éthylène (PET). L'usine d'Octeville est son principal établissement et son ancien siège. 

Un mouvement de grève avait eu lieu à la mi-décembre puis avait été suspendu au moment des fêtes de fin d'année. Elle a repris ce lundi 1er février. 

VIDEO : le reportage de Raphaël Deh et Jean-Marc PItte avec les interviews de : Voir la video en cliquant sur le lien;

  • Eloïse Poure, salariée
  • Reynald Kubecki, délégué syndical CGT de l'intersyndicale  
  • Thierry Lemblé, délégué CFE-CGC de l'intersyndicale

"La grève a commencé ce lundi et a été reconduite à l'unanimité moins une voix pour ce mardi, au cours d'une assemblée générale dans l'après-midi", a déclaré à l'AFP le délégué CGT, Reynald Kubecki. L'usine a été bloquée et les camions n'ont pas pu rentrer, tandis que la production a été arrêtée", a-t-il ajouté.

Des négociations direction-syndicats sont en cours depuis début octobre sur un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoyait à l'origine la suppression nette de 185 emplois à Octeville (921 salariés) et de 360 dans le monde pour des effectifs globaux de 5.500.
"Nous sommes arrivés à 92 postes supprimés (à Octeville, ndlr) mais c'est encore trop" estime M. Kubecki, qui refuse tout licenciement sec.

[...]  Lire l'intégralité sur le site de France3 Normandie

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:35
Vallourec : écœurés, une centaine de métallos en grève (VIDÉO)

Publié le - dans la Voix du Nord

PAR L. BR AVEC V.

Exemplaires jusqu’à présent – c’est-à-dire depuis l’apparition au grand jour des difficultés du groupe et la mise en place d’un plan social –, les salariés Vallourec de Saint-Saulve ont décidé, ce mardi matin, de manifester leur colère après l’annonce de la fermeture du laminoir, hier lundi.

 

Après l’annonce de la fermeture du laminoir, à l’appel de la CGT, rejointe par les autres syndicats, une centaine de métallos a décidé de bloquer l’accès à l’usine en prenant position sur le rond-point qui y mène, sur la route entre Valenciennes et Condé-sur-l’Escaut. Pour l’instant, le laminoir est à l’arrêt.

Les représentants syndicaux ont d’ores et déjà annoncé « une évolution du mouvement » au cours de la journée.

Ils ont bloqué les ronds-points, devant l’usine ainsi que sur la zone industrielle de Saint-Saulve, de 9 heures jusqu’à 10 h 45, le blocage devant reprendre à 12 h 30.

« Il n’y a pas que l’Allemagne, le Brésil et la Chine qui comptent ! », s’insurge Philippe Burette, délégué syndical CGT. « Et le gouvernement qui met de l’argent pour l’étranger et rien pour nous !, regrette Dominique, un salarié du laminoir de 48 ans. C’est incompréhensible. Vallourec a commis l’erreur d’abandonner l’auto pour le tout-pétrole, alors qu’on fabriquait des tubes pour les directions des voitures, les portières… »

Philippe Burette veut croire en l’avenir du laminoir de Saint-Saulve : « On a une bonne machine, des ouvriers qualifiés. On veut montrer à la population l’importance du laminoir, ici : un salarié licencié, ça fait, avec les sous-traitants, trois salariés de plus qui tombent. »

Concernant l’aciérie, les nouvelles sont tout aussi mauvaises : une source proche du dossier de revente de l’usine nous indiquait ce mardi matin que les négociations étaient au point mort. « Vallourec ne veut pas participer au financement de l’opération. Dans le contexte actuel, les négociations sont au point mort. » Une information que la direction de Vallourec dément : « Nous réaffirmons notre confiance de mener à bien ce projet. Les négociations se poursuivent, nous sommes confiants. »

 

 

 

Pour visionner la video, allez sur le site de la Voix du Nord ici.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:43
Vallourec

Une vieille industrie lourde prise dans la tourmente des exigences de rentabilité à court terme (publié sept 2015)

Vallourec est un groupe industriel plus que centenaire, longtemps ancré dans ses régions d’origine, le Nord et la Bourgogne.

Au cours des années 2000, les restructurations et les créations de filiales à l’étranger réduiront peu à peu cet enracinement national. Cependant l’importance des investissements encore effectués sur le territoire français, pour répondre aux besoins du nucléaire, permettra au Groupe de maintenir l’apparence de responsabilité et de citoyenneté. Sa politique de développement de l’actionnariat salarié accentuera ce caractère  social.

Mais le « recentrage sur le cœur de métier », les fluctuations du prix du pétrole, l’accident de Fukushima, freineront la rentabilité des investissements et pèseront sur les résultats.

Malgré tous ces facteurs défavorables, les résultats resteront bénéficiaires, certes en baisse régulière et surtout loin du niveau espéré par les actionnaires.

Afin de  justifier des mesures drastiques de réduction d’effectif en 2015 en France et en Europe, le groupe Vallourec s’attachera à présenter un déficit en 2014 par un simple jeu d’écriture  « dépréciation d’actif » . Mais très curieusement, les actionnaires seront rassurés car pour eux, le  résultat 2014 est présenté comme positif et des dividendes seront versés comme les années précédentes.

Les grandes disparités de résultats  entre filiales pourtant localisées dans les mêmes régions, ainsi que les bénéfices dégagés dans les holdings ne permettent pas une analyse rigoureuse de la situation de chacune des filiales. Le sacrifice de l’aciérie de Saint-Saulve pourrait être un simple gage donné aux actionnaires.

Lire l'article complet sur le blog " La cuisine des patrons"

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:06

Vallourec est un groupe industriel français créé en 1889.

Au cours des années 2000, les restructurations et les créations de filiales à l’étranger réduiront peu à peu l'enracinement national et Vallourec abandonne certaines productions destinées à l'automobile par exemple. Ce faisant il réduit sa diversification, fournit principalement les marchés de l'énergie et rend le groupe vulnérable aux fluctuations du prix du pétrole.

En 2014, le groupe Vallourec compte 50 sites de production dans 20 pays différents et les usines françaises, à l'origine de la fortune du groupe, n’emploie plus que 22% des effectifs.

Et en 2015, la multinationale décide des mesures drastiques de réduction d'effectifs en Europe, notamment en France. Ne s'agit-il pas alors d'une stratégie de délocalisation de l’activité vers les pays à bas salaires ? Par exemple vers le Brésil où le groupe possède des usines ou vers la Chine où le groupe vient de renforcer ses positions.

On peut d'autant plus s'interroger que le résultat  déficitaire présenté en 2014 est liée à des « jeux d’écriture », dénommés "dépréciation d’actif". C'est ce résultat qui a été avancé en 2015 pour la première annonce de réduction d'effectifs. Pourtant, sur les dix dernières années, de 2004 à 2014, le chiffre d'affaires de la multinationale n'a cessé de progresser. Certes la chute des prix du pétrole, l'accident nucléaire au Japon ont créé un contexte défavorable, mais la rentabilité à court terme exigée par les actionnaires semble être un non-sens dans des activités d'industrie lourde qui doivent, plus qu'aucune autre, se juger sur le long terme.

Jouer ainsi la vie des salariés au Monopoly de la mondialisation, c'est ça le capitalisme d'aujourd'hui. Et pour quelque temps avant une éventuelle nouvelle catastrophe boursière que la spéculation effrénée ne peut manquer de provoquer à nouveau.

A moins que les travailleurs, lassés d'être les jouets humains de ce monoply du XXIème siècle ne se révoltent, d'abord dans les pays où ils sauront s'organiser pour le faire.

Source : Un article lu sur le blog « La cuisine des patrons » que nous reproduirons dans un article ultérieur.

Vallourec : fermeture du laminoire à Déville-lès-Rouen. 180 emplois supprimés

Sur FR3 Haute-Normandie

Le fabricant de tubes sans soudures Vallourec annonce de lundi 1er février 2016 un vaste plan de restructuration de ces activités. Deux laminoirs, dont celui de Déville près de Rouen (Seine-Maritime) vont fermer. Selon la direction, le site normand ne fermera pas.

  • Marc Moiroud-Musillo avec AFP
  • Publié le 01/02/2016
 

Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen en  mai 2015. © France 3 Normandie

© France 3 Normandie Le site Vallourec de Déville-lès-Rouen en mai 2015.

 

Le fabricant de tubes sans soudures Vallourec a annoncé ce lundi une augmentation de capital d'un milliard d'euros, qui passera par un renforcement de son partenariat avec Nippon Steel (NSSMC), ainsi que la suppression de 1.000 emplois supplémentaires en Europe dans le cadre d'une "rationalisation" de ses activités. La baisse importante des cours du pétrole pèse sur le groupe français. 

Une baisse de la moitié de la production européenne

Sur le vieux continent, le groupe vise "une réduction de 50% des capacités de production de tubes par rapport à 2014", via la fermeture de deux laminoirs en France, à Saint-Saulve (Nord) et Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), d'une ligne de filetage en Allemagne, à Mülheim, et d'une ligne de traitement thermique en Ecosse, à Bellshill, a-t-il précisé dans un communiqué.

"Notre plan a vocation à ajuster significativement notre empreinte industrielle européenne pour remédier à la surcapacité et nous centrer sur les activités à haute valeur ajoutée en France et en Allemagne. Je suis conscient de l'impact que ces mesures auront sur nos collaborateurs. Elles sont néanmoins nécessaires si nous voulons que Vallourec reste positionné en tant que groupe solide dans la durée, capable de faire face à la concurrence dans les années à venir" a déclaré le président du directoire, Philippe Crouzet dans le communiqué.

Dans le cadre de l'augmentation de capital, Vallourec annonce par ailleurs que Bpifrance et son partenaire NSSMC verront chacun leur participation atteindre 15% du capital du groupe après dilution pour un montant global recouvrant la moitié du milliard d'euros attendu de la levée de fonds. Il prévoit également une fusion de ses activités au Brésil, Vallourec Tubos do Brasil et Vallourec & Sumitomo Tubos do Brasil, codétenue avec NSSMC et Sumitomo, dans un nouvel ensemble, Vallourec Soluções Tubulares do Brasil, détenu à 84,6% par le groupe français, ainsi que la fermeture de deux hauts fourneaux et une aciérie dans le pays d'ici 2018.

Le groupe français a par ailleurs annoncé la prise de contrôle de l'entreprise chinoise Tianda Oil Pipe (TOP), basée à Hong Kong et dans laquelle il possédait déjà 19,46% du capital, en devenant désormais majoritaire à hauteur de 70,07%, pour un montant de 175 millions de dollars.

Le groupe avait annoncé en avril 2015 un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 2.000 postes dans le monde d'ici 2017, dont 565 en France, sans recourir à des licenciements secs. Vallourec avait fait savoir le 14 janvier dernier qu'il allait "réexaminer" son projet de réorganisation de ses unités européennes, qui devait initialement être validé fin janvier, en raison d'une conjoncture de plus en plus dégradée. Les résultats de cette analyse doivent être présentés à la "mi-février", selon Vallourec. 

L'Etat soutien le dossier Vallourec

La semaine dernière, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, avait estimé que Vallourec devrait "articuler" son plan social avec "un nouveau plan industriel". Le groupe est confronté à la crise du secteur pétrolier et à des "pratiques de dumping chinoises" dans la sidérurgie, avait souligné le ministre. L'Etat est présent au capital de Vallourec dont il détient indirectement près de 7,5% du capital, via Bpifrance et la Caisse des dépôts. Depuis un an, l'action Vallourec a perdu près de 80% de sa valeur, la capitalisation boursière du groupe tombant à 549 millions d'euros.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:39

Sanofi a annoncé son intention, mardi 2 février 2016, de supprimer 600 postes sur trois ans en France. En Normandie, le groupe compte quatre sites et près de 3 000 salariés.

Mise à jour sur Normandie-actu : 02/02/2016 à 17:39 par La Rédaction

 

Sanofi va supprimer 600 postes en France sur trois ans (photo d'illustration : © AFP)

Sanofi va supprimer 600 postes en France, sur trois ans (Photo d'illustration : © AFP)

Le géant pharmaceutique Sanofi a annoncé, mardi 2 février 2016, son intention de supprimer « environ 600 postes sur les trois prochaines années » en France, soit 2% des effectifs, via des départs volontaires et le financement de pré-retraites. Ce projet « d’évolution de l’organisation ne prévoit pas de fermeture d’usine et n’aura pas d’impact sur les effectifs de la R&D », assure le groupe dans un communiqué. Sanofi emploie 27 000 salariés en France sur environ 110 000 personnes dans le monde.
La société pharmaceutique n’a pas précisé quels sites seraient touchés par ce vaste plan de restructuration. En Normandie, elle emploie près de 3 000 personnes sur quatre unités de production, dont deux en Seine-Maritime, au Trait et à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, ainsi qu’une à Val-de-Reuil (Eure) et une à Lisieux (Calvados).

Cadeau de bienvenue au nouveau dirigeant

Un an plus tôt, le groupe avait créé la polémique avec la nomination d’un nouveau directeur général, Olivier Brandicourt, qui avait touché une indemnité de deux millions d’euros comme « golden handshake » (cadeau de bienvenue). Une annonce qui avait fait grincer des dents les syndicats.

> Notre article : Chez Sanofi, en Normandie, le bonus du nouveau patron fait grincer des dents.

Les sites de production de Sanofi en Normandie
  • Val-de-Reuil (Eure). Depuis 1973, le site de Sanofi produit des antigènes. Il est le premier producteur mondial de vaccins contre la grippe saisonnière et pandémique, avec 120 à 130 millions de doses produites chaque année. Les vaccins produits sur le site Sanofi-Pasteur de l’Eure partent vers 150 pays. À Val-de-Reuil, d’autres antigènes sont produits : méningite à méningocoques, fièvre jaune, oreillons, hépatite B, poliomyélite, rage. Le site emploie plus de 1 700 salariés.
  • Le Trait (Seine-Maritime). Le site du Trait produit des seringues stériles pré-remplies et des gouttes oculaires. L’usine conditionne également les vaccins de la grippe saisonnière et de la méningite infantile pour le marché japonais. Il exporte vers plus de 110 pays. Le site accueille également un Centre de développement industriel et d’innovation. Environ 700 personnes y travaillent.
  • Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). Près de Rouen, le site réalise la fermentation et l’extraction, pour produire des principes actifs (vitamine B12)  ou des produits nécessaires pour la fabrication d’antibiotiques. Le site emploie 250 salariés.
  • Lisieux (Calvados). Depuis 1982, à Lisieux sont fabriqués comprimés, sachets, gélules et suppositoires. Des produits principalement destinés au marché français. Près de 180 personnes y travaillent.

Avec AFP

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:14
Ce contre quoi nous devrions nous mobiliser tous, agriculteurs, consommateurs et salariés, contre les multinationales de l'agroalimentaire et la rentabilité à tout du capitalisme mondialisé, contre Tafta ( Traité atlantique ) qui ouvrira les frontières européennes et françaises aux règles venues des Etats-Unis, contre l'UE qui organise et signe ces traités ...
Mais difficile pour les agriculteurs de se mobiliser contre ce qui va les faire périr quand ils ont choisi majoritairement comme syndicat la FNSEA, dirigée par un industriel de l'agroalimentaire.  AC

par

 

Un taureau capable de produire plus d’un million de descendants, cinq races d’animaux qui dominent l’élevage mondial de vaches, cochons, poules, chèvres et moutons… Les industriels ont pris le contrôle de la sélection génétique des animaux de ferme. Basta ! s’est plongé dans ce secteur, où se joue une guerre industrielle similaire à celle que connaît le marché de la semence végétale. La recherche de rentabilité immédiate aboutit aujourd’hui à une érosion terrifiante de la biodiversité animale. Alors que les problèmes sanitaires se multiplient, des éleveurs, des associations et des chercheurs s’organisent pour préserver la diversité des animaux d’élevage et préserver des espèces qui ne soient pas standardisées.

Une race d’animal d’élevage sur cinq est menacée d’extinction. L’alerte a été lancée dès 2008 par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture [1]. Sur les 6 300 races d’animaux domestiques, 1 350 sont menacées d’extinction ou ont déjà disparu. Leur remplacement se fait au profit d’un nombre restreint de races d’élevage sélectionnées, la plupart du temps, pour leur productivité. Une douzaine d’espèces animales fourniraient à elles seules 90 % des protéines d’origine animales consommées dans le monde [2]. En creux se profile une course au contrôle de la génétique animale par une poignée d’acteurs économiques, sur fond d’agriculture industrielle.

Les critères de cette sélection génétique ? Grandir et grossir vite, produire beaucoup de lait, de viande ou d’œufs. « Les entreprises d’élevage se sont concentrées sur la maximisation de la production et les aspects commerciaux utiles, comme la croissance rapide, l’efficacité de la conversion alimentaire et des rendements élevés, souligne l’Atlas de la viande publié en 2014 par la fondation Heinrich-Böll-Stiftung Berlin, les Amis de la Terre Europe et Arc 2020. Il en résulte des races génétiquement uniformes à haut rendement qui, pour survivre, nécessitent des aliments riches en protéines, des produits pharmaceutiques coûteux et des bâtiments à température contrôlée. » Bien loin du profil des races d’animaux autochtones, présentes depuis des siècles en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou en Europe et plus aptes à résister aux conditions et à la géographie locales.

[...]  La suite sur le site de Basta Mag

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:56

"QU'ON ARRETE LA CRIMINALISATION DE L'ACTION SYNDICALE" ...

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:33
Nord-Pas de Calais : « Ouvriers révoltés, y en a marre de trinquer ! » .
Publié le 22/01/2016 

La Voix du Nord, 22 janvier 2016 :

Chaude ambiance, ce jeudi matin sous les fenêtres de Xavier Bertrand, le nouveau président de Région. Les syndicats de l’automobile, du ferroviaire et de la sidérurgie lui souhaitent une bonne année à leur manière.

Valérie Létard, vice-présidente de Région, a reçu ce jeudi matin une délégation syndicale porteuse de messages bien sentis et suggérés par une base ouvrière « exaspérée et à cran », représentée par 200 militants chauds comme la braise (blocage de rond-point d’accès au centre ville, pêtards, fumigènes, Internationale, slogans anti patrons et anti actionnaires etc.).

 

Au fond, il fut question d’emploi. De défense des emplois pour Akers à Berlaimont (97 emplois menacés), Areva à Jeumont (150), Vallourec à Saint-Saulve (261) ; inquiétudes sur le rapprochement entre les donneurs d’ordre ferroviaires Bombardier (Crespin) et Alstom (Petite-Forêt) ou sur le recours massif aux intérimaires dans l’automobile (1 200 à Renault Douai). « Il faut arrêter l’hypocrise, explique Ludovic Bouvier, responsable régional de la métallurgie à la CGT. Bertrand s’est fait élire sur l’emploi mais il ne saura pas en créer. Qu’il commence par sauver les postes menacés. On va s’interdire de rien, c’est la lutte qui primera car la situation devient dramatique avec les suicides, les familles déchirées et tous ces gens à la rue ».

Bernard porte une banderole pour Vallourec. « J’étais brûleur, je faisais les tiges de pétrole qui servent à perforer le sol. En 73, à mon embauche, on était 3 260, ils sont moins de 800 aujourd’hui. Ça fait mal vous savez… ».

Du bruit, de la colère et de la détermination en guise de bons voeux 2016. « Ouvriers révoltés, y en a marre de trinquer ! » .

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 23:38
Bursa : Les ouvriers de Renault refusent les heures supplémentaires
Publié le 20/01/2016 sur Solidarité ouvrière

Nouvelles des luttes des ouvriers de l’automobile en Turquie :

Bursa : Les ouvriers de Renault en Turquie refusent d’effectuer depuis une dizaine de jours des heures supplémentaires pour exiger une revalorisation salariale. Par ailleurs, la relève des équipes donnent lieu à une contestation massive de la politique salariale, ponctuée de mot d’ordre.

MIB

La hausse récente du salaire minimum et l’augmentation constante du coût de la vie a nivelé vers le bas le pouvoir d’achat des salariés en les transformant de fait en smicards.
Les ouvriers, par leur refus d’heures supplémentaires, ont provoqué une diminution de la production. Ce qui représente une baisse de 600 véhicules par jour dont une partie présente des défauts de fabrication et par conséquent doivent être revus.

La direction de Renault fait appel aux intérimaires pour briser l’action des salariés et refuse de prendre en considération les revendications des ouvriers.
La colère gronde dans d’autres usines sans pour autant se transformer en action concrète. Car, le syndicat pro-patronal fait tout pour saboter l’émergence d’un mouvement de contestation d’envergure. Cela dit, ces manœuvres ont leurs limites et les jours qui viennent peuvent réserver des surprises.

Plus d’information (en turc) sur la page facebook du MIB (ouvriers de la métallurgie)

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 15:42

Le capitalisme mondialisé détruit nos emplois. La liste est longue en Normandie. La défense des TPE ( Très Petites Entreprises) , PME ( Petites et Moyennes Entreprises ), ETI ( Entreprises de Taille Intermédiaire ), ne peut suffire à sauver les emplois. Cela doit s'accompagner d'une lutte intransigeante contre les multinationales qui achètent des entreprises puis les bradent, volent les savoir-faire et les réseaux de clients en France. Ce faisant les multinationales menacent le tissu industriel régioanl.  En effet les TPE, PME, ETI sont souvent sous-traitants de ces très grandes entreprises, donneurs d'ordre uniques qui imposent leurs conditions et leurs tarifs.

Deux exemples

Chapelle Darblay : propriétaire, UPM, groupe multinational finlandais qui a fermé la MP3 pour des raisons de restructuration financière et qui refuse de la vendre alors que des propositions sont sur la table. Le groupe entend se préserver de toute concurrence sur le marché. La nouvelle équipe peut intervenir d'autant plus que les collectivités territoriales sont très impliquées dans l'économie circulaire en organisant la collecte des papiers que l'usine recycle. Hervé Morin après avoir promis se tait depuis son élection. Il est vrai que se dresser contre une multinationale n'est pas dans les habitudes de l'ancien ministre de Sarkozy.

Sidel : propriétaire, la multinationale Tetra Pak, multinationale suédoise. La suppression annoncée de 289 emplois emplois aurait des conséquences sur plus d'un millier de familles concernées par l'activité de Sidel. L'entreprise est compétitive. Les salariés avec l'intersyndicale ont réussi à faire reculer la direction. Hervé Morin et la nouvelle majorité du conseil régional doivent intervenir pour empêcher toute disparition  d'emplois. Mais là aussi, Hervé Morin et sa majorité se taisent.

Défendre l'emploi existant, surtout quand il s'agit de multinationales, c'est essentiel. Sinon les mesures prises en faveur des PME, ETI, TPE ne sont que de la poudre aux yeux et risquent avant tout de profiter ... aux multinationales donneurs d'ordre, près à mettre la main sur les PME rentables.  Mais aucun changement durable ne pourra avoir lieu tant que ces monstres financiers auront le pouvoir de faire et défaire les emplois au gré des cours de la Bourse ...

Pour s'opposer à eux, un mot d'orde d'avenir doit grandir : "Nationalisation et coopération internationale ".

Papeterie de Chapelle Darblay - Les salariés de Sidel et de Chapelle Darblay en lutte
Papeterie de Chapelle Darblay - Les salariés de Sidel et de Chapelle Darblay en luttePapeterie de Chapelle Darblay - Les salariés de Sidel et de Chapelle Darblay en lutte

Papeterie de Chapelle Darblay - Les salariés de Sidel et de Chapelle Darblay en lutte

 

Hervé Morin annonce la création d'une agence de développement dotée de 100 millions d'euros pour les PME, TPE et ETI normandes.

« La meilleure des politiques sociales est celle qui favorise l’emploi. La Région doit accompagner le développement des entreprises car c’est ainsi que nous créerons des emplois pour les Normands.  C’est pourquoi la Région soutiendra l’investissement, l’innovation et l’exportation pour les TPE, les PME et les ETI grâce à une agence de développement, dotée d’un capital de 100 millions d’euros, qui pourra intervenir en fonds propres. Grâce à des dispositifs simples, souples et pragmatiques, cette agence de développement aidera à améliorer la performance des entreprises, la compétitivité, la productivité, l’innovation, la montée en gamme, le développement à l’export afin de faire émerger des pépites normandes. Cette agence sera le fer de lance du développement de l’économie normande »  a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Extrait d'un article sur Normandinamik

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