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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:28
Neuville-lès-Dieppe (76) : un plan social menace 28 emplois à l'entreprise Daher-Verdelet

Les salariés ont cessé le travail ce jeudi 21 juillet.  En plein coeur de l'été, ils veulent alerter l'opinion et les élus. L'entreprise qui fabrique des vannes industrielles risque de fermer en octobre

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le
 

Les salariés  de la société Daher-Verdelet réunis mercredi 20 juillet © Stéphane l'Hôte

© Stéphane l'Hôte Les salariés de la société Daher-Verdelet réunis mercredi 20 juillet

 


C'est l'incertitude et l'angoisse pour les salariés de Daher-Verdelet près de Dieppe. Le plan social est en cours. 

La petite usine travaille dans un secteur de pointe, les vannes haute-performance pour l'industrie du pétrole et du gaz. Elle avait été rachetée par un groupe français réputé en 2012.

 

© Stéphane l'Hôte

© Stéphane l'Hôte


La chute du prix du pétrole a provoqué une baisse importante du chiffre d'affaires dans la société de Neuville-lès-Dieppe. D'autres sociétés, comme Vallourec à Déville-lès-Rouen, sont en difficulté dans ce contexte.

Lire l'article intégral et voir la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :

Pour en savoir davantage, lire les articles ci-dessous sur le groupe Daher qui a racheté l'usine Verdelet en 2011.

Où l'on nous parle "compétitivité" et baisse des prix sous la pression des groupes multinationaux  donneurs d'ordre : Airbus, Boeing, Dassault... Où l'on annonce clairement la délocalisation des productions dans des pays à bas coûts salariaux, environnementaux et sociaux... C'est-à-dire salariés maltraités, sous-payés, aux moindres droits sociaux et un Etat moins regardant sur les contrôles de pollution industrielle. 

L'entreprise Daher, célébrée par E.Macron à Nantes ( voir l'article sur Challenges ) n'est plus l'entreprise familiale de jadis.  C'est devenue un groupe à vocation internationale. 

Chiffre d'affaires doublé depuis 2007.  Elle a adopté dorénavant les règles mortifères de la mondialisation capitaliste et rêve d'extension et de marchés mondiaux : Etats-Unis pour le marché ( il est envisagé d'y créer une usine), et implantation au Maroc et plus tard au Mexique pour les bas salaires ( Les Echos parlent de zone "low-cost").

On évoque aujourd'hui une entrée en Bourse.  Tout un programme pour les salariés.  Avec l'annonce des suppressions d'emplois, il est déjà en route. AC

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 22:24

Lu sur le blog de Jean Gadrey dont nous ne partageons toutes les analyses ou propositions, mais que nous rejoignons sur de nombreux points.  Notamment sur celui évoqué par cet article.  On parle fort peu des formes modernes du néo-colonialisme en Afrique.  L'UE veut imposer à l'Afrique une Union économique qui ressemble fort à celle qu'on veut nous imposer avec les Etas-Unis (TAFTA).  Nous avons déjà repris des textes envoyés par notre camarade Roland Diagne sur cette question.  Nous les mettons en lien ci-dessous, après l'article de Jean Gadrey ( blog Alternatives économiques)

La Tanzanie peut faire gagner l’Afrique contre l’UEFA (union européenne des financiers associés) ! Un bénéfice imprévu du Brexit ?

 

Voici une très bonne nouvelle, reçue de mon ami Jacques Berthelot, un expert sur ces questions. Elle ne passera dans aucun JT. Si la Tanzanie, qui vient de renoncer à signer un « accord de partenariat économique » (APE) entre l’UE et l’Afrique de l’Est, tient bon face aux inévitables pressions, ce sera la meilleure nouvelle de l’année pour les peuples africains, et peut-être au-delà.

J’ai plusieurs fois parlé de ces funestes APE que l’UE cherche à imposer dans nombre de pays et grandes régions du Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest pour l’un d’eux, en Afrique de l’Est pour un autre. Ce sont des Tafta et des Ceta en pire, des machines de guerre économique du néocolonialisme néolibéral dominé par les multinationales et la finance. Voir les quatre billets suivants, qui datent de 2014.

- S’opposer à l’APE Europe-Afrique de l’Ouest (10 juillet 2014)
- STOP-APE : un appel aux organisations de la société civile et aux élus, en Europe et en Afrique (26 juillet 2014)
- Nouvelles du front : stopper l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest (9 août 2014)
- Les APE à la portée de tous (19 octobre 2014)

LA TANZANIE OUVRE UNE VOIE

Or on vient d’apprendre que la Tanzanie ne signera pas l’APE « Afrique de l’Est » le 18 juillet comme cela était prévu avec une cérémonie officielle à Nairobi. Si ce pays ne le signe pas, cet accord entre l’UE et cinq pays (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie, pays le plus peuplé des cinq avec 52 millions d’habitants) sera enterré.

Et si cela se produit, ce qui n’est pas encore certain mais assez probable, cela ne peut pas être sans conséquence sur l’APE encore plus gros avec l’Afrique de l’Ouest. Il concerne 16 pays, dont l’énorme Nigéria avec ses 182 millions d’habitants. Or justement le Nigéria semble déjà très réticent. L’exemple tanzanien pourrait contribuer à le faire basculer vers le refus.

UN BENEFICE COLLATERAL DU BREXIT ?

Pourquoi cette volte-face de la Tanzanie ? On peut penser que ce pays était déjà peu enthousiaste, mais le Brexit a probablement aidé à transformer le doute en refus, ou fourni un bon prétexte. Si l’on en croit le Daily Nation d’hier 9 juillet, le représentant de la Tanzanie a effectivement mis en avant le « turmoil » (tourmente) créé par le Brexit.

Mais de façon plus déterminante, il a également déclaré : « Nos experts ont montré que cet APE ne bénéficierait pas à nos industries locales. Au contraire, il conduirait à leur destruction vu que les pays riches domineront le marché ». Le Daily Nation mentionne aussi l’hostilité croissante d’universitaires et de mouvements sociaux à ces accords « néocoloniaux ».

Cela dit, il est vrai que la sortie du Royaume Uni de l’UE modifie les termes des échanges et des accords de « libre échange » (ALE), et parfois dans de fortes proportions. Jacques Berthelot fait ainsi remarquer que, s’agissant du CETA entre l’UE et le Canada, le seul Royaume Uni représente 43 % des importations de l’UE28 en provenance du Canada et 15 % des exportations de l’UE28 vers le Canada.

Quoi qu’il en soit, savourons la bonne nouvelle en espérant qu’elle va bel et bien aboutir à une défaite cinglante de l’UEFA…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 15:27

Les salariés de Gefco au Havre sont évidemment victimes de la mondialisation capitaliste.  En 2012, Peugeot ayant besoin d'argent frais pour des raisons capitalistiques (ne pas trop mécontenter les actionnaires alors que son bénéfice net avait fondu de moitié) avait vendu 75% de Gefco à RZD, société de chemins de fer russes.  Sa filiale logistique Gefco était alors une entreprise très rentable.

RZD  (Compagnie des chemins de fer russes) avait alors promis de conserver toutes les activités du transporteur.

Wikipédia : http://Depuis sa création au sein d'un grand groupe automobile dont il continue à assurer la logistique, Gefco a diversifié son activité et propose son savoir-faire dans les domaines suivants : les constructeurs automobiles et les équipementiers, les constructeurs de deux-roues motorisés, les industriels de l’hygiène-beauté, de l’électronique grand public, et la distribution spécialisée. Présent dans 150 pays, Gefco possède 37 filiales (au 1er janvier 2014) à travers 5 ensembles : Overland, Overseas, Warehousing & Reusable packaging, Finished Vehicles Logistics et Customs & tax representation. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’euros en 2014 et emploie 11 500 personnes. Ses principaux territoires de développement sont l'Europe centrale et orientale, l'Asie centrale, le Moyen-Orient, l'Asie orientale et l'Amérique latine.

"RZD indique de son côté vouloir conserver toutes les activités du transporteur "y compris celles qui travaillent pour PSA" et espère profiter du savoir faire de Gefco. Cet accord devrait permettre à Gefco, selon sa maison-mère, de "poursuivre sa stratégie d'expansion géographique, en Chine, en Inde et en Amérique latine, mais aussi accélérer son développement en Europe centrale et orientale et plus particulièrement en Russie". Cela lui permettra aussi de "diversifier (ses) activités et de contribuer à la croissance de son chiffre d'affaires, créant ainsi un leader mondial de la logistique industrielle diversifiée"( L'Express-Expansion, 20 septembre 2012).

 

Il semble bien qu'ils ne tiennent pas leurs promesses.

Il faut dire que depuis 2012 sont intervenues les sanctions à l'égard de la Russie ... Et que Barak Obama avait rajouté, en 2014, le président des chemins de fer russes sur la liste des personnalités sanctionnées.  

Ces restructurations après rachat sont un classique des grandes multinationales. La Russie est aujourd'hui un pays capitaliste et en a adopté la logique.  Même si  les chemins de fer russes, héritiers des chemins de fer soviétiques, sont détenus à 100% par l'Etat.

Y.G.

Les salariés de Gefco au Havre dans l’attente du contour de leur SPE
Publié 17/07/2016 á 22H49 sur le site de Paris-Normandie

 

 
 
Parmi les activités de Gefco, la préparation de véhicules avant expédition
Parmi les activités de Gefco, la préparation de véhicules avant expédition
 
C’est dans l’attente de l’annonce du contour du plan de sauvegarde de l’emploi que les salariés des sites havrais du groupe Gefco vont laisser passer la période estivale. Elle ne se fera que le 30 août au cours d’un comité centre d’entreprise.

Le groupe de logistique, ancienne filiale de PSA Peugeot-Citroën dont plus de 40 % de l’activité est encore consacrée au constructeur automobile annonce un plan de sauvegarde de l’emploi reposant sur 134 suppressions nettes de postes (157 suppressions, 23 créations et 172 modifications de contrats). Principalement, le plan concerne les branches spécialisées dans la distribution des véhicules neufs et Overseas, dédiée à la logistique internationale dans le transport maritime et aérien. C’est notamment le cas au Havre. De source syndicale, quinze des trente salariés du site roulier seraient concernés. Huit des trente-cinq travaillant dans les bureaux du bâtiment Colbert également.

Quelques jours après une première action sur la zone industrialo-portuaire du Havre l’incompréhension est toujours de mise. « Nous ne sommes pas contre une logique de restructuration. Mais autant de postes supprimés c’est beaucoup trop », témoigne ce représentant régional de FO-Gefco préférant rester discret sur son identité compte tenu du contexte. « Cela révèle la méconnaissance la plus totale de nos postes de notre direction à Paris. Sans prendre en considération la réalité du terrain elle répond, à la hussarde, à une demande de notre nouvel actionnaire, les chemins de fer russes (ndlr : rachat fin 2012 par RZD). »

Pour février 2017

Un PSE est toujours en cours. Il a déjà impacté il y a plusieurs mois Overseas au Havre. Le nouveau entrera en vigueur en février 2017. « S’il n’y a pas davantage de dialogue comme PSA avait su le préserver, ni de négociations permettant de pointer les réelles difficultés, il y aura évidemment d’autres actions », menace, pour conclure, le syndicaliste.

Christophe FREBOU (avec AFP)

 
 
 
 

Pour en savoir plus

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:54
Publié: sur le site d'Oxfam

11 avril 2016

En 2015, sur les 68 entreprises qui ont emprunté à la filiale de la Banque mondiale spécialisée dans les prêts au secteur privé, afin de financer des investissements en Afrique subsaharienne, 51 ont recours aux paradis fiscaux.

C’est ce que révèle une analyse des investissements de la Société financière internationale (IFC, International Finance Corporation) en Afrique subsaharienne, publiée aujourd’hui par Oxfam. Cette analyse montre que ces 51 entreprises, dont l’utilisation de paradis fiscaux n’a pas de lien apparent avec leur cœur de métier, ont reçu au total 84 % des investissements réalisés par l’IFC dans la région, en 2015. Il en ressort également que les investissements de l’IFC dans des entreprises ayant recours à des paradis fiscaux ont plus que doublé en cinq ans, passant de 1,20 milliard de dollars en 2010 à 2,87 milliards en 2015.[...]

Lire l'intégralité de l'article ci-dessous.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 22:01

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

REUTERS/Vincent Kessler

La Cour de casssation doit se prononcer ce 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère du groupe Continental dans le plan social organisé dans la filiale de Clairoix en 2010. L'arrêt constituera un message fort à l'attention des multinationales.

C'est une décision très attendue, qui pourrait modifier la jurisprudence sur la responsabilité des grandes multinationales dans l'organisation de plans sociaux. 

Mercredi 6 juillet, les "ex-Conti", verront se jouer un nouveau combat, cette fois-ci devant la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire. La société, maison-mère du groupe, est-elle bien responsable de la fermeture de l'usine de Clairoix en 2010? 

"L'enjeu est celui du co-emploi qui permet aujourd'hui dans le droit français de faire porter la responsabilité sociale de la fermeture d'une filiale et d'un licenciement collectif, à la société-mère qui en a pris la décision", résume maître Fiodor Rilov, avocat des anciens salariés. 

Une particularité française

L'arrêt dépassera le cas de Continental, car il adressera un message aux multinationales qui pratiquent "l'optimisation sociale" en ouvrant et fermant des usines sans vouloir en assumer la responsabilité, estime l'avocat. 

"Le droit social est un peu une particularité française et Continental voudrait nous voir abandonner cette extravagance nationale qui oblige un employeur à justifier d'un licenciement économique, une situation de plus en plus rare dans le monde", a-t-il ajouté. 

LIRE AUSSI >> Loi Travail et licenciement économique, ce qui va changer 

La Cour de cassation a été saisie en novembre 2014 par Continental qui souhaite faire voler en éclats cette notion de "co-emploi", une particularité du droit français. 

Le fabricant de pneumatiques venait de subir un échec devant la cour d'appel d'Amiens à propos du licenciement de 683 salariés de cette usine de pneus située dans l'Oise, au terme d'un dur conflit social

Pour la justice, ces licenciements annoncés au printemps 2009 n'avaient "pas de justification économique". La cour, retenant la notion de co-emploi, avait condamné solidairement la maison-mère et sa filiale. Continental avait dû s'acquitter du versement de 29 millions d'euros d'indemnités. 

Le "co-emploi", notion délicate

Devant la Cour de cassation, le 18 mai dernier, l'avocate de l'équipementier allemand s'est employée à démontrer que la filiale française était bien une entité distincte et à critiquer le "co-emploi", en indiquant que "la France est l'un des rares, si ce n'est le seul pays au monde, à avoir cette notion". 

Pour elle, la maison mère allemande ne s'est pas impliquée de manière "pathologique" dans les affaires de Continental France et ne mérite donc pas d'être traitée comme une "mère abusive". 

L'avocat général, qui représente le ministère public, a lui aussi remis en question cette notion de "co-emploi", "des plus délicates" surtout "dans le cadre d'une concurrence mondialisée" entre multinationales. Mieux vaut selon lui s'en remettre au droit de la responsabilité civile pour faire face à des sociétés-mères "prédatrices"

A l'opposé, maître Antoine Lyon-Caen a fait valoir que la filiale française de Continental était "une société captive" à laquelle sa maison-mère allemande imposait des prix de vente et des cadences de production. 

"Les "Conti" qui ont observé la lente agonie de cette filiale seraient très étonnés que la société-mère sorte indemne de ce long épisode judiciaire", avait dit l'avocat. 

LIRE AUSSI >> Plan social : ceux qui restent... 

Quelle jurisprudence à l'avenir?

"Jusqu'ici, la jurisprudence de la Cour de cassation a toujours confirmé la notion juridique de co-emploi qui remonte en France à 1974 avec les premières manifestations de la concentration des pouvoirs dans des multinationales", détaille maître Fiodor Rilov. 

En 2000, un arrêt de la haute juridiction a fondé le co-emploi sur une triple confusion, "d'intérêts, d'activités et de direction". Un arrêt suivant a précisé: "se manifestant par une immixtion de l'une des sociétés dans la gestion économique et sociale de l'autre". 

La cour a maintenant trois possibilités: confirmer et même amplifier sa jurisprudence en estimant que la maison-mère de Continental s'est bien immiscée dans la gestion économique de sa filiale; considérer que le cas Continental n'entre pas dans ce cadre de sa jurisprudence et réduire ainsi considérablement son application ou enfin abandonner la notion de co-emploi, ce qui serait un revirement de jurisprudence.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 13:12
Presse française : qui possède quoi
Marie Beyer & Jérémie Fabre, juillet 2016  sur le site du Monde diplomatique

Pour agrandir l'image ci-dessus, cliquez sur le lien pour vous rendre sur le site du Monde diplomatique

https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:59

L'entreprise Allia va fermer ses portes à Digoin.  Liquidée.  Ses salariés à la porte.  Digoin est une ville de 8 000 habitants.  Elle en comptait 12 000 dans les année 80.  La moitié des jeunes doit partir pour trouver du travail.  1 salarié fait vivre en moyenne 4 personnes.  Ce sont donc plus de 700 personnes qui sont touchées directement par cette fermeture.  Mais  les finances locales, l'école, les services publics en pâtiront.  

Allia est une entreprise française, spécialisée dans le sanitaire, vendue l'an dernier au groupe suisse Geberit.  Il s'agit donc là d'une attaque contre l'industrie en France. Nul doute que le marché français intéresse Geberit et ses actionnaires.   

Les salariés ont reçu l'appui du maire LR et de la députée socialiste locale, Edith Gueugneau.  On notera l'inconséquence du maire Les Républicains qui soutient la politique de la mondialisation capitaliste et son bras armé en Europe, l'Union européenne ...  La députée socialiste, frondeuse qui n'a pas voté la motion de censure, devrait tout de même s'interroger sur son soutien, de fait, à un parti socilaiste devenu social-libérale et adepte de la "compétitivité" et de l'ouverture des frontières sans contrôle ni échanges équitables ... AC

Digoin (71) : des manifestants défilent en soutien aux salariés d'Allia

Trois à quatre cents personnes défilent dans les rues de Digoin en Saône-et-Loire samedi 2 juillet 2016, pour protester contre la fermeture annoncée de l'usine Allia. Un cortège qui réunit des employés de l'entreprise, des élus et des habitants.

  • C.R.
  • Publié le
 

La manifestation du 2 juillet à Digoin, en soutien aux salariés d'Allia © Damien Boutillet

© Damien Boutillet La manifestation du 2 juillet à Digoin, en soutien aux salariés d'Allia

 
  • La colère ne retombe pas à Digoin, après l'annonce en mai dernier par Allia, numéro un du sanitaire français, de fermer ses deux sites de production français, dont celui de Saône-et-Loire. A l'appel de l'intersyndicale, 3 à 400 personnes ont défilé samedi 2 juillet 2016 dans les rues de la ville, pour soutenir les 177 salariés de l'usine, dont 147 risquent de perdre leur emploi.
  • [...] La suite en cliquant ci-dessous.
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 22:47

Sanofi fait des profits faramineux : 7 milliards de profits dont 3,8 miliards versés aux actionnaires en 2015.  Ces profits sont réalisés parce que les médicaments fabriqués sont remboursés par la sécurité sociale, par l'Etat (vaccins anti-grippe), par nos mutuelles, bref par les citoyens, par les salariés. 

Sanofi n'a pas besoin de licencier, n'est pas en difficulté financière.  Elle veut pourtant supprimer 600 emplois en France car ce sont d'abord les dividendes qui comptent. 

Les actionnaires de Sanofi et sa direction se réjouissent.  Avec la loi Travail les licenciements sans motifs financiers ou industriels seront facilités.  Les salariés auront plus de difficultés à s'y opposer. 

C'est pour cela  qu'il faut obtenir le retrait de la loi Travail. 

Parce que cette loi sert prioritairement les multinationales et le capitalisme mondialisé contre l'industrie et l'emploi en France.

 

Sanofi n'élabore pas sa stratégie industrielle en fonction des besoins de la santé, mais uniquement avec en tête les chiffres de la Bourse scrutés par les groupes financiers, les agences de notation et les actionnaires.  Sanofi se moque éperdument de la santé, des hôpitaux publics au bord du gouffre financier, de ses salariés.  Sanofi n'a cure des comptes de la sécurité sociale et de nos mutuelles qui ne sont pour les actionnaires qu'un énorme puits financier où puiser sans vergogne.

C'est justement pour toutes ces raisons qu'il convient de nationaliser Sanofi : pour les salariés, pour les comptes de la sécurité sociale et nos mutuelles, pour les hôpitaux publics.

Parce que la santé n'est pas une marchandise.

Par Thomas Chenel dans "toutsurmesfinances" - lundi 27 juin 2016 18:00 - Extraits
 
La Bourse de Paris pâtit encore du Brexit et le CAC 40 s'inscrit en fort repli, de 2,97%, pour clôturer la séance à seulement 3.984,72 points. Particulièrement exposés au marché britannique, Peugeot, Eurotunnel et le secteur bancaire continuent de chuter. Sanofi voit à l'inverse le cours de son action grimper.

 

image: https://www.toutsurmesfinances.com/placements/images/stories/16_9/sanofi-comprimes.jpg

Le CAC 40 passe sous les 4.000 points


La valeur du 27 juin 2016 : Sanofi

Le laboratoire pharmaceutique français a signé avec son homologue allemand Boehringer Ingelheim des accords définitifs pour procéder au transfert d'actifs annoncé fin 2015. Merial, la division santé animale de Sanofi valorisée 11,4 milliards d'euros, va être échangée avec l'activité santé grand public de la société basée outre-Rhin, évaluée à 6,7 milliards d'euros.
 

L'opération doit s'accompagner d'un paiement d'un montant brut de 4,7 milliards d'euros en faveur du groupe tricolore, correspondant à l'écart de valorisations entre les actifs. La direction de Sanofi anticipe un effet neutre de cette transaction sur le bénéfice net par action en 2017, « puis un effet relutif par la suite ». Le cours de Bourse grimpe de 1,51%, à 70,42 euros, et l'entreprise est la seule du CAC 40 à finir dans le vert.


En savoir plus sur https://www.toutsurmesfinances.com/placements/sanofi-prend-la-tete-du-cac-40.html#xKeB4UFRSQBLdxRm.99

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 08:44
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 13:10

 

27 Jun 2016

La Réunion internationale de la FSM intitulée «entreprises multinationales, les politiques de l’UE et le rôle des syndicats » a débuté aujourd’hui, le 27 Juin à Bruxelles.

La réunion a lieu dans la Parlement européen en Belgique. 25 syndicalistes de 11 pays sont en cours. Le Secrétariat de la FSM est représenté par Ahmed Ibrahim, secrétaire financier de la FSM.

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