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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 15:06
51e Congrès de la CGT à Marseille
mercredi 20 avril 2016 sur Rouge-midi
 

 

Je suis heureuse d’être parmi vous à l’occasion de notre 51e congrès, d’autant plus que c’est le 1er congrès confédéral auquel je participe et c’est donc une grande fierté pour moi.

Je souhaite revenir sur notre combat : lorsque nous avons commencé la lutte en 2010, nous étions dans un climat social, certes difficile, mais certaines lois à l’époque n’existaient pas, comme celle de l’ANI, qui nous aurait sans doute mis en très grande difficulté.

On ne cesse de compter, depuis ces dernières années, les attaques du patronat pour casser le code du travail et réduire les droits des salariés.

Avec cette nouvelle « loi-travail » qui, constitue selon moi une honte pour notre pays, parce qu’elle est aussi la signature d’un gouvernement qui se réclame du socialisme, nous nous trouvons confrontés à une nouvelle charge nous ramenant plus loin encore vers le passé. Car c’est une menace qui pèse désormais sur le droit le plus élémentaire du salarié s’inscrivant dans cette société, le droit de s’organiser, d’être représenté, de disposer d’un cadre de protection juridique, d’un contrat de travail ! Lui donnant [soyons clairs] la plus simple et possibilité de se projeter et vivre ou survivre matériellement !

Nous devons tous nous impliquer dans la lutte contre la mise en place de cette loi et travailler sur de nouvelles revendications pour l’émancipation et l’amélioration de nos conditions de travail et rechercher la conservation et l’obtention de nos droits sociaux !
Il ne s’agit plus, compte tenu des enjeux, de rester sur la défensive mais d’aller à l’offensive !

Pour ce qui concerne l’émancipation des salariés, nous avons fait la démonstration que la CGT est capable de mettre en place des projets alternatifs comme par exemple nos camarades, ex-pilpa, avec « LA FABRIQUE DU SUD » et les ex-Fralib avec la naissance de « SCOP-TI ».
Ces deux Coopératives, avec leurs ouvriers et ouvrières, ce sont réappropriées leurs outils de travail.

Pour ce qui concerne les conditions de travail :
Porter la revendication des 32 heures et un salaire minimum de 1850 € accompagnés d’un écart maximum de 1 à 4 entre le plus petit salaire et le plus élevé dans une même entreprise, nous va très bien.
Cela permettrait vraiment de relancer la consommation des ménages et de renverser enfin la courbe du chômage.

Pour nous, ce furent 1336 jours d’une lutte juste et légitime, durant lesquels nous avons refusé la fatalité de la fermeture d’une usine, qui s’avérait sacrifiée au nom du profit, par UNILEVER. Cette lutte fut inégale mais nous l’avons menée et nous l’avons gagnée.
Malgré leurs énormes moyens financiers, juridiques et politiques, ils n’avaient certainement pas imaginé l’organisation d’une telle résistance ! 76 irréductibles, dignes et incorruptibles, ont mené une véritable lutte de classe et cette fois, c’est notre classe qui l’a emportée, n’en déplaise au MEDEF et à ceux qui le soutiennent !

Comment aurions-nous pu obtenir une telle victoire si, dans l’entreprise nous n’avions pas eu un syndicat CGT qui, depuis sa création, œuvre sur les bases de luttes et de classes ?

Nous n’avons fait que poursuivre le travail de nos anciens, attachés à une forme de syndicalisme sans compromission, afin de défendre l’intérêt de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs et nous continuons à le faire vivre aujourd’hui dans notre Coopérative !

Comment aurions-nous pu obtenir une telle victoire sans les structures du syndicat CGT, avec lesquelles nous avons travaillé pendant 1336 jours sans relâche et réfléchi pendant des heures, des jours et des semaines ? Comment aurions-nous pu étudier, mettre en œuvre les meilleures stratégies de lutte et mobiliser l’organisation de multiples initiatives sans cette structure humaine ? Comment aurions-nous pu être si efficaces ? Comment aurions-nous pu faire de cette lutte, celle des FRALIBS, une victoire qui nous lie pour toujours au paysage social du pays, d’une façon incontournable et redoutable ?

Ceci a été possible avec l’union locale CGT Aubagne et son appui de proximité, mais aussi l’Union Départementale CGT, qui tout au long de la lutte ont œuvré et continuent à œuvrer au rassemblement et à la convergence des luttes nécessaires sur notre département si durement touché par la désindustrialisation et la casse sociale.

Comment ne pas se rappeler les moments difficiles, notamment le 11 mai 2012 : la présence de nombreux camarades issus de syndicats, venus de tout le département, qui ont participé et nous ont aidé à reprendre l’usine face à la milice patronale créée par UNILEVER afin de finaliser la fermeture et le démantèlement de notre outil industriel ? C’est grâce à cette solidarité, que nous avons pu éviter cette tragédie et que notre projet alternatif a pu voir le jour.

Comment aurions-nous pu, encore obtenir une telle victoire sans notre Fédération, la FNAF-CGT, les syndicats de la profession disséminés dans les quatre coins de France prêts à se mobiliser, quotidiennement à nos côtés, menant et organisant de nombreuses initiatives à travers le pays ?

Comment aurions-nous pu obtenir une telle victoire sans les analyses économiques de nos experts du cabinet PROGEXA et l’apport dans notre lutte et notamment dans la bataille juridique de notre avocat, Maître Amine GHENIM ?

Et enfin comment aurions-nous pu obtenir une telle victoire sans la solidarité massive, notamment du parti communiste, ses militants et élus et sans les efforts de l’Huma et de La Marseillaise.

Nous sommes en cours d’écriture d’un livre édité par « Le temps des cerises » et dont le titre sera « Les FRALIBRES »

Nous avons gagné tous ensemble le combat contre la Multinationale, UNILEVER, mais nous devons encore gagner le nouveau combat dans lequel nous nous sommes engagés dans la pérennisation de notre coopérative et de nos emplois, tous ensembles.

Pour cela, nous avons pu encore bénéficier du soutien des camarades et des organisations, qui nous accompagnent toujours en figurant parmi nos meilleurs clients et cette tribune est l’occasion de les en remercier ! Car ils ont compris tout l’enjeu qui se joue pour nous, sur ce terrain très complexe qui nous pousse parfois jusqu’aux contradictions idéologiques et politiques posées par les logiques financières de la grande distribution.

Nous vous invitons aussi à nous solliciter directement et proposons aux 857 UL, 96 UD, 33 Organisations Nationales, fédérations et syndicats nationaux, syndicats ou Comité d’Entreprise qui seraient intéressés, de devenir client de SCOP-TI et permettre à nos 700 000 adhérents de la CGT d’être « consomm-acteurs » de ce nouveau combat !

En conclusion, nous faisons parti de la seule organisation syndicale qui œuvre à la défense des intérêts et des droits des salariés. Pour ma part, syndiquée depuis 6 ans, j’ai la chance de côtoyer de grands hommes avec un grand H, je leur dois énormément, surtout mon émancipation sociale, ce qui n’a pas de prix.

Fraternellement !

Vive le 51e Congrès !
VIVE LA CGT !
ON LACHE RIEN !
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE COMPANEROS !

 

En médaillon Rim jouant, le jour de la fête de la victoire, le 4 juillet 2014, la pièce de théâtre que les Fralibs ont fait sur leur conflit.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 14:15

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 14:42

Peace is CheaperLe SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), vient de publier comme chaque année, les chiffres des dépenses militaires mondiales. Celles-ci sont en hausse de 1% pour l’année 2015 (réel par rapport à 2014), soit 1700 milliards de dollars, soit plus du double par rapport à 2002, avec 794 milliards de dollars. La baisse des dépenses amorcée en 2011 semble « toucher à sa fin » selon le SIPRI.

Si dans certains pays les dépenses militaires sont en baisse (pays d’Afrique, Amérique latine et Caraïbes), il n’en reste pas moins que nos pays occidentaux (Etats-Unis, Europe de l’Ouest) enregistrent les plus faibles baisses depuis des années. La stagnation de la baisse des dépenses militaires en Europe et la forte augmentation dans certains Pays, notamment en Europe de l’Est, s’inscrivent dans la continuité de la politique des États-Unis et de l’OTAN qui poussent à la création de conflits régionaux dans une logique d’intérêts géostratégiques et au service du lobby militaro-industriel.

Comme le précise le SIPRI dans son communiqué de presse : « En 2015, les dépenses militaires présentent des tendances contrastées », déclare le Dr Sam Perlo-Freeman, directeur du programme Dépenses militaires du SIPRI. « D’une part, les tendances dans les dépenses reflètent l’escalade des tensions et des conflits dans de nombreuses parties du monde ; d’autre part, elles montrent une rupture nette avec la forte augmentation des dépenses militaires alimentée par le pétrole dans la dernière décennie. Ce contexte politique et économique instable engendre une situation incertaine pour les années à venir ».

Quels que soient les fluctuations de ces dépenses, le Mouvement de la Paix considère leur niveau comme insupportable pour l’humanité. Elles représentent un gaspillage car il n’existe aucune solution militaire aux maux de l’humanité. La sécurité collective ne passe pas par les armes mais par le droit international, la diplomatie et le bon fonctionnement des institutions internationales au sein d’une culture de paix, patrimoine de l’humanité. Le mouvement de la Paix rappelle sa revendication de geler les crédits destinés aux nouveaux programmes d’armement et de mettre en débat une réduction importante de l’ordre de 50% des budgets militaires dans les dix ans à venir. Nous appelons la population à se mobiliser contre les guerres que mènent notre pays et les milliards que le gouvernement propose pour la modernisation de ses armements en particulier pour les armes atomiques, d’ici 2030.

Le Mouvement de la Paix souligne que le niveau des dépenses d’armement constitue un danger majeur pour la sécurité collective des peuples et favorise un commerce des armes dangereux et irresponsable. C’est pourquoi il appelle toutes les personnes qui estiment, comme nous, que la paix se construira d’abord et avant tout par la satisfaction des besoins humains, à s’associer aux actions qui se développent actuellement un peu partout en France contre le commerce des armes pour dire non au salon de l’armement qui doit se dérouler du 13 au 17 juin à Paris-Villepinte et à signer la pétition mise en ligne par le Collectif non violent contre Eurosatory 2016.

Tous les chiffres du SIPRI ici

Cyber-pétition Pas de salon de l’armement à Paris

 

A Saint-Ouen, le 15 avril 2016

Le Mouvement de la Paix

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:08
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 17:26

L'UL CGT de Dieppe posait un certain nombre de questions sur la cession de Davigel à Sysco le 24 février 2016.  Le nouveau directeur du site n'a pas répondu aux interrogations des responsables syndicaux et des salariés.

COMMUNIQUÉ DE L'UL CGT DIEPPE ET LA CGT DAVIGEL

Nous avons appris ce lundi 22 Février l’annonce du rachat de Brakes Group, propriétaire de DAVIGEL, par le groupe américain SYSCO, multinationale mondiale de la restauration hors foyer basée en Amérique du nord.

L’annonce de ce rachat, vraisemblablement prévu pour juillet prochain, intervient seulement trois mois après la cession de DAVIGEL par le groupe Nestlé à BRAKES GROUP détenu par BAIN Capital.

Le montant de l'acquisition de BRAKES GROUP 3,1 milliards d’euros comprend 2,78 milliards d'euros de reprise de dette qui était auparavant sous le contrôle du fond d'investissement «BAIN Capital Private Equity», a précisé SYSCO dans un communiqué.

Le syndicat CGT DAVIGEL accueil avec prudence cette annonce car plusieurs questions sont de mises concernant l’avenir de l’entreprise dieppoise…

  • Pourquoi ce rachat intervient-il aussi vite?
  • Ce montage financier n'était-il pas préparé de manière conjointe entre BAIN Capital et SYSCO qui devait déjà racheter BRAKES GROUP en 2007 ?
  • Que vont devenir les garanties structurelles et sociales obtenues par le syndicat CGT DAVIGEL lors de la cession avec le groupe NESTLE ?
  • Quelle garanties seront données en France et en Europe par le groupe SYSCO ?

Pour rappel, lors du rachat de DAVIGEL par BAIN CAPITAL, fond d’investissement américain spécialiste de la liquidation de l’emploi au profit de la finance, un projet avait été présenté et une procédure d’informations, consultations du comité d’entreprise avait été réalisée. Là rien! Ni aucune information, spécifique et précise, ni aucun dossier ne doivent à ce jour être présentés aux élus car la vente sera réalisée sur le continent Américain entre BAIN Capital et le groupe SYSCO.

Le syndicat CGT de DAVIGEL n’entend pas rester inactif pour autant et interviendra quand même dans toutes les instances afin d’avoir une vision précise de ce projet.

En cette période où l’état a décidé de casser le code du travail et de donner plus de liberté aux entreprises pour faire des salariés une variable d’ajustement. Nous exigeons de l’état d’intervenir dans la protection des salariés de DAVIGEL. En aucun cas le gouvernement ne doit faciliter la destruction des emplois au seul profit de la finance comme il le fait par sa politique mise en place depuis de nombreuses années avec le résultat que nous connaissons :

PLUS DE CHOMAGE, DE MISERE ET D’EXCLUSION.

La CGT DIEPPE, la Fédération du commerce CGT et le syndicat CGT DAVIGEL assurent encore une fois, les salariés de Davigel de son indéfectible engagement dans la préservation des emplois, des métiers et de la structure de DAVIGEL à long terme.

 

Lors du petit-déjeuner mensuel de l’association des entreprises du parc industriel d’Offranville. L'entreprise Davigel a été mise à l'honneur.

11/04/2016 à 17:34 par Camille Larher sur Les infos dieppoises

 

Les activités de l’entreprise Davigel présentées par son directeur technique Noël Clairouin (à gauche) et le directeur du site Michel Trégouet.

Les activités de l’entreprise Davigel présentées par son directeur technique Noël Clairouin (à gauche) et le directeur du site Michel Trégouet.

Les rencontres mensuelles de l’Association des entreprises du parc industriel d’Offranville ont le mérite de permettre à ses membres de mieux connaître les activités de ses voisins. Après la société Blosseville, c’est chez Davigel que la rencontre a eu lieu mercredi 6 avril. L’accueil a été assuré par Michel Trégouet, le nouveau directeur du site, assisté de Noël Clairouin, le directeur technique. Tous deux ont présenté les activités du groupe aujourd’hui repris par Brakes ainsi que les spécificités du site de production d’Offranville avant de proposer une visite.

Davigel, un savoir-faire

Le site Davigel d’Offranville compte 257 salariés en contrat à durée indéterminée et tourne en permanence avec 310 effectifs. Il produit 18 000 tonnes de produits dont 75 % de poissons dits « enrobés » en surgelé et le reste en salades composées réfrigérées.

« Nous avons neuf lignes de production, la spécificité du site d’Offranville est qu’il s’agit de lignes sur roulettes qui nous permettent une production très flexible », précise Michel Trégouet.

Les salariés travaillent en 3 x 8 dans l’unité des surgelés et en 2 x 8 dans l’unité salades réfrigérées.

« Trente à 50 recettes sont élaborées chaque jour, nous fabriquons jusqu’aux assaisonnements » est-il précisé.

La clientèle de Davigel est composée de 60 % de prestataires en restauration commerciale (traiteurs, restaurants, brasseries, etc.) et 40 % en restauration sociale (cantines scolaires, cantines des entreprises, hôpitaux), le secteur hospitalier est en plein développement.

Le rachat du groupe Davigel par Brakes ne semblerait qu’une étape puisqu’il serait question d’un rachat par le leader américain Sisco. « Ce serait intéressant de rejoindre ce groupe, leader mondial de la distribution de produits alimentaires, car cela ouvrirait des perspectives sur plus de 90 pays du monde entier. Nous en saurons plus en juillet prochain », a déclaré le directeur du site.

La suite sur Les infos.dieppoises

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 14:16

Une soixantaine de salariés de la cimenterie Lafarge de Saint-Vigor-d'Ymonville a investi le pont de Normandie ce jeudi matin, dès 8 heures 

  • Par Cédric Lepoittevin
  • Publié le 14/04/2016 | 12:06, mis à jour le 14/04/2016 | 14:44
 

© Olivier Flavien

© Olivier Flavien

 

Lire la totalié de l'article et voir photos et vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous

Rappel

Qu'est-ce que la multinationale Lafarge ?

C'est une multinationale qui a bâti son empire sur le travail des ouvriers français.  Elle est créée en 1833 par le cimentier Lafarge.  Elle fournira le chantier du canal de Suez. 

Aujourd'hui,"La société produit et vend dans le monde entier principalement du ciment, des granulats et du béton prêt à l'emploi. Lafarge a développé des ciments spéciaux et des bétons innovants de renommée internationale.

En 2014, le chiffre d'affaires de Lafarge s'est élevé à 12,843 milliards d'euros, dont 66,5 % dans le ciment et 33,1 % dans le béton et les granulats. Présent dans 61 pays, le groupe emploie environ 63 000 personnes sur 1 612 sites de production.

Le 10 juillet 2015, Lafarge fusionne avec le suisse Holcim. Le nouveau groupe est officiellement lancé le 15 juillet 2015 sous le nom de LafargeHolcim"

Source Wikipédia

 

Déjà mis en ligne par les rédacteurs du blog en Février.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:50

Les dessous de la vente d'Alstom à General Electric

Le zoom de la rédaction par Matthieu Aron

lire

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 06/06/2018 06h15

 

Alstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocient © reuters - 2015

Alors que la Commission Européenne a donné le 8 septembre son feu vert au rachat d’Alstom (70 % de l’entreprise) par la compagnie américaine General Electric, retour sur les dessous de cette opération.

Dans le cadre de cette acquisition, un élément capital a été occulté : les poursuites judiciaires américaines qui ont visé Alstom. Pendant quatre ans, de 2010 à 2014, dans un secret quasi absolu, des dizaines d’enquêteurs du FBI, ont poursuivi Alstom, pour des affaires de corruption (en Indonésie, en Arabie Saoudite, aux Bahamas, ou encore en Egypte).

Au début, Alstom a refusé de collaborer avec le DOJ (Département Of Justice), ce que les procureurs US ont par la suite vertement et publiquement dénoncé. Du coup, les autorités américaines  pour faire pression sur le groupe français ont sorti l’arme lourde : ils ont mis en accusation de hauts dirigeants d’Alstom, l’un d’entre eux a même été emprisonné durant 14 mois dans une prison de haute sécurité aux Etats Unis.

Sous la pression, l’entreprise a alors capitulé, elle a accepté au mois de décembre 2014 de plaider coupable, et elle s’est vue infliger une énorme amende de 772 millions de  dollars. Le règlement de cette affaire est intervenu au courant de l’année 2014, au moment où la trésorerie de l’entreprise était dans le rouge. Plusieurs cadres ou anciens cadres de haut niveau d’Alstom nous ont confié leur amertume. Selon un dirigeant qui tient à rester anonyme :

"Au sein de l’état-major d’Alstom, tout le monde sait parfaitement que les poursuites judiciaires engagées aux Etats-Unis contre Alstom ont joué un rôle déterminant dans le choix de vendre la branche énergie. Ces poursuites expliquent tout. C’est un secret de polichinelle."

 

Le PDG dément fermement

Patrick Kron, le PDG d’Alstom récuse cette version des faits. Il dénonce des théories complotistes:

"C’est totalement farfelu. Il s’agit d’une obscénité absurde. Non, cette histoire de corruption n’a en rien joué dans la décision qui a été prise."

Théorie obscène et absurde selon Patrick Kron, sauf que des parlementaires ne se sont pas contentés de cette réponse. Au printemps dernier, ils obtiennent l’ouverture d’une enquête par la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale, et ils interrogent  le ministre de l’économie Emmanuel Macron. Est-ce que oui ou non, l’enquête américaine explique la vente d’Alstom ? La réponse que fait le ministre aux députés est pour le moins troublante:

"Pour ce qui est de l’enquête de la justice américaine, je me suis moi-même posé la question, parce que j’étais à titre personnel moi-même persuadé que c’était le cas. Je n’ai aucune preuve…Après, nous avons chacun notre conviction intime... Je ne dirai pas que ma conviction intime ne rejoint pas la vôtre sur certaines de vos interrogations mais nous n’avons aucun moyen de l’établir."

 

Pas de preuve, mais des éléments très troublants
  1. General Electric a participé au règlement de cette affaire avec la justice américaine, alors que la vente d’Alstom n’était pas encore conclue. Dans l’accord, le ”deferred prosecution agreement” qu’Alstom Grid  a conclu avec la justice américaine, Au chapitre des "considérations importantes" Il est stipulé que « la Compagnie General Electric qui a l’intention d’acquérir Alstom s’est engagée à mettre en place un programme de conformité aux règles juridiques, et de le soumettre à son contrôle interne dans un temps raisonnable après l’acquisition ».
  2. Quand l’amende est fixée, Alstom ne peut pas la régler. La société demande alors  des délais de paiements aux américains dans l’attente de son rachat… par l’américain General Electric. Un document de juin 2015 l’atteste. 
  3. Autre document que nous sommes procurés il a été établi par la délégation à l’intelligence économique placée sous l’autorité du premier ministre. Ce document confidentiel rédigé au printemps 2014 dénonce clairement les risques que font peser les poursuites américaines sur les sociétés françaises « La pratique des "Deals of Justice"  par les autorités américaines laisse les entreprises françaises très démunies, elle pose de très sérieuses questions. Ces "deals of justice" se traduisent en effet par des atteintes économiques qui peuvent être graves. On ne peut exclure le risque d’instrumentalisation des procédures pour, en amont, affaiblir une entreprise avant un rachat, ou pour, en aval de la procédure, s’approprier certaines informations, voire lui interdire certains marchés " 

Patrick Kron pour cette vente devrait toucher un bonus de 4 millions d’euros. Dans un livre à paraitre le 14 septembre l’économiste Jean Michel Quatrepoint parle d’un scandale d’état*. Une autre société française, le Crédit Agricole, pourrait pour sa part être bientôt condamnée à payer aux autorités américaines une amende de 800 millions d’euros.


*("Alstom, scandale d’Etat" aux éditions Fayard)

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:41
C'est un groupe en pleine croissance qui fut cédé à General Electric ...
Alstom confirme sa croissance supérieure à 5%, la Bourse applaudit
La cession du pôle Energie à General Electric et l'amende record infligée par les Etats-Unis n'ont pas empêché Alstom d'augmenter son chiffre d'affaires de 5% minimum sur l'année 2014.
General Electric : manifestation européenne de plus de 2 500 salariés à La Défense

France Info, 9 avril 2016  - Extraits.

Des salariés de General Electric venus de toute l’Europe ont manifesté, ce vendredi après-midi, à La Défense à Paris pour réclamer des négociations après l’annonce d’un plan de restructuration qui menace 6.500 emplois en Europe.

Ils sont Allemands, Suisses, Espagnols, Polonais ou Français : entre 2.500 et 3.000 salariés de General Electric ont manifesté, ce vendredi, sur le parvis de la Défense (Puteaux), le quartier d’affaires de l’ouest parisien.

 

6.500 emplois supprimés

Au son des sifflets, klaxons et crécelles, et brandissant des banderoles où on pouvait lire en plusieurs langues : « Arrêtez le massacre des emplois », les manifestants dénonçaient le plan de restructuration du géant mondial de l’énergie et des transports qui prévoit la suppression de 6.500 emplois à l’échelle européenne (sur 35.000) dont 1.700 en Allemagne, 1.300 en Suisse, 765 en France (dont 360 à Levallois, au siège), environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Le plan a été annoncé par GE en janvier dernier, quelques mois après avoir racheté le pôle énergie du Français Alstom. Le groupe américain invoquait alors un marché difficile et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom. Les syndicats demandent à la direction d’étudier leurs contre-propositions.

Une journée d’action à l’échelle européenne

La journée d’action a été coordonnée par les organisations affiliées à la Fédération internationale de syndicats industriALL. Une délégation de Belfort (Territoire de Belfort), non menacé par les suppressions de postes mais touché depuis quatre jours par un mouvement de grève selon la CGT, était présente par solidarité. « Des actions de protestation se déroulaient simultanément dans plus de 40 sites locaux en Allemagne, en France, en Espagne, en Autriche, en Belgique, en République tchèque, en Suède et en Suisse » selon un communiqué d’industriALL.

 

Un plan de restructuration prévoit la suppression de 6.500 emplois sur l’ensemble des différents sites européens du groupe.

Sur le site LesEchos.fr. - Extraits

[...]

C’est d’Allemagnequ’est venu le plus gros contingent, soit environ 700 manifestants, mais d’autres étaient des salariés d’Espagne, d’Italie, de Belgique, de Pologne, de Suisse ou de France. Même une délégation du siège de Belfort, touché depuis quatre jours par un mouvement de grève, était présente par solidarité alors que le site n’est pas menacé par les suppressions de postes.

Selon Laurent Santoire, de la CGT, en sus de ces « 2.500 à 3.000 manifestants », plus d’une quarantaine de manifestations se tenaient ailleurs en Europe, dont une importante à Barcelone. Une délégation devait être reçue à 15h au siège mondial de GRID qui regroupe les activités réseaux électriques du groupe, a indiqué la direction.

Plan de restructuration

Le plan de restructuration annoncé en janvier touche 6.500 des 35.000 ex-Alstom, dont 765 dans les deux ans en France. 1.700 postes seront supprimés en Allemagne, 1.300 en Suisse, environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne. Pour General Electric, qui a racheté en novembre l’ancien pôle énergie d’Alstom , ce sont les difficultés du marché et la « nécessité de rendre de la compétitivité » aux activités de l’ex-Alstom qui justifient ces mesures.

Christophe, la cinquantaine, venu de Mannheim (sud-ouest de l’Allemagne) où 80% des 1.066 emplois sont menacés, a expliqué à l’AFP qu’il manifestait pour « défendre l’emploi » et dit espérer que « cette journée d’action européenne portera(it) ses fruits en faveur d’un vrai plan d’investissement et non pas de casse sociale ».

Au milieu de nombreux drapeaux des syndicats CGT, FO ou du syndicat allemand IG-Metall, et au son des sifflets, klaxons et crécelles, les banderoles proclamaient « arrêtez le massacre des emplois », « 108 ans d’histoire industrielle à la poubelle », ou en anglais « #EUActionDay_GE General Electric: Keep your word, stop job cuts! » (tenez votre promesse, arrêtez les licenciements).

«  C’est une première, j’espère que ce ne sera pas une dernière. Le combat continue pour l’emploi et un véritable plan stratégique pour l’avenir », a déclaré Gabriel Artero, président de la CFE-CGC Métallurgie.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021828059138-ge-au-moins-2000-salaries-manifestent-a-paris-contre-les-suppressions-demplois-1212671.php?rDjjPXDLMUEXvoSY.99

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 23:23

par Olivier Petitjean sur "Observatoire des multinationales"

On parle beaucoup, et avec raison, de l’omniprésence des lobbys au sein des institutions bruxelloises et de leur influence sur les politiques européennes. Une étude menée par la coalition ALTER-EU suggère que la palme de la complaisance envers les lobbys revient en réalité aux États membres eux-mêmes, à travers leurs représentations nationales à Bruxelles. La France se distingue par son opacité.

Lire l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 17:53
ENQUÊTE - 5 - Xavier Beulin, l’homme aux mille bras

2 mars 2015 / Barnabé Binctin et Laure Chanon (Reporterre)- Extraits- Aller sur le site de Reporterre pour lire intégralement l'article et écouter les reportages.

 
<span class="caps">ENQU</span>Ê<span class="caps">TE</span> - 5 - Xavier Beulin, l'homme aux mille bras

Au cœur d’Avril-Sofiproteol et de la FNSEA, un homme, Xavier Beulin. Indestructible, faiseur de ministres, lié au grand patronat, il applique la politique de l’industrialisation de l’agriculture française. Au prix de la disparition de dizaines de milliers d’exploitations agricoles et de la destruction de l’environnement.

C’est le symptôme le plus évident de sa puissance : d’« Agricultor » pour Libération à « Agrobusiness man » pour Le Monde, toute la presse nationale a tiré la caricature de cet « homme d’affaires [qui] détonne dans le milieu agricole » selon Le Point. Mais rien n’y fait. Xavier Beulin semble indestructible.[...]

« Fossoyeur de l’agriculture », selon Marianne, il ne cache pas sa vision des choses : il n’y a d’autre choix possible que l’industrialisation de l’agriculture :[...]

Cumul des mandats et conflit d’intérêt

Le pouvoir de M. Beulin tient à sa position centrale dans les multiples réseaux qui irriguent le monde agricole. Président du premier syndicat agricole français, la FNSEA, vice-président du syndicat agricole majoritaire représenté à Bruxelles, le Copa-Cogeca, il est aussi président de l’EOA, l’alliance européenne des oléo-protéagineux, vice-président du CETIOM (un institut de recherche spécialisé dans les filières oléagineuses), vice-président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Loiret, département dont il est issu. Egalement secrétaire-adjoint de la Chambre régionale d’agriculture du Centre, il avait été president du Haut conseil à la cooperation agricole et du conseil d’administration de FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

L’association nationale des producteurs de lait s’est amusée, en 2012, à schématiser les différentes structures tombées sous la casquette de Xavier Beulin. Le tableau n’est pas exhaustif :[...]

La FNSEA, la machine de guerre de l’homme d’affaires

Le cœur de ce mélange des genres – homme d’affaires, syndicaliste, représentant de collectivités publiques – est la machine de la FNSEA, qu’il préside. Pourquoi Xavier Beulin, patron d’industrie fort occupé, déjà pourvu de multiples casquettes, a t-il pris la tête de la FNSEA en 2010 ? Parce que la FNSEA est une machine de guerre. Dès sa naissance en 1946, elle a cogéré l’agriculture et les budgets agricoles avec les gouvernements. La gauche de 1981 a tenté de changer les habitudes mais le naturel est vite revenu. Le syndicat pousse les portes et les ministères accèdent à ses demandes.

La puissance de la FNSEA repose sur une main-mise historique sur les chambres d’agriculture, leur budget et leurs services, dont le plus important concerne l’accès aux aides publiques, fondamentales en agriculture. L’argent des « chambres » sert à une politique agricole qui converge avec celle dessinée par Sofiprotéol.

S’appuyant sur sa représentativité et ses quelques 300 000 adhérents, elle entend être l’interlocuteur unique des pouvoirs publics. Elle est souvent seule à négocier, ne tolérant pas la présence de la Confédération paysanne, de la Coordination rurale ou du Modef, trois syndicats minoritaires, souvent en désaccord avec elle.

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