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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 10:07

"Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner"

Warren Buffet (milliardaire américain, un des hommes les plus riches du monde)

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:21

Raffinerie de Donges : reconduite de la grève!

Publié le par FSC

Raffinerie de Donges : reconduite de la grève!

Malgré les manoeuvres de la direction et l'intox médiatique, la grève a été reconduite ce vendredi après-midi à Donges!

Et où on voit comment les directions patronales entendent utiliser les referendum d'entreprise!

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France info

95% des salariés grévistes ont voté vendredi après-midi en faveur de la reconduction de la grève illimitée qui touche la raffinerie Total de Donges, près de Saint-Nazaire, rapporte France Bleu Loire Océan. Près de 200 salariés ont participé à ce vote lors de l'Assemblée générale.

 

La raffinerie, à l'arrêt depuis 15 jours en marge du mouvement de contestation contre la loi Travail, restera donc improductive au moins jusqu'à mardi, date de la prochaine Assemblée générale.

Jeudi, la direction de la raffinerie avait pour sa part organisé une consultation à l'issue de laquelle 94% des 358 votants s'étaient prononcés en faveur du redémarrage de l'usine. La légitimité de ce scrutin était contesté par les syndicats, et notamment la CGT, qui l'avait qualifié de "sans valeur".

La raffinerie de Donges emploie 650 personnes.

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Ouest France

 

Total veut « redémarrer sans délai » la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). Une majorité du personnel votant s'est prononcée pour la reprise de l'activité.

« Le résultat est sans ambiguïté puisque 94% des votants souhaitent reprendre l'activité à la raffinerie de Donges » , a indiqué la direction du groupe pétrolier au sujet de la consultation du personnel qu'elle a organisée mercredi et jeudi pour savoir si les salariés du site soutenaient ou pas une reprise de l'activité. Sur un total de  650 employés, 358 ont participé au vote.

« L'étape d'après, c'est de se remobiliser avec le personnel pour redémarrer sans délai la raffinerie. La direction générale de Total appelle à la reprise du travail », a-t-elle ajouté. Concrètement, cela signifie que des consignes de redémarrage vont être données. Il faut de trois à cinq jours pour relancer une raffinerie arrêtée. La direction de la plateforme avait déploré vendredi, après l'appel de la CGT à un mouvement de grève illimité, une décision prise unilatéralement par le syndicat. Elle a dit avoir organisé la consultation à la demande de salariés de Donges.

Pour la CGT, un redémarrage de la raffinerie n’est pas du tout à l’ordre du jour. « C’est un coup de bluff de la direction, estime le syndicaliste Christophe Hiou. Si les salariés travaillant dans les bureaux sont pour une reprise de l’activité, ceux qui sont à la production sont majoritairement contre. »

Sur 358 votants, 337 se sont prononcés pour la reprise du travail, 18 contre et 3 ont voté blanc ou nul.

« C'est un vote démocratique, ouvert à tous, à bulletin secret et sous le contrôle d'un huissier de justice », a assuré la direction. Trois autres raffineries de Total (Normandie, Grandpuits et Feyzin), sur les cinq opérées par le groupe en France, restaient complètement arrêtées jeudi. Celle de La Mède (Bouches-du-Rhône) tournait elle à 80% de ses capacités, avec des expéditions de carburant par oléoduc.

La France compte au total huit raffineries.

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La direction de Total prend ses rêves pour des réalités

Mais les grévistes de la CGT ne l'entendent pas de cette oreille. Une assemblée générale sur la poursuite de la grève est prévue ce vendredi après-midi et jusque-là, pas question de redémarrer des installations prévient Fabien Privé-Saint-Lanne, le délégué CGT de la raffinerie : "la direction de Total prend ses rêves pour des réalités. Sur la consultation qui a été organisée, ce qu'on peut dire, c'est qu'il y a deux endroits dans le monde où on trouve des résultats d'une telle hauteur, c'est en Corée du Nord et à Donges !" dit-il froidement. "Nous ne prenons absolument pas au sérieux ce scrutin qui a été effectué dans l'intimidation. C'est une nouvelle étape dans la volonté de tendre les relations entre les salariés que vient de franchir la direction de Total."

Les salariés grévistes sont entre 75 et 80% selon la CGT

Pour autant, pas question pour les grévistes d'empêcher ceux qui le veulent de venir travailler. "Nous ne l'avons jamais fait et nous ne le ferons pas", assure Fabien Privé-Saint-Lanne. "Deux choses l'une : soit il y a suffisament de salariés pour redémarrer l'installation et nous ne les en empêcherons pas, soit, comme nous le pensons, il y a une majorité de salariés grévistes. D'après notre consultation, les salariés grévistes sont entre 75 et 80%".

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Bien que les partisans de la grève ne représentent pas la majorité du personnel, ils sont majoritairement issus du secteur de production, a indiqué la CGT sur place, affirmant qu'il est donc impossible de redémarrer la production.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:59

Sanofi : victoire des salariés, victoire du syndicalisme de lutte

Publié le par FSC

2 ans de lutte!

2 ans de lutte!

Rappels :

Le "plan social" (c'est comme ça qu'ils disent pour travestir leurs licenciements et que les perroquets médiatiques répétent!)  prévoyait donc 186 licenciements et 400 transferts.

Que la CFDT et la CFTC avaient approuvé.

Et L. Berger ose appeler ces renoncements un syndicalisme efficace.

On comprend pourquoi le MEDEF et le PS le soutiennent!

C'est la lutte des travailleurs depuis 2 ans appuyés par leurs organisations syndicales de réelle défense des travailleurs, et la demande d'invalidation du plan de licenciement par la Fédération nationale des industries chimiques CGT et SUD Chimie qui ont permis d'aboutir à ce résultat;

Un encouragement pour tous les salariés à renforcer les organisations de lutte et à fuir les organisations jaunes au service du patronat!

Car rappelons que l'approbation de cette politique a permis la fermeture du centre de recherche Sanofi de Toulouse et livrés la plupart des salariés concernés à la précarité!

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Le Conseil d'État a invalidé l'homologation d'un plan social de 2014 concernant plusieurs centaines d'employés du département Recherche etDéveloppement (R&D) de Sanofi-Aventis.
Dans une telle situation, la loi prévoit la "réintégration" des salariés concernés, "sous réserve de l'accord des parties". A défaut, ils peuvent se tourner vers les prud'hommes et obtenir de l'employeur une indemnité au moins égale "aux salaires des six derniers mois".

L'entreprise pharmaceutique avait conclu en janvier 2014 avec la CFDT et la CFTC, majoritaires, un accord sur le projet de restructuration prévoyant environ 400 transferts de postes et la suppression nette de 186 autres d'ici 2015.
Les sites de Toulouse et Montpellier étaient particulièrement touchés par le plan de départs volontaires et les mutations géographiques.

 

VALÉRIE SITNIKOW

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France Bleu

Plus d 'une centaine de personnes concernées à Toulouse

Le plan prévoyait des départs volontaires et des mutations pour près de 400 personnes des sites "recherche et développement" de Toulouse et Montpellier. La décision du Conseil d'Etat a pour conséquence soit la réintégration des salariés concernés soit que ceux-ci puissent se tourner vers les prud'hommes pour obtenir des indemnités  plus importantes. A Toulouse, plus d'une centaine de salariés seraient concernés selon la CGT et SUD.

La direction du groupe pharmaceutique affirme "étudier le dossier" d'éventuelles réintégrations mais toutes activités liées à la recherche et au développement de Sanofi ont aujourd'hui disparu à Toulouse.

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Article de la Dépêche du Midi

Le Conseil d'État vient d'invalider l'homologation du plan social de Sanofi, signé en 2014. Quelles conséquences cela aura-t-il pour les ex-salariés du site toulousain, deux ans après la restructuration qui a vidé de ses chercheurs du site historique de la route d'Espagne ?

Plusieurs questions restent en suspens. Parmi les quelque 240 salariés partis soit en «préretraite», soit en formation, soit pour créer leur entreprise, ceux qui le souhaitent peuvent-ils demander leur réintégration dans l'entreprise ? «Oui, un salarié l'a déjà fait cette semaine», répond la direction, sans en dire plus. «En théorie oui, répond Aline Eysseric, déléguée centrale CFDT de l'entreprise. Mais le site de recherche de Sanofi à Toulouse n'existe plus...» Désormais, pour réintégrer un poste, ce sera soit en région parisienne, soit sur Lyon. Laurent Besson-Imbert, délégué de Sud chimie, syndicat à l'initiative de la procédure devant le Conseil d'État avec la CGT, se satisfait de la décision. Mais ne jubile pas outre mesure. «Les effets seront limités. Cette annulation sera peut-être bénéfique pour quelques-uns, qui sont vraiment dans une situation difficile. Mais cela ne fera pas revivre la recherche sur le site de Toulouse.»

Autre question : avec cette invalidation du plan social, les salariés vont-ils pouvoir demander davantage d'indemnités de licenciement ?

«Il est possible que certains se groupent pour une procédure devant les prud'hommes. Mais il est trop tôt pour le dire», répond la CFDT. La CGT, elle, se dit prête à «encourager» et à «accompagner» une telle procédure.

Enfin, question importante également : les primes de départ, non soumises à l'impôt sur le revenu car issues d'un plan social, deviendront-elles imposables ? «Cela fait partie des questions que les ex-Sanofi nous posent depuis mardi dernier, réagit Aline Eysseric. Pour ceux qui ont créé leur société avec l'argent des primes, les rendre imposables pourrait constituer une catastrophe». Les primes de départ étaient plafonnées à 260 000 €. Elles ont varié en fonction du salaire et de l'ancienneté du salarié, et de la nature de son projet (préretraite, création d'entreprise, mobilité, nouveau travail, formation). Les primes ont été «confortables», selon la CFDT, «l'entreprise Sanofi pouvant se le permettre». La direction de l'entreprise, elle, nous indiquait hier qu'elle «évaluait les implications de la décision rendue par le Conseil d'État». Le site Sanofi de Toulouse continue à vivre, à travers 35 salariés «support» toujours employés par Sanofi, 210 ex-Sanofi repris par la société Evotec, et une dizaine de petites entreprises qui louent les locaux. Un moindre mal.


Où sont partis les ex-Sanofi ?

Sur les 685 personnes présentes en 2012, environ 440 salariés ont quitté le site Sanofi de la route d'Espagne : 360 suite au plan social de 2014, puis 80 lors d'un second plan social, en 2015. Selon les chiffres de la CFDT, le syndicat majoritaire, 75 salariés ont bénéficié d'une transition de fin de carrière («préretraite») ; 165 sont partis en mobilité externe (reprise d'études, création d'entreprise, changement d'entreprise) ; 120 personnes ont été mutées sur d'autres sites de recherche et développement de Sanofi : 20 personnes à Chilly-Mazarin (Essonne), 15 à Montpellier ; 55 à Marcy L'Étoile près de Lyon ; 10 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; une vingtaine dans d'autres sites du groupe.

Rappelons que 210 ex-Sanofi ont été repris par l'entreprise Evotec et travaillent toujours sur le site de la route d'Espagne, qui fait partie intégrante du projet Oncopole. Le site est géré par 35 employés de Sanofi (administratifs, techniciens), qui gèrent la location des immenses locaux à une dizaine de structures de tailles diverses.

Cyril Doumergue

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:44

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 08:59
Publié: 

11 avril 2016 sur le site d'Oxfam

En 2015, sur les 68 entreprises qui ont emprunté à la filiale de la Banque mondiale spécialisée dans les prêts au secteur privé, afin de financer des investissements en Afrique subsaharienne, 51 ont recours aux paradis fiscaux.

C’est ce que révèle une analyse des investissements de la Société financière internationale (IFC, International Finance Corporation) en Afrique subsaharienne, publiée aujourd’hui par Oxfam. Cette analyse montre que ces 51 entreprises, dont l’utilisation de paradis fiscaux n’a pas de lien apparent avec leur cœur de métier, ont reçu au total 84 % des investissements réalisés par l’IFC dans la région, en 2015. Il en ressort également que les investissements de l’IFC dans des entreprises ayant recours à des paradis fiscaux ont plus que doublé en cinq ans, passant de 1,20 milliard de dollars en 2010 à 2,87 milliards en 2015. [...]

Lire l'intégralité ci-dessous

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 02:43

Silence de la Confédération européenne des syndicats sur Tafta.  C'est que la CES, tout comme la social-démocratie européenne ( la seconde droite), ne s'oppose pas au traité transatlantique.  Le résultat est qu'elle fait tout pour que les syndicats européens ne s'en mêlent pas et préfèrent aménager les traités internationaux - faits pour les plus grands profits des multinationales ( CECA - TAFTA - CETA ...) - plutôt que s'y opposer et de les combattre.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 21:34
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:14

8 mai 2016

C’est le temps des aveux. Oh, pas celui des doux aveux que se font les amoureux, ni celui des aveux extorqués par la force et la souffrance ; non, simplement les aveux devant l’évidence de personnes qui se sont trompées, et qui ont trompé le public. Les aveux honteux de politiques aux abois dont les constructions sont en train de s’effondrer.

 

Aveux européens

Certains de ces aveux concernent l’Europe. Commençons donc par le plus beau ; il est le fait de M. Martin Schulz, président social-démocrate (SPD) du Parlement européen et il fut fait lors d‘une conférence sur l’Europe qui s’est tenue à Rome[1]. Que dit donc M. Schulz ? Que l’Europe «était une promesse faite tous les jours pour davantage d’emplois, de services, de croissance » mais qu’elle aboutit à « un sentiment d’injustice, ce n’est pas l’Europe qu’ils voulaient voir ». Il reconnaît que les sacrifices demandés aux européens l’ont été pour sauver les banques. Dont acte monsieur Schulz. Ajoutons que nous n’avions pas besoin de vous pour le savoir.

Ainsi en Grèce, sur l’ensemble de l’aide, seuls 9,7 milliards d’Euro sont allés au gouvernement grec, soit exactement 4,9%[2]. Or, la Doxa européenne, mais aussi française, fut que l’on avait largement aidé la Grèce. La vérité est que les contribuables des différents pays ont sauvé des investisseurs privés[3], des banques, essentiellement allemandes et françaises. Mais, quand on est un socialiste, on se devrait de lutter contre cet état des choses. Or, la vérité est que, comme les socialistes français, belges, espagnols et j’en passe (et non des meilleurs) vous avez été connivent à cette politique. Il est bien beau de pleurer sur le désastre que l’on a provoqué. On se rappelle que Guillaume II, empereur d‘Allemagne, devant les charniers de la premières guerre mondiale prononça un célèbre « je n’avais pas voulu cela »…Sauf que, ce qui caractérise l’homme (ou la femme) politique, et entendons nous bien l’homme politique véritable, ce n’est pas de verser des larmes mais d‘agir, et dans ce cas d’agir pour réparer le désastre commis.

Mais M. Tusk, le président (polonais) du conseil européen ne fut pas en reste. Il a déclaré, lors de la même conférence : « Le rêve d’un seul Etat européen, d’une seule nation européenne est une illusion. Nous devons accepter de vivre dans une Europe avec différentes monnaies, avec différentes forces politiques, et la pire chose est de prétendre de ne pas le savoir ». C’est reconnaître que la stratégie du « fédéralisme furtif » qui fut celle adoptée par l’UE est aujourd’hui un échec. Un échec parce que le but visé était une illusion, et c’est le Président du conseil européen qui le dit, mais aussi parce que la volonté d‘atteindre cette illusion, et ce fut là le rôle politique de l’Euro a détruit le projet européen. Mais on peut alors se poser une question : si Monsieur Tusk était honnête, il devrait soit convoquer une réunion au plus haut niveau pour que les pays de l’Union Economique et Monétaire (nom technique de la zone Euro) se mettent d‘accord sur les conditions d‘une dissolution de cette zone, ou alors il devrait démissionner.

 

Aveux français

Mais, ces aveux ne sont pas les seuls. En France, le Président et le gouvernement reconnaissent, bien tardivement, que le TAFTA n’est pas ratifiable en l’état. Comme si nous l’ignorions ! C’est faire bon marché de plusieurs années de débats qui ont montré toute la nocivité de ce futur traité. Mais, là aussi, il y a beaucoup d‘hypocrisie. Car, ce que le gouvernement et le Président reprochent au TAFTA, c’est simplement que ce traité n’établisse pas l’égalité dans l’accès aux marchés publics. C’est important, bien sûr, mais ce n’est que peu de choses à côtés des conséquences potentielles de ce traité en matière de normes alimentaires ou environnementales, ou encore en matière de dessaisissement des Etats, et donc des citoyens dans les conflits portant sur l’investissement. Oui, il y a beaucoup d‘hypocrisie ici aussi.

Une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre[4], dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes[5]. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages.

 

Ces aveux sont différents, mais ils ont tous un point commun. La vérité, que ce soit celle de la situation ou celle sur la nature des hommes ne peut être cachée indéfiniment. Quand les illusions se déchirent, les hommes (et les femmes) politiques sont mis devant la réalité. C’est donc le temps des aveux, et il nous renseigne, oh combien, sur ce que valent ces politiciens.

[1] http://www.lapresse.ca/international/europe/201605/05/01-4978551-LEurope-est-une-promesse-trahie-selon-le-president-du-parlement.php

[2] https://global.handelsblatt.com/edition/423/ressort/politics/article/study-finds-greek-bailouts-saved-banks-not-people

[3] http://www.macropolis.gr/?i=portal.en.the-agora.2080

[4] http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/06/31003-20160506ARTFIG00185-natacha-polony-le-cri-des-muets-exasperes.php

[5] http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/04/le-general-vincent-desportes-vous-avez-tort-monsieur-juppe_4913212_3232.html

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:01

10 Mai 2016 , Rédigé par aragon 43 sur le blog de Bernard Lamirand

La CGT de SANOFI dénonce les détournements financiers de l'industrie pharmaceutique

La CGT de SANOFI dénonce les détournements financiers de l'industrie pharmaceutique

Texte publiée par l'UGICT CGT

De 2008 à 2016 : Près de 30 milliards € de dividendes versés aux actionnaires.
De 2008 à mars 2016 : Plus de 10 milliards € dilapidés en rachat / annulation d’actions.

Au bénéfice de qui ? Des actionnaires majoritaires comme Mme Bettencourt !
Comment est-ce possible ? :
Par la détermination d’une stratégie entièrement tournée vers la satisfaction de cet objectif avec des dirigeants touchant des sommes astronomiques s’ils remplissent les exigences financières des actionnaires : résultat plus de 16 millions € pour O. Brandicourt en 2015 !
La finalité pour les dirigeants de sanofi et toutes les multinationales de la pharma n’est pas la santé. La santé c’est le moyen, c’est le marché, la finalité c’est la rentabilité maximale ! Les propos du directeur général sont éclairants : nous ne pouvons pas être absents du marché de l’immuno-oncologie.

Cette stratégie est destructrice : Pour financer les rachats d’action et payer les dividendes, les plans d’économie se multiplient, les investissements sont amputés, des milliers d’emplois sont supprimés, des sites sont vendus ou fermés et des activités essentielles sont cédées !
La CGT revendique l’interdiction des rachats d’action et la limitation des dividendes !

Cette stratégie financière se fait au détriment :
Des investissements internes :
- Le manque d’investissement interne dans l’industriel a des impacts très négatifs avec par exemple des problèmes de production dans certains vaccins !
- IDEM en R&D où des sommes gigantesques sont dépensées en contrat de toute sorte ou dans le rachat de Medivation. Quel gâchis de voir sanofi racheter à prix d’or cette entreprise sachant que la direction d’Aventis avait arrêté début 2000 toutes les recherches en onco-endocrinologie.

De l’emploi :
- De 2008 à fin 2015 en France, 4700 emplois en CDI ont été supprimés ; la perspective entrevue d’un retour à une politique d’embauche en 2015 a été balayée par l’annonce d’un plan de restructuration qui va conduire à la disparition d’un millier d’emplois supplémentaires.

D’une stratégie industrielle et sanitaire cohérente :
- La vente de Merial en est un triste exemple à l’heure où dans le monde se multiplient les cas de maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Cette activité de haut potentiel scientifique et industriel en France, très rentable est cédée à Boehringer en contrepartie de leur activité de santé grand public, qui ne présente aucune innovation ni industrielle ni sanitaire et pour financer des rachats d’action. Les travaux de recherche communs qui commençaient à voir le jour seront anéantis.

De la sécurité sociale:
- Les 4700 emplois CDI en moins : ce sont 100 millions € de cotisation annuelle en moins pour les 3
caisses de la sécurité sociale.

De l’intérêt général :
- Pourquoi devrions-nous accepter une perte significative de revenus pour notre pays du fait de l’installation de la trésorerie européenne de sanofi en Belgique ? L’optimisation fiscale qu’elle soit légale ou pas est inacceptable ?
- Pourquoi devrions-nous accepter que Sanofi perçoive plus de 150 millions de crédit d’impôt payés par toute la population, sans aucun engagement en retour ?
- Pourquoi faudrait-il payer certains traitements (de sanofi et d’autres labos) à prix d’or, imposés par cette logique financière, qui n’ont rien à voir avec le coût réel ?

Pour les dirigeants de Sanofi, comme pour le MEDEF : Jamais assez d’allègements ! Jamais assez de subventions ! Mais toujours trop d’impôts et toujours trop d’emplois !
Sanofi c’est un réseau de compétences, une chaîne de professionnels, d’ingénieurs, cadres, techniciens, administratifs, ouvriers, des activités complémentaires, de recherches, production, diffusion, promotion.
La finalité du tout pour l’actionnaire conduit à une profonde fragilisation de l’entreprise, en termes sanitaire, industriel et social. Cette fragilisation de l’entreprise s’accompagne de graves conséquences sociales pour notre pays.
Le MEDEF ça ose tout : ça ose encaisser les subventions et aligner les plans « sociaux ». Ca ose toucher les CICE et le CIR et se réfugier dans les paradis fiscaux. Ca ose remettre en cause l’organisation internationale du travail, qui se bat pour un statut et des conditions de travail respectables.


STOP !!!

Soucieux du devenir de notre industrie de santé, à l’occasion de l’assemblée des actionnaires de Sanofi, nous dénonçons un véritable détournement financier de l’argent généré par notre travail et une véritable destruction de compétences, de sites, de région, de potentiel nécessaires à la santé.

Nous demandons à la presse en transmettant ce communiqué de permettre une information porteuse de choix industriels non destructeur de savoir-faire et d’emplois !

Publié le mercredi, 04 mai 2016 dans Actualités

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 13:48

"La France menace d'arrêter les négociations alors qu'elle n'en a pas le pouvoir. Une posture "de gauche", mais qui vise aussi à faire bouger les Américains. À la suite de la révélation de documents par Greenpeace, François Hollande et Matthias Fekl sont montés au créneau pour dire « non » à l'accord de libre-échange entre les États-Unis et l'UE, le fameux Tafta. Le secrétaire d'État au Commerce extérieur a même déclaré ce matin que l'arrêt des négociations était « l'option la plus probable ». Mais est-ce vraiment possible ?"

Source : Le Point

Pour menacer sérieusement d'arrêter les négociations, il faudrait annoncer que la France est prête à sortir de l'Union Européenne en cas de signature de Tafta par la commission. AC

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