Après l’annonce de la fermeture du laminoir, à l’appel de la CGT, rejointe par les autres syndicats, une centaine de métallos a décidé de bloquer l’accès à l’usine en prenant position sur le rond-point qui y mène, sur la route entre Valenciennes et Condé-sur-l’Escaut. Pour l’instant, le laminoir est à l’arrêt.
Les représentants syndicaux ont d’ores et déjà annoncé « une évolution du mouvement » au cours de la journée.
Ils ont bloqué les ronds-points, devant l’usine ainsi que sur la zone industrielle de Saint-Saulve, de 9 heures jusqu’à 10 h 45, le blocage devant reprendre à 12 h 30.
« Il n’y a pas que l’Allemagne, le Brésil et la Chine qui comptent ! », s’insurge Philippe Burette, délégué syndical CGT. « Et le gouvernement qui met de l’argent pour l’étranger et rien pour nous !, regrette Dominique, un salarié du laminoir de 48 ans. C’est incompréhensible. Vallourec a commis l’erreur d’abandonner l’auto pour le tout-pétrole, alors qu’on fabriquait des tubes pour les directions des voitures, les portières… »
Philippe Burette veut croire en l’avenir du laminoir de Saint-Saulve : « On a une bonne machine, des ouvriers qualifiés. On veut montrer à la population l’importance du laminoir, ici : un salarié licencié, ça fait, avec les sous-traitants, trois salariés de plus qui tombent. »
Concernant l’aciérie, les nouvelles sont tout aussi mauvaises : une source proche du dossier de revente de l’usine nous indiquait ce mardi matin que les négociations étaient au point mort. « Vallourec ne veut pas participer au financement de l’opération. Dans le contexte actuel, les négociations sont au point mort. » Une information que la direction de Vallourec dément : « Nous réaffirmons notre confiance de mener à bien ce projet. Les négociations se poursuivent, nous sommes confiants. »